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LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

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mardi 24 juin 2008

Laisser-faire de la gauche : l’exemple désastreux du 19e arrondissement de Paris

La gauche impuissante théorise le laisser-aller et l’abandon
PaSiDupes vous livre ce commentaire de lecteur. Il rend compte de l’exaspération d’une large majorité de la population, suscitée par les exactions impunies d’une portion des quartiers laissés à l’abandon par les municipalités passives de la gauche. Cette irritation s'adresse de surcroît à ces administrateurs impuissants qui se défaussent sur le gouvernement. Ils s’autorisent pourtant à donner des leçons éhontées à l’échelle nationale, alors qu’ils ne réussissent qu’à déléguer leur autorité à des petits chefs de quartiers, dont ils ne sont plus maîtres et qui font le malheur des habitants.

Ce midi [23 juin], sur Europe 1, le Maire du 19ème arrondissement de Paris [Roger Madec, sénateur et membre de la commission des affaires sociales] présentait son arrondissement comme un paradis où vivent des gens d'origines "diverses et variées"; il n'a cessé de le répéter.

Lorsque des auditeurs ont expliqué que la violence est un fait, que les Juifs sont la cible d'agressions, que des bandes se promènent avec des barres de fer pour attaquer les gens, le Maire a soudainement reconnu cet état de fait, à demi-mot d'abord, puis en rejetant de plus en plus (de manière détournée) sur le Gouvernement: "J'ai demandé à Madame Alliot-Marie", "la police ne dépend pas de moi, mais du gouvernement".

Lorsqu'un pompier expliqua qu'il ne s'agissait pas uniquement d'agressions racistes, notamment antisémites, et que les gangs attaquaient aussi policiers et pompiers, le Maire a de nouveau nié la vérité: "Les pompiers sont toujours très bien accueillis à Paris".Le pompier a répondu à ce mensonge en expliquant qu'il arrive fréquemment, comme dans les "cités" de banlieue, que les pompiers soient appelés pour des feux de poubelles uniquement dans le but de les caillasser.
Comme toujours, la Gauche protège les criminels en niant la vérité, en rejetant la responsabilité sur les autres, en accusant la Droite, alors que c'est bien le PS qui contrôle la Mairie de Paris, la grande majorité des arrondissements, et la Région Île-de-France depuis de (trop) nombreuses années:
- Bertrand Delanoë: 7 ans
- Jean-Paul Huchon: 10 ans
- Roger Madec: 13 ans

La situation désastreuse est le résultat de la politique de la Gauche.
Avec Lionel Jospin, il ne fallait surtout plus parler de délinquance, ni de criminalité; il inventa de nouveaux termes [politiquement correct]: une agression est devenue "une incivilité", un acte "non-citoyen".
Ce sous-langage, qui ne vise qu'à déformer et masquer la vérité, est bien évidemment repris par les media, et la publicité pour une assurance (je ne sais plus laquelle) ne parle par exemple surtout pas de "cambrioleurs" (qui aiment bien maintenant agresser les habitants, parfois les violer, voire les battre à mort), mais de "visiteurs indélicats"!
Si un "jeune" d'origine algérienne, par exemple, se voit refuser l'entrée d'une boîte de nuit pour quelque motif que ce soit (véritable ségrégation ou autre), toutes les associations crient au racisme, à l'intolérance, les journalistes y consacrent des dossiers.Mais si un juif est agressé, battu à mort, voire torturé, les media (la Gauche) nient toujours qu'il s'agit d'un acte antisémite.
Lorsqu'Elie Chouraqui (né dans le 19ème arrondissement) réalisa pour l'émission Envoyé Spécial un reportage sur l'antisémitisme, montrant que des écoliers devaient être escortés jusqu'au bout de la rue par la police pour être protégés des écoliers/lycéens de l'établissement d'en face qui les attaquaient, il fut accusé de mensonges, de faux.
VOIR et ENTENDRE

Le reportage en version intégrale : Antisémitisme ; la parole libérée, de Chouraqui (Envoyé spécial 15-4-04)

Voir aussi :
ou
Lorsqu'un gang enleva un jeune homme parce qu'il était Juif (après avoir tenté d'en enlever d'autres de même origine) et le tortura avec une particulière cruauté, puis l'abandonna sur une voie ferrée, on entendit encore les media expliquer que l'on n'était pas sûr qu'il s'agît d'antisémitisme-- c'est méchant de dire cela, c'est bafouer la présomption d'innocence!

Pire: Canal Plus, par sa filiale i>Télé, envoya une équipe en Afrique (où il avait fui et avait été arrêté) pour payer le chef du gang afin d'en faire une vedette en le montrant rire et se moquer du monde à la télévision!
Le calvaire de Sohane, une jeune fille de 17 ans arrosée d’essence et brûlée vive dans le local à poubelles d’un immeuble d’une cité de la banlieue parisienne, a montré jusqu’à quelle forme ultime de violence pouvaient être soumises les jeunes filles des «quartiers». (RFI) C’était à Vitry-sur-Seine, le 4 octobre 2002, dans une commune communiste, dont le maire est Alain Audoubert . L’avocat plaida le manque de maturité de son client qui aurait eu un geste imbécile et qui aurait agi par dépit amoureux. Le sociologue Laurent Mucchielli, dans un livre publié en 2005, estime que l’affaire a permis une « diabolisation des Arabo-Musulmans ». L’affaire Sohane aurait ainsi envenimé une « stigmatisation » des banlieues et des « ratés de l’intégration » dans les quartiers pauvres et immigrés. LIEN Wikipedia

Et lorsqu'un autre groupe de déchets humains (il n'y a pas d'autre terme) [peut-être si] brûla cette jeune fille dans un local à poubelles [novembre 2006], Jamel Debbouze (une autre star de Canal Plus) expliqua, sur Europe 1 et à la télévision (France 2, je crois), que ces ordures étaient les vraies victimes... du méchant "Sarko" (alors Ministre de l'Intérieur)! [Ile est lui-même victime d'anti-sémitisme: cf. document ci-contre]
De la même manière, Mr Madec évoqua ce midi les "fins de mois difficiles" pour tenter de justifier les actes de violence dans son arrondissement qu'il avait commencé par nier.
Quelles "fins de mois difficiles"?
Il s'agit de gangs qui vivent d'agressions ,violentes, de vol et contrebande de matériel électronique et de métaux, et de trafic de drogue.
[LePost, site rejet du quotidien Le Monde, titre ‘pour l’anecdote’ : « Marseille: ils volent du cuivre sur la voie ferrée... pour "payer les jours de grève" (
LIEN)


Ce n’est pas faire injure aux pauvres gens, mais honnêtes, de reproduire certains propos : "Ils ont pas sectionné mais récupéré du vieux câble qui trainait sur la voie", affirme pour relativiser isteo, un internaute La Provence. "Quand tu te retrouves avec deux tiers du Smic pour nourrir ta famille, tu peux arriver à quelques extrémités '"dangereuses".' » [La fin justifie les moyens.]

n plus, étant naturellement au chômage, tous ces "pauvres citoyens au comportement non-citoyen" touchent de l'Etat toutes sortes d'aides et d'allocations.Tous gagnent en une semaine plus que n'importe quelle famille honnête en un mois-- peut-être même plus que Monsieur le Maire. De qui la candidate du PS [Désirdavenir Royal] prit-elle la défense lorsque des hordes de "casseurs" dévastèrent la Gare du Nord? Non pas des commerçants, des voyageurs agressés, ni surtout des policiers: exclusivement des criminels.Toujours plus ‘juste’.
Lorsqu'un policier, Noir, défendit un supporter, Juif, poursuivi et agressé par plusieurs dizaines de "supporters" à la sortie du stade, et que l'un des agresseurs fut tué par un coup de feu, parce le policier n'avait plus d'autre solution pour protéger un citoyen et sa propre vie d'une horde haineuse décidée à les battre à mort, les journalistes annonçèrent l'affaire dans les jours suivants comme "Un supporter tué par un policier" ou "Un policier a tué un supporter", comme si un méchant policier était allé dans un stade assassiner de pauvres supporters innocents. [Libération résume ainsi, ce qui sera perçu comme une violence policière : 'Un membre de la tribune Boulogne a été tué par un policier [Noir ?] en civil qui tentait de protéger un jeune supporteur du club de Tel-Aviv.]. Point de vue oblique dans le Nouvel Observateur: LIEN

A propos du policier noir, l’hebdo oublie l’israélien et s’intéresse au policier, en tant que Noir : « Il se trouvait encerclé par un groupe de supporters violents et racistes voulant s'en prendre à lui et au jeune supporter du Hapoël qu'il protégeait, à la sortie du Parc des Princes à Paris…. Il a entendu quelques-uns des 100 à 150 jeunes crier "On va le niquer le négro", "Sors, on va te tuer" ou "des 'hou hou' qui ressemblaient à des cris de singes". "Ils voulaient frapper un juif ou un policier, j'étais terrorisé, je pensais que nous allions mourir (...) j'ai entendu: "Le négro, on va le cramer… J'ai agi en légitime défense, ils allaient me lyncher moi et la personne que je protégeais (...), j'étais persuadé que les jeunes voulaient m'achever et me tuer." [Celui qui prend la défence d'une cible des anti-sémites, s'expose à une réaction terrible, décuplée s'il s'agit d'un frère de peau!]

Qu'a fait la Gauche dans tous ces arrondissements et "cités" qu'elle détient depuis des années? Rien.
Les seules actions?
Expliquer que les pauvres délinquants attaquaient les gens parce qu'ils n'avaient rien à faire, bâtir des centres sportifs luxueux, et les rebâtir lorsque ces pauvres désoeuvrés n'avaient rien à faire d'autre que mettre le feu à ces installations dès leur inauguration.
La Gauche n'est jamais du côté des victimes, et ne sait que protéger délinquants et criminels.
Voilà pourquoi les cités de banlieue et certains quartiers de grandes villes, y compris des plus favorisés, sont les victimes de gangs de ‘dealers’, d'origines certes "diverses et variées" comme dirait Mr Madec, mais comptant un nombre effrayant de criminels endoctrinés par les intégristes-- pas assez pour renoncer à l'alcool et à la drogue, mais suffisamment pour s'en prennent aux "infidèles" et aux jeunes femmes.
Encouragés par ces "grands frères", ces criminels le sont encore plus par le culte des pires individus (batteurs et brûleurs de femmes, ...) que consacre Canal Plus, et par le fait que les (ir)responsables politiques de Gauche, les media, les associations, les avocats et les juges de Gauche, leur fournissent des excuses toutes prêtes, les défendent, font tout pour leur éviter la moindre sanction-- bref, les protègent, s'imaginant qu'ils les aideront à prendre le pouvoir par la force, en brûlant les voitures des méchants Français qui ne votent pas pour le "bon" candidat (comme ils le firent l'an dernier, deux jours après que Mme Royal eût prévenu que ce serait "le chaos" si elle n'était pas élue).
Merci à Bob

lundi 23 juin 2008

Agression antisémite d’un adolescent à Paris

Pierre Moscovici juge l'agression dans le XIXe "très probablement" antisémite
Un jeune homme de 17 ans, de confession juive, a été victime d'une violente agression, samedi soir 21 juin dans le 19e arrondissement à Paris, non loin du parc des Buttes-Chaumont. Selon le Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF), il s'agit sans aucun doute d'un"acte antisémite". Ses agresseurs étaient, selon un témoin cité par la police, des jeunes hommes d'origine africaine. Cinq mineurs ont été placés en garde à vue tandis qu'une enquête a été ouverte.
Lundi, la victime serait sortie du coma, mais son état resterait préoccupant. Hospitalisé à l'hôpital Cochin, l'adolescent a été placé dans un coma artificiel. Selon l'UEJF, ll souffre de plusieurs côtes cassées, de fractures au crâne. La police fait état de "troubles neurologiques graves".
Le débat se cristallise à nouveau sur les affrontements entre communautés au parc des Buttes-Chaumont. L'UEJF et le Bureau national de vigilance contre l'antisémitisme (BNVCA) soulignent que le parc est souvent le lieu de bagarres ou d'invectives opposant des groupes de jeunes de la communauté juive à des jeunes d'origine africaine ou maghrébine. Cet situation est connue des habitants du quartier, où réside une importante communauté juive. Le BNVCA assure avoir déjà été informé le 10 juin dernier d'une agression de jeunes juifs par "une bande de jeunes gens de couleur". L'UEJF demande que "des mesures soient prises au plus vite pour éviter de nouvelles violences". SOS-Racisme parle dans un communiqué de "luttes pour le contrôle du territoire de la zone des Buttes-Chaumont qui sont devenues malheureusement monnaie courante".
Le XIXe arrondissement de Paris comporte à la fois les deux plus grands parcs de Paris (le parc de la Villette et le parc des Buttes-Chaumont) et l’hôpital Robert Debré. Situé dans l’Est parisien, on pourrait le croire défavorisé, mais on y trouve aussi bien la grande Halle de la Villette que la Cité des sciences et de l'industrie et encore la Cité de la musique, le Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris, les Archives de Paris.

Politique municipale catastrophique de laisser-aller et d’agitation associative
La population y est pourtant disparate et les groupes éthniques et confessionnels s’affrontent. Il faut dire que le maire, Roger Madec, est PS, qu’il est entouré de Firmine RICHARD, la conseillère chargée de la culture et des relations interculturelles, Mao (si,si !) PENINOU conseiller délégué chargé des relations avec les corps de sécurité, Léa FILOCHE, conseillère chargée des droits de l'Homme, de la lutte contre les discriminations et de la citoyenneté, Adama DAOUDA-KOUADIO, conseiller délégué chargé de la diversité et de de la prévention, du civisme et de la politique de la Ville, Christophe-Adji AHOUDIAN, Adjoint au Maire chargé de la jeunesse et de François DAGNAUD, Premier adjoint, délégué du Maire pour le quartier Buttes-Chaumont.
Rappelons que cet arrondissement s’est illustré dans des actions subversives de résistance dite citoyenne et en fait d’exacerbation de toutes les contestations et tensions à caractère inter-éthnique et inter-confessionnel: que peut apporter de bon l'idéologie de la "défiance citoyenne" dans ce contexte? On y assiste à des actions illégales d’opposition en faveur de sans papiers. Des réseaux, associations et collectifs prospèrent sur le communautarisme, la mixité sociale et culturelle, tels CSP 19è ou RESF 75 et le Forum social européen (FSE) , RUSF, l’UCIJ, qui jettent de l’huile sur le feu. Paris 19° : Rassemblement devant l’école pour la libération de M. Chen (5.10.2007). Quand il est libre, le rassemblement est maintenu. Lien PaSiDupes
Et que trouve à dire le maire socialiste ? "Il faut plus de policiers dans le 19e pendant un certain temps afin de ramener un peu de tranquillité. Le 19e est une terre d'accueil où tout le monde a toujours vécu ensemble, et il doit le rester".


Le député européen socialiste Pierre Moscovici est naturellement très sensible à l’agression d’un jeune juif dans le XIXe arrondissement de Paris. Il a estimé ce lundi que l'agression de ce jeune homme est "très probablement" un "un acte antisémite, qui doit susciter une totale indignation". C’est aussi un acte de violence barbare.
"On ne peut pas passer sous silence qu'il s'agit très probablement, quelles que soient les circonstances, d'un acte antisémite qui doit susciter une totale indignation", a jugé Pierre Moscovici sur France Info. "Il faut lutter contre l'antisémitisme qui est un fléau qui continue à ravager nos sociétés, la société française notamment". Concrètement, cette littérature se traduit comment dans les faits ?

La presse a interrogé ce chef de file socialiste candidat à la tête du PS. De façon tendancieuse, le media suggère un manque de moyens de la police dans le quartier. Or, l’arrondissement est socialiste et l'ancien ministre PS a estimé que "s'il y a des déficiences, elles doivent être traitées, résolues". Bien dit ! Mais la municipalité a-t-elle fait le choix de la fermeté ou du laisser-aller qualifié de prévention? "S'il y a insuffisance des forces de sécurité dans le XIXe, il faut le résoudre". Il a bien parlé !

Le djihad irakien des jeunes du 19e arrondissement de Paris
Pour information, deux extraits d'un site prosélyte

« Depuis le 19 mars, au tribunal correctionnel de Paris, on ne juge pas les morts. Les familles de ces trois djihadistes tués au combat ne sont pas partie civile. Sous les boiseries sombres de la 14e chambre, jusqu’au 28 mars, bien loin de la chaleur du désert et de la fureur des détonations, on tente de faire le procès de la "filière irakienne du 19e arrondissement de Paris". Une organisation qui, entre 2003 et 2005, aurait incité une dizaine de jeunes gens, tous français, âgés de moins de 25 ans et domiciliés dans ce quartier, à partir combattre en Irak. »
« Alors bon an mal an, tous les jours, il s’entraîne avec d’autres en courant dans le parc des Buttes-Chaumont. Un homme rencontré à la mosquée dispense aussi, à lui et à quelques autres, des rudiments sur le maniement des kalachnikovs.
» Lien

PS : Lang plaque l’amère Royal pour la Ch’tite Aubry

D’Jack change de trottoir aussi
Royal fait le vide autour d'elle
Les rats quittent le navire. Bertrand Delanoë, le maire de Paris,
qui comme Ergolhaine a le vent en poupe avant le départ de la course, souhaite un accord avec Aubry et Hollande. Les éléphants restent en revanche évasifs sur leur soutien à la socialiste battue à la Présidentielle.


Jack Lang cabriole pour Martine Aubry
Dans la course que se livrent différents chefs de files du PS pour le poste de premier secrétaire, l'ancien ministre socialiste de Mitterrand a annoncé dimanche soir son soutien à la contribution de la maire de Lille (que l'on distingue ci-contre, sous une épaisse couche de fond de teint) , "une femme de convictions profondément ancrée à gauche". Implicitement, s’il ne peut pas retirer à Désirdavenir qu’elle est une femme, il semble bien lui contester d’être "une femme de convictions profondément ancrée à gauche".
"Je soutiendrai la contribution de Martine Aubry en ma double qualité (sic !) de militant du Pas-de-Calais et de personnalité nationale", a pompeusement déclaré le député de Boulogne-sur-Mer, invité du Grand Rendez-vous Europe-1/TV5Monde/Le Parisien/Aujourd'hui en France. Est-il favorable au vote plural, cette variante du suffrage censitaire et du suffrage capacitaire qui accorde le droit de voter plusieurs fois à une même élection, en raison de critères de propriété, d'imposition, de scolarisation ou de statut social et, ici, de génie? ….
Agressive, la star du Festival des Vieilles Charrues d’un autre belliciste, le maire de Carhaix,Christian Troadec (lien) , Jack Lang insinue, sans citer de noms: "Et ça tranche avec les Edgar Faure et les Guy Mollet au petit pied qui, parfois même à l'intérieur du Parti socialiste, ont infligé depuis trop d'années les préoccupations tactiques, tacticiennes, politiciennes sur les questions de fond", mais en excluant de cette définition le maire de Paris, Bertrand Delanoë, autre candidat potentiel au poste de premier secrétaire du PS lors du congrès du mois de novembre à Reims. Sa Cynique Majesté Royal n’est donc pas épargnée par ses non-dits : l’ex-couple Ségollande serait même visé dans ses deux variantes.
Pour l'ancien ministre de la Culture et de l'Education nationale, ses petits poings fermés, "la contribution que présentera Martine Aubry est une contribution solide, sérieuse, audacieuse", "une contribution de portée nationale" (voire Charentaise) qui proposera "un autre modèle de développement".

L’ancien bouffon Royal entend tourner la page.
"Il est temps que l'on rappelle que la gauche, le PS, c'est un autre modèle d'émancipation de l'individu et d'innovation de la société", a-t-il dit. "Et je me retrouve avec elle (Martine Aubry), autour d'elle, sur les valeurs qui sont les valeurs anciennes et toujours actuelles de la gauche." Il ressort donc un discours ancien et actuel, en 2006…
Jack Lang voit en Martine Aubry une femme qui "n'a jamais tergiversé".

Bon, mais l’autre, alors, ‘juste et cohérente’, c’est quoi, tout à coup ? Et l’ancien porte parole de l’autre en question continue de cirer les escarpins de la Ch’tite, tout en se faisant reluire… Elle "a parfois pris, et moi aussi avec elle [oui, c’est bon !], des positions momentanément minoritaires sur la culture, sur l'immigration, sur l'Europe et sur le reste". C’est le reste le meilleur… Change de position, va, D’Jack…

Mais le député PS se réserve le droit à un ultime changement de position.
Il reconnaît que "c'est encore trop tôt pour se mouiller pour une candidate plutôt que l’autre " au poste de premier secrétaire du PS. "Nous verrons le moment venu -qui n'est pas venu ( du Hollande dans la forme !), ce sera en septembre ou en octobre- comment nous pouvons construire une majorité d'action au sein du Parti socialiste", a-t-il louvoyé.
Concernant le projet de révision constitutionnelle, qui est issu des réflexions de la Commission Balladur, dont Jack Lang était le vice-président, ce dernier a prévenu que, sans améliorations, il voterait …contre le texte. "En l'état, (...) il ne peut pas être accepté. Nous allons nous battre à l'Assemblée nationale pour l'améliorer, c'est la fonction d'une deuxième lecture", a-t-il précisé, réaffirmant son ancrage socialiste.
Parmi les dispositions à prendre en compte, le député socialiste a cité la comptabilisation du temps de parole du président de la République ou encore le mode de désignation des sénateurs.
Pour être adopté, le projet de révision constitutionnelle doit obtenir la majorité des 3/5es des parlementaires réunis en Congrès à Versailles, lors d'une séance envisagée pour le 21 juillet, et donc le soutien ou la neutralité d'une partie des élus socialistes.

Selon un proverbe berrichon, changement d’herbage réjouit les veaux’

dimanche 22 juin 2008

Carhaix et des élus livrés à la LCR

Ouest France et LePost détournent la vérité
Video à l’appui, PaSiDupes a montré en action, dans son article précédent, les élus entraînés par le maire trotskiste de Carhaix. Quel est le prétexte saisi par les révolutionnaires de Carhaix pour créer des incidents partout dans le Finistère, comme dans les ports bretons ?
En mars 2008, face à la fermeture des services de maternité et de chirurgie de l'hôpital de Carhaix, par l'Agence régionale d'hospitalisation, le maire DVD de Carhaix anima un ample mouvement de résistance, qui rassembla massivement la population (7000 à 10 000 ?) aidé par la L.C.R , l'U.D.B, les militants syndicaux SUD, les Forces progressives de gauche, et les actions de lutte menées par le comité de défense et de développement de l'hôpital de Carhaix, se durcirent et s'intensifiérent journellement à partir du 1er juin, une semaine avant la fermeture des services (6 juin 2008).


Le maire Christian Troarec, en costume laissant bondir son ventre de prolétaire, à la tête de sa bande de casseurs.

Des actions violentes furent menées contre l’Etat, à la préfecture de Quimper (camion bélier) jeudi 5 juin, samedi 7 juin (catapulte et jets de pierre ou de boulons), samedi 14 juin (canon), autant d’actes qualifiés de ‘symboliques’ par les révolutionnaires! Ils jugèrent ‘vive’, en revanche, la réaction de l'Etat face aux manifestants : des pluies de lacrymogènes affectèrent en effet le ciel breton.

En chemise noire, chacun pourra observer au passage l'élu, ailleurs (ci-dessous) le poing levé à la tête de ses révolutionnaires ou faisant le coup de force face aux gardes mobiles.


Escalade médiatique dans le mensonge politique
Le titre du quotidien Le Monde ? 'Hôpital de Carhaix: nouvelle manifestation à Quimper'

Ouest France titre : 'Quimper: élus chargés et matraqués'

N'ont-ils donc pas connaissance à Paris des faits que la presse régionale rapporte?

Le Télégramme explique dès le 14 juin comment des moyens communaux sont mis en œuvre pour attaquer les forces de l’ordre et les bâtiments publics d’état :
« Carhaix est en lutte. Les soutiens affluent. Le président du conseil régional parle d’un « nouveau Plogoff », allusion à la farouche, violente et victorieuse opposition des Bretons à l’implantation d’une centrale nucléaire à la pointe du Raz, à la fin des années 70. Christian Troadec, régionaliste pur jus, savoure. Il encourage ses troupes. « On ne gagnera que s’il y a un vrai rapport de forces ». Il active tous ses relais. Le mouvement est encadré par la LCR. La logistique est assurée par les Vieilles Charrues. Les opérations sont préparées en petit comité, et maintenues secrètes jusqu’au moment du départ. Lors des actions coup de poing, les responsables échangent ordres et infos par talkie-walkie. Des voitures relais sont stationnées en retrait, en cas de repli précipité. Même la baraque à frites suit, de manière à ce que les troupes n’aient pas à quitter le terrain au moment des repas. Des camions sont loués pour apporter paille et pneus à brûler. Mais le jeudi 5 juin, quand éclatent de violents incidents à Quimper, ce sont des véhicules communaux, avec du personnel communal, qui sont en première ligne et livrent les pierres à lancer sur les forces de l’ordre. À Morlaix, deux jours avant, des incidents similaires vaudront une « convocation ultérieure » du parquet à Christian Troadec. »

C’est du journalisme partisan, certes, mais c’est aussi de la désinformation. Les manifestants se rassemblent en violation de la loi et tournent autour des cars de police, à la recherche de l’affrontement. L'agresseur ne semble pas être clairement celui que la presse désigne, puisqu'ils étaient deux.

Une fois les photos prises, qui iront dans l’album des anciens combattants de la révolution, les manifestants devisent courtoisement avec les forces de l’ordre qui les ont précédemment ‘chargés et matraqués’.

Et LePost (Le Monde) force un peu plus le trait : 'Encore une manif qui tourne mal ! Des élus chargés et matraqués à Quimper ! '
Malgré les photos et vidéos, le site ajoute, au conditionnel : « La charge aurait été violente... certains élus ont été projetés au sol... » C’est Troadec qui le dit, alors…

La personne au sol, n'est pas un élu... Est-ce vraiment un 'jeune' écolier, au vu des culottes courtes et du cartable, selon la mise en scène? Le maire Troadec agrippe ici le gendarme à l'épaule et utilise sa masse brutale: les positions des corps indiquent que le gendarme arc-bouté sur ses jambes est sur la défensive, face au corps massif porté en avant de l'assaillant, qui n'est autre que ...le maire. LePost n'écrit-il pas pourtant : 'certains élus ont été projetés au sol' ?...
Les élus sont-ils intouchables?
Un Conseiller régional peut-il impunément faire le coup de poing avec les forces de l'ordre et bénéficier du soutien médiatique comme de l'indulgence des autorités, tandis qu'un petit voyou est poursuivi? Existe-t-il un régime de faveur pour les voyou dela politique?

Les photos sont révélatrices de la manipulation de l’opinion.

D'ailleurs, nous retrouvons ici l'un de ces élus qui auraient été molestés ! Nous reconnaissons en particulier l'un des meneurs qui, menaçants et le poing levé, dirigeait la bande de révolutionnaires excités (photo 1) que les gendarmes s'efforcent ici de contenir.
Rien de bon enfant ou d'improvisé. Les professionnels de l'action de rue sont organisés. Le Télégramme du 20 juin raconte :
« Les Carhaisiens sont de mieux en mieux entraînés. L’action menée hier après-midi, à Châteaulin, en est la preuve. Sans prévenir personne, une quarantaine de membres du comité d’action de la capitale du Poher a tenté de faire irruption dans l’enceinte de la sous-préfecture. Tactique au point. « Le but était d’allumer un feu de pneus à chaque entrée de la rue pour faire diversion, d’amener le camion jusqu’à la porte arrière, de sortir les échelles et de gravir les murs », racontait un des manifestants à la fin de l’opération. Seule une quinzaine d’entre eux a réussi la cabriole. Les autres ont été contenus à l’extérieur de l’enceinte par des gendarmes faucheurs d’échelles. »

Il est également possible d'observer les scènes de violence orchestrées par la LCR, dans la vidéo de l'article précédent de PaSiDupes. Elle montre sur le vif les camarades trotskistes de Besancenot, l'hypocrite qui va se montrer chez Drûcker.

Outre les provocations, un autre exemple de mise en scène mettant en vedette une mamie-confiture, ou une jeune romantique qui arbore un écusson à l'effigie de Che Guevara.

Carhaix : des trotskistes occupent la Bretagne

Qui est Christian Troadec, le maire de Carhaix?
Olivier Besancenot,
révolutionnaire trotskiste
en semaine
et petit postier people
le dimanche.

Le double langage et le double visage trotskistes se dévoilent au grand jour, si on prête seulement un peu d’attention aux images. Lire aussi le prochain article de PaSiDupes
Le petit postier sans âge avait offert aux braves gens un peu de frisson révolutionnaire en venant se vautrer dans la mollesse des coussins rouges de Michel Drücker et jusque dans leurs salons. Il fallait tromper le monde des badauds de la télévision. Le porte parole de la LCR avait donc tenté de rassurer les badauds craintifs de l’écran. Rien de commun en apparence entre le guérillero barbu, le tortionnaire d’Ingrid Bettancourt et cet adolescent imberbe propre sur lui. Comment, en effet, la révolution à bicyclette de La Poste pourrait-elle être violente et cruelle ?

La réalité est tout autant ambigüe
Une ‘grand-mère’ de 62 ans
nous assure d’ailleurs que les violents sont les victimes. La mamie-confiture nous assure d’une voix douce qu’elle a été frappée, bien qu’elle exhibe un bras sans aucune trace et une montre épargnée : il faut être habité par la foi révolutionnaire pour la croire ! Pas même les stigmates... Pour seule preuve, l’onction d’un passage au JT de 20h. C’est le TF1 de Martin Bouygues qui recueille, montre et par là authentifie le mensonge révolutionnaire.

Chacun pourra néanmoins observer la forte concentration de drapeaux de la LCR et de SUD, à l’exclusion de toute autre tendance, d’ailleurs. Les violences trotskistes sont étalées sans jamais être attribuées. Il faut décripter.
On appréciera aussi au passage que des élus bretons, dont des maires, et singulièrement celui de Carhaix (depuis 2001), Christian Troadec (DVG, Gauche alternative-UDB), arborent non pas les symboles de la République, mais l’écharpe noire et blanche herminée. Gauche alternative est financée par SEGA (Solidarité, Écologie, Gauche Alternative, entité comptable unique de plusieurs partis ou mouvements écologistes et alternatifs, dont les Comités Bové )
VOIR et ENTENDRE (TF1-LCI)
Christian Troadec
Elu maire de Carhaix en 2001, il devient conseiller régional en 2004.

Or, le hasard fait que ce maire pacifiste est encore à la fois l'un des promoteurs de l'Appel de Carhaix (Collectif breton pour la démocratie et les Droits de l'homme - LIEN) et l’un des collecteurs de fonds des écoles Diwan. Le Festival reverse ses bénéfices pour le développement du tissu associatif et culturel du Centre Bretagne (dont le lycée Diwan à Carhaix, établissement d'enseignement 100% en langue bretonne).
Lorsqu'en 2004, il est élu au Conseil régional de Bretagne, c'est sous l'étiquette Gauche alternative sur la liste UDB Verts.
La Gauche alternative est issue de courants politique divers : des communistes du PCF et des minoritaires de la LCR, des écologistes et socialistes anti-libéraux, les Alternatifs héritiers du PSU et des comités Juquin, des militants issus de ces mêmes courants et des militants associatifs et syndicaux ainsi que de simples citoyens engagés dans les collectifs unitaires antilibéraux.
Monsieur le maire de Carhaix cumule à la fois le poste de président du festival Les Vieilles Charrues et patron de brasserie (12 salariés), une marque de bière bretonne brassée à Carhaix (Finistère). Sachant que ses festivaliers ne boivent pas que de l’eau de source Katel-Roc, le patron-maire fait d’une pierre deux coups : serait-ce par hasard de la prise illégale d’intérêt?

samedi 21 juin 2008

Traité de Lisbonne : le Parlement britannique dit Oui

Un Non à Dublin fait plus de mousse qu’un Oui à Londres

Fort de la ratification du Traité de Lisbonne par la Grande-Bretagne, la première depuis le "non" irlandais, le Premier ministre britannique Gordon Brown est venu le jeudi 19 juin à Paris rencontrer Nicolas Sarkozy

, à quelques jours du début de la présidence française de l'Union européenne et avant de se rendre à Bruxelles pour un Conseil européen largement consacré au casse-tête institutionnel.
Le président Sarkozy a remercié le premier ministre britannique Gordon Brown pour le "courage politique" qui a permis la ratification par la Grande-Bretagne du traité de Lisbonne, avant un Conseil européen de "crise" après le non irlandais. "Je voudrais dire combien je suis heureux (...) de le remercier pour le courage politique dont il a fait preuve en conduisant à son terme le processus de ratification du traité de Lisbonne. Il l'a fait avec beaucoup d'engagement, beaucoup de force", a déclaré le Président Sarkozy à l'issue d'un déjeuner de travail avec M. Brown à l'Elysée. Le président français a relevé "beaucoup de convergences" dans les discussions qu'il a eues avec son hôte, au cours d'un long déjeuner "très amical". "Nous voulons rassembler l'Europe, éviter une crise à l'Europe et entendre ce que disent les Européens qui nous demandent de prendre des mesures concrètes immédiates pour les protéger et pour améliorer leur vie quotidienne", a lancé Nicolas Sarkozy.


Le président Nicolas Sarkozy et le Premier ministre britannique, Gordon Brown, se sont en effet consultés lors d'un déjeuner au Palais de l'Elysée avant de gagner Bruxelles pour participer au Conseil européen. Le chef du gouvernement britannique a également remercié Nicolas Sarkozy "pour son leadership en Europe". Il s'est réjoui "de la prochaine présidence française de l'Union européenne ces prochaines semaines et des priorités de réforme et de progrès qu'il a choisies et auxquelles nous apportons notre plein soutien".
Le président français, qui prône la poursuite du processus de ratification du traité de Lisbonne, a salué le "courage politique" parce que Gordon Brown a en effet décidé de ne pas interrompre le processus de ratification engagé à Londres, malgré le "non" irlandais et l'euroscepticisme de nombre de ses compatriotes et de la presse de Rupert Murdoch, par exemple.
Mais la presse française n’a guère fait écho du vote britannique et de cette rencontre, en tout état de cause, beaucoup moins que pour le Non irlandais. Notre presse est certainement pro-européenne, mais çà ne se saute pas aux yeux.
Une majorité des Lords (Chambre haute) a accepté mercredi d'autoriser la ratification, rejetant une motion du parti conservateur visant à repousser la signature au mois d'octobre. La reine a elle donné son assentiment, certes symbolique mais nécessaire, jeudi matin.


Gordon Brown apporte donc à Bruxelles la 19e ratification sur les 27 nécessaires à l'entrée en vigueur du traité. Lors du Conseil, "nous écouterons ce que le Premier ministre irlandais Brian Cowen a à dire et nous essaierons de lui apporter notre soutien dans les efforts qu'il engagera dans l'avenir", a-t-il dit.
Un consensus semblait se dégager pour renvoyer au Conseil Européen d'octobre la question des mesures à prendre pour surmonter le 'non' irlandais, même si un nouveau vote en Irlande paraît inévitable si cetterépublique reste seule à se prononce négativement.


Quant à la présidence française de l'UE, "nous lui apporterons tout notre soutien", a assuré le Premier ministre travailliste, qui a salué le programme de "réforme et de progrès" de Nicolas Sarkozy. "Je pense que les priorités sur les migrations, sur le changement climatique et sur l'économie mettront l'Europe en meilleure position dans les mois à venir", a-t-il déclaré.

Mais à Londres, la ratification définitive du traité de Lisbonne devra encore attendre.

Il n'y aura pas de ratification définitive du traité de Lisbonne en Grande-Bretagne, a indiqué le Premier ministre, tant que la Haute Cour de Londres n'aura pas rendu son jugement. Cette cour doit en effet statuer sur le recours d'un homme d'affaires qui réclamait l'organisation d'un référendum. Les partisans d'un référendum sont frustrés, ne serait-ce que parce qu’en son temps l'ex-Premier ministre Tony Blair en avait promis un.
"Les juges estiment qu'ils pourront se prononcer la semaine prochaine, déclare Gordon Brown, et cela entre dans notre minutage. Nous avons obtenu l'assentiment royal et nous devons suivre les différentes étapes du processus. La ratification définitive n'aura pas lieu tant que nous n'aurons pas le jugement".

Londres devra encore déposer les instruments de la ratification à Rome.

Hausse modulée de l'allocation de rentrée en faveur des plus défavorisés

Préserver le pouvoir d’achat des familles à faible revenu avec enfants
C’est un supplément de 50 millions d'euros qui sera versé aux familles dans le besoin, au titre de l'allocation de rentrée scolaire (ARS). Ce budget supplémentaire sera modulée à la rentrée 2008 en fonction de l'âge. Le gouvernement a voulu envoyer un signe clair de sa bonne compréhension des difficultés sociales des ménages. Les associations familiales n’ont pas manqué de faire connaître leur approbation. La modulation de l’ARS, en particulier en fonction des niveaux et filières scolaires, est réclamée par l’UNAF depuis plusieurs années. Sa Cynique Majesté Royal pourra toujours se joindre au chœur des satisfaits… Elle sera pour sa part davantage proccupée de bizutage et de strings...

L’ARS est apparue avec le Président Giscard d’Estaing en juillet 1975, Jacques Chirac étant Premier ministre, et non pas avec un gouvernement de gauche sociale.

L'ARS, d'un coût total de 1,3 milliard d'euros, bénéficie à 4,6 millions d'enfants, selon la Caisse nationale des allocations familiales (CNAF). Les CAF les versent sous conditions de ressources, à chaque rentrée scolaire, pour aider les familles à faire face aux dépenses occasionnées par la rentrée.
Vendredi, la secrétaire d'Etat à la famille, Nadine Morano, a précisé que l'ARS resterait de 272,57 euros pour les 5-10 ans à la rentrée 2008. Son montant atteindra 287,57 euros pour les 11-14 ans et 297,57 euros pour les 15-18 ans, soit respectivement 15 et 25 euros supplémentaires par rapport à la rentrée 2007.

A l'Union des familles laïques (Ufal), même si "cela va dans le bon sens", on regrette que la modulation ne se fasse pas aussi "en fonction des classes", le coût d'une rentrée en section technologique étant "deux fois supérieur" à celui d'une classe normale.
Cette association fait partie des 7 mouvements familiaux « généralistes », membres de l'UNAF (Union nationale des associations familiales). Elle est l'une des associations fondatrices d'ATTAC et fait partie du Collectif "2 peuples, 2 États" qui milite pour l'application de l'Initiative de Genève pour mettre fin au conflit israélo-palestinien.
L'Union des Familles en Europe (qui est parfois jugée très à droite, représente 5.000 familles), parle elle d'une "arnaque" menant à une "perte de pouvoir d'achat de 8 euros pour les enfants en primaire" du fait de l'inflation.
Et pour la Confédération syndicale des familles (CSF), "le compte n'y est pas" si l'on considère les "200 millions d'euros économisés sur le dos des familles avec la récente majoration unique des allocations familiales" à 14 ans.
"Nous aurions souhaité plus, mais c'est déjà une avancée", s'est aussi félicité François Fondard, le président de la puissante Union nationale des associations familiales (Unaf), qui regroupe quelque 800.000 familles.
Familles de France, certes favorable à une modulation de l'ARS, avait toutefois plaidé pour un montant un peu inférieur pour le primaire et supérieur au lycée (400 euros).Pour
le président de la CNAF, Jean-Louis Deroussen (CFTC), cette mesure est une "satisfaction pour les partenaires sociaux" et prouve que "la branche famille ne sera pas oubliée" par le gouvernement.

Le président de l'Ufal, Bernard Teper, admet ses préjugés.
"Avec la modulation de l'ARS et le démarrage sur le statut de beau-parent, il est évident qu'il y a un changement de politique qui nous semblait, jusqu'ici, essentiellement comptable et faisait fi des caractères sociaux et familiaux".
Cette majoration, entrée en vigueur le 1er mai, avait été fortement contestée a priori en février par les associations familiales, qui avaient estimé qu'elle faisait perdre près de 600 euros annuels aux familles.
En avril, la réflexion menée sur la carte familles nombreuses SNCF, menacée mais maintenue par le Président Sarkozy, avait souligné la volonté du gouvernement de mettre en place une politique familiale mieux ciblée sans hérisser des associations familiales promptes à exprimer leur indignation, notamment auprès des élus locaux.
Le gouvernement a donc mené à bien son étude de la situation. En ce samedi de juin, lors de l'assemblée générale de l'Unaf à Toulouse, le ministre du Travail Xavier Bertrand et Nadine Morano sont venus en personne lire un message du président de la République disant sa volonté "de conduire une politique familiale généreuse et adaptée à notre temps".

vendredi 20 juin 2008

Parachutes dorés de Canal + : Pierre Lescure, mis en examen

L'ancien président socialiste de Canal+ est accusé de "faux et usage de faux"
Pierre Lescure, Pierrot les Bretelles dans le milieu, l'ancien président de Canal+, la chaîne voulue par le prince, Mitterrand Dernier, à l’époque, a bel et bien été mis en examen pour "faux et usage de faux", selon une source judiciaire confirmant une information d’un site Internet..
Le juge d'instruction Henri Pons a prononcé cette mise en examen dans le cadre de l'enquête sur les "parachutes dorés" consentis par l'ancienne direction de la chaîne cryptée à …quinze cadres bien-pensants et méritants.

Une information judiciaire avait été ouverte en septembre 2003 pour "abus de biens sociaux, recel, faux et usage de faux" après le dépôt d'une plainte contre X de l'actuelle direction de la chaîne. A son arrivée à Canal+ début 2003, Bertrand Méheut, le successeur de Pierre Lescure - président de 1994 à 2002 - avait contesté ces indemnités de départ versées en 2000 à hauteur de quelque …60 millions d'euros sous forme d'avenants –antidatés- aux contrats de travail des intéressés. C’est le prix des icônes de toute une génération de professionels de l’audiovisuel.

Croyez-vous qu’ils appartiennent à la catégorie
des riches honnis de Hollande ?

Cette affaire risque de s’étendre, puisque la plupart des cadres auxquels Pierre Lescure avait accordé des primes de départs rondelettes, (entre deux et quatre millions d’euros, selon les cas), au terme d’une modification hasardeuse de leurs contrats, devraient être mis à leur tour en examen pour « recel de faux ».
Renaud Revel témoigne.
« Je me souviens, ainsi, avoir été un jour invité à New York par le service de presse de Canal+, sur le tournage d’une fiction achetée par la chaîne. Nous étions une dizaine de confrères à avoir fait le voyage en « Business class », avant d’être hébergé trois jours durant dans un palace sur la 5eAvenue. »

Au moment de la fusion avec Vivendi Universal en 2000 et où les cris d’orfraie fusaient à propos du parachute doré de Jean-Marie Messier (LIEN) , Fabien Seze, l'un des cadres bénéficiaires, avait également été mis en examen pour "faux et usage de faux", de même source judiciaire. Ce dernier est l'ancien responsable du pôle TV-Films de la chaîne cryptée, celui qui fait les sulfureuses Palmes d’Or –les bien nommées- à Cannes.
Maintenant, nous savons à quoi sont affectées les recettes de la pub. Et dans le service public, à France Télévisions, rien de semblable ? Cà expliquerait que les bénéficiaires de la redevance se fâchent tous rouges !
Renaud Revel peut nous en dire plus sur les pratiques de ces crève-la-faim
Ils se mettent en grève, ces messieurs de la gauche caviar, en affirmant que la réforme annoncée du service public audiovisuel les menace. Dans le privé, on est tranquille.Sans doute. Dans Immédias, Renaud Revel poursuit.
« Or le patron des programmes de l’époque Alain de Greef , qui était notre hôte, séjournait, quant à lui, dans une suite située au dernier étage de cet établissement, un appartement loué à l’année par Canal+. Nous étions rentrés à Paris par le même vol, mais De Greef avait préféré rentrer, pour sa part, en Concorde, afin de regagner la France plus rapidement : une réunion l’attendait.

Je me souviens également avoir été invité au Festival de Cannes, le temps d’un week-end. Logé à l’Hôtel Martinez, l’un des palaces de la Croisette, je croisais de dans les couloirs de ce palace nombre de confrères, aux anges.

Je pourrai ainsi multiplier les exemples à l’infini, (fêtes somptueuses, projections privées, voyages de presse aux petits oignons, déjeuner de gala avec Pierre Lescure, dans la salle à manger de Canal+, autour de quelques grands crus…) Tout cela participait d’une époque où Canal+ était un écrin doré, dominant le paysage télé de la tête et les épaules.

Mais ce qui m’étonne dans cette affaire, c’est que Pierre Lescure ait pris de tels risques, en s’autorisant, avec une infinie, légèreté, des jeux d’écriture qui l’amènent aujourd’hui devant des juges. Car il ne pouvait pas ignorer qu’au moment d’accorder ces parachutes dorés à ceux qui figuraient alors dams son premier cercle, le groupe qu’il dirigeait connaissait de sérieuses difficultés et qu’une crise sociale et financière menaçait l’entreprise.

Mais la sanction est d’autant plus rude pour celui qu’on surnommait « Pierrot les bretelles » qu’il n’a aucunement bénéficié un seul instant de l’un de ces fameux parachutes. Pas un euro n’est allé dans sa poche. Pire, son éviction de Canal+ donna lieu à une violente bataille judiciaire, dont il n’est pas sorti gagnant: Lescure, lui, contrairement à ceux qu’il aura choyé, n’aura jamais fait fortune. »
Vous en reprendrez?
La profession risque de s’émouvoir et de serrer les rangs derrière Lescure, comme derrière Airy Routier. Il n’y a pas de justice en Socialie.
Ah, la Chine !

Mauroy, l’ancien Premier Ministre socialiste, mis en examen pour "détournement de fonds publics"

La socialiste Lyne Cohen-Solal met Mauroy en difficulté
Pierre Mauroy a été mis en examen vendredi pour "détournement de fonds publics" dans une affaire d'emploi présumé fictif au profit de Lyne Cohen-Solal, annonce l'avocat de l'ancien Premier ministre socialiste de François Mitterrand. La différence avec Sa Cynique Majesté Royal, dénoncée par PaSiDupes, c'est que Mauroy aurait eu tendance à payer ses collaboratrices.

Les faits remontent à 1992 lorsque Pierre Mauroy était président de la CUL (Communauté urbaine de Lille). Pendant dix mois, Lyne Cohen-Solal avait alors assumé les fonctions d'attachée de presse de la Communauté urbaine, tout en étant rédactrice en chef de "Vendredi", l'hebdomadaire du Parti socialiste.
Depuis 2001, Lyne Cohen-Solal est l'une des adjointes du maire socialiste de Paris, Bertrand Delanoë. Mais sa trajectoire est des plus tourmentées.


Mauroy trouvera-t-il un juge compassionnel de la victime ?
"Mon client est effondré. Il estime que c'est une accusation qui n'est en aucun cas fondée", a déclaré Me Jacky Durand, versant dans le pathos. "Il a tous les justificatifs et toutes les preuves du travail de Lyne Cohen-Solal (LCS) à Lille", a-t-il ajouté. Sachant que le droit des victimes n’est encore pas reconnu, l’ancien Premier ministre de Mitterrand va avoir des regrets de ne pas avoir réformé en 1981.


Le parcours chaotique de la dame
Lors des dernières municipales, LCS se présentait à nouveau dans le Ve arrondissement face à Jean Tiberi, dont la première élection remonte à 1983. Donné perdant par de nombreux sondages, arrivé en deuxième position au premier tour, le sortant UMP l'avait finalement emporté au soir du second tour.
Pour Me Durand, Pierre Mauroy est "une victime collatérale du règlement de comptes entre Jean Tiberi et Lyne Cohen-Solal à Paris". Il est bien le seul à y voir un lien quelconque. Et les attaques LCS dont Tibéri a été la victime ne portent pas à s'apitoyer sur les complices socialistes. Mauvaise comme la gale !

C'est le grand jeu en 1997, cinq ans après les faits pour lesquels Mauroy est suspecté, la bénéficiaire d'un emploi présumé fictif, Lyne Cohen-Solal, est pourtant candidate à la députation contre le maire sortant, Jean Tiberi. Elle est alors battue mais elle porte plainte contre X pour …fraude électorale devant le Tribunal de grande instance de Paris (l'instruction du dossier est toujours en cours) tout en déposant un recours en nullité devant le Conseil Constitutionnel, lequel, tout en confirmant un certain nombre d’infractions, comme à tout scrutin, ne peut prononcer la nullité de l’élection, estimant celles-ci insuffisantes pour en modifier le résultat. Elle aura tout essayé et la presse ne présuma pas innocente la victime.

La socialiste vertueuse bénéficie non pas d’un, mais de trois parrains

Une année plus tard, en 1998, Lyne Cohen-Solal est élue conseillère régionale d’Ile-de-France et prend la présidence de la commission Environnement. Jean-Paul Huchon, le nouveau président de région, la charge sur sa bonne mine et les instances de Mauroy et Jack Lang, de mener une réflexion. Mais sur laquelle ? Sur l’amélioration et le développement de la démocratie et de la citoyenneté dans la région. Cà ne s’invente pas.

Battue comme plâtre, dans la disgrâce
Même socialiste et morale, Cohen-Solal, depuis longtemps, n’est pas connue comme un modèle de probité candide.
Aux élections municipales de 2001, elle est candidate du PS face à Jean Tiberi dans le 5e arrondissement de Paris. Elle est battue comme il se doit avec 48% des voix contre 52% à l'ancien maire de Paris. Au soir du second tour, devant les caméras de télévision, elle consola Aurélie Filipetti, alors candidate des Verts, de leur défaite dans ce secteur de Paris, avec 46,57% contre 53,43% à Tibéri, en relevant que « Jean Tiberi n'était plus que maire d'un arrondissement de merde ». La « république du respect », c’est ça ! Et les électeurs n’ont pas la mémoire courte.
Lors des élections législatives de juin 2002, elle est de nouveau justement battue par Jean Tiberi. Et encore en 2007. Mais le canard est toujours vivant.

Prévisions de l’INSEE : Christine Lagarde serait-elle excessivement raisonnable ?


Alarmiste, l'INSEE est "exagérément pessimiste"
La ministre de l'Economie, ne doit pas savoir ce qu’elle dit, aussi bien que l’INSEE ! Christine Lagarde juge en effet "exagérément pessimistes" les prévisions de l'INSEE annonçant une croissance de 0,2% au deuxième trimestre en France et un total annuel de 1,6%.
La ministre assure aussi ne pas croire aux prévisions de l'institut sur l'inflation, qu'il prédit à + 3,2% en 2008, le chiffre le plus élevé depuis 1991.
Elle explique ce qui semble exclu des considération de l’institut. "Si on regarde les prévisions OCDE, les prévisions FMI et nos propres prévisions, on est au moins à 1,7% (de croissance), et nous, nous disons aujourd'hui qu'on est entre 1,7% et 2%", a-t-elle affirmé sur France info.
"Donc je crois que l'INSEE est exagérément pessimiste par rapport à ces chiffres-là. Je crois que sur les prévisions d'inflation, là aussi, l'INSEE est assez sombre dans ses prévisions et ça ne me paraît pas justifié par l'évolution que nous constatons actuellement sur le marché, qui est inférieure à ce chiffre-là", a-t-elle insisté pour sa part.

L'UMP, le saviez-vous, s’est exprimée. L’écho que lui accorde la presse ne vous est sans doute pas parvenu… Elle estime pourtant ce vendredi que les mesures du gouvernement censées favoriser la concurrence dans la grande distribution devraient avoir un effet modérateur sur l'inflation.

Le pessimisme politique de l’INSEE

Informer ou militer, l'INSEE ne choisit pas
L'Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE) ne peut être taxé ni d’optimisme ni de sympathies pour le pouvoir. L’agence de presse française lui emboîte aussitôt le pas et n’accorde pas la parole à la ministre des Finances dans ses titres.
Pourtant relativement épargnée par le ralentissement de l’activité économique mondiale qui perdure, la France devrait accuser le coup sur le reste de l'année au deuxième semestre, nous promet l’INSEE. Des prix des matières premières (carburants et alimentation notamment), un pouvoir d'achat plombé et un euro fort font prédire à l'INSEE un taux de croissance de 1,6% sur l'année, contre 2,1% en 2007.

La presse s’empare de ces chiffres qui ne sont pourtant que des estimations pour accuser la politique du gouvernement et justifier les mouvements de grogne, non pas des plus défavorisés, mais des plus militants. A l’époque des mouvements syndicaux, la gauche ne faisait pas état de l’impacte des turbulences internationales sur l’augmentation hexagonale du prix des matières premières agricoles et du carburant ou de la solidité de l’euro. L’heure n’est plus à expliquer les pressions extérieures mais de les présenter comme une menace à venir. La morosité se fabrique.

Après le rebond du premier trimestre (+0,6%), le gouvernement a maintenu jeudi sa prévision dans une fourchette de 1,7% à 2% sur l'année. Mais tout en sapant le moral national avec l’effet de grosse caisse de la presse, l’INSEE prétend faire œuvre scientifique en prévoyant que la croissance devrait évoluer entre 0% et 0,2% sur les trois derniers trimestres de 2008, tablant donc sur un taux annuel de +1,6%, là où l'OCDE et le FMI prévoient 1,5% et l'Union européenne 1,7%.
L'INSEE note en outre que "la France subit à son tour un retournement du marché immobilier". France Info est sortie de son mutisme pour, au passage, faire la journée sur les fermetures d’agences, sans d’ailleurs rappeler que le milieu grouille d’aventuriers… "Si la chute des mises en chantier du début d'année se poursuivait dans les mois à venir, l'investissement des ménages pourrait amputer davantage la croissance française", avertit-on en première page de la note. Dissuasif politiquement, mais financièrement incitatif !
Les fonctionnaires de l’INSEE confirment par ailleurs les mauvaises prévisions pour l'inflation, qui devrait s'élever à 3,2% sur l'année 2008, un record depuis 1991 (+3,2% également), après seulement 1,5% en 2007. La référence de cet été n’est pas anodine avec les abus du secteur du tourisme, l'inflation devrait naturellement culminer à 3,6% en rythme annuel. L’INSEE ne mise pas sur le civisme de nos commerçants…
En raison de l'inflation, mais aussi d'une augmentation des prélèvement obligatoires, "le pouvoir d'achat du revenu de l'ensemble des ménages ralentirait nettement", insiste l'INSEE, qui menace d’une dégringolade de +3,3% en 2007 à +0,9% cette année.
La consommation reste néanmoins soutenue par une baisse du chômage qui se poursuivra au cours de l'année -même si, figurez-vous, cette baisse devrait être freinée. Le conditionnel et le verbe ‘devoir’ de probabilité n’engagent personne, ni à l’INSEE, ni dans la presse. Situé à 8% à la mi-2007, le taux de chômage au sens du BIT (Bureau international du travail) est encore descendu à 7,2% au premier semestre 2008, mais devrait cependant ...stagner à 7,1% à la fin de l'année, prédit toutefois l'INSEE.
Bonnes vacances ?
Allez-vous consentir des dépenses malgré cet horizon qui s’obscurcit, selon les météorologues de l’INSEE ? En effet, la situation internationale n'offre pas, de son côté, de perspectives réjouissantes à moyen terme. C'est une prise de conscience assez nouvelle; en tous hypothèse asez peu médiatisée... "L'économie mondiale reste affectée par la crise financière et la poussée de l'inflation qui rogne le pouvoir d'achat des ménages", selon l'INSEE, qui met en garde les insouciants : les tensions sur les marchés financiers devraient durer jusqu'à ce que les pertes soient comblées.

Que le pire, selon l’INSEE et le clairon de la presse
Au risque de faire chuter la natalité et de pousser une nation entière au suicide, répétons en choeur, avec l'INSEE !
Le prix du pétrole devrait fluctuer autour de 130 dollars le baril d'ici la fin 2008, et la hausse des prix alimentaires se poursuivre. Du coup, les économies émergentes, comme la
Chine, l'Inde, le Brésil et la Russie, ralentiraient à leur tour au cours de l'année.
Du côté des économies avancées, la croissance poursuivra son ralentissement: +1,5% au total contre 2,4% en 2007. Les Etats-Unis, notamment, devraient connaître une quasi-stagnation ces prochains trimestres, en raison notamment d'une des plus sévères crises du logement de l'après-guerre.
Concernant la zone euro, sa croissance devrait ralentir à 1,6% en 2008, comme celle de la France, et pour les mêmes raisons: hausse des prix énergétiques et alimentaires, crise immobilière et euro fort, estime l'INSEE.
Etes-vous bien impégnés, bien formatés? Alors, vous pouvez retourner à vos activités: rien de grave, en fait, à côté de la mort subite. Qui n'est d'ailleurs pas exclue !...

L'INSEE, l’INSEE, l’INSEE, l’INSEE, l’INSEE, l’INSEE, l’INSEE, l’INSEE, l’INSEE ! Et la ministre ?
Lire PaSiDupes au prochain numéro…

Le « Camp du Drap d’or » socialiste: Delanoë-Henry VIII se rend à Lille chez Aubry-François 1er

Royal rassemble ceux qui ne l’aiment pas !
De part et d'autre, on s'est efforcé de minimiser ces retrouvailles de Lille, célèbre pour sa braderie. Un secrétaire national du PS apparaît, l' air bonhomme, au "Camp du drap d'or", le sommet de 1520 entre François 1er de France et Henri VIII d'Angleterre, pour tenter de s'entendre - en vain - sur le dos de Charles Quint.
Parce qu’ils ont de bonnes raisons communes de critiquer "le marketing politique" de Désirdavenir Royal Bertrand Delanoë et Martine Aubry auraient logiquement pu partir ensemble à la bataille du congrès du PS.


Sourires et mots aimables à qui mieux mieux pour les media ne dissimulent les regards furtifs de ce round d’observation où chacun évalue l’adversaire potentiel : le maire de Lille, Martine Aubry, a accueilli jeudi dans sa ville son homologue parisien, Bertrand Delanoë, sans que rien n'augure d'un rapprochement entre ces deux amis de Lionel Jospin, en compétition pour la direction du PS.
Dans la capitale des Flandres, simplement, deux maires aisément réélus au mois de mars au suffrage local, se dressent ostensiblement aujourd'hui face à Sa Cynique Majesté Royal ouvertement candidate à la succession de François Hollande au congrès de Reims en novembre. Les deux "éléphants" que les sondages placent désormais devant la poisseuse Royal, ont successivement pris la parole devant les militants PS du Nord.

Côté pompe, Bébert 1er fut accueilli sur le quai de la gare par le maire de Lille avant d'aller
dédicacer en librairie son ouvrage - motif officiel de son déplacement. Il s'est vu offrir par son hôte un maillot bleu frappé de l'inscription "C'est le Noôrd! Bienvenue chez les Ch'tis". Maillot bleu, aussi bien, de l’équipe de France à l’Euro 2008, éliminée en 8e de finale…
Devant les sympathisants, Martine Aubry a fait applaudir la victoire "exceptionnelle" de son invité lors des municipales. Bertrand Delanoë lui a rendu la politesse en défendant vigoureusement les 35 heures, "une réussite". Mais en coulisses, les proches du maire de Paris soulignent la légitimité de Bébert qui, selon eux, "est en situation naturelle" d'incarner le nouveau leadership du PS. La Ch’tite Aubry ne considère pas sa candidature moins naturelle et demande à voir, d'autant que se rassemblent actuellement autour d'elle nombre de responsables du Nord-Pas-de-Calais, une forteresse au PS.
Bébert a soigneusement évité de braquer l'ombrageuse Ch’tite, invitant à ne pas "tirer de conclusions" de cette rencontre, sans entretien privé, avec "une amie personnelle". Prenant les devants de la critique, elle aussi naturelle, il a assuré : "Je n'ai pas mis en scène cette rencontre", buvant brièvement un coca light avec elle, en gage d’allégeance socialiste à la multinationale américaine.
Brodant dans le même sens, l'ex-numéro 2 du gouvernement Jospin a affirmé que ce n'était pas "sur un quai de gare" qu'on entamait des discussions politiques de fond et qu'elle entendait profiter d'"une période de liberté" dans le débat socialiste interne avant que se nouent des alliances derrière un premier secrétaire en puissance. "Ayez un peu de patience!", a-t-elle lancé. Pour la nuit de noce, le gracieux Bébert saura assurément attendre.

Le numéro de duettiste s’est quelque peu éternisé
Tous deux ont prôné le jeu collectif. "Le congrès de Reims ne doit pas être le congrès de Martine, Bertrand, François, Pierre ou Manuel. C'est le congrès du Parti socialiste, et moi je prépare le congrès du Parti socialiste", a déclaré Bertrand Delanoë à la tribune.
Le congrès de Reims ne doit pas être une réédition de celui de Rennes, où le PS avait frôlé l'implosion ou du Mans, en 2005, "où nous avons fait semblant d'être d'accord sur tout", a souligné Martine Aubry devant une fresque frappée de la rose et d'un portrait de François Mitterrand.
Officiellement, les deux édiles ont réfuté l'idée d'un front "tout sauf Ségolène" en cours de construction. "Ni Martine ni moi (...) n'avons envie d'un congrès contre", a assuré Bertrand Delanoë devant les caméras. Mais l’union fait la force.

Le vif du sujet, côté coulisses
Delanoë en vient néanmoins à l’objet réel de sa visite, au vif du sujet. Il admet ainsi qu’il "aurait préféré une contribution ensemble" pour le congrès dès ce mois-ci et n'a pas caché son "envie que se rassemblent ceux qui pensent la même chose". A l’instar des stars au Camp socialiste du Drap d’Or.
Aubry, qui apparaît aujourd'hui comme le chef de file des "Reconstructeurs" (ses amis, ceux de MM. Strauss-Kahn, Fabius et Montebourg) et donc de l’opposition à Ergolhaine veut "débattre avec Bertrand Delanoë, et avec d'autres". D’autres, accessoirement.

Duplicité
D’un côté, le maire de Paris guignait vers les « Reconstructeurs ». Il a en effet jugé "intéressant" le geste de 13 responsables strauss-kahniens qui ont annoncé le même jour leur volonté de travailler avec lui. "Ca me met en confiance. Je sens que ce que nous sommes en train de construire est solide, parce que c'est un accord intellectuel et politique", a-t-il assuré.
De l’autre, en revanche, les partisans de ce même Bébert 1er, tel Harlem Désir, pointent déjà un défaut de cohérence chez la Ch’tite Aubry. "On ne l'attendait pas dans un arrangement avec des gens qui n'ont pas les mêmes conceptions qu'elle, sur l'
Europe, les questions économiques et sociales...". Bertrand Delanoë accepterait visiblement que les 13 Reconstructeurs lui fassent allégeance, au détriment de la Ch’tite de Lille.
A l’impossible, nul n’est tenu !
Avant, tout sourire de retrouver le maire pour une réunion avec des cadres et élus du parti, Bertrand Delanoë a équilibré ses comptes de campagne en regrettant les mots de l’amère Royal à son encontre, après qu'il se fût déclaré "socialiste et libéral". "Je trouve parfois qu'à l'égard de ma liberté, il y a des comportements qui pourraient être plus fraternels", a-t-il glissé.
Clairement cette fois, face aux militants, dans une pique directe à la candidate socialiste battue à l'Elysée, la maire de Lille a repris la banderille de Bertrand Delanoë pour, une fois de plus, déplorer que certains ( !) aient "mis de côté" les valeurs de la gauche pendant la présidentielle "parce que l'air du temps allait ailleurs, qu'il fallait suivre l'opinion".
Ils se sont séparés amis comme cochons… Et la cochonnaille, c’est pour bientôt ?