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lundi 9 août 2010

A gauche, la justice sociale ne justifie pas plus de sécurité

Frédéric Lefebvre fustige la lâcheté du PS sur la délinquance et les retraites

Le Figaro a publié un entretien avec le porte-parole de l'UMP, le 08/08/2010

«La sécurité, un enjeu de justice sociale»

Conseiller régional d'Ile-de-France, le porte-parole de l'UMP Frédéric Lefebvre reproche aux maires socialistes de ne pas jouer leur rôle de «pivot de la police de proximité».

Le Figaro - La relance du débat sur l'insécurité marque-t-elle le début de la campagne présidentielle de 2012 ?
Frédéric Lefebvre. - Ce ne sont pas les politiques qui ont relancé ce débat, c'est la réalité qui impose d'agir. La sécurité a été un enjeu en 2002 car la délinquance générale avait augmenté de 15 % après les années Jospin et il a fallu toute l'énergie de Nicolas Sarkozy pour inverser la vapeur. Résultat, après huit ans : la délinquance a baissé de 17,5 %. Mais la très forte abstention aux régionales a traduit de nouvelles attentes des Français, notamment sur la question des gens du voyage et des Roms. Ils veulent aussi une fermeté totale contre l'économie souterraine, cancer des sociétés modernes auquel nous avons décidé de déclarer la guerre.

Face à cette très grande attente, le tournant pris par Nicolas Sarkozy dans son discours de Grenoble n'est-il pas trop tardif ?
On ne peut pas parler de tournant mais de nouvelle étape. Depuis 2002, beaucoup ont été franchies dans la guerre contre l'insécurité. Des flash-ball aux peines planchers pour les multirécidivistes en passant par la réorganisation police-gendarmerie. Sans oublier le maire, qui s'est vu donner, en plus de ses pouvoirs de police, de nouveaux outils de prévention de la délinquance. Les socialistes nous rebattent les oreilles avec la police de proximité, mais dans les villes qu'ils gèrent, ils refusent souvent, par idéologie, d'utiliser les polices municipales, la vidéoprotection, le rappel à la loi pour les mineurs délinquants, alors que le maire est le pivot de la police de proximité. Le combat contre la voyoucratie doit être celui de la société tout entière, État et élus locaux.
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Les politiques seraient-ils plus frileux que l'opinion en matière de répression ?
Pas tous. C'est le petit monde politicomédiatique qui reste sourd aux attentes du peuple. Nicolas Sarkozy a eu beaucoup de bâtons dans les roues depuis 2002, mis par une gauche qui est dans un déni tactique de la réalité pour faire monter le FN et n'a pas tiré les leçons de la présidentielle quand ce dernier l'a dépassée, mais aussi par une partie de la majorité, heureusement de plus en plus isolée.

La gauche a-t-elle tort de vous accuser d'occuper le terrain de la sécurité pour faire oublier l'affaire Bettencourt ?
Il est quand même singulier de nous reprocher de répondre aux attentes des Français ! Il ne faut pas inverser les rôles. C'est la gauche qui se sert de cette affaire pour faire diversion, parce qu'elle n'a pas le courage de prendre position sur la délinquance, comme sur les retraites. En démolissant les personnes ils éloignent les Français de la politique. En diabolisant en permanence les questions qui touchent à la sécurité ou à l'immigration ils participent à l'exaspération de millions de Français. La gauche commet une faute lourde car la sécurité est un enjeu de justice pénale mais aussi de justice sociale. Ce sont les plus modestes qui sont les plus exposés. Lire PaSiDupes

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