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lundi 29 juillet 2019

Permanences LREM saccagées: Aurore Bergé y voit un complot

"ON cherche à générer un sentiment de peur," soupçonne la porte-parole LREM

Mieux vaut-il mieux des taggages de permanences ou des dommages à caténaires ? 

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Michel Serre n'a pas survécu à cette exhib de la trentenaire
La porte-parole de LREM Aurore Bergé a réagi aux récentes violences qui ont touché les permanences de parlementaires de la majorité, ces deux dernières semaines, comme ce samedi 28 le local de Romain Grau à Perpignan, dernier exemple en date. "Un peu moins de 200 personnes, dont 50 à 70 violentes", selon la préfecture, on démontré que le mouvement des Gilets jaunes ne s'essouffle pas. Leur mouvement converge avec celui des agriculteurs et des écologistes remontés contre la ratification du CETA. et députée des Yvelines Invitée ce lundi matin sur les antennes de BFMTV et RMC,  

"On cherche à générer un sentiment de peur parmi les parlementaires," assure Aurore Bergé, ci-dessus en Perrette court vêtue, pour dire que ces violences sonnt inacceptables. Par la suite, l'élue des Yvelines n'a pas hésité à pointer du doigt une partie violente des manifestants Gilets jaunes, mobilisés depuis novembre dernier.
"Je ne sais pas si ce mouvement violent et radical dans ses méthodes est encore un mouvement social. J'ai vu mes collègues subir des attaques, des voitures personnelles brûlées, des tirs à l'arme réelle en pleine rue, et des enfants assistent à ça, analyse-t-elle, se fantasmant à Beyrouth. C'est dangereux pour la démocratie". Et sûrement pour la planète !

Le complotiste 
Mélenchon, désigné à l'opprobre populaire

Par la suite, Aurore Bergé n'a pas hésité à égratigner certaines personnalités politiques, dont Jean-Luc Mélenchon qui, selon elle, "laissent entendre le petite musique selon laquelle nous somme illégitimes." "Nous ne sommes pas entrés par effraction, nous avons été choisis par les Français", a assuré cette ex-membre de l'équipe de campagne d'Alain Juppé.
Pendant deux ans, des parlementaires laissent croire cela et donnent des arguments, ils chauffent à blanc.Je considère qu'à partir du moment où il se passe cela contre les parlementaires, journalistes ou magistrats, il y a une responsabilité, c'est mauvais pour tout le monde."
Avant de préciser le fond de sa pensée: 
"Rien ne légitime la violence; on a le droit de débattre, mais pas de contraindre par la force. Nous avons été élus et avons travaillé sur le Ceta et nous avons le droit d'avoir des divergences en démocratie. Nous ne sommes pas entré par effraction, nous avons été choisis par les Français" 
Et de pointer également du doigt un blog de Mediapart qui, reprenant une liste complète des députés qui ont voté en faveur du CETA, publiant les adresses des permanences et qui, selon elle, incitait à la violence.

La bienveillante Berger craint pour sa personne consensuelle... 

Quant à sa situation personnelle, Aurore Bergé a expliqué qu'il n'est "pas anodin quand un préfet vous dit qu'il vous faut une protection, qu'il y a un certain nombre de raisons de penser qu'il peut y avoir des attaques". L'origine de cette opération de dénonciation d'un complot se trouve clairement dans l'entourage de Castaner...

"J'ai une collègue dont l'école des enfants a été mise sous surveillance. C'est un climat nauséabond. On n'a pas le droit de me faire peur en démocratie ni de me faire changer mon vote par la force", conclut-elle. 

Quand la SNCF avait dû faire face à des sabotages.
Soupçonné d'être le cerveau charismatique et idéologue d'une cellule clandestine "anarcho-autonome", Julien Coupat, 34 ans, établi sur le plateau de Millevaches, à Tarnac en Corrèze, avait été mis en examen le 15 novembre 2008 pour direction d'une entreprise terroriste et destructions en réunion: on avait des raisons matérielles de parler d' "attaques" et d' "attentats", puisqu'une dizaine de dégradations de caténaires avaient été dénombrées dans l'été... Il était soupçonné d'avoir commis des dégradations de caténaires contre des lignes à grande vitesse fin octobre et début novembre. Des neuf mis en examen du dossier, il fut le seul à être maintenu en détention.

Le 12 avril 2018, Julien Coupat et Yildune Lévy, sa compagne, sont relaxés par le Tribunal correctionnel de Paris. Le 8 décembre 2018, lors de l'acte IV des manifestations de Gilets jaunes, il fut interpellé et placé en garde à vue et remis en liberté.

Le téléphone perdu de Benalla est retrouvé et il met en cause l'Elysée...

Des messages précédemment supprimés plongent l'Elysée dans l'embarras

Des échanges entre l'ex-chargé de mission et l'Elysée portent sur l'épisode de violences à la Contrescarpe, le 1er Mai à Paris. 


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Un téléphone "perdu" toujours actif.
Le 21 juillet 2018, Benalla affirmait en garde à vue qu'il avait "perdu" son téléphone et qu'il ne souhaitait "pas donner d'éléments sur ce téléphone". Les données de ce portable personnel auraient été conservées "sur une clé USB", avait-il précisé le 5 octobre 2018, mais il lui fallait encore remettre la main  sur elle dans ses affaires. 
Le 19 février 2019, il avait finalement raconté que la clé USB "s'était perdue dans des déménagements successifs". Les enquêteurs sont parvenus à mettre la main sur le téléphone et on découvert qu'il était toujours actif alors qu'il était censé être "perdu". 
En effet, le 22 juillet 2018 à 22h01, près de trois mois après les violences, Benalla est entré en correspondance, via ce même appareil, avec le chef de cabinet de Brigitte Macron, Pierre-Olivier Costa. 
Ainsi, en mettant la main sur le téléphone déclaré perdu de Benalla, les enquêteurs ont mis au jour d'anciens messages supprimés d'Alexandre Benalla.
"Monsieur le Président, hier après-midi j’ai été invité par la Préfecture de Police à observer de l’intérieur la manifestation du 1er Mai; j’ai donc été équipé d’un casque et intégré à une équipe de policiers en civil et accompagné par un major de police. En fin d’après-midi, nous nous sommes retrouvés place de la Contrescarpe, où la situation a plus que dégénéré. Je ne me suis alors pas cantonné à mon rôle d’observateur (…) La scène assez violente a été filmée et même si on ne m’identifie pas très nettement je suis reconnaissable. Cette vidéo tourne actuellement sur les réseaux sociaux. Alexandre."

Ce message, révélé par Le Monde, Alexandre Benalla l'aurait envoyé directement à Emmanuel Macron quelques heures après l'incident, dans la nuit du 1er au 2 mai 2018. Le lendemain matin, il l'a transféré à Alexis Kohler, secrétaire général de l'Elysée.

Benalla a reçu des messages de soutien.
D'autres messages récupérés après effacement en disent long sur le climat délétère à l'Elysée. des mots de soutien à Alexandre Benalla. "Tous des cons Alexandre sois zen et fort c’est le patron qui décide et à 30 000 kilomètres (Emmanuel Macron se trouvait alors en voyage officiel en Australie) il ne décide rien te concernant", écrivait Jean-Luc Minet, le commandant militaire en second de la présidence de la République, un chef d'escadron, le 1er mai. "Merci pour ton soutien", avait répondu le chargé de mission, avant d’effacer soigneusement cet échange.


Alexandre Benalla, mandaté par l'Elysée, malgré son contrôle judiciaire

Rappelons une information d'août dernier révélant que l'homme de confiance de Macron s'est rendu à la PJ à bord d'un véhicule de l'Elysée. Huit jours plus tard, le jeune garde du corps de 26 ans a tenté de le récupérer à la fourrière, mandaté par... l'Elysée.

Le 20 juillet, deux jours après les révélations du Monde sur l'affaire Benalla, le jour même de sa mise à pied par l'Elysée,
l'ex-chargé de mission était encore au volant d'un véhicule de la flotte présidentielle. La Renault Talisman, immatriculée EY-196-VZ, gérée par le commandement militaire du palais de l'Elysée, dirigé par le général Eric Bio-Farina, était garée sur le trottoir d'une rue adjacente au Tribunal de Grande instance, où l'ex-chargé de la sécurité présidentielle devait répondre à une convocation de la PJ dans ses nouveaux locaux du 17e arrondissement de Paris dans le quartier des Batignolles. 

C'est donc à bord de ce véhicule de l'Elysée que le chargé de mission auprès du sous-préfet François-Xavier Lauch, chef de cabinet de la présidence, a déféré à sa convocation. Mais le jeune homme qui se croit tout permis n'a décidément pas de chance :
après 36 heures de garde à vue suivie de sa mise en examen, il ne retrouve pas la voiture garée en stationnement gênant : malgré son gyrophare deux tons et son pare-soleil estampillé 'police', le véhicule a été embarqué à la fourrière Chevaleret, dans le sud de la capitale.

Une procuration du commandement militaire de l'Elysée.
Huit jours et près de 500 euros de frais d'amende et de garde plus tard, c'est Alexandre Benalla en personne qui s'est présenté pour retirer la Renault présidentielle. 
Contrairement aux dénégations très vigoureuses alors émises par les cow-boys de l'Elysée, il était bien mandaté par le commandement militaire du palais présidentiel, qui n'a rien à refuser au protégé du patron. Sur ordre du général Bio-Farina, c'est le commandant militaire en second de la présidence de la République, Jean-Luc Minet, qui a fait parvenir une procuration avec sa pièce d'identité pour que Benalla, pourtant mis à pied depuis huit jours, remplisse cette mission.
Alerté de la présence de Benalla à la fourrière, le magistrat instructeur avait aussitôt saisi la police judiciaire. Ce qui a permis aux enquêteurs du Quai des Orfèvres de perquisitionner la voiture officielle.

L'Elysée et Alexandre Benalla ont violé les règles du contrôle judiciaire 
En dépit de la réglementation qui interdit au bodyguard du président d'exercer une mission de service public, le juge de la liberté et de la détention n'a pas été saisi. Interrogé, le Parquet de Paris ne voit aucun problème dans le fait que le commandement militaire chargé de la sécurité du Palais de l'Elysée passe par Benalla pour récupérer un véhicule officiel. Le ministère ne croit pas davantage que les gendarmes de l'Elysée aient voulu soustraire le véhicule à la curiosité de la police judiciaire.

Ce n'est pas l'avis des protagonistes de ce dossier d'instruction : "Etre missionné par le commandement militaire de l'Elysée peut s'apparenter à une mission de service public, argumente le procureur. Le juge de la liberté et de la détention aurait dû être saisi. Pas pour qu'Alexandre Benalla aille en prison [ce qui est prévu en cas de non-respect du contrôle judiciaire], mais pour démontrer que la justice traite tous les mis en cause à égalité."

Ce n'est pas la première fois que l'Elysée reste à la manœuvre pour assister son ex-chargé de mission
, pourtant mis à pied depuis le 20 juillet.
De même,
l'organisation de son entretien avec Le Monde pouvait laisser songeur. C'est Michèle Marchand, chargée de l'image du couple présidentiel, qui a présenté Marc Francelet au chargé de mission du chef de cabinet du président de la République. 
Papesse des paparazzis depuis qu'elle a fréquenté la pègre et fait de la prison, Mimi de Bestimage connaît l'ex-barbouze Francelet de longue date. Tous deux ont eu pour clients communs, entre autres, Johnny Hallyday ou bien, plus récemment, Zahia, le "cadeau d'anniversaire" que les féministes ne chipotent pas à Franck Ribéry alors qu'elle était mineure. Leur mission : valoriser et défendre leur image dans les media.

dimanche 28 juillet 2019

Soupçons de financement libyen : le principal accusateur de Sarkozy fait marche-arrière

Baghdadi al-Mahmoudi avoue qu'il n'a pas été le témoin direct du prétendu financement de la campagne de 2007 de Nicolas Sarkozy 

Depuis 2011, ce libyen de haut rang a ainsi faussé deux élections présidentielles françaises...

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Baghdadi était l’un des plus crédibles. Depuis sa fuite en Tunisie en 2011, il ne cessait d’accuser Nicolas Sarkozy.  
Effondrement d'une nouvelle poutre maîtresse du dossier 
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dans l'une des affaires qui a empoisonné la carrière de Nicolas Sarkozy. Baghdadi al-Mahmoudi, l'ancien chef du gouvernement libyen, à l'origine des révélations sur des soupçons de financement libyen de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007, change de version, rapporte le Journal du Dimanche. Entendu le 9 février dernier dans le cadre de l'enquête, il aurait déclaré : "Je n'ai pas de relation directe avec les faits; on me les a juste rapportés".  

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C'est justement lui, qui, lors de son procès en 2014, avait accusé Nicolas Sarkozy. En 2016, il avait d'ailleurs évoqué "d'importantes contributions à la campagne présidentielle" du candidat. 

De nouveau interrogé, Baghdadi al-Mahmoudi se défend en déclarant : "J'avais dit tout ce que je sais et tout ce qu'on m'avait rapporté", se défend aujourd'hui Baghdadi al-Mahmoudi. 
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Baghdadi al-Mahmoudi

"Je n'ai pas traité avec lui directement"...

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"Les personnes ayant traité avec Sarkozy se trouvent chez vous. Je n'ai donc pas traité directement avec lui et je ne lui ai pas donné d'argent", aurait-il affirmé aux enquêteurs français, avant d'ajouter : "Je n'ai donc pas traité avec lui directement et je ne lui ai pas donné d'argent". 

Enfin, alors qu'il avait raconté que des sommes avaient été "prélevées sur un poste politique" dans le budget des Affaires étrangères pour un "soutien politique", il nie aujourd'hui leur "caractère officiel". Il confirme en revanche l'existence de "sommes allouées au soutien des campagnes électorales d'Etats amis".
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Dans l'enquête sur les accusations de financement par lle tyran libyen de sa campagne de 2007, l'ancien ministre et secrétaire général de l'Elysée Claude Guéant et Nicolas Sarkozy ont été mis en examen, notamment pour "corruption passive" et "recel de détournements de fonds publics" dans cette procédure qui fait toujours l'objet de recours devant la Cour d'Appel.

Municipale à Nice : LREM mise sur Estrosi pour faire main basse sur la ville

D'une pierre deux coups: détournement et accaparement

Un pari sur l'avenir

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Les responsables et les militants LREM de Nice veulent voir un candidat de leur camp affronter Christian Estrosi aux municipales 2020. Or, jusqu'ici, les militants et responsables niçois ne voulaient pas laisser le champ libre à Christian Estrosi et ses concurrents potentiels, de Philippe Vardon à Eric Ciotti, à la mairie de Nice. Il y a quelques jours encore, tous souhaitaient un candidat estampillé LREM aux élections municipales 2020. Et c’est le député Cédric Roussel qui est le mieux placer pour se lancer. 
Si candidat il doit y avoir, c’est Cédric Roussel qui est le mieux placé : "C’est la seule personne qui, dans les réunions internes, a montré qu’il prendrait ses responsabilités. Il a la légitimité, car il est Niçois, il est élu à Nice et il a l’ADN, affirme le militant LREM Khaled Ben Abderrahmane; ce n’est pas un pro de la politique."

Pourtant, présenter un candidat face à Christian Estrosi n’est pas la stratégie adoptée jusqu’à présent à Nice. Lors des élections législatives, Marine Brenier alors très proche du maire LR de Nice, n’avait pas eu à faire face à un marcheur: LREM avait décidé de ne pas opposer de candidat à la jeune députée sortante. Mais c'était il y a deux ans, trois en mars prochain. 
Et depuis plusieurs mois, Christian Estrosi a adopté une attitude "Macron-compatible", se montrant proche de plusieurs ministres et de la politique du gouvernement.
Cédric Roussel osera-t-il se déclarer avant la fin de la semaine. "On souhaite avoir un candidat, affirme Enis Sliti, référent LREM dans les Alpes-Maritimes. Pour trois raisons : une volonté très forte des Niçois de changer leur quotidien, la proposition d’un projet progressif pour Nice et la présence sur un plan politique."  

C’est la commission nationale de l’investiture qui se prononcera depuis Paris. 
Celle-ci s’appuie sur l’avis d’une instance : le comité politique constitué de parlementaires, du responsable LREM, Enis Sliti, donc, et du référent jeune dans les Alpes-Maritimes. "Cet organisme donne des préconisations et oriente la stratégie auprès de la commission d’investiture, indique-t-il. Ce qui a été décidé à l’unanimité, c’est de présenter une liste à Nice."

Mais, après s'être entretenu il y a dix jours avec Christian Estrosi dans les bureaux parisiens de l'ancien ministre, Stanislas Guerini a visiblement opté pour la main tendue. Cette main tendue n'a rien à offrir, pas même une dynamique, alors mercredi à midi, le délégué général de La République en marche Stanislas Guerini et son numéro deux, Pierre Person, ont réuni les principaux cadres LREM des Alpes-Maritimes pour tenter de mettre un pied dans la porte entrebaillée de Nice, alors que les macroniens locaux sont plus divisés que jamais sur la stratégie : s'allier avec le maire-sortant (Les Républicains) Christian Estrosi ou partir à l'aventure en présentant une liste autonome ? "Nous avons trois députés dans les Alpes-Maritimes et trois positions différentes", se désole un participant à la réunion pour résumer la salade niçoise. 

Le temps presse et l'heure est au dialogue entre LREM et Estrosi

Frédérique Vidal a été chargée d'une mission officieuse de médiation avec le maire de Nice : l'agenda de la ministre de l'Enseignement supérieur n'est pas surchargé et lNiçoise et présidente de l'université Nice-Sophia-Antipolis jusqu'en 2017 connaît bien l'homme.

Estrosi incarne-t-il le renouvellement annoncé par Macron ?
"Non seulement les militants ne comprendraient pas s’il n’y avait pas de candidat En Marche, mais ils seraient très déçus d’adouber quelqu’un élu depuis longtemps. Le renouvellement n’est pas Estrosi, estime Khaled Ben Abderrahmane, dont l'ADN est niçois. Il est Macron-compatible. Mais il est aussi Le Pen-compatible et Mélenchon-compatible à partir du moment où il sauvegarde ses intérêts," assure le militant.
Khaled Ben Abderrahman est le premier à avoir représenté LREM à Nice et il a été candidat aux législatives à Antibes. "La majorité des gens qui ont rejoint En marche, c’est pour répondre à une promesse : le renouvellement des pratiques, des usages, des personnalités, martèle-t-il. La démocratie souffre d’un système qui est l’installation de barons. On en a un ici."

Résultat de recherche d'images pour "Cedric Roussel"Avec d’autres marcheurs, Ben Abderrahmane a signé une tribune fin juin alertant sur la "prise en otage" de la ville "au nom de calculs politiciens entre amis". Cédric Roussel, premier candidat déclaré pour obtenir l’investiture LREM à Nice, est sur cette ligne : "Si on ne juge que sur les faits, on ne peut pas dire qu’[Estrosi] soit Macron-compatible . De l’expérience sur mon territoire, je n’ai vu et constaté aucune coconstruction", estime le député LREM des Alpes-Maritimes, un conseiller en gestion de patrimoine, qui exclut toute entente avec le maire sortant.

La peur du RN est un resort stratégique inépuisable
Les cadres parisiens du parti présidentiel ne voient pas d’un bon œil la création d’une liste En Marche et penchent pour une alliance avec Estrosi dès le premier tour, pour ne pas voir le Rassemblement national de Philippe Vardon remporter la ville. Dans ce cas-là, Cédric Roussel pourrait mener, s’il se lance, une candidature autonome, sans l’étiquette du parti présidentiel : ça s'appelle une candidature dissidente et LREM ne peut se la permettre. 
La décision sur cette investiture est attendue pour la fin de l’été.

Et si Eric Ciotti obtient l’investiture du parti Les Républicains ?

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Alors LR pourrait précipiter les décisions : le maire de Nice, pas encore candidat mais déjà en campagne, pourrait tendre la main à la LREM, au grand dam des marcheurs locaux qui pourraient manifester leur colère en se réfigiant dans l'abstention.

LR ou LREM, le choix cornélien d'Estrosi 
Comme ses collègues qui finalisent des fins de travaux en masse à la veille des élections, Christian Estrosi est sur tous les fronts. Fin juin, c’est le tunnel de la ligne 2 du tram qui était mis en service à grand renfort de vidéos, photos et hashtags #ILoveNice postés sur les réseaux sociaux. Une semaine plus tard, au tour de "l’Office municipal niçois des seniors" d’ouvrir ses portes. Dans une ville où les plus de 65 ans représentent près d’un tiers de la population, le maire en place depuis 2008 y a annoncé une nouvelle mesure : "la baisse du coût de l’abonnement" des transports en commun annuel de 111 euros pour les seniors. De quoi séduire tout un électorat. Preuve qu'il prépare l'annonce officielle de sa candidature ? 

En mauvaise posture aux Régionales, Castaner s'était désisté pour Estrosi.
En 2015, la liste que conduisait le maire de Forcalquier avait totalisé 16,6 % au premier tour (contre 40,6 % pour celle du Front national (actuel RN) et 26,5 % pour celle des Républicains (LR). Castaner décida de jeter l'éponge, pour faire barrage au FN et ce choix favorisa la victoire de Christian Estrosi, mais aussi la disparition du PS du Conseil régional. Le maire de Nice remporta le second tour avec 54,78 % des voix, tandis que la liste FN conduite par Marion Maréchal réalisait le meilleur score jamais obtenu par le FN dans une région (45,22 %).
En mai 2017, il annonça qu'il démissionnait de la présidence du Conseil régional et reprenait la mairie de Nice, tandis que le Mauricien Renaud Muselier (LR) accédait à la présidence de la région PACA.

La priorité d'Estrosi, c’est "sa" ville. 
En mai 2017, il choisit de quitter la présidence de la région Sud (ex-Provence-Alpes-Côte-d’Azur) pour retrouver Nice. Lorsque le poste de ministre de l’Intérieur est devenu libre en octobre 2018 après le retour à Lyon de Gérard Collomb, il a indiqué n’être "absolument pas" intéressé par un come-back en politique nationale, fût-ce Place Beauvau : "J’ai fait le choix de ma ville, affirmait-il alors. Je m’y consacrerai. […] J’ai choisi Nice et je resterai à Nice."

Six mois plus tard, les cartes politiques ont été battues. 
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Briguer un troisième mandat, mais avec quelles alliances. Si Eric Ciotti confirme sa volonté d’être maire de Nice, sachant que le président du Département n'a pas varié, qui des deux leaders de la droite azuréenne obtiendra l’étiquette LR, dont la commission nationale d’investiture a repoussé son verdict à l’automne ? "Estrosi est un maire sortant. Il est membre fondateur et toujours adhérent. Ce serait logique et cohérent qu’il obtienne l’investiture LR, juge Pierre-Paul Léonelli, adjoint à la ville de Nice et président des Amis du maire. Il est essentiel d’avoir un candidat clair et défini"... Mais cette clarté-là n'est pas celle de l'eau de roche...
Mais si Ciotti, qui ne navigue pas en eaux troubles, obtient l'investiture LR, Estrosi pourrait-il envisager de toper avec LREM et être de ces maires de droite avec qui le parti présidentiel ferait affaire en mars ? Depuis 2017, Estrosi fait partie de ces LR qui traînent comme une casserole un profil "Macron-compatible". Et si on considère que LR a reçu une claque aux Européennes , Estrosi en a pris sa part du fait de son soutien public à la tête de liste François-Xavier Bellamy. 
Le maire de Nice a pris la précaution de se déclarer prêt à "rompre avec l’idée de faire route tout seul"... et enclin à former "des coalitions" avec la majorité. On peut donc en conclure qu'il n'oeuvre pas pour sa candidature personnelle, mais en faveur d'une alliance. Même si les dirigeants de LREM se sont promis de faire payer à ces maires de droite leur soutien à Bellamy, voir Estrosi battu par Ciotti ne serait pas dans l'intérêt du parti du président qui veut rafler les grandes villes

Faire battre Ciotti par tous les moyens?
La commission nationale d’investiture pourrait donc trouver avantage à aider le fluctuant Niçois… au grand dam des godillots locaux. Cette alliance est "impossible, inconcevable, illogique, irrationnelle", énumère Khaled ben Abderrahmane : "Travailler avec Estrosi sur un projet parce qu’il est en place, je ne vais pas dire non. Mais aller avec lui quand il se présente, ce n’est pas possible."
Avec d’autres marcheurs, Ben Abderrahmane a signé une tribune fin juin alertant sur la «prise en otage» de la ville «au nom de calculs politiciens entre amis». Cédric Roussel, premier candidat déclaré pour obtenir l’investiture LREM à Nice, est sur cette ligne : «Si on ne juge que sur les faits, on ne peut pas dire qu’[Estrosi] soit Macron-compatible . De l’expérience sur mon territoire, je n’ai vu et constaté aucune coconstruction», estime le député des Alpes-Maritimes, qui exclut toute entente avec le maire sortant.
L’alliance pourrait se lier à l’intérieur même du clan Estrosi. Dans sa majorité, l’édile compte au moins deux marcheurs : Philippe Soussi et Joëlle Martinaux. La seconde vient de faire part de sa candidature à l’investiture LREM. Si Estrosi l’a sanctionnée en lui retirant sa délégation municipale, certains marcheurs y voient une manœuvre pour permettre à son adjointe d’obtenir l’investiture LREM au premier tour… pour mieux s’allier avec elle lorsque viendra le second.
Mathilde Frénois Correspondante à Nice

vendredi 26 juillet 2019

Lycéens interpellés à Mantes-la-Jolie : l’IGPN blanchit les policiers qui les ont humiliés

L’enquête de l’IGPN classée sans suite, malgré une scène rappelant "les heures sombres de notre Histoire"

Oubliées les "années 30" fustigées par Macron et la "peste brune", par Darmanin

Scène filmée en France, le 6 décembre 2019 :
des lycéens interpellés sont mis à genoux face à un mur
Certains y avaient vu des propos appelant au devoir de mémoire, d'autres à un bourrage de crâne, mais aucun organe de presse ne stigmatise l'IGPN. Avec son classement sans suite des mesures disproportionnées et humiliantes de la police de Macron contre des mineurs de Mantes-la-Jolie, la coupe est pleine. 
Il fait suite en effet aux blanchiments de deux comportements de François de Rugy comme président de l'Assemblée qui fait bombance entre amis, lequel a pourtant récidivé comme ministre d'Etat. Point commun de ces trois jugements : ils sont prononcés par des instances qui sont juges et parties, puisque des députés ont statué sur des dépenses somptuaires du premier des leurs et la "police des polices", sur des humiliations imposées par ses collègues. 

Ces organismes de contrôle, IGPN ou commission d'enquête parlementaire, toutes agissent en interne. 
Ils ne servent visiblement qu'à dédouaner leurs pairs (leur président, des repas "professionnels" qui ont eu lieu à l’hôtel de Lassay lorsqu’il était au perchoir de l’Assemblée nationale. Concernant les travaux effectués dans son appartement, c'est Matignon qui diligente une enquête sur les dépenses de son numéro 2, ministre d'tat, mais nous sommes toujours dans le même cas de figure.
La tendance à la déresponsabilisation des acteurs politiques au sommet de l'Etat est pareillement à l'oeuvre avec des instances comme la CRE (Commission de régulation de l'énergie), l'ARCEP (autorité de régulation des communications électroniques et de postes) ou le CSA. A l'instar de Macron, nos responsables politiques n'ont qu'un mot à la bouche "j'assume", ce qui n'a aucun sens dans la mesure où ils se défaussent sur ces autorités et autres commissions qu'on dit "indépendantes", mais qui ont à leur tête des président désignés ou recommandés par l'Elysée ou Matignon...
     
Une vidéo de la rafle de 151 lycéens en décembre dernier avait fait scandale

On voyait ces adolescents à genoux, mains sur la tête, encerclés de policiers.

A l'IGPN, le malaise est passé...
Enquête classée sans suite, le 26 juillet, jour de grands départs en vacances estivales. La conclusion de l'Inspection générale de la police nationale (IGPN) après les investigations lancées au sujet, non pas de la vidéo, comme l'écrit une certaine presse, mais des faits choquants qu'elle révèle. 
Le document montre l'arrestation le  6 décembre ...2018 de dizaines de lycéens à Mantes-la-Jolie (commune UMP-LR des Yvelines, depuis 1995) par des militaires en armes. Les adolescents - dont le plus jeune avait 12 ans - étaient filmés à genoux, encerclés par les forces de l'ordre casquées, équipées de matraques et de boucliers.

Le syndicat lycéen association lycéenne UNL, puis dix mineurs, avaient déposé plainte, notamment pour atteinte arbitraire à la liberté individuelle, violences volontaires par dépositaire de l'autorité publique ainsi que pour diffusion illégale de l'image de personnes.

Violences urbaines plus graves qu'ailleurs ?

L'enquête avait été ouverte le 12 février et concernait 12 plaintes. Ce vendredi 26 juillet, la procureure de Nanterre, où a été dépaysé le dossier a conclu que " le fait de retenir les personnes interpellées en position à genoux ou assise, entravées pour certaines d'entre elles, apparaît justifié par le contexte exceptionnel de violences urbaines graves et le nombre de personnes devant être conduites dans les locaux de police, nécessitant une organisation matérielle incompressible".

Par ailleurs, les plaignants "placés en garde à vue ont bénéficié des droits légaux attachés au régime de la garde à vue", souligne-t-elle, comme si le respect de la loi était chose extraordinaire. 

Les "violences aggravées" dénoncées par quatre mineurs "ne sont corroborées, ni par leurs déclarations ou les observations de leurs conseils, ni par les examens médicaux des médecins légistes, ni lors de leur présentation à un magistrat dans le cadre de la prolongation de leur garde à vue."
Conclusion : il ne s'est rien passé, ni usage du LBD, ni mutilations physiques...

Une "non-enquête"

Des lycéens interpellés par les forces de l'ordre jeudi 6 décembre 2018 à Mantes-la-Jolie (Yvelines)
Des adolescents traités comme des résistants sous l'Occupation
L'affaire n'est pas close pour autant. 
Cette décision du Parquet placé sous l'autorité du ministère de Nicole Belloubet  "n'a pas de sens, ni factuel, ni juridique, et elle est sans conséquence sur l'enquête qui se mène", a réagi Me Arié Alimi, avocat des familles et de l'UNL. 

Me Alimi a indiqué qu'une vingtaine de nouvelles plaintes a été déposée et qu'un juge d'instruction va être saisi du dossier.
L'avocat a en effet déposé, dès le 6 mai, une plainte avec constitution de partie civile , qui doit aboutir prochainement à l'ouverture d'une information judiciaire. Au milieu de l'été, "cela ressemble plus à des effets d'annonce qu'à des annonces", a-t-il estimé. 
Seules "4 victimes" ont été entendues, a précisé l'avocat, qui parle d'une "non-enquête".

"Là encore, il n'y a pas de surprise", a déclaré Yessa Belkhodja, dont le fils est scolarisé au lycée Jean Rostand, porte-parole du Collectif de défense des jeunes du Mantois . Elle évoque elle aussi la saisine prochaine d'un juge. "Concernant les enquêtes préliminaires, la police qui enquête sur la police, on n'y croit pas vraiment".

Une vidéo choc

Le 6 décembre dernier, comme plusieurs villes en France, Mantes-la-Jolie est le théâtre de manifestations lycéennes contre la réforme de l'université. Ce jour-là, le blocus du lycée Saint-Exupéry suscite l'interpellation de 151 adolescents par la police de Macron et Castaner.
Une vidéo de l'arrestation, filmée par un auteur dont on ignore l'identité, est postée sur les réseaux sociaux. On y voit des lycéens à genoux, certains face au mur, les mains sur la tête. D'autres ont les bras attachés dans le dos. "Voilà une classe qui se tient sage", lance une voix moqueuse derrière la caméra.

L’auteur de la vidéo, un "fonctionnaire de police, fait l’objet d’une procédure de sanction administrative, et une action disciplinaire est sollicitée auprès du procureur général de Versailles", a précisé vendredi  26 la procureure de Nanterre. 
En revanche, la personne ayant diffusé la vidéo n’a pas été identifiée, "le site hébergeur refusant de répondre à la réquisition judiciaire, au nom de la protection des “droits et libertés des utilisateurs” ".

Dans cette affaire, deux autres enquêtes ont été ouvertes. 
Une enquête administrative a conclu à l’absence de "faute" ou de "comportements déviants de la part des policiers"à la mi-juin, selon Brigitte Jullien, la patronne de l’IGPN depuis janvier 2019. 
L’enquête du Défenseur des droits, qui s’est lui-même saisi du dossier, est quant à elle toujours en cours.

jeudi 25 juillet 2019

Les prix des timbres vont s'envoler d'ici 2020

Les  impôts n'augmentent pas, 
juste les taxes et massivement, dans l'été

La Poste a annoncé une augmentation de 10% des tarifs du courrier, à partir de janvier 2020.

En moyenne,
les tarifs courriers augmenteront de 4,7%
La Poste poursuit ses hausses de tarifs, +10% pour les timbres verts et rouges

L'entreprise à capitaux publics détenus par l'Etat français. poursuit ses hausses de tarifs, +10% pour les timbres verts et rouges.

Le prix du timbre rouge passera de 1,05 euro à 1,16, tandis que le timbre vert augmentera de 0,88 euro à 0,97.
Imprimés depuis chez soi, ou son bureau, via le service Montimbreenligne.fr,  les timbres seront quant à eux transitoirement à un tarif inférieur de 3 centimes. 

Quant aux Colissimo, les affranchissements augmenteront de 2% pour les particuliers.

L'an dernier, les timbres rouges et verts avaient déjà augmenté de 10 %


Conséquence de "l'accélération de la baisse des volumes du courrier", cette augmentation tarifaire doit assurer la "pérennité du service universel avec une qualité élevée" et permettre de "continuer à moderniser les offres pour répondre aux usages et aux besoins de ses clients", se justifie La Poste.

On l'a compris, Macron n'est pas responsable, ni d'ailleurs Philippe et Le Maire, ministre de l'Economie dépassé, voire incompétent : personne !
C'est l'Arcep, l'autorité de régulation des communications électroniques et de postes, qui réclame ces augmentations de tarifs, car elles s'inscrivent dans un cadre pluriannuel jusqu'en 2022 : une excellente raison...
On le voit, 
les hausses des tarifs de l'électricité ont pareillement leur autorité administrative indépendante (des fusibles qui ne sautent jamais), la CRE (Commission de Régulation de l'Energie) qui, fin 2018, avait annoncé une hausse du tarif EDF de 5,9% TTC à partir du mois de mars 2019. Cette décision a été repoussée de trois mois face au mouvement des Gilets jaunes, pour finalement entrer en application à partir du 1er juin 2019. La CRE nous a concocté une nouvelle hausse prévue en août 2019...
Comme pour la CNIL (Commission nationale de l'informatique et des libertés), l'Autorité de la concurrence, le CSA, l'Autorité des marchés financiers, etc. 
le budget de ces autorités administratives "indépendantes" est imputé sur le programme budgétaire du ministère de l’Economie, ou de du premier ministre (CNIL). Et, bien sûr, le président de l'ARCEP est nommé par le président de la République (sur proposition de l’Elysée, dans le cas de la CNIL ou du CSA)...
En 2018, la Poste a connu un recul de 7,3 % des volumes distribués, "la baisse la plus importante jamais constatée" du courrier.

Cette baisse des volumes de courrier dégrade les comptes de La Poste, qui a vu son bénéfice d'exploitation baisser de 11,8 % l'an dernier, malgré ses efforts pour se diversifier vers de nouvelles activités de services (code de la route ou veille sur les personnes âgées par exemple).

123 députés ont sacrifié le CETA pour Greta Thunberg

Ces députés ont choisi le médiatique contre le législatif

Attirés comme des papillons de nuit par Greta Thunberg sous le feu des projecteurs, ils ont laissé passer le CETA le même jour

Résultat de recherche d'images pour "CETA" 

Ce mardi, 
avoir reçu l'écologiste suédoise Greta Thunberg en audition, les députés ont voté l'adhésion de la France au CETA, Comprehensive Economic and Trade Agreement (Accord économique et commercial global, AECG), alors qu'ils avaient la tête ailleurs.
Parmi eux : une majorité de députés LREM, 20 députés MoDem, 7 UDI, 8 Libertés et territoires (notamment membres du Mouvement radical, social et libéral, Les Centristes, Union des démocrates et des écologistes (fondé par François de Rugy, Jean-Luc Bennahmias, Jean-Vincent Placé), Parti radical de gauche, ou Place publique), 7 députés LR, 12 socialistes, 3 non-inscrits et 2 gauche démocrate.

Citons en vrac:
Villani, Bournazel, Lagarde, Chassaigne, Falorni, Garot, Pompili, Questel, Renson, Adam, Alauzet, Baichère, Balanant, Bareigts, Belhaddad, Belhamiti, Berville, Diard, Elguerrab, Juanico, Lambert,  Letchimy, Nadot, Orphelin, Rabault, Son-Forget, Taché, Thill, 

L'invitation de l'adolescente était à l'initiative des 135 membres de "Accélérons la transition". 
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Kapo, dans une vie antérieure ?
Parmi eux, 123 députés (dont 96 LREM) n'ont pas fait barrage à ce traité de libre échange "climaticide", comme on dit "féminicide" ou "infanticide". Une incohérence inexcusable : s'ils avaient voté conformément à leurs convictions de façade, le texte ne serait pas passé.
Mardi 23 juillet au matin, Greta Thunberg, 16 ans, activiste de "Youth for climate", cornaquée par son papa, était invitée par le collectif transpartisan de députés 'accélérons la transition' lancé par Matthieu Orphelin pour alerter sur l'urgence climatique absolue. La donzelle était, entre autres, escortée de la paléoclimatologue Valérie Masson-Delmotte, membre du GIEC, qui a rappelé les conclusions du GIEC et plaidé pour des actions politiques immédiates. 
Désormais, la prise de décision dans l'urgence est un 'must', sans rapport avec les condamnations de la précipitation par nos sages anciens. On nous explique en effet qu'en matière climatique, les décisions précipitées n'ont rien de commun avec une décision de crise, car nos "urgentistes" du climat, néo-Atlas de la planète, sont dotés d'une fulgurante rapidité d'analyse...
Ces jeunes de Youth for climate militent en faveur d'une mobilisation face au réchauffement climatique, organisant en particulier des grèves scolaires pour le climat dans de nombreux pays. Mais, au même titre que des "lights off" (extinctions sauvages d'enseignes lumineuses), ou "clean walks" (marches de ramassage de déchets et mégots sur l'espace public) ou des actions diverses de désobéissance civile, a précisé la militante, en même temps que des dizaines de membres de Youth for Climate France ont bloqué un restaurant McDonald's toute la journée de ce dimanche 14 juillet ...

Double hasard du calendrier, en pleine vague de canicule, comme en 1947 ou en 2003 (point besoin d'être paléontologue pour en avoir connaissance), ces mêmes députés étaient appelés le jour même à se prononcer sur le très controversé accord CETA entre l'UE et le Canada.
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Selon Nicolas Hulot ou Gaël Giraud, dans leurs tribunes respectives, cet accord, que certains déclarent totalement contradictoire avec les contraintes climatiques telles qu'elles nous sont imposées par quelques activistes écolos déclinistes et radicaux, vise à abaisser les normes environnementales et sanitaires - qui conviennent aux Canadiens - et renforce significativement les émissions de CO2 par l'accélération d'un commerce de masse.

La veille, Emmanuel Macron répondait sèchement à la tribune de Nicolas Hulot et défendait le CETA "qui va dans le bon sens"

Macron assure "moi, j'ai le sens des responsabilités"
et Pollux défend l'accord de libre-échange entre l’Union européenne et le Canada, dirigé par son ami Castor, Justin Trudeau, et rédigé selon lui par Nicolas Hulot lorsqu'il était au gouvernement.

Par ce soutien, le président contredit sciemment les conclusions d'un rapport d'experts (rapport Schubert) qu'il avait pourtant lui même nommé ! Ce rapport conclut de manière formelle à la nocivité du CETA pour le climat.
Le CETA a été ratifié de justesse : 266 voix pour, 213 contre et 74 abstentions

L'accord est combattu par les agriculteurs comme les ecologistes, au nom notamment des risques sanitaires.Parmi les députés qui ne se sont pas opposés au CETA, les membres de "Accélérons le transition" sont particulièrement à blâmer :
Ils ont eu le cynisme d'inviter le matin des spécialistes du climat, qui ont réitéré les alertes à l'unisson, laissant passer, l'après midi, un texte aux impacts désastreux, en connaissance de cause.
L’objectif de ce collectif 'Accélérer la transition écologique et solidaire.'? Tenez-vous bien... Les élus détaillent ainsi leur ambition : «Nous, députées et députés élus de sensibilités politiques variées, mais réunis par la conviction que la transition écologique et solidaire ne peut plus attendre, avons décidé d’unir nos forces pour que soient portées et votées des avancées nouvelles à la hauteur des enjeux. Nous serons guidés par la prise en considération de la transition dans l’ensemble des politiques publiques menées. Une seule boussole : l’intérêt général présent et futur.»

"On joue sur les peurs", estime aussi Roland Lescure qui rappelle que seules 36 fermes canadiennes peuvent exporter dans le cadre des normes européennes, les porte-parole MoDem criant aussi aux 'fake news'.

Voici ici la liste des 123 députés à la fois membre du collectif Accélérons la transition  et n'ayant pas voté contre le CETA.
Un vote conforme à leur conviction de façade aurait suffi à faire basculer le scrutin : leur responsabilité est totale.
Voici aussi leurs emails & téléphone pro et compte Twitter : laissons aux citoyens la liberté de leur réclamer des comptes. 
L'histoire et leurs enfants se souviendront certainement de ce vote comme du symbole de l'hypocrisie politique.

Les photos de ces 123 députés figurent aussi sur une galerie "mur de la honte" 


Attention  : cette liste ne comporte que les députés ayant aussi invité Greta le matin même.
Pour la liste complète des députés ayant voté pour ou s'étant abstenu : consultez ce tableur en ligne 

Saluons au passage les 9 députés LREM qui ont eu le courage de s'opposer à la consigne de vote de leur groupe présidé par Gilles Le Gendre et de voter contre le CETA : 
Benoit Potterie, 
Xavier Paluszkiewicz, 
Jean-François Mbaye, 
Sandrine Le Feur, 
Albane Gaillot, 
Olivier Gaillard, 
Yves Daniel, 
Lionel Causse,
Eric Alauzet.

Négocié pendant plus de sept ans, le Ceta avait été approuvé par le Parlement européen en février 2017. 
Il doit être ratifié par les 38 assemblées nationales et régionales d'Europe, d'où son passage par l'Assemblée, puis au Sénat à une date qui reste à définir. Treize Etats l'ont déjà ratifié, dont l'Espagne de Sanchez et ...le Royaume-Uni.