POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

dimanche 27 janvier 2008

Royal, pauvre petite fille riche et trompée

Désirdavenir s'épanche sur le divan de Drücker
Ce grand malheur qui s'abat sur une femme aussi souriante et sympa- thique est-il de nature à la servir? C'est ce que pense ce concentré de toutes les vertus cardinales...
Invitée de l'émission "Vivement dimanche", enregistrée mercredi et diffusée dimanche 27 janvier, l'ex-candidate socialiste malencontreuse à l'élection présidentielle revient, notamment, sur son infortune avec le premier secrétaire du PS, paradoxalement soumis comme elle à l'impôt sur la fortune.
"Oui, j'ai été trompée !" déclare, dans l'intimité d'un plateau de télévision, l'élève refusée avec son fils Julien au cours d'art dramatique Florent. Trompée? Et bien! Car depuis longtemps. Pas seulement, donc, par les sondeurs, les militants des quartiers et d'ailleurs et les Français, mais par son sex- symbol de concubin. Son bouquin n'aurait pas suffi, puisqu'il s'est mal vendu; il fallait donc qu'elle fasse pénétrer les Français dans son intimité.

Logiquement, la presse devrait maintenant hurler à la mise en scène de sa vie privée et à l'accaparement du service public transformé en Disneyland. Celle qui parle volontiers d'elle-même à la troisième personne ('la candidate'), parle 'librement' aujourd'hui de son infortune pour dire qu'elle domine la situation. Tout de noir vêtue, elle explique qu'elle a fait son deuil du fuyard.
Evidemment personne ne s'attendait à ce qu'elle avoue s'être trompée et d'avoir voulu tromper le peuple de France. Elle a d'abord sacrifié son couple en utilisant son concubin comme marche-pied vers le pouvoir. Elle a ensuite trompé son François avec les Français. Elle vient enfin devant eux leur dire combien elle a souffert…
Emission de promotion.
Interrogée par Claude Sérillon dans le domaine politique, l'ex-candidate à l'élection présidentielle ne cache pas ses ambitions pour la prochaine présidentielle qui aura lieu en 2012. En ce qui concerne le PS, Sa Cynique Majesté Royal se dit également prête "à prendre ses responsabilités", (responsabilités qu'elle s'invente) et compte bien aller "jusqu'au bout de sa démarche".
Lors de cette partie politique de l'émission, elle évoque aussi le rôle de plus en plus important des médias dans une campagne présidentielle. Elle en a usé et abusé jusqu'à la nausée et continue en répliquant inutilement à tout ce qui se passe en France pour contrecarrer toutes les réformes. Question pub, elle est orfèvre mais feint de faire une découverte. Prête à tout, préviennent certains.

Ainsi, face au redoutable Drücker, pour finir, elle tire sur sa jupe et déclare: 'Il y a encore beaucoup à découvrir!…" Salace, avec ça?
Royal, 'people'? Pas un instant, jamais.

L'ingérable PS voudrait gérer le gouvernement, à l'instar de Filipetti

Fadela Amara, objet de débat au PS
Les bons et les méchants s'affrontent.
Pourquoi faut-il que les membres du gouvernement soient les prétextes aux luttes intestines pour le pouvoir socialiste? Au PS, la fin de règne de Flamby 1er incite les premiers rôles à catapulter leurs seconds couteaux sur le front. Quand les plus insignifiants de leurs valets prennent la parole, ce sont leurs maîtres et maîtresses que l'on entend.

Fadela Amara a annoncé mardi 22 les grandes lignes du futur plan "Espoir banlieue" dont l'intégralité devrait être présentée le 8 février par le Président de la République soi-même, témoignage de son grand intérêt pour le sujet. Christine Boutin a légitimement exprimé son avis. Elle a dit qu'elle ne croit pas à son plan, estimant qu'elle a "manqué peut-être d'un peu de prudence" en proposant de créer 45.000 emplois en trois ans et de réduire de "40% le chômage des jeunes" en banlieue.

Aurélie Filipetti, porte-parole du PS par la grâce de Sa Cynique Majesté Royal qui se tient bravement dans l'ombre, considère sans nuance que Fadela Amara sert juste de "caution au gouvernement" et l'encourage à partir. Jugement radical !
Femme de convictions, pas arriviste pour 20 euros, elle abandonne les Verts en octobre 2006, à la suite de multiples défaites à la mairie du Ve arrondissement et aux élections législatives. Socialiste soumise grand teint, elle fut co-optée par Sa Cynique Majesté Royal à qui elle doit toute sa carrière. Avant quiconque, ce membre du gynécée Royal a aussitôt conseillé à la secrétaire d'Etat chargée de la politique de la Ville de quitter le gouvernement après les critiques émises à son encontre par sa ministre de tutelle. Qui répondra à cet hallali?
Las! François Hollande la contredit dans l'instant qui suit, en ne voyant pas pourquoi la secrétaire d'Etat devrait démissionner!… Réponse du berger à la bergère. Fadela Amara leur sert assurément d'agnelle immolée au méchoui des ennemis intimes, l'ex-couple Ségollande.

La presse s'occupe ainsi à élaborer des scénarios et à susciter des affron- tements. Cette passe d'armes socialiste a en effet été provoquée de toutes pièces par une question de journaliste mercredi 23 janvier. L'avis de François Hollande n'a été sollicité qu'en second -accesssoirement- et chacun comprend qui est à l'origine de la polémique. Un peu plus tôt, la porte-parole du groupe PS à l'Assemblée nationale, bien que toute fraîche députée (arrivée il y a seulement sept mois, en juin 2007), Aurélie Filipetti avait en effet devancé le Premier secrétaire, comme elle a piétiné des député(e)s plus anciens et plus méritants, pour tracer sa route. Dans le camp Royal, on a, à l'évidence, le respect de la hiérarchie et le don de soulever des questions oiseuses.
Le Premier secrétaire du PS quant à lui ne se pose pas la question sur RMC/BFM-TV et s'étonne. "Pourquoi démissionnerait-elle ? Elle a essayé de faire quelque chose. On se rend compte qu'elle en est empêchée, puisque Christine Boutin l'a suivie à la trace hier (à Vaulx-en-Velin), qu'elle n'a pas eu les moyens pour son plan, que Nicolas Sarkozy doit s'exprimer dans quelques jours pour, lui, dire ce qu'il veut faire des banlieues". Chez Hollande, pas d'esprit de vengeance envers la secrétaire d'état de l'ouverture.
Hollande ne prend pas Fadela Amara pour cible: son adversaire reste le gouvernement, et n'est pas mu par un esprit de vengeance de femmes humiliées. "On a le sentiment que Fadela Amara se retrouve coincée, empêchée, entravée". "Finalement Fadela Amara a fait une tentative, elle n'a visiblement pas convaincu. Que Nicolas revienne en deuxième semaine pour présenter un vrai plan pour les banlieues", a lancé le chef du PS. Il se refuse de "faire simplement de la polémique" sur un sujet aussi "grave". Voilà pour les Filipetti, la députée de Moselle, et Royal, députée de nulle part.Interrogée quelques instants plus tôt sur Canal +, Aurélie Filipetti estimait que "Fadela Amara est totalement désavouée". A commencer par certaines au PS.

Respectueuse du travail de Fadela Amara, elle a qualifié le plan banlieue de "totale embrouille".
Petit assassinat politique entre amis?
A qui profite le crime?

samedi 26 janvier 2008

Municipale à Marseille: le Verts Bennahmias passe à l'orange

Tout neuf à Marseille, il éclate le MoDem Marseillais!
Le candidat du MoDem, Jean-Luc Bennahmias, a assuré mercredi que son nouveau parti comptait obtenir "entre 8 et 12% des voix" aux prochaines municipales à Marseille.
A la prési- dentielle, Bayrou, candidat d'un MoDem sur-mesures, créé pour la circon- stance et pour servir les intérêts person- nels de l'ancien mémo- rable ministre de l'Edu- cation natio- nale, a été soutenu par l'hebdomadaire Marianne qui a développé une odieuse campagne de peur.

Ca continue! Bennahmias (ci-dessus), qui entre tous a l'air le plus dangereux en étrangleur, a en effet vivement critiqué les "pressions" dont seraient victimes des candidats désireux de rejoindre ses listes.
Mohamed Laqhila, tête de liste dans le 7e secteur de Marseille (13e et 14e arr.) a expliqué que la personne qui souhaitait se présenter en deuxième position sur sa liste et qui avait validé son acte de candidature avait dû finalement renoncer, des menaces de retrait des subventions allouées à son association ayant été exprimées. Des preuves?
M. Bennahmias s'est d'ailleurs refusé à évoquer d'où pouvaient provenir ces menaces. "Cela montre que le jeu entre les deux blocs ne se fera pas sans nous", estime-t-il.
Pourtant, selon le transfuge Vert, "tout est totalement ouvert sur cette ville", a-t-il ajouté, regrettant ce qu'il appelle le "mercato" politique en cours à Marseille et les "pressions" pesant sur certaines personnes souhaitant rejoindre les listes MoDem.
Le candidat MoDem à la mairie de Marseille a par ailleurs indiqué que François Bayrou viendrait le soutenir début mars.
Halluciné, il prend aussi ses désirs pour des réalités. "Nous voulons peser entre 8 et 12% et nous rapprocher le plus possible du score qu'avait réalisé François Bayrou à la présidentielle qui était aux alentours de 15%", a affirmé M. Bennahmias, lors de la présentation de ses têtes de liste dans les huit secteurs électoraux de la ville.
Ce parisien parachuté sur la Cannebière parle de Marseille comme s'il y était né… "Sur cette ville comme ailleurs en France, la logique 'bloc contre bloc' sera en pleine évolution", veut croire Bennahmias qui affirme aborder "sans dogme et sans tabou ce qui se passera au 2e tour".

Né en 1954, Bennahmias, un ex-secrétaire national des Verts, est détenteur d'un BTS technico-commercial depuis 1976 et d'un diplôme d'université de formation pour adultes-Dufa en 1984, qui le destinaient naturellement au journalisme, à l'Evénement du Jeudi de J.-F. Kahn, il faut dire, la politique aidant plus sûrement que les diplômes…
Mieux, il fut nommé , assez logiquement et sur son seul mérite, chargé de cours en communication à … l'Université de Paris VII et à Paris VIII de 1988 à 1996.
Fondateur Parisien des Verts, on le retrouve parachuté au MoDem et à Marseille.
Et que devient le MoDem?
Une partie du MoDem marseillais, conduite par Jacques Rocca-Serra (qui a indiqué se placer en retrait de son parti pendant les municipales), a rejoint les listes UMP du maire sortant, Jean-Claude Gaudin.

Municipales: les Besancenot incontournables à la LCR

La maman d'Olivier est candidate à Louviers
Geneviève Besancenot, mère d'Olivier Besancenot, porte-parole de la LCR , ne prend pas sa retraite politique.
A 66 ans et à la retraite, cette psychologue scolaire (FSU-CGT ou SGEN-CFDT?) rempile et fera nombre au 32ème position sur 33 sur cette liste baptisée "LCR, à gauche vraiment" et conduite par Gérard Prévost, conseiller municipal sortant. "Elle est proche de nous depuis longtemps mais pas adhérente", a prétendu Pierre Vandevoorde, un des responsables de la LCR dans l'Eure.

Non adhérente? Geneviève Besancenot a portant déjà été candidate aux précédentes élections municipales de 2001, déjà à Louviers, sur la même liste conduite par le même Gérard Prévost qui avait alors obtenu 10,1% des suffrages et un élu. La LCR n'a-t-elle donc pas les effectifs pour se renouveler ou assistons-nous à un squat?
Son fils avait été candidat sur cette liste en 1995, alors qu'il avait 20 ans et n'était pas encore connu.
Une affaire de famille. Cooptation ou dynastie?

Royal condescendante envers Attali et son rapport!

La médiocrité en réponse à la courtoisie
Sa Cynique Majesté Royal, la Poulidor de l'élection présidentielle, a reçu mercredi des mains de Jacques Attali le rapport de la commission qu'il présidait sur "la libération de la croissance", et depuis son QG du Bd Raspail a jugé que le rapport avait le "mérite d'être là"! Elégance et respect du travail de ce groupe d'experts éminents...
A cet enthousiasme, elle ajoute la platitude: "Il faut avoir l'honnêteté intellectuelle de regarder les propositions mises sur la table". Regarder n'est ni lire, ni comprendre… Son aimable remarque n'est donc que préjugé favorable, mais obligé.
Elle enchaîne avec une généralité qui la dispense d'étayer son jugement. "Je pense que tout ce qui va dans le sens du déblocage de ce qui freine l'initiative doit être pris en considération", a jugé la présidente du Conseil régional Poitou-Charentes. Elle a ainsi apporté sa pierre à l'édifice.
"La France a besoin de réformes. Ce rapport a été fait pour aider la France et moi, je veux aider la France", a-t-elle clamé! Elle a salué notamment "le contrat d'évolution", une des mesures du rapport Attali qui permettra d'offrir une rémunération aux chercheurs d'emploi en formation. "Quand on commence son emploi, il faut avoir des perspectives", a-t-elle commenté. Pas mal, pour quelqu'un qui avoue ne pas avoir lu le rapport! Elle a promis à son auteur de le 'regarder' "attentivement", avant de saluer "l'expertise" et "le désintéressement" de Jacques Attali qui se trouvait à côté.
L'ancien conseiller de François Mitterrand, de son côté, a rappellé : "La gauche, c'est ma famille. Il est légitime de remettre de ce rapport à celle qui incarne l'opposition", a jugé l'économiste qui avait été un partisan de Désirdavenir durant la campagne présidentielle.
Tout cela pour expliquer qu'il a remis son rapport au groupe PS, à la direction du Parti mais -contraint forcé- en premier à Royal, pour la simple raison qu'elle n'a jamais d'autre préoccupation que de griller ses camarades. Et elle s'en vante, en affirmant qu'elle a été la première à l'accepter, pour ne pas dire qu'elle s'en est emparée avant les autres!
Quelle patience!

Les épines du rapport de la commission Attali sur la libération de la croissance

Les diverses sensibilités découvrent qu'il n'y a pas de rose sans épines
Jacques Attali a remis mercredi 23 son rapport sur la "libération de la croissance" à Nicolas Sarkozy, qui s'est montré d'accord sur l'essentiel de ses 316 propositions , sauf sur deux, dont la réforme du principe de précaution et la suppression des départements.
"J'adhère à l'essentiel de vos conclusions", a déclaré le président de la République en recevant à l'Elysée le rapport de la commission dirigée par l'ancien sherpa de François Mitterrand. Désirdavenir ne prétend pas avoir mis la main dessus avant le Président?
Ce rapport propose des mesures conçues pour permettre à la France d'obtenir le point de croissance supplémentaire que Nicolas Sarkozy veut gagner pour les Français.
"Si certains ont été effrayés par le contenu de vos propositions, moi je les trouve plutôt raisonnables dans l'essentiel", a-t-il affirmé. Nicolas Sarkozy a vanté le "constat parfaitement raisonnable" de la commission, le résumant ainsi: "dans un monde qui change à très grande vitesse, la France a pris du retard alors qu'elle dispose d'atouts exceptionnels".
"Dans 6 mois, nous nous retrouverons pour faire le point (...) je ferai tout pour que vous ne soyez pas déçus par l'oeuvre réformatrice du gouvernement et de moi-même", leur a promis le chef de l'Etat, devant la quasi totalité de ses ministres.
Le chef de l'Etat a annoncé son intention d'"associer le Parlement" à la mise en oeuvre des propositions du rapport, dont certaines font déjà débat de part et d'autre.
Citant Turgot qui s'adressait à Louis XVI pour lui faire accepter le principe de réforme, Jacques Attali a défendu avec ferveur ses "propositions pour changer la France", selon lui "plombée par les rentes, les connivences et les privilèges". "C'est un rapport libre et non libéral", a insisté le chef de file d'une commission composée de 43 personnalités de tous bords.

Seules deux propositions n'ont pas trouvé son accord: la réforme du principe de précaution, que la commission Attali souhaite "repenser", et la suppression des départements.
La commission Attali estime que le principe de précaution, introduit dans la Constitution en 2004, "instaure un contexte préjudiciable à l'innovation et à la croissance".
"Le principe de précaution n'est pas un principe d'inaction", et "pas davantage un principe d'interdiction", a répliqué le président. "Au contraire, c'est un principe d'action et d'expertise pour réduire l'incertitude", a-t-il insisté.
Second point de désaccord: la suppression des départements proposée par la commission dans les dix ans à venir. "Les Français sont attachés à la légitimité historique des départements", a fait remarquer Nicolas Sarkozy pour s'opposer à cette mesure. L'affectif a droit de cité… quel qu'en soit son coût.
Le président a particulièrement insisté sur certaines mesures, telles celles en faveur du système éducatif, de l'accès des PME aux marchés publics, de l'accès au numérique, des éco-villes, du travail des seniors, de la réforme de certaines professions réglementées (taxis, notaires, pharmacies...).
Le président s'est par ailleurs accordé un temps de réflexion complémentaire sur l'immigration alors que selon le rapport, 250.000 nouveaux immigrés par an pourraient donner à la France 0,5% de croissance en plus. Même souci d'approfondissement du sujet de la TVA sociale préconisée par la commission.
Les prochaines élections municipales restent un obstacle non négligeable à la mise en œuvre de cette réforme, comme des autres. Plusieurs députés UMP s'opposent à des mesures qui pourraient être mal reçues par leurs électeurs. Au Parti socialiste, François Hollande a notamment dénoncé "beaucoup de mesures extrêmement préoccupantes". Il trouve surtout ce rapport embarrassant, du fait du caractère progressiste de plusieurs mesures contre lesquelles il ne peut s'élever et que son parti va devoir occulter.

Hillary Clinton est-elle hystérique?

La question de sa santé mentale est posée
Le rire gras et bête ('cackle') de la candidate démocrate inquiète l'Amérique.
Que dissimulent le 'Clinton cackle' et ses yeux exorbités?
CONSTATER
l'état du sujet:




Voici Hillary qui rit. VOIR et ENTENDRE:
La faculté mobilise ses meilleurs psychiatres pour une psychanalyse d'aptitude au poste. Un certificat médical s'impose.

Et voilà Hillary qui pleure. VOIR et ENTENDRE:

Primaires USA : les larmes d'Hillary Clinton envoyé par INFOCOM-Net

Sa vulgarité ne fait pas débat.
mais théatrale ou déséquilibrée?
Humour ou fêlure?

Presse et paparazzi: les 'people' n'ont pas le droit au respect

La presse fabrique les people et les tient en respect
Il arrive que tant de respect et de liberté d'expression soient explosifs.
VOIR et ENTENDRE une confrontation voulue par France 2
Il s'agit du clash entre le respectable Jean-Claude El Fassi et Daniel Ducruet sur le plateau de 'Ca se discute', l'émission racoleuse de Jean-Luc Delarue, diffusée ce jour-là le 24/10/07.
"Oh là là; qu'est-ce qu'y s'passe?" s'interroge Delarue! Un invité vient tout juste d'en insulter un autre, mais ni sa notion de responsabilité, ni celle d'honneur n'a pourtant pas été interpellée. Il n'a pas rappelé à l'ordre l'odieux photographe. S'agit-il encore de cette 'insolence' de bon aloi, revendiquée par les vrais journalistes indépendants, face aux politiques? Erreur de jugement. Le Français moyen ne fait pas le dos rond et ne se laisse pas insulter. Bizarre, non? A vous de juger!

Clash El Fassi / Ducruet - Ca se discute 24/10/07 envoyé par Xikojojo

En règle générale, France Télévisions se targue pourtant de faire de la culture et de la psychologie d'un niveau bien supérieur à toutes ses rivales réunies. Et pourtant Canal+ et M6 visent déjà très haut… L'odieux photographe fait en public profession de provocateur, impunément, parce que la dignité des uns et des autres n'a pas la même valeur aux yeux de certains. Dans certains milieux, l'impertinence est recommandée, mais distribuée de manière sélective.
Une certaine presse, ses journalistes et ses syndicats, affirment qu'ils se distinguent de la presse caniveau: info ou intox? La basse besogne n'est pas seulement affaire de style. L'objectif est aussi un critère d'appréciation et de jugement. N'est-ce pas le premier motif de suspicion qui pèse actuellement sur la presse arrogante et grossière?
Pourquoi la presse a-t-elle mauvaise presse?

Bill Clinton: Hillary ne fait pas rire

Ni Bill Clinton, ni W. Bush n'est inquiétant comme elle
Les électeurs américains s'interrogent.
VOIR et ENTENDRE:

Hillary Clinton fait des dégâts: Bill est vidé!

Soutenir une candidate de gauche est-il tellement éprouvant?
Du déjà vu. Bill Clinton s'est trouvé le job de faire-valoir d'une candidate démocrate parmi d'autres, son ex. Il a ri? Oui! Enfin, non… Détrompez-vous, ce n'est pas drôle tous les jours comme en témoigne la vidéo ci-dessous et soit il récupère, soit il fait des réserves, mais il n'a manifestement droit à la sieste que pendant les discours des autres.
VOIR et ENTENDRE

Bill has a "dream" envoyé par ludinhio


"Le Bill Clinton show"- Chacun comprendra mieux maintenant ce titre de journal canadien. Bill est encore populaire et il suffit qu'il fasse une apparition pour que son ex-femme engrange des voix.
Le rival démocrate de celle-ci,le 'colored' Obama, a du souci à se faire: il n'est plus face à un mais bien deux Clinton dans ces primaires. Mais il peut garder confiance en se tournant vers le modèle français: le vainqueur des dernières présidentielles n'avait-il pas,lui aussi, un couple face à lui?
Plus franc, Bill paie ostensiblement de sa personne. L'ex-président américain fait donc la campagne de sa femme: elle aussi est arriviste et s'est faite toute seule. Comme l'autre, elle symbolise la femme libérée et autonome…

Une autre similitude? Hillary et Désirdavenir valent chacune son pesant de bourdes. Ainsi, Hillary s'était mise une partie de la communauté noire à dos en minimisant le rôle de Martin Luther King dans la lutte des noirs américains pour leur droit, selon le site internet de l'Express à la date du 14/01/08).
Alors, Bill a été réquisitionné pour ramener les Noirs à son ex: comme l'explique un spécialiste des questions sur les minorités raciales aux USA, François Durpaire, (tf1.fr du 25/01/08), Bill Clinton conserve l'oreille de la communauté noire. Les médias militants ont mis en boucle un slogan efficace: "Bill Clinton is the first black president"... ("Bill Clinton est le premier président noir"!). Cette formule publicitaire a aussi le mérite de faire de l'ombre à Obama en battant en brèche l'idée qu'il pourrait bien devenir le premier président noir, réel et non plus virtuel.
Or, si le vote noir en Caroline vaut bien une messe, le pasteur n'a pas les arguments qui pourraient garder Bill éveillé. La journée hommage à Martin Luther King qui se voulait "journée de repentance coloniale" de la Clinton and Co a manifestement laissé Bill sur les rotules. Il apprécie mieux les talents et l'abnégation de Lewinsky. L'hommage à MLK vire donc à un hommage à Monica!
"I have a dream!..."

Hommage au chanteur Carlos, qui méritait mieux

Sommes-nous supposés être indulgents?
'Big bisous' à Carlos, décédé la semaine dernière, à 64 ans .

Mais la presse qui prétend nous expliquer s'est encore distinguée...
Sommes-nous tombés si bas qu'elle se met à notre niveau?
ENTENDRE

France-Info force le respect et honore la profession.

Mais nous ne pouvons rester sur ce malaise créé par ce journaliste professionnel et sa chaîne donneuse de leçons.
Nicolas Sarkozy et Philippe Bouvard ont su rendre un hommage digne à Carlos.
Pour Nicolas Sarkozy (que le chanteur avait soutenu pendant la campagne), "ses nombreux succès connus de tous, son sens de l'humour, sa bonne humeur légendaire, sa grande gentillesse et sa silhouette inimitable resteront dans les mémoires".
Philippe Bouvard, compère des Grosses Têtes, lui rend un bel hommage : "Il était le plus joyeux de nos compagnons, à la fois doté d'une bonne humeur inextinguible et d'un coeur à sa mesure [...] Derrière le chanteur adoré des enfants, et le talentueux raconteur d'histoires, se cachait un homme fin, réfléchi, cultivé, dont sa géniale maman François Dolto, avait pu être justement fière" (nouvelobs.com du 17/01/08).

La culture sur France Télévisions chez Delarue

TF1 a des leçons à prendre des donneurs de leçons…
Dans cet incident minable, Jean-Luc Delarue n'y peut rien, sauf qu'il devrait savoir à quoi il s'expose et ne pas se contenter d'exploiter le filon. Les sujets de ses émissions suscitent en effet l'intérêt d'un certain public, dans la lignée de la télévision-spectacle et de la presse-caniveau.
VOIR et ENTENDRE
Merci à Hakim du 9.3!...

Le service public peut s'enorgueillir de compter dans ses rangs un collaborateur tel que Delarue...
D'ailleurs, elle se le garde.

vendredi 25 janvier 2008

La Turquie? Desirdavenir Royal ne maîtrise pas plus que le reste

La Turquie aussi met Désirdavenir dans l'embarras
Sa Cynique Majesté Royal aurait une stature nationale, voire internationale, qui, à l'entendre, ne demande qu'à s'exprimer. Son entourage affirme qu'elle domine tous les sujets, malgré la foultitude de bourdes que des mal-intentionnés lui attribuent.
Le mois de janvier 2007 est à marquer d'une pierre blanche pour son accumulations de bourdes noires:
D'abord, elle avait évoqué la rapidité de la justice chinoise, histoire de faire honte à nos magistrats qui continuent pourtant de lui obéir au doigt et à l'oeil.
Ensuite, elle avait prononcé le néologisme ('bravitude'), révélateur d'une culture gruyère dont la FSU n'assume pas la responsabilité. D'Jack Lang avait été missionné pour combler les trous.
Puis elle avait gaffé sur la Corse, piégée par un imitateur.
Pour finir -le mois- en beauté , c'était l'affaire des porte-avions.
L'année 2008? Les mois à venir s'annoncent riches en 'trouvailles'…
Pourtant, on dirait qu'elle panique quand en 2007 le journaliste Yann Barret lui pose une question sur la Turquie...
VOIR et ENTENDRE un 'hors antenne' révélateur, sur Antenne Réunion:

Elle a des équipes mais ses entretiens ne sont pas préparés, parole d'honneur! Aucune entente préalable, aucun trucage.
Mais "Il faut des règles!"...

Le communautarisme choisi? Guillaume Durand rappelle Zemmour à l'ordre

La fiction dépasse-t-elle la réalité?
Peut-on tout dire? La liberté d'expression est-elle ce qu'elle était?
La presse nous donne ici un exemple de sa frilosité -voire de son auto-censure- qui contraste étrangement avec son insolence habituelle. Tout dépend de la cible: nous ne sommes pas égaux face à la presse!
Qu'un arabe tue un juif, ça interpelle Durand. Est-ce donc que ca n'existe pas, puisqu'il y voit un 'fantasme'?... Ou bien est-ce qu'il n'est pas convenable d'en parler? Le politiquement correct de gauche -si ce n'est de l'auto-censure- s'impose-t-il aux journalistes en matière de communautarisme? A moins que ce ne soit de la crainte... Telles ces ('jeunes'!) demoiselles qui ricanent par timidité, la presse nous fait l'effet de masquer son mal-être, ses craintes des sujets tabous et du jugement de l'opinion, alors qu'elle compense sans complexe en accablant de leurs impertinences les plus maso de leurs interlocuteurs politiques au pouvoir, généralement livrés en pâture, seuls contre tous..
Mais qu'un juif tue un arabe permettrait-il à Durand de se défouler de son trop-plein d'indignation? Croyez-vous pour autant qu'il verse un pleur sur la victime? Ou les 'règlements de compte dans les parkings' Celui de Durand doit être sécurisé!
Si pour l'homme de la rue, il s'agit de toute façon d'un crime, comme ce serait le cas de celui d'un juif qui tuerait un arabe, pour Guillaume Durand, ce représentant de la gauche-caviar, "Ca va faire des remous terribles", craint-il.
Il eût mieux valu qu'un auvergnat tuât un yougoslave! affirme-t-il…
Où allons-nous! La morale de la gauche-caviar sur France 2 peut être enseignée dans les écoles, sans problème …

Les médias craignent pour leur pouvoir usurpé de se substituer au peuple

La presse désorientée exprime son mal-être
De Nicolas Sarkozy, Guillaume Durand dit: "cet homme conquiert le pouvoir". Le journaliste ignore le scrutin universel et occulte la volonté du peuple. Le tenant pour quantité malléable à merci et donc négligeable, il révèle un malaise de la presse qui se plaint ici que le président passe au-dessus de cette hydre sa tête pour rétablir avec le peuple un dialogue direct où les travailleurs retrouvent toute leur place.

Assistons-nous au passage de la phase d'insolence des journalistes à celle du réquisitoire du pouvoir par la presse? La presse met actuellement en place un tribunal de la presse populaire, que l'on dit 'people' qui déborde la presse traditionnelle autoproclamée de qualité, au point de mettre son équilibre financier en péril, comme y réussit le Net qu'elle tente de peupler et d'étouffer.
La personnalité de Sarkozy perturbe les médias. La presse, en effet, est en train de perdre à la fois ses repères et son pouvoir de domination. Nous assistons ici à un long (13:42) plaidoyer pro domo de tartuffes de la presse écrite, inquiète pour elle-même, qui cherchent à circonvenir l'opinion et à la ramener sous sa tutelle. L'enjeu pour les medias est de la rappeler à son devoir de soumission: sans esclaves point de maîtres...

Ecoutez-les exprimer leur désarroi.
Thème affiché du pseudo-débat : "Où est passée la politique ?" (ou De l'avenir de la presse)
avec, outre Eric Zemmour, grand reporter au Figaro,
Yves Derai (journaliste à L'Est républicain, co-auteur en 2008 d'une biographie de l'ancienne épouse du président -avec Michaël Darmon, journaliste à France 2- et d'ouvrages politiques sur Villepin et Sarkozy ou sociologiques sur le gay pouvoir),
Patrick Rambaud (l'un des journalistes du magazine gauchiste à Actuel de Jean-François Bizot -où on trouve aussi d'autres cumulards du PAF, comme Léon Mercadet, chroniqueur pour l'émission La Matinale diffusée sur Canal+, après avoir co-animé I comme ICARE , l'émission scientifique de la chaîne i-Télé et être passé au journal Rouge de la Ligue, et Philippe Vandel ou Frédéric Taddeï),
Jacques Julliard (Nouvel Observateur),
Olivier Mongin (directeur de la revue Esprit de la gauche 'intello', depuis… 20 ans)
et l'irako-libanaise (Périhane Chalabi dite) 'Péri' Cochin, chroniqueuse-caviar de la bande à Ruquier qui coupe la parole en permanence.

VOIR et ENTENDRE :


C'est une brochette d'"Esprits Libres" majoritairement à l'unisson qui jouent à débattre du pluralisme, entre soi. Sans personne pour apporter la contradiction! Nous sommes sur France 2…
Cet aréopage distingué exprime ses craintes à la fois pour son avenir en hurlant au court-circuit par le Net et à la prise de pouvoir par l'opinion, l'"irruption des citoyens" qui serait une manifestation de mépris des …citoyens. Vous avez bien entendu!

jeudi 24 janvier 2008

Ouverture de zones commerciales le dimanche: n'est-ce pas bientôt fini?

Plan-de-Campagne: annulation des arrêtés préfectoraux de prorogation d'autorisation
Le tribunal administratif de Marseille a-t-il mis un terme définitif à l'ouverture de zones commerciales le dimanche? Il a à nouveau annulé les arrêtés pris d'un préfet, dont celui du nouveau préfet des Bouches-du-Rhône, pour la prorogation de l'autorisation d'ouverture dominicale dont bénéficient les enseignes de Plan-de-Campagne, la plus grande zone commerciale de France.
Les 400 magasins qui emploient plus de 5.000 personnes devront fermer leurs portes le dimanche dès que le jugement leur sera officiellement notifié. Les chalands ne seront donc plus détournés de leur besoin naturel de retrouvailles familiales et de repos dominicaux. Reste le samedi!
La zone commerciale de Plan-de-Campagne a bénéficié pendant …quarante ans de dérogations de travail dominical pour la moitié de ses 400 enseignes. On l'a compris, elle est aujourd'hui au centre d'une bataille juridique entre partisans et adversaires du travail le dimanche, qui pourrait faire jurisprudence.
La dernière décision en date du tribunal survient en plein débat sur l'ouverture des enseignes le dimanche, réclamée par le Medef et prônée par la commission Attali sur la libération de la croissance.
Dans un communiqué, le préfet Michel Sappin, a exprimé sa "tristesse" à l'annonce de cette décision qui pénalise fortement les magasins de Plan-de-Campagne, selon lui. "Il exprime son inquiétude quant à la pérennité de certains d'entre eux et particulièrement pour leur personnel permanent ou volontaire, vacataire et étudiant, qui risque de se trouver dans une situation difficile", poursuit le texte. Et les femmes et leurs 'jeunes' enfants?
Michel Sappin précise qu'il pourrait proposer au ministre du Travail, Xavier Bertrand, de déposer un recours auprès de la cour administrative d'appel. Un tel recours n'aurait pas de caractère suspensif.
Le tribunal a également condamné le préfet à verser plus de 106.000 euros en réparation des frais de justice engagés par la CGT et la CFDT qui ont attaqué les arrêtés en justice. "Pour la troisième fois, le juge dit au préfet que c'est illégal. Il doit maintenant appliquer la loi", a déclaré l'avocat de la CGT, Dany Cohen, à la sortie de l'audience.
"Il ne s'agit pas de multiplier l'offre, mais de préserver un système qui existe depuis quarante ans. C'est une véritable tradition, presque une institution", avait expliqué Michel Sappin en juillet dernier, date à laquelle il avait pris les arrêtés incriminés, qui couraient jusqu'au 30 juin prochain. Qu'en est-il, en revanche, de la tradition du lundi de Pentecôte? La zone de Plan-de-Campagne sera-t-elle bénéficiaire d'une dérogation d'ouverture pour le lundi de Pentecôte?
Le préfet disait vouloir écarter le "risque de très grande fragilisation" des entreprises de la zone qui réalisent entre 10 et 25% de leur chiffre d'affaires le dimanche. (RELIRE à ce propos l'article précédent de PaSiDupes pour observer la grande fantaisie dans les chiffres brandis par les uns et les autres.) "L'urgence est de sauver la zone. Toute autre solution la conduirait à la catastrophe", avait-il estimé.
L'ouverture le dimanche serait une question de vie ou de mort. Pour ceux qui le peuvent et préfèrent des conditions tranquilles d'achat, ou pour les étudiants qui n'ont pas cours tous les jours de la semaine (!) et veulent étudier le dimanche, et pour les travailleurs qui aimeraient rencontrer leur famille, l'ouverture le lundi et le mardi matin ne serait-elle p
as un compromis raisonnable dans cette situation de prétendue survie?
Le fond du problème est en fait la question des primes du dimanche: le pouvoir d'achat n'est-il donc pas aussi fonction de la baisse des coûts et des prix?…

Le travail du dimanche, un marché de dupes

Tous comptes faits…
Dans la vaste zone commerciale de Plan-de-Campagne (400 commerces), située à mi-chemin de Marseille et d’Aix-en-Provence, l’exception est devenue la règle. Après trente-cinq ans de cache-cache avec la loi et d’arrangements à coups d’accords préfectoraux, la zone devait réintégrer le champ légal en 2002. Mais une dérogation supplémentaire de cinq années avait alors été accordée, à la condition, vite oubliée par les grandes enseignes, de préparer le retour à la normale: cinq années n'auront donc pas suffit, probablement avec la meilleure volonté du monde.
Début 2007, c’est en effet le retour au point de non-droit. Car, de nouveau, le préfet Frémont (maintenant directeur de cabinet de Jean-Louis Borloo) lâche un délai supplémentaire de six mois à vingt-six enseignes -But et Darty (filiales du britannique KESA), Castorama (du non moins britannique Kingfisher plc, comme Brico Dépôt), H&M (Suédois), Leroy-Merlin et Decathlon (groupe français Auchan de la famille Mulliez), Fly et Atlas (Groupe Rapp, premier franchiseur de l'ameublement et troisième distributeur de meubles français), etc… « La fermeture brutale serait extrêmement dommageable pour les entreprises et donc pour l’emploi », assure Christian Frémont. Le préfet prend, en toute conscience, un arrêté illégal. Il le sait puisqu’il ajoute : « Il ne fera effet que si personne ne demande son annulation. » Les syndicats portent alors l’affaire devant la justice.
En avril 2007, le tribunal administratif de Marseille annule les autorisations d’ouverture dominicale. Trois mois plus tard, le nouveau préfet, Michel Sappin, ressort la baguette magique des dérogations (au nombre de 45). « Toute autre décision serait catastrophique pour la zone », justifie-t-il, reprenant l’argumentaire du patronat local et du député UMP de la circonscription, Richard Mallié. Selon ces derniers, les commerces de Plan-de-Campagne réaliseraient le dimanche le tiers de leurs chiffres d’affaires et 70 % des achats sont exclusifs à cette journée. Il suffirait donc d’ouvrir tous les magasins de France et de Navarre le dimanche pour que les consommateurs retrouvent du pouvoir d’achat ! Et comme ce sont des biens de première nécessité qui sont les premiers concernés-les secteurs de l'ameublement et de l'électroménager!-, le surendettement est promis à un bel avenir, son envol est assuré…
Qu’en pensent les salariés ? Dans un grand magasin d’ameublement de la zone, les avis sont partagés. Un jeune caissier : « Moi, je n’ai pas de famille. Travailler le dimanche ne me dérange pas. Et comme ça nous fait du salaire supplémentaire… Il faut nous laisser cette possibilité. C’est un choix. » Un vendeur : « J’en ai plein le dos du dimanche. Je n’ai plus de vie de famille. Je ne travaille pas le lundi et le mardi matin, mais mes enfants sont à l’école. » Faudra-t-il fermer les écoles le mardi matin pour que les enfants rencontrent leurs parents? « Le volontariat, c’est du pipeau, bondit le vendeur. Quand on est embauché, le dimanche fait partie du contrat. Si on ne veut pas travailler ce jour-là, on n’est pas embauché. » Un peu plus loin, un magasin de chaussures. « Nous, on a le choix de travailler le dimanche. Notre priorité, c’est d’être payés plus », assure la responsable, tandis que les vendeuses regardent… le bout de leurs chaussures. Un magasin d’électroménager, maintenant. Un vendeur : « On n’a pas le choix mais, moi, je veux travailler le dimanche. Ça nous fait des primes. » Un collègue : « Ben oui, s’il n’y avait pas les primes, je ne vois pas pourquoi on viendrait le dimanche. Vous croyez que ça nous fait plaisir ? » Leur salaire : le SMIC.
Rappelons d'une part que les trois demi-journées du lundi et du mardi matin, la zone de Plan-de-Campagne est 'ville' morte. Les travailleurs en profitent pour compter les sous qu'ils vont pouvoir ré-insuffler dans le marché et dans l'achat de biens superflus. Leur vision d'un bonheur frelaté s'en trouve renforcée, avec les déceptions qu'il fait naître. Les vies de couples et de famille ne s'en trouvent pas consolidée et l'endettement des ménages risque fort de s'aggraver.
Si deux demi-journées le dimanche rapportent plus que trois la semaine, d'une part la logique du "travailler plus pour gagner plus" est contredite, et d'autre part, le problème des charges sociales mais aussi des salaires bas justifiés par des primes est soulevé. Admettre ainsi que le travail du dimanche contribue à l'augmentation des coûts supportés par les consommateurs par le biais des prix à la consommation, c'est aussi reconnaître que le pouvoir d'achat des consommateurs (le plus grand nombre) est sciemment sacrifié au pouvoir d'achat d'un petit nombre de travailleurs -par ailleurs consommateurs- et des marges bénéficiaires de quelques grandes enseignes.
Au total, qui gagnera en pouvoir d'achat et qui en perdra? C'est un marché de dupes qui est proposé, aux uns et aux autres.

mercredi 23 janvier 2008

Municipales à Dijon: Rebsamen s'offre à la gauche entière

Un ratissage large vaudrait mieux que l'ouverture
A Dijon, depuis l'annonce d'une conjuration 'fransciscaine', les électeurs craignent qu'on leur fasse le coup du Père François… Ce mauvais coup consiste à attaquer lâchement par derrière, ce qui est précisément le cas des candidats de la gauche à la mairie de Dijon, mais entre adultes consentants.
De source bien informée, Frère François Rebsamen convole avec un MoDem. A l'occasion de cette union, la Gazette, un hebdomadaire gratuit de Dijon, affiche les deux hommes dans un grand cœur rouge.
François Rebsamen et François Deseille s'unissent donc pour le meilleur et pour le pire, jusquà la municipale de mars, et plus, si affinité. Les deux François se sont promis l'un à l'autre: cette fois, le MoDem a accepté que le PS monte à l'étage le rejoindre, mais en passant par derrière. Un troisième François, François Bayrou, éternel troisième, tenait, dit-on, la chandelle. Mais un quatrième François s'était également joint à cette partie fine. La douairière du PS, François Hollande, chaperonnait en effet son n°2. Une véritable "gang-party"!
Seuls les François et les Françoise sont-ils électeurs à Dijon?
Les bans ont été publiés la semaine dernière. Les heureux pacsés sont le maire socialiste sortant et le président du Mouvement démocrate (MoDem) local. Leur union alimente les interrogations à sept semaines du scrutin.
La liste des invités à la noce ne sera connue que mi-février quand les témoins auront surmonté leur stupeur à l'annonce de ce coming-out. Mais déjà Nono Mamère le Vert s'est proposé, en tout bien tout honneur, pour célébrer la cérémonie, fort de son expérience qui lui avait valu une suspension d'un mois de ses fonctions de maire de Bègles pour avoir marié deux homosexuels, le 5 juin 2004. Pourtant, le PCF, qui ne sait plus à qui se donner, en serait aussi...
D'ici mars prochain, Dijon sera donc transformé en vaste lupanar politique, au grand dam des ailes gauches du PS et du PCF locaux et moraux. Quant au Chanoine Kir, il ne sait plus à quel saint se vouer.

Des alliances semblables ont certes été conclues à Grasse (Alpes-Maritimes) ou à Roubaix (Nord), mais Dijon, l'une des rares grandes villes qui a trébuché à gauche en 2001, a valeur de test. Car elle peut se relever.
Pour son malheur, les Dijonnais n'ont pas oublié que François Rebsamen, numéro deux du PS, a co-dirigé la campagne de … Désirdavenir Royal, qui pour la circonstance s'était parée de l'auréole de Jeanne d'Arc. La pucelle en est toute retournée! Huit mois après son échec avec François Bayrou qui a repoussé ses avances, Frère Rebsamen tente de réussir le rapprochement que Royal a manqué lors de la présidentielle. François Deseille serait-il moins farouche ou Rebsamen plus entreprenant?
En mai, la candidate socialiste avait posé les jalons d'une gauche qu'elle voulait "arc-en-ciel" et gaie, du vert écologiste au rouge socialiste en passant par l'orange, couleur fétiche de François Bayrou, qui a recueilli à Dijon près de 20% des voix, soit mieux que sa moyenne hexagonale. Il fallait donc bien neutraliser le MoDem. Frère Rebsamen pense-t-il que Dijon vaut bien une messe rose?
Certains estiment donc que le PS est prêt à perdre son âme, bien qu'ils ne l'aient pourtant jamais vue. "C'est dans la tête de beaucoup de gens ici", assurent-ils. "Avec ce genre d'alliance, il veut prouver qu'on peut battre la droite localement mais aussi au plan national (...) Son idée, c'est une grande fédération de la gauche", renchérit une conseillère municipale sortante.
Les électeurs de Dijon seront donc des rats de laboratoire, selon une dirigeante humiliée du PCF dijonnais. Elle prépare une consultation des 170 adhérents locaux, pour ou contre la liste "Dijon Ensemble", qui serait synonyme d'une réduction du nombre de candidats communistes. Ils étaient cinq sur 55 en 2001, mais ne seraient plus que trois en mars prochain. Une bonne affaire pour l'union de la gauche, en voie de rénovation.
François Rebsamen affecte de ne pas craindre un vote-sanction. "On leur a fait le programme le plus à gauche qu'ils aient jamais connu à Dijon", ricane-t-il, justifiant probablement ainsi la soumission du MoDem! Il souligne, notamment, son bilan en matière de logement social (23% de construction en sept ans). Les bénéficiaires lui seront-ils aussi reconnaissants qu'il l'espère?... On sait d'ailleurs à la mairie qu'il ne sait pas compter. Il l'a avoué et une vidéo en témoigne
VOIR et ENTENDRE le gestionnaire (1er octobre 2006):

Si le MoDem l'a rejoint, c'est "le signe d'un bon bilan et d'une gestion reconnus par une large majorité", a-t-il affirmé à ses partisans mardi soir, essuyant quelques sifflets de la part de ceux qui sont déjà conscients du larguage du PCF, qui ne partage pas les mêmes moeurs.
Frère Rebsamen a un goût prononcé pour le vélo, comme Bertrand Delanoë,
mais n'a pas pensé à baisser le prix des transports publics de Dijon pour lutter contre la pollution.

De virulentes attaques viennent de l'intérieur, de Razzy Hammadi, le secrétaire national du PS à la "riposte" centripète! Il l'accuse de "bafouer l'orientation stratégique" du parti.
Laurent Fabius dénonce, sans le nommer, des "oeillades à la droite", confirmant une activité débridée.
Serein, l'édile bourguignon se défend d'avoir enfreint les règles édictées par la direction nationale du PS: selon lui, aucun accord n'a été passé de parti à parti, le projet et les alliés traditionnels sont respectés. Encore fallait-il le dire pour le croire. On dirait que le débat participatif avec le PCF sera chaud.
De plus, sans lubrifiant, les alliances entre les deux tours, "c'est souvent plus douloureux", prévient cyniquement le maire sortant, persuadé que le MoDem sera "très courtisé" par les socialistes après le 9 mars. "Cela coûte plus cher en places et surtout les revendications, il faut les avaler". Outre 'Guillemette Deseille', les Verts et le PCF devraient être les dindons de la farce de Maître Pathelin.
Localement, on accuse également François Rebsamen de pécher par ambition personnelle, pour remporter le scrutin dès le premier tour. "Est-ce qu'il n'aurait pas mieux valu une victoire en deux tours sans manoeuvre politicardes", s'interroge Florent, encarté à Dijon depuis cinq ans.
Dans les sections PS de la ville, "le débat a été virulent" mais un adhérent déplore que la base a participé à une sorte de 'débat participatif' inauguré par Marie-sEGOlène et ses semblables, une mascarade dans laquelle les militants n'ont pas eu leur mot à dire. Les "chefs ont succombé au poids médiatique" de François Bayrou qui va "au gré du vent selon les villes", déplore-t-il. Encore un qui souffle dans le sens du vent qui pourrait lui éviter un trou d'air fatal.
"Convergences programmatiques", assure à sa façon le centriste local, pantalon sur les chevilles. Car François Deseille craint la droite locale. "Ce n'est pas une liste clanique, partisane", se rassure le farouche anti-Sarkozyiste, bien qu'il se frotte à la gauche et aux écologistes. Il ne rêve plus que de sept places sur la liste "pluraliste" fourre-tout... Le maire PS envisageait « un désistement au second tour pour celui qui arrive en tête ». En se soumettant au socialiste Rebsamen, le MoDem se perd. Un "mariage de la carpe et de la carpette."
Tandis qu'à Dijon l'union PS/MoDem des deux hommes est consommée, François-Xavier Dugours, candidat officiel de l'UMP, est sous la menace d'une liste dissidente à droite, menée par un autre conseiller municipal UMP, histoire de "compenser" le rapprochement de Bordeaux. Les 20% du MoDem à Bordeaux ne pèsent pas le même poids qu'à Dijon: Bayrou penche toujours du côté du plus fort. Sans doute pour lui voler un peu de cette force. Il est pur et c'est un brave!
Qui a dit: "Alain Juppé est "un homme qui peut donner l'impression de rapports abrupts avec les gens mais je sais qu'il a bon coeur. C'est un bon maire (...) et Bordeaux, une des villes qui a le plus changé, a gagné en beauté, en équipements et en renom"? Qu'on le croie ou non, c'est… Bayrou! Et il n'a pas passé autant de pommade à Rebsamen. A Dijon, ni moutarde ni crème de cassis: à sec! Alain Rousset, le rival socialiste d'Alain Juppé aux municipales, s'en trouve soulagé…
Puisque le MoDem s'est rallié à Alain Juppé en Gironde, "il leur fallait une ville symbole à gauche", explique ce chef d'entreprise UMP "en campagne depuis 2001". Mais il n'a pas oublié que le MoDem a travaillé à la rédaction du projet de l'UMP jusqu'à début janvier. Et il promet de le rappeler aux électeurs Dijonnais du MoDem.
Un maire à temps partiel? VOIR et ENTENDRE:

N.B. Chanoine KIR (1876-1968)
'Kir' ne désigne pas seulement une boisson à la crème de cassis.
Le chanoine Kir fut maire de Dijon de 1945 à sa mort.
Il est un résistant de la première heure. Il défend ses concitoyens face à l'occupant allemand. Durant le conflit, il assure le ravitaillement de ses administrés. Il rend possible l'évasion de 5000 prisonniers de guerre français du camp de Longvic. Arrêté pour son activité de résistant, il est condamné à mort. Il force le respect du vainqueur par son cran et sa dignité. Gracié, il n'en continue pas moins son action clandestine. Arrêté une seconde fois, il est l'objet d'un attentat perpétré par la Milice. Grièvement blessé, il réussit à se soustraire aux recherches de la Gestapo décidée à le supprimer.
On lui décerne la citation à l'ordre de l'Armée lors de sa nomination au grade de chevalier de la Légion d'Honneur, en 1945.
A la Libération, le chanoine est naturellement élu
maire de Dijon. Conseiller général, député de la Côte-d'Or de 1945 à 1967, il est le Doyen d'âge de l'Assemblée Nationale de 1953 à 1967. Il meurt le 26 avril 1968. Il a alors 92 ans.

mardi 22 janvier 2008

Au placard socialiste, Allègre poussera-t-il la porte du gouvernement?

Royal et les siens tirent le PS vers le bas
Alors que les perdants socialistes cassent du Sarko, Claude Allègre, un ancien ministre socialiste de l'Education, "ne dément, ni ne confirme" lundi son entrée au gouvernement. A la différence des fossoyeurs du PS, il se déclare en effet "intéressé" par Nicolas Sarkozy au "bilan impressionnant". Que faut-il donc au PS pour partager son analyse? La compétence?
Interrogé dans "Le Parisien/Aujourd'hui en France" sur son arrivée au gouvernement, Claude Allègre répond: "je ne démens ni ne confirme. Je ne fais pas de politique fiction".
L'ancien ministre socialiste de Jospin compare les premiers mois à l'Elysée de Nicolas Sarkozy "aux huit premiers mois de Giscard en 1974 ou du général de Gaulle en 1958". "Il y a eu vraiment des avancées", citant "le traité européen, la réforme des retraites devant laquelle tout le monde avait jusqu'ici reculé".
"Un bilan impressionnant comme l'étaient, au bout de huit mois, ceux de Giscard et de Gaulle", assure-t-il objectivement. "Le problème est de savoir si Sarkozy va continuer comme de Gaulle ou s'arrêter comme Giscard: son dynamisme me laisse bon espoir".
Claudre Allègre qui n'a pas repris sa carte au PS, comme d'autres cadres de haut niveau, déclare que "politiquement, (il) n'est plus socialiste mais philosophiquement, (il) le reste évidemment!".
Etonnez-vous! Les repoussoirs sont aux manettes Rue de Solférino...

Par sympathie, la battue annonce déjà la 'fin de règne' de son vainqueur

Royal ne salue que pour mieux dénoncer
Royal a avalisé la réforme du marché du travail qu'elle a été, contrainte et forcée, d'avaler. Mais elle a des régurgitations!…
Au bord de la gastro, Madame Royal
a estimé dimanche que la France se trouvait dans "une sorte de fin de règne", dès le huit mois après l'accession au pouvoir de Nicolas Sarkozy. Pour autant, l'avènement de la prétendante Royal n'est pas pour demain...
En spécialiste, la candidate malheureuse à la présidentielle de 2007 du déliquescent PS a dénoncé: "une forme aujourd'hui de déliquescence du pouvoir qui a été organisée par Nicolas Sarkozy", lors du "Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI". Naturellement compatissante, on le sait, elle a aussi sympathisé sincèrement avec François Fillon. "Lorsqu'il a pris ses responsabilités, il a passé par pertes et profits son Premier ministre." Elle voit même aujourd'hui "les conséquences qui en résultent pour la France.", sans preuve, mais sans doute pour avoir recueilli des confidences du Premier ministre.
On sait désormais d'où viennent les rumeurs. Désirdavenir Royal, contrariée, répand l'idée d'une "désillusion très profonde" des Français face aux promesses non tenues de Nicolas Sarkozy sur le pouvoir d'achat. Il faut dire que pour elle le mandat présidentiel n'est pas de cinq ans, mais de huit mois, et Loulou Bianco ne lui a pas fait de fiche. Il faut dire aussi que ses soutiens, experts du CNRS et de l'EHESS, l'ont un peu livrée à elle-même. La débâcle des adhérents à 20 euros des quartiers a gagné les nantis des milieux pseudo-intellos consanguins qui se cooptent allègrement.
Venue pour la première fois avec son livre de chevet, le programme du président élu, l'ex-candidate socialiste malencontreuse a extrait la promesse du président élu d'augmenter de 25% le minimum vieillesse, les petites retraites et les pensions de réversion. "Ce sont des millions de Français qui aujourd'hui sont cruellement trompés", a gémi l'astreinte à l'ISF (impôt sur la fortune). "Nicolas Sarkozy ne tient pas parole sur des annonces les plus entendues des Français."
La petite présidente du modeste conseil régional de Poitou-Charentes a crédité l'hôte de l'Elysée d'une "réussite", sa politique d'ouverture. "Ce qu'il aurait fallu, c'est qu'à cette ouverture coïncide une politique plus équilibrée", a-t-elle cependant prétendu objectivement.
Elle a aussi salué l'accord entre les partenaires sociaux sur la réforme du marché du travail. "Chaque fois que les partenaires sociaux nouent un accord, c'est une bonne chose", a-t-elle observé. Elle a souhaité que les parlementaires socialistes votent le projet de loi qui transposera cet accord, tout en mettant "un certain nombre de conditions".

Actuellement, Désirdavenir Royal fait partout sa promotion personnelle en multipliant les déplacements de soutien aux candidats socialistes, sans qu'on sache pour autant qui finance. Vindicative, la candidate blessée a renouvelé son appel au vote-sanction du pouvoir en place. "Toute voix apportée à un candidat UMP sera interprétée par le pouvoir en place comme un quitus à ce qu'il est en train de faire", a-t-elle prévenu. Si l'inverse est également vrai, faut-elle entendre qu'elle s'engage à libérer le PS -et la France- de son influence nuisible au bien public?
Alors que Désirdavenir n'avait pas caché son intérêt pour la succession de François Hollande comme Premier secrétaire du PS, un mois plus tard, elle soutient le contraire, en faisant mine de se décarcasser pour les camarades et de n'avoir "pas d'ambitions affichées pour le PS"! Qu'en sera-t-il dans quinze jours? Sincère et stable, elle jure maintenant que sa candidature "n'est pas d'actualité"! Ni pute, Ni soumise, elle a modestement assuré que "personne ne me mettra la pression sur quoi que ce soit",démontrant son isolement. Elle prétend en effet qu'elle est désintéressée et seulement engagée "dans un travail en profondeur" à la tête du … conseil régional de Poitou-Charentes. Légèrement incohérente et mêlant municipales et cantonales, elle assure qu'elle est engagée "au corps à corps dans la bataille des municipales" Un peu en manque, la quinqua ne se chercherait-elle pas pas plutôt un maso, aussi rougeaud mais plus costaud, un substitut à son ex ramollo?
Pour autant, et dans sa logique, elle a admis: "je m'intéresse à ce qui se passe au PS et je suis au premier rang (!) avec d'autres de ce travail de rénovation". Et on ne voit rien venir... 'Une promesse non tenue? Une désillusion très profonde du peuple socialiste?'
Dominique Strauss-Kahn, son concurrent valeureux lors de la primaire de 2006, partage le même intérêt. Elle a pourtant salué sa présence "amicale et bienvenue" dimanche à la Mutualité. Quiconque croit encore un seul mot de ce qu'elle raconte, aura prêté une oreille distraite à ses déclarations: "J'ai été surprise, agréablement surprise d'ailleurs. Compte tenu de la visibilité de Dominique Strauss-Kahn au niveau international, c'est une fierté pour les socialistes", a assuré l'élue de province qui fait le maximum pour être visible, malgré ses petits moyens. "Il l'a très bien expliqué: ce n'est pas parce qu'il est à la tête du FMI qu'il cesse d'être un militant socialiste. Dominique Strauss-Kahn est un atout pour les socialistes." Traduction: ce n'est pas parce qu'elle est invisible en Poitou-Charentes qu'il faut la prendre pour quantité négligeable au nord de Limoges!
Seulement préoccupée d'elle-même, celle qui cherche à se hausser au niveau de DSK a donc affirmé que "les échéances de 2012 ne sont pas notre préoccupation actuelle". Si on veut, on peut croire Royal, l'atout PS en …Poitou-Charentes.

lundi 21 janvier 2008

Royal censeur approuve l'accord sur la réforme du marché du travail

Désirdavenir condamne donc le refus de la CGT
Non contente de polluer l'atmosphère au PS et d'en bloquer la rénovation, Royal s'ingénie à faire obstacle à l'union de la gauche en marginalisant la CGT. Quelle plaie!
N'allons donc pas croire que Désirdavenir Royal, huitième plaie d'Egypte, mais première plaie du PS, se serait félicitée de l'aboutissement des négociations menées par le gouvernement, ou que, fair-play, elle aurait délivré un satisfecit royal à la réforme voulue par le président Sarkozy.

Débordée par l'activité des partenaires sociaux qui, sous la houlette gouvernementale, ont travaillé sur la réforme du marché du travail, la malencontreuse candidate socialiste à la présidentielle a dû concéder que "chaque fois que les partenaires sociaux nouent un accord, c'est une bonne chose". C'est, mâchoires serrées, qu'elle s'est elle aussi résolue à souhaiter que les parlementaires socialistes le soutiennent lorsqu'il sera examiné au Parlement. Ce qui s'appelle prendre le train en marche.
Désirdavenir, provinciale, qui n'est plus grand-chose et pas même députée, doit donc remuer les lèvres sur tous les sujets pour exister. Elle émet des avis à tout propos avec la compétence que nous lui avons découverte pendant la campagne présidentielle. Elle a donc prétendu donner son accord aux élus socialistes pour qu'ils votent le projet de loi qu'ils ont décidé sans elle de voter de toute façon et qui doit transformer en loi au printemps l'accord conclu par le patronat et quatre syndicats (CFDT, FO, CFE-CGC et CFTC).
Jamais Désirdavenir, contrariée, ne rend hommage au travail gouvernemental. Probablement parce que, dans le même temps, elle préconise une opposition constructive... La fielleuse candidate repoussée par les électeurs a donc bavé sur ce qu'elle qualifie de "petit accord" en décidant qu'il ne serait "pas l'alpha et l'omega". L'alpha et l'omega de quoi, vous demandez-vous, puisque la CGT craint au contraire qu'il le soit? Elle seule le sait. Peut-être. "Il faut d'abord l'appliquer dans les entreprises, surveiller un certain nombre de choses", a-t-elle insinué lors du "Grand jury RTL-Le Figaro-LCI". Cette économiste planétaire que la base socialiste a préférée à Dominique Strauss-Kahn a bien été incapable de préciser quel est ce 'certain nombre de choses' qu'elle prétend surveiller!
Tout s'est fait sans elle et malgré elle; elle n'y est pour rien! Elle compte pour du beurre des Charentes, pas plus. Arrivée après coup, pour mettre son grain de sel et se donner l'illusion de peser sur la vie politique, elle y met "un certain nombre de conditions", sans que personne ne relève. L'usurpatrice du poste de premier secrétaire du PS ne réussit qu'à rendre toujours plus irrespirable l'atmosphère du parti socialiste. Zizanie Royal se pose en rassembleuse mais prend la parole en bafouant toujours davantage l'autorité de son ex-concubin qui occupe encore ce poste virtuel.
Il est vrai qu' au PS tout le monde prend la parole en même temps, de Montebourde au p'tit Hamon, en passant par Moscovici. Tout le monde est chef putatif. Mais plus putative que Désirdavenir, on n'a jamais vu.

PS: au bal des faux-culs, Royal était reine.

Sanctionné de trois cartons rouges, le PS brandit le carton jaune
A 30% près ils ne savent pas combien ils étaient à leur réunion de la Mutualité dimanche à Paris, mais des journalistes particulièrement perspicaces -et objectifs- soutiennent qu'à l'applaudimètre Désirdavenir Royal l'aurait remporté d'une encolure devant Delanoë. Après les sondages de la campagne présidentielle qui lui étaient tellement favorables, c'est en effet de bon augure... Il convient d'apprécier les comptes-rendus à l'avenant, sachant que par ailleurs les effectifs d'adhérents socialistes fondent comme neige au soleil, avant même les premiers rayons de mars!
C'était en fait le bal des dupes.
'Ils sont venus,
ils sont tous là
Elle va mouri-i-ir,
la mama..."
Les stars du Parti socialiste se sont retrouvées dans un climat douteux d'unité apparente pour lancer la bataille des élections municipales et cantonales autour de François Hollande, qui a endossé les oripeaux de chef de campagne.
Pour la première fois depuis le meeting des législatives au Zénith en juin, Marie-sEGOlène Royal avait daigné se mêler aux autres. L'air de rien, Bertrand Delanoë et Laurent Fabius, assis au premier rang, ont parlé dans une même enceinte pour appeler les Français à déposer "un vote-sanction" (la candidate battue et vindicative), "un carton jaune" (ouf! le champion socialiste Fabius n'a pas envisagé de 'coup de boule'), à faire "rempart" contre la droite (l'adjudant de quartier, Delanoë), faisant taire leurs rancunes jusqu'au congrès du parti prévu d'ici la fin de l'année. La liberté d'expression à l'état pur.
Il ne manquait pas même Dominique Strauss-Kahn. De passage à Paris, le directeur général du Fonds monétaire international (FMI), invité surprise, a rappelé opportunément qu'il était toujours "militant du Parti socialiste". Pour preuve, il a considéré que le gouvernement pouvait être "sanctionné" aux municipales.
Ainsi donc le chœur de l'armée rose a joué la même partition, avec quelques couacs... On avait ressorti les vieilles gloires déchues et déçues, telle l'ex-candidate socialiste à l'élection présidentielle désignée et battue sans appel. Elle n'avait plus osé se montrer dans des instances nationales de son parti depuis le 12 mai, six jours après sa défaite. Toute honte bue après seulement huit mois, malgré de méchantes critiques formulées dans son livre -un flop- à l'adresse de ses camarades et l'effet dévastateur de sa campagne de haine tous azimuts à l'intérieur du parti, comme à l'extérieur, Désirdavenir Royal a eu le front de prôner la 'consensualitude'. Tout sourire, mais mâchoires crispées, elle a jugé utile d'affirmer "important que les socialistes se rassemblent". Gag!
Devant les photographes et cameramen convoqués, la Tartuffe s'est donnée en spectacle en échangeant l'accolade de la mort avec Delanoë, pour preuve de leur franche camaraderie.
Plus tard, interrogée au "Grand Jury" RTL/LCI/Le Figaro, elle n'a pas craint d'assurer "ne pas avoir d'ambitions affichées sur le Parti socialiste" et que la question de sa candidature au poste de Premier secrétaire n'était "pas d'actualité".
Gardant frais à la mémoire le jeu personnel et dédaigneux de la soliste Royal lors de la répét' de la primaire pré-présidentielle, Bertrand Delanoë, maire-candidat à Paris (mais sans "ambitions 'affichées' sur le Parti socialiste" non plus) s'est plu à souligner, au pipeau, que "les progressistes" de l'orchestre sont "meilleurs quand ils jouent collectif".
Fondamentaliste croyant en l'avenir de l'ex-candidate, le sénateur David Assouline, septième violon, a eu de l'oreille pour "l'unité, la détente et la bonne ambiance", avec "Ségolène Royal en chef de campagne"! Déjà mort et enterré, Hollande aura apprécié l'usurpation de son titre envié mais peu enviable de 'chef de campagne' de l'orchestre socialiste.
De fait, creuse et incapable de construire un projet, ni même d'un 'pacte', au risque de s'y complaire et de s'y perdre, Désirdavenir doit se satisfaire de critiques de l'action du président Nicolas Sarkozy, sa cible obsessionnelle, comparant longuement "l'avant et l'après" pour lâcher un jugement moral: "rien n'est pire que la trahison des engagements". Sauf la trahison des siens! Mais est-elle des leurs?...
Pendant que la harpie à cervelle d'oiseau et figure humaine -un temps ravisseuse de jeunes des quartiers et d'âmes folles- déblatère allègrement et à tout va, alors que la gauche molle se plaint pourtant que les négociations s'engagent sur de trop nombreux sujets pour elle, tandis que les syndicats signent des projets et que les premières réformes sont mises en œuvre, le PS critique, vilipende et condamne en tous lieux et occasions.
Il n'a rien à proposer, sauf à se mettre en scène et à se donner en représentation.
Très zen, le bouddha Fabius a exprimé son "plaisir" de constater "le rassemblement" des socialistes! Halluciné, Lolo? Lucide à ses heures, il a glissé qu'à son avis, les alliances locales avec le MoDem étaient une erreur. 'Unité, détente, harmonie, tagada, tsoin,tsoin!'...
L'ex-premier ministre socialiste condamne les "oeillades à la droite" lancées par l'ex-candidate promue jeune première quinqua qui voudrait jouer le premier rôle à défaut de le tenir. Au triangle, Frère François Rebsamen, ex-proche de son ex-concubin et ex-directeur de campagne de la sociétaire de la Comédie socialiste a en effet intégré quelques adhérents du 'particule' de François Bayrou sur sa liste à Dijon. Le croupion est le meilleur morceau? Dixit Delanoë.
Aidé par son statut de numéro un avec temps de parole illimité (contre dix minutes chacun à Royal, Delanoë et Fabius), l'hilarant Hollande, en caustique professionnel, a fait reluire les membres de ses partis recomposés et dirigé sa verve à l'endroit de la droite, déclenchant l'hilarité. Du spectacle complet!
Raymond Devos n'est pas mort: il était présent à la Mutualité. Teint rougeaud et lèvre purpurine, il n'avait pas entendu Fabius: au PS personne n'écoute personne… Il s'est adressé à la gauche pour parler de la droite, son sujet favori, unique, obsessionnel…."Il sont apolitiques ! Ni de droite, ni de gauche ! Mais pour qui les électeurs de droite vont-ils voter, s'il n'y a plus de candidats de droite ?". Et si Frère Rebsamen, au triangle, est réélu, à qui le devra-t-il?
Conscient de la sottise de ses trouvailles humoristiques et de la précarité de ces retrouvailles socialistes, Hollande, dégrisé, a adjuré tous les socialistes de n'avoir pour "seul objectif pendant sept semaines" que les municipales et cantonales.
Sept semaines de préliminaires? Ca ne va pas être un peu 'dur' pour la gauche molle?