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samedi 18 septembre 2010

Rom: France, 'bouc émissaire' de l'Europe par la volonté de notre gauche

Luc Ferry échange sur les Roms européens et la France, avec J. Julliard

Des eurodéputés français portent le débat intérieur sur la voie publique européenne
L'opposition hexagonale n'a pas trouvé le soutien espéré dans l'opinion française et a exporté au Parlement européen le sujet des Rom roumains ou bulgares en situation illégale sur notre territoire.

Les socialistes, communistes, des libéraux et les Verts ont trouvé à Strasbourg un écho inattendu et injuste. En effet, les clandestins ont fui leur pays - où ils ne sont pas bien traités - pour pénétrer dans le pays européen qui leur offrait, non pas une déclaration des droits de l'homme, mais la meilleure assistance sociale possible.

Les responsabilités
La Roumanie a reconnu qu'elle ne redistribue pas la totalité des 4 milliards d'euros alloués par l'U.E. à ses Rom.
L'Union Européenne n'a pas contrôlé la bonne affectation de ces subventions.
Par ses propos insultants, la Commissaire européenne Viviane Reding aurait-elle détourné l'attention des responsabilités de l'Europe sur la polémique franco-française, avec la collaboration d'eurodéputés de la gauche ?
Jacques Julliard (Nouvel Observateur) et Luc Ferry (ancien ministre) échangeaient sur le sujet, le vendredi 17 septembre 2010, sous la direstion de Jean-François Rabilloud, journaliste de LCI.
VOIR et ENTENDRE des avis utiles à une meilleure appréhension des causes et conséquences de la polémique développée par la gauche.

mercredi 2 avril 2008

Perdriel fige le Nouvel Observateur dans le bronze

Denis Olivennes, pieds et mains liés
Nommé récemment à la tête du groupe Nouvel Obs-SFA, Denis Olivennes, ancien patron de la Fnac, s'adressera mercredi aux salariés, mais on n’attend pas de changement : le sanibroyeur SFA est en panne.
Bien que -s'il en a- les projets du nouveau patron pour le groupe de presse soient inconnus, cette nomination est bien accueillie. Omnipotent et omniprésent, l’ancien veille ! La satisfaction n’est pas tant justifiée par la personnalité du dauphin que par celui à qui la rédaction a échappé, considérant les noms de «prétendants» qui circulaient et qui sont écartés. Claude Perdriel avait, en effet, évoqué Franz-Olivier Giesbert (directeur de l'hebdomadaire Le Point), Laurent Joffrin (Libération) ou encore Jean-Marie Colombani, sans qu’il soit possible de faire clairement le partage entre postulants potentiels et simples fausses pistes. Colombani a quitté le quotidien Le Monde avec un parachute doré de 950 000 € et a été depuis chargé par le Président de la République d’une mission sur l’adoption parentale.
Franz-Olivier Giesbert ou Laurent Joffrin étaient peu crédibles à la tête de la partie «presse» du groupe et de la partie industrielle, les sanibroyeurs SFA… Si, en revanche, Jean-Marie Colombani avait la préférence de Perdriel, la rédaction du journal était nettement moins enthousiaste.
Il fallait sortir du sérail et prendre de court. Claude Perdriel a choisi l'industriel Denis Olivennes, depuis toujours intéressé par le monde des médias, mais pas assez engagé dans le milieu de la presse pour susciter une réaction défavorable de la rédaction : «Il y a un manque de visibilité mais pas de réelle inquiétude. Pour l'instant, Olivennes est essentiellement dans une phase de communication, on ne sait pas de quoi serons faits nos rapports avec la nouvelle direction. Nous sommes dans le flou mais très calmes» rapporte un journaliste.
Le facteur Olivennes n’est pas seul en cause. En effet, Claude Perdriel compte en outre modifier les statuts de son groupe - qui publie également Challenges et Sciences et Avenir- pour en faire une société à directoire et conseil de surveillance. Denis Olivennes, deviendra alors président du directoire, sans être actionnaire, tandis que Claude Perdriel présidera le conseil de surveillance. Le patron a choisi un gestionnaire, un fonctionnaire, pour ne pas réveiller sa maison bourgeoise!

Les opérations passage de témoin et renouvellement générationnel se passent ainsi sans à-coup, mais la question reste posée de savoir si le Nouvel Observateur peut lancer sa révolution culturelle. Les dinosaures Claude Perdriel, Jean Daniel ou encore Jacques Julliard restent aux commandes des postes stratégiques du titre et ne sont pas décidés à laisser les commandes éditoriales à d'autres. Jean Daniel rappelle d'ailleurs à qui veut l’entendre qu’il compte bien encore assurer le respect de la ligne éditoriale du titre, la direction des pages débats, et se dit «entièrement disponible, de manière permanente, pour des orientations et des arbitrages parfois délicats». Comme arbitre et décideur ultime, a-t-il pensé à licencier Airy Routier? Eh bien, non, puisqu'il faut que rien ne change ! Le rédacteur en chef, Airy Routier, peut bien perdre la boulle, le Nouvel Observateur reste impassible. Avec à sa tête un Denis Olivennes, pieds et mains liés aux totems Perdriel, Daniel et Julliard, le Nouvel Obs n’est pas prêt de s’éveiller…
De son côté, Claude Perdriel a mis les choses au clair devant Les Echos : « Denis Olivennes se tenait entièrement sur la ligne intellectuelle et politique que Jean Daniel et moi avons défendue depuis toujours». Conservatisme de gauche ?

L’orthodoxie est maintenue, verrouillée : la révolution culturelle n’est pas pour demain, le rideau de fer n'est pas prêt de se lever. Le respect de la déontologie, c’est pour les autres. Si ce n’est pas non plus pour Marianne, mais pour qui est-ce donc ? La presse Internet !

vendredi 25 janvier 2008

Les médias craignent pour leur pouvoir usurpé de se substituer au peuple

La presse désorientée exprime son mal-être
De Nicolas Sarkozy, Guillaume Durand dit: "cet homme conquiert le pouvoir". Le journaliste ignore le scrutin universel et occulte la volonté du peuple. Le tenant pour quantité malléable à merci et donc négligeable, il révèle un malaise de la presse qui se plaint ici que le président passe au-dessus de cette hydre sa tête pour rétablir avec le peuple un dialogue direct où les travailleurs retrouvent toute leur place.

Assistons-nous au passage de la phase d'insolence des journalistes à celle du réquisitoire du pouvoir par la presse? La presse met actuellement en place un tribunal de la presse populaire, que l'on dit 'people' qui déborde la presse traditionnelle autoproclamée de qualité, au point de mettre son équilibre financier en péril, comme y réussit le Net qu'elle tente de peupler et d'étouffer.
La personnalité de Sarkozy perturbe les médias. La presse, en effet, est en train de perdre à la fois ses repères et son pouvoir de domination. Nous assistons ici à un long (13:42) plaidoyer pro domo de tartuffes de la presse écrite, inquiète pour elle-même, qui cherchent à circonvenir l'opinion et à la ramener sous sa tutelle. L'enjeu pour les medias est de la rappeler à son devoir de soumission: sans esclaves point de maîtres...

Ecoutez-les exprimer leur désarroi.
Thème affiché du pseudo-débat : "Où est passée la politique ?" (ou De l'avenir de la presse)
avec, outre Eric Zemmour, grand reporter au Figaro,
Yves Derai (journaliste à L'Est républicain, co-auteur en 2008 d'une biographie de l'ancienne épouse du président -avec Michaël Darmon, journaliste à France 2- et d'ouvrages politiques sur Villepin et Sarkozy ou sociologiques sur le gay pouvoir),
Patrick Rambaud (l'un des journalistes du magazine gauchiste à Actuel de Jean-François Bizot -où on trouve aussi d'autres cumulards du PAF, comme Léon Mercadet, chroniqueur pour l'émission La Matinale diffusée sur Canal+, après avoir co-animé I comme ICARE , l'émission scientifique de la chaîne i-Télé et être passé au journal Rouge de la Ligue, et Philippe Vandel ou Frédéric Taddeï),
Jacques Julliard (Nouvel Observateur),
Olivier Mongin (directeur de la revue Esprit de la gauche 'intello', depuis… 20 ans)
et l'irako-libanaise (Périhane Chalabi dite) 'Péri' Cochin, chroniqueuse-caviar de la bande à Ruquier qui coupe la parole en permanence.

VOIR et ENTENDRE :


C'est une brochette d'"Esprits Libres" majoritairement à l'unisson qui jouent à débattre du pluralisme, entre soi. Sans personne pour apporter la contradiction! Nous sommes sur France 2…
Cet aréopage distingué exprime ses craintes à la fois pour son avenir en hurlant au court-circuit par le Net et à la prise de pouvoir par l'opinion, l'"irruption des citoyens" qui serait une manifestation de mépris des …citoyens. Vous avez bien entendu!

vendredi 4 mai 2007

Jacques Julliard, du Nouvel Obs, milite pour Royal

Le monde socialiste est divers mais petit...
Gonordisk, réseau qui propulse Royal, publie:
"Bad Godesberg à la française" -voir note (1) en fin d'article- par Jacques Julliard, directeur délégué de la rédaction du Nouvel Observateur (source: Nouvelobs.com : quotidien le 08/06/2006)
'Ou comment, par petites touches, des 35 heures à la sécurité, Ségolène est en train d’engager cet aggiornamento socialiste que tant de gens, à gauche, réclament à cor et à cris.
EN DEUX COUPS DE CUILLERE A POT, Ségolène Royal vient de s’emparer d’un vaste territoire jusque là déserté par les autres candidats à l’investiture socialiste : le flanc droit du parti. Le premier remonte au 2 février, quand dans une interview au Financial Time, elle déclara négligemment, comme une chose allant de soi, que tout n’était pas négatif dans l’action de Tony Blair, et que du reste rien n’était tabou, pas même les 35 heures. Toussotements discrets dans la Concurrence. D’un coup, le blairisme qui ne représentait qu’environ 1% dans la militance socialiste française (Jean-Marie Bockel) rejoignait virtuellement les scores qui sont les siens ailleurs.
Le deuxième coup a été frappé le 31 mai à Bondy quand la même Ségolène, mettant en cause l’impuissance et les échecs de Nicolas Sarkozy, prit position fermement et même brutalement pour une politique sécuritaire de la part de la gauche. Frissons de joie chez les Prétendants et criailleries de pintades dans la sociale bobocratie : elle a fauté !
Dieu sait pourquoi en effet, la France est le pays où la sécurité sociale est de gauche, mais où la sécurité individuelle est de droite.
On dira que deux déclarations à l’emporte-pièce ne font pas un programme ; mais comme, dans l’état actuel des choses, ce que l’on attend des candidats n’est pas un programme, mais une orientation, cette double déclaration a sans conteste déplacé les lignes. Certains mots, sans doute, auraient mérité d’être explicités (qu’est-ce qu’un "système d’encadrement à dimension militaire" ?), certaines mesures mieux étudiées, comme la présence d’un appariteur musclé dans chaque classe aux côtés de l’enseignant, mais ce qui compte ici, ce n’est pas le débat des experts, c’est le signal politique.
Ségolène Royal vient de rejoindre les rangs de la sociale démocratie occidentale qui de Clinton à Blair et à Schröder, du Danemark et de la Suède aux Pays Bas, estime que si des mesures libérales peuvent faire reculer le chômage, pourquoi ne pas les adopter ; que si une poignée de sauvageons pourrit la vie des écoles, des cités et des banlieues, pourquoi ne pas les punir et les rééduquer ?
C’est à une sorte de Bad Godesberg rampant, à la française (1) , que nous sommes en train d’assister. Non parce que Ségolène Royal serait un grand cerveau théorique ; mais parce que sa popularité montante a créé autour de sa personne un tel horizon d’attente que chacune de ses paroles se transforme en événement.
Ségolène vient en somme de suggérer que peu importe que le chat soit noir ou blanc, pourvu qu’il attrape les souris (citation de Teng Tsiao Ping mentionnée sur ce blog NDLR) ; que si la gauche et la droite sont fondamentalement différentes, il n’y a rien de scandaleux à ce qu’elles partagent des objectifs communs, et même sur certains points des solutions communes ; et qu’enfin, chasser sur les terres du Front national, comme on l’en accuse, est non seulement loisible, mais nécessaire si l’on veut l’en déloger. Elle considère les Français mûrs pour un changement d’attitude envers la politique. Mieux que cela : mûrs pour le courage politique.
Qu’est-ce donc qui pourrait lui faire croire cela ?
Un sondage IFOP paru le 19 mai dans Ouest France, et passé trop inaperçu, indique que désormais 61 % des Français (64% à droite, 56% à gauche) estiment qu’il n’y a plus de différence entre les deux camps. L’a t-on assez répétée, depuis qu’elle fut formulée en 1930, cette célèbre formule d’Alain :
"Lorsqu’on me demande si la coupure entre partis de droite et partis de gauche a encore un sens, la première idée qui me vient à l’esprit est que l’homme qui pose cette question n’est certainement pas un homme de gauche."
La gauche est traditionnellement attachée à la prévalence de la politique et au caractère fondamental de la summa divisio (René Rémond) qui sépare la gauche de la droite. Oui, sauf que cela n’est plus vrai. Il y a même mieux, ou pire, selon les goûts.
A 67%, les Français sont favorables à un gouvernement de grande coalition gauche – droite, à l’allemande. Et ici, tenez vous bien, les sympathisants de gauche y sont légèrement plus favorables que ceux de droite !
Cette révolution des mentalités, qui fait que la politique est en train de s’évader de ce que l’on nommait jadis le cerveau reptilien pour gagner les zones consacrées aux fonctions supérieures, est aujourd’hui patente dans les populations ; elle est totalement inconnue chez la plupart des intellectuels, et à plus forte raison chez les professionnels de la politique, qui luttent avec l’énergie du désespoir contre les progrès de la rationalité instrumentale dans un domaine, la politique, où fermentent les passions obscures et les intérêts égoïstes. D’où, chez Ségolène Royal, la réhabilitation de la morale comme partie intégrante de la modernisation politique.
Si l’ensemble de cette analyse est exacte, les Français, y compris à gauche et à l’extrême gauche, ne seront pas choqués, bien au contraire, qu’il puisse y avoir des zones de recouvrement entre les politiques de gauche et les politiques de droite , quand l’intérêt public l’exige.
Est-ce à dire que toute différence entre les deux camps est en train de s’effacer ? En aucune manière ; mais les terrains de l’affrontement sont en train de changer. Aux questions traditionnelles – nature du régime, école, religion, politiques sociales – s’en sont substitué de nouvelles : mœurs, vie privée, environnement, immigration, où les affrontements sont vifs.
Ce que les Français n’admettent plus, c’est que l’opposition manichéenne gauche/droite continue de paralyser la solution de problèmes où leur collaboration serait nécessaire.
Toutes les études d’opinion révèlent qu’il existe une majorité de Français favorables au retour de la gauche aux affaires, mais pas à n’importe quel prix. On doute en particulier que le programme du PS en préparation, mélange, à ce que l’on en peut savoir, de remise à zéro de tout ce qui l’a précédé et de clientélisme dépensier, pourra séduire l’électorat de gauche. Ce n’est pas d’un grand livre de la compassion nationale dont nous avons besoin, mais d’un bouleversement des pratiques politiques. On dirait que la plupart des éléphants l’ignorent, comme les médecins de Molière ignoraient les progrès de la médecine. Les vrais agents électoraux de Ségolène, ce sont eux. J.J. (le jeudi 8 juin 2006)
(1) Au congrès de Bad Godesberg, en 1959, le parti social démocrate allemand (SPD) renonce à sa culture marxiste de lutte des classes au profit d’une politique réformiste acceptant l’économie de marché. '
Périmé, dépassé et remis en cause: 'remis à plat', non?
Et bientôt rejeté par une majorité d'électeurs!...