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mardi 9 juillet 2019

Macron veut imposer une écotaxe punitive dès 2020

Son gouvernement va mettre en place une écotaxe de 1,50 euro à 18 euros sur les billets d'avion à partir de 2020

Cette mesure sera intégrée au projet de loi de finances 2020

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La sémantique aide-t-elle à faire avaler la pilule ?

Annoncée mardi par Borne, sa ministre des Transports, elle a été décidée lors du deuxième Conseil de défense écologique et s'appliquera à toutes les compagnies aériennes.

Le gouvernement a fixé cette écotaxe entre 1,50 et 18 euros sur les billets d'avion à partir de 2020 pour tous les vols au départ de la France, sauf vers la ...Corse et l'Outre-mer et sauf les vols en correspondance, a précisé la bornée du ministère des Transports, mardi 9 juillet.

Une incitation à ne pas (r)entrer en France
Avion sur le tarmac de l'aéroport 
Roissy-Charles de Gaulle (Val d'Oise),
 le 8 juillet 2019
 
L'écotaxe ne s'appliquera pas aux vols arrivants dans l'hexagone, mais, une fois parti, il faudra avoir envie de revenir. 

Elle sera résolument discriminante, idéologie oblige : de 1,50 euro en classe éco pour les vols intérieurs et intra-européens, de 9 euros pour ces vols en classe affaires, à la charge des entreprises. 
Pour les vols en classe éco hors de l'Union européenne, elle sera de 3 euros mais de 18 euros pour ces vols en classe affaires, a précisé la ministre.

Cette taxe devrait rapporter 182 millions d'euros à partir de 2020, selon la Borne rechargeable en taxes et surtaxes. La somme sera consacrée à des investissements pour des infrastructures de transports plus écologiques, notamment le ferroviaire.

Pionnière, la France est maintenant distancée par la Chine

Alors que la Chine s’est offerte la première autoroute solaire en janvier 2018, il y a déjà 18 mois, où en sont le projet de Ségolène Royal et sa tranche expérimentale normande ? 
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En Chine
Dans la province chinoise du Shandong, à environ 400 kilomètres de Pékin, les automobilistes roulent à présent - "à plus de 100 km/h en toute sécurité" - sur une portion de voie rapide dont la chaussée produit de l'électricité. Deux kilomètres de voies, traversant la ville de Jinan, ont été équipées de dalles photovoltaïques, lesquelles permettent d'alimenter en électricité la vidéosurveillance, la signalisation et l'éclairage de cette chaussée. Cette voie solaire permettra également de recharger par induction les véhicules électriques ou de déneiger la chaussée.
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En France
Fin 2015, en vitrine de la COP21, l'entreprise Colas (filiale du groupe Bouygues) a présenté "Wattway", son prototype de revêtement solaire. Quelques mois plus tard, Ségolène Royal, alors ministre de l'Ecologie et du Développement durable, n'avait pas hésité à annoncer son intention de doter la France de "1.000 kilomètres de route solaire". Un pari ambitieux ! Le premier kilomètre de route solaire a vu le jour en décembre 2016 dans l'Orne. A la sortie du village de Tourouvre-au-Perche, des dalles Wattway ont été collées sur un kilomètre de route départementale. Depuis son inauguration, ce kilomètre de route solaire -dont le coût s'élève à 5 millions d'euros- a produit 147,5 MWh d'électricité... Soit moitié moins qu'espéré.
Lien PaSiDupes : "L'expérimentation d'un kilomètre de route solaire en Normandie interpelle le contribuable Une première mondiale, coup de com' coûteux"

La route solaire normande est hors d'usage après moins de 2 ans et demi de service. La totalité des panneaux solaires va être retirée avant l'été 2019. Ce kilomètre de route solaire aura donc produit "beaucoup moins que prévu". Pour le media Contrepoints, "cette pénible aventure illustre à elle seule plusieurs maux que le peuple français subit régulièrement sans trop grogner : idiotie d’une idée initiale, sa récupération pour des raisons purement médiatiques par des politiciens aussi incompétents qu’avides d’exposition facile, capitalisme de connivence qui permet à certaines entreprises bien en cour de bénéficier d’une publicité gratuite".
Depuis, une filiale du groupe Vinci a d'ailleurs proposé la 'Power Road"...

Répression: les usagers du téléphone au volant menacés du retrait de leur permis

Mesure radicale : vous utilisez votre téléphone au volant; vous repasserez votre permis ! 

Le projet de loi mobilités prévoit de frapper les automobilistes   de suspension du permis de conduire en cas d'infraction
Image associée

Macron est décidé à mater les "réfractaires" aux atteintes à leur liberté d'utiliser un téléphone au volant. 
On fait dire ce qu'on veut aux statistiques (comme aux sondages) en fonction du contexte médiatique et de la formulation des questions, mais les pouvoirs publics continuent à en brandir pour arriver à leurs fins. Leur interprétation permet actuellement d'affirmer que les Français sont des monstres: plus que leurs voisins européens, ils menacent la planète, tapent leurs femmes et violent des enfants. Voilà aussi que ce sont des tueurs au volant. 
Résultat de recherche d'images pour "portable sur route pour aller accoucher"Des chiffres dont l'origine reste mystérieuse montreraient que les automobilistes ont de plus en plus de mal à laisser de côté leur téléphone pour s'orienter ou rester en contact avec leurs proches, alors que les distances s'allongent pour aller travailler, pour accéder aux services publics, trouver un médecin ou aller accoucher. Les statistiques le disent ! Mais, autistes incohérents, nos législateurs perchés, réformistes éclairés et juges méprisants de leurs congénères ne se satisfont pas de nous faire la leçon: ils nous flagellent. Bientôt la lapidation pour les conducteurs flashés à plus de 80 km/h et la main coupée aus utilisateurs de portables au volant? 
Résultat de recherche d'images pour "nids de poulent mitre remparts"
Cette activité souvent contrainte est certainement la cause de nombreux accidents de la route, mais pas davantage que le cannabis ou l'alcoolisme. L'Etat et les collectivités territoriales - comme les parlementaires qui votent les budgets- n'ont-ils pas eux aussi leur part de responsabilité dans la mortalité routière, vu l'état de nombreuses routes secondaires ou non ? Quand les citoyens obtiendront-ils le droit de condamner leurs élus à des travaux d'intérêt général de réfection des routes laissées à l'abandon et plombant les statistiques de mortalité routière? 

Le texte de la 'Loi d’orientation des mobilités' est dû à F. de Rugy, ministre de la transition écologique et solidaire, et à E. Borne, ministre chargée des transports

Mater les délinquants de la route, mais pas tous...
Lien PaSiDupes
Un article ce texte prévoit la suspension du permis de conduire en cas d'infraction commise téléphone en main.  Le rapporteur est Didier Mandelli, sénateur rural LR de Vendée et chef d'entreprise (Point Information sur les Modes d'Accueil du Jeune Enfant, PIMAJE).

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Une disposition confirmée ce lundi sur Europe 1 par Emmanuel Barbe, feutre des années 30, ci-contre, le délégué interministériel à la sécurité routière et instigateur de la répression, fonctionnaire de l'Observatoire national interministériel de la sécurité routière (ONISR) qui produit les statistiques des accidents de la route, nommé par le premier ministre.
"Puisque ça ne marche pas avec la contravention, on va augmenter d’une gamme", a-t-il lancé, froidement. "Si vous êtes en même temps avec le téléphone à la main et que vous avez glissé un stop, mordu une ligne blanche, fait un excès de vitesse ou que vous n'avez pas respecté les droits d’un piéton, vous risquez la suspension, le retrait immédiat du permis de conduire par les forces de l’ordre", a-t-il tonné.

La contravention va être salée


Ils ont voté une "contravention de 700 à 1.600 € !...
Tenu en main en voiture ou à 2 roues, qu'il s'agisse d'un appel à l'oreille ou de l'envoi d'un SMS, l'utilisation du portable est une infraction sanctionnée d'un PV avec actuellement une amende de 135 € et un retrait de 3 points sur le permis. Le téléphone au volant est en effet interdit d'après l'article R412-6-1 du Code de la route. 

Les conducteurs sans permis 
(ni assurance) 
Résultat de recherche d'images pour "aide au permis"entrent-ils dans leurs statistiques et leur collimateur ? 
Qu'en font-ils ? Aux jeunes de moins de 25 ans, apprentis ou non, aux demandeurs d’emploi et aux personnes handicapées, ils offrent des "aides au permis", versée par le Pôle emploi ... Avec bourse au permis.
Pour mieux leur retirer ?

lundi 8 juillet 2019

Rétention des notes du bac : Macron prend le parti des élèves contre les fonctionnaires de l'Etat

Le chef de l'Etat sans enfants dénonce "une prise en otage de nos enfants"

En vérité, Macron ne parle que de lui !

Le président de la République s'est mis en avant pour donner son sentiment sur les enseignants qui ont refusé de rendre des copies du bac et obtenir de pouvoir dialoguer avec leur ministre sur la réforme du bac et du lycée.

D'abord 200, puis 300 prétendus, mais 700 finalement avoués.
Des professeurs ont refusé cette semaine de saisir les notes des candidats au baccalauréat et ainsi de les transmettre aux jurys, mais aussi, pour certains, de rendre les copies. 

"On ne pas prendre nos enfants et leurs familles en otage," a vivement réagi dimanche 7 juillet Emmanuel Macron, en des termes violents qui ont heurté les fonctionnaires. 
Le contexte de cette déclaration était léger, de surcroît : un entretien exclusif, annoncé à grands renfort de clairons par une chaîne d'Etat, accordé à Jacques Vendroux et diffusé sur franceinfo, en direct du stade de Lyon, avant la finale de la Coupe du monde féminine de football entre les Etats-Unis et les Pays-Bas, à 17h.

Macron a estimé que son ministre Jean-Michel Blanquer a eu "la bonne réaction" en décidant qu'en l'absence de certaines notes, les notes du contrôle continu de l'année seraient prises en compte pour compléter la moyenne. 
Les syndicats d'enseignants et une association d'élèves, l'UNL, dénoncent au contraire une tripatouillage des notes, une violation du caractère national de l'examen et une rupture d'égalité.

Macron se livre à une instrumentalisation grossière des désagréments vécus par les candidats
"Je respecte chacune et chacun, la liberté d'opinion et la liberté syndicale, mais à la fin des fins, on ne peut pas prendre nos enfants et leurs familles en otage." Emmanuel Macron à franceinfo
Le président a rendu une copie sur un sujet de morale : le devoir !
"Je crois que, quand on est enseignant dans la République française, on a des devoirs aussi, a déclaré le président de la République. Notre devoir à tous, c'est que, quand il y a un examen attendu avec angoisse, qui vient sanctionner la fin des études secondaires et l'entrée dans la vie universitaire [qui ne 'sanctionne' d'ailleurs pas un accès au supérieur, mais qui ouvre des droits] et la suite, le devoir c'est d'être au rendez-vous et de faire ce qu'on doit faire. Pour le reste, il peut y avoir des désaccords, il y a évidemment le droit de grève, de manifestation et j'y tiens beaucoup. mais en aucun cas, ces désaccords ne peuvent s'exprimer en prenant en otage nos jeunes et dans un moment d'angoisse important pour leurs familles."

"99% de celles et ceux qui font chaque jour l'éducation de nos jeunes ont le sens du devoir, a poursuivi Emmanuel Macron. On a des enseignants qui, de la maternelle au supérieur, parfois dans des conditions matérielles difficiles [violon !], avec des rémunérations pas satisfaisantes [concerto pour violon, sans dialogue !], sont là et accompagnent nos jeunes. C'est le plus beau métier. Je ne veux pas le laisser salir, écorner."


Quel était donc les sens du devoir et du respect de Macron lors du chaos provoqué chez "nos jeunes" par l'imposture de Parcoursup 2018 ?


Le "scandale" du tirage au sort dans le système précédent, APB (Admission Post-Bac),
un service accessible via un site web du ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche entre 2009 et 2017) a largement servi de fondement et de justification à la mise en place de la loi ORE et du dispositif Parcoursup. 
Lien PaSiDupes : "Les bacheliers sans affectation de Hollande et Vallaud-Belkacem. Et pendant ce temps, Najat Vallaud-Belkacem prend du repos en famille dans les Landes"
En juillet 2017, le journal Le Monde était content de la performance de l'Etat socialiste auquel Macron a apporté sa caution, et titrait : "84,3 % des candidats admis, tirage au sort dans 92 licences", le "recours au hasard" étant ainsi admis, validé et gravé dans le marbre du journal... Lien PaSiDupes : "La ministre de l'Education nationale [Vallaud-Belkacem] a publié une circulaire légitimant le tirage au sort à l'entrée à l'université " 
Le Monde refusait de pointer cette sorte de roulette russe que Frédérique Vidal, la ministre de l’enseignement supérieur, s’était engagée à supprimer à la rentrée 2018. Et pourtant, 169 filières avaient dû recourir au tirage au sort pour éliminer [sic] des candidats lors de la première phase d’APB, début juin.

Il faut d’ailleurs souligner que la presse avait relativisé le désastre en banalisant les effets du tirage au sort, dès lors que le tirage au sort, tout problématique et injustifiable qu’il soit, n’a concerné que 0,4% des affectations dans l’enseignement supérieur en 2017. Grâce à la Plateforme APB, 6.000 étudiants étaient encore sans affectation à l'université, fin août 2017...

Rebelote en septembre 2018 : 120.000 "enfants" de Macron étaient toujours sans-affectation sur Parcoursup... 
Le 18 juillet, l’extrême lenteur de Parcoursup inquiétait déjà les futurs étudiants et établissements d'accueil. Soit 102.606 lycéens et étudiants - les "enfants" de Macron - en réorientation encore inscrits sur Parcoursup.  Lien PaSiDupes : "Un tiers des bacheliers n'est toujours pas fixé sur son sort." 
Le sens du devoir de "papa" Macron était cruellement pris en défaut, puisqu'au début septembre 2018, encore un peu plus de 3.000 bacheliers - ses enfants - étaient toujours sans affectation... Lien JDD

Est-ce toujours moins pire aujourd'hui qu'avant ?
"Ce qui se profile aujourd’hui, c’est en réalité la généralisation à très grande échelle de quelque chose de plus pernicieux encore que le recours au tirage au sort," pouvait-on lire dans Libération en mai 2018. Qu’on en juge : dans des filières fréquemment confrontées à la nécessité de retenir [sélectionner?] environ 10% des candidatures (800 places pour 8.000 demandes ; 60 places pour 600 demandes…), le "classement" qu’il est demandé aux universités de réaliser aboutit à tout mettre en chiffres afin d’intégrer les appréciations qualitatives dans les algorithmes de classement : tel type d’appréciation "vaut" un 15/20, tel autre un 10/20… ; telle filière va privilégier les notes dites 'littéraires', telle autre les notes dites 'scientifiques'. Mais cette mise en chiffres, sur de tels volumes, ne suffit pas : il faut encore départager les très nombreux ex-aequo. Pour aboutir à un classement opératoire, il est nécessaire de descendre jusqu’au troisième chiffre après la virgule ! Si la seule différence entre un·e étudiant·e admis·e et un·e étudiant·e recalé·e tient à un millième de point sur une "moyenne" dont la confection soulève de graves questions de fond, n’aboutit-on pas à un système aussi injuste et plus trompeur que le tirage au sort ?
Le tirage au sort, meilleur système de sélection de l'excellence...

dimanche 7 juillet 2019

Municipales: LREM manque d'hommes et appelle les femmes à remplir les trous

Schiappa et Guerini sont prêts à accorder l'investiture à des femmes sans ambition, ni projet et qui n'ont pas fait leurs preuves

Leur conception de la parité ne rend pas justice aux qualités des femmes

Formation accélérée pour les futures
femmes-maires LREM encore virtuelles 
La secrétaire d'Etat chargée de l'Egalité entre les genres Marlène Schiappa, mère de famille, et le délégué général de LREM Stanislas Guerini, célibataire encore sur le marché à 36 ans (mais physique ingrat), font de la retape : le parti du président a lancé un appel aux femmes pour qu'elles se présentent aux élections municipales de mars 2020.

Dans une tribune au Parisien datée de dimanche, ils écrivent, avec humour:
"Mesdames, devenez maires !". Les deux responsables macroniens regrettent que seulement 16% des édiles soient des femmes, alors que ni l'une, ni l'autre ne l'a jamais été: "Trop de femmes renoncent à s'engager parce qu'elles sont la cible de comportements sexistes, polémiquent-ils. D'autres se détournent d'un monde qui leur apparaît peu soucieux d'efficacité réelle," allusion à la tâche du changement des couches des enfants....

Ils encouragent donc le "sexe faible" d'hier à investir le "monde nouveau" de Macron qui se cherche une base populaire

"La femme la plus difficile à élire est celle qui ne se présente pas. (...) Aidez-nous à corriger cette anomalie arithmétique et démocratique. Présentez-vous !" C'est croire que les électeurs peuvent  élire un tréteau étiqueté LREM...

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Et de vanter les charmes de LREM pour favoriser l'émergence d'élues. "En 2017, là où les autres partis préféraient payer des pénalités plutôt que d'investir des femmes aux législatives, nous avons fait le choix inverse en investissant 50% de femmes sur des circonscriptions gagnables", écrivent Marlène Schiappa et Stanislas Guerini. Problème, ils ne les ont pas...

Ils annoncent lancer un programme d'accompagnement, "Toutes politiques": "Faire campagne, construire un programme, mobiliser, gérer son exposition médiatique, ça s'apprend. Nous proposons à nos talents féminins des séances de coaching et mettrons en place, dès la rentrée, un dispositif de mentorat". Tout reste à faire ! Lien PaSiDupes

Côté sexagénaires, peut-être ?...

Clandestins : nos législateurs vertueux signent cette fois "contre la criminalisation du sauvetage en mer"

Surchargés de travail, nos députés passent leur temps à pétitionner : est-ce bon pour leur image ?

A défaut de consensus parlementaire, les députés font de la surenchère compassionnelle 


Incapables d'élaborer un projet qui conduirait à un vote de la "décriminalisation du sauvetage en mer" de migrants vers la France, des députés de la majorité présidentielle (MoDem,  comme En marche!), mais aussi de l'opposition de gauche (PS, GDR - des verts et des communistes - ou Libertés et Territoires - alliance de Radicaux de gauche et du centre) mènent des actions politiques de stigmatisation en alertant contre la criminalisation du sauvetage en mer en Italie, état-membre de l'UE et pays ami, après l'épisode de l'arrestation, en Italie, de  l'activiste allemande Carola Rackete, capitaine du Sea-Watch 3.


Voici la tribune politicienne - anti-Salvini et ses électeurs - d'une soixantaine de députés sur le sauvetage en mer des naufragés et les conditions de leur accueil dans les pays de l'Union européenne : 
"Nous, députés de tous bords, nous opposons fermement à la dérive inquiétante qui consiste à emprisonner des personnes [des passeurs] qui sauvent des vies [en participant à une prise de risques vitaux]. C’est le cas de la jeune [est-ce une qualité ?] capitaine du Sea Watch 3, arrêtée par la police italienne le 29 juin pour avoir accosté sans autorisation [sic], après un blocage de 17 jours dans le port de Lampedusa. [D'après le Haut-Commissariat de l'ONU aux réfugiés, "le droit maritime international ne fournit pas d'obligations spécifiques qui détermineraient dans tous les cas quel Etat est en charge d'autoriser le débarquement sur son sol".] Ce bateau transportait une quarantaine de migrants dont l’état de santé était précaire [certificats médicaux de complaisance?], sans qu’aucune solution ne soit apportée. [L'Organisation internationale pour les migrations (OIM) relève également que même si les Etats ne sont pas forcés d'accepter de tels navires, il y a une obligation collective à trouver une solution humaine].

Nous [Français] apprenons la libération de Carole Rackete 
[Allemande arrêtée pour "résistance avec violence envers un navire de guerre" italien, souverain dans ses eaux territoriales] qui fait par ailleurs toujours l’objet d’une enquête. Pia Klemp, autre capitaine qui a également sauvé de nombreuses vies en Méditerranée [assurant elle aussi le relais avec les passeurs, sous couvert d'humanisme] reste poursuivie par la justice italienne. L’arrestation et la poursuite de ces deux femmes ont soulevé l’indignation au-delà des frontières [activisme internationaliste].  Ni elles, ni leurs équipages, ni les ONG propriétaires des bateaux [notamment néerlandais], ne peuvent être passibles de sanctions pour des actes humanitaires [décrètent les signataires dans un contexte juridique flou].Le droit maritime international impose de sauver les naufragés [singulièrement marins, pêcheurs ou plaisanciers], mais leur accueil reste trop flou et la collaboration entre les pays de premier accueil [la Tunisie serait  la plus proche] et les autres n’est pas établie avec des règles suffisamment claires, entraînant ainsi des situations de blocage comme celle qu’ont connues les demandeurs d’asile du Sea Watch, en dépit de leur état de santé dégradé [affirment-ils subjectivement].Nous sommes conscients de cette difficulté et du chemin qui reste à faire pour un meilleur partage des responsabilités entre nos pays. [les 60 pensent-ils que leur texte fait avancer le droit?]Nous demandons que les Etats européens se mettent d’accord au plus vite [les signataires sont des législateurs appartenant à des partis représentés au Parlement européen...] pour trouver [y'a plus qu'à] au niveau européen un mécanisme de débarquement qui permette que la responsabilité ne repose pas sur un seul Etat mais sur plusieurs.Nous demandons aussi que le débat sur la dépénalisation du délit de solidarité (décidée en France par le Conseil constitutionnel, le 6 juillet 2018), soit ouvert au niveau européen, afin que le 'principe de fraternité' gagne du terrain.Pour que l’Europe reste une terre d’humanité!"  [Assurer le contraire serait juste insultant et irrespectueux des efforts consentis par le contribuable français solidaire de la misère des siens et des autres] 
Liste des signataires de la tribune : 
Nadia ESSAYAN, Députée du Cher, MODEM
Manuéla KECLARD-MONDESIR, Députée de Martinique, Gauche Démocrate et Républicaine
Mounir BELHAMITI, Député de Loire-Atlantique, LREM
Sarah EL HAÏRY, Députée Loire-Atlantique, MODEM
Erwan BALANANT, Député du Finistère, MODEM
Olivier DEMAISIN, Député de Lot-et-Garonne, LREM
Matthieu ORPHELIN, Député de Maine-et-Loire, LREM
Stéphane CLAIREAUX, Député de Saint-Pierre et Miquelon, LREM
Géraldine BANNIER, Députée de la Mayenne, MODEM
Sophie METTE, Députée de Gironde, MODEM
Mohamed LAQHILA, Député des Bouches-du-Rhône, MODEM
Jean-Charles LARSONNEUR, Député du Finistère, LREM
Jean-Paul MATTEI, Député des Pyrénées-Atlantiques, MODEM
Nicolas TURQUOIS, Député de la Vienne, MODEM
Joël GIRAUD, Député des Hautes-Alpes, LREM
Richard RAMOS, Député du Loiret, MODEM
Marguerite DEPREZ-AUDEBERT, Députée du Pas-de-Calais, MODEM
Max MATHIASIN, Député de la Guadeloupe, MODEM
Bénédicte PÉTELLE, Députée des Hauts-de-Seine, LREM
François-Michel LAMBERT, Député des Bouches-du-Rhône, UDE, Libertés et Territoires
Sylvia PINEL, Députée de Tarn-et-Garonne, Parti Radical de Gauche
Michel CASTELLANI, Député de Haute-Corse, Libertés et Territoires
Brahim HAMMOUCHE, Député de Moselle, MODEM
Aurore BERGÉ, Députée des Yvelines, LREM
Éric BOTHOREL, Député des Côtes-d’Armor, LREM
Isabelle FLORENNES, Députée des Hauts-de-Seine, MODEM
Martine WONNER, Députée du Bas-Rhin, LREM
Delphine BATHO, Députée des Deux-Sèvres, Non-inscrite
Cécile RILHAC, Députée du Val-d’Oise, LREM
Jacques KRABAL, Député de l’Aisne, LREM
Jimmy PAHUN, Député du Morbihan, MODEM
Philippe MICHEL-KLEISBAUER, Député du Var, MODEM
Stéphane TROMPILLE, Député de l’Ain, LREM
Jennifer DE TEMMERMAN, Députée du Nord, LREM
Patrice PERROT, Député de la Nièvre, LREM
Stéphane BUCHOU, Député de la Vendée, LREM
Éric ALAUZET, Député du Doubs, LREM
Hubert JULIEN-LAFERRIERE, Député du Rhône, LREM
François CORMIER-BOULIGEON, Député du Cher, LREM
Stéphane TESTÉ, Député de Seine-Saint-Denis, LREM
Florence GRANJUS, Députée des Yvelines, LREM
Albane GAILLOT, Députée du Val-de-Marne, LREM
Bertrand SORRE, Député de la Manche, LREM
Justine BENIN, Députée de Guadeloupe, MODEM
Loïc DOMBREVAL, Député des Alpes-Maritimes, LREM
Josy POUEYTO, Députée des Pyrénées-Atlantiques, MODEM
Lénaïck ADAM, Député de la Guyane, LREM
Mireille CLAPOT, Députée de la Drôme, LREM
Éric GIRARDIN, Député de la Marne, LREM
Sira SYLLA, Députée de Seine-Maritime, LREM
Damien PICHEREAU, Député de la Sarthe, LREM
Ericka BAREIGTS, Députée de La Réunion, Parti Socialiste
Anissa KHEDHER, Députée du Rhône, LREM
Paul MOLAC, Député du Morbihan, Libertés et Territoires
Bruno JONCOUR, Député des Côtes-d'Armor, MODEM
Jean-Louis TOURAINE, Député du Rhône, LREM
Frédéric PETIT, Député des français établis en Allemagne et Europe centrale, MODEM
Florence PROVENDIER, Députée des Hauts-de-Seine, LREM
Bertrand PANCHER, Député de la Meuse, Libertés et Territoires
Laurence VANCEUNEBROCK-MIALON, Députée de l’Allier
Paul-André COLOMBANI, Député de Haute-Corse, Libertés et Territoires
Marie TAMARELLE-VERHAEGHE, Députée de l’Eure, LREM
Barbara POMPILI, Députée de la Somme, LREM

Les ONG, notamment de passeurs de clandestins, sont illégitimes en droit national.

Jadot a pris le melon et Brossat doit lui rappeler ses origines

C'est l'histoire de la pastèque qui se fait passer pour un melon

"Rappelle-toi que tu es de gauche" ! 

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Le chef de file des communistes aux élections municipales à Paris, Ian Brossat, veut croire qu'EELV l'est resté. Il a tancé dimanche le leader écologiste Yannick Jadot, qui n'a pas exclu la veille des alliances avec la droite dans certaines villes.
"Je suis très surpris par les déclarations de Yannick Jadot, même si cette petite musique s'était déjà faite entendre aux européennes", a déclaré sur France 3 I. Brossat, qui a conduit, comme lui, la liste de son parti au scrutin du 26 mai (2,5%), où EELV a réalisé 13,5%, une percée habituelle aux Européennes, mais sans lendemains.

"Je ne pense pas que l'écologie soit soluble dans le libéralisme - car c'est produire n'importe quoi dans n'importe quelles conditions sociales et environnementales - et M. Jadot nous dit qu'on peut faire alliance avec la droite", s'est indigné le communiste pur jus de betterave.
"J'y vois une espèce d'opportunisme qui est à mon sens inquiétant", a asséné le candidat rouge à la Mairie de Paris, avant de souligner: "Moi, la droite, je l'affronte au Conseil de Paris, elle s'est opposée au tramway, à la reconquête des voies sur berges".

Jadot fait du pied aux incolores, inodores et sans saveur

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Lève-t-on maintenant le poing serré chez LREM ?
Invité samedi au "Festival des idées" dans la Nièvre où se rendait une partie de la gauche, Yannick Jadot (ci-contre) avait prôné le "pragmatisme" dans des municipalités "où vous avez des gens qui sont sans étiquette ou même divers droite".

"Majoritairement chez les écologistes, il y a un attachement à la gauche, a tenu à lui opposer Ian Brossat, et dans la plupart des villes que dirige la gauche, il y a des écologistes".
Interrogé sur l'éventualité d'une alliance d'EELV avec LREM aux élections à Paris, l'adjoint au Logement d'Anne Hidalgo - qui compte EELV dans sa majorité parisienne -, a assuré: "Pour être en contact régulier avec les écologistes parisiens, je ne sens pas du tout cette tentation; j'ai l'impression que Jadot est isolé sur cette ligne, heureusement." Pas de quoi en faire un flan ?

La seule ligne possible pour la maire sortante "c'est le rassemblement de la gauche dès le premier tour", insiste Ian Brossat, et les communistes veulent y participer : c'est pour eux une question de survie.

Jadot a déclaré qu'il est favorable "à la libre entreprise et l'économie de marché," s'attirant les critiques d'une partie de la gauche dès la campagne des européennes.
Dans un entretien avec Reporterre, le 14 mai, il avait précisé son propos, se disant contre le "capitalisme financier" et contre un "libéralisme prédateur sur l'environnement, les femmes, les hommes, les animaux et sur l'économie", même s'il est pour la "liberté d'entreprendre" et reconnaît l'existence du "marché".

La députée européenne LFI Manon Aubry s'alarme, jugeant "inquiétants" les "signaux donnés par Yannick Jadot": "alliances locales avec la droite, acceptation de l'économie de marché". La question écologique "ne peut et ne doit pas se fondre dans une pensée libérale et doit s'accompagner de la justice sociale", a-t-elle souligné.

Ministre délégué au Développement de Hollande et Ayrault, puis directeur général du WWF France en 2016, Pascal Canfin,  membre du Haut Conseil pour le climat par la grâce de Macron en 2018, ci-contre, était déjà n°2 sur la liste présidentielle aux Européennes.

Questionné sur la compétition pour désigner le candidat LREM, dans laquelle Benjamin Griveaux et Cédric Villani se préparent à un duel fratricide, Brossat a asséné: "C'est bonnet blanc et blanc bonnet! Ce ne serait pas un maire mais un préfet, qui ne serait pas là pour défendre les parisiens, mais pour défendre le président de la République".

Schiappa veut lancer un "Grenelle des violences conjugales"

Le "Grand" débat national fait des petits ? En modèle réduit pour les sous-fifres

Vers de nouveaux "Monologues du vagin" ?
 
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Sous la pression d'associations, le gouvernement va lancer un "Grenelle des violences conjugales" en septembre, annonce Marlène Schiappa, le 7 juillet. Cerise sur le vagin, Brigitte Macron s'engagera personnellement dans l'ouverture du dossier, assure la secrétaire d'Etat à l'Egalité entre les genres.

Environ 2.000 personnes, selon les organisateurs, 1.200, d'après la police, se sont en effet rassemblées samedi place de la République pour exiger des mesures immédiates contre les féminicides, à l'appel d'un collectif de familles et proches de victimes qui, dans une tribune, avait exigé du gouvernement un "Grenelle des violences faites aux femmes".

L'objectif est d'interpeller toute la société et d'enrayer le phénomène des féminicides. Selon ce collectif, 74 femmes ont été tuées par leur compagnon ou leur ex-compagnon depuis le début de l'année, sans distinction d'origine ethnique, puisque c'est tabou.  
"Nous lançons autour du Grenelle une mobilisation nationale avec une grande consultation citoyenne et une campagne", précise la secrétaire d'Etat.

La République n'a "pas su (...) protéger" les victimes de meurtres commis par des conjoints ou anciens compagnons, a reconnu Macron samedi soir dans un message sur Facebook, égrenant les prénoms d'une cinquantaine de femmes. "La violence qui vous a coûté la vie nous écœure, nous révolte", assure le récupérateur du mouvement actuellement lourdement médiatisé. 

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Le "Grenelle contre les violences conjugales", qui sera introduit par Edouard Philippe, un boxeur, "et réunira les ministres concernés, acteurs de terrain, services publics, associations, familles de victimes", s'ouvrira le 3 septembre, "le 3/9/19, en écho au numéro 3919", la ligne téléphonique consacrée aux femmes victimes de violences, souligne l'ex-blogueuse Marlène Schiappa.

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Marlène Schiappa s'adressera jeudi "à l'ensemble des préfets de France pour les mobiliser," annonce-t-elle dans son entretien avec le JDD. "Dès la semaine prochaine, je recevrai de nouveau toutes les associations financées par l'Etat [les hommes et les femmes] pour avancer. 
Ce processus se conclura le 25 novembre, pour la Journée contre les violences envers les femmes", précise la secrétaire d'Etat, une orfèvre en actions à petits frais sans lendemains. A cette date, deux années plus tôt, en 2017, Emmanuel Macron avait érigé l'égalité femmes-hommes en "grande cause du quinquennat".

Depuis, "le gouvernement agit sans relâche", n'hésite pas à affirmer Marlène Schiappa face aux critiques, puisque 74 victimes sont à déplorer en six mois, après deux années pleines de macronisme. Et de citer le lancement d'une plateforme de signalement, le "recrutement de 73 psychologues - si encore ils ne sont pas redéployés - dans les commissariats" où exercent pourtant des femmes, l'augmentation des moyens du standard 3919 "pour donner un objectif de réponse à 100%" des appels. "Et l'inspection générale de la justice a été saisie le 21 juin" pour enquêter sur d'éventuels dysfonctionnements, rappelle-t-elle.

Alors que les Gilets jaunes réclament un Grenelle social

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Muriel Robin et sa femme, Anne Le Nen, au centre,
avec Carole Bouquet à la chandelle
Si l'on prend en compte les couples officiels comme les non-officiels (du mariage à la relation épisodique), 130 femmes sont mortes en 2017 en France, tuées par leur conjoint ou ex, contre 123 en 2016, selon les dernières données du ministère de l'Intérieur.
Le Grenelle doit permettre de "construire des mesures encore plus efficaces, au plus près du terrain", raconte l'intarissable sous-ministre. Pour autant, "il ne suffit pas de signer un chèque pour qu'il n'y ait plus de féminicides", prévient la secrétaire d'Etat, sous la dictée du collectif. Elle prend l'exemple des "téléphones grave danger", remis pour six mois aux femmes menacées: "880 sont financés par l'Etat, seuls 302 sont actifs ! Les autres dorment dans un placard quelque part, faute de décisions de justice". 
Le brushing de Nicole Belloubet en est tout ébouriffé...

18 avocates de la 'Fédération nationale Solidarité Femmes' (FNSF)dénoncent de leur côté "les carences du système judiciaire", dans une tribune également publiée par le JDD. Gestionnaires du 3919, elles regrettent que le parcours des victimes s'apparente toujours à "un parcours de combattante".