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mardi 9 juillet 2019

Répression: les usagers du téléphone au volant menacés du retrait de leur permis

Mesure radicale : vous utilisez votre téléphone au volant; vous repasserez votre permis ! 

Le projet de loi mobilités prévoit de frapper les automobilistes   de suspension du permis de conduire en cas d'infraction
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Macron est décidé à mater les "réfractaires" aux atteintes à leur liberté d'utiliser un téléphone au volant. 
On fait dire ce qu'on veut aux statistiques (comme aux sondages) en fonction du contexte médiatique et de la formulation des questions, mais les pouvoirs publics continuent à en brandir pour arriver à leurs fins. Leur interprétation permet actuellement d'affirmer que les Français sont des monstres: plus que leurs voisins européens, ils menacent la planète, tapent leurs femmes et violent des enfants. Voilà aussi que ce sont des tueurs au volant. 
Résultat de recherche d'images pour "portable sur route pour aller accoucher"Des chiffres dont l'origine reste mystérieuse montreraient que les automobilistes ont de plus en plus de mal à laisser de côté leur téléphone pour s'orienter ou rester en contact avec leurs proches, alors que les distances s'allongent pour aller travailler, pour accéder aux services publics, trouver un médecin ou aller accoucher. Les statistiques le disent ! Mais, autistes incohérents, nos législateurs perchés, réformistes éclairés et juges méprisants de leurs congénères ne se satisfont pas de nous faire la leçon: ils nous flagellent. Bientôt la lapidation pour les conducteurs flashés à plus de 80 km/h et la main coupée aus utilisateurs de portables au volant? 
Résultat de recherche d'images pour "nids de poulent mitre remparts"
Cette activité souvent contrainte est certainement la cause de nombreux accidents de la route, mais pas davantage que le cannabis ou l'alcoolisme. L'Etat et les collectivités territoriales - comme les parlementaires qui votent les budgets- n'ont-ils pas eux aussi leur part de responsabilité dans la mortalité routière, vu l'état de nombreuses routes secondaires ou non ? Quand les citoyens obtiendront-ils le droit de condamner leurs élus à des travaux d'intérêt général de réfection des routes laissées à l'abandon et plombant les statistiques de mortalité routière? 

Le texte de la 'Loi d’orientation des mobilités' est dû à F. de Rugy, ministre de la transition écologique et solidaire, et à E. Borne, ministre chargée des transports

Mater les délinquants de la route, mais pas tous...
Lien PaSiDupes
Un article ce texte prévoit la suspension du permis de conduire en cas d'infraction commise téléphone en main.  Le rapporteur est Didier Mandelli, sénateur rural LR de Vendée et chef d'entreprise (Point Information sur les Modes d'Accueil du Jeune Enfant, PIMAJE).

Résultat de recherche d'images pour "emmanuel Barbe prevention routiere"
Une disposition confirmée ce lundi sur Europe 1 par Emmanuel Barbe, feutre des années 30, ci-contre, le délégué interministériel à la sécurité routière et instigateur de la répression, fonctionnaire de l'Observatoire national interministériel de la sécurité routière (ONISR) qui produit les statistiques des accidents de la route, nommé par le premier ministre.
"Puisque ça ne marche pas avec la contravention, on va augmenter d’une gamme", a-t-il lancé, froidement. "Si vous êtes en même temps avec le téléphone à la main et que vous avez glissé un stop, mordu une ligne blanche, fait un excès de vitesse ou que vous n'avez pas respecté les droits d’un piéton, vous risquez la suspension, le retrait immédiat du permis de conduire par les forces de l’ordre", a-t-il tonné.

La contravention va être salée


Ils ont voté une "contravention de 700 à 1.600 € !...
Tenu en main en voiture ou à 2 roues, qu'il s'agisse d'un appel à l'oreille ou de l'envoi d'un SMS, l'utilisation du portable est une infraction sanctionnée d'un PV avec actuellement une amende de 135 € et un retrait de 3 points sur le permis. Le téléphone au volant est en effet interdit d'après l'article R412-6-1 du Code de la route. 

Les conducteurs sans permis 
(ni assurance) 
Résultat de recherche d'images pour "aide au permis"entrent-ils dans leurs statistiques et leur collimateur ? 
Qu'en font-ils ? Aux jeunes de moins de 25 ans, apprentis ou non, aux demandeurs d’emploi et aux personnes handicapées, ils offrent des "aides au permis", versée par le Pôle emploi ... Avec bourse au permis.
Pour mieux leur retirer ?

jeudi 28 mars 2019

Sécurité routière: le nombre de morts a augmenté de 17,1% en février, malgré les 80 km/h

L'année 2019 a donc commencé avec deux mois consécutifs d'augmentation.

Les sondeurs vont-ils oser faire grimper la cote de popularité de l'Edouard ?

Les grandes mesuresLes routes de France métropolitaine ont fait 253 personnes tuées, soit 37 de plus qu'en février 2018, a annoncé jeudi la Sécurité routière.
"Après la hausse de la mortalité routière constatée en janvier 2019 (+3,9%), l'effet de la forte dégradation des radars fixes (dans le cadre du mouvement des Gilets jaunes) s'amplifie et se traduit par un relâchement des comportements sur l'ensemble des réseaux" routiers, accuse la Sécurité routière, sachant que la hausse des dégradations de radars est notable depuis juillet 2018, n'en déplaise à la DSR (Délégation à la sécurité routière) qui est rattachée au ministère de l'Intérieur.

De nombreux indicateurs sont en hausse en février, notamment le nombre d'accidents corporels (4.091, +22,3%) et le nombre de personnes blessées (5.201, +21,5%).
"La forte augmentation de la mortalité routière enregistrée le mois dernier concerne principalement les piétons, les cyclistes, les jeunes de 18-24 ans et les seniors de 65 ans et plus", souligne la Sécurité routière, qui s'inquiète particulièrement de voir "la mortalité des cyclistes la plus forte relevée pour un mois de février depuis dix ans, avec 18 décès estimés".

Cette reprise de la mortalité routière va alimenter la vive polémique sur l'abaissement à 80 km/h de la vitesse maximale autorisée sur 400.000 kilomètres de routes secondaires, en vigueur depuis le 1er juillet 2018, volonté du premier ministre, qualifié de premier sinistre, mais dénoncée par des associations d'automobilistes et de motards, ainsi que certains élus et "gilets jaunes".

Résultat de recherche d'images pour "radars routiers derniere generation"Contre l'avis du gouvernement Philippe, pour assouplir cette mesure néfaste et controversée, le Sénat a voté mardi un amendement au projet de Loi d'orientations des mobilités (LOM) autorisant les conseils départementaux (pour les départementales) et les préfets (pour les nationales) à relever la vitesse maximale autorisée au-delà de 80 km/h sur certaines routes, après avis de la commission départementale de la sécurité routière. Jusqu'ici, ces acteurs territoriaux n'avaient d'autre pouvoir que l'abaissement de la vitesse.
Le texte doit encore être examiné et voté à l'Assemblée nationale d'ici l'été, ce qui mettra dans l'embarras les députés godillots de la majorité présidentielle qui devront choisir entre allégeance au pouvoir et écoute de leurs électeurs. Ceux d'entre eux qui seront envoyés au-devant des micros et caméras seront les élus des villes qui ne sont pas concernés...

Une "fake news" de Castaner susceptible de déchaîner les Gilets jaunes pacifiques


Depuis le début du mouvement des Gilets jaunes, le 17 novembre, une grande partie du parc de radars a subi des dégradations et destructions "de la part de contestataires qui entendent dénoncer un 'racket' du gouvernement", affirme l'AFP, courroie de transmission du pouvoir auprès des organes de presse.

VOIR et ENTENDRE le délégué interministériel à la Sécurité routière, Emmanuel Barbe, affirmer qu "on voit bien" que la principale cause de ce résultat est "la destruction des radars", selon les "gens de bonne foi", qui ne sont pas des "délinquants" :
Le délégué interministériel à la sécurité routière est un fonctionnaire d'Etat. Il est nommé par le ...premier ministre, simultanément directeur de la Sécurité civile, rattaché au ministre de l'Intérieur. Double allégeance...

Début janvier, le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner avait fait état de "près de 60% des radars (...) neutralisés, attaqués, détruits". "De son côté"  - selon l'AFP, alors que c'est toujours la Place Beauvau - , la Sécurité routière s'était alarmée d'une hausse de 268,3% des excès de vitesse en décembre, enregistrés par les capteurs des radars, mais non verbalisables du fait des photos de mauvaise qualité.

Les associations d'automobilistes dénoncent les mensonges du gouvernement.
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L'association 40 millions d'automobilistes qui condamne fermement tout acte de vandalisme commis sur des biens publics, révèle que, déjà en juillet 2018, une augmentation de 400% des dégradations de radars avait été constatée et que, ce même mois, la mortalité routière avait pourtant baissée de -5,2%, et qu'en octobre, 1 radars sur 2 était désactivé, tandis que la mortalité routière chutait de -13,8%.
"Cette interprétation des causes des mauvais chiffres de février [mettant en cause les Gilets jaunes soupçonnés de vandalisme sur les radars routiers] est plus que douteuse, car on sait très bien que, certes, de nombreux radars ont été dégradés dès le mois de juillet suite à la mise en œuvre de la mesure des 80 km/h, mais aussi que leur remise en état a débuté dès la fin du mois de janvier, " explique Daniel Quéro, président de 40 millions d'automobilistes, à Emmanuel Barbe. 
Les insinuations convergentes du gouvernement sont de nature à provoquer la colère des Gilets jaunes accusés par le ministère de l'Intérieur de cette hausse de la mortalité vont-ils réagir lors de l'Acte XX de mobilisation du samedi 30 mars ?

vendredi 10 août 2018

Limitation à 80 km/h : le nombre de morts sur les routes a-t-il vraiment diminué ?

C'est à grande vitesse que le décret Philippe produit ses effets...

L'effet de l'abaissement à 80 km/h de la vitesse maximale est immédiat

Alexis Kohler a-t-il aussi des intérêts chez un fabricant de panneaux routiers ?
Le nombre de morts sur les routes de France métropolitaine a baissé en juillet (-5,5%) avec 324 tués, soit 19 de moins que lors du même mois en 2017, a clamé vendredi la Sécurité routière. 

Le bilan n'est toutefois pas si rose. La baisse de la mortalité routière pendant un mois de juillet traditionnellement chargé sur les routes s'accompagne en effet de "mauvais résultats" concernant les cyclistes et les motos, parmi les pires "depuis cinq ans" avec 97 motocyclistes et 29 cyclistes tués, comme le signale accessoirement la Sécurité routière dans son communiqué, à propos des routes secondaires sans séparateur central visées par la limitation à 80 km/h en France

Cette hausse de la mortalité sur les deux-roues  ne fait pas les titres de la presse "libre et indépendante
Résultat de recherche d'images pour "mortalité routiere des deux-roues"
Un automobiliste vaut deux motards
(et trois cyclistes)
Des campagnes de prévention doivent de nouveau être relancées, quatre dangers étant identifiés chez les conducteurs de deux-roues : la conduite sous l'emprises de drogues ou de l'alcool, l'écoute de la musique tout en faisant du vélo ou du scooter, l'utilisation du téléphone portable au guidon et bien sûr la vitesse, particulièrement élevée sur les segments autoroutiers.
Ces causes identifiables sur deux-roues ne sont en revanche pas accidentogènes sur quatre-roues. Les automobilistes ne consommeraient donc pas de drogues, n'écouteraient pas de musique, ni n'utiliseraient leur portable au volant, autant de causes de mortalité  pourtant pointées jusqu'au 31 juin... 

Une com' en grands sabots

"On peut penser que les 80 km/h ont joué un rôle mais il faut rester extrêmement prudent", a nuancé le délégué interministériel à la Sécurité routière.
Ce serait une bonne nouvelle en saison habituellement funeste en matière de sécurité routière, si le détail des analyses était publié. Après une chute en mai (-8,4%), puis en juin (-9,3%), ces données confirment la tendance à la baisse de la mortalité routière en France, amorcée en 2017 après trois années consécutives de hausse.
Au total, métropole et Outremer confondus, 344 personnes ont perdu la vie sur les routes, et 6.903 ont été blessées, un chiffre également en baisse, selon les estimations provisoires de l'Observatoire national interministériel de la sécurité routière (ONISR). Concernant la seule métropole, le premier semestre 2018 affiche une baisse de 6% par rapport à la même période en 2017, avec 119 personnes tuées en moins.

Mais, objectivement, -5,5% constituent un ralentissement de 3 à 4 points de la tendance sur trois mois. Juillet 2018 enregistre la plus faible des trois "chutes" considérées - malgré l'explosion du nombre de PV - et la magie du décret Philippe apparaît donc douteuse.

Pavoiser semble de mauvais goût à la publication des premiers chiffres depuis la mise en place, au 1er juillet dernier, de la limitation controversée de la vitesse à 80 km/h, d'autant que, pour se rendre sur leur lieu de vacances, les estivants ne choisissent pas les 400.000 km de routes secondaires sans terre-plein central.

La mesure du gouvernement a-t-elle joué le rôle que Matignon lui attribue ?
"L'objectif [des 80 km/h], ça n'est pas d'emmerder le monde. C'est de faire en sorte qu'il y ait moins de morts et moins de blessés graves", avait commenté fin juin Edouard Philippe. Les chiffres de juillet ne donnent pas spécialement raison au Premier ministre, on vient de le voir. 

Emmanuel Barbe, le délégué interministériel à la Sécurité routière, se veut d'ailleurs nuancé. "On peut penser que les 80 km/h ont joué un rôle, mais il faut rester extrêmement prudent", a réagi ce responsable, vendredi 10 juillet. Selon lui, il faudra attendre la fin de l'année pour avoir une analyse précise de l'impact de cette mesure. 

Mais, en attendant, Matignon n'hésite pas à instrumentaliser des chiffres partiels et provisoires sur la durée. Les statistiques servent à ça !

En grande vitesse, présidente de la Ligue contre la Violence Routière (LVR), Chantal Perrichon, a établi ses quartiers d'été dans les studios de la presse radio-télévisée.
Résultat de recherche d'images pour "Chantal Perrichon"
Qualifiée d' "horrible mégère" par Jean-Luc Nobleaux, auteur du livre 'Radars, le grand mensonge', cette insupportable rombière se plaint de menaces de mort. Mais, si ce n’est pas bien, en effet, elle devrait toutefois s’interroger sur les raisons qui font qu’elle est sans doute la femme la plus détestée de France. Sa haine de l'automobilisme et son totalitarisme sont contre-productifs ne peuvent être justifiés par son parcours personnel .
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"Soufflez- Mme Perrichon !"
Si vous avez un GPS qui vous avertit de la présence de radar, 1.500 euros d’amende, et 6 points en moins, c'est grâce à Perrichon ! Pour certains travailleurs, c'est un salaire mensuel et la moitié d’un permis de conduire : pas de quoi hanter les nuits de la rombière. Et Perrichon de glapir pourtant qu'il ne faut s'arrêter en si bon chemin. Si vous êtes surpris avec un téléphone portable à la main, on passe de 35 euros à 135 euros, et de 2 points à 3 points en moins. 
Perrichon, si je te tiens... je te dépose au fort de Brégançon : on dit qu'ils ont aménagé des salles de SM.

lundi 11 décembre 2017

Edouard Philippe, favorable au 80 km/h, alors que 90 km/h n'a pas réduit la mortalité routière

L'illusion de l'action fera-t-elle baisser la mortalité routière ? 

Le premier ministre s'est dit "favorable à titre personnel" à la réduction de vitesse à 80 km/h

La décision sera annoncée officiellement le 18 janvier. /AFP
Or, la limitation à 90 sur les routes nationales et départementales n'a pas fait baisser le nombre de morts sur les routes en 2017. La courbe s'annonce même en hausse pour la quatrième année consécutive.  

Ils nous refont le coup de la courbe du chômage ! 
Après avoir été stable en octobre, la mortalité routière est remontée en flèche avec une progression de 8,9% en novembre, représentant 281 personnes tuées, soit 23 de plus par rapport au mois de novembre 2016, a annoncé lundi la Sécurité routière.

Selon les chiffres officiels, 3.500 personnes sont mortes entre décembre 2016 et novembre 2017, soit 59 de plus qu'entre décembre 2015 et novembre 2016, représentant une hausse de 1,7%? selon un bilan provisoire.

Les contrôles radar sont-ils chers et inutiles ?
Le harcèlement des automobilistes par les radars automatiques fixes et mobiles 
ne sauve-t-il donc pas de vies humaines? La France s'apprête ainsi à connaître une quatrième année de hausse de mortalité sur les routes, une première depuis 1972, ce qui l'éloigne encore plus de l'objectif du gouvernement précédent, qui se faisait fort d'amener le nombre de morts sous la barre des 2.000 d'ici à 2020.

"On a 3.500 morts par an; on pourrait passer à 2.500", a raconté le premier ministre lors d'un déplacement à Coubert (Seine-et-Marne) pour assister à une opération de "prévention" organisée par la gendarmerie.  "Notre objectif est qu'il y ait moins d'accidents", a-t-il ajouté. Et pourquoi pas 2.400 ou 2.300 ? 

La presse avait préparé le terrain du gouvernement ces derniers jours.
Les media aux ordres ont travaillé les Français au corps, évoquant justement une baisse prochaine de la vitesse à 80 km/h sur les routes à double sens, sans séparateur physique, où se produisent 63% des accidents mortels.

Philou a mis tout son poids, 67 kg, dans la balance. "A titre personnel, j'y suis favorable, car je sais que deux tiers des accidents se concentrent sur ces tronçons de routes nationales et départementales bidirectionnelles aujourd'hui limitées à 90 km/h", a déclaré Edouard Philippe, au cours de son déplacement.

Philippe est favorable à une décision déjà prise...
Cette mesure "exige une concertation avec les associations, les professionnels, les élus également", a indiqué Philippe, précisant qu'elle "sera prise au mois de janvier", lors du Comité interministériel de la sécurité routière qui se tiendra "probablement le 18".

"Nécessaire" ou "débile" ?

La mesure est controversée chez les acteurs de la sécurité routière.
"S'il y a une mesure et une seule à prendre, c'est le passage de 90 à 80 km/h sur les réseaux, où se déroule actuellement la majorité des accidents", a estimé Chantal Perrichon, présidente de la Ligue contre la violence routière.
"Ce problème majeur de santé publique a été négligé par le gouvernement précédent", a accusé cet ayatollah de la circulation, estimant qu'"il y a une urgence absolue à ce que le premier ministre et le président de la République reprennent en main ce dossier".

Mais pour la Ligue contre la violence routière, il faut aller au-delà.
Perrichon serait laxiste... Sa propre association est plus radicale : un numéro de duettistes entre la bonne et la méchante ? L'association préconise d' "interdire les avertisseurs de radars, déployer des voitures banalisées, surveiller le retrait des points de permis"

L'association Prévention routière n'a rien appris de la baisse précédente.
Résultat de recherche d'images pour "stéphane daeschner"
"La baisse de la vitesse permet de diminuer la gravité des accidents", continue d'assurer Anne Lavaud, déléguée générale de l'association Prévention routière, interlocuteur permanent des pouvoirs publics, indépendant du ministère de l'Intérieur (à la différence de la Délégation à la sécurité et à la circulation routières, qui est rattachée), bien que saluant les déclarations du premier ministre. 
On notera toutefois que le président de cette association, Stéphane Daeschner, est par ailleurs directeur de la marque et de la communication externe de MMA, anciennement Les Mutuelles du Mans Assurances...
En 2008, son slogan était "Premier réseau social d’assurances". La preuve ?L'ancienne direction des MMA fut poursuivie en 2000 pour abus de biens sociaux en raison d'investissements jugés douteux à Paris comme en Italie.En septembre 2017, Le Canard enchaîné révéla que les clients et sociétaires des Mutuelles du Mans avaient souscrit, entre 1972 et 1988, un emprunt forcé auprès de la mutuelle à hauteur de 260 millions d'euros. Cet emprunt qui, en 2017, atteint avec intérêts les 350 millions d'euros, n'aurait pas été remboursé, car MMA n'était débiteur d'aucune obligation d'information à l'égard des sociétaires ayant souscrit au fonds social"..., se justifie MMA dans une note interne. Cette même note conclurait que, le délai de prescription de la dette ayant été ramené de 30 à 5 ans en 2008, "MMA n'a fait qu'appliquer les règles de la prescription pour s'approprier "légitimement" ces sommes."  
Une certitude que ne partage pas le directeur général de l'association '40 millions d'automobilistes'

Président du "premier représentant national des automobilistes auprès des pouvoirs publics et du secteur économique de la route", Pierre Chasseray est clair : un passage de 90 à 80 km/h sur les routes nationales et départementales serait "totalement débile". Tel est l'avis de son "association des automobilistes raisonnables et responsables."
"Il faut évidemment prendre des mesures, faire des choses, mais établir un lien entre des chiffres sur un mois et une mesure à 80 km/h, c'est faire preuve de mauvaise foi", a-t-il fustigé, comme le fait le gouvernement lui-même à propos de hausse du chômage.

Il dénonce "des charlatans de la sécurité routière qui sont en train d'influencer Edouard Philippe". 
L'association ne ménage pas les pouvoirs publics qu'elle met face à ses propres responsabilités, lançant des campagnes médiatiques sur différents sujets concernant les automobilistes (rejet des baisses de limites de vitesse et des radars, état des routes) pour souligner que la responsabilité de la mortalité routière est partagée.
Selon cet expert, "il faut arrêter d'empiler des mesures". 
"S'il y a des aménagements à faire, c'est dans les accompagnements sur les addictions au volant", fait valoir P. Chasseray, rappelant que "les stupéfiants interviennent dans 25% des accidents mortels".

Une traque qui pénalise les automobilistes au portefeuille ?
Le racket d'Etat n'est pas mentionné : les sanctions seront évoquées dans un troisième temps...
En 2016, les radars automatiques ont battu tous les records de recettes, rapportant 920 millions d'euros à l’Etat, dont 760,5 millions d'euros pour les amendes forfaitaires et 159,8 millions d'euros pour les amendes majorées.Le gouvernement a donc publié un rapport officiel annexé au Projet de loi de finances 2018 (PLF 2018) pour expliquer à quoi sert l'argent des amendes radars. Présentation officielle de l'utilisation de l'argent des amendes
Une opération de communication qui s'apparente à de la propagande quand on lit les titres (255 M€ pour les collectivités locales) repris par certains journaux et qu'on les compare au contenu du rapport. Il fait apparaître des zones de flou : les chiffres  évitent d'entrer dans le détail.Même en cherchant bien, les 46 pages du rapport (dont 21 pages d'annexes) ne font mention que de l’exercice budgétaire précédent (2016), mais nul part de celui en cours et encore moins de l'exercice 2018...
Une pétition en ligne contre la baisse des limitations de vitesse

Rapport sur l'utilisation de l'argent des amendes
Si, comme il faut s’y attendre, cette mesure est confirmée au CISR de janvier 2018, parce que le pouvoir n'est pas à l'écoute de la population, des milliers de panneaux de signalisation de vitesse devront être remplacés sur le réseau routier secondaire du pays. Une dépense qui n’avait pas été forcément anticipée par le précédent gouvernement, lequel avait lancé une expérimentation en 2015, mais pour laquelle celui d’Edouard Philippe a prévu, selon nos informations [celles de l'asso], de puiser dans le compte d’affectation des recettes des radars.
Vous constaterez que la presse n'est pas meilleure que PaSiDupes: elle fait un copié-collé du texte de l'association appelant  les usagers à signer sa pétition en ligne. La différence? Ce blog ne comporte aucune pub et son accès est gratuit...


dimanche 20 novembre 2016

Le convoi de Hollande serait impliqué dans un accident mortel à La Rochelle

Le président Hollande a-t-il été témoin du grave accident de la route qui a fait un mort, le 8 novembre près de La Rochelle ?

Le convoi  présidentiel a-t-il provoqué la mort d'un automobiliste ?


La famille de la victime redoute d'avoir face à lui le président Hollande dans l'enquête sur l'accident mortel sur la rocade de La Rochelle, Charente-Maritime.
L'accident de la circulation à l'origine de la mort de leur père, Marcel Briché, a-t-il été causé par le convoi présidentiel de François Hollande ? Thierry et Martine Briché veulent "connaître la vérité". Une enquête a été ouverte pour déterminer les causes et les circonstances du drame, qui les prive de leur père depuis le 8 novembre, indique le procureur adjoint de La Rochelle, Julien Wattebled, confirmant une information de Sud Ouest. Les investigations ont été confiées au commissariat de La Rochelle. 

Ce jour-là, vers 10 heures du matin, le retraité de Nieul-sur-Mer (à 7 kms de La Rochelle et 5 de La Pallice), âgé de 83 ans, prend le volant de sa BMW, direction Rochefort. C'est à l'entrée de la rocade rochelaise, à hauteur de Lagord, que son destin bascule. 

Alors qu'il s'apprête à entrer sur la rocade rochelaise au niveau de Lagord, un motard en uniforme vient à sa hauteur et lui ordonne de se ranger sur le côté: le policier ouvre le passage du convoi qui transporte François Hollande.

La victime sommée de s'écarter sur le passage du socialiste

Un policier ouvrant le passage du convoi du président de la République a sommé Marcel Briché de se ranger sur le côté, alors qu'il se rendait aux Assises de l'économie de la mer, rapportent des proches du défunt. Intimidé, l'automobiliste s'est encastré de plein fouet dans une Mercedes qui le devançait et qui, à son tour, a percuté un véhicule utilitaire. La violence du choc est telle, que les pompiers mettront "une heure et demie à le désincarcérer", précise Thierry Briché au quotidien régional. 

La presse nationale omet de préciser que "mon père était conscient. Il a même demandé à l'un d'eux de prendre des photos avec son téléphone", confie Thierry Briché, qui s'est rendu au commissariat de La Rochelle le lendemain de la mort de son père. 
Thierry et Martine Briché montrent une vidéo de leur père, filmé cet été au volant d'une voiture de la Belle Époque, canotier sur la tête et moustache rieuse. Un physique de vieux rugbyman. "C'était un ancien de Rungis [le marché de gros de la région parisienne], une force de la nature, pas du genre à se plaindre pour le moindre bobo. C'était un bon vivant, très actif et membre de plusieurs associations, complètement autonome à 83 ans. C'était aussi un conducteur chevronné", soulignent les enfants de Marcel Briché.
Un extrait du procès-verbal fait bien mention du convoi présidentiel.

Marcel Briché a succombé des suites de l'accident, jeudi 10 novembre, après 48 heures d'hospitalisation au Centre hospitalier de La Rochelle. "Les examens ont révélé une fracture au niveau des vertèbres cervicales [...] Mais il a fait un arrêt cardiaque. Il n'a pas pu être réanimé", précise son fils.
Plainte contre X

Le convoi présidentiel est-il en cause dans ce drame 
Pour l'heure, le parquet refuse de se prononcer sur son implication. "Des personnes doivent encore être entendues, insiste J. Wattebled. Nous ne ferons pas de déclarations à ce stade sur le fond du dossier, pour  que cela n'influence pas  les investigations", marmonne le procureur adjoint, représentant du ministère de la Justice. 
En revanche, le magistrat confirme que le décès du chauffeur est intervenu 48 heures après et que l'enquête ouverte s'attache aussi à en déterminer les causes. 

De son côté, la famille de Marcel Briché a déposé une plainte contre X ce jeudi matin. Le parquet lui oppose qu'elle n'est pas qualifiée: elle ne vise pas une infraction particulière. Thierry et Martine Briché ont d'ores et déjà été entendus ce jeudi par les enquêteurs. 

"On veut connaître la vérité, quelle qu'elle soit. Et peut-être aussi faire la lumière sur les pratiques des convois officiels", explique la famille endeuillée "Là, il s'agit d'un homme de 83 ans. Mais ça aurait pu être un gamin en conduite accompagnée. Que la mort de notre père serve de leçon."
Sud Ouest, Le Parisien, France Soir, L'Express s'interrogent sur la responsabilité du convoi, mais Libération, L'Obs et Le Monde font l'impasse... et, mieux encore, La Charente Libre prend parti: "le fils de la victime accuse le convoi de François Hollande"... "après la mort d'un octogénaire, décédé des suites d'un accident de la route le 8 novembre dernier à La Rochelle au passage du convoi présidentiel emmenant François Hollande aux Assises de l'économie de la mer": tendancieux?
L'Elysée s'est refusé à faire le moindre commentaire.
Poursuivant un tour de France aux allures de pré-campagne électorale, Hollande a échangé une brève, mais remarquée, poignée de main avec Jean-Luc Mélenchon, candidat à la présidentielle, comme si de rien n'était.
L'indifférent a-t-il pris des nouvelles de la victime avant son décès ?

mercredi 18 juin 2014

Encore une forte hausse: la mortalité routière grimpe de 15,2% en mai

Tout augmente sauf la croissance !

Les routes ont encore fait plus de morts en mai, avec 258 tués contre 224 en mai 2013
Automobilistes dans le colimateur
Soit 34 morts supplémentaires, a annoncé la Sécurité routière mercredi par communiqué. Au mois d'avril 2014, la mortalité routière avait déjà augmenté de 8,1%, après la forte hausse de 28% enregistrée en mars 2014Sur les douze derniers mois, de juin 2013 à mai 2014, la mortalité routière est toutefois en baisse de 0,9 % (32 vies épargnées), souligne la Sécurité routière.

Au mois de mai, l'Observatoire national interministériel de la sécurité routière (ONISR) a par ailleurs relevé une augmentation des accidents corporels de 8,9 % à 4.904, contre 4.503 en mai 2013, soit 401 de plus, ajoute la Sécurité routière.

Pareillement, le nombre de personnes blessées augmente de 9,9%s'élevant à 6.242 (5.678 en mai 2013, soit 564 blessés supplémentaires). 
Le nombre de personnes hospitalisées grimpe de 20,2% à 2.414 (contre 2.008 en mai 2013, soit 406 personnes supplémentaires).

Stigmatisation des automobilistes 

Selon la Sécurité routière, "des accidents particulièrement violents, impliquant un nombre important de personnes, causés par un comportement inadapté sur la route expliquent en partie ce mauvais bilan".

Sur les cinq premiers mois de l'année 2014, les deux-roues motorisés représentent à eux seuls un tiers de l'augmentation de la mortalité routière, les cyclistes et les piétons un quart.

Á l'approche de l'été, "un sursaut s'impose à tous les usagers. Les contrôles des forces de l'ordre sont renforcés - et donc les sanctions - pour aiguiser la vigilance de chacun, notamment à l'égard des plus vulnérables", dit la Sécurité routière, avec une touche compassionnelle.

Brimade immédiate: 80 km/heure

Cazeneuve veut expérimenter les 80 km/h au lieu de 90... Il y va lentement mais sûrement, estimant que cette mesure "ne peut être envisagée que de façon expérimentale et sur des segments très accidentogènes. Il faut prendre le temps de la pédagogie"... Mais tant de sollicitude s'explique par l'impopularité d'une telle mesure faite pour durer. 
Selon la Ligue de défense des automobilistes, abaisser la limitation de vitesse coûterait 12 milliards d'euros, révèle Le Parisien. L'association s'appuie sur la thèse du très sérieux Jean Poulit, ancien chef du service de l'exploitation et de la sécurité routière, initiateur de l'opération Bison Futé, et ex-directeur général de l'Agence pour les économies d'énergie. Selon lui, un certain nombre d'emplois et de commerces accessibles en une heure aux alentours seraient pénalisés, car les employés et les clients potentiels mettraient plus de temps pour y aller, ce qui pourrait les en dissuader. Des employeurs n'arriveraient pas non plus à trouver des candidats pour certains postes, en raison de la durée plus importante du trajet domicile-travail. A l'inverse, des experts demandent au contraire la généralisation de la mesure.