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vendredi 26 janvier 2018

Limitation à 80 km/h : les motards et les automobilistes manifesteront trois samedis de suite

Des usagers de la route appellent à manifester trois samedis de suite contre la limitation à 80 km/h

L'association '40 millions d’automobilistes' et la Fédération française des motards en colère ont décidé "d'unir leurs forces" 

A Agen, les manifestants étaient 1200./Photo DDM, .
A Agen, les motards étaient déjà 1.200, le samedi 20 janvier
Mercredi 24 janvier, l'association 40 millions d’automobilistes et la Fédération française des motards en colère ont annoncé une série de manifestations durant les trois semaines à venir pour lutter contre l’abaissement à 80 km/h de la limitation de vitesse sur les routes secondaires, une limitation réclamée par le Premier ministre Édouard Philippe. "Les usagers de la route sont appelés à manifester partout en France dans les prochains jours", annoncent-ils.

La première manifestation avait été un vrai succès samedi dernier dans les rues d’Agen. Selon les organisateurs, 350 motards et 200 automobilistes s’étaient mobilisés au total. De Paris à Lyon en passant par Amiens, Rennes ou Antibes, comme dans plus de 70 villes à l'appel de la FFMC, les usagers ont dénoncé la mesure autoritaire du pouvoir, avec le soutien de l'association de l'Union des usagers de la route (UUR) ou encore de l'association 40 millions d'automobilistes. Les motards en colère dénoncent une nouvelle réduction de la vitesse qui viserait aussi à "prolonger la rentabilité" des radars automatiques.
La FFMC fait des "propositions alternatives", demandant notamment un renforcement de la formation initiale et continue des conducteurs et une amélioration des infrastructures routières, prenant en particulier en compte la vulnérabilité des deux-roues motorisés.
"
On ne fait de la sécurité routière que par la politique du bâton, alors qu'on peut faire d'autres choses, comme améliorer les glissières de sécurité ou l'éclairage sur les autoroutes", suggère ainsi le président des motards en colère parisiens. "Nos dirigeants nous prennent pour des ânes avec leurs mesures de sécurité tirelire (...). Ca suffit! Vive la moto, vive la liberté", a lancé Jean-Marc Belotti à l'adresse des manifestants.
Plusieurs manifestations sont déjà prévues, un peu partout en France. 
Image associée
Samedi 27 janvier, des opérations escargots devraient avoir lieu dans l'Aude
En Corse, les manifestants défileront à pied. 
A Toulouse, une manifestation est prévue pour lutter contre l'abaissement de limitation de vitesse sur les départementales, mais aussi contre la hausse du carburant et, entre autres, contre le nouveau contrôle technique. "Colère 31" est à l’initiative de ce rassemblement.
Les adhérents de la Fédération française des motards en colère invitent à un nouveau rassemblement dans les rues d’Agen. Le rendez-vous est donné à 14 heures, au Gravier, avant "un défilé surprise".

Samedi 3 février, une manifestation en voiture est prévue à Paris et des opérations escargots s'organisent dans plusieurs départements, dont l'Indre
L’appel est aussi lancé par les membres de la Fédération française des motards en colère de Haute-Garonne (FFMC 31). Ils prévoient d’être des centaines de motards et les automobilistes sont aussi invités à protester.

Résultat de recherche d'images pour "les motards et les automobilistes Agen"
Des barrages filtrants avec la distribution de tracts et d’autocollants seront mis en place. L’événement compte déjà près de 200 participants sur les réseaux sociaux. Point de départ, le parking Fondeyre à Toulouse, avant de rejoindre probablement la préfecture de Haute-Garonne.
Le samedi 10 février, c'est dans le Calvados qu'est prévue une manifestation à pied. 

L'abaissement de la vitesse est une "mesure aberrante" 

Résultat de recherche d'images pour "les motards et les automobilistes Agen"

"40 millions d’automobilistes entend utiliser tous les leviers nécessaires pour faire en sorte que le gouvernement renonce à cette mesure aberrante, explique l'association. Il est inacceptable que des décisions aussi graves soient prises sans concertation et sans justification."

80km/h : la nouvelle menace pour les automobilistes

En décembre 2017, l'hebdomadaire socio-libéral Le Point - détenu par le milliardaire François Pinault, mais bénéficiaire de subventions de l'Etat français - annonça la généralisation du 80 km/h sur les routes bidirectionnelles françaises, mesure prise dans le cadre du Comité interministériel pour la Sécurité routière (CISR) mais combattue par l’association '40 millions d’automobilistes' qui estime qu'elle ne permettrait en aucun cas d’améliorer la sécurité routière. L’association a lancé la pétition en ligne www.nonalabaissedeslimitationsdevitesse.fr et appelle toutes les associations d’usagers et tous les automobilistes à se mobiliser.

A la question 'Faut-il réduire la limitation de vitesse sur le réseau routier ?' posée par Le Parisien en avril 2015, les Français avaient répondu 'non' à 74% ! rappelle Daniel Quéro, président de 40 millions d’automobilistes. Et les allusions régulières des média à cette problématique ne récoltent que les foudres des usagers.

Une expérimentation à la marge et des résultats gardés secrets.
Face à la très forte impopularité de la mesure, une expérimentation réduite s’est déroulée entre juillet 2015 et juillet 2017 sur 3 portions de routes (la N151 entre la Nièvre et l’Yonne, la N7 dans la Drôme et la N57 en Haute-Saône) d’une longueur totale de 81 km.

Le Gouvernement avait tout mis en œuvre pour que l’expérimentation soit des plus probantes : en plus de l’abaissement de la limitation de vitesse à 80 km/h, de lourds travaux de rénovation de la chaussée et l’installation de glissières de sécurité avaient complété le dispositif. Preuve que le pouvoir sait pertinemment ce qui est réellement de nature à combattre la mortalité routière.
Mais de quoi fausser la comparaison avec la situation initiale et faire triompher les lobbies anti-voiture qui poussent la mesure depuis des années. Le ministre de l’Intérieur de l’époque avait déclaré que "l’expérimentation sera[it] transparente, honnête et rigoureuse", ce qui rend d’autant plus suspect le secret qui entoure le bilan. Il est intolérable que les Français ne puissent pas avoir accès aux résultats de l’étude, sans quoi toute annonce gouvernementale est inacceptable. L’association 40 millions d’automobilistes demande que les résultats de l’expérimentation soient rendus publics, alors que certains experts demandent même une baisse à 70 km/h !

Associée à la multiplication du nombre de radars et à la privatisation des radars embarqués voulue par le Gouvernement et également en expérimentation en Normandie depuis septembre 2017, cette mesure provoquera une augmentation sans commune mesure du nombre de verbalisations pour excès de vitesse et une hausse sans précédent des amendes routières.

L’association 40 millions d’automobilistes appelle donc tous les usagers à s’unir contre la répression routière.

mercredi 18 juin 2014

Encore une forte hausse: la mortalité routière grimpe de 15,2% en mai

Tout augmente sauf la croissance !

Les routes ont encore fait plus de morts en mai, avec 258 tués contre 224 en mai 2013
Automobilistes dans le colimateur
Soit 34 morts supplémentaires, a annoncé la Sécurité routière mercredi par communiqué. Au mois d'avril 2014, la mortalité routière avait déjà augmenté de 8,1%, après la forte hausse de 28% enregistrée en mars 2014Sur les douze derniers mois, de juin 2013 à mai 2014, la mortalité routière est toutefois en baisse de 0,9 % (32 vies épargnées), souligne la Sécurité routière.

Au mois de mai, l'Observatoire national interministériel de la sécurité routière (ONISR) a par ailleurs relevé une augmentation des accidents corporels de 8,9 % à 4.904, contre 4.503 en mai 2013, soit 401 de plus, ajoute la Sécurité routière.

Pareillement, le nombre de personnes blessées augmente de 9,9%s'élevant à 6.242 (5.678 en mai 2013, soit 564 blessés supplémentaires). 
Le nombre de personnes hospitalisées grimpe de 20,2% à 2.414 (contre 2.008 en mai 2013, soit 406 personnes supplémentaires).

Stigmatisation des automobilistes 

Selon la Sécurité routière, "des accidents particulièrement violents, impliquant un nombre important de personnes, causés par un comportement inadapté sur la route expliquent en partie ce mauvais bilan".

Sur les cinq premiers mois de l'année 2014, les deux-roues motorisés représentent à eux seuls un tiers de l'augmentation de la mortalité routière, les cyclistes et les piétons un quart.

Á l'approche de l'été, "un sursaut s'impose à tous les usagers. Les contrôles des forces de l'ordre sont renforcés - et donc les sanctions - pour aiguiser la vigilance de chacun, notamment à l'égard des plus vulnérables", dit la Sécurité routière, avec une touche compassionnelle.

Brimade immédiate: 80 km/heure

Cazeneuve veut expérimenter les 80 km/h au lieu de 90... Il y va lentement mais sûrement, estimant que cette mesure "ne peut être envisagée que de façon expérimentale et sur des segments très accidentogènes. Il faut prendre le temps de la pédagogie"... Mais tant de sollicitude s'explique par l'impopularité d'une telle mesure faite pour durer. 
Selon la Ligue de défense des automobilistes, abaisser la limitation de vitesse coûterait 12 milliards d'euros, révèle Le Parisien. L'association s'appuie sur la thèse du très sérieux Jean Poulit, ancien chef du service de l'exploitation et de la sécurité routière, initiateur de l'opération Bison Futé, et ex-directeur général de l'Agence pour les économies d'énergie. Selon lui, un certain nombre d'emplois et de commerces accessibles en une heure aux alentours seraient pénalisés, car les employés et les clients potentiels mettraient plus de temps pour y aller, ce qui pourrait les en dissuader. Des employeurs n'arriveraient pas non plus à trouver des candidats pour certains postes, en raison de la durée plus importante du trajet domicile-travail. A l'inverse, des experts demandent au contraire la généralisation de la mesure.
 

samedi 12 avril 2014

Opération escargot contre une nouvelle baisse de la vitesse à 80 km/h

Ensemble, motards et automobilistes manifestent leur colère ce weekend
baisse vitesse 80
Les baisses du chômage et des impôts devront en revanche attendre



La Fédération française des motards en colère (FFMC) et l'Union des usagers de la route (UUR) appellent à une manifestation nationale samedi 12 et dimanche 13 avril contre une baisse éventuelle de la vitesse autorisée à 80 km/h sur le réseau secondaire.
"Les manifestations et actions sont organisées et coordonnées par la FFMC et tous les usagers sont invités à rejoindre les motards, car tous sont concernés par l'inflation sécuritaire et les politiques répressives injustifiées", affirme l'UUR dans un communiqué.
Plus de quatre-vingts manifestations sont prévues samedi et dimanche à travers toute la France et la FFMC appelle les conducteurs à se rassembler et à organiser des défilés à petite vitesse.
L'association 40 millions d'automobilistes assure qu'elle est solidaire de la manifestation. Elle a demandé lundi aux automobilistes de nouer un ruban blanc à leur rétroviseur gauche "en signe de manifestation visible de leur ras-le-bol" contre "la répression routière". 
Cette association met-elle en doute  les conclusions de spécialistes de la sécurité routière, selon lesquels les limitations de vitesse, contrôlées depuis dix ans par les radars automatiques, ont participé à la baisse spectaculaire de la mortalité routière, passée de 7.242 tués en 2002 à 3.653 tués en 2012 ? L'amélioration des infra-structures et de la sécurité des véhicules y est aussi pour beaucoup, faut-il le rappeler ?

La "surenchère sécuritaire" du ministère de l'Intérieur est dénoncée

dans un communiqué du FFMC qui déclare que "d'ici l'été prochain le gouvernement prévoit d'imposer une nouvelle limitation de vitesse à 80 km/h sur le réseau national et départemental".
Une "recommandation" de Valls étudiée en mai
Le Centre national de la sécurité routière (CNSR) a été remis en service par Manuel Valls lorsqu'il était ministre de l'Intérieur. Le 16 mai, les quatre composantes doivent se réunir en commissions pour étudier les recommandations gouvernementales, dont le passage de 90 à 80km/h de la vitesse autorisée sur les routes secondaires, où ont lieu 66% des accidents.

Toutefois, a précisé Eric Elkouby, conseiller du président du CNSR, "cet avis n'est que consultatif" et la décision ne sera prise qu'à une date ultérieure par le ministre de l'Intérieur.