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mercredi 11 mars 2015

Nouvelle affaire Taubira: Hollande confirme l'"apartheid ethnique" imposé aux Français

"Ca suffit," les vitupérations de Valls contre les victimes de l'exécutif

Pourquoi Taubira est-elle invitée à repartir à Cayenne ?

La couleur de peau s'oppose au droit à la critique
Au-delà des mots, comment en vient-on à écrire: "C’est pitoyable d’avoir une telle ministre de la Justice. Elle vient de Cayenne, là où il y avait le bagne, qu’elle reparte là-bas vu qu’elle a toujours détesté la France." Le Parisien révèle ce mardi ce message posté sur Facebook par Isabelle Guinot, la première adjointe (sans étiquette) au maire UMP de Juvisy, dans l’Essonne. On peut juger pitoyable l'inaction de Fleur Pellerin à la Culture ou du ministre de l'Industrie, comme le déplore Jean-Pierre Raffarin, mais ce qui est autorisé à un ancien premier ministre est interdit à une  élue communale. Il est permis de dénoncer les propos d'Emmanuel Macron stigmatisant les "illettrés" de GAD, mais les invectives de Madame Taubira à l'encontre d'un député-maire d'opposition seraient de bon aloi quand elle qualifie ses déclarations de "déchets de la pensée humaine"...

A Juvisy-sur-Orge, le bilan de la garde des Sceaux a donc été cinglant samedi sur Facebook, mais la première adjointe au maire UMP s’est vue taxée de racisme pour avoir invité Christiane Taubira à "repartir la-bas". Or, si Cayenne est en France, ce chef-lieu de département n'est ni Valenciennes, ni Limoges et jouit d'un statut particulier, parce que situé en Guyane. La gauche évoque sans cesse le sexe et la couleur de peau, dont ceux cumulés de Christiane Taubira, laquelle exploite à fond sa condition en y faisant référence pour en faire un argument de suspicion, voire d'attaque: l'une et l'autre  portent  à tout propos contre les autres des accusations de machisme et de racisme. Ce procès permanent en sorcellerie commence à dépasser les bornes du débat républicain pour confiner au totalitarisme. 

Quand le devoir de mémoire est interdit, on se dirige vers le négationnisme
Tandis qu’une habitante envisageait que la ministre perchée "partirait" quand "elle tombera de son arbre", l’élue Isabelle Guinot (récemment exclue du DLF pour avoir soutenu le candidat UMP aux prochaines départementales) commente : "C’est pitoyable d’avoir une telle ministre. Elle vient de Cayenne, là où il y avait le bagne. Qu’elle reparte là-bas vu qu’elle a toujours détesté la France". Elle ne peut pas, elle est coincée dans son perchoir. Il va falloir le secouer très fort le c… !", lui a répondu l’habitante.

Or, que disent les faits?
Christiane Taubira, 62 ans, s'est portée candidate du PRG à l'élection présidentielle de 2002 et les voix qui se sont portées sur son nom au premier tour ont fait défaut au candidat socialiste Lionel Jospin qui a, de ce fait, été éliminé du second tour au profit du candidat du Front national. 
Avant ce forfait, en 1978, elle a débuté sa carrière politique comme militante indépendantiste, c'est-à-dire hostile à la France qu'elle a combattue, notamment au sein du Mouvement guyanais de décolonisation (MOGUYDE) fondé par son mari Roland Delannon. Ainsi a-t-elle dirigé la revue indépendantiste Mawina. Selon Robert Chaudenson, "ces mouvements anticolonialistes, impliqués dans nombre d'attentats, étaient très violents." Roland Delannon, avec l'aide de l'UTG, prépara contre les installations pétrolières de Guyane un attentat qui échoua (le complot de Noël). Il fut alors arrêté le 13 décembre 1974 avec 12 autres personnes. Elle affirme qu'elle avait alors été obligée de vivre en clandestinité.  Elle ne cessa son militantisme indépendantiste qu'à l'arrivée de François Mitterrand à la présidence en 1981. La crise de Valls est donc à la hauteur du lourd passé anti-France de sa ministre de la Justice et les propos de la petite élue ne sont pas diffamatoires. Seuls sont répréhensibles les images employées, dignes de Charlie hebdo, et les sous-entendus racistes présumés qui lui sont prêtés.  

Le Premier ministre érige la colère au rang de vertu républicaine
Il s'autorise lui-même des crises à répétition qui pervertissent l'usage des retransmissions télévisées des questions au gouvernement dévoyées en réglements de comptes d'un gouvernement aux abois à la veille d'élections qui devraient consacrer le rejet du pouvoir socialiste annoncé par des sondages de popularité calamiteux.

Avant même son accession à Matignon, le premier ministre stigmatisait déjà l'opposition.
En février 2014, une attaque de Manuel Valls contre leur collègue parisien Claude Goasguen, qu'il a accusé de venir de l'extrême droite - comme Cambadélis, entre autres, vient de l'extrême gauche - a provoqué le départ de l'hémicycle de députés UMP en pleine séance de questions au gouvernement.
Sectaire, le ministre de l'Intérieur avait encore lancé : "Contrairement à vous, nous ne sommes complaisants avec personne; vous, vous avez été complaisants avec ceux qui s'en prenaient aux valeurs de la République" lors des manifestations contre le mariage homosexuel. 

Marion Maréchal Le Pen (FN) a piqué Manuel Valls au vif lors de son intervention à l’Assemblée nationale : "Gardez-donc votre mépris crétin et vos leçons de République pour votre propre parti qui en moins de trois ans a oscillé entre phobie administrative et faux diplômes, compte en Suisse et prise illégale d’intérêt", a rappelé la jeune élue. Avant d’ajouter : "Sans doute Cambadélis a trouvé le sien [son diplôme, NDLR] au fond de sa poubelle" et de poursuivre : " Ce n’est pas du Front national que sont issus les Cahuzac, les Sylvie Andrieux, les Kader Arif et tant d’autres qui ont volé les Français. Au nom de la République, vous revendiquez la stigmatisation de Marine Le Pen et 30% des électeurs Français (…) Quand vous combattez toutes les autres formes de stigmatisation et toutes les autres formes d’amalgame".

VOIR et ENTENDRE Valls céder à la colère face au tableau dressé des échecs du pouvoir socialiste par la représentante de centaines de milliers de Français repoussés par la gauche dans les bras de la droite radicale: 
Un numéro bien réglé du FNPS...

VOIR et ENTENDRE Valls, une nouvelle fois en crise, tout rouge et postillonnant, invectiver le député Gérald Darmanin qui a souligné que la montée du Front national correspond à l'arrivée du PS au pouvoir :

Christiane Taubira n'a que haine et mépris pour ses détracteurs
La garde des Sceaux de Hollande s'abaisse au niveau de Twitter.

VOIR et ENTENDRE cette ministre de Valls déverser son tombereau d'insultes:

L'agressé rappelle que les attaques personnelles contre un jeune élu "indigent" sont indignes de la fonction où elle est placée:
 
La liberté de parole à géométrie variable est une dérive dangereuse 

L'Etat-PS est-il engagé sur la voie de la "poutinisation" de la liberté d'expression?
VOIR et ENTENDRE le coléreux Valls se faire doucereux et susurrer un appel au calme des autres:

Mise en scène de la sortie du Conseil des ministres du 11 mars. 

Le numéro de l'Elysée du 11 mars 2015
Le reality-show de l'Elysée continue. Longuement, ostensiblement, le président de la République a serré la main de la Ministre de la Justice qui a suscité une nouvelle attaque, taxée de raciste, tant il est vrai que Christiane Taubira peut se permettre tous les excès sous couvert de sa couleur de peau. Le faciès est ainsi devenu une arme défensive à toutes les ripostes à ses agressions et la population ne va pas tarder à en prendre avantage, suivant l'exemple d'en haut pour créer des conflits consacrant la fracture sociale entre les citoyens: les gens de couleur et les intouchables de la société française. Hollande est en train de faire des indigènes de métropole les nouveaux dalits de France. Le premier Ministre l'aura l'apartheid qu'il anticipe. En dénonçant les propos inacceptables d'une élue excédée, le chef de l'Etat a déjà pris le parti de la provocatrice. Se tenant en retrait dans la coulisse, Valls s'est bientôt avancé sur la scène du perron.

Le premier ministre saisit ainsi l'occasion de se refaire une virginité
Lors de ses vœux à la presse, voulant mettre en exergue "les maux qui rongent notre pays", Manuel Valls avait dénoncé "un apartheid territorial, social, ethnique qui s'est imposé". La référence à la ségrégation raciale institutionnelle qui sévissait en Afrique du Sud jusqu'en 1991 n'avait évidemment pas manqué de provoquer des remous dans la classe politique, de Jean-Luc Mélenchon à Nicolas Sarkozy. "Je suis consterné par cette expression," a confié Nicolas Sarkozy. "Comparer la République française à l'apartheid, c'est une faute".  

Les vagues d'indignation avaient atteint l'Elysée et, selon Le Canard enchaîné, François Hollande -qui reste branché sur Sarkozy- n'avait pas ménagé Manuel Valls. Il se serait essayé à une étude de texte. "Il y a plusieurs interprétations possibles à ce que Valls a voulu dire en parlant de l'apartheid dans les banlieues. Soit c'est un acte d'autorité, soit c'est une marque de commisération", aurait-il finalement conclu à l'attention de quelques visiteurs anonymes, missionnés toutefois pour diffuser ses propos publics.

Utiliser le mot "apartheid" pour stigmatiser les personnes vulnérabilisées par une politique toute orientée contre elles et en faveur de nouveaux venus exigeant des sacrifices des travailleurs et des contribuables est une entourloupe politique et médiatique qui joue sur l’émotion, comme joue sur l'ostentation la poignée de main du président à la provocatrice, suivie de son accompagnement jusqu'à sa voiture sous les caméras par le chef de gouvernement. Tant d'honneurs tuent la démonstration d'honorabilité.

Décidément très à l'écoute de l'Elysée, l'hebdomadaire satirique rapporte même que, la veille déjà, il aurait entendu Hollande appeler Valls à se calmer: "Fais attention à ne pas avancer des idées qui ne font pas consensus a priori, à ne pas te découvrir en prenant des risques", aurait-il expliqué un peu avant le Conseil des ministres. Avant d'ajouter qu' "il ne faut pas susciter les débats, il faut les laisser venir". Ces longues phrases ne sont pas dans le style primaire de Hollande, mais le Canard enchaîné est libre de faire parler ses sources prétendues comme il veut. 


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