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jeudi 19 juin 2014

En pleine grève, des agents SNCF circulent en taxi

Scandale des notes de taxi des agents SNCF en grève

Comme un doute sur les terribles conditions de travail des agents SNCF 
Epaves de la CGT et DUD-rail
Des "jaunes" de la CFDT et de l'UNSA sont-ils en cause?
En 2013, c'est en voiture de location que des agents de la société nationale se faisait acheminer vers leur gare de départ ou ramener à l’hôtel après une journée de travail, révèle le Canard Enchaîné, citant un syndicaliste, au 9ème jour de grève des cheminots qui se veut historique contre le projet de réforme ferroviaire, " continuant de perturber le quotidien des usagers", selon les termes du Parisien, ce matin.
La SNCF aurait dépensé de 20 à 25 millions d'euros en frais de taxi

A l’heure où les tarifs TGV et grandes lignes s’envolent, le bien-fondé des revendications et des perturbations s'en trouve entaché dans l’opinion publique. 

Le mouvement actuel aurait déjà coûté 153 millions d'euros, selon Guillaume Pépy. "Cela fait 15 trains franciliens, soit un tiers de notre résultat de l'année dernière. C'est énorme" explique le président de la SNCF au Parisien. 

Tous les moyens auront été bons pour le gouvernement anti-social de Manuel Valls de discréditer la grève en cours

Hollande fait installer un ..."service minimum"
au service des candidats au bac !
Avec le président socialiste Hollande, Valls s'est fermé à la discussion. Tout en assurant que la porte du dialogue restait ouverte, si les syndicats demandaient à  rencontrer le premier ministre, ils ont assuré qu'ils ne reculeraient pas sur ce projet. En effet, le président de l'entreprise, Guillaume Pepy, "a fermé la porte" aux grévistes, selonle premier syndicat à la SNCF, le 16 juin.

Le  ministre des Transports, Frédéric Cuvillier, a fait pression sur les grévistes auprès des usagers en envoyant les media (dont BFMTV) recueillir les témoignages de ceux qui ne comprenaient soudainement plus que des agents de l'Etat puissent revendiquer. 
La manipulation de l'opinion a pourtant été incohérente: d'une part, l'exécutif répandait l'idée  par sondage commercial interposé (Le Parisien et Harris interactive) que "trois Français sur quatre sont opposés à la grève des cheminots" ("la grande majorité des Français (76 %) condamne le mouvement des cheminots", matraquait Le Parisien, avec un commentaire sans appel de Jean-Daniel Lévy (ci-contre), directeur d’Harris Interactive: c'est 'un rejet inédit'...), mais, de l'autre, on apprenait que, le 16 juin, "30% n'en connaissent pas les raisons" du tout...

Le ministre de l'Education, Benoît Hamon qui se situe à l'aile gauche du PS, s'est livré à du chantage sur les risques encourus par les candidats au baccalauréat, sans états d'âmes.

Guillaume Pépy estime qu’il "est temps de se remettre au travail". 
Selon Le Parisien qui ne cite que les chiffres de la direction, les grévistes, qui répondent depuis le 10 juin à l'appel de CGT-Cheminots et Sud-Rail, représentaient mercredi environ 11,8% des cheminots.
Le trafic SNCF connaît pour sa part une "nette amélioration" "notamment sur Transilien, TGV et Intercités". Davantage de trains devraient circuler jeudi. La liste des "trains garantis" est publiée sur sncf.com. Les usagers peuvent aussi se renseigner par téléphone en composant le numéro Vert 0.805.200.440. Un numéro spécifique a aussi été mis en place pour les étudiants qui passent actuellement des examens. Pour connaître l'état du trafic en temps réel, les voyageurs peuvent consulter le site abcdtrains.com

Le mouvement balance entre essoufflement et radicalisation

Les cheminots ont toutefois annoncé la reconduction de la grève pour 24 heures, appelant à une grande manifestation interprofessionnelle jeudi au départ de la gare Montparnasse.
Déjà mercredi, des grévistes ont manifesté à travers Paris, du ministère de l'Economie jusqu'à la rue de Solférino, en passant par la gare Saint-Lazare et le métro parisien:


Dans son reportage, le service public de France Télévisions met en relief au montage que "quelques grévistes ont pu tester le mécontentement des usagers, qui ne se sont pas retenus de leur dire ce qu'ils pensaient de leur mouvement." (sic)
Pourtant, comme l'ont montré les actions de ces derniers jours (occupations de voies ou de locaux, opération péage gratuit près de Bayonne...), le nombre de grévistes diminue, mais la détermination de ceux qui restent augmente.

L'amendement Chassaigne a été adopté avec l'aval du gouvernement.
Mercredi, dès les premières heures du débat, a été voté le premier article du projet de loi, le plus important, qui prévoit de regrouper dans une holding publique la SNCF et Réseau ferré de France (RFF), qui gère le réseau. De plus, le gouvernement Valls a laissé la bride sur le cou des députés qui ont adopté l'amendement permettant que l'ensemble des cheminots, quelque soit leur lieu de travail, puisse avoir un seul employeur avec le même contrat de travail, avec le même bulletin de paie.

Mais, si la grève doit se tasser un peu, suite à la reculade hier du faux dur Valls, c’est une autre polémique qui commence à enfler. Outre les 25 millions de taxis, la seule indemnisation des abonnés coûtera 45 millions d’euros.

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