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LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

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mercredi 8 août 2012

Edition: le bide de François Hollande

Le bouquin de la twittweiler fait un flop !


Même sur les plages et malgré des légendes signées ... de sa concubine, Valérie Trierweiler, l’album photos de la campagne de François Hollande n'intéresse personne. 

François Hollande Président, 400 jours dans les coulisses d'une victoire, est un ... échec ! Légendé par Valérie Trierweiler soi-même, ce livre d'images édité par le Cherche-Midi devait être la clé pour mieux comprendre ce qui s’était passé dans l’ombre de ce hold-up sur le pouvoir.

Ouvrage plus creux que profond 


Il faut sans doute aller chercher profond le message "en creux"...
La twitteuse du président a brièvement commenté chacun des clichés du photographe Sté pane Ruet.

Sur l’une des images où l’on voit François Hollande au côté de Marie-Ségol'haine Royal, la journaliste squatteuse de Paris Match a d’ailleurs se montre sarcastique : 
" Vont-ils s'embrasser, se donner la main ? Voilà les questions cruciales que se posent mes confrères. Oui, l'homme que j'aime a eu une femme avant moi. Et il se trouve qu'elle a été candidate à l'élection présidentielle. Je fais avec. " Mais qu'est-ce qu'on s'en fout !

Le lecteur ne risque pas de perdre pied dans le petit bassin


Tsunami
à l'entrée dans les flots

On comprend que ces "révélations" sur le ressenti du couple n’ont pas intéressé grand monde. D’après des chiffres dévoilés par L’Express, seuls 1174 exemplaires de cet album ont été vendus. En cinq semaines, c’est carrément infâmant pour un bouquin qui met en scène des personnalités aussi distinguées. 



Le couple offre
du rêve
aux Français ...


Cet "opus aux puces" entre en contradiction avec le leitmotiv de François Hollande d’incarner une présidence " normale " où la vie privée serait séparée de la vie publique. Comment prôner une séparation entre les deux sphères quand l'intruse de l'Elysée fait publiquement des remarques et des commentaires sur les meetings et les sessions de travail de l'usurpateur socialiste ?


Vu l’échec commercial de cet album photos, le couple ne devrait pas réitérer l’expérience. C’est ballot, on attendait avec impatience les photos de vacances de François et Valérie au fort de Brégançon avec des petits commentaires de la première dame, comme : " Oui, l’homme que j’aime a sauté dans la piscine avant moi. Et il se trouve qu’il m’a éclaboussée. Je fais avec."

Nous, nous faisons très bien sans !

mardi 7 août 2012

Ramadan violent: un contrôle de femme voilée vire au pugilat

Violences racistes anti-France dans la Région de Martine Brochen-Aubry 
Une jeune Roubaisienne de 18 ans, revêtue d’un voile intégral, s'est violemment opposée samedi à un contrôle d’identité. 
Selon la Voix du Nord, qui dévoile cette affaire dans son édition du jour, la jeune femme a été repérée en centre-ville vers 18h30 par la brigade spécialisée de terrain de Roubaix. Alors que ces derniers lui demandaient ses papiers d’identités -conformément à la loi de 2010- et de lever le voile pour vérifier que la photo correspond bien, la jeune fille a poursuivi son chemin en expliquant qu’elle était en retard. 
Rattrapée par les forces de l’ordre, elle s’est alors mise à hurler comme un porc qu'on égorge pour ameuter la foule. Les policiers ont alors décidé d’appeler des renforts pour emmener la jeune fille au poste. 

Le ramadan n'adoucit pas les moeurs

La jeune mégère ne s’est pas laissé apprivoiser et a hurlé, donné des coups de pieds et des coups de poings et fait son possible pour ne pas entrer dans le véhicule. 
Une fois chargé,  l'encombrant a continué à se débattre et à donner des coups de coudes. La jeune furie a également griffé et tenté de mordre à plusieurs reprises la fonctionnaire de police qui procédait à une palpation réglementaire. Ces différents actes de rébellion lui ont valu un placement en garde à vue pour “rebellion, outrages, incitation à l’émeute et violences volontaires”: Manuel Valls ne rigole plus ! 

Le Parquet de Lille s’est saisi du dossier et la jeune femme sera jugée le 30 octobre.
Les policiers de Roubaix ont expliqué à la Voix du Nord qu’ils n’avaient jusque-là jamais rencontré de problèmes lors du contrôle de femmes voilées. "D'habitude, à Roubaix, ça se passe bien, la personne présente sa pièce d'identité, elle lève son voile quelques instants, on lui remet une convocation pour un stage de citoyenneté, et c'est tout”, explique l’un d’eux. 

“Les faits de Marseille y sont peut-être pour quelque chose”.
Fin juillet, le contrôle d’une femme entièrement voilée à Marseille avait déjà tourné à l'échauffourée.

Ayrault impose l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, sans concertation

Les opposants à l'aéroport accusent l'Etat de passer en force

Une dizaine d'organisations opposées au projet de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique) ont accusé l'Etat de refuser la concertation mardi,  jour de clôture de l'enquête publique sur le dossier "loi sur l'eau".


Cinq enquêtes publiques ont été organisées fin juillet, dont deux, dites "loi sur l'eau", ont notamment pour objectif d'évaluer "l'impact de l'aéroport et de sa desserte routière sur l'eau et les milieux aquatiques".
François Hollande, élu par le peuple français, se décharge habituellement (et normalement !) de ses dossiers embarrassants en faveur de commissions et d’experts qui n’ont de comptes à rendre à personne et en particulier pas au Parlement et aux Français.
En cas d'impacts négatifs sur l'environnement, le concessionnaire Aéroport du Grand Ouest/Vinci doit proposer des mesures compensatoires.
Le gouvernement se heurte à ses alliés
Les délégations régionales d'Europe Ecologie-Les Verts (EELV), des Alternatifs,  d'ATTAC ou encore de France Nature Environnement se sont réunies  mardi dans la commune pour s'opposer à ces propositions.
"Le dossier ne dit ni comment, ni quand, ces mesures compensatoires seront mises en place. Il n'y a également aucune évaluation financière des coûts. Ce projet est une façon de déshabiller cette loi sur l'eau parce que l'Etat et les maîtres d'oeuvre passent outre et en force", a jugé Hélène Debost, secrétaire régionale d'EELV.
"Il y a 50 ans, quand on a commencé à parler du projet, on ne se souciait pas des zones humides. Et généralement, quand il y a un dossier d'aménagement sur des zones humides, l'Etat est très regardant, il faut aboutir à un plus écologique. Ce n'est pas le cas ici", a de son côté relevé Geneviève Lebouteux, co-présidente du Collectif d'élu-e-s doutant de la pertinence de l'aéroport.
Les Alternatifs dénoncent une méthode "dérogatoire", "réductrice" et "imprécise" dans leur contribution à l'enquête publique.
La commission d'enquête doit à présent analyser chaque courrier et dresser un procès-verbal aux deux maîtres d'ouvrage: AGO/Vinci et la Direction régionale de l'environnement. La commission remettra ensuite son avis au préfet vers la mi-octobre.
L'aéroport doit être construit par le groupe Vinci d'ici à 2017 à Notre-Dame-des-Landes, à 30 km au nord de Nantes, dont le Premier ministre PS, Jean-Marc Ayrault, était le député-maire il y a trois mois encore.
De nombreuses associations contestent pourtant l'utilité de cette infrastructure et mettent en avant son impact environnemental et son coût.
"Ce projet, validé par l'Etat et soutenu notamment par les élus locaux PS [sic] est contesté par de nombreuses associations qui contestent l'utilité de cette infrastructure et mettent en avant son impact environnemental et son coût." (AFP)

Le quotidien de la région de Jean-Marc Ayrault est-il libre ?
Dix lignes partisanes dans Ouest France
Un tissu d'observations tendancieuses



Et une photo-montage verdoyante
et mensongère

"Les commissaires enquêteurs ont tenu leur dernière permanence ce matin à Notre-Dame-des-Landes, au terme de plus de sept semaines d’enquête publique dans le cadre du projet d’aéroport et de sa desserte routière. Cette enquête vise à assurer le respect de la loi Grenelle sur l’eau. Malgré la période estivale, les contributions, notamment d’entreprises et d’associations, ont été nombreuses. La mobilisation en faveur du projet a été forte, tout comme celle des opposants. Les commissaires devraient rendre leur rapport, qui s’annonce complexe à rédiger, dans un mois."

Servile, Rue89 -site socialiste militant- se livre à une intox médiatique éhontée

Cavanna condamne le bio et quelques autres escroqueries

"Le bio est cher, snob, le contraire du bio"

Cavanna (1923) est une légende de la contre-culture et de la presse. Journaliste, essayiste, auteur de best-sellers comme "Les ritals", il a fondé le magazine Hara-kiri avec le professeur Choron (Georges Bernier). C'est lui qui a notamment découvert Cabu, Wolinski, ou encore Reiser.

La couverture du dernier livre de Cavanna, Lune de miel, est très parlante. Sa photo le montre souriant, et au premier plan, le journal Charlie Hebdo apparaît tout flou comme s'il avait la tremblante. Dans l'avant-propos, l'auteur explique le titre : "Les neurologues donnent le nom de Lune de miel à la période pendant laquelle les symptômes de la maladie de Parkinson s'atténuent au point de laisser croire à une guérison, avant de reprendre avec une implacable violence".
Cavanna est atteint de la maladie de Parkinsonqu'il qualifie de " salope infâme ", mais il garde toute sa tête. Il a 89 ans.

Révélation
Cet anar, requis pour le STO en 1943, ouvre les yeux après avoir travaillé dans des journaux, Hara-Kiri, puis Charlie Hebdo, qui dénonçait l'avidité du patronat, qui réclamaient des lois sociales. Et puis, un jour, il découvre que Choron faisait parfois des fausses fiches de paye, et ne payait pas les cotisations sociales, ni les retraites. 

Cavanna revient sur son enfance, l'école des années 30, l'autorité imbécile des institutions que Hara-Kiri dénonçait et le bio

Cavanna répond au vrai/faux de Philippe Vandel

J.O.: athlète algérien exclu pour ...mauvaise foi

Le maghrébin est réintégré: ce n'est pas un "mécréant" !

Makhloufi est l'un plus sérieux espoirs de médaille de l'Algérie.

Pour ne pas être allé au bout de sa série du 800 mètres, l'Algérien Taoufik Makhloufi, favori du 1500 mètres, a été exclu de la compétition par l'IAAF lundi matin à Londres.

Il a nettement dominé sa demi-finale du 1500 mètres, dimanche, et s'annonce comme un prétendant tout à fait crédible à la médaille d'or.

Or, Makhloufi était aussi inscrit sur le 800 mètres, mais contre son gré, semble-t-il. Puisque sa fédération ne l'avait pas retiré de la course, il s'est donc présenté au départ des séries, lundi matin. Mais pour ne pas hypothéquer ses chances en vue de la finale du 1500, programmée mardi, Makhloufi n'a manifestement pas disputé la course à fond. 

Manque de combativité

Parti lentement, il a stoppé sa course dans la ligne droite opposée, après une centaine de mètres, avant de repartir en arrière vers le sautoir à la perche.

Son attitude anti-sportive a déplu à l'IAAF  qui a tout simplement décidé de l'exclure de la compétition pour 
"mauvaise foi et manque de combativité"

Une sanction symbolique assortie d'une précision de l'IAAF sur le fait que
l'Algérien pourrait être réintégré en finale du 1500 mètres, mardi, s'il pouvait présenter un certificat médical signé par un praticien local pour justifier son refus de courir le 800. C'est chose faite !
Cette même fédération a publié dans la soirée, un communiqué, annonçant la réintégration de Makhloufi.
" Après avoir pris en compte le certificat du médecin du comité d'organisation, la disqualification de toute compétition d'athlétisme (...) a été annulée", explique ce communiqué laconique. Makhloufi a 24 heures pour adopter un comportement sportif et se présenter mardi soir sur la ligne de départ du 1500 mètres.



Aux Jeux Olympiques, la stratégie n'est pas toujours honorable


Huit joueuses de badminton ont également été exclues du tournoi pour avoir volontairement perdu leur dernier match de poule pour s'éviter un tableau plus difficile par la suite, en avait déjà fait les frais en début de semaine dernière. Ces quatre paires du double dames sont une, représentant la Chine, une, l'Indonésie et deux, la Corée du sud.

Cette fois, c'est l'athlète algérien Taoufik Makhloufi, qui s'est un temps vu prier de quitter la compétition pour ne pas avoir respecté l'esprit des Jeux Olympiques.


Proche orient: le conflit syrien est avant tout religieux

Le "printemps arabe" n'est pas social comme on nous le fait croire


Le site atlantico.fr a interrogé Karim Sader, un politologue et consultant, spécialiste du Moyen-Orient et du Golfe arabo-persique qui intervient régulièrement auprès de nombreux médias en France et à l’étranger.

Atlantico : L’armée syrienne aurait [re]pris le contrôle de la capitale du pays, Damas. Dans la ville d’Alep, la situation est figée et les rebelles sont dans l’attente d’une contre-offensive de l’armée régulière. Quelles seraient les conséquences d’une reprise d’Alep par le régime ?

Karim Sader : Alep est la deuxième ville de Syrie. C’est aussi la capitale économique du pays. Il y a donc un enjeu très important à la fois sur les plans stratégique, économique et symbolique. Pour rappel, on est dans le nord-ouest du pays avec une base arrière turque qui ravitaille les insurgés [également en armes].

Pour le clan Assad, ce serait aussi un message ferme en direction du camp occidental hostile à son maintien, ainsi qu’à la Turquie qui soutient l’insurrection sunnite. A la frontière nord, le voisin turc tient en effet une position complexe. Pendant longtemps, le gouvernement de ce pays avait annoncé avoir fermé les frontières avec la Syrie pour éviter le pillage commercial des camions entre Alep et la Turquie.

De source turque [et donc saoudienne], il s’agit également d’un moyen d’isoler Alep et de l’étouffer sur le plan économique en coupant les ravitaillements et ainsi faciliter sa chute aux mains des rebelles. L’engagement de la Turquie est donc très fort. A titre personnel, j’ai toujours douté de la facilité avec laquelle on a annoncé la prise de la ville par les rebelles. En réalité, il est techniquement difficile par l’Armée syrienne libre de prendre une ville et de la maintenir durablement dans son giron. Il est clair que les capacités de l’armée syrienne libre sont surestimées, cette dernière disposant de matériels militaires rudimentaires en comparaison de ceux de l’armée régulière, en dépit du soutien discret des pays du Golfe, de la Turquie et des Occidentaux.[Cette déclaration est un appel]
En réalité, L’insurrection joue une sorte de jeu " du chat de la souris " avec l’armée régulière poussant cette dernière à intervenir systématiquement, faisant des forces pro-Assad une véritable armée d’occupation contrainte de maintenir ses chars dans une ville afin d’y asseoir sa légitimité par la seule force coercitive. On est clairement rentré dans une logique de guérilla ou bien de guerre d’usure.  

A vous écouter, la situation telle qu'elle est retranscrite par les media  français semble inexacte...
Je dirais plutôt qu’en parallèle du conflit militaire, nous sommes en pleine guerre de l’information. On a tous les jours des informations contradictoires concernant la crise syrienne. Le régime comme les rebelles essayent de marquer des points au niveau médiatique.
Comme la communication internationale est plus favorable aux insurgés car ils sont soutenus par les pays occidentaux et les pétro-monarchies du Golfe, on a tendance à retrouver des données inexactes voire manquant d’impartialité. De nombreux journalistes s’efforçant de couvrir le conflit  depuis la Syrie, se retrouvent coincés à la frontière turque d’où leur parviennent des informations forcement biaisées.
La couverture de certains media dénote une forme "d’effet libyen ", alors que la comparaison ne tient pas la route. A lire les journaux, on a l’impression que les rebelles prennent les villes les unes après les autres or selon moi, on se dirige vers une " libanisation " du conflit, sous-entendu une guerre civile qui pourrait durer plusieurs années, en l’absence d’une intervention extérieure. Il faut avoir à l’esprit qu’avant la réhabilitation hâtive d’Assad par les Occidentaux en 2008, le régime syrien avait longtemps vécu l’isolement international et peut se maintenir beaucoup plus longtemps qu’on le pense, malheureusement au prix de nombreuses victimes.
J’ajouterai enfin que cette guerre de l’information autour de la crise syrienne a tendance à s’élargir sur le plan régional. Par exemple, voilà une semaine que des media annoncent  la mort de Bendar Ben Sultan qui est le chef des renseignements saoudiens, sans que son " assassinat ", n’ait été démenti ou bien confirmé. Selon de nombreuses sources médiatiques, le Prince saoudien aurait été victime d’un attentat imputé aux services syriens, et ce, dans le but de se venger de l’attaque contre l’appareil sécuritaire du 18 juillet 2012 à laquelle Bandar aurait joué un rôle déterminant…

Le régime syrien a connu une nouvelle défection de son Premier ministre Riad Hijah. Alors que le régime semble avoir repris le contrôle de Damas, comment expliquer l’acte du Premier ministre ?
Là encore, le départ du Premier ministre a fait l’objet d’une guerre médiatique entre la télévision du régime qui l’a présenté comme un limogeage, alors qu’il s’agirait clairement d’une défection côté rebelle. Pour ma part, j’aurais tendance à interpréter l’acte de Riad Hijah - qui est un sunnite - comme le résultat d’une confessionnalisation évidente du conflit syrien.  
La stratégie actuelle du régime vise à créer les conditions d’une guerre sectaire rendant impossible la cohabitation entre la minorité alaouite et la majorité sunnite qui ambitionne de prendre le pouvoir à Damas. Je reste persuadé que le régime cherche à se replier près de Lattaquié et créer un Etat Alaouite. C’est selon moi, le scénario le plus envisageable, d’où l’intérêt pour le régime d’arriver à un point de non-retour dans une possible cohabitation entre les minorités.
Les plus grands massacres de sunnites ont d’ailleurs été perpétrés à la frontière du "pays alaouite " comme si le clan Assad cherchait à en délimiter  les frontières. Le père de Bachar el-Assad, Hafez,  avait lui-même dessiné les contours de cet état alaouite en cas de graves crises dans le pays.

Avec la possible création d’un état alaouite, la Syrie retournerait en arrière comme au temps du mandant français. Quel serait le sort des minorités ?
Concernant la viabilité d’un état alaouite, il est possible à la condition que la Russie et l’Iran maintienne leur soutien à Assad. La Russie grâce à la création de cet Etat va préserver son ouverture vers la Méditerranée par le port de Tartous ; et l’Iran pourrait assurer la continuité de son " croissant chiite " reliant Téhéran au Hezbollah libanais.
On pourrait assister à une recomposition de la carte du Moyen Orient sur une base confessionnelle avec les kurdes au nord de l’Irak, les alaouites au nord de la Syrie, les sunnites au sud….
Quant au sort des autres minorités, je pense particulièrement à celui des chrétiens, ces derniers peinent à se positionner.  Les chrétiens veulent un régime qui les protège. Ils ont peur de l’arrivée des islamistes car parmi les insurgés, il ne faut pas se le cacher, il y a clairement des hommes d'Al-Qaïda. Dans le même temps l’aspiration des chrétiens d’Orient reste liée aux valeurs de démocratie et de liberté contraire aux dictatures d’un autre temps. Cette " troisième voie ", celle d’un Etat de droit demeure à l’heure actuelle une grande utopie dans cette région.
Propos recueillis par Charles Rassaert

ENTENDRE aussi  Pierre Piccinin, historien-politologue



lundi 6 août 2012

Bayrou, prêt à collaborer avec François Hollande et le gouvernement Zayrault

Rochefort: le MoDem est prêt à travailler avec le gouvernement
Robert Rochefort, fait une véritable déclaration d'amour à François Hollande
Interrogé par La Croix ce 6 août, le vice-président du MoDem se dit prêt à travailler avec le gouvernement socialiste, engageant la parole de son parti avec lui "Nous sommes la première pièce politique disponible pour un élargissement [du gouvernement]".

"Hollande doit exorciser sa peur de mécontenter Mélenchon" 

Si François Bayrou 
s'est peu exprimé depuis sa tranchée , gardant la posture de celui qui ne se compromet pas, le battu du premier tour de la présidentielle  bientôt défait aux législatives,
 envoie son numéro 2 au MoDem, Robert Rochefort au front pour faire bouger les lignes. Ce 6 août dans La Croix, celui-ci a pour mission d'adresser des signaux forts à François Hollande.

Le vice-président du parti en appelle à un gouvernement d'ouverture où le MoDem aurait la première place : "Il y a suffisamment de questions importantes pour trouver des points de rencontre. C'est dans l'intérêt de la France que François Hollande élargisse son équipe.Nous sommes la première pièce politique disponible pour son élargissement. (...)

"Il faut juste qu'il exorcise sa peur de mécontenter Jean-Luc Mélenchon. 
Tout au long de l'entretien, Robert Rochefort loue les premiers mois du mandat Hollande: son sens de la "justice sociale", le climat instauré "avec les partenaires sociaux" et sa "posture plus productive sur les questions internationales". 

Petit bémol pour la crédibilité : la politique menée "sur le redémarrage de la croissance économique". Le MoDem aimerait apporter sa vision du"produire en France".

L'eurodéputé sort la boite à compliments

"[Hollande] est dans la foulée de Lionel Jospin pour son côté techno, énarque qui comprend aisément tous les aspects techniques des dossiers.
"De François Mitterrandil a hérité l'habilité dans le dosage des courants politiques.

Depuis qu'il s'est prononcé en faveur de François Hollande au second tour de l'élection présidentielle, François Bayrou ne s'était pas encore positionné sur une participation au gouvernement, ne cessant de répéter que son soutien était "sans contrepartie."

Bayrou roucoule sans vergogne sous le balcon de François...
Alors qu'il s'était refusé à Ségolène !
Les buissons politiques commencent à bruire de rumeurs. ;-))
Valérie Trierweiler va nous faire une nouvelle crise de tweets  

Syrie: les media occidentaux intoxiquent l'opinion

Turquie, plaque tournante de l'opposition islamiste



Propagande
sunnite
étrangère


Voilà plus d'un an que les insurgés se dirigent vers le nord 

L'exode de "civils" jetés sur les routes par la rébellion n'est pas seulement celui de paysans fuyant les combats de villages, mais aussi des rebelles qui infiltrent le pays et assurent la liaison entre l'insurrection syrienne et l'Arabie saoudite qui les arme. 
En juin 2011, l'armée syrienne a envoyé blindés et hélicoptères à l'assaut de la ville de Jisr al Choghour, près de la frontière turque. Depuis, les civils fuient constamment les violences: le phénomène n'est ni nouveau, ni révélateur d'une  répression sanguinaire par le pouvoir légal et le lot de tueries, massacres et viols sont partagés par les forces en présence. L'Occident participe à la radicalisation du conflit par une escalade langagière qui sévit pareillement dans la couverture des événements par les media occidentaux partisans qui relayent les positions américaines. Plus de 4.000 seraient entrés en Turquie, et 10.000 autres seraient massés sur la frontière. 

L'Observatoire syrien des droits de l'Homme, qui est aux mains des USA, participe à la propagande. 
Il estime que juillet 2012 est le mois le plus meurtrier depuis le début de la révolte en Syrie il y a un an et demi et dénombre plus de 4.000 morts, un chiffre passe-partout.

Des chaînes de télévision américaines ont rapporté que le président américain Barack Obama a signé un document secret autorisant l'aide américaine aux rebelles. Le porte-parole des Nations unies Martin Nesirky a affirmé mercredi 1er août que, selon la mission de l'ONU en Syrie, les rebelles sont en possession d'armes lourdes, dont des chars, à Alep, où de farouches combats ont lieu depuis le 20 juillet entre forces gouvernementales et insurgées.

Les rebelles aussi sont les auteurs d'exactions et de crimes 
Pour la première fois, les quartiers chrétiens et la vieille ville de Damas ont été touchés par les combats la nuit dernière. 
La communauté chrétienne, qui représente 5% de la population syrienne, est traditionnellement "protégée" par le régime et se retrouve donc dans une situation très inconfortable. Elle accuse le régime en place: "Les chrétiens ont été pris en otages par le régime Assad", affirme Jean-Pierre Filiu, professeur à Sciences Po, spécialiste de la Syrie. Conseiller des Affaires étrangères, Filiu a été en poste en Jordanie, en Syrie et en Tunisie, ainsi qu'aux États-Unis. Il a aussi été membre des cabinets du Ministre de l'Intérieur Pierre Joxe (1990-91), du même ministre à la Défense (1991-93) et du Premier Ministre Lionel Jospin (2000-2002) et instrumentalise le calvaire des Chrétiens.

Sur la route d'Alep, l'envoyé spécial de France Info en Syrie a pu rencontrer cinq alaouites capturés par les insurgés de l'armée syrienne libre (ASL). 

Ils faisaient partie des forces régulières de sécurité de la ville d'al-Bab. Ces prisonniers vivent maintenant dans la peur d'être exécutés par les rebelles.


Les divisions des rebelles expliquent le délitement de la situation insurrectionnelle

Le chef officiel de l'ASL, le colonel Riad Assaad, basé en Turquie, a accusé le
commandement rebelle de l'intérieur d'être "engagé avec fièvre dans la course à des postes" de pouvoir. Même si sur le terrain les insurgés ont marqué des points avec la prise des commissariats à Alep, de nouvelles divisions sont apparues au grand jour entre le commandement des rebelles en exil et celui de l'intérieur.
Les rebelles de l'intérieur, qui s'estiment les mieux placés pour gérer l'après Assad, avaient appelé cette semaine à la formation d'un conseil présidentiel en vue de diriger une éventuelle transition.

Bassam Tahhan, professeur syrien de géopolitique et de géostratégie à l’Ecole pratique des hautes études de Paris et de Lettres arabes au Lycée Henri IV, mais aussi porte-parole du Collectif pour la Syrie, une association de conciliation, milite pour le changement à Damas et donc pour "un dialogue serein entre les diverses composantes" du pays. Au micro d'une Mathilde Munos perturbée dans ses certitudes et qui oppose des "mais quand même" désespérés, l'expert affirme qu'Assad doit quitter le pouvoir, mais "dans la légalité", sans ingérence de l'Occident, des USA, de l'ONU et du roquet Laurent Fabius.
ECOUTER
VOIR et ENTENDRE ce même expert syrien:


"Attention aux barbus"!

- La situation à Alep
Selon cet expert en liaison téléphonique quotidienne avec la Syrie, la situation sur place n'est pas exactement celle décrite par les media occidentaux, qui seraient victimes (dans le meilleur des cas) ou coupables de manipulations et d'intox. "Les habitants d'Alep ne manquent de rien, si ce n'est de bonbonnes de gaz. Car les insurgés s'en servent pour fabriquer des explosifs". 

- Assad doit-il quitter le pouvoir ?
"Ce n'est ni aux Etats-Unis ni à Fabius (le ministre français des Affaires Etrangères) de décider. Il faut négocier. Si Assad doit partir, il faut que cela se passe dans la légalité.

- Quelle perspective pour l'après-Assad ? 
Le Collectif pour la Syrie, que représente Bassam Tahhan, se dit "pour une passation pacifique du pouvoir", ce qui apparaît compliqué au vu de la situation sur le terrain. "Il faut un changement", reconnaît-il, faisant confiance en la prise de conscience des Alaouites, mais il met en garde contre ceux qu'il appelle "les barbus". Il met l'Occident en garde: les insurgés sont des combattants du "croissant chiite". Et de conclure : "Ce n'est pas aux Américains d'imposer leur diktat à la Syrie." 
Et Fabius doit donc réviser ses positions alignées sur Obama.

Mali : des centaines d'enfants enrôlés de force par des groupes armés

Des centaines d'enfants combattent dans les rangs des groupes armés  islamistes 
Les rebelles contrôlent le nord du Mali, a affirmé dimanche, une ONG malienne.
"Nous avons plusieurs centaines d'enfants âgés de 9 à 17 ans qui ont intégré les rangs des groupes armés dont les islamistes qui contrôlent le nord du Mali", a déclaré M. Mamoud Lamine Cissé, président de la Coalition malienne des droits de l'enfant (COMAD), qui regroupe 78 associations maliennes et internationales.
"Après les enquêtes, nous avons des informations concordantes que ces enfants, sont utilisés comme des combattants, des démineurs, des éclaireurs, des espions, des coursiers, des sentinelles, des cuisiniers, et des esclaves sexuels pour les jeunes filles", a également affirmé M. Cissé.

Selon lui,
ces enfants-soldats sont notamment de nationalité malienne, sénégalaise, et nigérienne. La présence de ces enfants mineurs est signalée aux côtés des islamistes dans les trois régions du nord du Mali.
"Nous lançons un appel que les organisations sous-régionales, et internationales accordent une attention particulière à ce phénomène, parce que les recrutements d'enfants se poursuivent actuellement dans le nord du Mali", a poursuivi le Président de la COMADE.

Des islamistes qui contrôlent le nord du Mali, ont récemment reconnu procéder à des recrutements de soldats " de tous les âges " dans les pays du sahel pour " combattre au nom de Dieu"