POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

lundi 4 mai 2009

1er Mai: des étudiants ont occupé l'Hôtel de Ville de Paris

Quel est le lien avec la réforme de l'Université?

Après la Sorbonne (quatre fois!), l'AERES et le CNRS, c'était le tour de l'hôtel de ville parisien d'être (brièvement) occupé le soir du 1er mai. 150 manifestants, selon les meneurs, (atteints de la fièvre porcine) ont brièvement occupé la mairie de Paris vendredi soir, en troisième mi-temps d'une manifestation d'étudiants et enseignants-chercheurs opposés au projet de réforme de l'université, a-t-on appris de source policière.

Ils ont envahi l'Hôtel de Ville, pour des raisons hautement symboliques: il n'avait pas été occupé depuis la Commune de Paris et 1936! Les participants considèrent que les mots d'ordre libertaires, d'autogestion et de désobéissance citoyenne à l'Etat sont toujours d'actualité.
Pendant l'occupation, des interpellations ont eu lieu sur le parvis de l'Hôtel de Ville, au nombre de 8, avec les félicitations du maire socialiste, Bertrand Delanoë.

La préfecture de police a fait état de "quelques dizaines" d'extrémistes dont rien ne prouve qu'ils sont étudiants. Peu auparavant, plusieurs centaines d'étudiants étaient massés autour de l'hôtel de ville de Paris, encadrés par un important dispositif policier.

Selon les media et les déclarations du maire de Paris, les énergumènes appartiendraient à une mouvance autonome ou au collectif "Je ne veux pas rentrer chez moi ce soir". En réalité, les agités avaient des appartenances syndicales et partisanes incertaines.

Ils ont quitté les lieux au bout d'une heure, piteusement. Le raid s'est en effet déroulé de 20h45 à 21h45.
Les organisateurs de la « ronde infinie des obstinés » ont promptement accusé les envahisseurs de diviser le mouvement universitaire en déstabilisant leur noria d'ânes bâtés qui se tenait sur la place. Beaucoup de ces pseudo-étudiants et chercheurs ont pourtant passé leurs nuits à assurer la continuité de cette ronde, qui manquait déjà de monde pendant les vacances de Pâques!
Les empêcheurs de tourner en rond aurait voulu se faire entendre davantage, à l'heure où seules les actions radicales semblent parler aux media.

"Des dégradations très légères" ont été constatées et aucune interpellation n'a été effectuée dans l'immédiat par les autorités, qui ont toutefois procédé à des contrôles d'identité.

La "Ronde infinie des obstinés" a quitté le parvis de l'Hôtel de ville de Paris

Le Guiness des records ne s'intéresse même pas à eux !

La "Ronde infinie des obstinés", sur le parvis de l'Hôtel de ville de Paris, ne tourne plus rond: la coordination nationale des universités y a mis un terme, lundi midi.
Lancée le 23 mars 2009, la "Ronde des obstinés" est une action contre les projets de réforme dans les universités, ainsi que contre la future réforme de la formation des enseignants des premier et second degrés.
Elle a atteint les 1 007 heures de marche continue. Bravo les gars! L'épreuve sera-t-elle validée à hauteur d'un trimestre de cours ?

Pour autant, les organisateurs, étudiants et enseignants-chercheurs, ont le tournis, mais ils ne baissent pas les bras. "Nous allons faire tourner le lieu de la ronde", ont-ils indiqué.

En Argentine, d'où l'idée est reprise?

Le rendez-vous fut fixé, le 30 mai… 1977.
A 15h30 sur la Plaza de Mayo de Buenos Aires,. trente ans plus tard, des dizaines de mères continuent de se rassembler chaque jeudi pour tourner en rond. Une marche circulaire avec un seul but : « Ne pas oublier, ne pas pardonner ». Ne pas oublier leurs fils, disparus trois décennies plus tôt. Ne pas pardonner à ceux qui les ont enlevés, puis torturés ou assassinés. Tel est le pacte immuable de ces femmes. On les appelle les « Mères de la place de mai » (MPM). Il est à craindre que les pâles imitateurs parisiennes se la jouent un peu légèrement.

Hadopi: PaSiDupes doit maintenant voler au secours des artistes de gauche

Sa Cynique Majesté Royal se traînera-t-elle à nouveau à genoux?
Trilobite (Ere primaire)

Juliette Gréco, Maxime Le Forestier, Pierre Arditi et Michel Piccoli ont en effet dénoncé l'attitude des socialistes dans le débat sur le projet de loi Création et Internet ! D'un coup l'agence de presse britannique a plongé ce matin le PS du permien dans le silurien inférieur.

Dans une lettre ouverte publiée lundi par "Le Monde", ce quarteron d'artistes séditieux a accusé les socialistes d'être les "avocats du capitalisme débridé"! PaSiDupes écrivait avec justesse que, dans son aveuglement anti-sarkozyste, la presse militante était prise à contre pied par ceux mêmes qu'elle prétendait soutenir et qu'elle croyait derrière elle. Or, voilà qu'elle s'insurge: ça sert à quoi qu'elle se décarcasse?

Quelle faute a donc encore commis la bande Aubry?

"Vous avez perdu notre soutien", lancent les chanteurs et comédiens dans leur lettre adressée à la première secrétaire du Parti socialiste Martine Aubry, après le refus du PS de voter la loi Création et Internet.

"La gauche, notre famille , c'était le refus d'un ordre purement marchand. C'était la protection du faible contre le fort. En particulier pour la culture. En ne les abandonnant pas à la seule loi du marché, la gauche avait sauvé les artistes dans notre pays", expliquent-ils.

"En vous opposant, à l'occasion de la loi Création et Internet, à ce que des règles s'imposent aux opérateurs télécom -comme vous les aviez imposées naguère aux opérateurs de télévision et de radio- pour qu'ils cessent de piller la création, vous venez de tourner le dos de manière fracassante à cette histoire commune", accusent les chanteurs Juliette Gréco, Maxime Le Forestier, ainsi que les comédiens Pierre Arditi et Michel Piccoli.

Les socialistes, ajoutent-ils, étaient "la résistance à la déréglementation, à la loi de la jungle et du plus fort qui assassine la diversité culturelle". Ils sont devenus, déplorent les signataires, "les avocats du capitalisme débridé contre les droits des artistes à l'heure du numérique". Diable: au poignet de Titine Aubry verrons-nous bientôt une Rolex ?

"Souvenez-vous-en: le droit d'auteur est un droit de l'homme. [Faux !] Ce n'est pas parce que les PDG des nouvelles multinationales portent des jeans et des tee-shirts que leur âpreté et leur cupidité sont moindres", tonnent 'grave' les artistes. "Quand vous redeviendrez de gauche, vous saurez où nous trouver", concluent-ils, pleins d'illusions.


Voici le texte intégral de cette lettre ouverte (Lien LeMonde -téléchargement gratuit, pour une fois) :

Madame la Première Secrétaire,
Depuis toujours nous avons soutenu la gauche. Chaque fois que vous avez fait appel à nous, nous avons répondu présent. Pas par devoir. Moins encore par intérêt. Par désir et par conviction.
La gauche - notre famille - c'était le refus d'un ordre purement marchand. C'était la protection du faible contre le fort. En particulier pour la culture. En ne les abandonnant pas à la seule loi du marché, la gauche avait sauvé les artistes dans notre pays. C'était vrai, en particulier, des dispositions prises sous François Mitterrand. Ceux de nos voisins qui n'ont pas fait ce choix-là n'ont plus de cinéma ni de musique.
En vous opposant, à l'occasion de la loi "Création et Internet", à ce que des règles s'imposent aux opérateurs télécommunications (comme vous les aviez imposées naguère aux opérateurs de télévision et de radio) pour qu'ils cessent de piller la création, vous venez de tourner le dos de manière fracassante à cette histoire commune.
Vous étiez la résistance à la déréglementation, à la loi de la jungle et du plus fort qui assassine la diversité culturelle. Vous êtes désormais, par l'effet d'une étrange ironie de l'histoire, les avocats du capitalisme débridé contre les droits des artistes à l'heure du numérique.
Souvenez-vous en : le droit d'auteur est un droit de l'homme. Ce n'est pas parce que les PDG des nouvelles multinationales portent des jeans et des tee-shirts que leur âpreté et leur cupidité est moindre. Pour être cool en apparence, le capitalisme numérique n'en est pas moins sauvagement prédateur ! Héraclite nous enseigne : "le Peuple doit combattre pour ses lois comme pour ses murailles".
En faisant échec au vote de cette loi à l'Assemblée vous nous avez adressé un message de rupture. Par la présente, nous en accusons réception.
Vous avez perdu notre soutien - peut-être n'est-ce pas si grave après tout ? Mais il nous semble aussi, et cela est plus fâcheux, que vous avez également perdu votre âme.
Quant à nous, nous restons de gauche, comme ça, quand vous le redeviendrez, vous saurez où nous trouver.
Veuillez croire, Madame la Première Secrétaire, en l'expression de nos salutations attristées.
Pierre Arditi, Juliette Gréco, Maxime Le Forestier, Bernard Murat, Michel Piccoli

Le débat sur le projet de loi Création et Internet

Les réseaux de l'opposition ont fait flèche de tout bois
  • Des anti-sarkozystes primaires s'étaient signalés le 9 avril 2009.
    Dans une « Lettre ouverte aux spectateurs citoyens » (fortement connotée), parue dans le quotidien Libération (encore!), le journal Le Monde titrait ni plus ni moins: « 'Appel contre « un énième dispositif répressif' »
    Les signataires n'étaient pourtant que 13 (seulement 13) réalisateurs, acteurs et producteurs de cinéma qui dénonçaient la loi Création et Internet. Ils jugent « démagogique, techniquement inapplicable, bêtement ignorante des nouveaux procédés de téléchargement et purement répressive ». Ils y voient un « rendez-vous manqué » et réclament « des réponses positives » au « nouveau défi » posé par les nouvelles technologies. Ce n'était qu'un projet mais ils espéraient peser sur le vote des élus.
    Parmi les signataires, les réalisateurs Chantal Akerman et Christophe Honoré, les acteurs Victoria Abril, Catherine Deneuve ou Louis Garrel (fils et petit-fils de...), le producteur Paulo Branco.

  • Forts de ce puissnt parti-pris de 13 artistes, les journalistes militants s'étaient insinués dans le débat derrière les élus socialistes, mais ils déchantent aujourd'hui sous le nombre des sifflets et la pluie de tomates des camarades intéressés.
  • Puis, le 22 avril 2009, la très militante UFC-Que Choisir, le collectif (!) Pour le Cinéma, l'ISOC France, la Quadrature du Net et le SAMUP ont publié une lettre ouverte aux parlementaires pour qu'ils rejettent le projet de loi Création et Internet jugé dangereux et obsolète. (lien vers le texte )
  • Le débat a repris le 29 avril à l'Assemblée Nationale dans une ambiance électrique entre la majorité et l'opposition, trois semaines après la manipulation socialiste qui a permis le rejet surprise du texte par les députés. Les députés de la majorité étaient très mobilisés pour faire payer à la gauche éthique son abus de confiance du 9 avril, principale raison du rejet du texte.
  • Un mois plus tard, désavoués par une majorité d'artistes de gauche, les manipulateurs citoyens s'appuient désormais sur les quelques voix discordantes de la majorité plurielle !

    Le projet de loi vise à éduquer les usagers au respect de la création artistique
    La gauche passe encore à côté d'une occasion d'appliquer sa théorie de la prévention
    Plutôt que d'éduquer l'opinion au respect de l'oeuvre artistique et des créateurs, les gauches politicienne et médiatiques encouragent la « désobéissance » civile. Les élus socialistes à courte vue croyaient se rallier la jeunesse en caricaturant le projet de loi en dispositif "liberticide".

    Le PS et sa presse s'opposent évidemment au projet.
    Ils présentent en effet le projet comme une machine infernale de "riposte graduée" menaçant jusqu'aux petits internautes qui téléchargent illégalement de la musique ou des films. Mais, non seulement ils excluent les créateurs de la « république du respect », mais ils terrorisent Momo et Brenda en brandissant le risque de coupure de leurs accès Internet pour une durée de deux mois à un an ! Tremble jeunesse !

    La presse militante dénature aussi l'esprit du projet en affirmant que le dispositif a été renforcé contre tous les petits téléchargeurs défavorisés (et non pas en faveur des artistes), le 27 avril en commission avec la réintégration dans le texte de la "double peine" instituée par les sénateurs: même l'internaute occasionnel sera traqué et devra continuer à payer son abonnement en cas hautement improbable de suspension de son accès.

    Mais la presse partisane n'a réussi qu'à provoquer une levée de boucliers courriers
  • Sous la forme de lettres ouvertes de protestation, des artistes de tous horizons, se sont adressés au PS, sans l'intervention Che-Besancenot, facteur intermittent du spectacle politique. Après les professeurs menacés des 35 heures dans les établissements scolaires, le PS s'en prend donc à une autre fidèle clientèle, les artistes, créateurs et interprètes. Que ce soit le PS de Sa Cynique Majesté Royal ou celui de Martine Aubry, de Delanoë à Fabius et Hamon, les socialistes font le vide et bâtissent l'après-sarkozysme rêvé par ce bouffon de Joffrin (Lire PaSiDupes) qui fait la tournée des media comme d'autres des bistrots, répandant ses « brèves de comptoir ».

    Les parlementaires socialistes ont insisté pour affirmer que le projet ne rapportera "pas un euro" à la création culturelle, mais les quatre artistes « désobéissants citoyens » réclament cet euro et les autres: Madame Gréco craint en effet pour son pouvoir d'achat, mais Libération et le PS se moquent des fins de mois du communiste Piccoli.

    Or, Jack Lang votera en faveur de la loi Hadopi (lien)

    Lire aussi l'article de PaSiDupes sur les autres 150 pétitionnaires et la lettre ouverte des Bedos et compagnie. (lien)

    La priorité de la gauche, selon Libération: battre la crise économique?

    Non, comment battre Sarkozy !
    Joffrin fait du gringue à Bayrou

    A Libération, le journal du nègre de Désirdavenir Royal pour son dernier livre, ils s'interrogent sur les moyens d' « enrayer ce processus apparemment irrésistible »: le sarkozysme. Les battus amers font partie de ceux qui « contemplent cette perspective avec effroi »: un deuxième quinquénat.

    Voici l'article compassionnel [et glosé] de Laurent Joffrin:


    A cette question qui va désormais gouverner la vie politique française [car la crise internationale et la défense du pouvoir d'achat ne mobilisent pas la gauche], il y a une réponse classique [l'innovation n'est pas une spécialité socialiste...]. Elle consiste à servir la vieille soupe dans une casserole neuve [le cuistot du Tord-Boyau Libération n'est pas sympa avec les contre-mesures du marmiton Aubry, la rivale de sa chef]. On discuterait [ça, on sait faire] entre formations de gauche estampillées [antiquité garantie par Fabius?], on désignerait des candidats [se bousculent-ils à Hénin-Beaumont en faillite pour succéder à Gérard Dalongeville, le maire socialiste suspendu pour détournement de fonds publics?], et on repartirait comme en quarante 2002 ou en 2007… [un emploi du conditionnel qui en dit long sur les convictions du gargotier] L’ancienne Union de la gauche - ou feue la gauche plurielle - serait ainsi accommodée à la sauce nouvelle [Le PS archaïque a de l'avenir !] .

    Placards. C’est un passeport pour la défaite [selon l'étai médiatique de Sa Cynique Majesté Royal]. L’Union de la gauche, comme la gauche plurielle, était d’abord une union PCF-PS (nostalgique Libération!]. Or il n’y a plus de PCF, et le PS est moins fort [c'est peu dire...]: où est la majorité qu’on cherche [qui cherche, ne trouve pas]? Les derniers Mohicans de la place du Colonel-Fabien regroupent sous leur drapeau mité moins de 2 % des suffrages. Quelle réserve un candidat de la gauche pourrait-il mobiliser de ce côté au deuxième tour d’une présidentielle ? Aucune. Quant aux voix d’un Olivier Besancenot, elles sont certes plus nombreuses. Mais ce jeune facteur de division récuse toute alliance de gouvernement [avec le PS, qui est donc demandeur !]. Rien n’est possible avec la gauche radicale qui poursuit d’autres rêves [Lolo Joffrin est morose]. Fantôme d’un passé révolu, l’Union de la gauche se déploie ainsi [il faut oser parler de déploiement!] dans un espace politique trop étroit [peuplé de fantômes et de chauves-souris]. Elle assure, en fait, la réélection de Nicolas Sarkozy [sans que les Français n'y soient pour rien?]. Maintenir l’orthodoxie, c’est maintenir la droite au pouvoir [l'iconoclaste chauve de Libération fait sourire d'aise Désirdavenir Royal].

    Il est en revanche une stratégie nouvelle qui inquiétera beaucoup plus l’Elysée [boo!]. Ce n’est pas «l’alliance au centre» [le plat pays submersible de Bayrou], comme on le dit platement [Lolo ne hante que les hautes sphères de la pensée]. C’est la constitution d’un espace politique, culturel et social neuf [et qui aurait l'air bien propre sur lui, à la différence du miteux rédacteur en chef hirsute] : la grande [et hypothétique] coalition de l’après-Sarkozy, rassemblée [comme un 1er Mai 2009], non dans une combinaison d’appareils mais par un projet de rupture avec le libéralisme, les forces écologistes, les socialistes à l’ancienne comme Jean-Luc Mélenchon [racolage rétropédalé?], le PS [famille éclatée recomposée], les partisans de François Bayrou [et ça ferait plus de monde que le PCF, ça ?] et même les gaullistes sociaux et républicains tentés par un Dominique de Villepin [sans aucun mépris pour Dominique Marie François René Galouzeau: rien que du respect!]. De quoi s’agit-il ? [D'un rêve qui tournerait vite au cauchemar]
    L’après-Sarkozy sera aussi, on peut l’espérer [désir d'avenir?], un après-crise [assimiler Sarkozy à la crise est un peu hâtif et hardi]. Le cycle reaganien ouvert en 1980 s’achève dans la douleur. La classe dirigeante voudrait le prolonger pour maintenir ses privilèges [Rothschild Edouard -du CNPF- pourrait maintenir Libération artificiellement en vie]. Elle se sert du sarkozysme à cet effet [comme la gauche s'en sert pour se recomposer]. Dans ces conditions, l’après-crise consiste surtout à rompre avec l’héritage libéral des années 80, à réinventer une politique qui ne soit pas un simple compromis socialo-centriste, mais une politique audacieuse, humaine, démocratique, où le marché est remis à sa place, où la liberté ne se résume pas à l’autonomie des individus mais s’incarne dans l’adhésion aux valeurs collectives, où le souci de la planète et celui de la justice l’emportent sur la déification de l’intérêt personnel [cinq lignes et 76 mots pour une envolée lyrique sans fondement]. Une politique, en un mot [ce serait plus réaliste], où les valeurs républicaines sont vivifiées par celles de l’altermondialisme [on ratisse large, jusqu'au NPA, finalement et l'air de ne pas y toucher: un seul mot, mais lourd de menace...]. Ce projet ne sortira pas des placards grinçants de la rue de Solferino [placards et cerveaux]. Il se construira dans le débat public [le « débat participatif » y a échoué...].

    Rites. Les Verts, Mélenchon ? Fort bien, dira-t-on à gauche. Mais Bayrou ? Celui-là n’a pas ses papiers, il vient d’ailleurs, il n’a pas droit de cité. Vade retro centristas ! [C'est du Lolo aviné, chevalier ségolénien primaire à la triste figure] La chose n’est pas fausse [cela va mieux en le disant]. Bayrou a gouverné à droite [à vrai dire, à l'Education, il était plutôt gouverné par Monique Vuaillat de la FSU], il est resté allié longtemps avec l’actuelle majorité, il est membre au Parlement européen d’un groupe hostile à la gauche [et Mélenchon est allié au PCF mais à l'Assemblée siège avec le PS]. Et alors ? La question n’est pas de savoir d’où il vient mais où il va [et Mélenchon, il va où, maintenant?]. Après tout, Mitterrand venait-il de la gauche pure et dure ? [la comparaison est censée flatter qui, mon bon Lolo?] Depuis la présidentielle, Bayrou se situe dans l’opposition. Il suffit de lire son dernier livre : sa critique du sarkozysme est plus tranchante que celle du PS [c'est bien le signe qu'il est des leurs]. Il se réfère à des valeurs humaines et sociales qu’on aurait aimé voir mieux illustrées par certains leaders socialistes. [la Roméo Royal de la Juliette Bayrou se délectera-t-elle de ce salmigondis?] Solitaire et doté d’un certain panache, il a perdu dans son équipée son groupe parlementaire et toute perspective de participation au pouvoir avant 2012. [le PS en est-il réduit à ronger les os?] Après les dernières législatives, les commentateurs politiques traditionnels - toujours lucides - le disaient fini [mais la pensée porcine Joffrine n'est pas conventionnelle, ouf! Ségo-Lolo s'élève au dessus de la foule des commentateurs], sans parti, sans argent et sans députés [et c'est fait: il s'en plaint d'ailleurs haut et fort!]. Les mêmes le voient aujourd’hui comme un champion de la prochaine présidentielle [Lolo en conclut que le Béarnais est bel et bien fini, sans sa Roméo].

    Et surtout, Bayrou est antisystème. Pour les Français, il est un leader libre [à vendre], qu’ils apprécient ou qu’ils détestent (à droite surtout) [tandis que Benoît Hamon lui mangerait dans la main...], mais qui ne se confond pas avec l’establishment [comme on dit au FN !] politico-économique où tant de socialistes se lovent avec délectation . [Peace and Love !] Parti de gouvernement habitué aux ors et aux rites, posé [statique] sur l’axe horizontal droite-gauche, le PS a du mal à comprendre l’autre dimension, verticale [érigée], de la vie politique. [Mais LoLo est arrivé !] La coupure droite-gauche est elle-même traversée d’une deuxième coupure, celle qui sépare le peuple et les élites. [Cà commence à faire des noeuds dans la tête du Lolo-Ségo] Pur produit de la gauche classique qui a du mal à s’imposer dans l’opinion [en tout objectivité ségolénienne] , Martine Aubry ne saisit pas pourquoi ses meetings sont poussifs alors que Ségolène Royal, imprévisible, populaire et détestée par les élites, remplit les salles. [Lolol est fan de la Star'Ac, quoi!] C’est qu’Aubry est adoubée par les importants et les compétents alors que Royal touche le peuple.[qui ne se sent pas touché, puisqu'il le lui rend bien mal]
    Grimoires. De même Bayrou, solitaire, improbable, centriste reconverti dans l’insolence, ancien bègue maniant le verbe comme une épée, sorte de Démosthène des campagnes, est un franc-tireur qui a coupé les ponts avec l’establishment. [est-ce sa part lepéniste en lui qui séduit Lolo?] Il pourrait devenir l’ennemi principal de l’Elysée en 2012 [frayer le passage à Désirdavenir Royal?]. Il plaît surtout à gauche : notre sondage Libération-Viavoice (1) [c'en est bien la preuve scientifique, en effet!] montre que les deux tiers de l’électorat du PS souhaitent un rapprochement avec le Modem [pour mieux te croquer, mon enfant]. «Il veut prendre notre place», gémit le PS. Raison de plus pour se rapprocher de ses électeurs, idiot ! [insulte mise à part: la Toquée Royal exprime évidemment ses excuses pour cette insulte qui n'a rien de méprisant] La discussion ouverte, publique, franche, sur le fond, telle que l’a proposée par exemple un François Hollande, qui reste le stratège le plus intelligent du PS [et le plus efficace], est une urgence [attention, le NPA veut des résultats, lui !]. Les élections européennes l’empêchent provisoirement ? Certes. On peut commencer le lendemain… [des lendemains qui chantent; sauf gueule de bois...]

    La grande coalition de l’après-sarkozysme, républicaine, sociale et écologique, deviendra au fil du temps une nécessité, sauf à se résigner à la reconduction du président-monarque. Les peuples prennent conscience de la folie libérale qui nous a conduits à la crise. Ils veulent une alternative. Celle-ci ne se trouve pas dans les grimoires de l’ancienne gauche. Elle suppose une réinvention de la politique démocratique. La grande coalition de l’après-sarkozysme peut en être l’instrument.

    Sondage maison réalisé du 23 au 25 avril a[u]près de 1 020 personnes.

    Simplement, l'ère de l'après-sarkozysme n'est pas ouverte !...

    dimanche 3 mai 2009

    Hadopi : des artistes s'indignent de l'attitude du Parti socialiste

    Une lettre ouverte pour ouvrir la première secrétaire du PS

    Grosse colère pour plus de 150 personnalités du monde du cinéma et de la musique, des réalisateurs, scénaristes, compositeurs, auteurs, interprètes, techniciens, producteurs, éditeurs, distributeurs, agents artistiques notamment, très mécontents des positions défendues à l'Assemblée Nationale par les députés du Parti Socialiste concernant la Loi Création et Internet.
    Exemples de délire:

    Des auteurs, associés à cent cinquante autres signataires du monde de la création artistique, tentent de recadrer le Parti socialiste dans le débat parlementaire qu'il mène contrela loi création et Internet.

    Ils ne sont pas vraiment de droite, Jean-Jacques ANNAUD, Guy BEDOS, Sarah BIASINI, Alain CORNEAU, Gérard JUGNOT, Philippe LIORET, Jean-Paul RAPPENEAU, Jean ROCHEFORT, Danièle THOMPSON et Nadine TRINTIGNANT, mais s'adresse à Martine Aubry, pour lui ouvrir les yeux sur les réalités du monde et de la création.

    Madame la Première Secrétaire,

    Nous, réalisateurs, scénaristes, compositeurs, auteurs, artistes interprètes, techniciens, producteurs de cinéma ou de musique, éditeurs de musique, distributeurs de films, éditeurs, éditeurs vidéo, exploitants de salles de cinéma, agents artistiques, managers d'artistes et les organisations qui les représentent… sommes atterrés par les positions défendues par le Parti socialiste et voulons exprimer publiquement notre colère.

    Nous avons le sentiment d'être les otages d'une bataille politique menée par les députés socialistes contre le projet de loi création et Internet, à laquelle sert d'instrument une «licence globale» rejetée il y a quatre ans et rebaptisée «contribution créative».

    La «licence globale» ou «contribution créative» consiste à instituer un forfait obligatoire, qui devrait être versé par tous les abonnés à Internet, contre un droit d'utilisation sans limites et sans cadre de toutes les œuvres cinématographiques, musicales et bien d'autres encore. Une telle mesure irait à l'encontre de toute régulation de nos secteurs culturels, en particulier celui du cinéma, qui figurent parmi les plus dynamiques au monde mais sont également fragiles.

    Cette régulation passe notamment par la chronologie des médias pour le cinéma, ainsi que par le respect des droits d'auteur, inventés par la France de Beaumarchais et qui ont, depuis, accompagné avec succès toutes les mutations techniques, industrielles et économiques.

    Faut-il rappeler au Parti socialiste, dont les options culturelles ont si fréquemment été partagées et soutenues par beaucoup d'entre nous, que le développement de l'ère numérique ne peut se faire sans respect des droits de propriété littéraire et artistique ?

    Aujourd'hui, le Parti socialiste à l'Assemblée n'a de cesse de prétendre que la propriété littéraire et artistique est accaparée par des groupes multinationaux et des privilégiés, mettant ainsi en cause la légitimité même du droit d'auteur.

    Cette attitude ignore délibérément que l'économie de nos secteurs culturels s'appuie sur le fait que les œuvres plus exigeantes, moins grand public, bénéficient pour leur financement du succès que connaissent d'autres œuvres.

    Chacun a pu constater que nous nous sommes prononcés de façon ultramajoritaire en faveur du projet de loi création et Internet.

    Le «coup de théâtre» du 9 avril, qui pourrait engendrer de graves conséquences dans les relations entre le monde de la culture et le Parti socialiste, est très regrettable car cet acte a été accompli au mépris de la défense de la création, des droits d'auteur, de notre diversité culturelle.

    Nous avons le sentiment que le Parti socialiste, celui-là même qui était porteur de la loi Lang du 3 juillet 1985 sur les droits d'auteur et les droits voisins, a décidé de tourner le dos au monde de la création et des industries culturelles.

    Pour toutes les raisons ainsi exposées, les signataires de cette lettre ouverte souhaiteraient vous rencontrer, Madame la Première Secrétaire, en lien avec la reprise des débats.


    Outre les noms cités ci-dessus, on trouve parmi les autres signataires de cette lettre ouverte : Gabriel Aghion (le réalisateur de Pédale douce), le producteur Eric Altmayer (Brice de Nice, et des deux OSS 117), Bruno Putzulu, Danièle Delorme, François Kraus (le producteur du Bal des actrices), Jean Labadie (le distributeur de Gomorra), le producteur Jean-François Lepetit (Trois hommes et un couffin), Edouard Molinaro (le réalisateur de L'Emmerdeur, La Cage aux folles), le compositeur de musique Jean-Claude Petit, Jean-Paul Salomé, Coline Serreau, Pascal Thomas et Nadine Trintignant, avec beaucoup d'autres.

    La presse de gauche, qui s'était embarquée à l'aveugle dans une opposition à la loi Hadopi, comme à tous les projets, sans aucun discernement, avait tenté de faire croire que l'ensemble du monde artistique est hostile au projet gouvernemental. Désorientée, elle a changé de sujet...

    Enfin, à noter que compte-tenu que les députés UMP sont largement majoritaires à l'Assemblée Nationale, il ne fait donc aucun doute pour que cette loi Création et Internet, défendue par Christine Albanel, la ministre de la Culture, soit votée rapidement par le Parlement.

    Dans son livre, Dominique Paillé se paie Bayrou

    Le porte-parole de l'UMP « démasque » Bayrou

    Le porte-parole adjoint de l'UMP publie un livre qui fait tomber le masque du fossoyeur de l'UDF, le leader du Modem, François Bayrou, qu'il connaît mieux que bien d'autres, pour avoir été un proche.

    François Bayrou publie le même jour son pamphlet contre le président de la République.
    «Concernant sa personne, ce serait plutôt imbu de pouvoir», résume Dominique Paillé, auteur d’un livre au titre évocateur, Les habits neufs des faux centristes: arnaque ou imposture? (*)... qui sort justement en librairie.

    La contre-attaque des p'tites Bayrou

    Dans l’entourage de Bayrou, on réagit vivement, en assurant évidemment que «personne n’est dupe» du rôle de Dominique Paillé. Gilles Artigues va prendre du galon: il le décrit sur le ton du mépris, comme «un type qui n’a jamais été fiable et se retrouve à la botte de l’Elysée. » Il faut bien admettre que le cas n'est pas exceptionnel, puisque l'autoritarisme de Bayrou à l'UDF a fait fuir l'essentiel des effectifs.
    Ce lynchage est cocasse, puisque Paillé a passé de longues années auprès de Bayrou, lequel l'a choisi pour diriger deux campagnes... Mais le sous-fifre dépité insiste. « Il a été recruté pour cette mission: contre-attaquer Bayrou», décode ce proche actuel du président du Modem.

    Très fair play, il se livre même à des pronostics: le livre de mon maître «sera un succès», celui de notre ami «va faire flop».

    Portrait du Bayrou tel qu'en lui-même

    «Ah ça oui, drôle de hasard de calendrier !» déplore l’actuel porte-parole adjoint de l’UMP. Dominique Paillé souligne qu'il a écrit un «ouvrage totalement spontané» qui veut «livrer son analyse de l’évolution du centrisme à travers [son] parcours politique». L'auteur est donc amené à brosser un portait peu flatteur du Béarnais («mystique, «dilettante», «monomaniaque de la présidentielle», «isolé»), révélant «qui est vraiment Bayrou».

    D. Paillé veut «démonter les stratégies» du troisième à la course à l'Elysée.

    Pour cela, il est bien placé, puisqu'il l’a longtemps cotoyé. Celui qui fut son directeur de campagne aux Européennes de 1999, était membre de l'UDF qui ne se réduisait pas encore à Bayrou. L'ambition originelle de Bayrou était de «prendre la tête de l’UDF et la transformer en union de la droite et du centre.»

    Mais Bayrou est tombé sur un bec. Il a «trouvé sur sa route un leader plus actif»: Nicolas Sarkozy. Fin 2001, Dominique Paillé jugea bon de se détourner de l'arriviste, puis, dans la foulée de la présidentielle, de se tourner vers l'UMP.

    «Le prototype du coucou»

    Dominique Paillé perce Bayrou à jour
    Il reproche au leader du Modem d’avoir alors viré sa cuti et modifié ses plans, constatant qu’il «ne parviendrait pas à prendre le leadership». L'auteur l'accuse surtout d'avoir «trahi le centre: sous la Ve République, le centre a toujours été l’allié de la majorité actuelle.»

    Bayrou, lorgnant sur sa gauche, voudrait désormais «plumer la volaille socialiste»,
    note Paillé. Bayrou, un drôle d'oiseau que l’on compare déjà à l’ouvrage antigaulliste de François Mitterrand, Le coup d’Etat permanent, cherche visiblement à séduire l’électorat de gauche, en «marchant dans les pas» de l’ex-président (PS) de la République, poursuit ce connaisseur du sujet. «C’est le prototype du coucou qui veut se mettre dans le nid des autres.»
    Et ce sans élaborer d’alternative: «Ce garçon n’a rien à proposer. J’ai dirigé deux de ses campagnes et j’ai toujours souffert de l’absence de projet !», regrette Paillé.

    Le Bayrou n'est qu'un «imprécateur» amer

    «Il tente de gagner ses galons d’opposant à Sarkozy, en véhiculant des mensonges».<br>Le poids du centriste se réduit à un simple effet de loupe médiatique, sur le modèle de Sa Cynique Majesté Royal qui était venue roucouler, en vain, sous son balcon, entre les deux tours de la Présidentielle. Mais, il roulait déjà pour lui et ne voulait pas jouer les seconds couteaux. S'«il est chouchouté par les médias », c'est qu'il ne se distingue guère de Désirdavenir Royal et peut lui être utile. « Pour eux, on existe lorsqu’on flingue». C'est bien en effet l'unique stratégie de la Poitevine d'adoption.

    *
    Les habits neufs des faux centristes: Arnaque ou imposture?, Dominique Paillé, Le Cherche-midi, 180 pages, 13,30 €).

    samedi 2 mai 2009

    Suspension de Gérard Dalongeville, maire socialiste d'Hénin-Beaumont

    Rétention d'information et désobéissance citoyenne

    Le maire socialiste de Hénin-Beaumont , dans le Pas-de-Calais, Gérard Dalongeville, mis en examen et écroué pour son implication présumée dans un système de fausses factures (lire PaSiDupes) a été suspendu pour un mois par arrêté de la ministre de l'Intérieur paru samedi 2 mai 2009 au Journal officiel. Pendant un mois, Gérard Dalongeville (le ravi barbu de la photo ci-dessus) ne peut plus exercer ses fonctions. François Hollande s'était déplacer pour soutenir son protégé, en mettant tout son poids dans la balance électorale...

    Aujourd'hui, le PS prend les devants après s'être entêté à parrainer l'incapable notoire et largue sa tête de liste: depuis mardi dernier, Dalongeville est également exclu du parti socialiste.

    Marine Le Pen demande la dissolution du conseil municipal

    Conseillère municipale d'Hénin-Beaumont, la dirigeante du FN juge cette suspension "tardive" et "insuffisante". Elle a demandé" à Michèle Alliot-Marie de bien vouloir prononcer la dissolution du conseil municipal".
    Marine Le Pen évoque une situation "ubuesque" et "ridicule". Lors de la triangulaire du deuxième tour des municipales de mars 2008, la responsable du FN figurait en deuxième position sur une liste FN qui avait recueilli 28,83% des voix, derrière celle menée par Gérard Dalongeville (51,94%), sur laquelle figurait notamment la députée européenne PS, Marie-Noëlle Lienemann (à droite sur la photo), à la fois caution de la direction socialiste nationale, dirigée par François Hollande, et tuteur de la tête de liste.

    Les socialistes demandent de nouvelles élections

    La dissolution du conseil municipal entraînerait automatiquement la tenue de nouvelles élections, également réclamées dans un communiqué commun par les conseillers municipaux socialistes Marie-Noëlle Lienemann et Pierre Ferrari. Demandant "le retour aux urnes à Hénin-Beaumont" et appelant l'équipe municipale à démissionner, Mme Lienemann et M. Ferrari assurent qu'ils vont "agir pour permettre l'organisation rapide de nouvelles élections municipales, pour assurer un large rassemblement des forces de gauche et républicaines".
    Deux élus socialistes, Gérard Dalongeville et son premier adjoint de 2001 à 2008 Claude Chopin, et un homme d'affaires, Guy Mollet, ont été mis en examen pour détournement de fonds publics, faux en écriture et favoritisme. De fausses factures, dont le montant a été provisoirement établi à 900.000 euros mais qui pourrait atteindre pas moins de quatre millions d'euros, ont été "avalisées" par Gérard Dalongeville et Claude Chopin, selon le parquet de Béthune. La fédération socialiste du Pas-de-Calais a pris mardi la décision d'exclure Gérard Dalongeville, ainsi que plusieurs élus de la ville.

    La presse bénéficie de la totale liberté de manipuler l'opinion

    France Info a mentionné les exclusions de l'incompétent élu socialiste, sans préciser son appartenance politique. Entendue une seule fois, l'information a-t-elle néanmoins été diffusée en boucle, toutes les sept minutes, comme l'aurait été un vulgaire harcèlement de la majorité?

    Cette faute professionnelle par omission est un nouvel exemple du souci de neutralité de l'information sur Radio France, noyautée par des journalistes militants. Ni Marianne, ni le Canard Enchaîné, ni Libération, ni les autres, n'a dénoncé le déni d'objectivité de cette radio, dévouée à l'opposition.

    La désobéissance citoyenne consiste aussi à refuser d'informer.

    Le NPA veut des actes: la violence comme moyen d'action

    "Nous donnons un débouché aux mobilisations", se flatte le NPAFrançois Chérèque avait déjà épinglé le NPA

    Invité dimanche 15 mars dernier du «Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro», le patron de la CFDT avait donné un coup de patte au Nouveau Parti anticapitaliste (NPA) d'Olivier Besancenot. Il l'avait en effet accusé «d'attendre la misère pour agir».
    «Ça fait un peu rapace», avait alors souligné le secrétaire général de la CFDT pour qualifier la pratique des militants NPA qui font le tour des entreprises en difficulté. «C'est tous les jours que nos délégués syndicaux sont dans les entreprises», a-t-il fait remarquer. Face aux actions violentes en cours chez Sony dans les Landes ou chez Continental à Clairoix dans l'Oise, François Chérèque assurait ne pas être «dépassé par les événements».

    La réaction du NPA n'a pas tardé à venir

    Dire publiquement que des militants du NPA "font le tour des entreprises en difficultés" a mis en état d'alerte le siège de la nouvelle organisation d'Olivier Besancenot, à Montreuil (Seine-Saint-Denis).
    Pierre-François Grond, membre de l'exécutif du NPA, a tenté d'encercler le berger Chérèque.

    Vous êtes accusés d'être les rapaces qui volent au-dessus des plans sociaux ?

    Le propos est injurieux. Nous ne sommes pas en situation d'être des rapaces, mais nous aidons les mobilisations, nous leur proposons un débouché. Le problème, ce n'est pas qu'il y ait des militants à la porte des usines, c'est le manque de syndicalistes dans les entreprises.

    Le leader cédétiste ne cherche-t-il pas à limiter votre influence?

    La direction de la CFDT ferait mieux de se concentrer sur les suites de la grève du 19 mars. Car si c'est la simple répétition de celle du 29 janvier, en attendant une hypothétique journée d'action en mai, ce n'est certainement pas le moyen de faire bouger le gouvernement. Pour qu'il prenne des décisions efficaces en faveur de l'emploi et du pouvoir d'achat, il faudrait un mouvement social durable décidé à la base.

    Comment entendez-vous suivre l'exemple du collectif guadeloupéen LKP ?

    Nous pensons toujours qu'il faudrait construire un "LKP à la française ". [Visiblement, les habitants d'Outre-Mer ne sont pas Français...] Nous cherchons la solution, mais c'est compliqué. Elle viendra du mouvement social lui-même.

    Or, voilà maintenant Thibault qui s'y colle

    Le 30 avril, àla veille de la Fête du Travail et d'un rassemblement « unitaire », le Che-Besancenot est allé passé le long weekend du 1er Mai à la Guadeloupe avec les camarades révolutionnaires du LKP. Le pseudo-facteur était-il indésirable en métropole?
    Tout porte à le penser, à entendre la CGT qui s'est attaquée à lui.
    Thibault a en effet déploré que certains partis, sans les nommer, se prennent "pour des simili-syndicats" et "entretiennent une vision archaïque du parti-guide".

    "Quand des partis veulent penser à la place de l'intersyndicale et nous dire ce que nous devrions faire, ils se trompent de mission", prévient le leader syndicaliste. "Qu'ils réfléchissent à l'évolution de la société, aux conditions dans lesquelles ils prétendent un jour parvenir au pouvoir plutôt que de se prendre pour des simili-syndicats". (LIRE PLUS dans l'article précédent de PaSiDupes)

    Les syndicats représentatifs protègent leurs brebis des dents du loup trotskiste

    Les syndicats de dialogue ont-ils peur des partis révolutionnaires ?

    La CGT épingle les partis "simili-syndicats"Ce serait le moment pour le magazine Marianne de faire à nouveau campagne sur le thème de la peur: il serait plus crédible... Bernard Thibault n'a pas attendu un éclair de lucidité de la part de la presse. A la veille de la Fête du Travail, le secrétaire général de la CGT n'a pas fait sien le slogan "Travailler plus pour gagner plus", non!
    Le jeudi 30 avril, Nanard Thibault a déploré que certains partis, sans les nommer, se prennent "pour des simili-syndicats" et "entretiennent une vision archaïque du parti-guide". Ne pas les nommer serait-il un aveu de peur?

    Le torchon rouge brûle à gauche?

    Les actions sociales sont la chasse gardée des syndicats

    "Parmi les partis de gauche, il y a ceux qui reconnaissent le rôle spécifique des syndicats et le respectent. Et ceux qui entretiennent cette vision archaïque du parti-guide", accuse M. Thibault dans "Libération". Ils "voudraient prétendre par leur présence ou leurs déclarations dicter aux salariés ce qu'ils devraient faire".
    "Quand des partis veulent penser à la place de l'intersyndicale et nous dire ce que nous devrions faire, ils se trompent de mission", prévient le leader syndicaliste. "Qu'ils réfléchissent à l'évolution de la société, aux conditions dans lesquelles ils prétendent un jour parvenir au pouvoir plutôt que de se prendre pour des simili-syndicats".

    Le secrétaire général de la CGT a avancé d'autre part que la manifestation intersyndicale du 1er Mai "sera historique". "Il n'y a pas de précédent à un appel de l'ensemble des syndicats".

    "Cela se traduit par un nombre record de manifestations: 283". Un remarquable tableau de chasse qui sidère les pays voisins... "C'est deux fois plus qu'au 1er Mai de l'an dernier, et plus que le 19 mars, où trois millions de personnes sont descendues dans la rue", précisait-il.

    A la bonne heure: Nanard ne se trompe pas de cible...

    Interrogé sur les séquestrations de patrons, il a voulu croire que "les salariés ne sont pas idiots: ils essaient d'éviter les formes d'action qui pourraient desservir leur cause. Mais "si les salariés ont recours à des formes d'action plus spectaculaires, médiatisables, c'est aussi la conséquence de déclarations comme celles qu'avait faites le chef de l'Etat, disant que les grèves et les manifestations, cela ne se voyait pas".
    Et alors, les grèves se voient donc ?
    Le 1er Mai est tellement passé inaperçu que Monsieur Trois-millions, JC Mailly, ne moufte plus, et que, pour se faire remarquer (et apprécier?), les camarades de GrDF ont confisqué le gaz aux Parisiens... (LIRE PaSiDupes)

    Des syndicalistes privent des dizaines de milliers de parisiens de gaz

    7500 foyers pris en otages par des syndicalistes extrémistes
    L'opposition comprend les actions illégales radicales !

    Ce n'est d'ailleurs rien d'autre qu'un coup de ce "vent de révolte" que Sa Cynique Majesté Royal appelait de ses voeux à la rentrée 2008.
    Mais, dans la culture syndicale, les grévistes respectaient leur instrument de travail et les exactions étaient rares.

    Désormais, les partis politiques de gauche n'exercent aucune régulation sociale et déclarent comprendre les actions illégales, tels des sabotages (de caténaires SNCF, par exemple) que la presse d'opposition qualifie de 'jeux', et jusqu'aux violences physiques qui se multiplient sous forme de séquestrations de patrons. Ils partagent avec les syndicats révolutionnaires la responsabilité de la violence: ils font de l'incitation, les uns dans leurs discours extrémistes et leur soutien logistique, les autres par leurs justifications politiciennes. Cette complicité inquiète jusqu'aux syndicats, quand ils sont démocratiques et privilégient le dialogue.

    Les syndicalistes d'ErDF ET GrDF revendiquent
    Ils réclament des hausses de salaire de 5%, une prime de 1500 euros, ainsi que l'arrêt de projets d'externalisation d'emplois.
    En grève depuis la fin du mois de mars, certains salariés d'ERDF et GrDF trouvent acceptable d'employer la manière forte pour figer GDF: couper les vannes. Le service de l'intérêt général a trouvé son terme: les nostalgiques de GDF conservent leurs réflexes de salariés d'entreprises nationalisées et, par leurs méthodes, justifient les privatisations.


    Pourquoi 1500 euros?
    Outre que Désirdavenir Royal avait inventé "la prime au vote Ségolène" pour acoler des fans socialistes, elle avait inscrit dans son projet socialiste de campagne présidentielle, le SMIC à 1500 euros... Certes, elle s'était après coup prononcée personnellement contre, mais voulut en revanche doubler la prime pour l'emploi ... Ces 1.500 euros sont donc le monstre du Loch Ness de la gauche archaïque.

    Des abus de pouvoir

    En effet, en début de semaine -notamment-, 13.000 foyers avaient déjà été ainsi privés de gaz dans le département de l'Essonne. Cette fois, c'est au tour de Paris, où 7500 foyers sont pareillement victimes du même abus de pouvoir depuis vendredi soir, dans les 9e et 18e arrondissements. A l'origine de la coupure, la fermeture d'une vanne, probablement par des salariés grévistes radicaux.

    Des cibles à l'aveuglette?

    "Il y a des coupures depuis quinze jours, mais celle-ci est la plus grosse depuis le début du conflit, après celle qui a touché Corbeil la semaine dernière également en raison d'un acte de malveillance, et dont 12.000 clients ont été victimes [ les électeurs du maire UMP, S. Dassault, étaient sanctionnés]. Les autres coupures ont en général touché environ un millier de clients", a dit le porte-parole. Selon lui, il s'agit de la première coupure de gaz dans Paris intra-muros depuis le début du conflit, mais pas la première de l'histoire !

    Les profils sociologiques des arrondissements visés diffèrent sensiblement.
    Les salariés s'en sont pris sans discernement aux 'riches' du 9e arrondissement, sans surprise, mais aussi à la population moins favorisée du très socialiste 18e. Une répétition de l'agression du quartier populaire de Strasbourg par les 'Black blocks'? Les anarcho-révolutionnaires auraient-ils des comptes à régler avec les éléphants gras et mous du PS ?

    On pense aussitôt à une célébration musclée de la Fête du Travail.
    Mais le rassemblement des manifestants du 1er Mai, qui promettait d'ébranler le pouvoir, n'a allumé qu'un pétard mouillé. Il aura donc suscité un baroud d'honneur au lendemain de ce pschitt syndical.

    Enfin, la date des derniers sévices perpétrés pendant ce long weekend du 1er Mai fournit un indice plausible sur les bonnes intentions des syndicalistes. Les deux arrondissements sont en effet touristiques et la recherche de perturbations de l'industrie du tourisme a pu aussi mo-ti-ver les dangereux malfaisants, alors que les restaurateurs viennent précisément de bénéficier d'une baisse de TVA. Parmi les victimes figurent des particuliers, mais aussi des patrons-artisans, dont des restaurateurs, qui ont besoin de gaz pour leur cuisine et leurs clients.

    Les salariés honnêtes s'appliquent maintenant à remettre les installations en service, foyer par foyer, pour limiter les risques encourrus par les usagers. Selon un porte-parole de GrDF, le gaz devait être rétabli samedi soir pour le 18ème arrondissement et "dans la journée de dimanche pour le 9ème", la société mobilisant "80 agents d'astreinte pour passer chez chaque client opérer le rétablissement". "Il ne faut surtout pas que le client tente de se ré-alimenter tout seul", a-t-il souligné.

    Les pouvoirs publics doivent-ils déléguer aux juges?

  • Les juges à nouveau sollicités
    Samedi, la société GrDF, filiale GDF Suez qui s'occupe de la distribution de gaz, a annoncé qu'elle portera plainte contre X "à la suite d'un acte de malfaisance".
  • S'il est concevable que les autorités puissent se sentir impuissantes contre les phénomènes naturels du type tornades, il est en revanche difficile d'admettre qu'elles le soient contre les saboteurs qui se qualifient ironiquement de 'citoyens' ?

    Encore un abus de langage d'ailleurs

    Au vu de leurs pratiques, chacun est à même de constater que les « désobéissants » ne sont pas 'citoyens'. Les syndicalistes hors-la-loi se mettent délibérément au ban de la cité. Ce sont des ennemis mortels de la démocratie et de tous les démocrates.
  • 1er Mai: aide ciblée soumise aux syndicats par le gouvernement en faveur des classes moyennes et aux chômeurs

    Piqure de rappel sur les mesures sociales du gouvernement

    Quelle est la ritournelle reprise à satiété dans les débats des radios et chaînes de télévision, où, tout à loisir, le front des trois ou quatre porte-parole et militants des gauches accable de contre-vérités démagogiques le kamikaze de la majorité ? 'Rien n'est fait pour les plus exposés de la crise économique internationale'.
    PaSiDupes rappelle les propositions que Nicolas Sarkozy a présentées aux partenaires sociaux, mercredi 18 février 2009, et invite l'opposition à mettre ses fiches à jour. Nicolas Sarkozy ouvrait alors le sommet social réunissant les partenaires sociaux.
    Voici en synthèse ce que proposait le chef d'Etat, selon l'Elysée.

    Les moins fortunés, tu aideras fiscalement

    Le président de la République a proposé "la suppression d'une partie de l'impôt sur le revenu pour les personnes assujetties à la première tranche" (revenus fiscaux compris entre 5.850 et 11.670 euros). Elle pourrait prendre la forme de la suppression provisoire d'un seul ou de deux tiers provisionnels restant à payer en 2009. Le gain moyen pour chacun de ces tiers serait de 100 euros par ménage. Nicolas Sarkozy a souhaité connaître "l'avis sur trois points" des syndicats et du patronat : limite-t-on la mesure à un seul tiers provisionnel ou aux deux tiers restant à payer ? Quels sont les ménages bénéficiaires ? Que faire pour les ménages légèrement au dessus de cette tranche ?

    Aux chômeurs, tu donneras un coup de pouce

    Figure aussi parmi les propositions du président, une "prime exceptionnelle de 400 ou 500 euros" pour les chômeurs "pouvant justifier entre deux et quatre mois de travail", dont le financement serait assuré par l'Etat.

    Le chômage partiel, tu indemniseras mieux


    Concernant le chômage partiel, le chef de l'Etat a estimé que le gouvernement pourrait "améliorer encore l'indemnisation pour la porter, par exemple, jusqu'à 75% du salaire brut". "Il n'est pas question dans mon esprit de vous demander de renégocier les accords que vous venez de signer. Je crois en revanche que nous pourrions procéder par voie de conventions ad hoc entre l'Etat et les branches ou des entreprises données, comme nous l'avons fait pour l'automobile", a-t-il ajouté.
    Sur ce dossier, le chef de l'Etat a demandé aux partenaires sociaux s'ils étaient "prêts à ce qu'une convention Etat-Unedic permette de répartir ce surcoût sur l'entreprise, l'Etat et l'assurance chômage". "Nous pourrions également mobiliser la formation professionnelle pour prévenir l'activité partielle ou l'accompagner", a-t-il suggéré, se déclarant par ailleurs favorable à ce que les salariés en activité partielle puissent "bénéficier d'une modulation de leurs échéances pour le remboursement de leurs emprunts immobiliers".

    Un fonds d'investissement social tu créeras

    Ce fonds, une proposition de la CFDT, serait doté de 2,5 à 3 milliards d'euros et financé pour moitié par l'Etat.

    Des bons d'achat, tu offriras aux utilisateurs des services à la personne


    Nicolas Sarkozy a renouvelé aux partenaires sociaux sa proposition d'offrir des "bons d'achat" pour l'aide à domicile, la garde d'enfants, le soutien scolaire ou le ménage, à certaines personnes âgées dépendantes et à certains parents pour la garde d'enfants.
    Parmi les bénéficiaires possibles de cette mesure, le chef de l'Etat a notamment cité les "660.000 ménages bénéficiant de l'allocation personnalisée d'autonomie à domicile et qui ont besoin d'aide à la maison".
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    Il a également ciblé "les 470.000 bénéficiaires du complément mode de garde gagnant moins de 43.000 euros par an, qui ont besoin d'aide pour faire garder leur enfant", "les 140.000 foyers qui ont un enfant handicapé" ou "les demandeurs d'emploi qui retrouvent du travail et ont besoin de solutions temporaires pour faire garder leurs enfants".

    De bonus, tu priveras les patrons licencieurs

    Nicolas Sarkozy a souhaité que les dirigeants de sociétés renoncent à leur bonus "lorsque leurs entreprises recourent massivement à du chômage partiel ou décident un licenciement économique d'ampleur".

    Du partage des profits, tu discuteras

    Le chef de l'Etat avait annoncé confier au directeur général de l'Insee, Jean-Philippe Cotis une mission d'étude "sur le partage de la valeur ajoutée et son évolution, tant pour le secteur privé que pour les entreprises publiques". Sur la base de cette étude, qui sera remise dans les deux mois, "je vous demande donc d'engager entre vous, patronat et syndicats, des discussions sur les thèmes du partage de la valeur et du partage du profit", a dit le chef de l'Etat.

    Nicolas Sarkozy présentait ce mercredi-là aux partenaires sociaux des propositions dont le total pourrait représenter un coût de 2,65 milliards d'euros pour l'Etat. "Selon les solutions que nous retiendrons, le coût de ces mesures sera compris entre 850 millions et 1,85 milliard d'euros. Si on ajoute la contribution supplémentaire de l'Etat au fonds d'investissement social (800 millions), le total de mes propositions s'élève pour l'Etat à une somme qui pourrait être comprise entre 1,65 et 2,65 milliards d'euros", a dit le président.


    Dans ce dialogue social, le chef de l'Etat a insisté sur la nécessité de l'implication des syndicats et du patronat.
    Avec la liberté de faire obstruction, mais les classes moyennes et les chômeurs doivent garder les blocages en mémoire.

    Quand J.-F. Copé réagissait au délire de la Toquée Royal au Sénégal

    Copé sur entrée Turquie et propos de Royal à Dakar et Ayrault

    Jean-François Copé, député de Seine-et-Marne et président du Groupe UMP, a répondu aux questions des journalistes à la suite de la conférence de presse du 7 avril 2009.
    Thème abordé : le déraillement de la pénitente Royal sous le soleil d'Afrique, à Dakar, suite à l'interprétation polémique et médiatisée du discours de Nicolas Sarkozy.
    VOIR et ENTENDRE

    Plus d'informations sur www.ump.assemblee-nationale.fr

    vendredi 1 mai 2009

    1er Mai: FO espérait 3 millions de manifestants; ils n'étaient pas 500.000, selon la police...

    Unitaire, l'appel a mobilisé moins que le 19 mars dernier

    « Appel sans précédent des syndicats à un 1er mai unitaire »

    C'était le titre d'Europe 1, le 30 avril. Les syndicats s'étaient mis en effet à huit: un 'G8 syndical', pour les sympathisants soucieux de formules médiatiques sensationnalistes.

    Les exploiteurs syndicaux comptaient instrumentaliser la crise

    Dans la suite des journées d'action du 29 janvier et du 19 mars et dans un contexte exceptionnel, les organisations syndicales s'entendirent pour faire du 1er mai un nouveau temps fort de mobilisation, pour peser sur le gouvernement et le patronat", annoncèrent les huit centrales. La mobilisation du 19 mars avait rassemblé entre 1,2 et 3 millions de manifestants.
    Jamais les huit syndicats français n'ont défilé ensemble sur des revendications communes lors d'une Fête du Travail. La CFTC et FO ont chacune l'habitude de défiler de leur côté pour affirmer leur identité. La CFTC n'avait jamais fait cortège commun un 1er mai, même lors de l'élection présidentielle de 2002, contre la présence de Jean-Marie Le Pen au second tour. A cette occasion, FO avait renoncé à tenir son propre défilé, pour la seule fois depuis sa scission avec la CGT en 1948 et comptait mobiliser 3 millions d'anxieux, de l'aveu du lunaire . Elle avait manifesté avec les autres organisations, mais ne s'était pas jointe à la plateforme commune de revendications syndicales. Pour sa part, la CFE-CGC reste habituellement à l'écart des cortèges du 1er mai.

    Le dialogue social existe

    Lundi matin, les meneurs des cinq confédérations représentatives (CGT, CFDT, FO, CFTC, CFE-CGC (des cadres peu reancuniers, après les séqestrations...): le G8 syndical réduit à un G5...) ont été reçus par Nicolas Sarkozy à l'Elysée dans le cadre d'une rencontre prévue de longue date pour préparer la rencontre du G20, jeudi à Londres.

    Or, lundi après midi, CGT, CFDT, FO, CFTC, CFE-CGC, FSU, Solidaires (SUD), UNSA lançaient un appel à manifester ensemble le vendredi 1er mai, ce qui n'était jamais arrivé. Mieux, on avait appris fin mars que ce 1er mai unitaire inédit serait "préparé" en avril par "un mois de mobilisation", pouvait-on lire alors dans la déclaration commune. Une réunion commune était également programmée au 27 avril. D'ailleurs, les agences de presse avait mis le paquet et mâché le travail des salles de rédaction, avec des dépêches prêtes à l'emploi, comme 1er Mai: Martine Aubry s'attend à une "grande mobilisation" - A* -Mercredi 29 avril, 21h31
    Et qu'a donné tout ce conditionnement?

    La mobilisation pour le 1er mai, deux fois moins forte qu'en mars

    C'est l'un des grands titres d'agences (R*****s), mais la presse dite dévouée à la majorité, fait des prodiges de maquillage: la même en avait rabattu peu après et admettait: « La mobilisation du 1er mai moindre que le 19 mars en province », tandis que l'A*P, lemonde ou lematin, ne démordaient guère. «Défilés plus fournis que les années précédentes en France mais moins que le 19 mars », tel était le titre 'unitaire', aussi alambiqué qu'honnête. La presse engagée aurait-elle du mal à admettre la vérité? Evidemment non, puisqu'elle est objective et n'abuse nullement de sa liberté illimitée d'expression, au service de la cause...

    Libération: une manif contre la crise !

    'Voilà une mesure non gouvernementale, qu'elle est bonne !'
    Les Français sont plus réalistes que les journalistes 'joffrinisés' de Libération.fr. Outre que le site voit dans la mobilisation du 1er Mai «une unité syndicale historique », tout en titrant par ailleurs « Derrière la façade du 1er Mai unitaire, radicaux et réalistes s'opposent" (Jeudi 30 avril), le quotidien financé par Rothschild y voit une mobilisation « face à la crise ». Chacun sa méthode!

    Les leaders syndicaux refusent d'enregistrer cette lassitude

    Ils ont salué "une mobilisation exceptionnelle pour un 1er mai"! Ils devraient donc avoir une rencontre intersyndicale particulièrement sereine lundi, pour dresser un bilan réaliste et décider des prochaines initiatives tout aussi unitaires.

  • Au total, selon la CGT, on a compté « près de » 1,2 million de manifestants au travers des 280 défilés unitaires organisés un peu partout, contre 200.000 le 1er mai 2008 et 3 millions le 19 mars dernier. Alors outrageusement gonflés, les chiffres de la CGT plaçaient la barre un peu haut le 1er mai. Et, en effet, la police a évalué à « près de » 500.000 le nombre de participants aux cortèges (456.000) .
    C'est moins qu'en 2002 (900.000 à 1,3 million de personnes) mais nettement plus qu'en 2003, en pleine mobilisation contre la réforme des retraites : la CGT avançait alors 426.000 manifestants, la police 165.000. Si la mobilisation du 1er Mai 2009 a les mêmes effets « face à la crise » que celle de 2003 contre la réforme des retraites, les victimes de la crise ont du souci à se faire.
  • A Paris, où, à la différence des responsables politiques, tous les leaders syndicaux, sans exception (!), étaient côte à côte (!), la police a recensé 65.000 manifestants dans la rue, contre 160.000 anxieux, selon les syndicats, et seulement 30.000 le 1er mai 2008, mais 350.000 le 19 mars, selon leurs chiffres. Au « coude à coude », selon les journalistes manipulateurs, mais néanmoins moitié moins nombreux ! La police n'a dû compter qu'un seul des deux coudes...
  • Les randonnées régionales
    Les marcheurs étaient du simple au double, selon les sources comme à Toulouse (15.000 à 30.000), voire jusqu'au quatruple: Caen (8.000 à 20.000), Bordeaux (13.500 à 50.000) et Marseille (8.500 à 35.000)...

    => Affluence assez modeste en revanche à Lille (de 2.800 à 5.000), ville désertée par son maire, la première secrétaire du PS, Martine Aubry, à qui Sa Cynique Majesté Royal avait posé un lapin à Paris. D'autant plus 'modeste' donc si l'on compare Lille à Bordeaux ou Marseille, pour des raisons politiques.

    => Dans beaucoup de villes, les salariés directement touchés par les réductions d'effectifs occupaient les premiers rangs des cortèges, comme à Toulouse avec les salariés de Molex, à Grenoble avec ceux de Caterpillar, où ils étaient entre 10.000 et 30.000 , et à Compiègne (Oise) où les ouvriers de Continental étaient quasiment tous présents (et où la population avait donc vaqué normalement à ses occupations). "Du travail, pas la mort", pouvait-on lire sur la banderole des ouvriers de l'équipementier automobile allemand Schaeffler, dont une usine va être fermée dans la région.
    => A noter toutefois qu' à Marseille où les ouvriers d'ArcelorMittal ouvraient le défilé, devant ceux des bassins industriels de Fos-sur-Mer, le front syndical unitaire était mis à mal par l'absence de FO.

    Contre le gouvernement pour mieux faire face à la crise internationale !

    L'immense majorité des Français, qui le 1er Mai n'ont pas marché contre la crise, a refusé d'en rajouter aux difficultés historiques du gouvernement. Car les cortèges ont été dirigés contre la politique du gouvernement accusé de ne pas suffisamment relancer la consommation et de maintenir certaines réformes contestées (hôpital, éducation..) par l'opposition conservatrice.

    Etait aussi visé le patronat.
    "Banquez pour nos salaires, pas pour les actionnaires", affirmait une pancarte de poète nostalgique de la lutte des classes .
    Sachant que la gauche critique les mesures gouvernementales et propose le défilé en antidote à la crise, les salariés qui ne sont guère descendus dans la rue, ont opté contre les remèdes de grand-mères...

    Selon le porte-parole du gouvernement Luc Chatel, il n'y a "rien d'étonnant" à ce que "des inquiétudes se soient exprimées dans la rue". Le gouvernement y répond en agissant "progressivement" sur "l'emploi" et les personnes "les plus fragiles".

    L'après 1er Mai

    A Paris, les dirigeants syndicaux se sont dit persuadés de trouver un accord pour de nouvelles initiatives communes.

  • Selon le numéro un de la CGT, Bernard Thibault, la mobilisation s'est "enracinée": une routine qui permet probablement de soutenir l'économie face à la crise.
  • Son homologue CFDT François Chérèque s'est déclaré "certain" que tous les syndicats trouveraient à nouveau un terrain d'entente dès lundi.

    Mais la façade de l'unité syndicale se fissure

    Le désaccord, lui, ne serait pas « historique ». Sur le choix entre la grève ou la journée d'action, l'unité syndicale n'est plus garantie.
  • Le secrétaire général de FO, Jean-Claude Mailly, veut prolonger le 1er mai par une grève générale public-privé de 24 heures, pour voir.
  • Mais François Chérèque, le secrétaire général de la CFDT, a réaffirmé son opposition à une grève "qui ne règlerait pas" les problèmes. Etrange: les promenades familiales et digestives du 1er Mai ne devaient-elles pas y réussir ?...
    Le terrain d'entente syndicale consisterait donc à ne pas travailler un jour supplémentaire en mai !

    Des rapports partis-syndicats tout sauf unitaires

  • Le NPA d'Olivier Besancenot, nouvellement créé, était très présent le long du parcours, mais sans son principal porte-parole qui avait rejoint le LKP pour un long weekend: il aurait encore des leçons d'insurrection à recevoir du LKP.
  • Boosté par la crise et menacé sur sa gauche par le NPA, le PS est descendu dans la rue à Paris pour la première fois depuis 2002. Le parti a vu 10.000 militants mais la police seulement 4.000, autour de la lilloise Martine Aubry qui a demandé à Nicolas Sarkozy d'"interdire les licenciements financiers". La capricieuse Royal a posé un lapin à sa meilleure amie, la Ch'tite Aubry descendue à Paris. Bien qu'elle se soit auto-proclamée sauveteur d'Heuliez, comme de ses amis professeurs à 35 heures, la Toquée Royal, déguisé en Petit Chapeau Rouge croqué par le méchant loup Sarkozy, a préféré s'afficher à Niort avec les salariés, en tenue de scène rouge !

    Au total, c'était "une manifestation de plus"

    Et c'est François Chérèque qui le dit.
    Si, du moins nous pouvons utiliser les mêmes procédés que Laurent Joffrin à propos du vrai-faux jugement de Sarkozy sur Zapatero. Le PS ne manquera pas de juger "injurieux" les propos de Chérèque et la pénitente Royal d'adresser son pardon au nom de la France...

    Lecture recommandée par PaSiDupes:
    Derrière la façade du 1er Mai unitaire, radicaux et réalistes s'opposent (Libération.fr -Jeudi 30 avril, 10h54)
  • Le Zénith américain de Christine Lagarde : brillant !

    Pour rehausser le niveau 'crappy' de celui de la Toquée Royal

    La ministre de l'Économie et des Finances a rendu visite à Jon Stewart

    Entre deux réunions, la ministre de l'Économie Christine Lagarde a participé au Daily Show, émission satirique de Jon Stewart. Dans un anglais impeccable, résultat d'années passées dans un cabinet d'avocats à Chicago, la ministre française de l'Economie a fait honneur à la France: ni rictus, ni démagogie ! Rien de comparable avec le Zénith de Désirdavenir Royal, à la mise en scène répétée et à la gestuelle sans spontanéité aucune: une prestation artificielle et fausse, comme le personnage.
    Christine Lagarde ne nous fait pas honte, elle
    A New York,souriante et détendue, Christine Lagarde a offert une prestation remarquée, avec aisance et humour. Il aura fallu ce voyage de travail aux États-Unis et une invitation dans une émission décapante, à laquelle Christine Lagarde ne s'est pas décommandée, pour découvrir un ministre français sous un autre jour. Le présentateur américain avait écarté les clichés sur la France, mais Madame Lagarde a fait preuve d'auto-dérision et a conquis le public par des moyens honorables, qui ont suscité des "Vive la France ! Vive Christine Lagarde".
    VOIR et ENTENDRE un extrait de la prestation de la ministre :


    La Toquée Royal fera-t-elle une nouvelle crise de TOC?

    Attendons-nous à une lettre d'excuses pour demander pardon à Barack Hussein...