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dimanche 29 avril 2012

Présidentielle: l'internationale socialiste manipule l'opinion française


DSK et l'arme socialiste de la rumeur dans le Guardian

 L'ancien patron du FMI s'est-il dit victime d'un "piège politique" pour provoquer sa chute ?


DSK, le pervers


A une semaine du 2e tour de la présidentielle, DSK contre-attaque

Près d'un an après son arrestation à l'aéroport de New York, pour tentative d'agression sexuelle, paraît un entretien au quotidien britannique de gauche  "The Guardian", le premier depuis celui organisé avec Claire Chazal le 18 septembre 2011. Selon le journaliste Edward Epstein qui aurait recueilli ses propos, l'ancien patron du FMI se déclare persuadé que sa chute a été "chorégraphiée",  par ses ennemis politiques.

Cette accusation prêtée à Dominique Strauss-Kahn relance la thèse du complot
L'ancien patron du FMI qui a bénéficié du classement  au pénal de son affaire de tentative de viol sur une employée d'hôtel immigrée endosse clairement la thèse du "piège politique" qui aurait été ourdi afin de provoquer la chute du candidat potentiel du PS et richissime favori socialiste des entreprises commerciales de sondages, bien toutefois qu'il restât lié par sa fonction internationale au-delà de la date de dépôt des candidatures.
Sans pouvoir nier les "violences sexuelles" sur la femme de chambre du Sofitel, il se déclare convaincu d'une orchestration des retombées de l' " incident " (sic).

Deux petites phrases-clefs 
entre guillemets prêtées à l'intéressé
 DSK vise tout le monde sans nommer personne
" Les événements ont été mis en forme par ceux qui avaient un agenda politique "(...)
" Il semblerait qu'il y ait eu là davantage que de simples coïncidences ", ajoute DSK, selon The Guardian, en réponse aux interrogations sur l'implication éventuelle des services secrets français, mais  sans précision non plus sur une implication ou non de ses rivaux socialistes.

Et les confrères de la presse militante achèvent le travail

Certains journalistes jugent que la teneur de l'entretien est claire et nette
Au vu des enquêtes privées diligentées par ses avocats, DSK est désormais convaincu que l'affaire du Sofitel ne s'est pas déroulée sans intervention extérieure. Là encore il ne va pas toutefois jusqu'à affirmer que la rencontre avec Nafissatou Diallo a été "orchestrée" par ses ennemis politiques, mais il suppute qu'ON a été fait en sorte qu'elle porte plainte à la police new-yorkaise pour transformer un " rendez-vous privé " en scandale public. La victime aurait donc été consentante, selon la thèse de l'accusé. Voire demandeuse des violences constatées par le médecin et consignées dans son rapport ? 


Multiples conflits d'intérêts

Conflits rédactionnel et d'édition

" They may not have gone so far as to set up the encounter with Diallo, he now accepts, [Il admet maintenant qu'ILS ne sont probablement pas allés jusqu'à organiser la rencontre avec Diallo],   but he believes they did play a role, through intercepted phone calls [mais il pense qu'ils ont sûrement joué un rôle d'interception d'appels téléphoniques], in making sure that the hotel maid went to the police [en veillant à ce que la femme de chambre se rende à la police] and thus turned a private tryst into a public scandal [transformant ainsi un rendez-vous privé en  scandale public] ".
DSK n'apporte aucun élément nouveau qui justifiait un article du Guardian, mais c'est écrit noir sur blanc pour la première fois, à quelques jours du second tour. Il s'agit donc bien d'un retour sur un scandale public à des fins politiciennes. 

Relance à la veille de la décision au procès au civil rendue mardi

L'entretien au "Guardian" coïncide avec la sortie du livre du journaliste américain Edward Epstein, mardi 1er mai
Il avait été le premier à brandir la théorie du piège dans la "New York Review of Books", le 26 novembre 2011, et avait bénéficié d'une large couverture par la presse socialiste dont le portrait qu'elle dressait en outre de l'auteur devait servir de caution morale.
Liens PaSiDupes :
"Affaire DSK: relance de la thèse fumeuse du complot " (sous-lien)
et Les  avocats US de Strauss-Kahn conditionnent le procès au civil

Dans l'article du "Guardian", le journaliste d'investigation américain reprend d'ailleurs plusieurs éléments de son analyse de l'époque : le blackberry manquant, la vidéo des deux membres du service de sécurité qui se congratulent en dansant...

L'entretien intervient aussi à quatre jours de la décision du Tribunal du Bronx sur la recevabilité du recours civil qui oppose DSK à sa victime du Sofitel et dont la date a été fixée au 1er mai. De l'avis général des juristes, il est peu probable que les avocats de DSK qui ont demandé le rejet du recours civil pour cause d'immunité, obtiennent gain de cause à ce stade.


Une thèse de complot qui interfère avec la présidentielle


Après l'affaire en cours du Carlton de Lille qui a largement supplanté et aggravé celle du Sofitel, la thèse de la défense de DSK va forcément être pris avec de très poiseuses pincettes.
Pourquoi aujourd'hui ? Pourquoi si tard ? Certains analystes américains veulent croire que le bouquin d'Edward Epstein pourrait contenir des éléments plus substantiels. Un effet marketing profitant d'une forme de teasing pré-électoral...

Il n'est pas dit que les regrets de DSK sur son "plan de sauvetage de la Grèce", par exemple, émeuvent tant d'électeurs. Mais la bombe à fragmentation pourrait libérer de nombreux éclats dans l'atmosphère.


Les électeurs français ne devront pas se laisser manipuler
Insinuer que les services secrets auraient pu jouer un rôle a postériori tend à impliquer le président-sortant, mais les frasques sexuelles planétaires du titulaire de la candidature  socialiste pourraient nuire à son suppléant, François Hollande, le candidat par défaut.

 

The Guardian a réalisé  "un montage à partir d'un livre"

DSK "n'a donné aucune interview au Guardian"

Dominique Strauss-Kahn a fait savoir dimanche qu'il n'a  "donné aucune interview au Guardian" et qu'il s'agissait "d'un montage fait à partir d'un livre à paraître de M. Epstein".
"Ce livre écrit au style indirect ne contient par ailleurs aucune citation entre guillemets de Dominique Strauss-Kahn", a ajouté l'entourage de l'ancien directeur du Fonds monétaire international.

samedi 28 avril 2012

Donné gagnant, Hollande se montre arrogant et et impudent

Hollande ment et fausse le débat  démocratique


La gauche a créé un climat de campagne d'une extrême violence


A huit jours du second tour, Hollande se permet des libertés avec la vérité pour remporter une victoire incertaine,  adoptant des thèmes chers aux électeurs du Front national, arbitres du scrutin, comme du centre rabougri de Bayrou: chaque voix compte et la gauche  fébrile est prête à toutes les compromissions et bassesses.



Le vote du 22 avril n'a pas confirmé la propagande qui  allait jusqu'à exclure le président-candidat du second tour.
Nicolas Sarkozy n'a été devancé dimanche dernier que d'un point et demi (27,2% contre 28,6% à son adversaire socialiste), malgré les quatre crises qui ont secoué l'Occident. Avec la même assurance militante, les entreprises commerciales de sondages le donnent maintenant battu par 45 à 46% des voix contre 54 à 55%, selon les sondages les plus hardis. Avec une participation équivalente à celle du premier tour (79,5% de votants), cela représenterait une avance de 3,5 millions de voix à Hollande, si on tient à exclure la possibilité d'une participation plus élevée, avec 16,03 % d'abstention comme en 2007.
Si près du vote, on n'a jamais vu un tel déchaînement de la presse contre un président-sortant: Les quotidiens Libération et L'Humanité, espectivement socialiste et communistes ont dépassé les bornes de l'indignité avec les Unes d'une agressivité inégalée qui fait honte à l'ensemble de la presse, dans laquelle, malgré une culture de la solidarité, s'élèvent des voix de réprobation.
Les organes de presse font appelle à des experts et des analystes et des décrypteurs pour tenter de gagner en autorité, mais les contre-vérités s'accumulent et la dernière émane d'Emmanuel Rivière, de l'institut de sondages TNS Sofres, selon lequel Nicolas Sarkozy tablerait sur l'unique face-à-face télévisé du 2 mai accepté par François Hollande et le politologue-miltant assure que le passé n'a jamais fourni aucun exemple de débat qui aurait eu une influence déterminante.
A la vérité, le débat Giscard d'Estaing-Mitterrand de 1974 avait été fatal à ce dernier, au point qu'avec Serge Moatti et Robert Badinter, il avait fixé des règles très strictes qui sont toujours en vigueur.
Plongé dans ses notes, Mitterrand présenta une image déplorable de lui-même face à VGE, en 1974

N'en déplaise au politologue socialiste, Hollande craint d'ailleurs tellement cette confrontation qu'il a refusé les deux autres rencontres télévisées demandées par Nicolas Sarkozy et les quatre offres de chaînes de radio ! 
Les media gagneraient donc en crédibilité s'ils sélectionnaient les analystes les moins sujets à caution... A noter que Le Nouvel Observateur est client de TNS Sofres.

Nicolas Sarkozy peut parfaitement gagner

La gauche du changement nie  la proximité des scores
Elle se fonde sur l'observation  qu'aucun président ayant gouverné pendant cinq ou sept ans avec une majorité parlementaire acquise à sa cause n'aurait jamais été réélu. Or, Charles de Gaulle a gouverné dix ans (8 janvier 1959 – 28 avril 1969) et a été réélu le 19 décembre 1965, alors que  la gauche lui reprochait en particulier son ..." nationalisme ."

En piste pour un deuxième mandat, François Mitterrand en 1988 et Jacques Chirac en 2002 sortaient d'une cohabitation. Charles de Gaulle ne fut élu qu'une fois au suffrage universel direct, en 1965, parce qu'il a été instauré par de Gaulle en 1962.
Rappelons au passage que les démagogues du PS qui donnent la priorité aux jeunes ne sont pas à l'origine de l'abaissement de l'âge du droit de vote (ou plus exactement l'âge de la majorité) de 21 à 18 ans dû à Valéry Giscard d'Estaing en 1974. l
Il se trouve que les gouvernements d'Europe s'inquiètent de la violence du chômage touchant les jeunes. 22,4% des moins de 25 ans sont ainsi à la recherche d'un emploi dans l'Union européenne, soit 5,507 millions de personnes. Et là encore, le précédent espagnol est révélateur de l'inaptitude socialiste, puisque son taux de 49,9% est catastrophique, suivi de la Grèce (48,1 %) et de la Slovaquie (36 %). Alors qu'en Allemagne le taux de chômage chez les moins de 25 ans n'est "que" de 7,8 %.

L'équation du président sortant, qui bénéficie du soutien de l'ancien président de la République Valéry Giscard d'Estaing,  est d'autant plus compliquée que la gauche incohérente - divisée mais coalisée -  diabolise la droite mais fait du pied à l'extrême droite (sa cote tourne entre 35 et 40%) et qu'il  ne dispose d'aucune réserve officielle de voix, puisque le suicidaire Bayrou se fige dans un splendide isolement, malgré les soutiens à Nicolas Sarkozy de  centristes proches, tel Jean Arthuis. A gauche,  Gro-Eva Joly (écolo radicale, 2,31% 2,26%) et Jean-Luc Mélenchon (11,05%)  ont appelé à voter Hollande. Mais il existerait aussi 1/3 des électeurs du MoDem capables de voter Hollande avec ses camarades communistes et trotskistes... Hollande et la partie honteuse des centristes s'accommoderaient des deux extrêmes....


La mauvaise foi de la gauche s'applique aussi à l'économie
Il ne connaissent les quatre crises économiques de ces quatre dernières années, qui ont pourtant balayé les socialistes G.Papandréou en Grèce et J.L.Zapatero en Espagne, que pour l'imputer au seul, avec l'Allemagne, qui leur a résisté, alors que le Royaume-Uni admet maintenant être entrée en récession. Il faut un aplomb incroyable pour observer passivement, après avoir manifesté et refusé de voter les réfrmes et les plans, pour juger qu'il n'y a même pas une éclaircie au plan économique.

La mauvaise foi de la gauche éclate encore sur le sujet du chômage.
Elle souligne en effet que viennent d'être annoncés des chiffres du chômage en légère hausse et une forte baisse de la consommation en mars, mais évite la comparaison: et le taux de chômage de la France se situe à 10 %, au niveau moyen de l'Union européenne qui a atteint 10,1 % en janvier 2012), tandis qu'ils ont explosé en Espagne (23,3 %), en Grèce (19,9 % en novembre 2011), au Portugal et en Irlande (14,8%).

Les additions de scores du 1er tour ne sont pas tellement favorables à la gauche

Sur le papier en effet, la France n'est pas à gauche: la droite, extrême-droite comprise, a totalisé 47% des suffrages le 22 avril, la gauche 43,75%, en dessous du niveau mesuré dans les sondages - une part de l'électorat populaire du FN se dit toutefois plus proche de la gauche que de la droite et Hollande se les approprie sans vergogne.
La presse de la honte
Le candidat "normal" de la gauche vertueuse s'autorise tous les coups bas
Pourquoi Sarkozy qualifie-t-il Hollande de "stalinien" ?
Tandis qu'aux temps de l'arrogance, le socialiste passait une alliance longtemps tenue secrète avec les Verts, il maintenait en revanche  Mélenchon, le champion des communistes, dans le mépris. Mais, au moment où les blessures imposées pourraient lui coûter la victoire, il accueille désormais les ralliements du Front de gauche, des communistes et des trotskistes,  et ne négligerait pas les quelques petits points centristes de ceux qui qui ne savent plus à quel saint se vouer.

Le candidat flou et fuyant accuse pourtant Sarkozy de proférer "des mensonges éhontés"

Ceux-là mêmes qui, en leur promettant le pardon de leur infidélité, tentent de récupérer une partie de l'électorat  d'extrême-droite qui, selon eux, leur appartient, ont l'impudence  de dénoncer la droitisation de la droite et du président-sortant de tous les Français...

Des chiffres faux pour induire la population en erreur

France 2 a affiché des scores incorrects pendant toute la soirée du 1er tour
Sarkozy est accusé d'avoir rappelé ce que la presse solidaire et objective avait auto-censuré: France 2 a en effet "annoncé un score qui était faux" le soir du premier tour de la présidentielle. Il est reproché à Sarkozy de critiquer les règles d'égalité du temps de parole entre les candidats, quels que soient leurs représentativité: "Ce qui est totalement démodé c'est les règles de la présidentielle qu'il faudra changer la prochaine fois".

Et la malveillante A*P continue de sous-évaluer la droite
Pour espérer l'emporter, Nicolas Sarkozy doit rallier une large part de l'électorat situé sur sa droite:  au premier tour, Marine Le Pen a recueilli un score déclaré " inattendu"  de 17,9%   , selon l'Agence France Presse, mais de 18,27% pour le Conseil constitutionnel, après que la gauche ait stigmatisé ses 20% de part du marché électoral comme autant d'épouvantails.  En revanche, Nicolas Sarkozy ne réclame pas sa quote-part de la dépouille centriste et refuse de s'accoquiner avec l'extrême gauche qui a pourtant combattu Hollande avant de se faire éliminer. Les sondeurs inféodés à la gauche prêtaient un score  mirobolant à Mélenchon qui avait bavé sur l'ensemble des paysages médiatique,  politique et économique. 

En dépit encore de toute cohérence, mais avec toute leur objectivité d'experts distingués, les analystes n'accordent à Nicolas Sarkozy qu'un seul tiers  des 9,1% de François Bayrou, considérant que les valeurs des deux autres tiers seraient profondément antagonistes de celles de l'extrême droite. La malignité de cette présentation  des reports donne à penser que le dernier  tiers des centristes -tout centristes qu'ils fussent- pourrait en revanche être en accord avec l'extrême-gauche, c'est-à-dire les commnistes totalitaires de Mélenchon et les révolutionnaires trotskistes de Poutou et Besancenot...

Le candidat de  l'UMP  la majorité présidentielle  est accusé de prendre à bras-le-corps les thèmes historiques du Front national que Hollande tente pourtant d'instrumentaliser,  immigration et sécurité.

L'A*P stigmatise Nicolas Sarkozy sur des mesures soi-disant préconisées par le FN, bien qu'elles aient toujours été des axes de la politique du président, à tel point que son quinquenat a été caricaturé en 'sécuritaire' et 'xénophobe. Mais cette agence qui donne le 'la' dans les rédactions ne s'indigne pas que la gauche se trouve à son tour de soudaines affinités avec Marine Le Pen.

En effet, la "gauche molle", qui s'est illustrée pour son laxisme, et condamne les mesures à chaud inspirées par l'actualité, est maintenant d'accord avec Marine Le Pen sur la "présomption d'innocence" en faveur des policiers que ses alliés d'extrême gauche qualifient de SS, et sur "la perpétuité réelle" pour les condamnés, alors que Sarkozy est depuis longtemps partisan de peines-planchers et qu'il a favorable la "présomption d'innocence". Hollande ne veut-il pas leur "présomption de légitime défense" depuis que les manifestants de la police l'ont rencontré ?

Et, rejoignant la plateforme frontiste, voilà Francois Hollande qui veut limiter "l'immigration économique" de la France, sans que l'A*P l'accuse pour autant de rallier les thèses lepénistes et de séduire son électorat.

"Dans une période de crise que nous connaissons, la limitation de l'immigration économique est nécessaire, indispensable," affirme tout à coup la girouette Hollande.  Même s'il se garde bien d'annoncer des chiffres, ses propos tranchent avec un discours socialiste qui, depuis des années, peine à s'accorder sur le sujet. Pourtant, le candidat n'en est pas à son coup d'essai.
Le 27 janvier, déjà sur le plateau de l'émission "Des paroles et des actes", il imagine le concept d' "immigration intelligente". Un terme (presque) et un revirement occultés par la presse, comparés aux polémiques nées de l'immigration "choisi" ou "subie" de Nicolas Sarkozy version 2007.
François Hollande ne manque pas de toupet en dénonçant "une vraie fuite en avant, c'est-à-dire une espèce de course derrière les thèses et les mots du Front national".

Toutes les bonnes âmes se disent prêtes à recueillir les brebis égarées.François Bayrou a pris ses distances avec Nicolas Sarkozy, l'accusant de "valider le discours du Front national" mais, à l'inverse et par la bande, François Hollande a entreprepris un mouvement d'approche  du FN qui ne trompe personne et discrédite aux yeux de tous, et singulièrement des centristes indécis, le jésuite socialiste  qui étale tant de sympathie pour "ces hommes et ces femmes qui ne savent plus vers qui se tourner".
Si le président du MoDem, qui a rappelé que "le courant politique que j'anime s'est toujours défini par des valeurs qui sont d'abord humanistes", est cohérent, il devra se détourner de la gauche tentatrice qui n'a rien à lui offrir. Ni portefeuilles ministériels, ni sièges de députés, que sa compassion.
.
Marine Le Pen est  quant à elle passée à autre chose
Le FN ne pense plus qu'aux législatives, au détriment de la présidentielle.
Entrer à l'Assemblée nationale est devenu sa seule obsession et elle s'en prend donc à ceux avec qu'elle trouvera sur son chemin. C'est ainsi qu'elle a accusé Nicolas Sarkozy plutôt qu'Hollande de "faire les poches, pour des raisons électoralistes" de son programme, fustigeant "de la pure récupération". Quelle que soit la tournure des événements, elle sera cantonnée à un rôle d'opposition.

vendredi 27 avril 2012

José Manuel Barroso et Mario Monti isolent déjà Hollande

Le candidat socialiste n'aurait aucun impact sur l'Union européenne


Mise en garde voilée à François Hollande


Le journal Libération fait de l'intox,
en toute lucidité et cynisme,
comme le prouve l'interrogation



F. Hollande, mouton noir de l'Union européenne

Le redémarrage de l'économie en Europe passera par une amélioration de la compétitivité et non par plus de dépense publique, ont affirmé vendredi le président de la Commission européenne et le chef du gouvernement italien, s'inscrivant en faux contre les velléités de Hollande. Le candidat socialiste à la présidentielle en France n'a pas impressionné par sa revendication d'une renégociation du pacte européen de discipline budgétaire renforcée.

Merkel refuse de renégocier le pacte budgétaire européen
La chancelière Angela Merkel, qui est à l'origine du pacte, n'adhère pas à la vision de Hollande   qui, s'il en avait le pouvoir, y ajouterait une dimension de croissance.
Angela Merkel n'a pas apprécié la sortie de François Hollande affirmant qu'il aurait une «discussion ferme et amicale» avec elle s'il était élu le 6 mai. La chancelière allemande a opposé jeudi une fin de non-recevoir au souhait du candidat PS de renégocier le traité européen renforçant la discipline budgétaire, pour y ajouter un volet de soutien à la croissance.

Hollande est en désaccord avec José Manuel Barroso et Mario Monti
 "la croissance ne doit pas se faire en en augmentant les niveaux d'endettement, mais en se concentrant progressivement sur la compétitivité", affirment-ils dans un communiqué commun publié vendredi à l'issue d'une rencontre entre les deux hommes.
Ils écartent ainsi toute idée de relance par la dépense publique. Mais "la rigueur budgétaire devrait aller de pair avec des investissements ciblés, afin de stimuler la compétitivité et de favoriser la demande à court terme", ont-ils ajouté.

Une proposition qui se rapproche des emprunts européens en faveur de projets (project bonds) que prône la Commission européenne et que soutient F. Hollande.

L'intox de l'équipe Hollande

Les dirigeants européens se sont exprimés cette semaine à tour de rôle sur les moyens de renouer avec la croissance, depuis l'appel lancé mercredi par le président de la Banque centrale européenne (BCE), Mario Draghi, à mettre en place un pacte de croissance, en réponse au pacte budgétaire signé en mars. L'équipe Hollande tente de faire croire que cet appel conforterait sa position, mais les moyens évoqués pour stimuler la croissance sont en fait très différents.
Pour le président de l'Union européenne, Herman Van Rompuy, "l'austérité est le fondement sur lequel nous devons développer une stratégie complète en faveur de la croissance". "Il n'y a pas de solutions rapides", a-t-il rappelé vendredi dans un communiqué.

S'il peut faire illusion auprès des Français,   son aura fabriquée de toutes pièces par la presse  François Hollande épaulé par les media militants n'illumine pas au-delà des frontières.

Présidentielle: Sarkozy réduit l'écart à l'entre-deux tours


De 56/44, ils en sont à 54/46



Sarkozy a réduit l'écart
de deux points


Hollande recueille encore 54% au second tour dans les trois derniers sondages publiés

Nicolas Sarkozy fait bouger la tendance sondagière qui le donne perdant au second tour

Les résultats des dernières estimations parues entre jeudi soir et vendredi matin sont contradictoires. Si elles s'accordent sur les scores des deux candidats en attribuant entre 54 et 54,5% des intentions de vote à François Hollande contre 45,5 à 46% à son rival, les dynamiques électorales sont en revanche parfaitement opposées.

Pour l'institut CSA, Nicolas Sarkozy a en effet réduit de 4 points l'écart depuis le 22 avril (de 56-44 à 54-46)
Le président-sortant gagne des voix à la fois sur sa droite et sur sa gauche: au centre (36% des voix de Bayrou, +11) et stabilisant le report de voix des électeurs frontistes de Marine Le Pen (53%, +1). Cette évolution serait une "traduction immédiate du regain de visibilité" du président sortant depuis le 22 avril, écrivent les analystes.

Le rolling IFOP mesure lui un gain d'un point seulement à 54,5/44,5, contre 55/45 ces derniers jours.

Sarkozy perdrait 10% de l'électorat frontiste, selon BVA


Pronostics de BVA en janvier 2012...


François Hollande aurait au contraire creusé l'écart en augmentant de 3 points son avance depuis le premier tour (de 53-47 à 54,5-45,5), selon BVA.

Pour le directeur de l'institut, Nicolas Sarkozy paierait "sa posture très droitière" Il développe la thèse qu'elle est "contreproductive": 'elle "dégrade ses reports de voix des électeurs de Marine Le Pen, visiblement agacés que l'on essaie de les séduire avec de si grosses ficelles", estime-t-il.
L'entreprise commerciale de Michel Brulé considèrerait par conséquent qu'en revanche les appels du pied de Hollande flatteraient les électeurs frontistes et que les ralliements à Sarkozy des centristes Valéry Giscard d'Estaing ou de Jean Arthuis laisseraient de marbre les électeurs centristes. Il est donc permis de douter fortement qu'aux dires de BVA ils ne seraient plus que 47% à vouloir voter pour le candidat UMP contre 57% dimanche dernier.

L' analyse BVA est nulle et non-avenue

Elle concerne cette fois la préférence des électeurs pour le poste de premier ministre. La question est oiseuse et la réponse sans intérêt. La décision ne leur appartient plus.
Que les sondés expriment une nette préférence pour la comploteuse Brochen-Aubry (28%) ne rime à rien: Hollande est à couteaux tirés avec l'amère de Lille. Le candidat pencherait plutôt pour la Voix de son Maître, Jean-Marc Ayrault, qui n'a pas plus d'expérience gouvernementale que son patron: même BVA n'imagine pas la galère !
En cas de ré-élection du président-candidat, les électeurs imaginent Alain Juppé et François Bayrou à égalité à 30%. Mais dans le même temps, les media nous asssurent que le président isolé du MoDem irait se perdre dans les bras de Hollande, Mélenchon et Besancenot. Peut-on raisonnablement croire que l'électorat centriste est prêt à bloquer les gares et les usines avec les trotskistes ou les communistes sous la houlette d'un "capitaine de pédalo" débordé par les mutins sur son flotteur gauche ?


 

 

jeudi 26 avril 2012

L'économiste Hollande n'a pas su gérer son budget de campagne


Le candidat de la gauche doit annuler des meetings !

Hollande est dans le rouge

Le candidat socialiste à la présidence est au bord de l'endettement

Professeur d'économie, mais incapable de gérer en bon père de famille 
Chaque budget de campagne pour un candidat est régi par le décret du 30 décembre 2009. Ce dernier stipule l’interdiction de dépasser 22,509 millions d’euros lors de la qualification au second tour. Or, François Hollande en serait à 20 millions.

Si ce montant n’est pas respecté, son élection peut être invalidée.
Pourtant, Stéphane Le Foll estime qu'il n'y a pas de " problème de recettes ".

Le candidat socialiste arrive à découvert avant les autres, car le  lièvre a commis l'imprudence  de lancer sa campagne avant celle de ses concurrents. Les dépenses engendrées par les multiples meetings ont gravement réduit  sa cagnotte.
Europe 1 a recueilli les explications du suppléant de Dominique Strauss-Kahn sur sa situation financière et il a avoué avoir " un petit souci de liquidités. " François Hollande souhaiterait emprunter au PS qui dispose de 55 millions d’euros, mais cette pratique est interdite.

Le trésorier du parti socialiste, Régis Juanico assure dans un entetien sollicité par le site d'Anne Sinclair, épouse D. Strauss-Kahn, que l’ensemble de la campagne aurait été " planifiée depuis le début ". Mais il aura toutefois suffi de quelques imprévus pour mettre en péril  le budget, bien que Hollande n'ait pas " fait de dépenses somptuaires ."

L’incapable tente de rassurer les militants en certifiant que François Hollande ne recevra pas la visite des huissiers et qu'il ne terminera pas la campagne du second tour en caleçon, mais tout juste " un tout petit peu en dessous du plafond ". Au lit, Hollande garde les chaussettes...L’entre-deux tours devait néanmoins se terminer avec un final grandiose au stade municipal de la ville de Toulouse. Mais pour des  problèmes de mauvaise gestion budgétaire, l’événement qui devait rassembler 40 000 participants est décommandé et sera remplacé par un meeting sur la place du Capitole.
On savait les comptes du président du Conseil général de Corrèze mal en point, mais Hollande ne fait pas mieux avec un simple budget de campagne.

Hollande a les bourses  molles
Régis Juanico tente de détourner l'attention en déclarant que Nicolas Sarkozy a " démarré sa campagne aux frais de l’État ". En d'autres termes, les préliminaires ont mis Hollande à plat et ne peut plus conclure et honorer Marianne.

Alors comment Hollande ferait-il pour réduire la dette publique si il a creuse en créant les 60.000 postes promis dans l'Education nationale, par exemple?
La maîtrise des dépenses est un thème qui tient à cœur aux Français et à l'Union européenne et en période de crise et de dette publique, cette incurie socialiste alerte sur les capacités du candidat à tenir les comptes de la nation qu'il prétend redresser.
Cet échec est de nature à lui barrer l'accès à l'Elysée.

The Economist dresse de Hollande un portrait angoissant

"Ce Monsieur Hollande est plutôt dangereux"

Sa visite éclair à Londres n'a pas rassuré

François Hollande a montré ses muscles et annoncé sa volonté de mettre le monde de la finance à genoux, mais la  "gauche molle" n'a ni impressionné, ni convaincu que les communistes n'existent plus, puisqu'il les représente d'ailleurs au second tour de la présidentielle.

Hollande inquiète toujours le monde économique britannique.
C'est ce que titre cette Une de l'édition mondiale de The Economist du 28 avril au 4 mai montrant un François Hollande incertain et insaisissable.
Le candidat du PS est présenté comme "le plutôt dangereux monsieur Hollande". Pour l'hebdomadaire, François Hollande représente la "révolte contre l'austérité" à la manière des anarchistes grecs. Donc, un danger pour les marchés et un créateur de déficit public.

Or, le gouvernement britannique n'a pas besoin de cette épine dans le pied.
Il vient en effet de reconnaître que le Royaume Uni est officiellement entré en récession. 
Les Anglais vivraient le départ de Nicolas Sarkozy comme un facteur supplémentaire d'enlisement de l'économie européenne et l'arrivée de Hollande serait un coup de Trafalgar.   

L'islamiste Tariq Ramadan appelle-t-il à voter Hollande ?

Tariq Ramadan appelle à"voter contre Sarkozy"


Hollande et l'islamiste nient en bloc



Nicolas Sarkozy débat avec quiconque le veut bien;
y compris ici, comme ministre,
avec Tariq Ramadan
.



Mercredi soir sur la chaîne TF1, Nicolas Sarkozy a affirmé que l'intellectuel islamiste Tariq Ramadan soutient son adversaire socialiste Français Hollande
Le président-sortant a déclaré à propos de Tariq Ramadan: "Voilà un homme qui appelle à voter pour François Hollande. Je n'ai pas entendu François Hollande dire que cela le gênait".

Jeudi matin sur la radio France Inter, le chef de l'Etat sortant a confirmé  que Tariq Ramadan avait appelé à voter Hollande "ou un parti qui serve l'islam", le 11 mars 2012 à Lyon, dans le cadre du Printemps des quartiers.



De nationalité suisse, Tariq Ramadan est le petit-fils de Hassan al Banna qui a fondé en 1928 les Frères musulmans en Egypte, cette confrérie qui prône la fusion du religieux et du politique.
Youcef Brakni (PIR), et Marwan Muhammad (CCIF) participait également à cette manifestation à l'initiative du CCIF (Collectif contre l'islamophobie en France), du PIR Lyon (Parti des indigènes de la république), de PSM (Participation et spiritualité musulmanes), de l'UJM (Union des jeunes musulmans), de l'UJFP (Union juive française pour la paix), de Génération Palestine, et de Un stade pour Gaza.
Nicolas Sarkozy "a cité Tariq Ramadan comme ayant appelé à voter pour moi ce qui est faux (...) Amalgames, mensonges... Comment l'admettre ?", a répliqué le bénéficiare de l'appel, François Hollande, sur la radio France Info.
"Il n'a jamais cité mon nom, ce Tariq Ramadan, qui ne vote même pas en France [ce qui ne prouve rien] et je n'ai pas à me justifier quand un individu peut dire qu'il n'aime pas le pouvoir sortant", a-t-il encore éludé.

Le fondamentaliste musulman a lui aussi démenti auprès de la presse sympathisante.
VOIR et ENTENDRE comment l'intellectuel suisse, en islamiste retors, joue sur les mots, le 11 mars 2012, sur le territoire français:

Préambule trompeur, un appât engageant : "Aujourd'hui, moi je n'ai pas du tout de consigne de vote. C'est pour ça que je souris souvent en disant aux Français: "bonne chance", se moque Ramadan, le 11 mars 2012.

Musulman hostile
"Quel que soit celui qui est au pouvoir, eh bien je dirai, "je suis contre toi, je ne suis pas pour toi, mais je suis contre toi", déclare avec insistance Tariq Ramadan alors que F. Hollande a été désigné.
Appel à voter contre, ingérence politique étrangère
"Par rapport à Sarkozy ou par rapport à Hollande, je ne vais pas voter pour Hollande, parce que... non. Je vais voter contre Sarkozy. Mais si Hollande arrivait par la suite, je serai contre lui de la même façon", poursuit-il.
France Info, radio hollandienne de service public à laquelle nous devons les propos de Ramadan, considère pourtant que le document  "contredit Nicolas Sarkozy". Alors que Ramadan se prononce contre l'abstention au second tour,
appeler clairement à voter contre Sarkozy, ce ne serait pas -prendre parti pour l'autre, selon les militants du SNJ de France Info !
Il est vrai que T. Ramadan, puisqu'il le dit, est contre tous les Français ...

Quelqu'un ment



Hollande veut JM Ayrault à l'Elysée: "il a toutes les capacités";
dont celle de recevoir
T. Ramadan à Nantes en 2010:
lien PaSiDupes
 



En moins de 24 heures, Tariq Ramadan est ainsi devenu le sujet de la fin de la première semaine de l'entre-deux tours, comme le halal avant lui, puisque la gauche entretient le flou.
Le 26 avril, l'intégriste musulman a tweeté un démenti osé, compte-tenu du document audio-visuel à disposition (ci-dessus)
Interrogé jeudi matin, l'islamiste a nié son appel  à voter pour François Hollande:
"Jamais de ma vie, je n'ai appelé à voter François Hollande. Je ne suis pas Français, je n'ai pas donné de consigne de vote musulman. [en effet, ce qu'il ne s'interdit pourtant pas de faire !] (...) J'ai simplement appelé les citoyens français, de confession musulmane ou autre, à voter en conscience et à faire le bilan de la politique de Nicolas Sarkozy, qui est très mauvais." [sic !]
Pourtant, jeudi matin sur France Inter, Nicolas Sarkozy a précisé la date de cette prise de position intempestive et a également rappelé que Tariq Ramadan avait "signé en mars 2011, une pétition, cosignée par Laurent Fabius et Martine Aubry, contre l'UMP au moment où nous voulions interdire le port de la burqa.(...) C'est un compagnonnage qui remonte à loin." 



Les femmes françaises voteront-elles encore pour Hollande ?

Le candidat socialiste répondait déjà aux propos de Nicolas Sarkozy mercredi sur TF1 : "J'ai vu que M. Hollande (...) parle beaucoup du Front National. Mais que dit-il lui, quand Tariq Ramadan ose appeler à voter pour François Hollande ? Tariq Ramadan, l'homme avec qui j'ai débattu, qui proposait un moratoire sur la lapidation de la femme adultère ? C'est monstrueux ! Voilà un homme qui appelle à voter pour François Hollande. Je n'ai pas entendu François Hollande dire que ça le gênait."

VOIR et ENTENDRE Nicolas Sarkozy débattre avec T. Ramadan (partie 1):

Manuel Valls est débordé et assure classiquement que la ficelle est trop grosse : "En agissant de la sorte, le candidat sortant montre son affolement, mais surtout la course-poursuite qu'il livre aux idées du FN. C'est indigne." Mais le directeur de la communication du candidat socialiste ne fait que polémiquer et ne démontre rien.

Bien que la video de l'appel de T. Ramadan soit disponible, la presse de mauvaise foi juge difficile de savoir si les propos que lui attribue Nicolas Sarkozy sont exacts...

En revanche, Tariq Ramadan, qui est décidément très présent sur le sol français bien que suisse et qui a participé le 7 avril dernier à la Rencontre annuelle de l'Union des organisations islamiques de France au Bourget, là où F. Hollande lui a succédé pour son grand meeting du premier tour, a  estimé "qu'au lieu de parler de viande halal, de burqa, d'identité nationale et de diviser la France", il fallait "l'unir".
Il avait également évoqué "la majorité de Français qui n'est pas satisfaite depuis cinq ans", critiquant en creux le président Sarkozy, mais sans le nommer: doit-on considérer les nombreuses déclarations de comme autant d'appels à voter contre F. Hollande ?


Les prises de position inavouées des 700 mosquées

Cette polémique sur l'ingérence politique de T. Ramadan rappelle l'évocation mercredi par deux députés de l'UMP, Eric Ciotti et Franck Riester, de l'appel "supposé" "de 700 mosquées" à voter en faveur de François Hollande, encore...
"Avec François Hollande, le vote communautaire est en marche", mettait en garde le premier, tandis que le secrétaire national de l'UMP confirmait par communiqué que "selon le site internet de l'hebdomadaire Marianne 2 [qui combatl'UMP], repris par le site newsoftunisia.com, des recteurs regroupant 700 mosquées auraient ouvertement appelé leurs fidèles à voter pour François Hollande".
Sur I-Télé, le secrétaire d'Etat aux Transports, Thierry Mariani a dit "s'inquiéter" du vote communautaire au vu de "certaines informations où paraît-il, les recteurs de mosquées appelleraient à voter pour François Hollande".
Mais le président du Conseil français du culte musulman, le sulfureux Mohammed Moussaoui, a sorti la tête du sable pour assurer mercredi qu'il ne posséde "aucune information concernant un appel à voter pour un candidat". "Les mosquées et les institutions religieuses doivent observer la stricte neutralité à l'égard des candidats dans le respect des principes de laïcité", a-t-il néanmoins insisté.

Le président de l'observatoire de l'islamophobie, rattaché au CFCM, Abdallah Zekri, n'a pas été aussi rassurant et a admis que "200 responsables d'associations culturelles ou cultuelles, dont quelques imams, avaient appelé à voter mais sans désigner de candidat". Ils suivent donc la technique de Tariq Ramadan, sur laquelle s'aligne Hollande quand il garantit qu'il n'a pas directement traité N. Sarkozy de "sale mec": on dirait qu'ils ont décidément tout pour s'entendre.

ll est enfin admis que le recteur d'une mosquée parisienne a appelé les musulmans de France à "un vote massif halal", "pour "défendre notre dignité contre l'islamophobie et la stigmatisation des membres de notre communauté", contre celle des laïcs, tandis que le recteur de la mosquée de La Défense conseillait le "vote utile", à savoir "François Hollande".

Le recteur de la Grande mosquée de Paris, Dalil Boubakeur, avait par ailleurs appelé lundi à ne pas laisser les institutions musulmanes s'immiscer dans l'élection présidentielle.
Un désaveu implicite -mais transparent- de tous les mensonges complaisamment colportés par les media. Avec une mauvaise foi éhontée.

1er Mai: la fête du travail, pour les "vrais travailleurs"

La polémique sur la "fête du vrai travail"
La gauche dénie à Nicolas Sarkozy le droit d'organiser un "très grand rassemblement" le  1er mai

Le thème du "vrai travail" le jour de la  fête syndicale du travail a provoqué une levée de boucliers à gauche et chez les syndicats.

 
C'est quoi d'abord le "vrai travail"?
Selon le président sortant, candidat de l'UMP, le rassemblement sur le Champ-de-Mars s'adresse à "ceux qui travaillent dur, ceux qui sont exposés, qui souffrent, et qui ne veulent plus que quand on ne travaille pas on puisse gagner plus que quand on travaille".
Le ministre chiraquien Bruno Le Maire a apporté des précisions:  "Le vrai travail, ça veut dire les gens qui prennent leur voiture le matin pour se rendre dans leurs entreprises, leurs usines, leurs exploitations, qui travaillent toute la journée, rentrent le soir et ont encore mille choses à faire pour leur famille, pour eux-mêmes, pour gérer leur foyer. C'est la différence avec ceux qui vivent des revenus de l'assistance" à qui "nous voulons demander des contreparties". Une définition qui rétablit la légitimité d'une fête qui porterait bien son nom, car dédiée au travail et non au travail virtuel ou chômage et son cortège de pénalités sociales. L'hypocrisie consistait en effet à faire du non-travail une fête et à faire croire que les chômeurs sont à la fête. D'autant que, sans obligation de contrepartie, la solidarité nationale permet à la plupart d'entre eux de percevoir  un revenu issu  d'une part de l'assistance chômage et d'autre part de l'assurance dont le montant des polices est évalué pour tous en fonction du nombre de cotisants au chômage.

Pourquoi Nicolas Sarkozy lance-t-il une telle proposition?
Valoriser le travail effectif est une manière pour Nicolas Sarkozy de ne pas encourager l'assistanat et, plus largement, de ne pas banaliser les prestations sociales et les minimas sociaux. Un hommage évident aux  salariés fragilisés par la crise et craignant le déclassement - les ouvriers, les artisans, petits commerçants, les employés, de droite comme de gauche.
La gauche soupçonne le candidat de l'UMP d'aller chercher les électeurs frontistes (18,3% des votants au premier tour) comme si le  chômage ne frappait que les frontistes et tente d'accréditer l'idée que  sa campagne d'entre-deux tours excluerait les militants du PCF ou du NPA en recherche de travail.
En somme, Nicolas Sarkozy refuse que le 1er Mai reste une chasse gardée de la gauche et oppose  les travailleurs de gauche au travailleurs de droite.

Nicolas Sarkozy poursuit par ailleurs son bras de fer avec  les "corps intermédiaires et le monopole des syndicats.  Le président-candidat a dénoncé à plusieurs reprises le parti-pris de la CGT qu'il accuse de "faire de la politique" plutôt que de "défendre les intérêts des salariés". De fait, la CGT et de ses alliés, la FSU et Solidaires, ont appelé à battre Nicolas Sarkozy le 6 mai. Le secrétaire général de l’UMP a donc dénoncé mercredi un syndicat qui sort de son rôle syndical à l'occasion de l'élection suprême et Jean-François Copé a en conséquence demandé que le temps de parole de la confédération syndicale soit décompté de celui du candidat PS, François Hollande.
La gauche vertueuse défend sa manière oblique de manifester son anti-sarkozisme en soulignant qu'elle ne se prononce pas ouvertement pour un candidat! Enfin, si le candidat socialiste  défilait au côté de la CGT le 1er mai, François Hollande s'afficherait partisan et écornerait un peu plus encore son image de président de tous les Français, chercheurs ou non d'emploi.

Comment ont réagi les syndicats?
Les totalitaires voient dans la proposition de Nicolas Sarkozy une provocation et une tentative de récupération politique de LEUR journée nationale de défilés en faveur du travail. La CGT dénonce la concurrence  " d'un rassemblement de ses partisans [Nicolas Sarkozy], à Paris, ce jour-là, sur le thème fallacieux du vrai travail ".
A la façon de journalistes qui défendraient les manipulations de l'opinion par leur confrère Libération, la CFDT est tombée dans le panneau,  en publiant un communiqué jugeant "inquiétant d'entendre des responsables politiques s'auto-désigner uniques représentants des travailleurs en voulant détourner l'objet du premier mai". Le sens de la priorité est trèsrépandu à gauche... "L'autonomie des syndicats et le sens du premier mai sont un marqueur dans une société démocratique", a affirmé le syndicat solidaire.
Quant à FO, dont les sympathisants pencheraient à droite - elle renvoie dos à dos tous les politiques: "On est en plein marketing politique du côté des deux candidats et des partis politiques", a déclaré ce matin sur France Info Jean-Claude Mailly. " Le 1er mai, ce n'est pas la fête du travail, c'est Pétain qui a inventé ça. Le 1er mai, c'est une journée internationale de solidarité et de revendications en France et dans tous les pays du monde", a souligné le responsable de Force ouvrière.
Thibault et Hollande, pétainistes ? 

Ce n'est pas la première fois que le 1er mai est politique?
Personne n'a oublié le 1er mai 2002, qui s'était transformé en manifestation géante anti-FN. Toutes les organisations politiques s'étaient associées aux centrales syndicales pour faire de ce 1er mai une journée de mobilisation contre la présence de Jean-Marie Le Pen au second tour de la présidentielle. 
Ce fut un précédent récupéré par le PS et, depuis, le PS a toujours appelé ses militants à se joindre aux cortèges syndicaux pour s'opposer à la politique du gouvernement (réforme Fillon des retraites en 2003, premier anniversaire de l'élection de Nicolas Sarkozy en 2008, non à la crise en 2009). Pour autant, les leaders syndicaux sectaires ne voient pas toujours d'un bon oeil cette récupération politique. En 2010, en plein combat contre la réforme des retraites, ils avaient refusé la présence des dirigeants socialistes à leurs côtés.
Réponse du berger à la bergère en conséquence de cette dérégulation socialiste, les syndicats récupèrent désormais les campagnes électorales.

Que va faire la gauche cette fois-ci?
L'extrême gauche politique, Front de gauche communiste et NPA trotskiste, a clairement appelé à manifester aux côtés des syndicats. Ce n'est pas une surprise.
Jean-Luc Mélenchon, grand cocu des sondages de la présidentielle (11,1%), a déjà plusieurs fois appelé à se ranger derrière les syndicats pour un "1er mai stupéfiant d'unité et de puissance". Il a violemment réagi à la polémique en dénonçant "une radicalisation du combat" par Nicolas Sarkozy, voyant dans les manifestations unitaires "le meilleur anti-poison dont on dispose".
Le NPA, le parti révolutionnaire du candidat Philippe Poutou (1,15%, mais auteur de blocages répétés et pénalisants de l'activité économique), a appelé à faire du 1er mai "un raz-de-marée antiraciste et antifasciste contre la droite", malgré son fiasco électoral.
Le PS et les Verts radicaux en campagne ont également vivement critiqué la position de Nicolas Sarkozy. Avec la numéro un du PS, Martine Brochen-Aubry, ils ont le sentiment récent et partisan que "c'est vraiment une honte d'utiliser le 1er mai", estimant 'objectivement' que le président sortant, à lui tout seul, a "augmenté d'un million" le nombre de chômeurs sur son quinquennat qui a pourtant essuyé quatre crises successives en quatre ans.
Pour autant, le PS devrait jouer la prudence pour ne pas avoir l'air d'instrumentaliser les syndicats et 'LEUR' 1er mai. Le parti devrait se contenter d'envoyer, comme chaque année, une petite délégation dans le défilé parisien. François Hollande pourrait d'ailleurs fuir et ne pas y participer. Il envisage de se rendre ce jour-là  à Nevers, sur la tombe de Pierre Bérégovoy, ce ministre de l'Économie et des Finances et premier ministre (de père  ukrainien, un capitaine blanc, anti-bolchévique) de François Mitterrand qui est mort dans des circonstances non élucidées, après avoir réalisé trois dévaluations du franc et soupçonné de corruption : un signe fort adressé aux électeurs !...
Le candidat socialiste s'est encore donné bravement le beau rôle, assurant qu'il n'entendait pas faire du 1er mai "une fête des uns contre les autres". Les mauvaises langues rapportent qu'il aurait peur de se faire huer (avec Robert Hue??)  - ou entarter - sous l'oeil des caméras...

Cette stratégie va-t-elle réussir à Nicolas Sarkozy?
Dans leur immense objectivité, des analystes très bien relayés par la presse 'indépendante' assurent que le président-sortant stigmatise en fait les fonctionnaires: le PS n'oublie pas de traumatiser cette catégorie qui  traditionnellement vote massivement socialiste lui faisant craindre d'être désignés comme "ceux dont le travail est protégé de la crise". Inversement, l'équipe Hollande instrumentalise  la fragilité des chômeurs et des bénéficiaires des minima sociaux en les persuadant d'être menacés par un vote sarkozyste majoritaire. Les exégètes assurent enfin que le thème du "vrai travail" peut avoir un écho positif dans l'électorat lepéniste qui, a priori et étrangement, puisque déclaré "en souffrance " par Hollande,  ne seraient pas frappés par le chômage et bénéficiaires de l'assistanat.
La propagande anti-sarkozyste assure que le candidat de la majorité présidentielle élargie  donne  une déclinaison nouvelle à la "valeur travail", déjà mise en avant durant sa campagne de 2007, tout en évitant de souligner l'impact des crises économiques et financières internationales sur les chiffres du chômage.

Les mêmes incohérents qui dénoncent un supposée droitisation de la campagne du président-sortant, pourtant fustigé pendant cinq ans pour sa politique "sécuritaire" et de maîtrise de l'immigration clandestine, déclarent aussi bien  que la revalorisation de la fête du Travail voulue par Nicolas Sarkozy pourrait déplaire fortement aux électeurs du FN, qui organise comme chaque année sa propre célébration le 1er mai, la fête de Jeanne d'Arc. "Il ne veut pas venir défiler à la statue Jeanne d'Arc, non?", a raillé Marine Le Pen.

Les mêmes malveillants veulent ignorer que la droite a ses travailleurs et souffre aussi du chômage. En déclarant le 1er mai chasse gardée de l'extrême gauche, bien que braconnée par le PS, et enjeu électoral, ils rétablissent la lutte des classes, et insultent les participants.  Ils les qualifient de "faux travailleurs" et de militants UMP, de retraités et de jeunes, comme si les grévistes dans la rue n'étaient pas pour une large part des retraités, des membres permanents d'associations et de réseaux radicaux... Il est d'ailleurs osé de pointer les jeunes manifestants, alors que Hollande donne officiellement priorité à la jeunesse...
A l'inverse, ce défi lancé par Nicolas Sarkozy aux syndicats pourrait entraîner une mobilisation plus forte qu'attendue non seulement dans la population syndicale, mais dans l'ensemble de l'électorat de gauche. Et créer une dynamique favorable à François Hollande le 6 mai prochain. Les sectaires n'imaginent pas que les travailleurs révoltés par la dictature de la gauche pourraient apprendre à manifester leur indignation dans la rue lors du 1er mai 2012.