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LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

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jeudi 27 décembre 2007

Des urgentistes prennent leur tour de garde dans la rentrée sociale permanente

Grève d'abord symbolique: vers une montée politique en puissance…
Les urgentistes hospitaliers ont observé une grève symbolique illimitée à compter du lundi … 24 décembre, veille de Noël, pour ne stresser personne: en pleine période de fêtes et à l'évidence sans concertation avec les personnels au sol CGT et Sud aérien d'Orly… Ils assurent que cette grève sera sans conséquences pour les patients. Pour l'instant.
Ce sont les ministres, dont on dit qu'ils refusent la concertation, qui se déplacent. Dans la matinée de lundi, la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, est venue à l'hôpital Saint-Antoine de Paris où elle a rencontré le président de l'AMUF, le très médiatique Patrick Pelloux (ci-contre), depuis qu'il a donné l'alerte sanitaire au moment de la canicule, en 2003.…
Mme Bachelot a affirmé qu'une concertation s'ouvrirait à partir du 7 janvier sur les heures supplé- mentaires et le paiement des jours de congés, deux des points soulevés par les grévistes. "Nous avons l'argent", a-t-elle également assuré: l'Etat serait prêt à débourser 348 millions d'euros et les établissements 324, ont détaillé ses services, soit 672 millions au total, alors que l'AMUF estime que ses revendications portent sur environ un milliard d'euros.
Cet argent "on ne sait pas où il est", a répondu Patrick Pelloux aux journalistes. L'appel à la grève n'a pas été remis en cause et, d'après le porte-parole du syndicat Christophe Prudhomme, elle sera "très suivie". Ce dernier a assuré que "dans beaucoup de SAMU, on est à 100% de grévistes" déclarés et que le mouvement sera aussi très largement suivi dans les services d'urgence, "un peu plus longs au démarrage". En Alsace, il y aurait quelque 75% de grévistes, a estimé le délégué régional du syndicat Jean-Marie Minoux.
Ces médecins veulent une plus grande "reconnaissance" de leur travail, alors que les médecins de ville viennent d'obtenir une hausse de leur rémunération pour les gardes de week-end. Ca valait une grève… Au-delà de revendications purement salariales, les urgentistes mettent en cause le système de "permanence de soins" (PDS) tel qu'il existe depuis 2003, lorsqu'a été mis fin à l'obligation pour les médecins libéraux d'assurer les gardes et astreintes.
Selon un rapport officiel rendu public en septembre, ce système est "peu fiable, fragile et coûteux" et souffre d'un "désengagement progressif des médecins libéraux" qui accroît l'activité des urgences hospitalières. Le rapport juge nécessaire de "remettre à plat la situation et de changer de stratégie", alors que "les dépenses de PDS croissent sans cesse.
Les urgentistes hospitaliers ont, c'est sûr, l'esprit fonction publique, voire l'esprit fonctionnaire. Ils ont (probablement) choisi le secteur hospitalier pour le service du public, mais bizarrement, ils raisonnent comme le secteur libéral. Seraient-ils aigris, voire jaloux?
"Si le service public est le seul à assurer la permanence des soins dans certains secteurs il doit en avoir les moyens", selon l'Association des médecins urgentistes de France (Amuf) qui appelle à la grève avec le syndicat Samu de France qui regroupe les médecins des Samu. "La puissance publique refuse de reconnaître les choses comme elles sont dans le domaine de la permanence de soins libérale (...) Le système est à changer, il a été cassé quand on a supprimé l'obligation de faire garde en 2003", a déclaré le président de Samu de France, Marc Giroud.
Selon l'Amuf, une garde réalisée par un urgentiste hospitalier est payée 250 euros, alors que les médecins libéraux, outre un forfait de 150 euros, sont payés à l'acte (un seul acte pouvant atteindre 80 euros un dimanche). L'Amuf réclame "une vraie revalorisation des gardes à l'hôpital" et "la fin du paiement à l'acte dans le secteur libéral".

Sous l'impulsion de la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, l'assurance maladie a conclu mercredi 19 décembre un accord avec les syndicats de médecins libéraux étendant la rémunération des astreintes au samedi après-midi. La ministre "entend poursuivre avec les syndicats et le conseil de l'Ordre un travail de concertation visant à renforcer le dispositif existant et à le rendre plus efficient et plus fiable". Plutôt qu'une 'concertation', les urgentistes réclament des 'négociations'.
Qu'à cela ne tienne, Mme Bachelot a déclaré vendredi au Figaro que la négociation sur le paiement des arriérés de RTT dus aux personnels hospitaliers serait "lancée début janvier", rappelant que "le stock, dans les hôpitaux s'élève à 23 millions d'heures supplémentaires non réglées et à 3,5 millions de RTT (...) soit 800 à 900 millions d'euros". A cela, les urgentistes rétorquent qu'ils ne voient pas de raison d'attendre ne serait-ce qu'une semaine, tout en condamnant toute précipitation.
Mais, outre la revalorisation des gardes, les urgentistes hospitaliers demandent au gouvernement de "tenir ses promesses en matière de pénibilité, compte épargne temps (jours de congés accumulés et heures supplémentaires impayées), et retraites".

L'intention politique ne fait pas de doute. Rappelons que le docteur Patrick Pelloux
fut soutenu par le collectif du 29 mai lorsqu'il fut convoqué le 13 mars 2007 devant le Conseil régional de l’ordre des médecins suite à une plainte de deux présidents de syndicats de médecins généralistes. Ce collectif rassemble l'ensemble des collectifs constitués à l'origine par l'Appel des 200. Ceux-ci se sont réunis tout au long de la campagne pour le « non » au Traité constitutionnel européen (TCE) et ont créé une dynamique unitaire.
Après la victoire du « non », les collectifs ont tenté de prolonger la dynamique unitaire, afin de combattre le néolibéralisme mondialisé
Une partie des collectifs unitaires a choisi de soutenir la candidature de José Bové à l'élection présidentielle.
Patrick Pelloux avait aussi annoncé qu'il voterait pour Marie-sEGOlène Royal. Les précisions qu'lle lui apporta le convainquirent. Jugez plutôt: "L'hôpital public fait partie des valeurs fondamentales de la République". Toujours plus fort: "Avec moi, la santé publique et l'hôpital public retrouveront leurs moyens, les personnels seront reconnus et valorisés et il y aura pour les personnes âgées une garantie d'accès aux soins en grande proximité".
Pelloux n'a pas toujours besoin de chiffrages…
"Il y a une vraie colère pour l'ensemble des personnels", assure le Dr Prudhomme, qui affirme que d'autres catégories, comme les anesthésistes-réanimateurs, pourraient rejoindre rapidement le mouvement. Ils se sont d'ailleurs déjà associés.
L'AMUF se prépare à une grève de longue durée et a déjà annoncé qu'elle durcirait son mouvement en l'absence de réponse. Dans une semaine, les grévistes pourraient refuser les assignations systématiques, ce qui obligera les directions des hôpitaux à faire travailler en priorité les non-grévistes et les préfets à réquisitionner les grévistes.
Selon le planning de la rentrée sociale permanente, le 24, les pilotes d'hélicoptères de sociétés privées spécialisées dans le transport d'urgence des 36 Samu de France ont également déposé un préavis de grève symbolique jusqu'au 2 janvier inclus, pour réclamer notamment des hausses de salaire.
Dans une semaine, le 2 janvier également, les grévistes pourraient refuser les assignations systématiques, ce qui obligera les directions des hôpitaux à faire travailler en priorité les non-grévistes et les préfets à réquisitionner les grévistes.
Les patients qui souffrent devront prendre leur mal en patience…

mardi 25 décembre 2007

On assassine le Père Noël

De la laïcité 'négative' à la laïcité agressive.
Une nouvelle version de l'attaque de la diligence se développe dans le monde occidental à l'approche de Noël. Les enfants du XXI° siècles doivent désormais redouter l'attaque de l'Orient Express. Le traîneau du Père Noël a en effet été la cible de violences.
Devant lui s'est d'abord dressé une imitation du Père Noël traditionnel, une contrefaçon communiste du Père Noël rouge, le Père Noël vert du Secours Populaire Français (SPF), paradoxalement revêtu d'une houppelande verte. Depuis 1976, le Père Noël traditionnel est ainsi mis en concurrence par des anti-libéraux! Il a donc du souci à se faire car ce Père Noël, laïc par la volonté des enseignants militants, a accès aux écoles où il collecte des jouets à redistribuer.







Des collectes sont organisées dans les écoles laïques.
'Le lycée professionnel de Vitry-le-François s'est lui aussi associé à cette belle initiative. « Nous avons été contactés par le conseiller principal d'éducation, Abelbasset Louali, qui souhaitait sensibiliser les élèves à la notion de solidarité. Une affiche faisant appel aux dons a été réalisée dans cette perspective », rappelle la secrétaire générale de l'association, Nicole Blondeau, qui espère que cette association n'est qu'un départ'...

Le Père Noël vert est le support à une propagande laïque, socio-politique:La théorie de la laïcité permet donc à la gauche d'évincer qui elle veut des écoles de la république et d'étendre son hégémonie sectaire. Le 'vrai' Père Noël est soumis à la concurrence déloyale d'activistes politiques qui par ailleurs prônent les valeurs douteuses de la laïcité.

Partout dans le monde, les coups bas se multiplient. Ainsi, cette année en Espagne, une agence de publicité a entrepris de le ridiculiser pour réhabiliter les traditionnels rois mages Melchior, Gaspard et Balthazar. Pourquoi ce regain soudain d'intérêt pour ces souverains? A qui profite la campagne violente d'affichage dans les rues de Madrid qui le montre criblé de balles dans une allée et qui l'accuse non seulement d'être un objet publicitaire , mais de de se comporter de manière cruelle envers les elfes.
Un clip vidéo a également été tourné où l'on voit les rois mages s'en prendre à lui sur un air de … rap, raillant son embonpoint et son costume rouge et blanc aux couleurs de Coca Cola. "Ho, ho, ho ? Tu es un clown", chante l'un des rois tout en passant son doigt sur sa gorge tel un couteau. Le geste et le style de musique siqnent l'origine et l'intention.
Le site internet sur lequel a été publié la vidéo fournit même un numéro de téléphone d'assistance aux elfes maltraités.
L'ignorance des agresseurs s'étale dans un amalgame révélateur entre Noël et l'Epiphanie, lorsque les petits Espagnols reçoivent traditionnellement leurs cadeaux de Noël, le 6 janvier, jour de l'Epiphanie. De grandes parades sont alors organisées à travers le pays commémorent l'arrivée des rois mages auprès de l'enfant Jésus.

L'Evangile selon St Mathieu signale que ces mages venaient d'Orient. Il devait donc s'agir de païens, ou plutôt des 'gentils', membres néanmoins d'une classe sacerdotale importante, comme il en existait alors chez les Perses (l'Iran actuel), ayant à la fois un rôle politique, religieux et scientifique
Pour la tradition, les Rois Mages sont au nombre de trois : Melchior, Gaspard (ou Gaspar) et Balthazar. Mathieu les mentionne mais leur nombre est seulement suggéré par celui des trois riches cadeaux offerts à l'Enfant Dieu (l'or, l'encens et la myrrhe).
Ces présents sont associés à Jésus qui est Roi (l'or), Dieu (l'encens, utilisé pour le culte) et Homme, donc mortel (la myrrhe servait à embaumer les morts). Les rois mages venant adorer le Christ symbolisent la reconnaissance du christianisme comme religion conforme à la Tradition, les mages venus d'Orient représentent les trois pouvoirs: royal (l'or), sacerdotal (l'encens), et spirituel (la myrrhe).Ces trois pouvoirs correspondent aux trois mondes représentés par les trois couronnes sur la tiare de Saint Pierre. Les mages se prosternant devant le Christ signifient que les trois pouvoirs reconnaissent l'orthodoxie du christianisme par rapport à la Tradition primordiale (originelle). Gaspard, au teint asiatique, apporte l'encens, Melchior, à peau claire, l'or, et Balthazar, à peau noire, la myrrhe .

Elfe, génie de l'air dans la mythologie scandinave (à gauche), chère à Sa Cynique Majesté Royal...
et elfe moderne, à droite.

L'origine des attaques subies par le Père Noël espagnol ne semble donc pas faire de doute et participe de l'islamisation du nord de la Méditerranée. Au racisme anti-blanc qui sévit en Europe, il faut ajouter les atteintes à l'image du Père Noël, comme symbole mercantile associé à la célébration chrétienne.
Des islamistes viennent ainsi emboîter le pas au cinéma américain et à la pub.
Amalgames et mises en scènes innocentes.
Puis, rafale de mitraillette!

lundi 24 décembre 2007

Don Quiche Royal plante sa tente chez PaSiDupes

J O Y E U X N O E L



PaSiDupes vous adresse ses excuses:
il n'a pas pu empêcher l'incrustation ci-dessous.

Sa Cynique Majesté Royal a fait pression pour planter sa tente sur cette page:
l'effet Don Quichotte! Sacrilège !

La rentrée sociale permanente se poursuit à Air France

Le tour du personnel au sol, en grève à l'appel de la CGT et de Sud aérien…
Le trafic d'Air France était normal lundi matin à Orly-Ouest, après la grève de personnels au sol -reconduite dimanche 23 décembre- qui a perturbé pendant quatre jours le trafic de la compagnie au départ et à l'arrivée de l'aéroport d'Orly, a indiqué la direction de la compagnie.
Dans l'aérogare, on n'observait effectivement aucun retard inhabituel ou file d'attente anormale aux comptoirs d'Air France. L'exception syndicale française a frappé Français et touristes étrangers, indistinctement et avec bienveillance, en pleine période de déplacements familiaux. Cloués au sol, les privilégiés!
Dimanche, en fin de matinée, la grève, qui avait été lancée jeudi par … la CGT et … Sud aérien pour des revendications touchant à l'emploi et aux salaires, avait été "suspendue", à l'issue d'un vote des salariés en AG.
Avec menace de reprise, par conséquent!

Malveillances graves sur le réseau SNCF pour Noël

Trafic perturbé sur la ligne TGV Paris-Lille, incendie vers Dijon
Lundi rouge et noir à la SNCF?
Le pays est-il sous la menace des battus de la démocratie? Des minorités semblent bien refuser les votes successifs de la majorité des Français: le climat de peur et de haine développé par la gauche, spécialement socialiste et MoDem continue à produire ses fruits morts. Les trotskistes s'en donnent à cœur joie. Le magazine Marianne récolte ce qu'il a semé.
L'aéroport d'Orly a été bloqué, les hôpitaux sont sous la coupe des urgentistes et les patriotes corses font sauter des bâtiments publics pour lutter contre la désertification des campagnes…
«Actes de malveillance»
En ce jour de fête pour les honnêtes gens, deux incidents perturbent gravement les transports en cette veille de Noël. Le trafic des TGV entre Paris et Lille était perturbé lundi matin en raison de câbles brûlés apparemment intentionnellement à hauteur de Ressons (Oise). «La circulation entre Lille et Paris se fait sur la voie classique, et non plus sur la voie à grande vitesse, et il faut compter environ deux heures pour effectuer le trajet, au lieu d'une habituellement», a déclaré une porte-parole de la SNCF. «Pour les Eurostar, les Thalys et les TGV qui contournent Paris, il faut compter environ 30 minutes de retard dans le sens Paris-Lille et 15 minutes dans le sens Lille-Paris». «A priori, il s'agit d'un acte de malveillance, on a mis des chiffons autour des câbles avant de les enflammer et un câble a été sectionné.» L'enquête avait été confiée à la gendarmerie. Lien: Des informations sur le site de la SNCF
Autre incident, l'incendie d'un transformateur situé sur la voie ferrée à Velars-sur-Ouche, près de Dijon. Le feu est maîtrisé, la circulation a repris vers 12h30, mais une quinzaine de trains, TGV et TER, ont été affectés par l'incident et subissent des retards allant jusqu'à deux heures.
Un transformateur qui ne sert pas de refuge comme dans le 9.3 mais qui semble intéresser une certaine population.

Ils veulent la paix dans le monde, mais dans l'hexagone?

A Cargèse (Corse), 'patriote' ne signifie donc pas 'démocrate'?

Dans le village d'Yvan Colonna, on mitraille la gendarmerie
Cargèse est le paisible village du non moins paisible Yvan Colonna, ce patriote chevrier aussi innocent de tout que ses brebis -nous dit la légende corse- et pourtant injustement condamné à la réclusion criminelle à perpétuité pour l'assassinat d'un hexagonal. Il se trouve que Claude Erignac, lâchement assassiné de nuit et dans le dos, était préfet, et donc représentant d'un pouvoir central oppresseur de contribuables continentaux, au profit de Corses opprimés et insuffisamment assistés de Paris.
Cargèse ne pouvait faire moins qu'Ajaccio après le double attentat qui a provoqué d'importants dégâts à la caserne Battesti abritant la légion de gendarmerie de la Corse et à la trésorerie générale d'Ajaccio. Dès le lendemain, la façade de la gendarmerie de Cargèse, à une cinquantaine de kilomètres au nord d'Ajaccio (Corse-du-Sud), a été mitraillée à l'arme automatique dans la nuit de dimanche à lundi, déplorent la gendarmerie et les travailleurs soumis à l'impôt. Peu après minuit, une vingtaine de balles égarées ont criblé par hasard les murs de l'édifice et deux projectiles sont allés se loger dans la chambre d'un gendarme sans faire de blessé. En Corse, on ne respecte plus ni le sommeil ni la sieste des fonctionnaires de l'Etat.
Ce mitraillage n'a pas été revendiqué. Les enquêteurs estiment "probable" une relation de cause à effet entre cette vague d'attentats et le verdict rendu par la cour d'assises spéciale de Paris. De source bien informée, ce n'est pas Colonna qui a fait le coup!…
Dans un communiqué, le Premier ministre François Fillon a condamné lundi "avec la plus grande fermeté" ces récents attentats. "De tels actes (...) sont intolérables et leurs auteurs, qui mettent en péril la vie de nos concitoyens, devront être poursuivis et punis", poursuit-il en renouvelant "sa confiance aux gendarmes et à tous les fonctionnaires qui, chaque jour, assurent la présence de l'Etat en Corse et à leurs familles".
La ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie a condamné "avec la plus grande fermeté" cet attentat qu'elle qualifie d'"acte minable et odieux commis par des individus indignes et lâches". Dans un communiqué, elle note que cet attentat "aurait pu tuer puisque des impacts de balles ont été trouvés à l'intérieur de deux résidences familiales de gendarmes". Que vaut une vie de continental pour un bandit corse?
Le député UMP de Corse-du-Sud, Camille de Roca Serra, a dénoncé pour sa part "l'escalade de violence de ces derniers jours", qu'il juge "intolérable". Dans un communiqué envoyé dans la nuit, alors que le mitraillage de Cargèse n'était pas encore connu, le député juge "inadmissibles" les attentats contre la caserne de Battesti et contre la trésorerie d'Ajaccio. "La Corse doit condamner et rejeter cette violence", affirme-t-il.
Ils ont bien parlé…

dimanche 23 décembre 2007

Renaud Engel, enfant perdu de Don Quichotte

Propagande, intox et compromission
En juillet 2007, Renaud Engel était encore en 2° année de master à l'Université Marc Bloch de Strasbourg (UFR des Sciences sociales, pratiques sociales et développement) et participait à un modeste rapport d'enquête auprès des salariés suivis par l'AST: le moins diplômé, il était probablement associé à ces travaux sur la santé au travail en Alsace (AST) pour récompenser son engagement politique et favoriser sa promotion.

Hasard malheureux? Le vendredi 16 novembre 2007, pendant les blocages contre la loi LRU, l’université Marc-Bloch (Strasbourg II) a été le théatre d un début d’incendie dans une de ses salles de cours, alors qu’une assemblée générale d’étudiants se tenait dans le hall d’entrée d’un des bâtiments de l’université. La ministre de l’Enseignement supérieur Valérie Pécresse avait condamné "avec vigueur" un "incendie intentionnel (...) provoqué par des individus qui participaient au blocage de l’université"…
Une quinzaine d’étudiants, qui bloquaient un amphithéâtre de l’université Marc Bloch de Strasbourg, avait été évacués le jeudi 15/11 au soir sur réquisition du rectorat. Selon l’AFGES (Association fédérative générale des étudiants de Strasbourg), il s’agissait d’un petit groupe d’étudiants anarchistes ou d’extrême gauche qui avait commencé à empiler des chaises et des tables pour bloquer l’amphi, malgré une forte majorité de 70% de votes contre tout blocage, lors d’une assemblée générale qui a réuni environ 600 étudiants à la mi-journée.

PROPAGANDE
« On est dans la mise en danger de la vie d’autrui », relève Renaud Engel, sous sa casquette de maraudeur et jeune trésorier des Don Quichotte strasbourgeois. « Vu les conditions météorologiques, deux accueils de jour resteront ouvert la nuit », ajoute le collectif.« Ça veut dire qu’on laisse ouverts des locaux associatifs où les gens vont passer la nuit assis sur des chaises ou des canapés », indique l'Eugène Sue strasbourgeois. « Il y a eu deux morts l’hiver dernier dans les rues de Strasbourg et j’ai l’impression que tout le monde s’en fout, s’exaspère Frédéric Malaczynski, l’autre maraudeur. Ça me fait peur. » (19/12/07)
Or, s'il est vrai qu'un SDF de 28 ans, Emmanuel Monnanteuil, qui dormait sur le campement des Enfants de Don Quichotte à Strasbourg est mort un matin de février 2007, les causes de son décès méritent qu'on tourne sa langue 67 fois dans sa bouche. «Quand nous sommes rentrés dans sa tente en milieu de matinée, on a tout de suite vu qu'il n'allait pas bien. Il était pâle, inconscient et avait vomi », reconnaît Renaud Engel, porte-parole des Enfants de Don Quichotte à Strasbourg, qui cherche à dégager la responsabilité de son collectif. La cause de la mort du jeune homme, un ancien dépendant à la drogue qui suivait une cure de désintoxication à base de méthadone, pourrait être une overdose de ce substitut aux stupéfiants, selon Renaud Engel, qui ne couvre pas le malheureux. Il logeait dans ce camp solidaire de quelque 70 personnes depuis un peu plus d’un mois, mais il est pourtant mort seul et les décès ne sont donc pas systématiquement imputables à la précarité, au froid ou à l'impéritie de qui que ce soit. Dans ce camp, établi depuis le 6 janvier, quai Sturm, 38 sur les trnte personnes ont d'ailleurs été alors relogées, avait-t-il été admis.

Le 22/12/2007, le collectif fit en outre appel aux maraudes citoyennes, une manière de mobiliser la population, comme le fait RESF: les méthodes sont étrangement similaires. Elles seraient composées de bénévoles de tous horizons, auraient pour but avoué de rencontrer le plus grand nombre de sans abris, de les aider dans la mesure du possible à trouver une place d'hébergement, mais surtout de porter sur la place publique les difficultés qu'ils rencontrent et les solutions qu'ils souhaitent obtenir: faire de la com... (A Paris, ils ont besoin de témoignages... et ils incitent à prendre des dictaphones, appareils photos, caméscopes... tout ce qui peut servir, non pas à soulager, mais à témoigner de la situation dans la rue; il faut envoyer photos, films, textes) Ca protège du froid…

Or, depuis jeudi, ceux qui ne font soi-disant rien pour les SDF ont fait pour le collectif des Enfants de Don Quichotte! Deux membres des Enfants de Don Quichotte patrouillent dans les rues de la communauté urbaine de Strasbourg. L'association Espace Indépendance leur a signé un contrat à durée déterminée jusqu'au 30 avril. Leur mission : faciliter la réinsertion des sans domicile fixe. L'un d'eux, dont 20 minutes ne décline pas les 'qualités', n'est autre que … Renaud Engel! L'étudiant de master est donc 'parrainné' par cette association de droit local (12 rue Kuhn à Strasbourg), dont la presse ne précise pas qu'elle est agréée en tant que CSST et financée par l’Assurance Maladie, le Ministère de la Santé, la Ville de Strasbourg, le Conseil Général, la Mission Interministérielle de Lutte contre la Drogue et la Toxicomanie, le Fonds Social Européen. Espace Indépendance finance donc le camarade Renaud Engel.
Voilà qui rassure sur les revenus des réseaux et collectifs! Quand on pense que ce joli monde se présente aux précaires comme des bénévoles des Enfants de Don Quichotte...Et qu'
ils ne se vantent pas d'être appointés par ceux qu'ils dénoncent avec force dans les médias complices…

L'intox consiste en effet à tromper tout le monde: le partage entre l'action humanitaire et l'agitation politique est de type espace Schengen! « Par rapport aux autres maraudes, nous avons un capital confiance en plus », affirme Renaud Engel. « Et surtout, ajoute son collègue surnommé Grand'Fred, nous bénéficions d'une relation directe avec la Ddass et la préfecture. Nous les rencontrons tous les quinze jours lors des commissions de suivi qui ont lieu dans le cadre des activités des Don Quichotte. » Ce qui, en décodé, signifie que les autres associations sont condamnées aux actions 'coups de poing' ou à disparaître. Avec l'aide des institutions pourtant villipendées...

Renaud Engel est donc étudiant à temps partiel, activiste à temps plein et maraudeur-reporter, aux frais de la princesse. (Rien à voir avec Sa Cynique Majesté Royal!) Croyez-vous, dans ces conditions, qu'il dort dans des cartons et se nourrit de sardines? Il peut même se payer le luxe de tirer la gueule à la ministre Boutin mais aller serrer la pince du Premier ministre à Matignon.

Et puisque les études mènent à tout, le trésorier local des Don Quichotte doit bien bénéficier de la bienveillance des banques capitalistes pour obtenir les crédits nécessaires à ses actions anti-libérales. Déjà les Enfants de Don Quichotte s'accordent visiblement fort bien de l'aide de Décathlon -tentes Quetchua- (groupe familial Auchan) et réussissent ainsi le grand écart entre la pureté révolutionnaire et la compromission avec les sociétés mercantiles.
Pas besoin de se justifier: la presse ne veut pas savoir et l'opinion n'est pas curieuse!

Alexandre Glardon, enfant perdu de Don Quichotte

Le raideur de la cathédrale de Strasbourg n'est pas un enfant de coeur
Alexandre Glardon ne serait qu'un repris de justice et non pas simplement une petite gloire locale sans l'envahissement de la cathédrale de Strasbourg, le 22 décembre 2007. "Il y a une semaine, il y avait neuf personnes à loger et il restait une place sur tout le Bas-Rhin", avait-il affirmé pour justifier l'installation de ce nouveau campement. Les dix tentes individuelles, occupées par des SDF, avaient été déployées à côté de la crèche géante devant laquelle s'écoule un flot ininterrompu de visiteurs venus du marché de Noël qui bat son plein sur le parvis.
Parmi ces nouveaux "campeurs" figuraient beaucoup de jeunes venus d'Europe de l'Est, comme Lorenzo, un Roumain de 31 ans qui dort la nuit avec un chien dans les rues du centre-ville. "Dans les centres d'hébergement, ils le mettent dehors dans une cage", dit-il.

Comme son homologue parisien Augustin Legrand qui fait plus de spectateurs et de couverture médiatique que ses rares spectacles, Glardon n'avait pas d'autre couverture à offrir aux SDF que celle de la presse. Il est pourtant rompu à la manipulation de l'opinion et des institutions. Glardon n'en est pas à sa première burette de vin d'Alsace.
En mars 2006, ce provincial alsacien souffrant d'un manque de reconnaissance nationale tenta d'attirer l'attention nationale sur sa personne. Alexandre Glardon entreprit un périple médiatique pédestre vers Paris en passant par Vitry-le-François « J'ai mal partout mais je préfère encore courir que marcher », raconte le président local des Enfants de Don Quichotte. Il ambitionnait de rencontrer Jacques Chirac, pour évoquer la situation des SDF « Je crois en une entrevue, puisqu'il est le représentant du peuple et que nous sommes le peuple, affirmait-il déjà. On verra, j'irai d'abord chez nos potes du canal Saint-Martin avant d'aller sonner à la porte de l'Elysée », expliquait alors Alexandre Glardon.
Ces faits ont certes à voir avec le collectif des Enfants de Don Quichotte, mais d'autres, éclairent surtout sur la personnalité de son président, dont le passé de gauchiste n'est pas aussi folklorique que sa marche sur Paris. Car son casier judiciaire n'est pas vierge. Ce détail interpelle quiconque s'étonne qu'un condamné à 6 mois ferme en appel puisse être président d'association ou de collectif. La justice ne serait-elle pas égale pour tous? On dirait en effet qu'elle protège les extrémistes…

Le très fréquentable président de l'antenne strasbourgeoise des Don Quichotte avait été condamné, le jeudi 11 octobre 2007, à un an de prison ferme par le tribunal correctionnel de Strasbourg pour outrage en récidive et violences sur un agent public.
"Nous nous étonnons et nous interrogeons sur le décalage très important entre les 3 mois d’emprisonnement avec sursis requis par le substitut du Procureur de la République et la peine d’un an d’emprisonnement ferme avec mandat de dépôt (c’est-à-dire placement immédiat en détention) prononcée par le Tribunal correctionnel à juge unique pour une récidive d'outrage." Le collectif gratta la corde sensible à propos de ce martyr en peau de lapin de la cause: " Nous nous sentons orphelins et l'hiver approche!..."
L'hiver vint, mais Alexandre Glardon fit la grève de la faim et campa face au centre administratif de la CUS, place de l'Etoile. « J'irai jusqu'au bout s'il le faut pour obtenir une audience avec Madame Keller [maire UMP de Strasbourg] », explique celui que ses proches surnomment « l'Indien ». Expulsé le 20 octobre 2006 du centre équestre de la rue du Maquis, il en réclama la réouverture. Une action symbolique qui ne rencontra qu'un faible écho auprès des politiques de la région : « J'ai le soutien de Jean-Philippe Maurer et de Marc Reymann (UMP), mais aucun représentant des Verts, du PS ou de l'UMP n'est venu me voir, précise Alexandre Glardon. Seule Chantal Cutajar m'a rendu visite. » La conseillère municipale UDF a appelé à la nomination de médiateurs pour qu'une issue soit trouvée le plus rapidement possible.
Remontons à l'origine: le 20 octobre 2006, Alexandre Glardon, alors gérant d'un centre équestre, avait été expulsé d'un terrain municipal. Durant l'opération, ce drôle de citoyen avait insulté et déchiré la veste d'un agent de la communauté urbaine de Strasbourg (CUS) venu sécuriser le terrain, avait alors raconté son avocat, Me Eric Lefebvre, qu'il faut entendre!…
"Il ne l'a pas frappé (...). Mais comme il s'agissait d'un agent de la CUS, la peine a été aggravée : normalement, il aurait dû avoir une amende et là, c'est une peine de prison qui est prononcée", a déploré le bavard avec toute la sincérité dont il est capable.
Le ministère public avait requis trois mois de prison avec sursis et mise à l'épreuve, a souligné Me Lefebvre, comparant son client à "Jean Valjean" qui aurait "volé un quignon de pain et aurait pris vingt ans de bagne". En somme, un client recommandable. L'avocat a fait appel et a également déposé une demande de mise en liberté, comme il va de soi. Les intentions sont nobles: ça maintient le dossier ouvert en faisant bouillir la marmite du ténor du barreau, non sans encombrer les tribunaux. Aucune dérive! Les avocats ne seraient-ils pas en surnombre, qu'ils éprouvent le besoin de faire durer?
Dans cette minable affaire, la presse a interrogé un individu qui se trouvait là par hasard et dont l'objectivité de la déclaration est garantie… On est allé chercher, non pas un représentant de la mairie, mais Renaud Engel, trésorier-porte-parole des Enfants de Don Quichotte à Strasbourg, qui s'est épanché: "Nous sommes scandalisés par ce jugement et surtout par l'inadéquation entre la peine requise et celle prononcée" par le tribunal, a-t-il déclaré, pour ajouter aussitôt qu'une pétition allait être lancée en début de semaine suivante afin de "réclamer la libération d'Alexandre Glardon". Le grand jeu des agitateurs!
La pétition selon Renaud Engel a recueilli quelques centaines de signatures et de croix. Le collectif demanda aussi que les réquisitions soient suivies:en 1ere instance, le procureur avait requis 3 mois de sursis TIG [travaux d'intérêt général]». Alexandre Glardon fut transféré à la prison de Mulhouse, le jeudi 11 octobre 2007.
L'Indien fut donc condamné le mardi 27 novembre 2007 en appel, à Colmar: le juge était alors passé d'un an à six mois, dont deux ferme. C'est beaucoup moins qu'en première instance par le tribunal correctionnel de Strasbourg, le 11 octobre. Cet apache était libre le matin du 28 novembre dernier. 11 octobre 2007-28 novembre 2007. Est-on bien sûr que le compte y soit? Nous souhaitons les mêmes mathématiques modernes aux autres condamnés…
Toujours est-il que moins d'un mois plus tard, quand il n'est pas violent, il reste menaçant et se livre à une épreuve de force sur la cathédrale de Strasbourg!

samedi 22 décembre 2007

Délocalisation des Don Quichotte: disgrâce à la cathédrale de Strasbourg

Un sanctuaire, théatre d'un show médiatique .
L'incursion des Enfants de Don Quichotte à la cathédrale de Strasbourg fut aussi brève qu'elle fut sacrilège. Les Don Quichotte ne manquent pas de moyens. Savoir s'ils en font le meilleur usage possible…

Emmenés samedi par leur président Alexandre Glardon, les Enfants de Don Quichotte alsaciens ont installé leurs tentes d'opérette et leurs chiens de cirque dans la cathédrale de Strasbourg. Et leurs ours? Retour à l'obscurantisme du Moyen-Age. Quel 'mystère' médiéval revisité ont-il donc présenté aux Alsaciens?
Vers 10h00, alors que le Marché de Noël, proche de la cathédrale, commençait à peine, les Don Quichotte montèrent leurs tentes en quelques instants devant la crèche, en professionnels, suscitant des "bravos" de quelques spectateurs. Pinder et Gruss peuvent aller y recruter des machinistes demandeurs d'emploi.
Faisant l'assaut d'une église, comme si l'Eglise était en cause, Glardon expliqua: "On a décidé de rester sous la protection de l'Eglise pour fêter Noël en famille", parce que les promesses faites un an plus tôt n'auraient pas été tenues -pour les trente présents- et parce que les sans-abri sont toujours à la rue à Strasbourg, "capitale européenne, vitrine de luxe de l'Europe". Le message est manifestement plus politique qu'humanitaire! Mais si l'agité était cohérent, il serait logiquement allé se montrer au Parlement européen…
Parce qu'il ne prend évidemment pas les enfants du Bon Dieu pour des cigognes sauvages, l'intrus bienveillant et médiatique a fait son show en précisant pour la galerie que la consigne était de ne pas boire, de ne pas fumer et de ne pas gêner le public qui se presse dans la cathédrale, quelques heures avant un prestigieux ... concert religieux de Noël.
Ils étaient 15 membres du collectif -les quinze SDF de Strasbourg. La troupe n'était pas grossie de la présence de Josiane Balasko qui n'avait pas fait le déplacement. Rochefort et Torreton ne tournent pas non plus en province en cette saison... Carole Bouquet a pensé que les Strasbourgeois ne la valaient pas bien. Quant au crâne de piaf d'Emmanuelle Béart, il a cru que les Strasbourgeoises sont des bourgeoises en strass et qu'il ternirait l'éclat de son teint. Bref, c'est sans aucune star, que les bouffons ont quitté l'édifice dans le calme, en début d'après-midi, après avoir obtenu un rendez-vous à Matignon et 30 places d'hébergement en foyer dans les deux jours, à l'issue de négociations avec la préfecture, le cabinet du Premier ministre et les autorités ecclésiastiques. "C'est une opération réussie, nous sommes satisfaits du résultat, le travail va pouvoir reprendre", a déclaré Glardon, qui n'a de considération médiatique que pour les touristes, mais décampe sans un mot pour les fidèles. Un raid laïc de quatre heures par des infidèles barbares. Vers 14h00, les dix tentes étaient pliées et les Don Quichotte se retiraient en affichant leur satisfaction. Non sans avoir brûlé un cierge?…
Dans l'immédiat, les 15 membres du collectif, qui s'étaient installés samedi matin dans une travée de la cathédrale, devaient être relogés dès samedi soir dans un foyer du Neuhof (banlieue de Strasbourg), a précisé Glardon Supertsar. Trente places supplémentaires devraient être mises à la disposition des sans-abri d'ici deux jours dans la ville.
Les forces de police ne sont intervenues à aucun moment à l'intérieur de la cathédrale, se contentant de filtrer les entrées de l'édifice.
Le collectif extrémiste a obtenu un rendez-vous le 28 décembre au cabinet de François Fillon pour négocier deux projets qui leur tiennent particulièrement à coeur, selon Renaud Engel, trésorier du collectif. Les discussions porteront sur la mise à disposition de logements sociaux permanents adaptés au profil des intéressés (et non plus des logements d'urgence) et de villages de chalets pour les sans-abri, a-t-il précisé.
Les Don Quichotte prétendent que les pouvoirs publics ne font rien. La presse abonde dans ce sens... Pourtant un autre volet de l'accord conduit déjà à salarier des participants à l'activité du collectif: les contribuables doivent savoir que par l'impôt ils financent ce collectif qui harcèle le gouvernement. Une "maraude" constituée de deux membres du collectif salariés par la DDASS dont la mission est d'aller à la rencontre des sans-abri, spécialement la nuit, est en effet déjà opérationnelle, depuis le 15 novembre. Les Enfants de Don Quichotte bénéficient donc de personnel détaché de la fonction publique. Comme si d'autres maraudes n'étaient pas en activité depuis des années, efficaces et discrètes, mais non médiatisées, ni parrainnées par les riches et les plus défavorisés, indistinctement, à égalité: de quoi faire rugir le PS? Il s'agit de les supplanter pour les effacer et politiser des actions jusqu'ici 'humanitaires'. La préfecture avait annoncé mardi la mise en service de "près de 312 places hivernales supplémentaires" dans le Bas Rhin, s'ajoutant aux 3.320 places annuelles. Dans leur quête d'audience, les Don Quichotte ont-ils craint d'être pris de vitesse par des rivaux ?La fédération départementale du PS n'a pas manqué de dénoncer promptement "le manque de logement sociaux criant" et "la politique injuste de la droite" qui a poussé des sans-abri à se réfugier dans la cathédrale, "un acte de désespoir". Sérieux? Les sans-abri seraient apparus subitement depuis que la droite est au pouvoir...
Alexandre Glardon Superstar (ci-dessus au centre, en tenue de La Poste, comme Besancenot?...) est un récidiviste sur le modèle Augustin Legrand, puisqu'il avait pris l'hiver dernier la tête du campement des Don Quichotte à Strasbourg implanté pendant trois mois sur un quai. Au plus fort du mouvement, le campement avait réuni 70 tentes et plus de 100 personnes, des militants bien logés pour la plupart! Le collectif avait décidé de plier les tentes à la mi-mars avec la promesse de négociations et notamment de l'installation d'une "cellule" d'accueil pour les SDF, un engagement que Glardon estime non tenu.
Alexandre Glardon est aussi un repris de justice, dont nous reparlerons. A suivre...

vendredi 21 décembre 2007

La mairie de Paris s'accommodait d'un système ancien qu'elle dénonçait…

La gauche parisienne en émoi passe enfin à l'action
Le maire de Paris Bertrand Delanoë (PS) a décidé de saisir la chambre régionale des comptes d'Ile-de-France pour qu'elle aide la Régie immobilière de la ville de Paris (RIVP) à remettre de l'ordre dans l'occupation des appartements qu'elle possède.
La RIVP est propriétaire depuis 2007 de l'immeuble dans lequel l'ancien directeur de cabinet de la ministre du Logement Christine Boutin, Jean-Paul Bolufer, qui a démissionné jeudi, occupe un logement à un prix très modéré. Cet immeuble de la RIVP appartenait auparavant à la SAGI, que la mairie de Paris ne contrôlait pas. La mairie essaie de se disculper:
elle n'a pas pris contact avec la SAGI, ni n'a fait pression sur elle, et n'a rien entrepris en 2007.

"Dans un souci de transparence et d'efficacité, et en plein accord avec le président de la RIVP, la Ville est particulièrement désireuse que la chambre régionale puisse, par ses observations et ses recommandations, aider la nouvelle équipe dirigeante de cette société d'économie mixte à conduire ce vaste chantier de remise en ordre", indique la mairie, dans un communiqué.
"A cet effet, afin de solliciter l'intervention de la chambre régionale des comptes, le maire de Paris saisira son président", indique le texte. Que ne l'a-t-il fait plus tôt?
Les porte-parole de Françoise de Panafieu, candidate UMP à la mairie de Paris, ont réagi en affirmant que le besoin de transparence dans l'attribution des logements sociaux de la ville de Paris "ne saurait trouver sa solution dans la publication de documents concernant des situations particulières".
Jean-François Lamour et Pierre-Yves Bournazel, porte-parole de Mme de Panafieu, soulignent, dans un communiqué, que la chambre régionale des comptes "aurait aujourd'hui la légitimité pour analyser la situation des locataires de logement social". Que ne l'a-t-elle fait, soit de son propre chef, soit à la demande des protecteurs socialistes?

La première adjointe au maire de Paris Anne Hidalgo (PS), ne sait pas mise à nu comme la rumeur le prétendait, mais a dénoncé vendredi le "double langage" de l'UMP qui, dit-elle, a "cautionné jusqu'en 2001 le système précédent". Elle n'ajoute pas que la majorité municipale la cautionne depuis 2001, soient cinq années. En effet, c'est une chose qu'elle ne soit pas propriétaire, mais c'en est une autre qu'elle couvre, en ne demandant pas la libération de ces appartements. Non seulement celui d'une personne particulière, mais de toutes celles concernées: une manière d'être convaincante, lorsqu'elle jure ne pas se livrer à une chasse aux sorcières.
Incapable de justifier ou d'excuser l'incurie de la mairie, la première préfère attaquer. "Il est très étonnant de voir aujourd'hui les porte-parole de Mme de Panafieu réclamer la transparence d'un système qui a engendré de nombreuses procédures devant la Justice, que le RPR a cautionné pendant des années jusqu'en 2001 et qu'aucun dirigeant de l'UMP, aucun candidat aux municipales, n'a jamais dénoncé", a assuré Mme Hidalgo, qui se plait à ignorer que l'absence de réglementation le permettait à Paris ou en province, comme à Belfort, en faveur du socialiste Chevènement.

La mairie de Parie a tenu à affirmer que M. Delanoë, "dès son arrivée, a dissous la 'cellule' d'une dizaine de personnes qui était chargée d'attribuer les logements de la Ville en fonction d'interventions et pressions diverses". S'y est substituée une 'commission' d'attribution des logements, composée d'élus et d'associations, qui désigne les locataires en fonction de critères publics. Une 'cellule' de dix personnes, n'est-ce pas déjà une 'commission'? La terminologie socialiste est un rideau de fumée toxique que les Verts, comme les Parisiens apprécieront…
Prolixe ou prise en défaut, la mairie assure encore que "les logements dits du domaine privé de la Ville sont systématiquement récupérés par celle-ci à l'expiration du bail". Point de collectivisation pour autant. "Soit ils sont transformés en logements sociaux, soit ils sont vendus aux enchères publiques lorsque leur prix de vente permet de financer de nombreux logements sociaux". Droit au Logement (DAL) ou les Don Quichotte ne semblent pas en avoir vu la couleur…
"Depuis 2001, 746 appartements ont été récupérés, 408 ont été transformés en logements sociaux et 338 ont été vendus". Pourquoi autant de tentes, alors?
Pour les appartements attribués à certains élus ou collaborateurs d'élus, "la municipalité a demandé à l'inspection générale de la Ville d'établir un rapport exhaustif", qui a fait l'objet d'un débat en Conseil de Paris. Comment, après avoir fait campagne sur la question aux précédentes municipales, avoir laissé filé pendant cinq ans?
Ce qui semblait être une urgence morale absolue ne l'a plus été à l'arrivée de la gauche à la mairie. Voilà un mystère non élucidé, malgré le flot de paroles déversées par la gauche municipale…

HLM parisiennes: Delanoë se décharge sur la chambre des comptes

Qui peut le plus ne pouvait pas le moins…

La mairie va à la chambre des comptes sur les logements

"C'est pas moi, c'est elle!" Bébert Delanoë s'apprête à jurer ses grands dieux à ses camarades socialistes que ce n'est pas lui mais la chambre des comptes qui les met à la rue.
Le maire de Paris, Bertrand Delanoë, va demander à la chambre régionale des comptes de contribuer à la vérification des logements attribués par sa Régie immobilière de la ville de Paris (RIVP), pourtant une de ses propres SEM, après la polémique lancée par le camarade Canard Enchaîné, qui a entraîné la démission du bras droit de la ministre du Logement et du remue-ménage dans les foyers soumis à l'ISF de gauche comme de droite. La gauche va-t-elle se casser en Suisse?
Le directeur de cabinet de Christine Boutin, Jean-Paul Bolufer, a démissionné jeudi après que le Canard Enchaîné ait révélé qu'il était hébergé par la régie municipale socialiste (RIVP) pour un loyer très inférieur au prix du marché.
Victime de discrimination politique, Jean-Paul Bolufer a demandé la publication de la liste des appartements loués par la RIVP et une enquête de la chambre régionale des comptes sur l'attribution de ces logements. On dit que des socialistes insoupçonnables craignent d'être à leur tour montrés du doigt. Pourquoi lui et pas eux, n'est-ce pas?
Dans un communiqué, la municipalité PS de Paris se dit "particulièrement désireuse que la chambre régionale puisse, par ses observations et ses recommandations, aider la nouvelle équipe dirigeante de cette SEM (société d'économie mixte), à conduire ce vaste chantier de remise en ordre".
Cet aveu d'impuissance devrait jeter le doute dans l'esprit de l'électeur parisien à la veille des municipales du printemps prochain sur la capacité de la gauche à assurer l'équité.
Le maire de Paris ville tient à souligner qu'il n'a récupéré la majorité du capital de la RIVP qu'en 2007 et que -maintenant mais un peu tard- son président et son directeur général ont pour mission prioritaire "de vérifier que l'occupation des appartements de cette société correspond parfaitement aux règles juridiques et déontologiques que la ville applique partout ailleurs depuis 2001". 'Partout ailleurs'!... Question déontologie, les fuites sélectives font désordre. Les militants socialistes municipaux ont pensé plaire à leurs élus en diffusant des informations confidentielles, mais en en retenant d'autres. La presse d'investigation en sort grandie: le Canard Enchaîné a en effet reçu le document d'un indic, par la poste. Du grand journalisme et de respectables fonctionnaires régionaux.
Les résultats de ce travail "seront rendus publics, dans le respect de la confidentialité des données personnelles bien entendu", poursuit le communiqué.
Le maire assure que, dès son élection -malgré les apparences et avec une remarquable efficacité-, il aurait fait dissoudre la cellule "qui était chargée d'attribuer les logements de la ville en fonction d'interventions et pressions diverses" de la part des élus de Paris et l'a remplacé par … une commission composée d'élus du conseil de Paris.
Remplacer une 'cellule' par une commission: on progresse... de l'obscurité à la pénombre! Espérons que les Parisiens sauront prendre les moyens au printemps de sortir du tunnel...

Les élus des Verts de Paris demandent que Jean-Paul Bolufer déménage du logement de 190 m2 que la mairie continue de lui louer: réactive, elle ne lui a pas encore signifié sa volonté de résilier son bail! Faut-il qu'il soit dans son bon droit! Les Verts se sont contentés de se rendre en grand équipage cyclo-médiatique vendredi devant le logement de Jean-Paul Bolufer pour demander des mesures afin de mettre fin aux abus dans les attributions d'appartements. Comptaient-ils que ce soit Bolufer qui prenne ces mesures?...Ils auraient pu faire un sit-in à l'Hôtel de ville, mais ils ont préféré détourner l'attention en allant faire du tapage chez le locataire, plutôt que chez le bailleur responsable!

Denis Baupin, adjoint du maire de Paris (chargé des transports...), conseiller de Paris et du tourmenté 20e et chef de rame de son parti pour les élections municipales de mars à Paris, a demandé que les 806 groupes d'immeubles et 47.772 habitations gérés par la RIVP soient transformés en logements sociaux. Que ne l'a-t-il fait plus tôt, le petit homme vert! N'a-t-il pas de strictes exigences de réussite à très court terme qu'il impose au gouvernement sans se les appliquer à lui-même?
"Nous voulons que ces logements rejoignent le système du logement social, nous voulons qu'ils soient conventionnés, pour qu'ils puissent loger les dizaines de milliers de demandeurs de logements sociaux dans la capitale", a-t-il dit, surfant sur la vague médiatique. Le Canard Enchaîné avait-il envisagé que sa fuite se changerait en marée sur Paris?
Lors d'une conférence de presse devant le 81, boulevard de Port-Royal, Baupin a souhaité que les élus français publient leurs conditions de logement. Et celles de leurs belles-familles?
Encore un Vert qui veut du bien à Delanoë!
En pleine surchauffe, il s'est surpassé. "On n'est pas sur la chasse aux sorcières [Encore fallait-il le dire...]. Ce que nous voulons, c'est la transparence par rapport aux élus, nous pensons que pour les élus et les collaborateurs d'élus, il doit y avoir la transparence", a dit Denis Baupin. Est-ce lui la fuite?
Malgré le réchauffement de la planète, il est au sec: la 'fuite des cerveaux' ne l'a pas affecté. Paris devra probablement se le garder!

HLM parisiennes: le PS Jean-Yves Mano cumule la RIVP et l'OPAC

Le bailleur de Bolufer n'a rien à se reprocher?
M. Jean-Yves MANO
(cadre commercial, né en 1947, dans le Sud-Est), ancien sénateur (entre 2001 et 2004, il 'défendra avec vigueur le logement' au Sénat!); élu municipal du XVI° arrondissement de Paris depuis 1995, il est l'adjoint au Maire de Paris depuis mars 2001, chargé du logement, et président de l'OPAC.
En 1982 il est devenu vice-président de l’association "Consommateur – Logement et Cadre de vie" et aujourd'hui président de l'OPAC de Paris, membre du bureau de la Fédération des offices HLM et membre du comité exécutif de l'Union sociale pour l'habitat !
Comment voulez-vous qu'il sache quoi que ce soit sur l'occupation abusive de ses logements HLM de standing? A tous ces postes, personne ne l'a jamais sollicité et il n'a accordé aucun passe-droit…

Candidat PS à la législative de juin 2007 dans la 14e circonscription (16e Arr. (sud)): 10,93 % (contre 65,80 % à Claude Goasguen, UMP)
A l'OPAC, les 7 membres désignés par le Conseil de Paris sont:
Jean-Yves Mano, président ;
Clémentine Autain ;
Roxanne Decorte;
Marie-France Gouriou ;
Halima Jemni ;
Isabelle Morin ;
Jean Tiberi.

La RIVP a été constitutée en 1923 aux fins de construire, puis de gérer des immeubles à loyers moyens à l’usage des classes moyennes sur les terrains rendus disponibles par la démolition des anciennes fortifications de Paris.
Le patrimoine du groupe RIVP , au 24 mai 2007:

806 groupes d’immeubles
47 772 habitations (hors logements foyers)
3 436 logements foyers
2 008 commerces, activités, bureaux
33 520 parkings
Assez d'espace pour les niches des serviteurs?
Ce patrimoine est localisé de la façon suivante :

43 539 à Paris; 247 dans les Yvelines (78); 212 dans l’Essone (91); 378 dans les Hauts de Seine (92); 1 368 en Seine Saint-Denis (93); 2 028 dans le Val de Marne (94);
De quoi planquer les camarades?
Ses missions
La RIVP assure la construction, l’entretien et la gestion locative de programmes immobiliers, principalement dans le domaine du logement social, pour le compte de la Ville de Paris et de l’Assistance Publique. Elle assure également la réalisation d’équipements publics en mandat de maîtrise d’ouvrage.
La société réalise les travaux d’entretien et d’amélioration de son patrimoine et développe aussi une activité de construction d’opérations en accession sociale à la propriété.


Son propre logement de fonction d'élu socialiste lui lierait-il les mains?

Serait-il de mèche avec les profiteurs de HLM, depuis le temps qu'il est incontournable pour tout ce qui concerne le logement à la mairie de Paris?

HLM parisiennes:Rue89 fait le boulot du Canard Enchaîné?

Ne rien dire qu'on ne sache déjà!
Rue89 est largement formé d'ex aigris de Libération: on ne peut donc en attendre mieux que du militantisme éhonté. On ne s'en cache pas, on ne fait pas dans la dentelle.
Ci-dessous un extrait d'un article du 19/12/2007 au titre révélateur. A Rue89, on croit au vote démocratique à main levée:
Que les politiques vivant en HLM lèvent le doigt
[…] Bolufer n'est pas le seul à bénéficier des largesses de la RIVP (Régie immobilière de la Ville de Paris). A droite comme à gauche, de nombreux élus sont logés à peu de frais tout en jouissant de hauts revenus.
Commençons par un retraité.
[Tout est donc permis!] Jean-Pierre Chevènement n'a plus aucun mandat électif. [Il ne peut plus nuire!] L'ancien ministre de l'Intérieur est pourtant l'heureux locataire d'un appartement HLM de cinq pièces à Paris, rue Descartes, pour un loyer de moins de 1500 euros. Une information de l'émission Envoyé spécial, qui avait alors interrogé l'ancien ministre, pas vraiment gêné par cette situation.
Sans oublier quelques ministres et secrétaires d'Etat
[actuels, exclusivement…]
Comme à chaque nouvelle formation de gouvernement, les nouveaux titulaires ont eu à faire un choix douloureux. Rester... ou partir? Rachida Dati a tranché: après avoir occupé pendant plusieurs années un appartement des HLM de la Ville de Paris rue du Faubourg Poissonnière, dans un immeuble plutôt cossu [... dans un quartier populaire, toutefois] , elle a renoncé au logement de fonction dévolu au Garde des Sceaux, préférant s'installer dans le XVIIe comme locataire dans un appartement du parc privé. [Félicitations?]
La secrétaire d'Etat à la politique de la Ville, elle, n'a rien voulu changer. Locataire depuis 2004 d'un deux pièces de 54m2, rue Nationale, dans le XIIIe arrondissement de Paris, Fadela Amara a décidé de rester dans son HLM de la RIVP. "Dès son premier jour d'entrée en fonction, précise son cabinet à Rue89, la ministre a demandé à ce qu'on lui donne un loyer normal." Réponse de la RIVP: votre loyer est libre, dans un immeuble non conventionné, donc il n'est pas soumis à un surloyer. Coût de la location: 9,25 euros du m2.
Fadela Amara aurait-elle dû déménager? A cette question, elle répond non en avançant trois arguments. D'abord, "ministre, ce n'est pas un CDI", explique son conseiller spécial, Mohamed Abdi. Ensuite, elle "se sent très bien dans ce quartier". Enfin, cela contribue à "maintenir de la diversité et de la mixité dans le parc social".
[Rue89 a quelque chose à redire à cela? Prise à ses propres pièges, avec l'ouverture, la gauche va devoir moduler son discours… ]
Un vieux système hérité de la mairie de Paris époque Chirac
La députée des Verts Martine Billard l'a glissé mercredi dans le brouhaha à l'Assemblée: "Ce type d'affaires a un passé assez lourd à Paris." Référence notamment au logement HLM qu'occupait le fils Juppé à Paris et qu'il a dû quitter précipitamment après la révélation du scandale en 1995.
[Les Verts montent au créneau et resortent les histoires datant des vieilles lunes, au temps où rien n'était codifié. C'est désormais réglementé: ne nous écartons donc pas du sujet! Rien de plus frais?]
[…] Annonçant au président de la Sagi -la propriétaire à l'époque- qu'il va "quitter ce logement pour prendre à Toulouse le poste de directeur général des services du Conseil régional Midi-Pyrénées", il impose une solution "approuvée par Monsieur Chirac" pour conserver tout de même son appartement:
"Une famille amie (...) y prendra ma place (...) en s’engageant à le libérer à partir du mois de mars 1992, date de mon éventuel retour à Paris."
[certaines fonctions de service public ne sont pas des CDI et les bénéficiaires ont de 'jeunes' enfants à charge…]
Une sous-location en somme, procédé interdit par la RIVP [par honnêteté, Rue89 aurait pu préciser que ce n'était pas le cas du temps de la Sagi concernée!] mais que Jean-Paul Bolufer répètera pourtant entre 1997 et 2007, révèle aussi Le Canard enchaîné [qui n'a que faire des inconvénients de la mobilité et de la stabilité familiale de certains] . Il faut le comprendre: il bénéficiait alors également d'un logement de fonction, en tant que directeur des Journaux officiels... [les instits aussi, à l'époque! Des privilégiés notoires...]

Cet article est non pas décevant, mais navrant, de la part de professionnels. On n'y apprend rien. Quel est donc alors l'intérêt de toutes ces lignes? Aucun pour le lecteur. "A droite comme à gauche", annoncent-ils. Mais aucune révélation. Le cas Chevènement est public et ancien.
De la part de militants, la ficelle est grossière: détourner l'attention de l'opinion, tout en la dressant.
Ce que ne veulent révéler ni Rue89, ni le Canard Enchaîné, ce sont les noms des protégés de la gauche sociale. C'est ce qui intéresse l'électeur.
Deux cibles privilégiées de Rue89 sont des femmes, des femmes d'origine maghrébine, de surcroît. L'une est de droite: qu'on lui coupe la tête! L'autre s'en est rapprochée sans sectarisme: qu'elle soit caillassée!


Sur Chevènement, on trouve ceci dans un blog :
Chevènement n'a pas l'âme d'un propriétaire, loin de lui cette passion petite-bourgeoise pour l'appartement à Neuilly, le mas provençal ou la bastide périgourdine. Non, le Ché ne mange pas de ce pain là ...On a beau avoir été ministre, maire, député, président du Mouvement des Citoyens, candidat à la présidentielle, soumis à 'ISF, on n'en reste pas moins humble et modeste, préférant un petit HLM parisien de 105 m2 aux ors de la Place Beauveau. Le Ché est un nomade, un manouche de la politique, toujours par monts et par vaux, de banquets républicains en serrage de pognes, de dîners mondains à l'Elysée en voyage dans des pays lointains. Ce grand ami de l'Irak, cet admirateur du volontarisme baassiste, fut pour un Etat modeste, une éthique de la responsabilité et de la vertu, préférant l'action collective à la logique individualiste, le social à l'économie, l'Etat Providence aux initiatives privées.Il sera donc locataire et non proprio. Et son amour du peuple lui a fait préférer les HLM du centre-ville de Paris aux banlieues chics de l'ouest parisien. C'est tout à son honneur ...Ce n'est pas parce que l'on a une retraite de 9 000 euros par mois que l'on [n'] a pas le droit à son logement social !! Les 150 000 demandeurs de HLM et les campeurs du canal Saint Martin peuvent bien attendre leur tour quand même ... ...vivre au grand air, c'est toujours roboratif !
Du lard ou du caviar?
En rupture avec l'orthodoxie: "Un ministre ça ferme sa gueule ou ça démissionne"… Bolufer démissionne et ouvre sa gueule. Pourvu qu'on l'entende! Le baîllon est déjà déployé.

Si le Canard Enchaîné et Rue89 veulent maintenant unir leurs efforts et donner connaissance des noms des personnalités de gauche prioritaires (presse incluse...) sur le petit peuple dans l'attribution d'appartements HLM, ils peuvent lâcher un commentaire à PaSiDupes qui en fera bon usage.

Le Canard Enchaîné tire en coin-coin sur Bolufer et atteint Delanöe

La chasse des municipales 2008 est ouverte
Le PS indulgent envers Bolufer!
Montebourg ne veut pas la mort du petit cheval! Exceptionnelle indulgence de Nono Montebourg pour un membre de cabinet ministériel. Sur France Info hier, il a eu un coup de mou. Comme Bayrou. Ne déclarait-il pas qu'il ne fallait pas en faire une histoire? Ce n'est pas naturel et cela doit cacher quelque chose… Sachant que les appartements de la Régie immobilière de la Ville de Paris (RIVP)sont attribués sur recommandation d'un élu de la capitale et que la municipalité a viré à gauche, d'aucuns supputent! Parmi les milliers de privilégiés - que l'on voudrait bien situer tous à droite-, combien servent la soupe populaire à la gauche, socialiste, en particulier.
On sait que le vertueux Jean-Pierre Chevènement, socialiste rose fuchsia, se logeait à bas prix. Non seulement à Paris, mais aussi à Belfort! Croyez-vous que vivre toute sa vie professionnelle en HLM relève d'un louable souci sociologique de côtoyer le peuple. L'ethnologie n'est pas son fort et les appartements 'low-cost' visés par les pingres de la république n'ont rien à voir avec la réalité quotidienne des protégés de l'abbé Pierre.

Le Canard Enchaîné tire sur le petit cheval et atteint cette vieille rosse de Delanoë
Les municipales se profilent, la campagne s'ouvre et avec elle le Canard Enchaîné ouvre ses dossiers. Son empressement à nuire à la droite l'a conduit en fait à mettre en difficulté la municipalité socialiste de Paris! Le PS parisien est mou et embarrassé de ses Verts. C'est ce que certains pourraient penser. La vérité est plus tordue. Le Canard Enchaîné s'est cru habile en démasquant Jean-Paul Bolufer, tout en pointant l'incurie de l'équipe Delanöe. Il comptait que l'opprobre qui devait éclabousser le directeur de cabinet atteindrait le PS. C'est que la gauche anti-libérale a gardé quelques dents contre les socialistes, surtout s'ils ont soutenu Sa Cynique Majesté Royal.


Bilan provisoire du coup fourré?
Delanöe est pressé par l'opinion de publier la liste des protégés de la mairie.
Elle en sait trop ou pas assez. Un peu de transparence démocratique, que diable! Voilà donc que la théorie de la 'défiance citoyenne se retourne contre le PS. La vie politique est curieusement faite… Si vous passez rue de Solférino vous en verrez quelques-uns s'entraîner au maniement du boomerang.
Ce matin, le PS avait dépêché sur les ondes de France Info la servile ondine Lolo de Libération, un dénommé Laurent Joffrin. Votre mission consiste à assurer les arrières de Delanöe, lui avait-on dit. Pas facile! Il y a du monde sur l'affaire: elle est publique… Le factotum avait donc pour une fois préparé son couplet. Delanoë n'y est pour rien, il ne maîtrise rien à la RIVP (Régie Immobilière de la Ville de Paris) et il n'a le droit de publier ni les identités ni les revenus des nécessiteux protégés de la mairie. Circulez, il n'y a rien à voir! La transparence, c'est seulement dans les discours. Comme la morale. Car le pleutre patenté a lâché une perle... Selon Laurent Mouchard (nom de balayette: Laurent Joffrin,un journaliste français né en 1952 qui a collaboré aux journaux Libération et Le Nouvel Observateur dont il a dirigé la rédaction), le seul problème serait que ce clientélisme soit sur la place publique!... Merci le Canard!

Reste le Canard Enchaîné, donc. Il connaît des fuites mais son bidet est encore plein. S'il a pu recueillir quelques pertes, il peut encore siphonner les conduites de la mairie. Les bouchons qui y encombrent la canalisation doivent absolument être dégagés. De source bien informée (mais anonyme!) le Canard Enchaîné réfléchit à se délester de son foie gras. Un numéro spécial entre Noël et Nouvel An, avec tous les noms des privilégiés, par ordre alphabétique… La recette que ça leur assurerait pour les fêtes!
Delanoë en a déjà le canal cholédoque embourbé.