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lundi 28 août 2017

Sondage : Macron n'a pas la confiance pour réformer le code du Travail

Les Français ne le voient pas apte à conduire la réforme 

Les Français jugent nécessaire de réformer le Code du travail

Désillusion des Français et de ...Macron 
Pour 56% des Français, le Code du travail est un frein à l’embauche pour les entreprises,
Or, 63% d’entre eux ne font pas confiance au pouvoir pour le réformer, selon le sondage Odoxa pour RTL publié lundi. 

Le plafonnement des indemnités prud’homales serait la mesure qui dérange le plus les Français.
61% y sont hostiles, soit une progression de 8 points depuis mai dernier.

Le recours aux ordonnances  est une mauvaise idée.
Ils sont aussi 63%, soit une hausse de 11 points par rapport à mai.

Cette réforme aboutira à un mouvement de contestation sociale généralisée à la rentrée

C'est, au final, la crainte de 8 français sur 10. 

Le sondage a été réalisé en ligne les 24 et 25 août auprès d’un échantillon de 1.005 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

mercredi 24 février 2016

Droit du travail : quel syndicat ne réclame pas le retrait du plafonnement des indemnités prud’homales?

Même la CFDT est au nombre des neuf

Le "retrait" du plafonnement des indemnités prud’homales aux travailleurs victimes d’un licenciement abusif est exigé par neuf syndicats

Cette mesure prévue dans le projet de loi porté par El Khomri concerne le privé et fait l'objet d'un communiqué commun signé mardi 23 février par la CFDT, la CFE-CGC, la CGT, FSU, Solidaires-SUD, l’UNSA, mais aussi par le syndicat étudiant UNEF, et les syndicats lycéens UNL et FIDL. Il n’a pas été accepté par FO, mais toutes les organisations, dont FO, ont décidé de se réunir à nouveau le 3 mars pour "approfondir" leurs analyses communes concernant la réforme du droit du travail.

L’intersyndicale s'est réunie mardi, une première depuis 2013, afin de discuter de cette loi dénoncée par les syndicats et une partie de la majorité car jugée trop favorable aux entreprises.

Les dédommagements accordés par les prud’hommes seraient versés en vertu d’un barème basé sur l’ancienneté

Selon le projet du gouvernement socialiste, si le salarié est employé depuis moins de deux ans dans son entreprise, il percevrait, au maximum, trois mois de salaire en cas de licenciement "sans cause réelle et sérieuse". La somme monterait à six mois de salaire s’il s’y trouve depuis deux à cinq ans; à neuf mois de salaire s’il y est depuis cinq à dix ans; à douze mois de salaire si son ancienneté est comprise entre dix et vingt ans; à quinze mois de salaire au-delà de vingt ans de présence dans l’entreprise. Toutefois, le juge pourra s’affranchir de cette grille et octroyer des sommes plus élevées dans l’hypothèse où le patron aurait commis une faute d’une "particulière gravité" ("harcèlement moral ou sexuel", "licenciement discriminatoire",…).

Les organisations syndicales "ensemble et à des degrés divers" déplorent "que ce projet, élaboré sans réelle concertation, va profondément changer la législation du travail et comporte des risques pour les salarié-e-s et les jeunes qui aspirent à accéder à un emploi."
Une grève générale n'est pas encore à l'ordre du jour.

mercredi 9 septembre 2015

Non-lieu général dans l'affaire des pénalités de Sarkozy payées par l'UMP

Encore beaucoup de malveillance politico-médiatique pour rien

Tout ça pour un non-lieu général 
Feront-ils mieux la prochaine fois ?
L'enquête empoisonnait le premier parti d'opposition depuis octobre 2014, mais les juges ont décidé, hier mardi, de clore l'affaire des pénalités payées par l'UMP pour son candidatNicolas Sarkozy, personnellement inquiété pour le dépassement de son plafond de dépenses de la campagne présidentielle de 2012. .

Dans le cadre de cette enquête, l'ancien président de l'UMP, Jean-François Copé, avait été mis en examen pour abus de confiance, tout comme l'ex-trésorière du parti, Catherine Vautrin. Nicolas Sarkozy avait, lui, été placé sous le statut intermédiaire de témoin assisté. Nicolas Sarkozy avait été placé sous le statut intermédiaire de témoin assisté après avoir été entendu en avril par le juge Renaud van Ruymbeke.

Sur quoi se fondaient donc les magistrats pour harceler ? 

Ils contestaient le remboursement, par l'UMP en novembre 2013, des 363.615 € de pénalités infligées à Nicolas Sarkozy, après l'invalidation des comptes de sa campagne présidentielle de 2012. Ils cherchaient des preuves d'un éventuel "abus de confiance" au préjudice de la formation politique, largement endettée. Les juges en sont pour leurs frais, payés par les contribuables.

Début décembre 2014, quelques jours après avoir été désigné pour relancer l'UMP, Nicolas Sarkozy avait fait un chèque au parti pour le rembourser et mettre un terme au harcèlement médiatique. "Une polémique ayant été entretenue sur la validité de ce règlement, et quelle qu'en soit la réalité, je ne puis la laisser prospérer, au moment où j'aspire à redonner à notre pays l'espoir qui l'a fui en rénovant l'opposition", avait-il alors fait savoir. Mais ce geste n'avait pas éteint l'information judiciaire ouverte deux mois plus tôt. 
Deux ans d'investigations hasardeuses et de salissures politiques en pure perte.

La justice s'est gardée d'autres poires pour sa soif de vengeance politique

L'Etat-PS a dressé quelques obstacles judiciaires en réserve sur la trajectoire de Nicolas Sarkozy. 
Ainsi l'ancien président a-t-il été entendu la semaine dernière, sous le régime de l'audition libre, dans l'affaire Bygmalion, un autre dossier sur ses comptes de campagne de 2012. 
Il est aussi sous la menace directe d'un renvoi en correctionnelle dans l'affaire dite des écoutes, pour laquelle il est mis en examen pour corruption et trafic d'influence actifs.

Quand c'est fini, ça recommence...
En 2013, les deux juges d'instruction bordelais chargés de l'affaire Bettencourt, Jean-Michel Gentil et Valérie Noël, avaient tout tenté, exploré toutes les pistes, mais n'étaient pas parvenus à rassembler des éléments pour renvoyer l'ancien chef de l'Etat devant le tribunal correctionnel, pour "abus de faiblesse": "des indices graves et concordants" qui, le 21 mars, lui avait valu une mise en examen fortement médiatisée. Mais point de charges et ils s'étaient ensuite résignés à un non-lieu. 
Or, un non-lieu est l'abandon d'une action judiciaire en cours d'instruction, lorsque les éléments rassemblés par l'enquête ne justifient pas une poursuite des investigations. Les pittbulls de la presse de gauche en furent fort marrie, dont Libération -novateur en matière judiciaire- qui parla même de "non-lieu très à charge des juges" !...

vendredi 27 décembre 2013

Impôts 2014: le Conseil constitutionnel laissera-t-il les mains libres au gouvernement

Le gouvernement suspendu à la décision du Conseil constitutionnel

La Haute juridiction devrait rendre sa décision concernant le budget 2014
 dans les prochaines heures

Elle pourrait rejeter plusieurs dispositions fiscales adoptées par la majorité parlementaire. Après l'annonce de l'augmentation du chômage jeudi soir, François Hollande et Ayrault vont-ils devoir nier un nouveau revers de fin d'année?
Le Conseil constitutionnel  pourrait en effet déclarer inconstitutionnel une ou plusieurs mesures voulues par l'éxecutif comme la plafonnement du quotient familial ou le plafonnement du quotient familial.

Les parlementaires UMP ont, en effet, saisi le Conseil du projet de collectif budgétaire 2013 et du projet de budget 2014, le 19 décembre dernier. Concernant ce dernier, ils contestent la légalité d'une dizaine de mesures fiscales.
L'an dernier, les Sages avaient censuré plusieurs dispositions du Budget 2013 dont l'abaissement du plafonnement de l'impôt sur la fortune et la fameuse taxe à 75% sur les hauts revenus, obligeant sur ces deux points le gouvernement à revoir sa copie cette année.

L'opposition UMP en appelle aus Sages

Les contribuables en attendent un peu de soulagement.

Quotient familial devenu inégalitaire 
Les parlementaires UMP contestent d'abord une augmentation de la pression sur le quotient familial dont le plafond pourrait passer de 2.000 à 1.500 euros par demi-part. Une mesure qui devrait impacter 13% des familles. Selon l'UMP, ce nouveau plafonnement constitue en fait une rupture d'égalité devant l'impôt entre contribuables avec et sans enfant.

Plafonnement confiscatoire de l'ISF 
L'an dernier, les Sages avaient censuré le relèvement à 75% des prélèvements ISF compris). Cette année, l'UMP estime que la nouvelle mouture socialo-écolo intègre des "revenus capitalisés", dont ceux de l'assurance-vie, alors qu'ils ne sont pas disponibles au contribuable concerné. Une disposition inconstitutionnelle, selon eux.

L'aggravation de la notion "d'abus de droit"  
Les élus de l'opposition dénoncent également la version de gauche du montage d'optimisation fiscale, la majorité PS ayant fait passer en force le 15 novembre un amendement-clé élargissant cette notion d'abus. Selon l'UMP, la sécurité juridique n'est pas respectée avec la nouvelle formulation du texte qui doit donc être censuré.
Bernard Cazeneuve, le ministre du Budget, s'était d'ailleurs opposé à cet amendement, comme il l'a rappelé sur BFM Business, le 20 décembre dernier. 

Preuve que le gouvernement craint une censure du texte initié par le rapport de Pierre-Alain Muet (PS, Rhône) et porté par les députés Valérie Rabault (PS, Tarn-et-Garonne, soutenue par Karine Berger, PS, Hautes-Alpes) et par le sénateur de Mayotte, Mohamed Soilihi.

Cette adoption avait été saluée notamment par un ancien conseiller de la candidate EELV à la présidentielle, Julien Bayou, chargé des campagnes pour Avaaz, organisation non gouvernementale internationale de cybermilitantisme. Les 100.000 personnes en France qui avaient répondu à son appel au cyber-lobbying en soutien à cet amendement impressionneront-elles les Sages ?

Quid de la taxe sur les hauts revenus?
Enfin, l'opposition UMP auteure de la saisine du Conseil constitutionnel conteste la nouvelle mouture de la taxe sur les hauts revenus déjà retoquée l'an dernier. Avec les prélèvements sociaux, elle atteindrait en fait 75%, taux jugé confiscatoire par le Conseil constitutionnel.

Par ailleurs, la taxe violerait le principe d'égalité devant l'impôt car les entreprises touchées n'ont pas les mêmes facultés contributives. Le cas des groupes n'est pas traité dans la budget, ajoutent les parlementaires UMP. 

Va-t-on vers une seconde censure par les Sages ?

Pour François Hollande, à l'origine de la taxe, le coup serait rude.

Au nom de la liberté d'expression, 
Hollande avait fait censurer 
sa photo de rentrée 2013...
L'AFP l'a retirée de son site, 
non pas à la demande de l'Élysée,
mais sur "décision éditoriale", 
"comme c'est régulièrement le cas 
pour des photos qui ont été mal traitées 
ou mal filtrées". 

vendredi 18 octobre 2013

Taxe à 75%: les footballeurs menacent de rester aux vestiaires

Les footballeurs prêts à se mettre en grève

La taxe à 75% doit toucher les clubs de football français, comme tout autre entreprise 
 
Avec Delanoë (PS), la Ville de Paris
subventionne le PSG,
alors que son propriétaire qatarien 
affiche des moyens illimités
et pourrait pousser les dirigeants du secteur à la grève.

La polémique avait éclaté en mars et avril dernier dans les milieux du football professionnel français. Elle ressurgit à nouveau. Réunie mardi en comité exécutif, l'Union des clubs professionnels de football (UCPF) a voté à l'unanimité son opposition à cette taxe à 75% qui a fait son retour dans le projet de loi de finances 2014 et qui doit être examiné en première lecture à l'Assemblée nationale, rapporte le Journal du Dimanche.

Des dirigeants de clubs très remontés
La 11ème journée du championnat de Ligue 1 et la douzième journée de Ligue 2 pourraient être affectées par ce mouvement sans précédent d'opposition à toute solidarité nationale. Ce sont en fait surtout les dirigeants des clubs qui sont les plus remontés, à l'instar de Jean-Pierre Louvel, le dirigeant du Havre et président du syndicat des clubs, cité par le Journal :
"Différents scénarios ont été effectivement évoquées. Nous afficherons une volonté très claire. Mais on n'en est pas là, cela dépendra de l'attitude et des discussions éventuelles avec les pouvoirs publics, ainsi que de la volonté de nos clubs. Nous avons décidé de convoquer une assemblée générale extraordinaire pour l'occasion, jeudi 24 octobre."
Les clubs les plus riches seront les principaux touchés
Fourneyron, étrangleuse du foot
La question s'était posée un temps d'exclure les clubs de football de la taxe à 75%. "Pourquoi les clubs seraient-ils exclus ?", s'était interrogée la ministre des Sports, Valérie Fourneyron, dans Le Figaro. Finalement, les clubs ont été maintenus dans le dispositif, mais le montant de la taxe a été plafonné à 5% du chiffre d'affaires, afin de prendre en compte la fragilité du modèle économique du football français.

Environ 150 joueurs, sur les 1.000 riches contribuables français concernés, seraient susceptibles de tomber sous le coup de cette taxe qui doit s'appliquer lors des deux prochains exercices fiscaux, pour un montant total de 44 millions d'euros, avec de très fortes disparités d'un club à l'autre.

Le PSG, par exemple, aurait à verser à lui seul 20 millions d'euros, alors que Guingamp n'aurait à débourser que 50.000 euros. "Pour plusieurs clubs, c'est une question de survie. La situation est alarmante", a prévenu Bernard Caïazzo qui, dans les colonnes du JDD, tient à mettre en garde : la "tension est extrême". 
Il se trouve que que le président de Guingamp, Noël Le Graët, durant deux mandats, a été maire de Guingamp (1995-2008), sous l'étiquette du ...Parti socialiste: ça tombe bien!

Reste que l'exécutif est prévenu : une profession de plus a décidé de se mettre sur son chemin.
Le président de la la Ligue de football professionnel, Frédéric Thiriez, affirme que "la nouvelle taxation va coûter 82 M€ (89 M€, selon d’autres sources)", ce qui motive Cazeneuve. "Avec ce coût du travail délirant, la France va perdre ses meilleurs joueurs, nos clubs verront leur compétitivité en Europe plonger et l’Etat y perdra ses meilleurs contribuables."

Pour Bercy
, les mercenaires étant hors jeu, il fallait frapper les fidèles et leurs employeurs: faudra-t-il qu'elles trouvent un moyen de se délocaliser? 

jeudi 21 mars 2013

Taxation des riches à 66,66%: camouflet infligé à Hollande par le Conseil d'Etat

Plafonnement abaissé, "simple rumeur " pour Vallaud-Belkacem

Le Conseil d'Etat devrait recommander un taux ne dépassant pas 66,66% pour les très hauts revenus, a annoncé ljournal Le Figaro. 

Le Conseil constitutionnel a en effet censuré le taux confiscatoire de 75% initialement fixé par le gouvernement et promesse emblématique du candidat Hollande. 

Novembre 2012: levée de bouclier des entrepreneurs qui se sentent pris pour des "pigeons":

La porte-parole du gouvernement riposte jeudi à la fin de ce symbole socialiste

Elle qualifie de  "simple rumeur" l'intention du Conseil d'Etat de recommander d'abaisser de 75% à 66,66% la pression fiscale exceptionnelle voulu par François Hollande. 

"Le Conseil d'Etat en tant que tel ne s'est pas encore prononcé", a relevé Najat Vallaud Belkacem interrogée par LCI. La ministre souligne qu'il se réunit en assemblée générale jeudi matin. "Prenez ces informations pour de simples rumeurs puisque c'est pour l'instant une section du Conseil d'Etat qui a travaillé". 


Le gouvernement a besoin d'être éclairé par le Conseil d'Etat

Janvier 2013: le boulet du gouvernement
"Qu'avons-nous demandé au Conseil d'Etat ?", a détaillé la porte-parole. "De nous aider à formuler un texte qui continue à poursuivre l'objectif d'une taxation exceptionnelle des revenus supérieurs à 1 million d'euros".

"On lui a demandé de se prononcer sur la question du taux, pour qu'il ne soit pas confiscatoire" ! C'était l'objet de la censure constitutionnelle, mais aussi "sur la familiarisation de cet impôt" "et sur son assiette". 
Le Conseil d'Etat fait ainsi le travail de Bercy: Moscovici est-il incapable ?

"On attend des propositions sur ces trois points", mais "l'essentiel reste: par souci d'équité fiscale, et parce que la crise est là, il faut que chacun contribue", a insisté la ministre, comme si la frange des plus riches ne contribuait pas déjà à la hauteur de sa création de richesse
"Nous souhaitons que les revenus exceptionnels soient taxés de façon exceptionnelle",  lance la démagogue.

dimanche 12 juillet 2009

Rémunérations: «le patronat n'a pas réussi à s'autoréguler»

Un entretien du Figaro
Les propos recueillis par Samuel Laurent ont été publiés le 08/07/2009

Entretien - Le député Philippe Houillon , rapporteur d'une mission, propose
une loi pour mieux encadrer les rémunérations des dirigeants, notamment en supprimant les retraites chapeaux.

Philippe Houillon, député UMP du Val-d'Oise, était le rapporteur de
la mission parlementaire sur la rémunération des patrons, qui a rendu ses conclusions mardi 7 juillet. Le constat que dresse le rapport est accablant : les dix patrons les mieux payés du CAC 40 gagnent entre 2,4 millions et 4,7 millions d'euros par an.
Pour mettre fin à ces dérives, la mission propose 16 mesures, parmi lesquelles l'institutionnalisation des comités de rémunération ou la suppression des retraites chapeaux. Le député revient sur les conclusions de ce rapport pour lefigaro.fr.

Quelles sont les principales propositions de ce rapport ?
Nos propositions ne sont pas révolutionnaires, elles correspondent à des notions déjà déclinées par d'autres interlocuteurs, comme la charte éthique du Medef. Pour nous, la rémunération doit correspondre à l'intérêt général de l'entreprise. Une notion qui existe déjà, mais qui a du mal à s'appliquer. Nous proposons donc de l'inscrire dans la loi. Cette notion reste générale, car il faut examiner la situation entreprise par entreprise, avec des critères composites et qui peuvent varier en fonction de la situation.

  • Mais nous proposons aussi de
    - diminuer le nombre de mandats dans les grandes entreprises de cinq à trois,
    - institutionnaliser les comités de rémunération
    -et de les ouvrir à d'autres acteurs, notamment les salariés.
  • Il faudra aussi tenir compte de la situation d'échec ou de réussite de l'entreprise avant de fixer la rémunération.
  • Nous proposons également
    -d'interdire les retraites chapeaux
    -ou de mieux encadrer les stock-options.

    Ces mesures suffiront-elles à changer des pratiques déjà en place ?
    Où met-on le curseur ? Les propos martiaux que nous avons entendus depuis la crise au sujet de la rémunération des patrons n'ont pas été suivis d'effet. On nous reproche d'un côté de ne pas être assez sévères, de l'autre on trouve que nous allons déjà trop loin. Pour moi, on assiste à un timide changement de culture depuis la crise, et notre but est de proposer des mesures à même d'accompagner ce changement. Personnellement je ne suis pas favorable, par exemple, à un plafonnement par la loi de la rémunération des dirigeants, qui doit rester l'affaire des actionnaires. Mais le patronat, qui parle sans cesse d'autorégulation plutôt que d'une loi, a montré qu'il ne parvenait pas à se réguler seul.
  • L'une des mesures que nous proposons, la décote de 20% à l'acquisition de stock-options, fait partie du code éthique du Medef depuis des années. Elle n'est pas appliquée. Nous voulons aider l'organisation patronale à faire appliquer son code. Il faut bien comprendre que les abus, même s'ils sont marginaux, rejaillissent sur l'ensemble des acteurs concernés en termes d'image. Il faut donc une réponse adaptée.

    L'argument contre une législation, c'est de dire que les grands patrons risquent de quitter la France…
    On a toujours en fond de lucarne ce risque de départ des patrons, c'est pour cela qu'il ne nous est pas possible d'aller trop loin. On ne fait que reprendre des choses dites mille fois, en espérant que cette fois, elles s'appliquent. Cela étant, je ne connais pas beaucoup de patrons français qui dirigent de grandes sociétés étrangères, ni l'inverse d'ailleurs.

    Quelle sont les suites à attendre après votre rapport ?
    Soit il en restera à ce stade, soit on déposera une proposition de loi, soit nous engagerons un débat avec les ministres concernés. Quinze mesure sur les 16 que nous proposons sont consensuelles et correspondent à des éléments déjà présents dans les codes éthiques. Une seule risque de faire débat [qualifié de 'polémique' par la presse d'opposition], le plafonnement de la déductibilité fiscale de l'impôt sur les sociétés. Mais à une époque où les sociétés sont implantées à l'international, aucune législation quelle qu'elle soit ne suffit. Il faut des accords internationaux, au niveau de l'Europe, ou du G20. Pour moi, nous sommes dans un changement de culture. Nous parlons de rémunérations « correspondant à l'intérêt général », le Bundestag allemand évoque des rémunérations « appropriées », on sent bien que nous sommes dans des choses très voisines. Les comités de rémunération sont une instance composée de personnalités indépendantes, chargé de définir la politique de rémunération des dirigeants d'une entreprise en fonction des performances de la société.

    Philippe Houillon (1951), avocat à 21 ans, juge titulaire de la Cour de justice de la République (du 25/06/1997 au 18/06/2002) et maire UMP de Pontoise, réélu député en 2007 dans le Val-d’Oise, il fut désigné comme rapporteur de la Commission d'enquête chargée de rechercher les causes des dysfonctionnements de la justice dans l'affaire d'Outreau et de formuler des propositions pour éviter leur renouvellement.

    mercredi 22 avril 2009

    Les communications à l’étranger, moins chères dès cet été

    Le Parlement européen travaille pour nous

    Des baisses bienvenues dans la crise et à l'approche des élections européennes du 7 juin 2009.

    Le Parlement européen a voté aujourd’hui une baisse du prix des communications

    Faire baisser le prix des communications téléphoniques à l’étranger - ce que l’on appelle le roaming, l’itinérance - était devenu le cheval de bataille de Viviane Reding, la Commissaire européenne en charge du secteur.
    A compter du 1er juillet, envoyer un SMS depuis l’étranger ne coûtera plus que 11 centimes d’euros, hors TVA, au maximum.


  • Déjà plafonné depuis 2007, le prix de l’itinérance va continuer à baisser dans l’Union Européenne.

  • Le plafond des appels téléphoniques passera à 0,43 euro la minute hors TVA pour les appels émis, et à 0,19 euro pour les appels reçus, le 1er juillet. Il sera ramené à respectivement 0,39 et 0,15 euro en juillet 2010 - puis à 0,35 et 0,11 euro début juillet 2011.
  • Le SMS, à compter du 1er juillet prochain, nous en coûtera au maximum 11 centimes d’euros, hors TVA, contre 28 centimes en moyenne aujourd’hui... La réception est, elle, gratuite, depuis toujours.
  • Autre avancée : les opérateurs devront désormais facturer les appels téléphoniques à la seconde près, dès la 31e seconde de communication. Jusque-là, la première minute était bien souvent indivisible.

    Les autres fonctionnalités des réseaux de téléphonie mobile sont également plafonnées
  • - le transfert de données,
  • - la consultation des courriels,
  • - le téléchargement des films ou de la musique sur l'Internet...
  • - l’Internet mobile à l’étranger
    Seuls les tarifs de gros seront plafonnés : 1 euro hors TVA par mégaoctet téléchargé, contre 1,68 en moyenne aujourd’hui. La limite baissera à 0,80 euro en 2010 et 0,50 euro en 2011.

    Un mécanisme de sécurité

    Il sera d’ailleurs mis en place d’ici mars 2010, pour informer le consommateur quand il dépasse - et éviter la mésaventure qui était arrivée à un Allemand, qui avait téléchargé un programme télé en France pour un coût de... 46.000 euros ! Par défaut, un plafond sera fixé à 50 euros hors TVA par mois. Les opérateurs enverront un premier avertissement à l’abonné quand sa consommation aura atteint 80% de la somme convenue. Et un second juste avant de la dépasser, pour lui demander s’il veut continuer à télécharger. Faute de confirmation, le service sera coupé.
  • mercredi 15 avril 2009

    Bouclier fiscal : les socialistes, les premiers, ont plafonné les impôts

    Rocard avait plafonné l’ISF et l’impôt sur le revenu

    Charles de Courson
    (NC, Marne) éprouve un malin plaisir à rappeler à ses collègues socialistes qu'ils ont plafonné les impôts bien avant la droite.

    quand color="#ffffff">La presse d’opposition, si cultivée soit-elle (mais l’est-elle ?), a besoin d’un petit stage intensif de remise à niveau, si toutefois son militantisme supporte la vérité.


    Petit rappel historique

    Quand
    le gouvernement socialiste de Michel Rocard décida, en juillet 1988, de créer un impôt de solidarité sur la fortune (ISF) pour financer le RMI - Jacques Chirac ayant supprimé en 1987 l'impôt sur les grandes fortunes -, il avait explicitement prévu de plafonner à 80 % des revenus la somme de l'ISF et de l'impôt sur le revenu.
    Un amendement d'Alain Richard (PS), alors rapporteur du budget, cosigné par Dominique Strauss-Kahn, avait ramené ce seuil à 70 %.
    Il fut ensuite relevé à 85 % en 1991.

    Le RPR Alain Juppé, qui avait promis de supprimer l'ISF, s'abstint en effet de le faire une fois nommé premier ministre.
    Il décida au contraire de 'plafonner le plafonnement' pour éviter de trop choquantes optimisations fiscales de la part des contribuables les plus riches, ce qui provoqua l'exil de certains d'entre eux.
    Lorsqu’elle dénonce le bouclier fiscal et la préservation des facultés d’investissement des riches, l’opposition populiste montre son incapacité à tirer les leçons du passé. Elle se livre tout bêtement à son activité principale : faire la maligne devant les caméras et les Français.

    Comment, en outre, peut-on avoir été ministre de l’Economie, comme la socialiste Martine Aubry, et pourtant colporter son indignation de studio de radio en plateau de télévision, et occulter la vérité une fois devenue premier secrétaire du PS.