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mardi 30 janvier 2018

Marlène Schiappa, une secrétaire d'Etat sans foi, ni loi

Affaire Darmanin: le deux poids, deux mesures de la membre du gouvernement Philippe 

Schiappa appelle à la ...sérénité !

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Ca veut dire quoi la sérénité sur un tel sujet, dans un contexte de campagne contre le harcèlement sexuel et le viol ? N'est-ce pas - de la part de la secrétaire d'Etat à l'Egalité femmes-hommes -  une pose de salon parisien, à propos de l'enquête préliminaire suite à la réouverture d'une plainte pour 'viol' que conteste son collègue ministre des Comptes publics, Gérald Darmanin 
Le Parquet de Paris a en effet rouvert une enquête sur une accusation de viol visant le ministre des Comptes publics pour des faits présumés datant de 2009 que l'accusé nie farouchement. Une première plainte avait été classée sans suite. L'affaire remonte à 2009, alors que Sophie Spatz, ancienne call-girl, cherche à tout prix à faire effacer une condamnation qui la vise.
Si la loi s'appliquait aux grands, Darmanin n'atteindrait pas la fin du quinquennat.Depuis 2012, la loi est plus égalitaire, selon que vous êtes riche ou misérable : elle pévoit deux ans d’emprisonnement et 30.000 euros d’amende pour le fait "même non répété d’user de toute forme de pression grave dans le but réel ou apparent d’obtenir un acte de nature sexuelle". A côté de ça, sont assimilés à une agression sexuelle et donc punis de 5 ans de prison les baisers forcés, mains aux fesses ou encore les frottements.

L’arsenal juridique existe donc, pour protéger les femmes victimes de harcèlement.

Pourtant, seuls 5% des cas de harcèlement sexuels sont portés devant la justice, les femmes craignant parfois de mettre en péril leur carrière. Les faits peuvent leur donner raison : 93% des plaintes sont aussi classées sans suite, justice estimant ne pas avoir assez de preuves pour caractériser l’infraction.
 
Agressive comme un morpion, la secrétaire d'Etat à l'Egalité femmes-hommes nous a habitués à des réactions aussi vives que partisanes : à la moindre occasion, croyant accomplir sa mission, elle se lance à corps perdu sur tous les sujets mettant en cause les hommes et en perd la raison. Cette fébrilité militante la pousse à prendre des positions désordonnées, voire contradictoires: il faudrait donc, singulièrement à son poste, qu'elle tempère son exaltation adolescente et mûrisse vite. 
Schiappa, capable de dire que l'épisiotomie est une violence obstréticale faite au femmes.
Allumée,
la trentenaire n'a pas craint de déclarer devant la délégation aux Droits des femmes du Sénat, que l'épisiotomie est une violence faite aux femmes, alors que c'est un acte chirurgical pratiqué pour sauver la vie de l'enfant, lors d'un accouchement difficile. Il consiste à sectionner la paroi du vagin, la peau et les muscles superficiels du périnée afin de faciliter son passage. En affirmant que le taux d’épisiotomies est de 75% en France, Schiappa a démontré qu'elle a atteint son seuil d'incompétence, faisant sursauter des obstétriciens qui contestent que l'épisiotomie soit devenue la norme, alors qu'elle est progressivement écartée.
"En France, on a un taux d'épisiotomies à 75%, alors que l'OMS préconise d'être autour de 20-25%", a lancé la bécasse, avec assurance, citant une étude réalisée en 2013 auprès de 983 mères par l'association "Maman Travaille" qu’elle a fondé et organisé en réseau avec le concours de certaines mairies, un 
comble de sottise organisée.
Le 'factcheckeur' de France 2, Antoine Krempf, n'a pas frémi ! Pourtant, la dernière enquête périnatale, conduite en France par l’Inserm, faisait état d’
épisiotomie dans 27% des cas, alors que le chiffre était de 55% en 1995, ce qui montre que la pratique est en nette diminution.
Le simple fait que Marlène Schiappa, pour qui l'épisiotomie est une violence obstétricale faite au femmes, participe à la sérénité revendiquée... En  prenant le temps de mettre de l'ordre dans ses emballements et en se dégageant des influences néfastes de son entourage militant, la sous-ministre omniprésente gagnerait en cohérences intellectuelle et morale. Comme en respect et sérénité. 

La mouche du coche 
appelle en effet aujourd'hui à la "sérénité" et à "laisser la justice travailler". 
Difficile de prendre, moralement, la défense d'un collègue accusé de viol, sans trahir les femmes et le mouvement de libération de la parole des victimes. Interrogée sur France Inter, la sous-ministre s'y est essayée, se faisant la porte-parole d'un exécutif qui bafoue la détresse des femmes harcelées, violées, alors que des féministes réclament la démission du criminel présumé. 
Bien que féministe, Schiappa a rappelé que le gouvernement est solidaire, fût-ce en faveur des hommes contre les femmes : le Premier ministre Edouard Philippe conserve "toute sa confiance" à Gérald Darmanin et quand il s'exprima, samedi depuis Matignon, c'était "au nom du gouvernement" dont elle est un membre vibrionnant et solidaire.
 
Elle a appelé à respecter la présomption d'innocence de l'accusée comme de l'accusatrice, un tour de force. 
"Gérald Darmanin est présumé innocent à ce stade, mais la femme qui est accusée de dénonciation calomnieuse est présumée innocente aussi" [à ce stade ?], a-t-elle expliqué, avec un sens critique aiguisé... 

La sous-ministre sectaire ne prend plus parti (pour combien de temps?)
:
 "La justice, je l'ai toujours dit [sic], pour tout le monde, qu'on soit anonyme, ministre, chanteur, député, elle se rend devant les tribunaux", a-t-elle insisté.  

Alors qu'on lui demandait pourquoi Gérald Darmanin ne démissionne pas, Marlène Schiappa a répondu bille en tête, en amplifiant le problème pour ridiculiser la question : "La règle a été claire; elle a été expliquée par le Président et le Premier ministre: c'est à partir de la mise en examen. Sinon ça veut dire que vous pouvez décider de déposer plainte contre tous les membres du gouvernement dès demain et tous les membres du gouvernement vont devoir démissionner". "Si Gérald Darmanin était mis en examen pour viol, bien évidemment il devrait quitter le gouvernement". 

Et d'ajouter, pleine de sa propre importance : "Moi, j'appelle vraiment à la sérénité, à laisser la justice travailler".

Elle a par ailleurs dit "s'interroger" sur "l'exemple qu'on renvoie". 
Modèle de respect soudain dû aux accusés et à la présomption d'innocence, Schiappa s'est  citée en exemple : "Moi, je n'ai pas envie qu'on étale dans les journaux la vie ni du ministre, ni de la femme en l'occurrence qui a déposé une plainte parce que le message qu'on veut envoyer ça va être de dire: si vous déposez plainte, votre vie sera étalée dans les journaux", a-t-elle estimé, appelant la presse "à la retenue et à laisser la justice sereinement travailler". 

Une position également relayée par la ministre en charge des Affaires européennes Nathalie Loiseau,
quinqua qui ne connaît rien d'autre que la haute fonction publique.
"Ce qui me frappe en tant que citoyenne, c'est la dimension médiatique. Je ne peux pas m'empêcher de penser à l'entourage de l'accusatrice comme à l'entourage de la personne qu'elle accuse. Ce déballage assez obscène... Si la justice doit travailler sereinement, médiatiquement, il faudrait peut-être en faire un petit peu moins", a mis en garde sur LCP la jeune diplômée en communication et nouveaux media "via une validation des acquis de l’expérience passée à l’Université de Grenoble pendant un congé maternité". Des parents syndicalistes, dont un père trotskiste proche de Marc Blondel et de Daniel Gluckstein, ça ne peut que faciliter une validation des acquis... Le doctorat en lettres modernes, c'était une velléité, donc : ça exige du niveau ! 

La journaliste Audrey Pulvar s'est laissée prendre aux propos exemplaires de la "validée" :

A la différence du premier ministre, la sous-ministre botte en touche.
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Prise en sandwich entre ses convictions (?) et la solidarité gouvernementale, Marlène Schiappa s'est abritée derrière la séparation des pouvoirs pour ne pas prendre position. "Je suis très attachée à ce principe fondateur de la démocratie qui est la séparation des pouvoirs. Moi, j'appartiens au pouvoir exécutif, et il y a un pouvoir judiciaire. Je pense qu'il est important que le pouvoir judiciaire puisse travailler sereinement sans avoir telle ou telle déclaration qui pourrait être considérée comme une intervention et un non-respect de cette séparation des pouvoirs."
Edouard Philippe appartient-il en revanche au judiciaire ? Serait-il très détaché de ce principe fondateur de la démocratie qui est la séparation des pouvoirs ? A-t-il reçu le message de sa sous-ministre en clair ?

Une sous-ministre féministe en porte-à-faux

Schiappa ménage sereinement la chèvre et le chou.  
"Gérald Darmanin est présumé innocent à ce stade, mais la femme qui est accusée de dénonciation calomnieuse est présumée innocente aussi", estime-t-elle, sans prendre position et en se désolidarisant des femmes harcelées et violées pour se ranger au côté de sa hiérarchie masculine.
 
Dimanche, des féministes ont lancé une pétition en ligne demandant au Premier ministre de mettre fin aux fonctions de Gérald Darmanin. Les accrocs à la pétition - dont elle n'est pas seulement proche, puisqu'elle y recourut pour répondre à des élu-e-s nous indiquant que "personne ne se plaignait auprès d'eux du manque de places en crèches" - , font valoir que Richard Ferrand, François Bayrou, Marielle de Sarnez et Sylvie Goulard ont été "immédiatement poussés vers la sortie" lorsqu'ils ont été soupçonnés respectivement de favoritisme et d'emplois fictifs. Les violences faites aux femmes seraient-elles subalternes et négligeables ?

Initiée, selon Apolline de Malherbe, chroniqueuse  sur BFMTV, par Caroline de Haas, cette nouvelle pétition a rapidement recueilli 2.000 signatures. L'activiste mal dans sa peau, atteinte de pétitionnite, est en effet une militante féministe qui anime les réseaux sociaux et à laquelle s'identifient les plus hystériques d'entre elles. 

Ce viol n'est-il pas qu'un "droit de cuissage" (JF Kahn, à propos du viol de Nafissatou Diallo par DSK) pour service rendu, Mme Schiappa ?...  

Schiappa n'a pas ajouté au peu de crédit qui lui restait. 
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Téléfilm de France télévisions :
documentaire suivi de débat,
destiné aux soudards du peuple...
Et la défense de la cause des femmes au gouvernement, lors de ses prochaines interventions, a perdu en  crédibilité. Il y a encore peu, participant sans état d'âme aux condamnations médiatiques des hommes globalement accusés de harcèlement sexuel, que ce soit verbalement ou physiquement,  à quelque degré que ce soit, avant même que la moindre plainte ait été déposée et le moindre élément de preuve recueilli, Schiappa était beaucoup moins dans la retenue et la sérénité que depuis la mise en cause d'un collègue du gouvernement.

La membre militante du gouvernement ménage la chèvre et le chou.
Avec ce deux poids, deux mesures, Schiappa espère-t-elle obtenir les faveurs du chef du gouvernement ? Un telle soudaine sagesse lui permettra-t-elle de se faire valoir auprès de Macron ?
Postulat de départ : Darmanin est macron-compatible, il est donc quelqu'un d'insoupçonnable et comme sa responsabilité pénale ne sera jamais établie,  Schiappa aura raison, au final
Théorème : les puissants (et impuissants) sont poussés au harcèlement et au "viol" par des gourgandines défavorisées en besoin d'ascenseur social.
Conclusion : peu importent aux féministes les frotteurs et autres tripoteurs du métrodésormais, dès lors qu'un homme au sommet de l'Etat peut user des pouvoirs attachés à sa fonction pour combler sa misère affective. Le harcèlement sexuel n'est plus que peccadille et la voie est libre aux abus commis dans le métro et au boulot par les "gens qui ne sont rien". 

La responsable gouvernementale de l'égalité entre les genres discrimine :
L'ex-blogueuse fait l'impasse sur le harcèlement sexuel- et plus, si abus de pouvoir dans les instances gouvernementales : il peut perdurer sereinement dans les ministères. Elle ne mentionne jamais les risques encourus par les femmes au contact des hauts fonctionnaires :

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