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dimanche 13 avril 2014

Retour des ex-ministres de Ayrault à la normalité

Les ex-ministres découvrent le chômage

Pour ceux et celles qu'intéresse le sort des acteurs de notre malheur
Licenciés,
ça plane pour eux...
Hollande avait parlé de changement, mais puisqu'il n'était pas venu, ses ministres imaginaient que cela allait encore durer. Mais les électeurs en ont décidé autrement  aux municipales en envoyant à la "gauche molle" un signal fort. Puisqu'il ne peut guère se débarrasser de  lui avant les cinq années de rigueur, le peuple doit faire avec son président, bien que sa popularité ait dégringolé à un point historique de rejet de 13%... Pépère s'est toutefois senti obligé de virer quelques-uns de ses ministres, le moins possible, à commencer par le sombre Ayrault. 
 
Certains vont de nouveau siéger au Parlement, d'autres, plus rares, n'ont plus aucun mandat. Les ex-ministres du gouvernement Ayrault renvoyés dans leurs foyers par le président Hollande et son valet Valls font ces jours-ci l'expérience de l'agenda vide, vécue parfois difficilement quand ils n'ont pâs vu venir le coup. Valls a lancé deux vagues de licenciements, le 2 avril pour les ministres et le 9 pour les secrétaires d'Etat.

Dénuement d'une ex
A 67 ans, Michèle Delaunay, ex-ministre déléguée chargée des Personnes âgées, n'a pas été prise par surprise, puisque sa cote de popularié ne lui laissait pas envisager une reconduction au troisième gouvernement de Hollande en deux ans. 
La montée en puissance de la parité obligée devait humaniser les relations personnelles dans la vie professionnelle et politique, mais les faits ne démontrent rien de tel.  "Objectivement c'est désagréable", dit-elle, en racontant avoir appris par un tweet de Marisol Touraine (Affaires sociales, Santé) l'identité des deux secrétaires d'Etat désormais placées sous la tutelle de cette dernière: une membre de la délégation aux Droits des femmes et à l’égalité des chances entre hommes et femmes de l'Assemblée nationale, Ségolène Neuville, aux handicappés, et la féministe Laurence Rossignol à la ...Famille et des personnes âgées. La position de domination rend visiblement les femmes de pouvoir "machistes."  
D'après ce message du 9 avril encore visible sur le réseau social, Mme Touraine avait réuni ce nouveau "trio de choc", photographié pour l'occasion, pour écouter les nominations des secrétaires d'Etat.

Le gynécée des Affaires sociales ne connaît pas la  parité
"Il eût été courtois qu'elle m'appelle avant", souligne Michèle Delaunay, Elue de Bordeaux, elle découvre que la courtoisie n'est pas une vertu politique - ni féminine, ni féministe - et va reprendre au bout d'un mois son siège à l'Assemblée nationale, renvoyant au néant son suppléant Vincent Feltesse, battu de surcroît par Alain Juppé à la mairie.

Elu de la même région, dans les Landes, dont il va aussi redevenir député, Alain Vidalies, 63 ans, a confié au journal Sud-Ouest avoir "appris les choses comme tout le monde, lorsque le secrétaire général de l'Elysée a annoncé les noms des 14 secrétaires d'Etat de ce nouveau gouvernement". L'ex-ministre a organisé le soir même une rapide et discrète passation de pouvoirs avec son successeur aux Relations avec le Parlement, Jean-Marie Le Guen. Et, très fair-play, il lui a fait  twitter "tous (ses) voeux de réussite". Il n'a visiblement pas envie de polémiquer et se dit content de "retrouver une vie normale et une vraie liberté d'expression".

Du largage par tweet au grand vide ?

Brigitte Ayrault n'est pas Anne Sinclair:
elle cherche Jean-Marc partout
Comparés au dénuement d'un salarié licencié et à son soudain désert affectif, l'empathie de la presse avec les états d'âme d'un ministre remercié a quelque chose de déplacé, sachant que la reconversion est assurée, souvent dans le privé, et que l'aisance financière des ex-ministres est statutairement garantie. Aux premiers l'angoisse de l'avenir et aux seconds le choix du lieu de resourcement, bien plus souvent que le souci de leur avenir professionnel.

Dix-sept ministres de Jean-Marc Ayrault n'ont pas été reconduits dans le gouvernement "resserré" dirigé par Manuel Valls. Mais la plupart pourront de nouveau siéger au Parlement, notamment Jean-Marc Ayrault.
Ceux qui, comme Pascal Canfin (ex-chargé du Développement) et Dominique Bertinotti (ex-Famille),  n'ont plus de mandat électif font figure d'exceptions.

D. Bertinotti affiche sa confiance dans une nomination prochaine à de hautes fonctions "au service de la République". "C'est en discussion effectivement avec les hautes autorités", dit celle qui avait lâché la mairie du IVe arrondissement de Paris pour entrer au gouvernement en mai 2012.
Comme Michèle Delaunay, Dominique Bertinotti a un sentiment de travail inachevé après 22 mois et elle s'intéressera aux débats - à partir de "fin mai" au Parlement, selon elle - sur son dernier sujet de prédilection qu'était "la sécurisation juridique des enfants".
Du fait des soins auxquels elle est contrainte, elle a été avertie de son départ du gouvernement "avant que la liste ne soit officiellement énoncée" par le secrétaire général de l'Elysée.

François Hollande soi-même aurait prévenu Thierry Repentin, un spécialiste reconnu du logement social qu'il avait tout naturellement placé aux ...Affaires européennes, mais cette prévenance exceptionnelle n'était nullement motivée par de quelconques égards. C'était seulement le fait d'une opération "bruxellage" visant Harlem Désir limogé de la Rue de Solférino avec la déculottée socialiste aux municipales et nouveau bénéficiaire du logement social de son prédécesseur. Repentin n'avait-t-il pas pourtant l'avantage d'être incolore et inodore?
Etes-vous déçu, amer? "Non, je connais la règle du jeu. Je savais depuis plusieurs jours qu'il y avait des tractations, notamment pour trouver un point de chute à Harlem", a répondu Repentin à la radio France Bleu Pays de Savoie, "il était député européen, il avait vocation, légitimité à assumer un poste". 
L'élu savoyard n'est pas à la rue. Il ne doit qu'un mois de préavis à son suppléant, André Vairetto, pour  reprendre son train de sénateur au Palais du Luxembourg. 
Il y a pire comme précarité. Celle d'allocataire à Pôle emploi.

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