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mardi 17 juillet 2018

Célébration du retour des Bleus: des femmes, agressées sexuellement à Paris

Dans la foule massée, les pervers étaient à la fête...

Les femmes n'étaient pas venues chercher ce que nombre d'entre elles ont trouvé dans les rues de Paris en liesse

La fête populaire aurait viré au cauchemar pour certaines qui se plaignent aujourd'hui de l'évolution des moeurs publiques. En cause, des harcèlements, voire des agressions, sexuels commis par des hommes ivres, ou non, mais toujours pour le moins irrespectueux. Devront-elles rester à la maison ou se voiler ?
Sur Twitter, les déclarations qui s'accumulent sont-elles à prendre pour des témoignages ou pour des fantasmes ?

(Capture d'écran Twitter)

Anonymer un tweet, c'est trop drôle...
Hier soir, tout le monde était on fire quand l'Équipe de France a battu 4-2 la Croatie, lors d'un match historique. Pour célébrer la victoire et après avoir sauté sur les tables des bars, de nombreux Français se sont logiquement dirigés vers les Champs-Élysées, pour se fondre dans la masse de supporteurs.

Derrière l'ambiance festive, les cris et les larmes de joie, des incidents plus sombres - ce sont des crimes, s'ils sont avérés - sont venus gâcher la fête de plusieurs femmes. Sur Twitter, une certaine Kateya a regroupé plusieurs tweets, dénonçant des comportements sexuels inappropriés, dont de nombreux témoignages d'agressions sexuelles
On a envie de croire que cette inconnue est une malade.
Mais on peut aussi être saisi d'un doute:


Réaction instantanée:


Le stoïcisme, une alternative qui avait échappé à KateyaV, comme à la plupart.

Frottées, touchées, collées, embrassées et caressées sans consentement (sic), plusieurs femmes racontent aujourd'hui leur mauvaise expérience dans les rues de Paris et dans les transports en commun. Elles sont d'ailleurs nombreuses à souligner que personne ne leur est venu en aide.
La soirée d'hier était un terrain favorable : la vigilance des forces de police était orientée sur le bref passage des champions sur les Champs-Elysées, mais la préfecture de police avait négligé de protéger les spectatrices exaltées par la chaleur ambiante et l'attente. En même temps, il est vrai qu'en France, les distinctions de races et de sexes sont en voie d'extinction, alors...

Des dizaines de femmes éplorées - ou d'activistes opportunistes - racontent leurs mésaventures avec des hommes saouls et violents. Faudra-t-il que la police des moeurs reçoive une manne de crédits et d'effectifs pour que cessent ces agressions sexuelles ? Si certains festivals prennent des mesures, pourquoi le ministère de l'Intérieur reste-t-il lent à la détente ?

Pour mémoire, en 2017, un rapport du ministère de l'Intérieur a enregistré 16 400 plaintes pour viol, ce qui constituait une hausse de 12 % comparée à 2016. Depuis l'éclatement de l'affaire Weinstein (le producteur hollywoodien qui aurait violé et agressé des centaines de femmes) et l'arrivée des mouvements #MeToo, Time's Up ou #BalanceTonPorc, les paroles des victimes de violences sexuelles n'ont jamais été autant médiatisées. 
Stigmatisation ou incitation ?

Le magazine des Pinault édulcore...



Durant le Mondial, plusieurs femmes ont rapporté avoir été victimes d'agressions sexuelles. 

Le Point ne nie pas des cas mais les arrange à sa sauce. 

Son titre est racoleur "des femmes dénoncent des agressions sexuelles dans les rues", puis il se retire...

"Alors que des centaines de milliers de supporteurs tricolores prenaient d'assaut les rues pour célébrer la victoire des Bleus à la Coupe du monde, dimanche soir, plusieurs femmes ont raconté [elles ne témoignent pas !] avoir été agressées sexuellement. Depuis, les témoignages d'agressions et de harcèlement sexuels se multiplient sur Twitter. "Je vous laisse observer la soirée horrible que la délicatesse masculine [généralisation militante] a fait passer à beaucoup trop de femmes hier soir", écrit une internaute, @KateyaV, qui accumule les plaintes circulant sur les réseaux sociaux.

La vertueuse twitto est à l'évidence une militante provocatrice.

Elle pratique l'amalgame, mais le dénonce chez ses contradicteurs : interdiction de dire que "les femmes" sont des s*lopes, mais feu vert au traitement ironique de la "délicatesse masculine"...

Objectif : relance du "Black-Blanc-Beur"



Piège dans lequel ne doivent pas tomber les endogènes



Le Point banalise en se mêlant au concert des plaignantes.
"Ce ne sont pas les seuls débordements qui ont eu lieu dimanche 15 juillet, en marge [bien évidemment !] des rassemblements festifs." A la bonheur, dirait Brigitte Macron ! 
On n'est plus sur le même registre, mais si ça peut faire dévier le sujet, Le Point n'hésite pas : "Près de 102 personnes ont été interpellées et 90 d'entre elles ont été placées en garde à vue à Paris, selon le préfet de police," pour d'autres violences qui, elles, ne sont pas des crimes : le saccage de devantures, par exemple. "Des incidents [sic] ont été signalés dans la soirée sur les Champs-Elysées, notamment le pillage du Drugstore Publicis"... 
"A Lyon, 30 personnes ont également été interpellées après des violences, vols et échauffourées" [des incidents?]. 

On en vient à ce qui émeut Le Point : "Durant le Mondial, plusieurs journalistes avaient rapporté être victimes d'agressions sexuelles. C'était notamment le cas de Mariana Zacarias, qui avait dû repousser les avances d'un homme qui tentait de l'embrasser de force en plein duplex. Cet incident avait été fortement médiatisé et relayé sur les réseaux sociaux. C'est en effet ce qui importe !

Le Point n'a d'ailleurs pas la courtoisie de mentionner les violences de Caen.
Des groupes de jeunes violents, perchés sur les abribus (dont les vitres ont été rapidement brisées), ont déclenché une rixe visant des "supporteurs" un peu trop tricolores et fiers d'être Français, un sentiment qui n'est pas aussi bien partagé qu'il est dit...

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