POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

dimanche 27 septembre 2015

Remaniement du gouvernement Valls: départs, chassés-croisés et arrivées

L'Elysée prépare l'après-régionales qui promet une vague bleue

Une équipe de combat dédiée au 
candidat Hollande à la présidentielle

A eux seuls et à ses yeux, la croissance et l'emploi ne justifieraient donc pas ce grand remaniement gouvernemental puisque, sauf surprise du capitaine de pédalo, il n'interviendra pas avant plusieurs semaines. Le président travaille déjà à un casting qui frapperait les esprits et rassemblerait la gauche autour de lui, vraisemblablement dans la foulée des régionales des 6 et 13 décembre. 

D'ores et déjà, ses conseillers se consacrent à la chasse aux têtes, y compris hors du milieu politique 

Plusieurs personnalités issues de la société civile ont été discrètement sondées cet été pour entrer au gouvernement. 
Ainsi, Nicolas Hulot, qui travaille à l'Elysée sur le sommet sur le climat. Le président lui aurait demandé s'il accepterait de devenir ministre. Mais l'ex-animateur d' "Ushuaïa"aurait décliné. "Il ne faut pas fermer la porte", veut croire un conseiller du pouvoir. Trouver une personnalité qui incarne l'écologie et ramène vers le PS les électeurs écolos est une tâche malaisée, car le président ne veut plus s'embarrasser des ingérables d'EELV et une Corinne Lepage (CAP21, Citoyenneté, action, participation pour le XXIe siècle) est bien trop indépendante. Quant à N. Hulot, il a longtemps été stigmatisé comme aventurier, voire mercenaire de l'écologie-spectacle sur TF1.

"L'écologie n'est heureusement pas le monopole d'un parti", glisse d'ailleurs Hollande dans Le Parisien Magazine. Autour de lui, on redoute en effet qu'une candidature de la députée EELV de Paris Cécile Duflot en 2017 ne provoque une catastrophe. "Il faut que François soit au second tour, c'est très chaud ! " souffle un ministre anonyme, voire inventé.  

L'ex-secrétaire générale de la CFDT, 70 ans en 2017, "Nicole Notat ne veut pas, et Hulot traîne des pieds", confie un responsable du PS. Le casting version société civile semble compliqué.

Le jeu de chaises musicales

Des ministres désabusés font savoir qu'ils changeraient bien de poste. 
Certains pressent même Hollande d'accélérer en remaniant... avant les régionales, car ce remaniement sera sans doute le dernier. Ainsi, le ministre du Chômage, Michel Sapin, a-t-il chargé L'Obs de diffuser son rêve d'entrée au Conseil constitutionnel, où trois sièges vont se libérer début 2016. 

Stéphane Le Foll aurait bien quitté l'Agriculture -où il est grillé- pour le Travail mais il s'est vu préférer la jeune Myriam el-Khomeri et viserait n'importe quel poste désormais, dont la Défense. Le Drian, un professeur d'université (Rennes 2) à l'Agriculture ? Les nombreux Bretons du gouvernement pourraient pâtir aux Régionales des multiples mouvements sociaux dans les milieux des éleveurs, des agriculteurs, du conflit sur l'aéroport de Nantes à Notre-Dame-des-Landes ou encore de la mobilisation massive des 'Bonnets rouges' pour l'emploi et contre l'écotaxe.

Ségolène Royal ne refuserait pas le Quai d'Orsay si Laurent Fabius (bientôt 70 ans) rejoignait le Conseil constitutionnel, ou la Défense, si Jean-Yves Le Drian, 68 ans, prenait sa retraite en région Bretagne après les  Régionales. 

Le chef des députés PS, Bruno Le Roux, espère aussi entrer. Le garde chiourme rêve d'une retraite de ministre. De fait, les sorties possibles de Fabius et Le Drian aiguisent les appétits, dans un climat de frustration et de nervosité. "Ils veulent tous un sucre !" s'agace "un cadre" socialiste qui ne souhaite pas se faire connaître. 

Un climat délétère de fin de règne s'installe avant l'heure
Les provocations du ministre de l'Economie Emmanuel Macron, protégé du railleur des "sans-dents", horripilent ses collègues. "C'est le chouchou", lâche, le visage tordu, un ministre de poids, mais masqué. "Il a pris la grosse tête", persifle un autre, également non identifié. 
Le président balance en attendant de voir comment se déroule la recomposition politique à gauche, après l'implosion d'Europe Ecologie-les Verts. On dit même (de source inconnue) que Monsieur P'tite Blague s'amuse de voir le marigot socialiste en émoi... La France et ses chômeurs attendront.

Absurdité de la pensée unique: le Mali est-il un pays de race blanche ?

Reproche à Nadine Morano de penser que la France est un pays de "race blanche'" 

Tabou du politiquement correct: les races sont une invention 
Laïcité ne signifie pas oecuménisme

La théorie du genre fait disparaître les caractères sexuels, alors les ''races' et les religions !...
Nadine Morano a transgressé les tabous en disant l'impensable que tout le monde pense sans le dire. La presse s'est emparée d'une déclaration pour en faire une polémique, sorte de piqûre de rappel de ce qu'il faut penser, n'en déplaise aux penseurs libres et davantage encore aux libres penseurs, qui s'accommodent des atteintes aux libertés de pensée et d'expression.

L'eurodéputée regrette l'"envahissement" du pays, mais n'aurait pas le droit de le dire au "pays des libertés" ! 
Pour contester le droit supposé de migrants -dont les origines d'un sur trois ne sont pas toujours attestées - elle fait d'ailleurs valoir que les racines de la France sont ''judéo-chrétiennes" et non pas syriennes, ni maliennes, ni afghanes. Mais ses rappels ne satisfont pas les chroniqueurs Léa Salamé, franco-libanaise née à Beyrouth, d'un père universitaire libanais et d'une mère arménienne, et Yann Moix, découvert par Bernard-Henri Lévy. 
Hormis Geoffroy Lejeune, rédacteur en chef au service politique de Valeurs Actuelles - "venu faire la promotion de son livre 'Une Election ordinaire', selon les hôtes maltraitants d'ONPC sur YouTube, le plateau était garni de contradicteurs potentiels: Frédéric Chau, un humoriste (du Jamel Comedy Club) et acteur né à Hô-Chi-Minh-Ville de parents chinois originaires du Cambodge et authentique réfugié du Viêt Nam dans les années 70 et Xavier Durringer, un scénariste et réalisateur français, également venu vendre un livre paru il y a plusieurs semaines et auteur d'un film de mai 2011 évoquant certains aspects à charge de l'ascension au pouvoir de Nicolas Sarkozy, comme Frédéric Chau, mais à la différence de Nadine Morano, candidate à la primaire Les Républicains.

Après avoir tenté en vain d'opposer Nadine Morano à Nicolas Sarkozy, les chroniqueurs l'ont harcelée de questions sans la désarçonner, jusqu'à la fin, quand leurs questions se chevauchaient. Nadine Morano est une débatteuse coriace que les charges de ses interlocuteurs ne font pas vaciller sur ses convictions. Et elles sont pourtant à contre-courant de la pensée unique qui dirige les arrogants du microcosme parisien. Dans l'arène, les amateurs de polémiques en furent pour leurs frais. Ils avaient ouvert le questionnement sur l'affaire des insultes de Guy Bedos qui la traita de "conne" à Toul, la ville où elle est domiciliée avec ses enfants et où le public pouvait retirer des places gratuites distribuées par la mairie socialiste... Mais, l'air niais (même refait), Ruquier n'y trouva rien à redire, puisqu'il employa le fils Bedos, et railla même l'ancienne ministre d'en être offusquée, puisque Bedos est un  comique grossier et un  misogyne invétéré de quatre-vingts ans. 

La députée européenne a assumé de précédentes déclarations passées au crible
  
La candidate à la primaire Les Républicains était invitée pour développer ses propos sur l'immigration et l'Islam. Ils ont provoqué de vifs échanges sur le plateau, mais aussi des applaudissements du public et des huées dirigées contre Ruquier. Face à Laurent Ruquier, ses deux chroniqueurs et des invités mal disposés (Durringer, F. Chau et Marc Lavoine dans le rôle de l'humaniste populiste qui aime les voitures), Nadine Morano a été appelée à s'exprimer une fois de plus sur  le port du voile, dans le (secret ?) espoir de faire du buzz, alors que l'émission est boudée par les responsables politiques, enfin las de se faire malmener, notamment François Fillon qui s'est juré de ne jamais entrer dans la cage aux fauves et l'a rappelé ce dimanche. 
''Et quand vous voyez le nombre de personnes qui portent des voiles intégraux en France, ça c'est un envahissement '', a-t-elle fait observer. Les commentateurs sautent allègrement des phrases et des minutes d'échanges pour enchaîner sur sa mise en garde: il s'agit d'''une question de sécurité (...) Vous ne savez pas du tout qui se cache là-dessous'', a-t-elle insisté, farouche. 

Souvent décrié, Twitter est appelé à la rescousse de l'émission à scandales de politique spectacle 

La Morano est aimée pour ce qu'elle dit. Si les bobos parisiens à la traîne du pouvoir socialiste la pointent, les Français se reconnaissent en elle. Authentiquement populaire pour n'avoir pas été rééduquée à Science Po ou formatée à l'ENA, elle est du peuple, pour le peuple. 

Reprochant à Nadine Morano d'être obsédée" par la religion musulmane, Yann Moix a cité les déclarations de sa cible en juillet dernier dans les colonnes de Valeurs Actuelles : ''Il faut préserver nos racines, ça veut dire aussi qu'il faut maîtriser l'immigration, il faut que la religion musulmane reste une religion minoritaire, je le dis''. La députée reste ferme: ''Nous sommes un pays judéo-chrétien de race blanche qui accueille des personnes étrangères, comme le disait le général de Gaulle'', a souligné l'ex-ministre, ce qui fait réagir le comédien Frédéric Chau qui se qualifie de ''jaune.''

Froidement, Moix estime même que la France pourrait tout aussi bien devenir un pays musulman et déplore que l'invitée de l'émission ne le souhaite pas. Il est ainsi fait grief à Nadine Morano de répondre fermement: "je n'ai pas envie que la France devienne musulmane".


Le polémiste Yann Moix fait aussi son trou dans l'émission sur le mot ''race'', répliquant avec véhémence : ''N'utilisez pas ce mot, c'est indécent''. A part cet interdit, la police de la pensée n'est pas totalitaire...  ''Je suis désolée, c'est un mot qui est dans le dictionnaire; je ne vois pas en quoi il est choquant'', oppose Nadine Morano au moraliste. 

L'intervention de l'ex-ministre a suscité de nombreuses réactions sur Twitter. 
Ainsi le journaliste David Perrotin a rappelé que le mot ''race'' figurait bien au dictionnaire, mais avec ''une précision de taille'', c'est-à-dire une connotation qui s'applique aux régimes communistes aussi bien. Perrotin est à BuzzFeed France, après avoir été à Rue89 (c'est-à-dire Le Nouvel Observateur, à 66% propriété de Bergé-Niel-Pigasse, également détenteurs du groupe Le Monde) et Libération (détenu par Bruno Ledoux et Patrick Drahi, également propriétaire de L’Express et L’Expansion. Le dernier de cette triade d'hommes d'affaires, le banquier Pigasse est également actionnaire du journal Le Monde et du... Huffington Post
Nadine Morano fait face à du lourd, une mafia d'hommes d'affaires qui dicte sa loi aux décrypteurs et chroniqueurs.
 
Le site TerraFemina qui soutint Ségolène Royal en 2007 et fait aujourd'hui le procès de Nadine Morano s'est ainsi appliqué à provoquer des prolongements à l'émission. 
Exemple d'amalgame délirant instrumenté par ce media:
(en arabe, s'il vous plaît!)
Sans mise au point, ce site publie des tweets de téléspectateurs (d'un niveau intellectuel remarquable) "qui ont largement réagit (orthographe dans son jus) à ces propos qu'ils jugent racistes et insultants."
TerraFemina cautionne ces débordements, Moix rappelle les autres à la décence et Ruquier valide les insultes de Bedos à Morano "dézinguée" par les internautes, se félicite le media dédié aux... femmes ! 
La précédente internaute avoue ne pas savoir de quoi elle parle...
TerraFemina qui publie le premier ne peut ignorer le second, niaisement insultant, qu'il passe sous silence. 
Quand la république se porte mal, la démocratie entre en souffrance et le peuple en révolte.

Hollande ouvre la chasse aux vrais-faux chômeurs

Le contrôle "renforcé" des demandeurs d'emploi passifs débute ce lundi 

Pôle emploi 
lance un dispositif de traque des chômeurs défaillants  dans leur re
cherche d'un emploi 
Dès ce lundi, soit quatre jours après la publication des mauvais chiffres du chômage, une hausse de 0,6% en août, le pouvoir socialiste prend tous les moyens pour contribuer à l'inversion de la courbe du chômage, annoncée de longue date et attendue fébrilement par François Hollande. Or, pour le candidat putatif à sa réélection, la situation est grave, voire désespérée.
  
Quels que soient les ministres du Travail -de l'optimisme professionnel de Michel Sapin aux balbutiements de Myriam El Khomri, en passant par l'accablement non dissimulé de François Rebsamen, le chômage demeure à des niveaux historiquement haut en France. Le gouvernement a donc décidé de faire porter la responsabilité de ses échecs par les travailleurs en recherche d'un emploi, quitte à stigmatiser par une traque les chômeurs installés dans leur statut d'assistés. Testé dans quatre régions entre la fin 2013 et l'été 2014, il a encore fallu une année de plus -et la fin de l'été 2015-  pour que Hollande se décide  à lancer, ce lundi, le contrôle renforcé des demandeurs d'emploi. La dernière trouvaille du gouvernement pour tordre, enfin, une courbe du chômage rétive à toute inversion depuis le début du mandat Hollande, consistera à tordre le bras des bénéficiaires de l'allocation chômage. 20.000 suspects de plus se sont en effet inscrits à Pôle emploi en août. 

Elément de langage volontariste: "contrôle renforcé des chômeurs"
En clair, sans fioriture sémantique, Valls est en charge de l'ouverture d'une chasse aux démarcheurs mous d'un emploi, les "demandeurs passifs" dénoncés par Rebsamen, en septembre 2014. 
VOIR et ENTENDRE Rebsamen, le 2 septembre 2014:

Ces propos étaient alors jugés "scandaleux et indécents" par le secrétaire national de la CGT Chômeurs, Jean-François Kiefer qui estimait que "ce gouvernement de gauche mène une politique de droite", et dénonce la volonté du gouvernement d'avoir de "belles statistiques" grâce à l'augmentation des radiations, comme le souligna également Eric Aubin, membre de la direction de la CGT chargé de l'emploi : "La seule solution que trouve le gouvernement pour faire baisser la courbe du chômage, c'est de sanctionner les demandeurs d'emploi en considérant qu'ils ne recherchent pas activement des emplois." Le syndicaliste estimait par ailleurs que le chiffre de 350.000 emplois non pourvus évoqué par le ministre pour justifier une décision autoritaire et brutale ne s'appuie que "sur des projections" qui ne prennent pas en compte "la nature" des emplois en question, révélant un "manque de sérieux".
Le secrétaire général de la CGT, Thierry Lepaon, avait réagi aux déclarations de François Rebsamen : "des propos provocateurs qui prétendent [...] détourner l’attention sur l’échec flagrant de la politique économique et sociale du gouvernement."


Lien PaSidupes (septembre 2014): "Chasse aux chômeurs: Rebsamen veut radier les demandeurs d'emploi passifs"
  

Les soupçons émis par François Rebsamen et désormais assumés par Myriam El Khomri, ne manquent pas de froisser les quelque 5 millions de demandeurs d'emploi répertoriés en France, selon la presse qui arrondit les chiffres vers le bas. D'autant qu'à la vérité, fin août 2015, le nombre de demandeurs d'emploi de catégories A, B, C s'établissait à
5.420.900 en métropole (5.726.300 Dom compris): 20.000 inscrits de plus qu'en juillet. 

En quoi consiste ce dispositif d'ampleur aux effets incertains? 

Des créations d'emploi dans la fonction publique qui accroissent la dette publique... Au total, 200 agents ont été recrutés pour s'acquitter de la mission. A terme, ils devraient permettre à Pôle emploi de passer au crible l'état des recherches de quelque 180.000 chômeurs suspects chaque année, soit près de 5% des 3,57 millions de demandeurs d'emploi sans aucune activité. Officiellement, aucune obligation chiffrée de résultats, ni en terme de cas traités ni en terme de radiations, ne sera toutefois assigné aux contrôleurs, assure la direction de l'agence publique. 

Mais le contrôle renforcé a déjà du retard à l'allumage. 
Ce lundi, seuls 15 agents seront opérationnels. Ils seront répartis dans trois régions: en Aquitaine, Limousin et Poitou-Charentes, cette dernière ayant déjà servi de région pilote lors des tests réalisés en 2014. Pour voir l'intégralité des nouveaux effectifs demander des comptes au inscrits, il faudra attendre au moins la fin du mois d'octobre, le temps d'achever leur formation et leur répartition géographique. L'Ile-de-France devrait être dotée d'une trentaine d'agents. Qui sera la cible d'un contrôle? Théoriquement, nul n'a la garantie d'échapper aux contrôles, pas même ceux qui ne bénéficient d'aucune indemnisation. 

Mais certains passifs seront davantage ciblés que d'autres. 
Dans 50% des cas, les dossiers seront choisis "aléatoirement", dit-on. Mais l'autre moitié des dossiers traités aura fait l'objet d'un ciblage particulier au préalable. 
Parmi les critères déjà évoqués par la direction de Pôle emploi, sont prioritairement visés les chômeurs qualifiés recherchant un emploi dans des secteurs "en tension" (l'hôtellerie, les métiers de bouche ou le secteur du bâtiment, par exemple). Mais aussi les chômeurs de longue durée. 

En quoi consiste la procédure? 
Contrairement à ce qui se passe en Belgique, pas question d'aller visiter les chômeurs à domicile ou d'éplucher leurs comptes bancaires. La procédure débute par un examen informatique de chaque dossier. En cas de doute sur un profil, le "contrôleur" adresse, dans un premier temps, un questionnaire au chômeur qui a éveillé ses soupçons. Charge à ce dernier d'apporter la preuve de ses démarches en mettant à disposition de l'agence ses lettres de motivation et l'agenda de ses éventuels entretiens d'embauche. A défaut de réponse satisfaisante, le contrôleur prend directement contact pour un entretien téléphonique qui, si les doutes n'étaient pas levés, débouche alors sur une convocation physique, en agence, avec un conseiller. Les contrôleurs ne doivent pas rencontrer eux-mêmes les contrôlés. 
Les tests en régions ont-ils déjà apporté la preuve de l'efficacité d la procédure Même si l'échelle du test réalisé l'an passé (trois régions) est limitée, elle aurait toutefois apporté quelques enseignements. Les 6.515 contrôles, réalisés en PACA, Franche-Comté et Poitou-Charentes à cette occasion, avaient donné lieu à 1.168 radiations. Soit plus de 15% des dossiers traités. Dans le cas de contrôles ciblés, les radiations atteignaient même 35%

Mais ces chiffres élevés cachent de nombreuses 'subtilités'. 
Ainsi, une part importante des défauts de recherche détectés s'expliquent davantage par le découragement des candidats que par une volonté de fraude avérée, estimait l'étude de Pôle emploi, où le syndicat arrivé en tête aux élections professionnelles est la CFDT, proche du PS et donc du pouvoir. 
Mais surtout, toutes régions confondues, 55% des chômeurs radiés ne bénéficiaient de toute façon d'aucune indemnité chômage... Ces radiations ont donc eu un impact plus statistique que budgétaire. A plus forte raison dans la mesure où les radiations prononcées n'excédaient pas 15 jours. Restait donc à contrôler les bénéficiaires frappés de découragement. 

La mesure est loin de faire l'unanimité: elle est perçue comme une agression
Pôle emploi se défend de vouloir "fliquer" les chômeurs - "il ne s'agit en aucun cas de surveillance, mais d'un soutien bienveillant à la remobilisation à travers une prise de contact", a assuré à plusieurs reprises la direction de l'agence.
Syndicats et chômeurs y voient surtout
une volonté de faire baisser les (très mauvais) chiffres du chômage en augmentant même temporairement le nombre de radiations administratives. Dans son rapport sur l'état de la France en 2015 voté ce mercredi, le Conseil économique, social et environnemental (Cese) préconise lui aussi le "contrôle renforcé". Non pas celui des chômeurs, mais plutôt celui de l'ensemble "des politiques de lutte contre le chômage", alors que leurs effets sur la croissance et l'emploi apparaissent plus que jamais incertains. 
Lien PaSiDupes : "Escalade dans la traque du chômeur: le contrôle des demandeurs d'emploi n'est pas suffisant"

On comprend
pourquoi Hollande et Valls ont préféré "ministre passive"  néophyte,  ambitieuse et manipulable au Travail, plutôt qu'un vieux briscard retors. Surtout pas une personnalité intègre et respectueuse des chômeurs, victimes de la politique de Hollande, les 'sans-dents' de l'emploi.

samedi 26 septembre 2015

Auxerre: pastille rouge pour les sans porc des cantines

Faut-il avoir honte de ne pas manger du porc? 

Coup de gueule de Malika Ounès
Son indignation lors du conseil municipal de jeudi soir a très vite franchi les murs d'Auxerre et les frontières de l'Yonne en Bourgogne. La conseillère municipale DVD a en effet dénoncé le dispositif mis en place dans l'école primaire des Piedalloues dans la commune, pour distinguer les enfants en fonction de leur régime alimentaire : un collier avec une grosse pastille rouge pour ceux qui ne mangent pas de porc et un collier avec une pastille jaune pour ceux qui ne mangent pas de viande du tout, comme le rapporte Creusot Infos.  
"Voilà ce qui est mis autour du cou des gamins pour montrer qu'ils ne mangent pas de porc", a dénoncé jeudi soir Malika Ounès, présentant la fameuse ficelle assortie de sa pastille rouge. Sur le coup, le maire socialiste d'Auxerre, Guy Ferez, qui découvrait vraisemblablement ce système de colliers distinctifs, n'a pas semblé s'en émouvoir outre mesure. 

VOIR et ENTENDRE Malika Ounès interpeller le maire lors du conseil municipal:  
C'est une mère de famille outrée qui a prévenu l'élue de l'opposition municipale, sa fille ayant ramené par hasard le collier à la maison. "C’est révoltant. Cela renvoie à des heures sombres", estime Malika Ounès dans la presse locale, sans crainte des clichés faciles, sachant que les persécutions staliniennes sont également à l'origines d'horreurs.

Le maire socialiste d'Auxerre fait pourtant l'innocent 

Le maire est celui qui a autorité pour signer les menus servis dans les cantines scolaires de sa ville, mais ses services se désolidarisent de l'école en question. "Une initiative malheureuse, maladroite et isolée", déclare la mairie. Cette surprenante initiative n'aurait pourtant pas été décidée à la mairie, mais directement au sein de l'équipe en charge de la restauration à l'école des Piedalloues. 
La mairie d'Auxerre assume maladroitement la maladresse commise par "ses agents qui ont voulu bien faire". "Quand on a appris ça, on est tombés de la chaise. Evidemment, ça va à l'encontre de ce qu'on défend depuis 12 ans. Dès qu'il a eu connaissance de la situation, monsieur le maire a lancé une enquête administrative [mais n'a pas pris la parole en public].
La mairie avoue un fichage

Sur plus de 1.500 élèves, ça ne concernait que 18 enfants, tous en maternelle ou en primaire. Bien évidemment, puisque la mairie n'est pas en charge des cantines du second degré ! 

La plupart ne sachant pas lire
[au primaire ?], ce code couleur a été utilisé pour les distinguer, se défend la mairie. D'autant que la responsable de ce point de restauration est nouvelle et ne connaît pas encore tous les élèves", rapporte Christian Sautier, directeur de la communication à la Ville, donnant matière à l'accusation de délit de faciès. 

Ce communicant affirme par ailleurs que l'initiative n'a duré que le temps d'un repas : "Contrairement à ce qui a été dit, il ne s'agit pas d'un système, mais d'une initiative isolée, maladroite et malheureuse qui a eu lieu lundi et c'est tout. Dès que le problème a été rapporté par des parents, le personnel municipal chargé de la restauration scolaire y a mis un terme". 

Responsable des cantines, la mairie pourtant n'assume pas ce faux-pas
Les faits ne se suffisent pas: la majorité municipale estime que la stigmatisation ne ferait pas polémique sans proximité des Régionales.  Malika Ounès (DVD) est en effet candidate aux régionales contre le maire Guy Ferez (PS)... 
Le fichage des enfants musulmans par la mairie d'Auxerre n'aurait-il pas fait plus de bruit dans les media si la discrimination s'était déroulée à Béziers.
Najat Vallaud-Belkacem, la ministre de l'Education nationale, a-t-elle condamné  Ferraz ?

 

Turquie: une Française soupçonnée d'espionnage arrêtée

La Française est-elle un perdreau de l'année ?

Etrangère en Turquie, elle manifestait aux côtés de réfugiés syriens

Charlotte Lecaille, 28 ans, a été interpellée par les autorités turques.
La manifestante vit à Istanbul, où elle enseigne la langue française depuis trois ans. Lundi 21 septembre, cette Française a été interpellée dans une marche de soutien aux réfugiés syriens, en compagnie d'une amie du nom de Nora, mais allemande, et de trois Syriens, rapporte Metronews.
 
Selon France 3 Nord Pas-de-Calais, les deux Européennes sont accusées d'avoir incité les migrants à passer la frontière entre la Turquie et la Grèce et la Bulgarie. La presse turque soupçonne cette Valenciennoise d'origine d'être une "anarchiste", une "espionne" qui serait "membre d'un groupuscule politique" cherchant à "déstabiliser le pouvoir".

Ingérence de la Française et de ses amis syriens

France 3 rapporte que  le père de Charlotte Lecaille (Jean-Luc, 59 ans certificat d'aptitude aux fonctions de Directeurs d'Etablissements sociaux), a toutefois pu la joindre deux fois depuis son incarcération : elle serait en bonne santé mais elle ne comprendrait pas les raisons de son incarcération au centre de détention administratif de Kumkapi.
L'une des soeurs de la jeune femme, Margaux Lecaille, commente. "C'est tellement risible et fou de lire ça. Mais c'est aussi très inquiétant. On ne sait pas pourquoi ils dressent un tel portrait"
"Elle garde le moral. Elle est détenue dans de bonnes conditions, avec de nombreuses personnes, notamment des migrants", ajoute Margaux dans les colonnes de Metronews.

La ressortissante française est défendue par des avocats missionnés par le consulat de France. "C'est une personne qui aime aider. Elle a toujours fait partie de mouvements spontanés de solidarité. Mais ce n'est certainement pas celle que la presse veut décrire", martèle Margaux Lecaille. Sur Facebook, une page "Soutien à Charlotte Lecaille" a été ouverte et clame le message de la Française et Nora, son amie allemande : "Nous sommes convaincues que la solidarité n'est pas un crime".

Pour l'instant, "comme c'est la fête de l'Aïd et qu'elle dure jusqu'à lundi, les avocats n'ont pas reçu les chefs d'inculpation," précise le père de la manifestante. Aujourd'hui, la jeune femme veut juste être rapatriée en France.

Il convient de rappeler que
les étrangers sont soumis au devoir de réserve hors de leur pays d'origine.

vendredi 25 septembre 2015

Ils se disent Syriens, mais un demandeur d'asile sur trois ne l'est pas

Environ 30% des migrants syriens trompent les accueillants sur leur nationalité 

L'Allemagne a fait ce constat lors de leur "enregistrement" pour l'obtention du statut de réfugié

Plus de 3.000 kms à pied, mais propres sur eux
et certains, détenteurs de vrais-faux papiers
Le ministère de l'Intérieur a mis en garde les Etats voisins vendredi. Il se fonde sur ce que constatent les autorités sur place, en particulier la police et Frontex, l'agence chargée de la surveillance des frontières de l'Union européenne.

Cette nationalité bénéficie en effet des avantages aux "réfugiés" d'un pays en guerre
Berlin a décidé de ne plus renvoyer les Syriens vers le pays dans lequel ils sont entrés dans l'Union européenne, comme le prévoit la législation européenne. 
Les réfugiés bénéficient en outre d'un procédure accélérée d'examen de leur dossier. "Nous constatons de faux passeports syriens. Il y a des indications selon lesquelles beaucoup (de migrants) prétendent venir de Syrie mais ne parlent pas un mot d'arabe", a affirmé de son côté le ministre de l'Intérieur, Thomas de Maizière, lors d'une conférence de presse, alors que l'Allemagne attend entre 800.000 et un million de demandeurs d'asile cette année, un record absolu, contre quelque 200.000 en 2014. 

Quatre faux passeports sur cinq appartiennent à des Syriens 

Pourtant, "80% des faux passeports syriens sont trouvés sur des ressortissants de ce pays", explique une porte-parole de Frontex, citée par le site de l'hebdomadaire d'investigation allemand, 'der Spiegel'. "Ils viennent d'un pays déchiré par la guerre. Beaucoup ont probablement dû quitter rapidement leur maison. Certains n'avaient jamais eu de passeport, poursuit-elle. Et il est très difficile d'en obtenir  des autorités syriennes."  

Des  Palestiniens et des Irakiens utilisent dans une moindre mesure des passeports syriens falsifiés. L'Office fédéral des migrations et des réfugiés (Bundesamt für Migration und Flüchtlinge) est chargé de reconnaître s'il s'agit ou non de Syriens par la langue des demandeurs d'asile. Toujours selon Frontex, des Algériens, des Egyptiens, des Marocains se présentent aussi comme des Syriens mais souvent sans avoir aucun document prouvant qu'ils viennent de ce pays.
Entre janvier et fin juillet, 256.938 personnes ont déposé une demande d'asile en Allemagne, dont 55.587 migrants se réclamant de la nationalité Syrie.
La Syrie est le premier pays d'origine des demandeurs d'asile, devant l'Albanie et le Kosovo. 

Le Liban freine l'afflux de réfugiés palestiniens de Syrie
Le pays compte 1,5 million de réfugiés (syriens et palestiniens) sur son sol. Le Liban a pris officiellement, jeudi, des mesures de sécurité compliquant l'entrée sur son territoire des réfugiés palestiniens. Depuis mai déjà, seuls peuvent entrer sur le territoire ceux munis d'une carte de séjour en règle -délivrée par l'ambassade du Liban à Damas- à la condition qu'il soit en outre détenteurs du visa de la Sûreté générale. Ces mesures, a précisé le ministre, visent à empêcher des dérives.  
"Les Libanais ont peur que les Palestiniens s'installent au Liban de manière permanente [en se faisant passer pour Syriens] (…). Les pays, que ce soit le Liban, la Syrie ou la Jordanie, ont peur d'augmenter le nombre de Palestiniens sur leur territoire. Mais tout cela ne peut pas justifier ces mesures (…) qui vont à l'encontre des obligations internationales de l'État libanais (…)", a expliqué à RFI Nadim Houry, directeur adjoint de la section Moyen-Orient de Human Rights Watch à Beyrouth.
Sur les 75 000 Palestiniens de Syrie ayant quitté ce pays, 53 000 se sont réfugiés au Liban
, qui compte déjà douze camps de réfugiés palestiniens accueillant près de 420.000 exilés.

Les vendeurs de vrais faux passeports font fortune, en plus des passeurs 

D'après le 'Spiegel', le marché des faux passeports syriens est particulièrement florissant en Turquie à des prix et des qualités variés. Harald Doornbos, un journaliste néerlandais travaillant pour 'Nieuwe Revu' ainsi payé 750 euros pour un tel document qu'il a reçu quarante heures après sa commande.
Pour la petite histoire, il avait fourni la photo de Mark Rutte, le Premier ministre néerlandais. Ce passeport, lui a-t-on assuré, permettait d'aller aisément à Chypre...

jeudi 24 septembre 2015

Régionales 2015: Christophe Porquier prend aussi la porte d'EELV

Réactions de rejet du PS en vue des Régionales 2015

L'un des pionniers de l'écologie politique en Picardie 
a décidé de quitter son parti

Christophe Porquier devait mener la liste écologiste dans la Somme mais il n'avait pas rassemblé la gauche avec une alliance de l'extrême gauche, face à la montée du Front National. 

Nicolas Dumont, maire socialiste d'Abbeville réagit sans surprise

Vice-président du Conseil régional de Picardie, il soutient Christophe Porquier en appelant "au rassemblement dès le premier tour"...
VOIR et ENTENDRE son appel à la raison:


Conseillère régionale EELV et déléguée à la coopération, Michèle Cahu quitte aussi EELV pour continuer à donner du sens à son engagement politique...
"Plus que jamais écologiste, adhérente depuis 8 ans, je ne suis plus en accord avec l'orientation stratégique et politique d'EELV Picardie, sur la forme, alliance PG annoncée avant le vote de l'AG et sur le fond. Je ne peux m'associer à la décision d'EELV de partir divisés au premier tour, avec une alliance exclusive PG et d'arriver "émiettés" au deuxième avec tout ce que cela comporte d'imprévisible et de risque si nous n'avons pas su créer une dynamique de rassemblement à gauche dès le début."
Tête de liste des écologistes pour la grande région Nord-Pas-de-Calais, Sandrine Rousseau,  dénonce de son côté,"une manoeuvre de sabotage complet"

Michel Guiniot, président du groupe FN au Conseil régional de Picardie, annonce dans un communiqué de presse que Christophe Porquier "tente tout simplement de sauver son poste d’élu puisqu’au regard des très mauvais sondages, les Verts devraient tomber dans les oubliettes de la vie politique !


La crise à Europe Ecologie Les Verts dure depuis le 12 septembre 2015. Réactions politiques après la démission de Christophe Porquier

Réunis à Lille le samedi 12 septembre, les militants EELV des deux régions étaient appelés à se prononcer sur la stratégie des écologistes aux prochaines élections régionales en décembre prochain. 
A une écrasante majorité de 74,4%, les militants écologistes des régions Nord Pas-de-Calais et Picardie ont décidé de rejeter toute alliance avec le Parti Socialiste, une motion portée par Sandrine Rousseau.

La député de la Somme, Barbara Pompili, annonce rester à EELV - alors que son mari a claqué la porte - mais qu'elle "ne soutiendra pas le chef de file régionale Sandrine Rousseau" qui lui crée des difficultés pour une éventuelle entrée au prochain gouvernement Valls.

Cette position qui ne fait pas que des heureux du côté picard... 
Christophe Porquier, alors tête de liste de la Somme, n'avait pas souhaité se joindre à la photo de famille des candidats, ne sachant pas s'il resterait dans la campagne...

mercredi 23 septembre 2015

Martine Aubry s'en prend violemment à "Macron" (sic)

Martine Aubry en a "ras-le-bol" des déclarations d'Emmanuel Macron

La maire (PS) de Lille s'est laissée aller à une violente attaque contre 
Emmanuel Macron

Marginalisée et hargneuse, Martine Aubry a dit son "ras-le-bol" du ministre de l'Economie mercredi, lors de sa conférence de presse de rentrée. 
Interrogée sur les récentes déclarations d'E.Macron, qui avait jugé "pas justifiable" le statut d'emploi à vie des fonctionnairesfaisant déborder son bock de bière, M. Aubry, a répondu en avoir "ras-le-bol" de ce ministre. "Macron... Comment vous dire ? Ras-le-bol ! ras-le-bol, voilà ! Il faut qu'il mette toute son énergie, et sans doute tous ses talents, à accélérer la croissance et l'emploi. Je supporte de moins en moins à la fois l'arrogance - notamment sur les fonctionnaires, pour un ancien fonctionnaire certes devenu banquier d'affaires (...) - , et une ignorance de ce que vivent les gens aujourd'hui, et il y a un moment où ce n'est plus supportable. Qu'il s'occupe de son ministère, ce serait déjà très bien !", s'est emportée l'ex-première secrétaire du¨PS.



Elle s'en est aussi prise aux projets du gouvernement de "modifier le Code du travail, pour accroître la précarité", selon elle, épargnant toutefois le président François Hollande dont elle souhaite "la réussite" du quinquennat, bien qu'il la marginalise. Le réformisme de Valls relève d'"une espèce d'idéologie du passé", qui n'est "pas la modernité", martèle-t-elle. "Comment voulez-vous que les gens ne soient pas inquiets ?"


L'ex-ministre de l'Emploi de Jospin a aussi accusé Valls et son gouvernement de ne "pas appliquer" le texte d'orientation du congrès 

Sans nommer Manuel Valls ou les autres membres du gouvernement (telle Marilyse Lebranchu, une intime), "si ceux qui ont signé ne respectent pas ce qu'ils ont signé, il faut leur poser la question" de savoir pourquoi ils agissent ainsi, a-t-elle lancé aux signataires comme elle, en juin à Poitiersprônant une inflexion de la politique économique



Elle a aussi ironisé sur les décisions du gouvernement qui, "quand il a voulu améliorer la compétitivité des entreprises (...), a réussi à rétablir les marges" des entreprises. "Mais toutes disent: il y a un problème de demande, on n'a plus de marché" et l'effort du gouvernement en ce sens est "encore insuffisant", a-t-elle jugé.

Bruno Le Roux, le président du groupe socialiste à l'Assemblée a aussitôt taclé la maire de Lille.  Moody's vient de déclasser la France" en abaissant sa note, mais "il n'y a pas que les frondeurs qui disent ça", des râleurs qui ont souvent associé "M. Macron et M. Sapin (ministre des Finances et des Comptes publics)" dans leurs critiques.

La meneuse des frondeurs a aussi critiqué le défaut de contreparties aux aides aux entreprises du Pacte de compétitivité et d'emploi. "Sans contrepartie, il n'y a pas de pacte", a-t-elle lancé.

L'amère Aubry n'a pas manqué de taper aussi sur l'opposition

Appuyant sans réserve le candidat PS aux régionales, l'eurodéputé Pierre de Saintignon, son premier adjoint de Martine Aubry à la mairie de Lille, la très courtoise Aubry a encore affirmé - omettant le plus souvent son prénom, comme celui d'Emmanuel Macron - que "Le Pen ne sert à rien" et estimé que Xavier Bertrand, "n'a laissé de trace nulle part".

L'ex-numéro deux du gouvernement Jospin a été aussi détestable avec Xavier Bertrand (Les Républicains) qu'avec Marine Le Pen (FN), tous deux candidats aux régionales en Nord-Pas-de-Calais/Picardie.


Il faut dire qu'Aubry a misé sur le mauvais cheval. Son poulain, Pierre de Saintignon, (PS), premier vice-président du Conseil régional Nord Pas-de-Calais chargé du développement économique, part en position désespérée.

Or, les socialistes locaux lui reprochent son manque d'investissement dans les régionales où son candidat n'est annoncé qu'en troisième position, derrière la première nommée et le second objet de sa furie, qui la talonne. Sa politique du pire est sur le point de réussir, au détriment du Parti socialiste dont elle a pourtant été la première secrétaire.