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jeudi 2 août 2018

Rixe entre rappeurs à Orly: plus de muscle que de talent et de cervelle

L'aéroport porte plainte contre 14 individus dont les rappeurs



Le groupe Aéroports de Paris (ADP) a porté plainte jeudi contre 14 individus, dont les rappeurs Booba et Kaaris, après la bataille rangée à laquelle ils ont participé avec leurs entourages, la veille, à l'aéroport d'Orly, a annoncé une porte-parole d'ADP.
Les faits, filmés par des passagers, se sont déroulés vers 15h00 mercredi dans une salle d'embarquement du hall 1 du terminal Ouest, et ont entraîné des retards de vols, la fermeture temporaire d'un hall, ainsi que des dégradations dans une boutique de produits détaxés (duty free).

Les motifs de la plainte sont "trouble à l'ordre public" avec préjudice d'image et financier et "mise en danger de la vie d'autrui", car "la rixe a empêché la mise en place d'un périmètre de sécurité autour d'un bagage abandonné", a précisé ADP. 
Selon la porte-parole, sept vols ont subi des retards de 15 à 30 minutes car les passagers ont dû être ré-orientés vers une autre salle d'embarquement.

Les rappeurs et des proches qui ont participé à la rixe - quatorze personnes au total - ont été placées en garde à vue pour violences volontaires dans les locaux de la Police aux frontières (PAF), chargée de l'enquête. Les fauteurs de troubles ont passé la nuit en garde à vue, a indiqué le Parquet de Créteil.

Sur les vidéos largement relayées sur les réseaux sociaux, on voit des hommes échanger des coups de poings et de pieds entre les rayons d'une boutique de duty-free et dans les couloirs de l'aéroport, très fréquenté en cette période estivale.

Le rap est une musique de paix et d'amour

Image associée
Les rappeurs Booba et Kaaris (ci-contre) sont impliqués dans des troubles à l'ordre public avec des membres de leur entourage : les primates se sont donnés en spectacle en se battant comme des chiffonniers, provoquant la fermeture temporaire du hall 1 du terminal ouest et des retards de vols. 
Dans des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux par des passagers, on voit des "grands garçons" pleins de muscles se tabasser entre les rayons d'une boutique et dans les couloirs d'une salle d'embarquement de l'aéroport. 

Les deux rappeurs se rendaient chacun de leur côté à un concert à Barcelone, a indiqué une source aéroportuaire.
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A 41 ans, Booba, 1,92 m, est le fils d'un père mannequin sénégalais et d'une mère greffière belge. Il est au centre d'une multitude de polémiques : ainsi est-il accusé de proférer des mensonges sur son vécu et de renier la religion juive de sa mère. Mais ce sont les rivalités de gangs de rappeurs intolérants et violents qui ponctuent sa carrière musicale. 
Les premiers clashs opposent Booba à un autre rappeur, Fabe, en 1997, qui dénonça en lui "Des Durs, des Boss... des Dombis (bidons) ! Il sera incarcéré en 1998 pour avoir braqué un taxi. Provocateur, il s'en est pris à Sinik, Diam's et Matt Pokora dans la chanson D.U.C : "Les négros sont déclassés par Pokora, Diam's et Sinik, la honte négro." Tant et si bien qu'en octobre 2008, Booba se produisant sur la scène d'Urban Peace 2 se fit huer et insulter. En décembre 2010, le métis blâme cette fois le journaliste Harry Roselmack en lui reprochant d'avoir véhiculé une mauvaise image des banlieues parisiennes. Le 23 mai 2012, des coups de feu sont tirés par des figurants alors qu'il tourne en Martinique pour son clip A4. Le 27 août 2012, à Skyrock pour le Planète Rap, Rohff manifeste son hostilité envers l'animateur Fred Musa qui aurait déclaré que Rohff n'assumerait pas d'avoir critiqué sur Twitter la playlist musicale de Skyrock, qu'il juge trop dance et pas assez rap et en profite pour injurier Booba en direct en le qualifiant de "zoulette" (gonzesse).

Image associéeEn juillet 2014, Booba (ci-contre) pousse un coup de gueule sur son compte Instagram, suite à de nombreux commentaires en faveur de la Palestine dans le conflit israélo-palestinien. Excédé par le flot de messages de soutien aux Gazaouites, il qualifie les internautes de pseudo-militants, assurant que ceux qui veulent aider doivent se rendre sur place ou de se taire. Tariq Ramadan monte au créneau en accusant Booba d'être en faveur des Israéliens de par sa passivité et sa critique de ceux qui soutiennent les Palestiniens.

En 2014, Booba et le rappeur Kaaris entament déjà une relation conflictuelle, à la suite des propos de Kaaris lors de l'émission Planète Rap sur la radio Skyrock. Depuis, les deux rappeurs s'envoient régulièrement des piques aussi bien en chanson que sur les réseaux sociaux. Booba s'amusant surtout à endosser un rôle de père, pour rappeler qu'il est celui qui a fait connaître Kaaris au grand public.
Résultat de recherche d'images pour "kaaris"Selon Booba, Kaaris aurait eu peur de participer à une vidéo de soutien dans le cadre du clash contre Rohff et la Fouine.

Kaaris, né il y a 38 ans à Cocody, Abidjan (Côte d'Ivoire) dans une famille chrétienne avec une mère très pratiquante, il s'est rapidement converti à l'islam, allant rejoindre des voisins camerounais musulmans, dès l'âge de 6 ans.
A François Hollande qui a déclaré au sujet des footballeurs: "La Fédération, ce n’est pas tellement des entraînements qu’elle devrait organiser, ce sont des formations. C’est de la musculation de cerveau." Ces propos ont blessé Kaaris qui a immédiatement riposté. "Les footballeurs, ils ne sont pas demeurés du tout [Comme le démontre la castagne publique entre les rappeurs barbares, à Orly]. 
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Pour devenir pro, il ne faut pas juste des jambes, mais aussi un cerveau : tu dois choisir le bon agent, le bon club au bon moment, bien placer ton argent… Peut-être que le président Hollande ne comprend pas ça. Zinedine Zidane, lui, il est hyper intelligent. Déjà, il ne parle pas beaucoup. Et on n’a jamais rien entendu de vraiment négatif sur lui [on a toutefois assisté à un "coup de boule" de son idole, le 9 juillet 2006, lors de la finale de la coupe du monde de football à Berlin, opposant la France à l'Italie]. Il est comme Jean-Jacques Goldman. Ces gars-là sont très hauts et ne sont jamais critiqués, c’est fort. D’autant que plus tu as du succès, plus tu as de la pression. Pour résister à tout ça, il faut être intelligent."


vendredi 25 septembre 2015

Ils se disent Syriens, mais un demandeur d'asile sur trois ne l'est pas

Environ 30% des migrants syriens trompent les accueillants sur leur nationalité 

L'Allemagne a fait ce constat lors de leur "enregistrement" pour l'obtention du statut de réfugié

Plus de 3.000 kms à pied, mais propres sur eux
et certains, détenteurs de vrais-faux papiers
Le ministère de l'Intérieur a mis en garde les Etats voisins vendredi. Il se fonde sur ce que constatent les autorités sur place, en particulier la police et Frontex, l'agence chargée de la surveillance des frontières de l'Union européenne.

Cette nationalité bénéficie en effet des avantages aux "réfugiés" d'un pays en guerre
Berlin a décidé de ne plus renvoyer les Syriens vers le pays dans lequel ils sont entrés dans l'Union européenne, comme le prévoit la législation européenne. 
Les réfugiés bénéficient en outre d'un procédure accélérée d'examen de leur dossier. "Nous constatons de faux passeports syriens. Il y a des indications selon lesquelles beaucoup (de migrants) prétendent venir de Syrie mais ne parlent pas un mot d'arabe", a affirmé de son côté le ministre de l'Intérieur, Thomas de Maizière, lors d'une conférence de presse, alors que l'Allemagne attend entre 800.000 et un million de demandeurs d'asile cette année, un record absolu, contre quelque 200.000 en 2014. 

Quatre faux passeports sur cinq appartiennent à des Syriens 

Pourtant, "80% des faux passeports syriens sont trouvés sur des ressortissants de ce pays", explique une porte-parole de Frontex, citée par le site de l'hebdomadaire d'investigation allemand, 'der Spiegel'. "Ils viennent d'un pays déchiré par la guerre. Beaucoup ont probablement dû quitter rapidement leur maison. Certains n'avaient jamais eu de passeport, poursuit-elle. Et il est très difficile d'en obtenir  des autorités syriennes."  

Des  Palestiniens et des Irakiens utilisent dans une moindre mesure des passeports syriens falsifiés. L'Office fédéral des migrations et des réfugiés (Bundesamt für Migration und Flüchtlinge) est chargé de reconnaître s'il s'agit ou non de Syriens par la langue des demandeurs d'asile. Toujours selon Frontex, des Algériens, des Egyptiens, des Marocains se présentent aussi comme des Syriens mais souvent sans avoir aucun document prouvant qu'ils viennent de ce pays.
Entre janvier et fin juillet, 256.938 personnes ont déposé une demande d'asile en Allemagne, dont 55.587 migrants se réclamant de la nationalité Syrie.
La Syrie est le premier pays d'origine des demandeurs d'asile, devant l'Albanie et le Kosovo. 

Le Liban freine l'afflux de réfugiés palestiniens de Syrie
Le pays compte 1,5 million de réfugiés (syriens et palestiniens) sur son sol. Le Liban a pris officiellement, jeudi, des mesures de sécurité compliquant l'entrée sur son territoire des réfugiés palestiniens. Depuis mai déjà, seuls peuvent entrer sur le territoire ceux munis d'une carte de séjour en règle -délivrée par l'ambassade du Liban à Damas- à la condition qu'il soit en outre détenteurs du visa de la Sûreté générale. Ces mesures, a précisé le ministre, visent à empêcher des dérives.  
"Les Libanais ont peur que les Palestiniens s'installent au Liban de manière permanente [en se faisant passer pour Syriens] (…). Les pays, que ce soit le Liban, la Syrie ou la Jordanie, ont peur d'augmenter le nombre de Palestiniens sur leur territoire. Mais tout cela ne peut pas justifier ces mesures (…) qui vont à l'encontre des obligations internationales de l'État libanais (…)", a expliqué à RFI Nadim Houry, directeur adjoint de la section Moyen-Orient de Human Rights Watch à Beyrouth.
Sur les 75 000 Palestiniens de Syrie ayant quitté ce pays, 53 000 se sont réfugiés au Liban
, qui compte déjà douze camps de réfugiés palestiniens accueillant près de 420.000 exilés.

Les vendeurs de vrais faux passeports font fortune, en plus des passeurs 

D'après le 'Spiegel', le marché des faux passeports syriens est particulièrement florissant en Turquie à des prix et des qualités variés. Harald Doornbos, un journaliste néerlandais travaillant pour 'Nieuwe Revu' ainsi payé 750 euros pour un tel document qu'il a reçu quarante heures après sa commande.
Pour la petite histoire, il avait fourni la photo de Mark Rutte, le Premier ministre néerlandais. Ce passeport, lui a-t-on assuré, permettait d'aller aisément à Chypre...

mardi 24 décembre 2013

Noël: Bethléem se prépare à célébrer la Nativité du Fils de Dieu

Première messe de minuit pour le pape François

Bethléem prépare Noël, fête de la paix dans la tradition chrétienne, 

sur fond de guerres et de violences contre les Chrétiens au Moyen-Orient et en Afrique.

A Rome, le pape François célèbrera sa première messe de minuit. 
L'affluence de fêtes est prévue mardi soir sur la place Saint-Pierre, neuf mois et demi après l'élection de Jorge Mario Bergoglio au Saint-Siège, pour cette grande célébration du calendrier catholique.
La grande messe solennelle dite de "minuit", qui célèbre la naissance de Jésus, Fils de Dieu, dans la crèche de Bethléem, selon la tradition, y finira en fait une heure avant minuit, vers 22H00 GMT après avoir débuté une heure et demie plus tôt.

A Bethléem, le patriarche latin de Jérusalem devait faire son entrée solennelle dans la ville autonome de Terre Sainte, en début d'après-midi.
A partir de minuit, Mgr Fouad Twal, la plus haute autorité catholique romaine en Terre sainte, présidera la grand-messe de Noël en l'église catholique Sainte-Catherine, contiguë à la Basilique de la Nativité, en présence notamment du président palestinien Mahmoud Abbas et de la chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton, en visite privée. 

Au coeur de Bethléem, sur la place de la Mangeoire, en face de la basilique de la Nativité, dont le toit multiséculaire est en cours de restauration, étaient installés un sapin de Noël géant, décoré de rubans rouges, et une crèche. Des pères Noël et bonhommes de neige gonflables apportaient de la joie dans les cafés et restaurants bordant la place, malgré les espoirs déçus après la reprise des négociations directes entre Israël et les Palestiniens fin juillet

Des incidents violents se sont multipliés de part et d'autres ces derniers temps en Israël, en Cisjordanie, et dans la bande de Gaza

Les navettes, pourtant nombreuses, du secrétaire d'Etat américain John Kerry n'ont pour le moment produit aucun résultat concret.
"Même si l'attention mondiale n'est plus sur la Terre Sainte, mais s'est déplacée vers le drame de la Syrie, il faut affirmer que le conflit israélo-palestinien reste capital dans la région et constitue un obstacle majeur à la stabilité du Moyen-Orient", a estimé Mgr Twal mercredi dernier, dans son traditionnel messsage de Noël.
 
Il a par ailleurs évoqué la visite du pape François en Terre sainte, prévue en mai, sans être annoncée officiellement. 
Le pape argentin "a dans le coeur la Terre Sainte et le Moyen-Orient", a souligné Mgr Twal.

De son côté, le président palestinien
Mahmoud Abbas a appelé lundi les pélerins du monde entier à venir faire marcher le tourisme en Terre Sainte à l'occasion de la visite du pape. "Nous espérons que la visite du pape François offrira l'opportunité aux chrétiens du monde entier de se rapprocher de leurs soeurs et frères en Palestine", a déclaré le chef de l'Autorité palestinienne, dans son message de Noël.

L'armée israélienne a assoupli les mesures de sécurité pour faciliter l'accès à Béthléem, pendant les fêtes de Noël.

Bethléem se trouve à environ 10 km au sud de Jérusalem et compte 30.000 habitants, essentiellement des Palestiniens musulmans. La ville possède une petite communauté de chrétiens palestiniens, une des plus anciennes communautés chrétiennes au monde.

Pourvu que les Palestiniens laissent les familles célébrer Noël "sains et saufs", comme dirait Hollande...

lundi 30 mai 2011

Vaulx-en-Velin: le maire PCF hisse le drapeau palestinien à la mairie

Le maire PCF refuse de le retirer: le préfet saisit la justice



Faut-il un passeport pour se rendre
de France à Vaulx-en-Velin,
M.Jean-Jack Queyranne,
président (PS)
de région Rhône-Alpes ?


Depuis près d’un an, la ville arbore le drapeau palestinien sur son fronton


Bien que la Palestine ne soit pas un état, le drapeau palestinien flotte à la façade de l’hôtel de ville de Vaulx-en-Velin, à côté des drapeaux français, européen et celui de la ville, depuis le 30 juin 2010. « C’est un acte de soutien à toutes celles et ceux qui veulent relancer le processus de paix, en Palestine comme en Israël », assure le maire communiste, Bernard Genin (Front de Gauche), malgré l'exclusion du drapeau israëlien.
Le maire partisan part lundi directement dans la ville palestinienne de Beit Sahour, jumelée à Vaulx-en-Velin, sans étape en Israël.

L’initiative avait à l’époque fortement heurté le CRIF (Conseil représentatif des institutions juives de France) : « Nous avons alerté les plus hautes autorités de l’Etat. Sur le fronton de la mairie, c’est le drapeau de la République qui doit flotter. On peut être pro-Palestinien, mais on ne doit pas attiser les haines, il y en a déjà trop. Cela me paraît dangereux, surtout dans une ville où l’on voit un exode de la population juive, souvent agressée. Il y a quinze ans, 250 familles juives vivaient à Vaulx-en-Velin, et elles sont aujourd’hui 35. C’est un échec du vivre ensemble. Quand le drapeau a été installé, nous sommes intervenus auprès du ministre de l’Intérieur, M. Brice Hortefeux à l’époque, qui avait été choqué », affirme Marcel Amsellem, président du CRIF Rhône-Alpes.

En septembre 2010, le préfet, Jacques Géraud, envoya un premier courrier au maire pour lui demander d’enlever le drapeau palestinien. La lettre reste sans réponse.

Nouveau courrier en janvier 2011 du nouveau préfet, Jean-François Carenco, qui fait la même demande. Le maire se fend en mars d’une belle lettre où il explique sa position, mais refuse fermement d’enlever le drapeau. Le préfet a saisi le tribunal administratif. La date de l’audience n’est pas encore fixée.

« Le principe de neutralité des services publics s’oppose à l’affichage de signes politiques, religieux ou philosophiques », explique la Préfecture, en se fondant sur la jurisprudence concernant la commune de Sainte-Anne, en Martinique, qui avait hissé un drapeau indépendantiste.

Vaulx-en-Velin, ville palestinienne


« On préfère la solidarité à la neutralité. Comprenne qui pourra d’ailleurs quand le préfet nous parle de laïcité sur ce dossier. Si nous sommes obligés d’enlever le drapeau, nous le ferons : le tribunal tranchera, et on aura l’occasion d’organiser des rassemblements et des manifestations », affirme l'agitateur Bernard Genin, qui dénonce avec vigueur les propos du CRIF : « Le drapeau palestinien devant notre mairie n’exacerbe en rien des actes antisémites. De tels raccourcis sont dangereux ».

L'élu communiste n'est pas un provocateur: c'est même visiblement un pacifiste !

lundi 19 janvier 2009

France 2 a diffusé de fausses images de Gaza

La chaîne publique écope d'une mise en demeure par le CSA
Imaginez que TF1 se livre à ce type de falsification…

La chaîne de France Télévisions avait diffusé lundi 5 janvier 2009 dans son journal de 13 heures une vidéo censée illustrer les ravages causés par l' "offensive" israélienne alors en cours à Gaza, même s’il s’agit en fait d’une contre-offensive (on omet souvent de le rappeler), suite à des tirs de roquettes sur Israël, depuis la bande de Gaza aux mains des islamistes du Hamas. Les 20 secondes (12, selon Le Point) d'images étaient sans vergogne accompagnées de ce commentaire éclairé en voix off, de nature à nous « expliquer » la situation en toute objectivité : «Pour montrer la violence des combats, les télévisions arabes et Internet diffusent ces images filmées par un téléphone. Il s'agirait d'une frappe de missiles le 1er janvier. Les militaires portent les brassards du Hamas. Sur le sol, des combattants mais aussi beaucoup de cadavres de civilsC’est ce qu’est trop souvent devenu le journalisme du XXIe siècle, dont la tâche militante consiste à expliquer à la masse ignare, voire commenter l’actualité, c’est-à-dire gloser librement, sans respect de l’objectivité et du débat contradictoire.
Sans désigner les journalistes syndiqués qu’ils sont bien obligés de couvrir pour éviter un nouveau conflit, les responsables de la chaîne admettent un « couac » après la diffusion des images d'une explosion accidentelle datant … du 23 septembre 2005 pour illustrer les conséquences de la soi-disant offensive israélienne dans le territoire palestinien. Et entretenir le risque d’importation du conflit palestino-israëlien ?

Des blogs et sites Internet font la pige aux agences de presse

On fait dire ce qu’on veut aux images, selon la manière de les monter, donc d’en inverser l’enchaînement , d’en couper ou de les affubler de commentaires de circonstance sur mesure. Il ne s'agirait pas d'images consécutives à une frappe israélienne sur Gaza mais des conséquences de l'explosion accidentelle d'un camion transportant des roquettes, à Jabaliya, dans un camp de réfugiés palestinien, en ... 2005.

Souvent décriée et méprisée par la presse écrite et par ses propres lecteurs qui ont conservé le culte de l’écrit institutionnel et croient dur comme fer à ce qui les renforce dans leur égarement idéologique, l’information en ligne a démontré son utilité.
La supercherie, émanant vraisemblablement de militants pro-palestiniens, a en effet été détectée par plusieurs
blogs et sites Internet. Photos à l'appui, ces derniers ont remarqué l'étrange ressemblance entre la scène de carnage dont témoigne cette vidéo et les photos de l'explosion accidentelle de 2005, telle qu'elle avait été relatée à l'époque dans plusieurs médias.
Autre élément troublant, sur le site de partage de vidéos LiveLeak, il est bien précisé que la vidéo a été enregistrée le 23 septembre 2005. Depuis celle-ci circule pourtant de plus belle sur Internet, comme une preuve supposée des ravages de la contre-offensive actuelle de l'État hébreu : au point que le site a dû publier une note qui précise le contexte du tournage de la vidéo incriminée.
=> La question se pose donc de savoir si la mystification était intentionnelle et destinée à alimenter la propagande pro-palestinienne, malgré le risque de propagation du conflit au territoire français. Ou pour ce motif. Le CSA ne se pose pas ce genre de question : la gauche prétend qu’il n’est pas libre, mais de qui ?

Les pleutres du CSA

Le Conseil rappelle les termes de sa recommandation du 7 décembre 2004 relative aux conflits internationaux et à leurs éventuelles répercussions en France. Cette recommandation prescrit "une vigilance particulière dans l'exercice de la responsabilité éditoriale, notamment en ce qui concerne la vérification de l'exactitude des informations diffusées".
Le CSA a aussi décidé "d'engager une réflexion sur les conditions et les garanties qui doivent s'attacher à l'utilisation, par les médias audiovisuels, des images et des informations présentes sur Internet".
Les ‘sages’ du CSA se sont contentés d’estimer que France 2 avait manqué "à son obligation d'honnêteté de l'information du téléspectateur". C’est peu dire ! Une belle découverte que le public a faite depuis longtemps, à laquelle, pour leur information, ils associent d'ailleurs France 3, Canal+, M6 et Arte.

Piteuse langue de bois

Etienne Leenhardt, directeur-adjoint de l'information de France 2, a reconnu «une erreur», due à «un dysfonctionnement interne de vérification de l'info». Une déclaration utile… «C'est une erreur de notre part d'avoir diffusé ces images, qui datent en effet de 2005», reconnaît-il. Mais comment pourrait-il faire autrement. «La séquence que nous avons diffusée était censée illustrer la guerre des images sur Internet. Les personnes qui ont préparé le sujet sont allées trop vite», poursuit Leenhardt. Beaucoup de mots pour ne rien dire qu'on ne sache. Il n’admet pas la faute professionnelle et n’annonce pas des sanctions et des démissions : on n’est pas à l’hôpital…
Le pleutre lâche son petit commentaire édulcorant Aspartam : «C'est une bonne piqûre de rappel. Cela nous rappelle que nous devons être très attentifs sur la vérification des sources».
Imaginez-les infirmiers et infirmières
.
A leur place, des journalistes sauraient libérer des lits par leur seule lecture rapide des étiquettes de médicaments. Et sans conséquences sur leurs carrières. La faute aux sous-effectifs et au gros rhume de l’un ou de l’autre !
Mardi, Elise Lucet, la brêle qui lit son prompteur au journal de 13 heures avec un bac +2 de journalisme (BTS) a présenté les excuses de la rédaction évoquant une «confusion regrettable».

Les journalistes s’en tirent mieux que les infirmières

Suite à une faute aussi grave qui met à mal la confiance du public et la crédibilité du service public, dans un contexte aussi brûlant, le CSA a décidé d'infliger une "mise en demeure" à France 2.
L’infirmière fut mise en examen pour une faute moins lourde. Savoir pourtant si France 2 n’est pas à l’origine de tags de synagogues, de camion lancé sur un lieu de culte ou une agression à connotation religieuse.

lundi 12 janvier 2009

Anti-sémitisme : appels au calme, suite à la multiplication d’agressions

La France doit-elle se laisser entraîner à se mêler d’affaires de familles ?

Les actions criminelles se multiplient
  • Hier soir dimanche, une bombe incendiaire a été lancée contre la synagogue de Saint-Denis, dans la banlieue de Paris, mais c'est un restaurant casher mitoyen qui a subi des dégâts. Sa vitrine a été brisée et un mur noirci par un début d'incendie, d’après la préfecture.
  • Lundi 5 janvier, quatre collégiens soupçonnés d'avoir agressé une adolescente juive ont été mis en examen jeudi par un juge de Pontoise, dont trois pour "violences volontaires" liées à "l'appartenance de la victime à un groupe religieux", a-t-on appris jeudi 8 janvier de leurs avocats.
    La jeune fille de 14 ans, accompagnée de sa mère, avait déposé plainte mardi au commissariat de Villiers-le-Bel pour des "violences volontaires aggravées" et des "insultes à caractère antisémite" faisant allusion au conflit israélo-palestinien.
  • La semaine dernière, c'est d'une attaque contre une synagogue à Toulouse que PaSiDupes a rendu compte

    Les appels au calme


    La semaine dernière, après l’attaque contre une synagogue à Toulouse, la ministre de l'Intérieur a réuni les représentants du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) et du Conseil français du culte musulman (CFCM).
  • Pour l'Union des étudiants juifs de France (UEJF), il s'agit du trentième acte antisémite recensé en France depuis le 27 décembre, date du lancement de l'opération militaire israélienne dans la bande de Gaza.
  • Dans un communiqué, la ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie, condamne avec "la plus grande fermeté les actes lâches et inadmissibles" perpétrés à Saint-Denis. "Tout sera mis en oeuvre pour retrouver les auteurs de cette agression afin qu'ils répondent devant la justice de cet acte intolérable", assure-t-elle.
  • "Ces actes sont inacceptables et indignes de la France", a déclaré lundi le secrétaire d'Etat aux Affaires européennes, Bruno Le Maire, sur LCI. "Les souffrances du peuple palestinien choquent tout le monde", a-t-il ajouté, se refusant à parler de "martyrisation" du peuple palestinien - terme utilisé dimanche par la secrétaire d'Etat chargée des droits de l'homme, Rama Yade. "Le conflit du Proche-Orient, la situation à Gaza ne doit en aucun cas avoir des répercussions ou une quelconque importation sur le territoire français", a souligné Bruno Le Maire.
  • La secrétaire d'Etat chargée de la Ville, Fadela Amara, doit réunir lundi soir les principales associations de quartiers comme SOS Racisme, l'AFEV, Changeons de regard, Droit de cité et Ni Putes Ni Soumises, qu'elle a fondée et présidée avant d'entrer au gouvernement.
    "On ne doit pas justifier au bout de la chaîne des actes antisémites dans notre pays sous prétexte qu'il se passe des choses terribles", a-t-elle expliqué dimanche sur France 2.
  • Le porte-parole du PS, Benoît Hamon, interrogé sur RMC et BFM TV, a déclaré : "J'espère que tout le monde saura garder son sang froid", a dit lundi le porte-parole du Parti socialiste.
    Les pouvoirs publics et la classe politique doivent "donner les bonnes grilles de lecture pour dire que c'est un conflit entre
    Israël et les territoires palestiniens, pas un conflit entre les Juifs et les Arabes", a ajouté le député européen.
  • Dans un communiqué, le maire de Paris, Bertrand Delanoë, assure "tous les Juifs de Saint-Denis et de France de (sa) solidarité". "L'actualité tragique qui s'écrit à Gaza ne saurait justifier la stigmatisation ou le recours à la violence, sur notre territoire."
  • De son côté, SOS Racisme "rappelle que tous ceux qui voudraient jouer le jeu de l'importation du conflit (...) sur notre territoire ne le font certainement pas pour aider ni les Israéliens, ni les Palestiniens".

    Des défilés sont-ils indispensables ?

    Certaines organisations ou associations et certains partis manquent au concert des appels à la paix civile et intercommunautaire, mais le double langage en la circonstance serait certes catastrophique et criminel.
  • Samedi 3 janvier, quelque 21.000 manifestants, selon la préfecture de police, avait défilé à l'appel d'un collectif entre République et la place Saint-Augustin, dans le VIIIe arrondissement de Paris, où se trouve l'ambassade d'Israël. Des heurts avaient éclaté à l'issue de cette manifestation et plusieurs véhicules avaient été incendiés.
    Samedi 10 après-midi , trente mille personnes, selon la préfecture de po lice, ont manifesté à Paris pour témoigner de leur soutien aux Palestiniens de la Bande de Gaza, appelant Israël à arrêter sa contre offensive.
    Aux cris de "Nous sommes tous des enfants de Gaza", "Europe complice, Israël assassin", ou encore "Montrez la vérité, médias français", les manifestants ont défilé à Paris en brandissant des drapeaux palestiniens et des pancartes sur lesquelles on pouvait notamment lire "arrêtons le massacre du peuple palestinien", "Israël criminel de guerre".

  • Parmi les associations pro-palestiniennes venues manifester, on notait la présence de l'Union juive française pour la paix. "C'est inadmissible d'agresser un peuple qui se bat contre la colonisation. Tout juif français ne soutient pas Israël", a expliqué Jean-Guy Greilsamer, l'un de ses membres qui a ajouté que l'association demandait que l'accord entre l'Union européenne et l'Etat hébreu soit suspendu. "Nous sommes pour des sanctions contre Israël", a-t-il précisé.

  • "Nous en appelons à l'Union européenne pour que des mesures soient prises pour arrêter ce massacre", a déclaré pour sa part Sylviane de Wangen, secrétaire générale de l'Association France Palestine Solidarité (AFPS), en soulignant également l'importance pour les Palestiniens d'avoir leur propre Etat.

  • Olivier Besancenot, porte-parole de la LCR, a expliqué qu'il était venu manifester "en solidarité avec le peuple palestinien et pour pointer du doigt l'hypocrisie de la communauté internationale".

  • Egalement dans le cortège, Alain Lipietz, député Vert européen, il s'est dit "indigné" par la situation dans la Bande de Gaza. "L'Europe pourrait taper du poing sur la table et dire 'ça suffit'. Elle ne le fait pas", a-t-il déploré.

  • Mark Cramer, membre de l'association Américains contre la guerre (AAW) France, qui rassemble des Américains vivant en France, s'est dit inquiet du peu de réaction du président-élu Barack Obama sur ce conflit. "Il y a des crimes de guerre. On ne peut pas rester silencieux", a-t-il affirmé.

  • "Nous sommes venues manifester notre mécontentement de ce qui se passe en Palestine, car manifester, c'est tout ce que nous pouvons faire. Là-bas, ce sont les enfants qui sont les plus touchés", expliquait Ajar, une jeune Française d'origine marocaine venue défiler avec plusieurs amies.

  • La manifestation était organisée à l'appel du Collectif national pour une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens, regroupant de nombreuses organisations, parmi lesquelles Agir contre la guerre (ACG), ATTAC, le MRAP et Droits devant.

  • Plusieurs partis politiques français avaient également appelé à défiler contre Israël: Les Alternatifs, la LCR, le NPA (Nouveau parti anticapitaliste), le Parti communiste français, le PCOF (Parti communiste des ouvriers de France) et les Verts.

  • Des syndicats, aussi: la CGT, la FSU, le Ligue des droits de l'homme (LDH) et l'UNEF figuraient aussi parmi les autres mouvements ou syndicats qui soutenaient la manifestation.

    Des manifestations similaires étaient également organisées dans de nombreuses villes françaises. A Nice et Paris, la fin des manifestations a été ponctuée d’incidents.
  • Dimanche, tandis que le Bondy Blog assure que les journalistes français sont dirigés par le lobby juif, Yahoo ! Actualités qui l’héberge rend très peu compte de l’activité des Juifs de France. Il faut chercher ailleurs une information neutre et équilibrée…
    12 000 personnes selon le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) se sont réunies dimanche après-midi avenue Matignon à Paris (VIIIe) pour soutenir l’action d’Israël. Drapés de grands drapeaux israéliens ou brandissant de petits drapeaux de l’Etat hébreu, les manifestants ont écouté des discours et chanté des chants en hébreu, mais aussi la Marseillaise.
    Le Grand rabbin de France, Gilles Bernheim, guide spirituel de la communauté juive, a déclaré "Israël se bat uniquement pour la liberté et la survie de son peuple, il n'y a aucune volonté de détruire un autre peuple".
    Parmi les personnalités, on notait la présence du chanteur Enrico Macias, du député-maire UMP du XVIe arrondissement, Claude Goasguen, et de Serge Klarsfeld, fondateur de l'association des Fils et Filles des déportés juifs de France.
    Le Crif avait appelé initialement à manifester devant l'ambassade d'Israël mais, faute d'autorisation, le rassemblement qui a duré une heure, s'est déroulé dans une rue voisine. Une délégation a tout de même été reçue à l'ambassade d'Israël.

    Juifs et musulmans sont tous des sémites et l’antisémitisme ressemble donc fort à un conflit de famille qui prend les proportions d’un suicide collectif ?

  • Si les auteurs de ces violences sont des Français amateurs de violences qui se sentent interpellés par ce conflit lointain, qu’ils sachent que leur place n’est pas ici, mais si ce.ne sont pas Français, ils doivent néanmoins respecter la population qui vit en paix en France, le pays qui les accueillent, d’autant qu’ils bénéficient peut-être du statut de réfugiés politiques. La France est en effet un pays pacifique et une terre d’asile pour les victimes de la guerre. On ne peut être pacifiste, solidaire de belligérants et reproduire dans l’hexagone le conflit israëlo-palestinien en petit, pour se donner l’illusion de participer à quelque chose de grand et historique.
  • Les manipulateurs utilisent un conflit politique de territoires pour faire se dresser des croyants de religions différentes les uns contre les autres, aux cris de Paix ici ou là...
  • lundi 17 décembre 2007

    Noël de la France aux Palestiniens: 300 millions de dollars

    Sarkozy, pro-Palestinien?
    Ce n'est pas ce que les quartiers veulent croire.
    Le Président Nicolas Sarkozy annonce que la France fournira 300 millions de dollars d'aide aux Palestiniens. Les jeunes des quartiers se sentiront-ils dépouillés? Vont-ils s'enflammer et en réclamer autant? Le PS pourrait les y encourager…
    "J'ai le plaisir d'annoncer que (La France) fournira pour accompagner la création de l'Etat palestinien 300 millions de dollars", a déclaré le président français lors du discours d'ouverture de la conférence d'aide aux Palestiniens, qui se tient toute la journée à Paris.
    Pour soutenir financièrement l'émergence d'un Etat palestinien, "la France versera 25 millions d'euros d'aide budgétaire dès demain pour que dès le début du mois de janvier les Palestiniens puissent faire face aux besoins les plus criants", a annoncé Nicolas Sarkozy.
    Les Etats-Unis doivent annoncer une contribution de plus de 550 millions de dollars pour 2008 et l'Allemagne promet 200 millions d'euros (près de 300 millions de dollars). Les socialistes de Grande-Bretagne, Italie et Espagne? Les pays scandinaves, chers à Marie-sEGOlène Royal, restent discrets sur l'ampleur de leur générosité...
    Contexte
    Environ 90 délégations se retrouvent ce lundi à Paris à la "conférence des donateurs pour l'Etat palestinien". Elle est chargée de recueillir les 5,6 milliards d'euros demandés par l'Autorité palestinienne pour aider financièrement à la création de l'Etat palestinien auxquels ils aspirent et conforter les espoirs de paix encore fragiles nés de la réunion d'Annapolis aux Etats-Unis fin novembre.
    Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, la secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice, arrivée dimanche soir, le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov et son homologue israélienne Tzipi Livni doivent notamment prendre part à la réunion autour du président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas.
    La conférence a été ouverte vers 09h30 (heure française) par le président français Nicolas Sarkozy, qui a déjà vu dimanche M. Abbas au palais de l'Elysée. La conférence a en effet été précédée dès dimanche soir par un dîner informel rassemblant autour du ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner certains des participants les plus importants.
    La France assurera la présidence de la réunion, avec trois co-présidents: la Norvège, traditionnellement présente sur ce dossier, la Commission européenne et l'ancien Premier ministre britannique Tony Blair, émissaire du quartette international pour le Proche-Orient.
    Environ 70 pays - membres de l'Union européenne, pays du Moyen-Orient, membres du G8, grands pays émergents - seront représentés, en majorité à un niveau ministériel. Une vingtaine d'organisations ou institutions financières internationales seront également présentes.
    Mahmoud Abbas a appelé les donateurs à apporter une aide financière rapide aux Palestiniens pour éviter une "catastrophe totale" dans les Territoires. "Sans ce soutien, sans les aides en liquide permettant au Trésor palestinien d'accomplir son rôle, nous serons confrontés à une catastrophe totale en Cisjordanie et dans la bande de Gaza", a déclaré M. Abbas.
    Nicolas Sarkozy a également proposé lundi la création d'une force internationale chargée, "le moment venu", d'appuyer les services de sécurité palestiniens, lors de l'ouverture de la conférence des donateurs de l'Etat palestiniens.
    Au-delà de l'aspect économique, la communauté internationale entend renouveler son appui politique aux efforts de paix après la conférence d'Annapolis où Israéliens et Palestiniens se sont engagés à oeuvrer en vue d'un Etat palestinien fin 2008.
    La conférence de Paris doit également permettre, en filigrane, de conforter l'Autorité palestinienne face au mouvement islamiste Hamas, qui contrôle la bande de Gaza.

    La réunion doit se terminer en fin d'après-midi, avec l'annonce officielle du montant global qui aura été recueilli.

    samedi 30 juin 2007

    Le tramway de Marseille déplaît aux …Palestiniens

    Un tramway nommé délire !
    Ou comment un tram fait dérailler: pouvons-nous encore construire un tramway en France sans provoquer l'ire de nos amis qui nous veulent du bien?
    Le tramway marseillais est inauguré par J.-C. Gaudin, 1er cible. Nécessairement contesté pour son tracé et sa gestion confiée au privé, 2° cible, la société qui l’exploite, Véolia, 3° cible , elle aussi est l’objet de critiques. Les associations et organisations marseillaises -pro-palestiniennes- déterminées à se faire entendre à cette occasion ont décidé d’une campagne de presse commune.
    Résumé de ‘Interview des Femmes en Noir de Marseille’ :
    Le nouveau tramway de Marseille, qui ne fait pas l’unanimité ici, est aussi l’objet de contestations de la part d’associations connues pour leurs engagements pour la Palestine. (photo de gauche, France-Palestine à Paris-2005)Pourquoi ?
    - Parce que Veolia transport (ex-Connex), filiale de Veolia environnement (ex-Vivendi-Environnement, ex-Générale des eaux) est une entreprise française et elle exploite les lignes de tramway à Marseille et les lignes de tramway à …Jérusalem. (cible Véolia, ci-contre à droite)
    - Parce que le tramway Veolia de Jérusalem est la « goutte d’eau » pour les Palestiniens privés de leur terre et de la création d’un Etat libre et indépendant…
    - Parce que confisquer aux Palestiniens leur capitale fait partie de la politique d’apartheid du gouvernement israélien… donc de Veolia et par conséquent de Marseille ?
    - Parce qu’en 2002, deux compagnies sont retenues : deux entreprises françaises réunies dans un consortium CityPass, la Connex transport, filiale de Veolia Environnement qui exploitera la ligne pendant trente ans, et Alstom qui fournira les rames. Les contrats obtenus par ces entreprises françaises offriront-elles des emplois aux Français et immigrés d’origine étrangère que ce n’est pas important. Cette affaire rapporterait en effet seulement 400 millions d’euros à Veolia et Alstom, et leurs employés.
    - Parce que Veolia est déclaré hors la loi par des Palestiniens de Palestine ou qui se trouvent sur le sol Français
    - Parce que Veolia exploite aussi le tramway de la discrimination et de l’apartheid…
    - Parce que Veolia renforce la stabilité et l’attractivité des colonies dans et autour de Jérusalem-Est- Parce que, en bref, Veolia participe à la colonisation...
    Petite extrapolation en guise de généralisation de la haine
    Exportons la haine sur le territoire de la France qui nous accueille… Si je comprends bien en effet, ce serait les mêmes logiques ici et là-bas ?

    Les situations de la France et de la Palestine sont bien évidemment loin de se ressembler Pourtant (photo de droite-Montpellier) on ne peut éviter la question que pose cette irruption concomitante des deux tramways là-bas et ici (ici concernant d’ailleurs un grand nombre de villes françaises et pas seulement Marseille). La logique du profit des entreprises Alstom et Veolia les rend capables d’enfreindre les lois et de mépriser leurs responsabilités éthiques, sociales et citoyennes, et ce malgré un discours affiché qui se veut responsable tel que leur propagande [‘leur’, car l’intégration, c’est pour les autres] sur le tramway « écologique ». L’écologie leur donne aussi des boutons, alors ?
    A la clé de ces tramways, une stratégie extrêmement conquérante des deux entreprises françaises Alstom et Veolia qui font main basse sur un mode de transport en commun dont on attendrait qu’il soit au service de l’ensemble des populations, ici et là-bas. Comme l’ont bien montré nos camarades de la CGT RTM, Véolia avec l’opération, rafle ce qui devrait continuer à relever d’un service public, financé pourtant par les contribuables, et ceci avec la complicité des autorités territoriales des deux villes.
    La fabrication même des infrastructures a mis ou mettra littéralement les riverains pendant de longs mois dans une grande souffrance, quand ils ne sont pas, comme sur le trajet de Jérusalem, purement et simplement expropriés de leurs terres.
    L’internationalisation s’étend par l’insistance sur le même parallèle mono-maniaque et haineux : ‘Cette logique va servir ceux que le pouvoir, dans les deux régions, veut privilégier. A Marseille, ce sont les quartiers aisés du centre-ville déjà bien pourvus en transport qui vont prioritairement bénéficier du tram, au détriment des quartiers populaires périphériques, qui restent ainsi très mal desservis. A Jérusalem, les bénéficiaires du tram seront les Israéliens, et principalement les colons [etc] Evidemment les commerçants Français ou non Du secteur très commerçant de la Canebière n’y trouveront pas leur compte, ni les usagers, seulement le gros capital ?’
    Appel à l’activisme ? (Mulhouse- 2006, à droite) ‘On le voit, les deux multinationales mettent en place, pour leur plus grand profit, à Marseille et à Jérusalem, des situations qui ne sont guère équivalentes du point de vue à la fois de la finalité socio-politique poursuivie par les commanditaires et de l’intensité des effets néfastes produits sur les populations. Pourtant, sensibles au poids de tels mécanismes d’exploitation et d’injustice, des solidarités peuvent se manifester entre les deux peuples, le droit de vivre dans son pays et d’y circuler librement, de façon non discriminatoire, étant parmi les biens communs les plus précieux pour tous.’

    Les Femmes en Noir, c’est quoi ? Quel est le sens de leur action ?
    L’association des Femmes en Noir de Marseille fait partie du Mouvement des Femmes en Noir, réseau international de femmes, informel au sens où il n’y a pas une organisation précise avec des dirigeantes élues mais avec une rencontre internationale tous les deux ans. Le Mouvement rassemble des groupes de Femmes dans le monde entier ;
    Mais le Mouvement est né en Israël, fin 1987, à l’initiative d’une militante pacifiste qui, s’inspirant des « Mères de la place de Mai en Argentine « a proposé une action simple à mener mais organisée dans la durée : se retrouver , chaque semaine en noir et en silence autour d’un seul slogan « Arrêt de l’occupation de la Palestine » .
    Pourquoi un groupe sur Marseille, précisément ?
    Parce qu’il nous semblait qu’il manquait une voix, une voix de femmes pour dire que les femmes dans les conflits sont les premières victimes. A Marseille ? Juste Ciel !
    Les Femmes en Noir de Marseille, si toutefois nous avons tout bien compris de cette propagande -et c'est peu probable!-, oeuvreraient donc pour la paix. Elles soutiennent –disent-elles- toutes les femmes qui subissent des conflits et luttent dans leur pays –Israël ?- pour un monde plus juste. Comme en France, malgré Véolia ? La voie qu’elles ont choisie est celle de la non violence active. ‘Non-violentes’ ou ‘actives’ ? Non-violence ou activisme ? Un monde d’amour, quoi? Et la réconciliation avec les femmes -et les mères- israéliennes ?