Les permis de construire et les mises en chantier ont reculé
Tour de béton, de verre et de métal
signée Zaha Hadid pour Jacques Saadé,
sur le port de Marseille
Le positif
Après un effondrement des chiffres à la fin 2008, le troisième trimestre 2009 montre qu'un peu plus de 28.000 logements neufs ont été vendus, soit une augmentation de 65,2% au troisième trimestre sur un an. Au deuxième trimestre, les ventes étaient déjà en progression de 29,6% sur un anaprès une baisse de 5% au premier trimestre.
Le négatif
En revanche le nombre de mises en chantier de logements neufs a continué de reculer de 18,1% sur la période d'août à octobre par rapport à la même période de 2008, selon le ministère.
Le nombre de permis de construire de logements neufs
accordés a également baissé, de 17,2%, sur la période d'août à octobre par rapport à la même période de 2008. Sur la période de mai à juillet, ce recul était de 29,6% sur un an.
Si les ventes ont repris, le nombre de nouveaux logements mis en vente par les promoteurs au cours du troisième trimestre est en baisse de 9,6% sur un an à 19.300.
La balance
"La hausse des ventes est un bon signe", souligne le secrétaire d'Etat au Logement Benoist Apparu . "La demande augmente, les acquéreurs retrouvent une solvabilité et les chantiers vont pouvoir redémarrer", a-t-il déclaré. Benoist Apparu, "c'est une bonne nouvelle pour les accédants à la propriété, les professionnels, les entreprises et l'emploi".
"Les ventes d'aujourd'hui sont les chantiers de demain", a insisté pour sa part Marc Pigeon, président de la Fédération des promoteurs-constructeurs (FPC).
La propagande de méfiance n'a pas l'impact escompté
Photo de presse choisie: engageante ou dissuasive?...
Une désinformation criminelle
Suite à l'hécatombe de personnes âgées victimes de la canicule de l'été 2003, l'INSERM a rendu publique l'estimation de la mortalité liée à la canicule d'août et mis en évidence un excès de mortalité constaté au cours de la période estivale. Le gouvernement avait été accusé d'imprévoyance et, depuis, les ministres ne sont plus autorisés à s'éloigner en période de vacances.
Aujourd'hui, les mêmes accusateurs publics des réseaux d'opposition soupçonnent le gouvernement actuel de dramatiser le risque de pandémie lié à la grippe A-H1NI, d'avoir commandé des doses de vaccins en surnombre et de favoriser des rentrées d'argent dans les laboratoires sollicités.
Mieux (?), des citoyens vigilants, mais irresponsables, ont lancé une campagne malveillante et dissuasive à l'encontre de la vaccination. Des patients à pathologie lourde sont présentées comme de probables victimes du vaccin, qui serait inadapté, voire dangereux. La ministre de la Santé est la cible de toutes les accusations et les personnes à risque sont détournées du geste volontaire qui pourrait les sauver.
Une femme enceinte a perdu son bébé deux jours après s'être faite vacciner contre la grippe A (H1N1), a indiqué ce jeudi l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps), chargée d'étudier la question. Professionnelle de santé, la femme concernée était enceinte de 38 semaines, soit huit mois et demi. Elle a reçu une dose de vaccin avec adjuvant Pandemrix du laboratoire GlaxoSmithKline. Le lien de causalité n'a pas été établi, mais l'effet de ces composants n'étant pas connus chez les femmes enceintes et les enfants, il est recommandé d'utiliser les vaccins n'en contenant pas.
Jean Marimbert, directeur général de l'AFSSAPS, a indiqué qu'il y avait chaque année plus de 3.000 morts in utero avec de nombreuses causes possibles comme hypertension artérielle, infection ou diabète et que 30 % des cas restaient inexpliqués.
Or, Toulouse a connu un record de demandes de vaccination
Les centres de vaccination de la ville rose et de l'agglomération ont connu un record d'affluence le 21 novembre, alors que de nouvelles écoles resteront fermées lundi. En quelques jours, les Toulousains se sont mobilisés contre la grippe A, plutôt que contre le vaccin.
Samedi, au centre de vaccination de la salle Barcelone dans le centre ville, la file d'attente n'avait jamais été aussi importante. « Nous en sommes à la quatrième demi-journée de vaccination et on observe une montée en puissance du nombre de personnes qui souhaitent se faire vacciner », constate Marie-Christine Mialhe, infirmière dans un centre de vaccination international, la semaine, et coordinatrice des chaînes de vaccination de la salle Barcelone, le week-end. « Nous avons eu 36 personnes lors de la première séance, puis 56 à la deuxième, 130 à la troisième et aujourd'hui, on va encore battre le record. La semaine prochaine, nous allons ouvrir une tranche horaire supplémentaire le mercredi matin. C'est nécessaire car des gens viennent aussi sans le bon de vaccination et ne pas les accepter serait prendre le risque de ne plus les revoir. Nous faisons donc des bons à ceux qui n'en ont pas avec leur carte de sécurité sociale. Je pense que si l'affluence augmente encore et si l'épidémie se développe davantage, nous serons amenés à élargir les tranches horaires car le phénomène se constate aujourd'hui dans tous les centres de la ville. Mais cela relève d'une décision préfectorale. C'est aussi la préfecture qui est chargée de réquisitionner le personnel. Ici, je crois savoir que la majorité est venue sur la base du volontariat». Une équipe composée de 14 personnes, dont 2 médecins, 6 infirmiers et du personnel administratif pour trois postes de vaccination, censée répondre à la demande de toute la population du centre de Toulouse…
Des syndicats de médecins font de la résistance
Parce qu'il ne seront pas sollicité avant décembre, des médecins font de la contre-publicité: « En tant que médecin, je dois conseiller à mes patients de se faire vacciner; mais à titre personnel, je m'y refuse. », avons-nous personnellement entendu. « Mais pourquoi, docteur ? » « Eh bien, il n'est pas au point et je ne prendrai pas le risque pour moi, ni d'ailleurs pour ma famille. » Vous quittez donc, perplexe, le cabinet de votre médecin référent.
Et puis vous découvrez qu'ils n'ont pas tous constitué leur matelas pour leurs vieux jours, ou n'en ont jamais assez, et boudent la ministre qui n'a pas fait appel à eux au premier jour. LIRE LaDépêche lien" Un médecin mécontent : « Les généralistes sont oubliés " (3e partie de l'article)
La pression syndicale ne se relâche pas
"Le principe de précaution fonctionne à deux vitesses. Pourquoi cette femme a-t-elle été vaccinée, alors que les textes recommandent que l'on n'utilise pas de vaccin adjuvanté sur les femmes enceintes", insinue le médecin urgentiste militant Patrick Pelloux (Amuf). Et puis, le médecin militant, dans un esprit malsain de vengeance -depuis sa mutation- poursuit dans l'accusation. "Le directeur de la Santé [Didier Houssin], doit s'expliquer là dessus. Il est évident [une évidence subjective et partsane ne vaudra jamais une preuve] qu'il y a des pressions dans les hôpitaux pour inciter les personnels de santé à se faire vacciner.»
Quel sera le verdict de l'Inserm, mais un peu tard ?
Ceux et celles qui refusent de remettre leur sort entre les mains des « citoyens vigilants », des tordus de la politique politicienne, peuvent prendre leur destin en mains et s'informer : LIEN officiel
Les entreprises employant des travailleurs clandestins dans le collimateur
Occupation de chantier à La Défense par des travailleurs clandestins, le 2 novembre 2009 Le ministre de l'Immigration a annoncé dimanche qu'il déposerait prochainement un projet de loi visant à durcir les mesures contre les entreprises qui, en toute connaissance de cause, emploient destravailleurs en situation irrégulière.
Ce texte, a précisé E. Besson sur France 5, sera un "arsenal complet de lutte contre les abus": la "fermeture administrative des établissements employant des étrangers en situation irrégulière",
ou "l'inéligibilité à tout appel d'offres public ou privé de toute entreprise qui aurait employé" des sans-papiers.
Le projet de loi comportera également des mesures de dissuasion, tels
- une majoration des amendes à l'égard des entreprises fautives
- et le "remboursement des aides publiques".
"Plus de tartuferie en la matière"
"Si des étrangers en situation irrégulière sont exploités sur notre sol par des réseaux mafieux, c'est aussi parce qu'ils trouvent sur notre sol des employeurs et des exploiteurs qui abusent de leur situation", a expliqué le minsitre.
Conjointement, le ministre du Travail, Xavier Darcos, avait annoncé un peu plus tôt dans un entretien au Parisien-Aujourd'hui en France que les préfets pourraient prononcer la "fermeture administrative" des entreprises employant des travailleurs sans-papiers, "s'il est avéré que l'activité de l'entreprise est construite autour du travail illégal ou de l'emploi de travailleurs étrangers sans titre de travail". Selon M. Darcos, "les employeurs d'étrangers en situation irrégulière seront dans le collimateur des inspecteurs du travail" et le gouvernement va "renforcer les contrôles et recourir à des sanctions qui touchent au porte-monnaie et à l'image de l'entreprise, afin d'avoir un effet dissuasif".
Protéger les demandeurs d'emploi inscrits
Le ministre du Travail avait souligné que le coût du travail illégal "est estimé à 4% du PIB, soit 60 milliards d'euros, l'équivalent du budget de l'Education nationale".
E. Besson a par ailleurs annoncé qu'il "allait prendre dans les 48 heures qui viennent une circulaire qui satisfera le Conseil d'Etat en précisant les critères" de la régularisation par le travail des sans-papiers. Cette circulaire, a ajouté le ministre de l'Immigration, concernera un millier de personnes.
Il a cité trois conditions: - présence en France depuis plus de cinq ans, - déclaration depuis au moins un an; - et exercice d'un "métier en tension", des métiers qui connaissent en France des difficultés de recrutement.
La députée Edwige Antier a annoncé son intention de déposer une proposition de loi pourinterdire les châtiments corporels, dont la fessée.
Or, les Français se déclarent hostiles à 82% à une loi interdisant la fessée, tandis que 17% des sondés sont pour, selon un sondage TNS Sofres publié dimanche 22 novembre par Dimanche Ouest France. Cette proposition de loi devrait être déposée prochainement par la députée UMP Edwige Antier.
Dolto a laissé l'empreinte de ses cinq doigts dans les cerveaux Français.
Plus de la moitié de ce panel (52%) est psychologiquement correct et considère que la fessée est un "un geste qu'il faut éviter". Parmi eux se trouvent 60% de sympathisants de gauche et 38% de sympathisants de droite. Un peu moins de la moitié du panel (45%), composée des mêmes proportions en terme de tendance politique, pense qu'il faut l'utiliser "carcela apprend à l'enfant le respect de l'autorité". À la question "donnez-vous ou avez-vous donné la fessée à vos enfants ?",67% répondent "oui", dont 46% "exceptionnellement" et 2% "souvent". (sondage TNS Sofres réalisé les 19 et 20 novembre derniers)
L'Europe contre la fessée
Edwige Antier s'aligne
La députée UMP et pédiatre défend cette interdiction ainsi : "Plus on lève la main sur un enfant, plus il devient agressif". Scientifique, non ?
Les plus de cinquante ans sont donc tous des tortionnaires qui reproduisent les traumatismes de la fessée qu'ils ont subie ? Et comment « se fesse » alors que les quinqua et plus sont moins sauvages que les enfants des quartiers de Françoise Dolto ? N'ont-il pas été élevés aux mamelles de la permissivité et de la prévention ?
Françoise Dolto était magnanime et ne jugeait pas un parent qui donne une fessée à son enfant, mais avouait en revanche qu’elle était beaucoup plus sévère si ce même parent ne revenait pas ensuite pour s’excuser de son passage à l’acte. Car gifler ou donner la fessée à un enfant, c’est lui faire subir des humiliations inutiles qui risquent de le marquer à vie dusceau indélébile de la honte.
Grâce au ciel, l'humiliation du géniteur ne traumatise nullement l'enfant-roi. Aujourd'hui, à treize ans, il tabasse sa mère en toute bonne conscience. Or, Dolto n'a pas donné la marche à suivre pour canaliser ses pulsions naturelles, alors débrouillez-vous avec vos ados violents. L'adolescent révolté trouve une jouissance inconsciente à faire perdre son contrôle à un adulte.LienQuand des ados maltraitent leurs parents
Antier a-t-elle gardé la fesse chaude brûlante ?
La vilaine a annoncé son intention de déposer une proposition de loi visant à interdire les châtiments corporels, dont la fessée. En 2008, le Conseil de l'Europe a appelé ses Etats membres à interdire la fessée et "18 Etats l'ont déjà fait", a-t-elle souligné. En 1979, la Suède interdisait par une loi tous types de châtiment corporel. En septembre 2000, l'Allemagne votait une loi interdisant la fessée, la tape ou la gifle. Avant elle, les pays scandinaves (Danemark, Norvège, Finlande) avaient légiféré, tout comme l'Autriche en 1989, puis l'Italie en 1996
Et si un sondage proposait la fessée à l'amère Royal ? Les résultats d'un sondage pourrait amener notre Edwige à se faire violence. Mais c'est ki ki demanderait pardon à l'amère Royal pour Edwige !
Il ne resterait plus qu'à s'abandonner aux animatrices des Maternelles... Interdire le fouet administré par la maîtresse Nathalie Le Breton serait une frustration innommable. Et la séduisante alternative de la morsure entrerait-elle dans la catégorie des supplices honteux, selon Nathalie aux dents si blanches et acérées?
Désirdavenir Royal ne mérite pas de porter les espoirs de la gauche
Bertrand Delanoë, maire de Paris et membre du Bureau National du PS, a jugé que pour devenir leader en politique, il fallait "porter quelque chose de plus grand que soi" et "s'oublier un peu".
Après une semaine marquée au PS par la tentative de coup de force de l'amère Royal -elle montre, ci-contre à gauche, la porte à Peillon, sur un courant (Lire PaSiDupes), et lors du "Grand Rendez-Vous" d'Europe 1-Aujourd'hui en France le 22 novembre, le maire de Paris était invité à réagir sur un propos sur l'ex-candidate battue à la présidentielle qu'il tenait récemment dans un livre : "elle a une certaine propension à s'exposer au détriment de l'intérêt collectif".
"Je le maintiens", a dit Bertrand Delanoë, "je pense que Ségolène comme beaucoup d'autres leaders pensent trop à eux [...]. Je l'ai vu avec François Mitterrand, avec Lionel Jospin, on devient leader quand on s'oublie un peu".
Le maire de Paris fait la leçon à l'amère de Melle
"Il faut s'oublier un peu pour mériter de porter quelques chose de plus grand que soi, qui est une ambition pour son pays, pour son peuple et pour les valeurs dans lesquelles on croit, et ça ne peut pas aller avec le marketing électoral, avec le spectacle ou avec l'égoïsme et je le dis pour tous les socialistes sans exception", a-t-il ajouté. (Lire PaSiDupes)
Le maire socialiste de Paris, Bertrand Delanoë, doit s'expliquer devant le tribunal sur les conditions d'octroi de la concession du stade Jean-Bouin à Paris et risque une mise en examen.(Lire PaSiDupes)
Interrogé sur Radio J, Bertrand Delanoë, qui ne s'était pas encore exprimé sur ce dossier, a évoqué un autre procès où l'ancien adjoint aux Finances de la Ville, Alain Juppé, a été condamné à un an d'inéligibilité pour d'autres emplois fictifs, ce qui a amené l'UMP à rembourser les fonds détournés. "Si cela était fait, si c'était effacé, je préférerais pour tout le monde, parce que moi je n'en veux pas particulièrement à Jacques Chirac, mais j'ai un devoir vis-à-vis de Parisiens, la vérité et l'éventuelle réparation", a-t-il dit. La facture des emplois fictifs présumés retenus dans le renvoi de Jacques Chirac - d'autres étant présumés mais prescrits - est chiffrée à 3,5 millions d'euros dans l'ordonnance de renvoi. La facture globale serait de cinq millions d'euros, selon la municipalité.
"J'ai du respect pour Jacques Chirac avec lequel j'ai de bonnes relations. Je regrette que les circonstances qu'il a voulues (...) fassent qu'en ce moment où je lui souhaite de la sérénité, d'être tranquille, fassent qu'il se retrouve pris par cette affaire", a-t-il ajouté.
Or, l'ancien président Jacques Chirac est également accusé de "détournement de fonds publics" -avec neuf autres prévenus- pour 21 emplois présumés fictifs de chargés de mission à son cabinet de maire de la capitale entre 1992 et 1995 et a accepté de comparaître l'année prochaine au tribunal correctionnel de Paris.
Alors, ce socialiste vertueux propose un 'deal' à Jacques Chirac. Il laisse en effet entendre qu'il pourrait retirer la constitution de partie civile de la Ville de Paris au procès de Jacques Chirac si l'UMP remboursait les fonds qui auraient été détournés !
Marché de dupes
L'ancien président nie que les emplois aient été fictifs et entend plaider la relaxe à son procès. Il n'a donc jusqu'ici jamais été question d'un remboursement ni par l'UMP, ni par aucun des bénéficiaires des emplois en question, à l'exception notable du syndicat FO, qui a reversé à la Ville les salaires du chauffeur de son dirigeant Marc Blondel qu'elle avait pris en charge. Un éventuel retrait de plainte ne mettrait pas fin à l'affaire. Le tribunal statuerait alors sans plaignant ni accusation car le parquet a déjà requis un non-lieu.
En revanche, si le délit de favoritisme était prouvé, la mairie de Paris actuelle pourrait avoir à remettre en question d'autres contrats passés par la ville, notamment pour l'occupation domaniale de Roland-Garros.
L'affaire pourrait toutefois s'avérer embarrassante pour le maire de Paris. D'autant que s'il y a un procès, il risque de tomber en pleine période des primaires socialistes pour l'élection présidentielle, qui devraient démarrer au second ou au troisième trimestre 2010.
Bayrou fait minette à Dany: chaleureuse étreinte sous les projecteurs
François Bayrou a mis sa colère saine dans sa poche et son mouchoir par-dessus
Cinq mois seulement ont passé et déjà, depuis ce débat télévisé pour les Européennes au mois de juin, lorsque le fielleux Bayrou avait insinué que Daniel Cohn-Bendit bénéficiait des « connivences » et des attentions particulières du pouvoir: 3 invitations. Dany-le-Rouge y avait vu une allusion 'ignominieuse'. Piqué au vif et malgré le rappel à l'ordre d'Arlette Chabot sur France 2, Zizou Bayrou, n'y tenant plus, avait alors cloué Cohn-Bendit au pilori, lui reprochant ses préférences sexuelles: sa complaisance envers la pédophilie et son goût pour des attouchements particuliers. VOIR et ENTENDRE Clash Bayrou-Cohn-Bedit_Chabot-A Vous de Juger envoyé par LaFranceFraternelle
Après leur « altercation » et une tactique éléctorale désastreuse du MoDem, François Bayrou s'est vu contraint de rechercher le contact en vue des Régionales. Les deux hommes n'ont pas manqué de se serrer copieusement la main, copains comme cochons sous le feu des projecteurs. Ils participaient tous deux à une réunion transpartisane sur le sommet de Copenhague, organisée à l'Assemblée nationale par le parti Europe-Ecologie.
Lune de miel Un peu plus tôt, le coprésident des Verts au Parlement Européen expliquait avoir reçu des coups de fils et « textos gentils » de M. Bayrou, et avait déclaré n'avoir « jamais été fâché: c'est lui qui s'était fâché avec moi ». Le président du MoDem a assuré pour sa part qu'il n'est pas bon de se fâcher en politique sous les caméras, mais que l'incident des Européennes était « sans aucun doute » oublié. Il appelle ainsi la presse à l'auto-censure pour faire oublier ses mauvaises manières et son manque de maîtrise.
Zizou-Bayrou et Dany-le-Rouge se sont réunis pour tenter de relancer leur vie commune, en prévision du sommet international sur le climat, du 7 au 18 décembre à Copenhague. Michel Rocard tenait la chandelle, mais pas le PS.
Parralèle? Les courbes ne se touchent jamais
«Pour faire quelque chose de sérieux sur ce sujet, il faut se rassembler.Pour faire quelque chose de sérieux pour la France, il faudra aussi se rassembler », explique François Bayrou, anticipant sur les échéances électorales de 2012. Bayrou s'est bien mis de son allergie à l'ignominie...
« Dany » a pour sa part jugé « ridicule » la position du PS qui « dit on ne discute pas avec la droite »et s'est amusé d'un toujours possible raid de Sa Cynique Majesté Royal surce forum après son intrusion aux Journées de Dijon samedi dernier organisées par Vincent Peillon.
Le sommet de Copenhague divise à l'Assemblée Nationale
Cécile Duflot, secrétaire nationale des Verts, entretient la zizanie et estime que les dirigeants politiques n'avaient "pas le droit" de faire de Copenhague une "opération de communication", critiquant la "stratégie de bouc-émissaire" de Nicolas Sarkozy : "C'est pas moi, c'est Obama, c'est pas nous c'est la Chine… C'est toujours les autres", a-t-elle ironisé, soulignant que "la maladie sarkozienne de l'autosatisfaction est plus contagieuse que la grippe A".
Favorables au dialogue dans leurs déclarations à la presse, les partis de gauche avaient néanmoins boycotté la table ronde au motif que des élus de droite étaient conviés. Daniel Cohn-Bendit a donc jugé "ridicule" la position du PS. Il a estimé que "le climat est un sujet important et il faut se parler. Je n'arrive pas à comprendre qu'un grand parti de gauche, aussi grand soit-il, ne pouvait pas participer à ce débat", a-t-il fustigé.
A l'inverse, l'UMP, qui avait d'abord annoncé la venue de son secrétaire général, Xavier Bertrand, a dépêché son spécialiste de l'environnement, le député de la Drôme Eric Diard, selon qui l'enjeu du climat dépasse la France et les clivages politiques. "L'enjeu va au-delà de 2012", date de la prochaine élection présidentielle, a-t-il souligné.
Rififi entre associations: double peine pour les malades
Main basse de Pierre Bergé sur les dons « parasites » au Téléthon ? L'homme d'affaires, à la tête du Sidaction,s'en est vivement pris samedi au Téléthon, qui, selon lui, "parasite la générosité des Français d'une manière populiste". "Les organisateurs du Téléthon ont trop d'argent, ils achètent des immeubles", avait-il accusé. Une allégation démentie par la présidente de l'Association française contre les myopathies (AFM), Laurence Tiennot-Herment, selon laquelle "l'AFM ne fait évidemment aucun placement financier dans l'immobilier".
Un acte criminel à l'approche de l'opération du Téléthon
A deux semaines de la 23e édition de ce marathon télévisuel, inspiré d'une émission américaine, aura lieu les 4 et 5 décembre, les organisateurs du Téléthon doivent protéger leurs malades des prédateurs de dons. Populaire et bon enfant, cette grande opération caritative soutenue par les media publics français, se défend de toute malversation ou mauvais fonctionnement en réaction à des accusations du dirigeant du Sidaction, Pierre Bergé, le pourvoyeur de fonds de Sa Cynique Majesté Royal. Les méthodes de l'une et de l'autre menacent gravement les socialistes valides et les Français en lutte contre contre les myopathies et les maladies neuromusculaires.
Pierre Bergé convoite une part de la manne caritative
La dernière opération de collecte en 2008 a rapporté 104,9 millions d'euros. "Soyons clair, je n'accuse personne de détourner de l'argent (...), mais j'accuse que 100 millions pour le Téléthon ne sert à rien. Les organisateurs du Téléthon ont trop d'argent, ils achètent des immeubles", a-t-il insisté sur France Info. 100 millions qui arrangeraient les affaires de l'association Désirs d'Avenir, bien que fort peu caritative. Encore que le cas de l'amère Royal soit en effet une cause désespérée.
Le Pierrot n'est pas lunaire
Le multimilliardaire du grand luxe français n'attend pas après le Téléthon pour se soigner. Mais s'assigne un devoir de mémoire, à la suite de la mort de son compagnon, le grand couturier, Yves Saint Laurent.
Le nabab socialiste s'est justifié “Je suis une des rares personnes qui puissent s’opposer au Téléthon puisque je suis myopathe". C'est ainsi que l'homme d'affaires Pierre Bergé a commencé son attaque contre le Téléthon, sur France Info, samedi 21 novembre? Non sans compassion populiste, Pierre Bergé, qui est à la tête du Sidaction, estime "absolument inadmissible" que le Téléthon montre "des enfants myopathes, en exhibant [leur] malheur".
Sa victime est amenée à répliquer La présidente de l'Association française contre les myopathies, s'est déclarée dimanche "choquée" par ces déclarations et a démenti que l'association ait réalisé des placements immobiliers.
Elle a en revanche investi dans la construction de bâtiments pour héberger des personnes victimes de la grande dépendance, a-t-elle précisé. D'où un amalgame malveillant et "Le Téléthon ne représente que 5% de la générosité publique (...) Cette accusation de populisme est une insulte pour nos malades et nos enfants. Notre objectif est de trouver les moyens de guérir", a-t-elle dit sur France info. L'AFM assure que 82% des sommes collectées servent à des programmes aidant directement aux traitements des maladies, 36% à des missions d'aide et 2,8% pour la communication.
Les méthodes contre-productives des hystériques du Sidaction
Chacun conserve en mémoire l'agression verbale de ce meneur d'Act Up! qui, à la manière de l'amère Royal à Dijon , avait fait irruption sur le plateau due télévision pour déverser sa rancoeur. VOIR et ENTENDRE l'entretien que France Info a sollicité auprès de Pierre Bergé pour Parlons net, de David Abiker
La présidente de l'AFM bénéficie-t-elle des mêmes moyens médiatiques que le Pierrot multimilliardaire ? La video de son droit de réponse existe-t-elle et où est-elle disponible ? Simple question d'équité en « république du respect »...
Pécresse présume le Téléthon innocent La ministre de la Recherche a souligné dimanche le rôle "absolument crucial" des associations qui "permettent, grâce aux appels aux dons qu'elles font, de nourrir la recherche française", après les accusations de Pierre Bergé.
Interrogée dimanche sur Radio J, Valérie Pécresse a souligné que "les associations permettent, grâce aux appels aux dons qu'elles font, de nourrir la recherche française, et donc le rôle de ces associations est absolument crucial". "L'AFM a créé le Téléthon, ça a été un coup de génie, parce que personne ne s'intéressait aux maladies orphelines", a-t-elle ajouté.
La ministre a dit entendre "dans le cri de Pierre Bergé, le cri des associations qui se mobilisent sur le sida. J'entends un problème de santé publique très grave, qui est qu'aujourd'hui on s'intéresse moins à la question du sida parce qu'on la croit résolue". "Les budgets du sida, je l'ai dit à Pierre Bergé, ils seront au rendez-vous", a promis Mme Pécresse. "La recherche sur le sida continue de progresser, il y a des espoirs fantastiques, peut-être un jour un vaccin, et on ne peut pas couper les ailes à cette recherche, elle est absolument fondamentale", a-t-elle souligné.
Politisation du mouvement caritatif
Les déclarations de Pierre Bergé ont fait des vagues jusque dans les sphères politiques.
Mais il convient de raviver les mémoires sur les méthodes radicales des amis de Pierrot Bergé. Le 6 juin 1996, le deuxième Sidaction, une vaste opération au profit de la lutte contre le Sida organisée sur huit chaînes de télévision, n'a permis de collecter qu’à peine un quart des sommes recueillies lors de la première édition. Pierre Bergé, président d’Ensemble contre le Sida (ECS), imputa une partie de cet échec aux propos virulents tenus sur le plateau par le journaliste (1959) et président d’Act Up de 1994 à 1996, Christophe Martet, qui s’en était pris au contenu de l’émission et à Philippe Douste-Blazy, le ministre de la culture.
Environ une heure après le début de l’émission, Christophe Martet, président d’Act Up, avait dénoncé la soirée de la Cinquième. VOIR et ENTENDRE le résumé proposé par l'INA de la perturbation avec insultes du Sidaction 1996
Le président de Act Up ! établissait un douteux parallèle entre les « six cent enfants » contaminés et les « trente mille pédés morts du sida ». Le militant interpellait peu après le ministre de la culture, Philippe Douste-Blazy, le traitant d’« assassin » et la France de « pays de merde » pour avoir voulu expulser une jeune maman zaïroise, malade et en situation irrégulière. Lze socialiste multimilliardaire confia qu’il partageait l’indignation du militant sur ce point mais jugea le reste de ses propos « irresponsables ». Il n'empêche que le 7/6/1996, Libération titra: « ActUp secoue un Sidaction convenu. Le président de l'association a poussé un coup de colère contre Douste-Blazy » L'INA propose ici un montage sympathique de l'émission, mais ne fait guère oeuvre objective et historique.
Les sanctions des téléspectateurs aux procédés des énergumènes ne se firent pas attendreet ils appelèrent en moins grand nombre. Dans un entretien au Monde, Pierre Bergé souhaita alors organiser un Sidaction dès 1997, sans laisser les esprits s'apaiser jusqu'en 1998. « Peut-être, estimait-il, faut-il arriver à une émission un peu plus austère, plus sérieuse, qui serait plus efficace. » Et moins politiquement orientée. France Info n'a pas remué ce passé.
Des militants démocrates d'Act Up ont peu après fait irruption dans l'églisede Saint Joseph des Epinettes, au cours d'une messe, le 15/09/1996, au cours de laquelle vociférant et brandissant des pancartes contre l'arrivée du pape à Reims le dimanche suivant. Cet office était justement retransmis à la télévision... Désirdavenir Royal n'a rien inventé ! VOIR et ENTENDRE aussi
Les réactions politiques à la diffamation de ce proche de Désirdavenir Royal
La ministre de la recherche, Valérie Pécresse, a veillé aux intérêts de la Recherche et des vies humaines qui en dépendent, sans querelle mesquines det ciminelles de chapelles. Elle a dit entendre "dans le cri de Pierre Bergé, le cri des associations qui se mobilisent sur le sida. J'entends un problème de santé publique très grave, qui est qu'aujourd'hui on s'intéresse moins à la question du sida parce qu'on la croit résolue".
Le député socialiste Manuel Valls a dénoncé, dimanche, des propos "injustifiés" et "irresponsables" qui "créent une concurrence ignoble entre les grandes causes" et "installent un climat de suspicion sur le Téléthon".
Le porte-parole de l'UMP, Frédéric Lefebvre, a ouvertement demandé à Ségolène Royal, qui a bénéficié de l'aide financière de Pierre Bergé, de remuer les lèvres utilement et "de dire ce qu'elle pense des déclarations pour le moins surprenantes d'un de ses proches". Demandera-t-elle le pardon des Français pour ce mauvais coup du Bergé.
L’homme d’affaires et socialiste-caviar dresse-t-il un rideau de fumée devant l'agression Royal sur l'Espoir à gauche que Peillon, par ses soins, a sauvé de la mort, tandis que Désirdavenir Royal faisait une retraite forcée au frigo ?
Parents, PaSiDupes ne vous laisse pas ignorer ce qui se passe dans de trop nombreuses classes, dont peut-être celle de votre fils ou fille. Car ne voilà-t-il pas que Le Monde écoute et diffuse le témoignage d'une professeure qui ose dire ce que la plupart essaient de dissimuler.
L'article intégral du Monde daté du 21 novembre et intitulé:
Opération "zappe ton prof" dans un lycée parisien
« C'est parce qu'une enseignante veut faire cours que des élèves d'une classe de terminale technologique du lycée parisien Jean-Lurçat (13e arrondissement) tentent d'en changer. Claudine Lespagnol n'est pas une débutante. A 58 ans, dont huit dans l'établissement, elle n'a plus envie que les lycéens téléphonent ou envoient des SMS pendant ses cours d'anglais. Et ne souhaite plus voir "des filles s'y maquiller, miroir en main, ou s'épiler le sourcil", situation que dénonce une autre enseignante de la même classe.
Claudine Lespagnol est, de son propre aveu, "un peu sévère... enfin, si l'on considère que leur demander de ranger leur téléphone - sans le leur confisquer, puisque nous n'avons pas le droit -, c'est être sévère". Pour certains élèves, c'est insupportable.
Le 20 octobre, ils signent - à la quasi-unanimité de la classe - une lettre au proviseur dans laquelle ils lui "conseillent vivement d'opérer un changement de prof". La proviseur aura eu beau leur expliquer son refus, le groupe ne lâche pas prise, et sous la signature "la TSTG2" - terminale sciences et technologie de la gestion - adresse une missive au professeur, à qui ils viennent de voler une clé USB. Ils lui conseillent "de procéder à un changement d'attitude, et de cesser de faire des remarques à chaque fois que l'on a un téléphone entre les mains, car cela est une perte de temps. (...) Vous nous prenez trop au sérieux en nous engueulant à chaque cours". Singeant la rhétorique des bulletins scolaires, avant de descendre d'un cran leur registre de langage, ils ajoutent : "Si ce n'est pas le cas et qu'il n'y a aucun effort de changement de votre part, nous n'avons plus que quelques mots à vous dire : allez vous faire enc..." Mme Lespagnol a déposé une plainte pour cette lettre, les menaces verbales qui l'ont précédée, et le vol de sa clé USB.
Depuis jeudi 19 novembre, les enseignants de ce lycée de plus de 1 200 élèves ont débrayé. La proviseur est en arrêt-maladie. Lundi 23, l'inspecteur d'académie devait dire à la classe "combien ces faits sont inacceptables". Mais il reconnaît que "la sanction collective n'existe pas". De leur côté, une partie des enseignants se trouve[nt] bien peu soutenu[e]s par leur direction [Nous y voilà !]. Selon Marie-Hélène Fougeron, professeur et militante de […] SUD, aurait "été évoquée l'idée de changer l'enseignante d'anglais au nom de "la continuité du service public" ". Reste à savoir si cette continuité du service public d'éducation, c'est d'être devant la classe ou bien d'assurer un cours. »
Que voulez-vous ajouter à ça ?
Une compassion malsaine Que la situation à France Télécom n'est pas un cas isolé, quoique monté en épingle, est une vérité de longue date. Dans la police, vilipendée et accusée a priori, ou dans le monde pénitentiaire, où la population n'est pas plus angélique dedans que dehors, les conditions de travail sont extrêmement difficiles. La pénibilité du travail est depuis longtemps dénoncée mais ridiculisée dans l'Education Nationale.
Il convient de rappeller que si les patrons ont, partout et en tous temps, été des exploiteurs, ce sont désormais des oppresseurs et des monstres froids, tous autant qu'ils sont.
Or, voici que la gauche fait la découverte des suicides dans l'Education Nationale. L'image de ces « privilégiés fainéants » intéresserait-elle soudainement la FSU ? On l'a vu, le montant des crédits et les effectifs ne mobilise plus. Les syndicats de professeurs abandonnent donc ce thème fédérateurs d'enseignants et de parents militants, le temps de tester un nouveau mot d'ordre.
Les enseignants ont pourtant depuis longtemps la tête sous l'eau: ils ont appris les techniques de l'apnée, à défaut des arts martiaux. L'approche du mal-être enseignant par les syndicats n'est plus comptable; elle est psychologique. L'oppposition a déclaré cause nationale l'équilibre menacé des enseignants, comme les autres.Opération concertée et politicienne lancée par les centrales, de France Télécom à l'EN, du public au privé.
La seule compassion juste pour l'équilibre des profs malmenés par de petits malotrus ignares et violents justifierait-elle à elle seule ce changement radical d'angle d'attaque ? Ces jeunes 'apprenants', que l'on disait assoiffés de connaissances mais frustrés par le manque de moyens et de personnels, ne seraient plus au centre du système scolaires ? Allons donc ! Ils le restent, détrompez-vous. Quel que soit leur comportement, ils ont des excuses au sommeil en cours et au coma éthylique, à l'absentéisme chronique et travail non fait, aux provocations gratuites et aux violences haineuses.
Il faut sauver le hussard noir de la République
La souffrance des enseignants n'est évidemment pas la motivation profonde, juste et morale des syndicats. Elle est présentée à l'opinion comme une souffrance transversale à toutes les professions et secteurs. Tous les travailleurs doivent être convaincus qu'ils partagent le même harcèlement psychologique.
Désormais, tous ensemble victimes de la course à la rentabilité et soumis aux humiliations d'une hiérarchie inhumaine.
N.B.Deux mots à propos dePhilippe Benassaya
Exceptionnellement, ce bouquin n'est pas un livre pour le compte de personnalités du monde politique et associatif.
Né en 1964 et à la tête d'un …DEA d'histoire, à l'âge de 25 ans (1989), il est aussitôt employé à la Caisse des dépôts et consignations. Mais il faut dire aussi que dès l'âge de 18 ans, il était entré dans une association humanitaire spécialisée dans l'aide aux Refuzniks d'URSS et participa à plusieurs opérations « coup de poing » devant l'ambassade d'URSS et dans des meetings procommunistes. Il est engagé à la ...LICRA, dont il brique la présidence en 2010.
Catherine Ashton devient Haut représentant pour la diplomatie Les premiers dirigeants de l'Europe Les Vingt-Sept états membres de l'Union Européenne ont nommé le Premier ministre belge Herman Van Rompuy 1er président permanent du Conseil Européen et la Commissaire britannique au Commerce Catherine Ashton au poste de Haut représentant aux Affaires Etrangères. Ils formeront un triumvirat à la tête de l'UE avec le Portugais José Manuel Barroso, qui a été reconduit en septembre pour cinq ans à la tête de la Commission Européenne.
Le Français Christian de Boissieu, reste le Secrétaire Général du Conseil Européen pour deux ans encore, ont ajouté jeudi soir le Premier ministre britannique Gordon Brown et le président français Nicolas Sarkozy. C'est un universitaire et économiste né en 1947
Qui sont-ils ?
Herman Van Rompuy
Herman Van Rompuy est un chrétien-démocrate, néerlandophone de 62 ans, considéré comme efficace et discret par ses compatriotes. Il sera la voix de l'UE pour les sommets internationaux plutôt que pour les discussions communautaires.
"Il joue un rôle important depuis près de 30 ans en Belgique, à la tête du parti démocrate-chrétien et flamand (CD&V), puis comme ministre du Budget et enfin comme Premier ministre. Mais c'est normal que les Européens ne le connaissent pas encore, c'est d'abord un homme de l'ombre", explique Pierre Havaux, journaliste à l'hebdomadaire Le Vif/L'Express.
Ce choix de Van Rompuy n'est pas très étonnant Il aurait été très difficile de nommer un leader avec une personnalité politique plus forte, comme Tony Blair on Jean-Claude Junker. Ces personnalités, dont les noms ont circulé, ont d'ailleurs suscité de vives oppositions parmi les Etats-membres. Il se pose en facilitateur discret, en coordonnateur. Or, puisque nous ne sommes pas dans une union fédéraliste, on s'en tient à la lettre du traité de Lisbonne. Il ne devrait pas surprendre les Vingt-sept à l'inverse d'un Tony Blair ou d'un Nicolas Sarkozy qui avait mis ses partenaires devant le fait accompli en allant en Géorgie et en Russie, mais il est vrai que le conflit avait éclaté pendant la présidence française...
A Bruxelles, Herman Van Rompuy est le "Sphinx" "Il ne se répand pas dans les media, il y est allergique! Ne vous attendez surtout pas à des déclarations flamboyantes... Mais ne vous y trompez pas, c'est un faux mou doté d'un humour cynique. Il a le sens du compromis, c'est dans ses gênes, il est Belge", ajoute le journaliste politique. Ce goût pour l'équilibre lui viendrait-il de sa passion pour les haïkus japonais? Rien ne dit qu'en deux ans et demi, voire en cinq ans s'il est reconduit dans ses fonctions, il n'acquière pas davantage d'épaisseur et de charisme.
Ajoutez à cette savante alchimie une dose de lucidité "Il sait parfaitement qu'on l'a choisi pour déminer le terrain et arrondir les angles, surtout pas pour faire de l'ombre à des figures comme Nicolas Sarkozy. Ca ne le dérange pas". Et vous obtiendrez le candidat idéal pour le poste européen dont les contours restent encore à définir.
La Belgique devra renoncer à ce Premier ministre tactique, discret, malin et philosophe qui a su concilier les intérêts des Flamands et des Wallons, à défaut de les réconcilier durablement. S'il reste à Bruxelles, il devra quitter les fonctions de Premier ministre qu'il occupait depuis un an, après la démission d'Yves Leterme, fin 2008. Dans ces habits, il avait su "sortir son pays d'une situation délicate et douloureuse, concilier Flamands et Wallons", souligne Clémentine Forissier, rédactrice en chef d'Euractiv, site d'informations sur l'Europe. "Sans lui, cela va être compliqué... »
Malgré les gaffes qui lui collent à la peau (La Marseillaise chanté à la place de La Brabançonne, des moments d'inattention répétés, etc.), il est plutôt bien perçu par ses compatriotes. C'est vraiment une lourde perte pour la Belgique".
Catherine Ashton
Catherine Ashton devra présider les conseils des ministres des Affaires étrangères. Elle sera également vice-président de la Commission et devra à ce titre être confirmé par le Parlement. Selon le traité de Lisbonne, le Haut représentant aux Affaires Etrangères "représente l'Union Européenne pour les matières relevant de la politique étrangère et de sécurité commune, il conduit au nom de l'Union le dialogue politique avec les tiers et exprime la position de l'Union dans les organisations internationales et au sein des conférences intergouvernementales". En tant que vice-présidente de la Commission, Lady Ashton aura la lourde tâche de coordonner les commissaires associés de près ou de loin aux relations extérieures (commerce, développement, voisinage). Elle présidera les réunions des ministres des Affaires Etrangères et elle sera chargée de créer le service diplomatique européen, appelé à devenir l'un des plus importants du monde.
A 53 ans, elle n'a pourtant jamais été ni élue ni ministre. Mais c'est négliger qu'en mai 2007, la baronne Ashton, anoblie en 1999, est nommée sous-secrétaire d'État au ministère de la Justice, un poste qu'elle ne gardera certes pas longtemps, car en devenant premier ministre, Gordon Brown la nomme présidente de la Chambre des Lords, chambre haute du Parlement, en charge des Relations du gouvernement avec cette assemblée.
Sa nomination au poste de haut représentant pour les Affaires Etrangères de l'U.E. était loin de paraître évidente, et David Miliband, ministre britannique des Affaires Etrangères, paraissait mieux placé. Mais elle a pour elle d'être une femme à l'heure de la parité et de centre gauche, deux critères qui avaient leur importance dans la nouvelle organisation de l'Europe. "Jugez-moi sur ce que je ferai", a lancé, jeudi soir, la nouvelle patronne de la diplomatie européenne. Lorsque, en octobre 2008, Gordon Brown, le premier ministre britannique, a rappelé à ses côtés Peter Mandelson, le choix de Mme Ashton pour lui succéder au poste de commissaire européen au commerce avait déjà suscité l'étonnement, car elle ne s'y connaissait pas dans ce domaine.
La baronne Catherine Ashton fut envoyée à Bruxelles pour devenir commissaire européen au Commerce, succédant à Peter Mandelson, rappelé au gouvernement l'année dernière par Gordon Brown. En un an, Mme Ashton a toutefois fait sa place à Bruxelles où elle est apprue sur l'avant-scène en paraphant, fin septembre, un accord de libre-échange avec la Corée du Sud. "Toujours affable et souriante, elle soigne le contact humain et sait écouter", dit l'un de ses proches. "Elle ne cherche pas à passer en force, contrairement à son prédécesseur, Peter Mandelson", glisse un de ses collègues. Ces dix dernières années, à sa manière discrète, la baronne Ashton n'a jamais été très loin du pouvoir politique. "Cathy était dans les réseaux de Blair très tôt. Elle l'a aidé quand il a créé le New Labour", explique Denis MacShane, ancien ministre aux affaires européennes de Tony Blair. En 1999, Tony Blair, alors premier ministre, la nomme à la Chambre des Lords. Cela lui permet par la suite de devenir sous-secrétaire d'Etat puisqu'au Royaume-Uni, on ne peut être membre de l'exécutif sans avoir un siège à Westminster. Si elle avait voulu être ministre de Tony Blair, la baronne Catherine Ashton of Upholland aurait dû passer l'épreuve des urnes. Elle n'a jamais tenté l'aventure. Economiste et engagée Pendant ces années-là, elle s'est surtout consacrée à des questions d'éducation, de promotion de la diversité, de santé et de libertés publiques, sujets auxquels elle s'est intéressée dès le début de sa carrière. Après des études d'économie et deux ans au sein d'une association de lutte contre le nucléaire, la jeune femme a dirigé pendant six ans une oeuvre caritative du prince Charles, qui mobilise les entreprises pour promouvoir des actions sociales. Proche de T. Blair, Lady Ashton l'est moins de Gordon Brown Pourtant, c'est ce dernier qui lui a ouvert la voie européenne en la nommant présidente de la Chambre des Lords, en 2007. Elle avait pour mission de s'assurer que ses pairs adoptent le traité de Lisbonne. "Elle a été le meilleur président de la Chambre des Lords que le Labour ait jamais eu. Et quand on réussit à ce poste, il n'y a aucune raison de rencontrer des difficultés avec des ministres des affaires étrangères", juge M. MacShane.
Sa nomination est un cadeau de consolation pour Londres Le premier ministre britannique Gordon Brown était très attaché à la candidature de Tony Blair. Conscient que cette nomination ne passerait pas, Nicolas Sarkozy lui a retiré son soutien et le gouvernement travailliste britannique soutint alors la candidature de Catherine Ashton. Il fallait contenter les Britanniques et les travaillistes... Il reste qu'elle n'est pas rompue à la diplomatie. Elle se trouvera pourtant à la tête d'un nouveau service diplomatique de quelque milliers de personnes. Réactions étrangères
Gordon Browns'est particulièrement félicité du choix de Catherine Ashton, membre de son parti travailliste, qui devient ainsi "la première femme à un poste aussi important" de l'UE. Son élection "prouve que la Grande Bretagne est au coeur de l'Europe", s'est-il réjoui.
Réactions françaises
Hommes d'état - Au cours d'un point presse, le président français a jugé le choix du chrétien-démocrate belge "excellent" louant un "homme profondément européen" qui "vient d'un pays fondateur de l'Union Européenne". "C'est un homme habitué aux compromis au bon sens du terme, qui est la base du fonctionnement européen", a souligné Nicolas Sarkozy. - Les Vingt-Sept "n'ont pas fait le choix d'un (George) Washington" pour l'Europe, mais d'un homme "aux qualités de conciliateur", souligne l'ancien président françaisValéry Giscard d'Estaing. A propos maintenant du poste de Haut représentant pour les Affaires étrangères et la politique de sécurité de l'UE, l'ex-président s'étonne qu'il soit revenu à la Britannique Catherine Ashton "en raison des orientations mêmes de la diplomatique britannique, pro-américaine, et engagée fortement dans la guerre en Irak et en Afghanistan". Si le président et le Haut représentant "ont des champs d'action différents", au niveau des chefs d'Etat et de gouvernement pour l'un, des ministres des Affaires étrangères pour l'autre, "l'objectif à atteindre est que l'Europe s'exprime d'une seule voix avec une position unique aux Nations unies, sur les grands conflits mondiaux ou sur l'évolution de la planète", note VGE.
L'opposition Socialistes, Verts et centristes critiquent l'élection d'Herman Von Rompuy à la présidence du Conseil européen. Ils estiment que le Belge manque de poids politique. - Pour Jean-Christophe Cambadélis, secrétaire national du PS à l'Europe et aux questions internationales, la sentence est politique : "La main de Sarkozy et Merkel dans la désignation de Van Rompuy [...] a atteint son but: banaliser la présidence de l'Europe", écrit-il sur son blog. Pour lui, "il n'est pas certain que l'Europe en sorte grandie ou gagne en efficacité, voire en visibilité". Premier jugement subjectif et partisan. D'autres ? - L'ancien Premier ministre socialisteMichel Rocarden rajoute sur France Inter et juge que les 27, par cette désignation, veulent "préserver leurs territoires et empêcher que l'Europe devienne une entité capable de faire vraiment de la politique à leur place". "M. Van Rompuy est probablement un homme charmant" mais "le président de l'Europe doit être quelqu'un qu'on a vu au travail depuis 15 ans ou 20 ans avant et qu'on connaît" dit-il encore. - Au MoDem, même mécontentement Selon son président François Bayrou, invité sur Canal+, Herman Van Rompuy "a été choisi pour ne faire d'ombre à personne", un homme qu'il estime "effacé et inconnu sur la scène politique européenne". Le leader centriste préférait Jean-Claude Juncker, Premier ministre du Luxembourg qui "correspond au profil", selon lui, à la différence des 27. "J'espère de toutes mes forces qu'[Herman Van Rompuy] va faire mentir ce pronostic-là, j'espère de toutes mes forces qu'il va se révéler et qu'il va être le contraire de l'exécutant effacé qu'on voudrait qu'il soit" rajoute-t-il toutefois. Il plaide également pour l'élection du Président du Conseil européen au suffrage universel: "cette manière de désigner le président de l'Europe dans les antichambres, en secret, par des tractations, ça ne va pas". - Pour Cohn-Bendit, "l'Europe a atteint le fond" Pour le Verts Daniel Cohn-Bendit, avant que le président ait posé un premier acte, "l'Europe a atteint le fond" avec la présidence de Van Rompuy. "Ce qui est bien, c'est que nous n'avons plus devant nous que des bonnes surprises. Les choses ne peuvent que s'améliorer", ironise l'amer eurodéputé. "Après avoir nommé un faible président de la Commission européenne (Manuel Barroso), ils ont désormais nommé un président du Conseil falot et une Haute représentante insignifiante (Catherine Asthon)", explique-t-il. Et c'est sans explication: à la tête du client... Pour lui, "les chefs d'Etat et de gouvernement ont poursuivi leur politique d'affaiblissement des institutions européennes". Toujours aussi "lamentable", Dany-le-Rouge conspue vingt-sept états d'un coup.
-Harlem Désir, eurodéputé socialiste: Il faut se croire supérieur pour oser lâcher sur France Info: "C'est une nomination au rabais. C'est une mauvaise décision", regrettant que le choix se porte plus sur "un technicien qu'un politique", parlant du Premier ministre belge avec le respect qui est dû à tout un peuple. "Quand on voit ce qui se joue aujourd'hui à l'échelle internationale, on aurait besoin que les chefs d'Etat et de gouvernement acceptent l'idée qu'il puisse y avoir une voix forte, une incarnation de la position européenne, que l'on cesse d'avoir 27 positions (...)". Et au PS, la Ch'tite Aubry est tellement forte que, de son propre aveu, elle "ne lit rien" et "ne comprend rien" ! Il faudrait "une personnalité qui incarne une vision, qui puisse porter une position européenne, quitte à bouculer les chefs d'Etat et de gouvernement", a imaginé l'eurodéputé avant d'estimer que ce choix n'est pas celui de "l'Europe dont on a besoin pour entrer dans ce XXIe siècle." Etait-il candidat ? Il regrettait aussi ce matin que la britannique soit trop peu connue. L'est-il lui-même assez pour se permettre ce jugement ?
La majorité Les avis sont plus nuancés à droite. Le président Sarkozy a estimé que la presse, qui présente Herman Van Rompuy comme "fade" et "sans relief" le "juge sans connaître": "C'est l'une des plus fortes personnalités autour de la table", a-t-il affirmé. - L'eurodéputé UMP Joseph Daul, également président du groupe PPE au Parlement européen, affirme qu'avec la désignation de Van Rompuy, le PPE "est ainsi conforté dans sa position de première famille politique en Europe".
- Jean-Marie Cavada, eurodéputé Nouveau Centre: "Van Rompuy est un homme qui a la réputation d'être très rigoureux, même très exigeant, voire un peu autère, ça ne fera pas de mal à quelques dérives européennes s'il met de l'ordre dans la maison", a-t-il estimé sur France Info. "Sa réputation est plutôt bonne, même si ce n'est pas un homme médiatiquement très connu, mais ça n'est pas très grave. Après, nous verrons dans ses premiers actes s'il est capable d'établir un profil de personnalité qui met la fonction de président de l'Union au niveau où nous l'attendons tous".
Réactions étrangères - Pour le premier ministre suédois, Fredrik Reinfeldt, M. Van Rompuy fera un excellent président. « Nous avons cherché des personnes capables d’instaurer une continuité, capables de nous unir, d’être la voix de l’Europe, son visage et sa présence dans le monde. Je pense que nous y sommes parvenus »
- Le président français Nicolas Sarkozy a quant à lui déclaré: "J'ai toujours pensé qu'il fallait un président fort. D'autres solutions avaient été envisagées, notamment celle de Tony Blair, mais je suis persuadé qu’Herman Van Rompuy pourra négocier, portera fièrement le drapeau de l'Europe". « Ce n'est pas du tout un choix par défaut», a-t-il ajouté.
- Le britannique Gordon Browna salué le sens du consensus d'Herman Van Rompuy et son intégrité "au-dessus de tout soupçon" M. Blair aurait fait un excellent président mais (..) le Parti populaire européen avait exigé le poste".
- La chancelière allemande, Angela Merkel, qui tenait fermement avec Paris à la nomination du Belge s'est félicitée. Les interlocuteurs des Vingt-Sept, qu'il s'agisse des Etats-Unis, de la Russie ou de la Chine "sauront appeler celui dont ils savent qu'il parle au nom de l'Europe", a-t-elle déclaré. Au sujet de Catherine Ashton, la chancelière allemande s'est contentée d'indiquer qu'elle était "une personne très capable et qui a tout ce qu'il faut pour se charger de ce travail".
- Le premier ministre bulgare, Boyko Borisov, qui sera le premier à accueillir le Président Herman Van Rompuy en visite officielle a déclaré à l’agence de presse bulgare : « La nomination d’Herman Van Rompuy et de Catherine Ashton est une bonne chose pour la Bulgarie et pour l’UE ». - Les Etats-Unis se sont félicité de la nomination des deux nouveaux responsables. Leur désignation coïncide avec la mise en œuvre du traité de Lisbonne. Ces éléments sont la promesse d'un "partenariat renforcé entre l'Europe et les Etats-Unis", a indiqué la maison blanche. - Pour Joseph Daul, président du groupe PPE, le groupe "est ainsi conforté dans sa position de première famille politique en Europe". "Mon Groupe attend maintenant de Catherine Ashton et Herman Van Rompuy qu'ils se montrent forts eux aussi, chacun à son niveau, au service de l'intérêt général européen" - Le président du groupe socialiste au Parlement européen, Martin Schulz s’est montré optimiste quant à la nomination de Catherine Ashton : « En tant que commissaire au commerce, elle a acquis de l'expérience dans des négociations internationales très complexes ».
Le président de la Commission européenne, Jose Manuel Barroso, a estimé «qu’il aurait été impossible d'avoir un meilleur choix ». Cette désignation est un véritable «hommage à la Belgique". La nomination de Catherine Ashton est tout aussi forte sur le plan symbolique, a-t-il ajouté, jugeant qu'il est "tellement important que la Grande-Bretagne reste au coeur du projet européen".
La guerre des chiffres est déclarée et le Livre Noir des Régions PS est paru, mais comme chaque année, régionales à l'horizon, ou non. C'est le 3e tome: le 1er date de 2005. . Il apparaît en clair que les impôts régionaux ont augmenté de 101 euros par Français en six ans, selon cette étude, laquelle n'est pas celle de l'UMP, mais de la DGCL. VOIR et ENTENDRE la présentation par Xavier Bertrand, en conférence de presse le 19/11, entouré de Franck Riester, Roger Karoutchi et DominiquePaillé(de gauche à droite) Présentation du livre noir des régions socialistesenvoyé par ump
Le président du groupe UMP au Conseil Régional d'Ile-de-France, Roger Karoutchi, a en effet rendu public jeudi l9 novembre le dernier «Livre noir des régions PS», dont les bonnes feuilles avaient été divulguées voilà deux mois. Selon une étude de la Direction générale des collectivités locales (DGCL), les impôts déterminés par les Conseils régionaux - taxe professionnelle et taxe d'habitation - ont respectivement augmenté de 54 % et 32 %en moyenne en six ans. «Les recettes fiscales des régions se sont accrues de 6,5 milliards d'euros au cours de la même période, souligne Roger Karoutchi. Ça représente 101 euros supplémentaires par Français !» Il est vrai que cette hausse spectaculaire des recettes s'explique aussi par l'évolution de la matière imposable.
Des hausses d'impôts très fortes ont été décidées par les Conseils Régionaux en 2005 (+ 21 % en moyenne). La hausse s'est poursuivie en 2006, mais sur un rythme moins élevé (+ 7,5 % en moyenne). Les années suivantes, à mesure que l'échéance des régionales de mars 2010 se rapprochait, les impôts régionaux ont augmenté plus légèrement ou sont restés stables. Le président de l'Association des régions de France, Alain Rousset (PS), rétorque que les régions n'existent que depuis vingt-trois ans et partent donc d'un niveau très bas. En outre, la fiscalité régionale ne représente que 5 % des impôts locaux: une observation qui nous élogne du sujet de la hausse. De plus, en valeur absolue, les hausses peuvent rester faibles.
Les rapports 2005 et 2009 étaient consternants; 2009 est accablant
Dans la région Ile-de-France, le secrétaire d'État s'emploie à la succession du socialiste Jean-Paul Huchon lors des régionales de 2010. Il formule "pour toutes les régions, au bout de trois ans, un constat simple : augmentation moyenne de la fiscalité de 35 %", avec des pointes à 60 % en Île-de-de-France. "Partout et systématiquement, baisse de l'investissement productif, y compris sur des secteurs considérés comme prioritaires. Partout, on constate une explosion des dépenses de fonctionnement", résume-t-il.
Brice Hortefeux, Conseiller Régional d’Auvergne depuis 1992, souligne que cette « gestion » des socialistes représente une véritable « ponction sur le contribuable » et ne permet pas aux régions de remplir les fonctions qui leur sont imparties. Comme les autres régions, l’Auvergne n’est pas épargnée par les hausses d’impôts (+67,5%) servant à couvrir des dépenses de fonctionnement et les hausses d’effectifs dans les exécutifs régionaux, plutôt que ce qui relève directement des attributions régionales, comme c’est le cas de la formation professionnelle dont le budget a baissé de 15% depuis 2004.... Sur ce rapport, l'Auvergne est championne du matraquage fiscale avec 64% d'augmentation des impots régionaux entre 2004 et 2008 . L'agriculture y figure comme parent pauvre au profit d'une politique culturelle qui, pourtant disjoncte.
Charentes gérée par le perverse Royal ? La région Poitou-Charentes que préside Désirdavenir Royal, qualifiée de "région partisane", est particulièrement épinglée : « Après les promesses et les grandes opérations de communication, la réalité est la suivante : les impôts et la dette ont augmenté, les investissements en faveur des lycées ont diminué, les dépenses de fonctionnement et de communication ont explosé, et les subventions aux associations se sont multipliées. » Lire aussi l'article de Royalmensonge
Roger Karoutchi met en évidence que les présidents de régions PS ne peuvent pas justifier leurs hausses d'impôts en invoquant le « désengagement de l'État ». => «Chiffres à l'appui, on peut démontrer que les trois quarts des augmentations d'impôts dans les régions n'ont rien à voir avec des transferts de compétences non financés», soutient-il. => « Ce livre noir est une véritable opération vérité », commente Xavier Bertrand, secrétaire général du Mouvement Populaire. » Elle permet de regarder en face le bilan des régions socialistes. Au final, on constate qu’ils ont privilégié le quotidien du conseil régional en faisant exploser les dépenses de fonctionnement, de communication, somptuaires et toutes les interventions hors champs de leurs compétences. Ils n’ont, en rien, préparé l’avenir des Français dans leurs régions. Le bilan c’est plus d’impôts, plus de dettes et des investissements retardés. C’est là un véritable scandale fiscal »,commente-t-il, marquant également sa volonté de demander des comptes sur les « opérations de manipulation » montées au frais des contribuables contre la réforme des collectivités locales. « On n’a pas le droit de se servir de l’argent du contribuable pour faire des tracts, pour mentir ». Et de faire une promesse : "Elus, nous n'augmenterons pas les impôts"
Des investissements retardés C’est bien là le problème pour Roger Karoutchi pointant l’explosion de 85% des dépenses de fonctionnement des régions socialistes entre 2004 et 2009. Pendant ce temps là les investissements ne progressaient que de 82%. « Et pourtant les investissements ce sont les emplois, les lycées, la formation, le développement économique, les transports. C’est ce qui intéresse les citoyens », note-t-il, indiquant que « les régions ne rentraient plus dans leur cadre naturel d’actions. Est-ce leur rôle que d’aller à l’international, faire de la coopération, faire du saupoudrage aux associations ».
Pour Xavier Bertrand et Roger Karoutchi, « il est temps que cela change. Il est temps de revenir à des choses simples dans les régions : investir et agir pour le citoyen ». Et non « utiliser les finances publiques à des fins électoralistes et pour organiser un contre-pouvoir, un contre-gouvernement qui pèse sur le porte-monnaie des citoyens ».