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mercredi 2 mars 2016

"L'amateurisme s'installe au sommet de l'État," souligne Laurent Wauquiez

Les crises d'hystérie de Valls, le bras cassé de Sapin, le malaise de El Khomri ou la confusion mentale de Hollande: sommes-nous gouvernés?

En une semaine, François Hollande s'est attiré trois humiliations


"Humilié au Salon International de l'Agriculture, défié par sa majorité sur la loi Travail et insulté sur les réseaux sociaux lors d'un déplacement": Laurent Wauquiez, vice-président Les Républicains, a dressé la liste et s'en est inquiété sur le plateau des 4 Vérités de France 2, invité de Guillaume Daret ce mercredi 2.
VOIR et ENTENDRE le coup de com' foireux qui tourne à la catastrophe, un "calvaire pour l'Elysée", selon L'Obs, comme si Hollande n'était pas seul responsable de ses paroles et faits et gestes:


Sans compter
l'avion présidentiel cloué au sol par une panne électrique à Lima et sa confusion d'esprit entre Pérou et Bolivie:
Le Figaro qui, avec compassion, s'interrogeait en juin 2014: "Hollande : vraie catastrophe ou bouc émissaire idéal ?" a-t-il obtenu sa réponse?

Laurent Wauquiez a déclaré sa "préoccupation" sur le fait "qu'en une semaine, on a rarement autant eu une chute de la crédibilité et du poids politique d'un chef de l'État. Aux yeux d'une très grande majorité de Français [et jusqu'à l'international], François Hollande n'a plus l'étoffe d'un président de la République, observe cet ancien ministre chargé des Affaires européennes. Et ce n'est pas bon pour l'année qui vient dans notre pays,".

Sur le projet de loi El Khomri comme sur un autre, le président Les Républicains de la région Auvergne-Rhône-Alpes estime qu'on "ne cède pas quand on a l'autorité d'un président de la République. Ce qui me gêne, c'est ce profond sentiment d'amateurisme qui s'installe à la tête de l'État".

"Il faut manger français"
Les agriculteurs ne demandent pas des primes, mais des prix et des débouchés. Pour les aider, il faut consommer français et "remettre les produits de notre agriculture dans nos assiettes, en commençant par celles des cantines scolaires". Dans les lycées de sa région, "il n'y a même pas 30% des produits des cantines qui sont produits localement," note l'ancien ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche. "Je veux qu'on mange de la lentille verte du Puy-en-Velay, du Saint-Nectaire, du Reblochon et de la viande française dans les cantines, les maisons de retraite ou les hôpitaux", insiste Laurent Wauquiez. De quoi réjouir le Parti communiste...

Concernant la présidentielle américaine, l'élu estime que le cas Donald Trump "révèle qu'aujourd'hui, dans les démocraties, les citoyens ne veulent plus avoir des gens qui leur disent ce qu'ils ont le droit de penser ou le droit de dire". Il ne précise pas que la candidate Hillary Clinton aura 70 ans en 2017 et que Juppé les a déjà: il en aura 72. 

Sur la présidentielle française, il répète qu'
il "souhaite que Nicolas Sarkozy soit candidat en ayant tiré les leçons des erreurs faites dans le passé".

Loi Travail : "On ne cède pas quand on a l’autorité d’un président de la République", lance Laurent Wauquiez

Et surtout pas, si on est resté légitime !

Laurent Wauquiez a défendu la ligne du parti
 lors du Conseil national des Républicains

Invité du 'Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI', le 14 février, le numéro deux des Républicains a défendu la ligne de son parti.
En décembre dernier, Wauquiez a été élu président de la plus grande région de France. En mai 2015, Le Monde le présentait comme le "bad boy" de la droite... Les Rhône-alpins ont répondu à la gauche parisienne en portant l'élu de Haute-Loire à la capitale des Gaules.
En l'absence de trois candidats importants à la primaire, Alain Juppé, François Fillon et Bruno Le Maire - qui utilisent les moyens du parti sans participer à sa vie - il a désapprouvé les rivaux de Nicolas Sarkozy, sans les critiquer ouvertement, faisant oeuvre de diplomatie. "Oui, j'aurais préféré que tout le monde soit là; ce n'est pas une bonne idée de pratiquer la politique de la chaise vide" à la journée de clôture du Conseil national, a-t-il observé.

Il a aussi logiquement défendu le principe d'un projet du parti qui sera approuvé par les adhérents de manière participative. 
"J'ose espérer que le candidat qui sera désigné correspondra à ce que souhaite notre famille politique." Le vice-président a fait allusion, en ne le nommant pas, à la stratégie d'évitement d'Alain Juppé, en déplorant "ceux qui en disent le moins possible". Il a également apporté son soutien au président du parti. "On aime ou on n'aime pas, mais il suscite l'intérêt", en ajoutant en direction d'Alain Juppé: "Rien n'est pire que le filet d'eau tiède."

Wauquiez a néanmoins ironisé sur le soudain affichage de fermeté d'Alain Juppé sur les questions régaliennes depuis le début de l'année. "Je me réjouis qu'il ait évolué. Il plaidait pour une identité multiculturelle heureuse. Il refusait de changer Schengen. Qu'il soutienne aujourd'hui les idées que je défends, ça me fait plaisir", a-t-il lancé.

Wauquiez s'est situé sur la ligne proposée par son parti en faveur de l'inscription de la déchéance de la nationalité dans la Constitution.

Le nouveau président de région Auvergne-Rhône-Alpes a demandé "aux étrangers de s'adapter à la France, pas à la France de s'adapter aux étrangers", reprenant ainsi le message principal de son discours tenu plus tôt dans la matinée devant les militants du parti. Il a révélé que "le nombre de naturalisations avait augmenté de 50 %" sous le quinquennat Hollande. "Je ne veux pas que les Français se sentent minoritaires chez eux. Aujourd'hui, la nationalité française, c'est devenu l'auberge espagnole."

Laurent Wauquiez a soutenu l'inscription de la déchéance de la nationalité dans la Constitution, une position assumée par Nicolas Sarkozy. "Mon souhait est qu'on aille au Congrès et qu'on puisse adopter ce texte sur la déchéance de la nationalité", a-t-il clairement indiqué. 
Il a en revanche marqué sa divergence avec Nicolas Sarkozy sur la loi Taubira. "Je continue à m'y opposer: cette loi amènera nécessairement au détricotage de la filiation", a-t-il souligné. 
Il a aussi exprimé des réserves à l'égard de la proposition de l'ancien chef de l'État en faveur d'une baisse des impôts immédiate. "Je préfère d'abord faire des économies et ensuite les baisses d'impôts," a-t-il expliqué.

Laurent Wauquiez a dit souhaiter la candidature de Nicolas Sarkozy pour 2017


Si Nicolas Sarkozy renonçait à se présenter, serait-il lui-même candidat ? "Ce n'est pas mon sujet. Je souhaite qu'il soit candidat sur la base de ce qu'il a commencé à faire, en ayant tiré les leçons" de son premier mandat à l'Elysée de ce qu'ont été nos erreurs à nous tous, et d'essayer de progresser et de s'améliorer collectivement. C'est ça qui m'intéresse", a répondu L. Wauquiez,  mercredi 2 mars, sur France 2. 
"Je souhaite qu'il le soit sur un spectre de convictions qui soit clair. Parce que je ne veux pas que la droite et le centre reviennent au pouvoir pour ne rien faire", a ajouté le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes.

A la question de savoir si Bruno Le Maire, 47 ans, n'aurait pas "ringardisé" son camp en exploitant le thème du renouveau, le numéro 2 des Républicains (LR) a notamment répondu: "le sujet, c'est pas de dire 'coucou, j'ai quarante ans, enlevez toutes les personnes âgées' ". "C'est ridicule comme approche," a estimé ce jeune quadra de 41 ans.

Selon les élus LR, le gouvernement n’ira pas jusqu’au bout de la réforme du code du travail.
Dans un entretien au Parisien publié mercredi, l'ancien président indique qu'il annoncera sa décision "autour de l'été".

Les Etats-Unis s'imposent contre la France comme premier partenaire commercial de l'Allemagne

Nos amis allemands n'ont que faire de la préférence européenne

En 2015, l
es États-Unis ont relégué la France derrière eux comme principal partenaire commercial de l'Allemagne

C'est une première depuis le milieu des années 1970,
selon des chiffres officiels publiés mercredi. Nommé secrétaire d'État au Commerce extérieur en septembre 2014, Matthias Fekl (ci-contre), 36 ans, n'a donc pas rempli son contrat, si délicate soit la tâche derrière Thomas Thévenoud, débarqué en raison de sa situation fiscale liée à une "allergie administrative". La jeunesse du premier n'a rien arrangé, pas plus que le second n'a réglé le conflit entre catégories de chauffeurs de taxis.
Ancien partisan de Dominique Strauss-Kahn, devenu un fidèle de François Hollande et sorti de l'ombre lors de l'affaire Cahuzac, Fekl avait un moment été pressenti comme successeur de Fabius aux Affaires étrangères !
Né à Francfort d'un père allemand et d'une mère française, il a grandi à Berlin avant de rejoindre Paris pour ses études et a conservé la double nationalité française et allemande. La question se pose donc de savoir si a démarché les USA pour l'Allemagne.
"En 2015, des biens d'une valeur de 173,2 milliards d'euros ont été échangés entre l'Allemagne et les États-Unis (exportations et importations)", ce qui fait des États-Unis "le partenaire commercial le plus important de l'Allemagne", devant la France (170,1 milliards d'euros) et les Pays-Bas (167,6 milliards d'euros), détaille l'Office fédéral des statistiques Destatis, dans un communiqué. A seulement 3 milliards derrière, les Pays Bas également doubleront-ils la France en 2016 ? 

Les États-Unis sont les principaux clients de l'Allemagne en Europe

C'est vers le nouveau continent que l'Allemagne a le plus exporté en 2015. La France, premier pays client des produits allemands depuis 1961, est passée au second rang. C'est de Chine que l'Allemagne a le plus importé, la France arrivant en troisième position derrière les Pays-Bas. 

Le recul de la France est général.
Le qualificatif de "premier partenaire commercial" était pourtant très souvent utilisé pour convaincre de la solidité des liens politiques et économiques entre les deux pays et louer la relation privilégiée entre la France et l'Allemagne, moteurs de l'économie européenne. L'un des moteurs est en panne, à l'instar de l'A330 présidentiel cloué au sol à Lima.

Dans la presse, les diseurs de patenôtres à Hollande marmonnent que c'est la faute au dynamisme de l'économie américaine et à la faiblesse de l'euro par rapport au dollar qui ont fortement stimulé les échanges entre l'Allemagne et les États-Unis, sur l'année écoulée. Sauf que l'euro est le même en France et en Allemagne et que sa faiblesse est censée stimuler pareillement les exportations des deux partenaires européens hors de la zone euro, quoi qu'en dise l'AFP.

Congédiée, Lebranchu se lâche sur Hollande, Valls, Loi Travail, etc...

Virée du gouvernement, Marylise Lebranchu libére sa parole

Dans... Mediapart, l'ex-ministre attaque vivement François Hollande.

L'ancienne ministre de la Fonction publique lâche tout le mal qu'elle pense de François Hollande et de sa politique. "J'ai un délai de décence [Il aura tenu moins de trois semaines]. Je viens de sortir du gouvernement [après quatre années passées au gouvernement en tant que ministre de la Décentralisation, de la Fonction publique et de la Réforme de l'État]. Je suis coresponsable", affirme pourtant Marylise Lebranchu dans un long entretien publié ce lundi 29 sur le site trotskiste Mediapart et repris notamment par BFMTV. Mais elle en avait trop gros sur le coeur et n'a pas tardé à le percer à jour dans l'opinion. 

Marylise Lebranchu confie sur sa démission, qu'elle a été réglée par un coup de téléphone "d'une minute" du chef de l'État. "C'est le président qui a pris la décision," mais elle avait déjà envisagé de quitter le gouvernement dans la foulée de Christiane Taubira. Toutefois, "en tant que responsable politique, je ne pouvais pas ajouter un petit élément de crise à un petit élément de crise. Je pense que c'était malvenu pour mon pays. Finalement, je n'ai pas eu le choix".
Il reste que Hollande se comporte comme un sagouin, notamment avec les femmes. 

En 2013, Delphine Batho, alors ministre de l'Ecologie, du Développement durable et de l'Energie, avait été brutalement licenciée pour avoir ouvertement dénoncé les arbitrages budgétaires de Hollande et Ayrault: c'était avant la COP21, quand Hollande n'avait que mépris pour l'environnement, la biodiversité ou le développement durable...
Fleur Pellerin, également limogée comme une malpropre, a confirmé la méthode Hollande, témoignant de son manque de respect des personnes.

"Valls sait où il va. Hollande a changé"

Cette proche de Martine Aubry cautionne la violence de Manuel Valls. 
Elle dit en effet ne pas lui en vouloir, car, avec ce premier ministre est connu pour ses mauvais traitements et on sait donc à quoi s'attendre: "Manuel Valls est Manuel Valls depuis le premier jour de sa nomination. Et depuis la primaire de 2011. Il a un corpus idéologique défini. On sait où il va."

Mais Lebranchu dénonce le "pragmatisme" cher au premier ministre.  
"Je refuse que l'on se cantonne à un débat sur le pragmatisme. Le pragmatisme, c'est quand on n'a pas d'idéologie. Ou pas de pensée", dit-elle. 
Dans son viseur, le ministre de l'Économie. "Pour avoir sa première de couv' d'un hebdomadaire, il faut dire que les 35 heures, c'est mal, comme l'a fait Emmanuel Macron. En trois phrases, il est apparu moderne. En réalité, il ne s'attaque pas à des tabous mais à des fondamentaux", attaque Marylise Lebranchu. "Tout cela est fatigant. Parce que la notoriété personnelle prend le pas sur l'intérêt du pays", avance la Bretonne. 

Macron aurait obtenu la mort politique de Lebranchu
En creux, l'ex-ministre sous-entend que le patron de Bercy aurait voulu atterrir dans sa circonscription du Finistère. A son suppléant qui a voté contre la déchéance de nationalité, des "pressions très inélégantes" ont été faites. "Je déteste ces ambiances où l'on vous dit: 'Si tu ne votes pas pour, on te mettra un député d'ouverture dans ta circonscription'. Ce n'est pas de la bonne politique. Ce n'est pas digne d'hommes d'État", tonne l'élue.
"Quand on est au gouvernement, on n'a pas le droit d'exercer ce genre de pressions. On ne fait pas de la politique avec la menace", s'insurge encore Marylise Lebranchu.
Lebranchu met clairement la faute sur le président de la République

"L'équilibre devait se faire entre Manuel et François Hollande et le discours du Bourget. Aujourd'hui, cet équilibre ne se fait plus". Mais ce n'est pas du fait de Manuel Valls. 

"C'est François Hollande qui a changé par rapport à la ligne dite 'du Bourget' ", souligne la socialiste. Lors de ce meeting, le candidat Hollande avait notamment lancé : "L'ennemi, c'est la finance", rappelle-t-elle.

Marylise Lebranchu aurait voté contre la déchéance de nationalité, si elle avait alors été députée, assure-t-elle à Mediapart. 

La réforme du droit du travail va trop loin, trop c'est trop," s'insurge l'ancienne ministre de Lionel Jospin, à l'unisson des signataires de la tribune parue dans Le Monde sous le titre "Sortir de l'impasse". 
Elle livre son analyse: "Le débat a été tué quand la ministre [El Khomri] a parlé de 49-3, avant même que le texte soit présenté en Conseil des ministres. Je n'avais jamais vu cela dans ma vie". "C'est une erreur grave car elle crée d'emblée une lecture négative", affirme la députée.
Et de lancer: "Notre problème, c'est bien la crise économique. Pas les 35 heures".  

mardi 1 mars 2016

"Coucou Flanby" : quand Hollande se fait pourrir sur Periscope

"Grollande", "Casse-toi,"... François Hollande se fait insulter sur Periscope

La communication du président, ça craint aussi !

Il a choisi le support de Serge Aurier...
Sur les conseils de Gaspard Gantzer, conseiller shooté en charge de la communication du président, l'Élysée a décidé mardi de retransmettre la visite de François Hollande dans une entreprise, en direct sur internet, via l'application Periscope. Mais les commentaires des internautes, très vindicatifs, ont fait capoter l'opération de communication. Pas malin de forcer la nature pour ne pas paraître son âge: les jeunes ne l'ont pas manqué !

L'application Periscope a donc encore fait parler d'elle ce mardi. 
Après le joueur du PSG Serge Aurier, qui s'était filmé en train de tenir des propos homophobes sur son entraîneur traité de "fiotte" en direct sur les réseaux sociaux ou méprisants de ses co-équipiers du PSG,  François Hollande n'a pas trouvé mieux que de s'exposer aux railleries des habitués de cette appli. A l'occasion d'une visite d'entreprise improvisée afin de justifier devant la presse la reculade du gouvernement sur la réforme du code du travail, le président sexagénaire a voulu utiliser ce canal de diffusion à l'occasion d'une visite de l'entreprise Showroom Privé à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis). Mais il a surtout récolté des commentaires moqueurs, voire acerbes des internautes.


L'expérience n'aura duré que 24 minutes et peut être qualifiée de "bon gros fail" (un échec), pour reprendre un terme répandu sur Internet. Car pendant que le président de la République échangeait cordialement avec les salariés, les internautes se défoulaient, déversant un torrent de commentaires, parfois encourageants, parfois moqueurs, mais le plus souvent insultants. C'était l'occasion de se soulager quand les CRS ne sont pas convoqués.

Le 'community manager' ("animateurs de communauté en ligne") tente de filtrer les commentaires les plus injurieux, mais si la modératrice a bien tenté de bloquer les internautes les plus irrespectueux, elle s'est rapidement fait dépasser et, elle aussi a été insultée.

Le bras cassé provoque la risée générale  

Periscope permet de diffuser en direct sur les réseaux sociaux ce que vous filmez avec votre smartphone. Les images peuvent être commentées en temps réel par les internautes. Et ils ne s'en sont pas privés sur les images reloues d'un débat auquel participait Hollande dans les entrepôts de Showroom Privé, entreprise de VPC pour marques à -70%. De "Coucou Flanby" à "Hollande ntm" (Nique Ta Mère), en passant par "il crosse les jambes comme une catin." Après quelques pétards, Gaspard Gantzer, 35 ans et petit protégé de Fabius, ne devait pas être très lucide.


Quand l'opération Periscope du Président dérape - Aucun(e)



Les internautes ont chambré, voire insulté le Président  - Aucun(e)

A la recherche d'un nouveau public...

Gaspard Gantzer, chef de la communication du président, assume cette opération malgré ses déboires. "Comme souvent sur les réseaux sociaux, il y a de tout, des commentaires négatifs et positifs, des propos pertinents et d'autres hors sujets", déclare-t-il pour Francetvinfo, et il assure que "cela permet de varier les modes de dialogue et de discussion avec les citoyens en dehors des media classiques."

Calais : scènes de guérilla lors du démantèlement de la "Jungle" sud

Des "associations" ont-elles joué un rôle dans l'incendie, heurts avec les forces de l'ordre et camions caillassés ?

Des violences ont émaillé la première journée du démantèlement d'une partie du campement de migrants clandestins
, a-t-on appris auprès de la préfecture.

Caillassage contre gaz
A partir de 15 heures, lundi 29, le chaos et la violence se sont installés dans la zone sud du bidonville où Valls et Cazeneuve ont commencé à détruire les abris de fortune des clandestins, avec l'autorisation du tribunal administratif, le 25 février, à l’exception des lieux de vie collectifs.
Pour Maya Konforti, de l’association 'L’Auberge des migrants', présente de jour dans la "jungle" et depuis 8 heures ce matin-là, la confusion s’est installée "lorsqu’une grenade lacrymogène tombée sur une cabane l’a enflammée," accuse-t-elle. 
Ensuite, le ton est monté, assure-t-elle, mettant bien l'accent sur la violence des policiers de Cazeneuve. Des jeunes migrants ont jeté des pierres sur les forces de l'ordre et les CRS ont riposté à coups de grenades lacrymogènes. Pour contrer les charges successives des policiers et ralentir leur avancée, Le Monde justifie les jets de pierres, malgré la décision du tribunal et le feu vert du ministre Cazeneuve à la préfète... On ne soupçonne pourtant pas les policiers d'être les auteurs des incendies qui ont provoqué des explosions de bouteilles de gaz dans des cabanes en feu, des cris et des mouvements de foule en panique.

On notera le parti-pris des incrustations partisanes du reportage proposé par le quotidien Le Monde: "les CRS ont tiré de nombreuses grenades lacrymogènes," etc... 

Le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, a dénoncé ces violences


Ils assurent ne pas être des terroristes,
mais se présentent masqués
Le ministre de Hollande a accusé l'extrême gauche. "L’activisme d’une poignée de militants "No border" extrémistes [sans préciser de quel bord!] et violents n’y changera rien (…). Cette opération va se poursuivre dans les jours qui viennent avec calme et méthode, en offrant une place à chacun, comme le gouvernement s’y est engagé," a-t-il affirmé mardi, par communiqué.

VOIR et ENTENDRE la presse étrangère mettre le pouvoir en accusation pour n'avoir pas tenu son engagement de ne pas appeler les bulldozers:

La nuit de lundi à mardi a été plutôt calme, selon des "sources concordantes," précise l'agence de presse gouvernementale. "Nous avons comptabilisé des regroupements de migrants à plusieurs reprises le long de la rocade, mais de manière sporadique et sans violence", selon la préfecture du Pas-de-Calais, apaisante.

A noter le parti-pris du quotidien Le Monde, par le choix de son illustration accusatrice :

La zone sud de la "jungle", le plus grand bidonville de France, compte, selon les sources, entre 800 et 3.450 habitants.

Réforme du code du travail: "petit zizi" se dégonfle et se rétracte

Le gouvernement réformiste recule et reporte sa loi travail 

Qualifié de "pantin, petit zizi", trouillard" au Salon de l’Agriculture, Valls reporte en effet le débat parlementaire de quinze jours

"Le gouvernement se donne deux semaines supplémentaires pour revoir sa copie," raconte Le Monde ! Manuel Valls, le premier ministre, a annoncé, lundi 29 février, que la présentation du projet de loi réformant le code du travail qu'il fait porter par El Khomri sera reportée d’une "quinzaine de jours". Le texte, pourfendu par les syndicats et une partie de la gauche, y compris dans le parti présidentiel, sera présenté en conseil des ministres le 24 mars, et non le 9 mars comme prévu. Cela ne "change pas grand-chose par rapport au calendrier parlementaire initial", mais c'est le premier ministre qui l'assure. Rien ne presse.

Valls a même assuré être ouvert à la discussion pour "corriger ce qui doit l’être".
Il s’exprimait au Salon de l’agriculture :
Il admet que ce qu'il n'a pas fait avant, il le fera finalement sous la pression, tout en accusant ses adversaires de ne comprendre rien à rien : "Il faut lever un certain nombre d’incompréhensions, il faut expliquer, répondre à toute une série de fausses informations qui sont données sur ce texte." Manuel Valls est un incompris.

Valls tente de donner le sentiment qu'il maîtrise encore la situation

Mais "petit zizi" n'a pas grand chose en main.
Les agriculteurs l'ont souligné au Salon International de l'Agriculture:

Valls veut "se réserver la possibilité de changer [le texte] si besoin était", a commenté le ministre de l’Economie, Emmanuel Macron. Le premier ministre a toutefois nié tout recul : "Le recul, ce serait abandonner le texte." Ce report vise à "faire bouger le texte sans revenir sur ses grands principes", faisaient savoir plus tôt des sources gouvernementales anonymes.

Valls a dit qu’il consultera "l’ensemble des partenaires sociaux, organisations syndicales et organisations patronales, les unes après les autres", à partir de la semaine prochaine. Il a précisé qu’il s’agira ensuite de "pouvoir les réunir", avec Myriam El Khomri, la ministre du Travail, et Emmanuel Macron, le ministre de l’Economie, "pour restituer le débat". Ainsi, Valls ne serait responsable d'aucun blocage...   

L’annonce du report du projet de loi va permettre des discussions pour "obtenir des avancées", s’est aussi félicitée lundi soir Corinne Narassiguin, porte-parole du PS, citant quelques "points de crispation très clairs" dans le projet de loi, comme sur la question des licenciements économiques ou la question du plafonnement des indemnités aux prud’hommes. "Sur ces questions-là, nous devons avancer, mais ce n’est pas parce qu’il y a certains points qui ont besoin d’être améliorés qu’il faut décider que l’on doit retirer le projet tout entier", a argumenté la porte-parole.

Elle a par ailleurs précisé que la ministre du Travail sera reçue mercredi par le premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis, et interviendra devant le Conseil national du PS lundi prochain. Mais, la mère-porteuse du projet a eu un malaise mardi, la veille, alors qu'une rencontre avec Jean-Claude Mailly (FO) était également inscrite à son agenda.
La Loi El Khomri est morte, vive la Loi... quoi ?

Valls ne se croyait pas si petit
Le gouvernement tente une nouvelle embrouille. Lundi, il a en effet gommé la référence libérale dans l’intitulé du texte. Le Monde, organe officieux du PS, y a vu le"signe d’un infléchissement", du même ordre, sans doute, que le "redressement de la courbe du chômage". Le "projet de loi visant à instituer de nouvelles libertés et de nouvelles protections pour les entreprises et les actifs" devient ainsi, dans un communiqué diffusé par Matignon, "avant-projet de loi sur les nouvelles protections pour les entreprises et les salariés". 
"Le Gouvernement souhaite que la cohérence, l’ambition et l’équilibre de ce projet puissent être partagés par le plus grand nombre et que le débat public se noue sur les enjeux de fond et sur la réalité de ce que ce texte contiendra," lit-on dans la déclaration gouvernementale. 
On le voit, ce document de communicants attache moins d'importance au contenu qu'à la rhétorique et ainsi le mot "actifs "disparaît-il donc aussi, au profit de "salariés", plus marqué à gauche.

La nouvelle posture de Valls sur la méthode révèle surtout sa fragilisation. Jusqu’à présent, l’exécutif avait en effet opté pour un discours de fermeté extrême. Un entretien de la ministre du travail aux Echos, le 17 février, avait mis le feu aux poudres. "Nous prendrons nos responsabilités", avait déclaré M. El Khomri, interrogée sur un possible recours à l’article 49-3 (adoption d’un texte sans vote parlementaire, sauf motion de censure) pour faire passer ce texte en force, comme ce fut déjà le cas pour la loi Macron en 2015.

Pourquoi cet "infléchissement", cette "nouvelle posture" et ce "changement de ton," vantés par Le Monde ?
C'est que la menace d'un nouveau coup de force, avant même le dépôt du projet de loi au Parlement, avait suscité une forte opposition au sein du Parti socialiste, déjà fortement divisé sur le vote de la réforme constitutionnelle voulue par François Hollande, et comprenant la déchéance de nationalité pour les auteurs de crimes et délits terroristes.
Dans une tribune très critique, publiée le 24 février par Le Monde, Martine Aubry avait dénoncé un "affaiblissement de la France" et d'"impasse" auxquels mènerait la politique de Hollande et Valls. Le premier ministre était au passage pointé pour son "indécent discours de Munich", dans lequel il avait critiqué la politique d’Angela Merkel envers les réfugiés.

Fait inédit depuis 2013, le projet a rassemblé une dizaine d’organisations contre lui 

Sur le front syndical, ce "petit report" (Le Monde) avant la présentation en Conseil des ministres avait été réclamé dimanche par Laurent Berger (CFDT). "Il faut repartir sur une concertation", avait prôné ce syndicat proche du PS, peu satisfait d’un texte que les syndicats accusent de laisser trop de place à la "flexibilité" et aux décisions "unilatérales de l’employeur", au détriment des salariés. "Les points avancés par Berger sont à prendre en compte", jugeait lundi matin une "source gouvernementale" inconnue.

Une intersyndicale d’une dizaine d’organisations  a dénoncé "un projet élaboré sans réelle concertation"
Elle réunit la CFDT, Confédération française de l’encadrement-Confédération générale des cadres (CFE-CGC), Confédération générale du travail (CGT), Fédération syndicale unitaire (FSU), union syndicale Solidaires (SUD), Union nationale des syndicats autonomes (UNSA), Union nationale des étudiants de France (UNEF), Union nationale lycéenne (UNL, qui n'est pas un "syndicat") et Fédération indépendante et démocratique lycéenne (FIDL, qui n'est pas non plus un syndicat) –. 
Une pétition en ligne avait recueilli plus de 785.000 signatures, lundi après-midi, contre ce projet de loi .

"La réforme doit rester très ambitieuse," insistent les créateurs d'emploi

De leur côté, les organisations patronales ont estimé lundi que le report de la présentation du projet de loi sur le travail va permettre de "faire de la pédagogie", mais les syndicats patronaux ont procédé à la mise en garde du gouvernement contre tout "affadissement" du texte sous la pression d'une "fronde" d’une partie de la gauche. "La réforme doit rester très ambitieuse", a exhorté un porte-parole du Medef, principal syndicat patronal.

Un message relayé par François Asselin, numéro un de la CGPME, organisation représentant les petites et moyennes entreprises, qui a dit sa crainte d'un retour en arrière". "A force de vouloir faire de la France un eldorado social, on va en faire un désert économique", a-t-il regretté.

Le "p'tit zizi" se dégonfle
Le parti Les Républicains estime qu’avec ce report "on assiste à l’implosion en direct de la majorité". "On verra si un texte est présenté [au Parlement], on est très désireux de discuter de ce projet article après article", a déclaré lundi Guillaume Larrivé, porte-parole du parti. Selon lui, "il y a urgence à modifier les paramètres du droit du travail pour permettre aux entreprises d’embaucher plus facilement". 
Les Républicains sont "favorables au principe de la loi El Khomri", mais souhaitent aller "plus loin", a rappelé Eric Woerth, le secrétaire général du parti.