POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

mardi 30 octobre 2012

Nantes: l'aéroport de Ayrault crée de fortes turbulences

Notre-Dame-des-Landes: vifs affrontements mardi en vue des premiers travaux



Nous ne sommes pas dans la Syrie de Bachar al-assad:

mais à Nantes sur le site de

l'aéroport de Ayrault




Défendu de longue date par le Premier ministre Jean-Marc Ayrault, ancien maire de Nantes, le projet d'aéroport Grand Ouest,  continue de diviser la population. 
Les opposants déplorent que la concertation promise par le candidat Hollande ne se vérifie pas plus sur ce terrain que sur les autres.

De vifs affrontements se sont déroulés entre forces de l'ordre et opposants.

La préfecture de Loire-Atlantique a encore comptabilisé des blessés, six légers, côté forces de l'ordre mardi, mais n'a pu assurer si les affrontements avaient fait des blessés côté opposants à Notre-Dame-des-Landes, près de Nantes, déclarant qu'il n'y aurait "pas eu de demande de secours reçue au 18".  Les Echos du 31/10 (07:00) rapportent toutefois que les opposants signalent au moins trois blessés dans leurs rangs. 

Au moins trois personnes ont été blessées.

Les affrontements font suite à une nouvelle opération d'évacuation d'adversaires du projet, lancée à l'aube par les forces de l'ordre, afin de "permettre les travaux préparatoires prévus début 2013", préalables à la construction de l'équipement dont l'ouverture est prévue en 2017, selon la préfecture.

"Ces interventions se sont déroulées face à des opposants très déterminés dont le nombre a notablement augmenté ce week-end (...) Les forces de l'ordre ont du faire face à de violentes attaques par jets de projectiles et éloigner les groupes d'assaillants par l'usage de lacrymogènes", si on en croit un communiqué de la préfecture.



Mardi matin, les forces de l'ordre ont poursuivi l'opération, commencée le 9 octobre, d'évacuation puis de destruction des lieux susceptibles de servir de base aux manifestants. Elles se sont d'abord concentrées sur le site appelé Le Sabot, devenu un lieu de vie dont les habitants se sont lancés dans les cultures maraîchères, pour démontrer la qualité des terres sacrifiées par le projet, et considéré comme un site emblématique de l'opposition au projet d'aéroport.


Appuyées par un très important dispositif, les opérations se sont ensuite focalisées sur La Saulce, un autre site occupé par les opposants.

Partie de bras de fer

Dans la matinée, une vingtaine de tracteurs, qui étaient arrivés à proximité du Sabot, ont été contraints de faire demi-tour sur ordre des forces de l'ordre. Ce rassemblement, "non-violent", selon la préfecture qui la distingue de l'"opposition radicale violente" qui a suivi, était programmé depuis plusieurs jours en soutien aux agriculteurs menacés par ce projet, prévu sur un terrain bocager préservé. L'annonce de cette évacuation avait filtré dès lundi soir. Dans cette perspective, les opposants avaient creusé des tranchées et érigé des barrages pour ralentir la progression des forces de l'ordre.

Une quinzaine d'élus Europe Ecologie Les Verts (EELV) étaient présents mardi sur les lieux, malgré le silence de leurs représentants au gouvernement sur cette question. Les opposants avaient également reçu samedi la visite, non pas d'Eva Joly ou de l'un des membres EELV du gouvernement, mais de l'élu local, Joël Labbé, sénateur EELV du Morbihan.

"La volonté de l'Etat et d'Ayrault (Jean-Marc Ayrault, Premier ministre), c'est de jouer les gros bras sur un projet qui ne se justifie pas. C'est antidémocratique", a affirmé de son côté René Louail, conseiller régional EELV de Bretagne, présent mardi à Notre-Dame-des-Landes. "On aurait pu imaginer que la gauche remette en cause ce type de projets", a-t-il déploré.

J.-M. Ayrault a toujours été le plus ardent défenseur du projet quand il était, maire de Nantes et président de Nantes Métropole et ce, jusqu'à sa désignation à Matignon.
Pascal Durand, numéro un d'EELV, avait laissé entendre lors d'une visite sur le site que l'ancien maire de Nantes, "très attaché à ce projet", changerait peut-être d'avis en tant que Premier ministre "quand arriveront les arbitrages [financiers]".

Partenariat public-privé, avec le groupe capitaliste Vinci en maître d'oeuvre, le projet d'aéroport Grand Ouest est situé à 30 km au nord de Nantes, en direction de Rennes. Il est destiné à remplacer en 2017 l'actuel aéroport de Nantes Atlantique situé au sud de l'agglomération. 
Outre EELV, il est contesté par le Parti de Gauche et le MoDem.

Aéroport Notre-Dame-des-Landes : "la violence doit cesser", selon EELV

Europe-Ecologie-Les Verts (EELV) a déclaré mardi que "la violence doit cesser" à Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique) où les forces de l'ordre se sont lancées contre les opposants à l'aéroport de Ayrault.
"Alors que l'État poursuit avec violence ce qu'il appelle une opération de 'nettoyage' sur le site de Notre-Dame-des-Landes, Europe Écologie Les Verts exige l'arrêt immédiat des opérations de destructions en cours et appelle au retour à la raison", déclare le parti écologiste dans un communiqué.

"L'entêtement irraisonné du gouvernement à poursuivre cette démonstration de force ne peut que produire l'escalade de violence à laquelle nous assistons et qui a ce matin encore provoqué des blessés", ajoute EELV.
"Pour qui sait le lire, l''avis favorable' de la commission d'enquête en charge de l'examen des dossiers d'autorisation relatifs à la loi sur l'eau porte en fait un véritable coup d'arrêt au projet de nouvel aéroport", estime le parti écologiste.
"La commission a en effet émis deux réserves de taille à la poursuite des procédures, et demande expressément que les travaux ne commencent pas avant que celles-ci n'aient été levées", selon EELV.
"La commission d'enquête insiste sur l'urgence de lever ces deux réserves avant le début des travaux, qui entraîneraient des dommages irréversibles", souligne EELV.

Pour Europe Écologie Les Verts, "l'avis de la commission d'enquête doit ouvrir les yeux aux porteurs du projet. L'État doit cesser immédiatement les destructions en cours, qui créent la situation irréversible que craint la commission d'enquête, dans un processus de passage en force mis au service d'un projet inacceptable".

EELV appelle "à la poursuite de la mobilisation contre ce projet inutile sur le terrain et invite toutes les organisations associatives, syndicales et partis politiques à s'unir pour une action de plus grande ampleur".


Onze organisations nationales interpellent Ayrault sur l'aéroport nantais

Une banderole sur une route des Landes pour protester contre la construction d'un nouvel aéroport, le 24 octobre 2012
Onze organisations nationales dont Greenpeace (ONG supra-nationale !), Les Amis de la Terre, Réseau action climat, la Condéfération paysanne ou Attac ont interpellé jeudi Jean-Marc Ayrault  et dénoncé la "brutalité" des expulsions en cours.

"Nous appelons le Premier ministre à remettre en cause ce projet d'aéroport qui aura une incidence significative sur le budget de l'Etat, un impact irréversible sur plus de 2.000 hectares de zones humides et terres agricoles et sur nos émissions de gaz à effet de serre ", ont déclaré les 11 organisations lors d'une conférence de presse à Paris.



Elles apportent "un soutien plein et entier" aux opposants au projet et veulent en faire "un enjeu national".

"Nous appelons avec la plus grande fermeté le gouvernement à cesser les expulsions des opposants au projet d'aéroport de Notre-Dame-Des-Landes", ont-elles poursuivi, ajoutant que "le déploiement de force auquel nous assistons actuellement à Notre-Dame-des-Landes ne fait que renforcer notre détermination à contester ce projet d'infrastructure".



Depuis une semaine, les forces de l'ordre procèdent à des expulsions de maisons illégalement occupées et à des destructions de ces habitations.



Une lettre ouverte a été adressée jeudi au Premier ministre Jean-Marc Ayrault par les onze organisations altermondialistes (dont, en outre, Agir pour l'environnement, Générations futures, Solidaires, Fnaut, Paysages de France, ou Droit au logement).
Pour Jean-François Julliard, directeur de Greenpeace, "ce qui se passe à Notre-Dame-des-Landes, c'est un nouveau signal négatif envoyé par le gouvernement à la veille d'un grand débat sur la transition énergétique".

"Après la reprise des forages en Guyane, le départ précipité de Nicole Bricq (ex-ministre de l'Ecologie), les provocations d'Arnaud Montebourg sur le nucléaire et les gaz de schiste et la conférence environnementale qui n'a pas répondu à l'urgence, le débat semble mal parti avant même d'avoir débuté", a estimé le responsable de Greenpeace France. Mais les ministres écolos restent sereins au gouvernement, bateau ivre abandonné à toutes les risées et déferlantes. Un comble, lorsqu'il s'agit de donneurs de leçons de vertu démocratique qui avaient de surcroît promis la concertation...

Pour Stéphen Kerckhove, délégué général d'Agir pour l'environnement, "participer à un débat avec parallèlement des interventions policières et des expulsions, ça devient compliqué".

Philippe Colin, porte-parole de la Confédération paysanne, a dénoncé "une contradiction entre les beaux discours sur la volonté de ralentir l'artificialisation des sols et la volonté de prendre possession de ces terres".



L'AFP qualifie de "guérilla bocagère" l'opposition au projet d'aéroport (18 octobre 19:45)




Barrages, barricades, gaz lacrymogènes et cocktail molotov: les abords de la commune de Notre-Dame-des-Landes, ont été le théâtre jeudi d'une véritable "guérilla bocagère" opposant 500 CRS et gendarmes à environ 150 adversaires du projet.



Sur une zone recoupant pratiquement les 1.600 hectares du futur aéroport du Grand Ouest que doit construire Vinci, des barrages de gendarmes filtrent étroitement l'accès depuis qu'ont commencé mardi les évacuations de squats d'opposants.

Dans un chemin boueux encadré de haies, les opposants qui habitent "le sabot", une cabane construite à côté d'un champ maraîcher défriché et cultivé collectivement depuis 18 mois, montrent les photos d'un monceau de cartouches de grenades lacrymogènes. Ils affirment les avoir ramassées après "l'assaut" des CRS mercredi soir, confirmé par l'AFP auprès des autorités.



Depuis mardi, les autorités affirment que les onze lieux qui devaient être dégagés sont "sous contrôle", mais les journalistes ont assisté à d'incessants affrontements autour de barricades posées sur les routes, puis dégagées par les forces de l'ordre, puis remises en places par les opposants dès leur départ.


Jeudi matin, lors de deux nouvelles évacuations, au moins un cocktail molotov a été tiré en direction des forces de l'ordre. La préfecture a annoncé l'interpellation de trois personnes qui ont finalement été relâchées au terme d'un simple "contrôle d'identité".

L'extrême gauche écolo reconstitue une "jungle" de Calais 
Dans un autre lieu "squatté", la "Forêt de Rohanne", jusque-là inaccessible parce que les anticapitalistes qui y avaient construit un campement ne souhaitaient pas être vus, l'assaut a été donné jeudi matin.
D'une grande cabane de plusieurs pièces et deux étages au plus profond d'un bois, il ne reste que gravats qu'écrasent et déplacent les engins de démolition.

Une des occupantes, grimpée dans un arbre à 10 mètres du sol, y est restée perchée, encerclée par les gendarmes avant de finalement accepter de descendre, tétanisée de froid et assistée d'un gendarme escaladeur...
"Si on ne gagne pas une bataille comme celle-là, le monde va se détruire", explique-t-elle une fois au sol dans un français hésitant. "Ils ont détruit la forêt, j'ai beaucoup de rage, on va se battre, on va gagner", ajoute-t-elle.

"Ici c'est le plus grand squat à ciel ouvert d'Europe", raconte une autre jeune femme, venue il y a un an rejoindre cette communauté éparpillée dans une trentaine de cabanes ou de vieilles fermes réhabitées. Dans une cabane juchée à 15 mètres du sol dans un arbre, une occupante anglophone regarde la scène.

"Mais c'est loin d'être fini, la date de notre grande manifestation de réoccupation sera prochainement annoncée", explique Christelle, réfugiée dans la maison d'un habitant "légal" sympathisant, lui-même en voie d'expulsion.

Les journalistes se croient sur un théâtre d'opérations militaires.
Ce n'est pas Beyrouth, mais la couverture du conflit rural s'apparente à un parcours du combattant. Il faut sortir jusqu'à une quinzaine de fois par jour sa carte de presse aux barrages avant d'entendre, comme jeudi: "Passez, mais à vos risques et périls, ils pourraient brûler vos voitures", dramatisent les forces de police.
Il faut ensuite éviter les engins de chantiers, aux sigles et plaques d'immatriculation masqués pour éviter d'éventuelle représailles, affrétés par Vinci pour détruire les maisons et déblayer les gravats.

Puis il faut parlementer, cette fois avec les anti-aéroport, trempés, vêtus de tenues sombres et cagoulés, derrière des barricades faites d'arbres, de vieux meubles, avec un feu derrière pour tenir chaud sous la pluie qui ne cesse de tomber depuis mercredi.

Ayrault cherche-t-il à faire de la région nantaise une Syrie ?  

35 heures: Ayrault et Sapin s'affrontent sur le pédalo ivre

Un nouveau couac de Ayrault déstabilise la gauche

CONSTERNATION ! Après l'imposition sur les plus-values lors des cessions de société, la taxation sur les oeuvres d'art ou encore la redevance télévisuelle pour les résidences secondaires..., c'est cette fois sur la question des 35 heures que le Premier ministre risque de mettre le feu aux poudres au sein de la majorité socialiste.

Annonce que le rapport Gallois remettra en cause les 35 heures de Martine Aubry

Un démenti " subtil" ? Les informations parues jeudi dans Le Parisien,  affirmant que le rapport de l'industriel Louis Gallois sur la compétitivité propose la suppression de la loi sur les 35 heures, sont "erronées", selon le cabinet du commissaire général à l', qui dépend de .
Mais de son côté, Le Parisien/Aujourd'hui en France maintient ses informations."Dans son rapport, Louis Gallois remet en cause  la fameuse  loi sur la réduction du temps de travail, ramené de 39 heures hebdomadaires à 35 heures, mise en place en 1998 par Martine Aubry, alors ministre des Affaires sociales de Lionel Jospin. Une minirévolution réclamée depuis quinze ans par la droite pour qui les 35 heures, en plus d’avoir plombé les comptes de la nation, sont devenues une entrave à la réussite économique pour les entreprises françaises. Ce jeudi encore, Valérie Pécresse a rappelé qu'il fallait «abroger» cette loi."
Louis Gallois prônerait concrètement, dans son rapport, de supprimer toute référence à une durée légale du travail imposée à tous, au profit d'un système à la carte, comme en Allemagne. 
Ayrault: un retour à la semaine de 39H: "pourquoi pas"?

Un retour à la semaine de 39 heures, et donc la suppression de fait d'une réforme emblématique de la gauche comme les 35 heures, n'est "pas un sujet tabou", affirme mardi le Premier ministre Jean-Marc Ayrault, qui assure n'être "pas impressionné" par les critiques qui l'assaillent. Même pas peur, sur son siège éjectable ?


Dans un entretien avec des lecteurs du Parisien/Aujourd'hui en France, le chef du gouvernement admet que le retour aux "39 heures payées 39" est un thème qui "fera débat". "Mais pourquoi pas. Il n'y a pas de sujet tabou. Je ne suis pas dogmatique", ajoute-t-il.
"La seule chose qui me préoccupe, c'est que la France est en panne, et il faut que l'on redémarre le moteur, à fond. Mais pas pour foncer dans le mur", explique M. Ayrault, qui se fera remettre le 5 novembre par Louis Gallois un rapport très attendu sur la compétitivité.
Des articles de presse avaient affirmé le 25 octobre que le rapport Gallois allait préconiser la suppression des 35 heures, instaurées par le gouvernement Jospin à la fin des années 1990. Ce qui avait été démenti par les services de Louis Gallois.

A 7h25le Nouvel Observateur à son tour affirme, sous le titre "Cafouillage d'Ayrault autour d'un "débat" sur les 35 heures" "En une phrase, le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault a réussi à mettre le feu aux poudres. Dans un entretien avec des lecteurs du "Parisien/Aujourd'hui en France", le chef du gouvernement a assuré qu'un retour à la semaine de 39 heures, et donc la suppression de fait d'une réforme emblématique de la gauche comme les 35 heures, n'était "pas un sujet tabou".

Triple Z-ayrault tente de reconstruire son image.

Alors qu'il est la cible de critiques répétées depuis quelques semaines dans les médias ou la classe politique, y compris à gauche, Jean-Marc Ayrault réaffirme qu'il n'est "pas impressionné".

"Si je l'étais (impressionné, ndlr), il faudrait que j'arrête tout de suite. Quand je retrouve mes électeurs, qui ne sont pas dans le microcosme, ils me disent : +Tenez bon+. Cela me donne du moral", poursuit-il.
Comme on lui demande s'il a des regrets depuis son arrivée à Matignon en mai, le Premier ministre répond : "Oui, de ne pas avoir assez expliqué la situation du pays. De ne pas l'avoir dit assez fort".
"J'ai relu ma déclaration de politique générale du 3 juillet devant l'Assemblée nationale. J'ai dit que la situation était grave, mais je n'ai pas le sentiment que ça ait imprimé suffisamment. Je prends ma part de responsabilité", affirme-t-il.
Il cite Pierre Mendès-France (paix à son âme) comme un "modèle" de l'action qu'il doit mener en tant que Premier ministre. Résistant, plusieurs fois ministre sous la IVe République, président du Conseil de juin 1954 à février 1955, cette figure de la gauche modérée "disait : 'Gouverner, c'est choisir'", répond le chef du gouvernement à qui cette référence "donne du courage et de la force". CQFD...
Parmi les sujets sensibles figure la TVA dans la restauration. La TVA réduite au restaurant est dispendieuse et inefficace, selon un rapport parlementaire qui recommande au gouvernement de supprimer cet avantage hérité de l'ancienne majorité, au grand dam des professionnels qui ne veulent pas céder sur ce taux intermédiaire de 7%.
"L'affaire n'est pas tranchée", prévient le Premier ministre dans le Parisien. "J?ai cru comprendre qu'il y avait certains déséquilibres à corriger", relève-t-il toutefois. "Et je rappelle que baisser la TVA, ça coûte de l?argent aux finances publiques. Les contribuables payent", fait valoir M. Ayrault.
Parmi les autres sujets abordés avec les lecteurs du quotidien populaire, le chef du gouvernement assure que "des contrôles" sont exercés sur le fonds franco-qatari doté de 100 millions d'euros destiné à soutenir des projets de développement économique dans l'hexagone.
"D'autres fonds existent avec d'autres pays. En revanche, ce que nous refusons c'est toute utilisation de type communautariste", prévient-il.
Enfin, Jean-Marc Ayrault assure qu'il ne serait pas "choqué" par l'éventuelle présence de policiers ou de détecteurs de métaux à l'entrée des établissements afin de lutter contre la violence à l'école.
"Face aux incursions dans les écoles, de bandes extérieures ou de trafic, il ne faut pas avoir peur de prendre des mesures", continue-t-il, "il ne faut pas être naïf".

Michel Sapin: "il ne faut pas supprimer les 35 heures"



Ayrault se fait recadrer par son ministre du Travail.


Le ministre du Travail, Michel Sapin, a estimé mardi sur RTL qu'"il ne faut pas supprimer les 35 heures" qui doivent selon lui rester la durée légale du travail de "référence", alors que le Premier ministre a jugé qu'un retour aux 39 heures n'était "pas un sujet tabou"...

Pour le ministre du Travail, le Premier ministre, n'a pas proposé de revenir aux 39 heures. "
Vous interprétez ce que dit le Premier ministre, lisez l'ensemble de l'interview. Il dit le sujet n'est pas tabou. La preuve, nous venons d'en discuter entre nous", a-t-il poursuivi.


Et d'enfumer l'opinion en accusant l'opposition..."J'entends la droite nous dire +il faut supprimer les 35 heures+ (...) Ce que dit le Premier ministre, c'est si vous voulez que le débat ait lieu, il aura lieu. Et bien non, il ne faut pas supprimer les 35 heures", a commenté M. Sapin. Sapin en fait des tonnes"Supprimer les 35 heures, c'est supprimer les heures supplémentaires, c'est donc travailler plus pour payer moins", souligne M. Sapin pour qui "il faut maintenir à 35 heures la durée légale du travail, au-delà ce sont des heures supplémentaires". Les 35 heures "sont la référence", a ajouté le ministre.
Dans ce débat, a-t-il dit, "il faut couper la tête au canard", "les pattes, les ailes et la tête du canard". "Le canard que vous lancez fait un couac", a-t-il encore lancé à l'adresse du journaliste.

Du pain béni pour l'opposition

"Je découvre que Jean-Marc Ayrault reprend aujourd'hui le programme que nous avons mis en avant sur les 35 heures. Je dis : mais alors, dans ce cas, on ouvre le dialogue immédiatement." Mardi matin sur Canal +, Jean-François Copé a fait mine de se réjouir des déclarations de Jean-Marc Ayrault dans un entretien avec des lecteurs du Parisien/Aujourd'hui en France.  Le chef du gouvernement dit qu'un retour aux "39 heures payées 39" est un thème qui "fera débat". "Mais pourquoi pas. Il n'y a pas de sujet tabou", ironise-t-il.
Jean-Louis Borloo a également manié l'ironie pour commenter les propos du Premier ministre : "Dans la voiture j'écoutais Michel Sapin qui rectifiait le Premier ministre. Il fait Robert Lamoureux : quand on coupe la tête du canard, le canard court toujours. Le canard va courir toute la journée", a raconté le président de l'UDI sur BFMTV. 
VOIR et ENTENDRE Jean-Louis Borloo (UDI):

Bien placée en matière d'apprentissage, Nadine Morano, ancienne ministre de l’Apprentissage, contactée par Europe1.fr,  a utilisé une formule choc : "C’est incroyable. J'ai le sentiment que Sapin a exécuté le Premier ministre en direct à la radio! Je ne vois pas comment Jean-Marc Ayrault peut rester après cette épisode, ou alors il faut qu’il vire Michel Sapin. Il est totalement décrédibilisé et donne le sentiment qu’il n’y a plus de pilote dans l’avion".

lundi 29 octobre 2012

Mélenchon tourne le dos au PS et tend la main à Besancenot

L'ex-député socialiste choisit l'étoile rouge" NPA contre l'"astre mort" PS


Le PS, "grosse machine morose", "astre mort" "quasi sub-claquant", selon Mélenchon

Jean-Luc Mélenchon n'a pas mâché ses mots à l'égard du parti majoritaire,   au dernier jour du congrès du PS à Toulouse. Selon la figure du Front de gauche, invité ce dimanche de l'émission "Tous politiques" sur France Inter "la sociale-démocratie est morte". Faute de pouvoir mater le roi actuel de la gauche, ce "fou" de l'échiquier politique prend la diagonale et tend la main au leader du NPA, Olivier Besancenot, espérant être des deux le bon fou.
Si son Parti de gauche n'a pas été invité à Toulouse - "une marque de sectarisme" - Jean-Luc Mélenchon a tout de même suivi ce qui s'est passé dans la ville rose
Il a en tout cas un avis tranché: "Le déclin de la gauche du PS est irréversible. Cela ne sert à rien d'en attendre quelque chose." Selon l'ancien candidat à la présidentielle, les membres de l'aile gauche du parti "Henri Emmanuelli et Benoît Hamon se sont lamentablement dégonflés". Au gouvernement, Hamon est neutralisé.

Mélenchon, cantonné à l'extrême gauche, se veut pôle d'attraction 

Puisque la gauche du PS est inexistante, "ça se passe au Front de gauche désormais". 
Et d'appeler à la constitution d'une "majorité de gauche alternative à partir du Front de gauche, des éléments du Parti socialiste qui ont voté contre les éléments du Traité européen et des Verts"

L'eurodéputé tend par ailleurs la main à  Olivier Besancenot (NPA), autre triste figure de la gauche de la gauche. 
"Il est bienvenu au Front de gauche, quand il le voudra." 

Invité du 12/13 de France 3, ce dimanche, le visage du Nouveau parti anticapitaliste avait lui-même répondu à Alexis Corbière, secrétaire national du Parti de gauche (PG, ci-contre), qui l'appelait à rejoindre le Front de gauche: "Cette main tendue, je l'accepte volontiers pour discuter. D'ailleurs on ne demande que ça depuis des semaines et bizarrement ça n'arrive pas. Pourquoi ?"

D'ici là, le coprésident du Parti de gauche se rendra à Londres avec l'intention de rencontrer Julian Assange, le fondateur de Wikileaks réfugié à l'ambassade d'Equateur. Les deux hommes avaient déjà échangé en août dernier, en plein... meeting.


Avez-vous la volonté de descendre dans la rue contre les projets du gouvernement ?

Vous sentez-vous prêt(e) à vous mobiliser ?





Partager mon vote
Trouvez-vous légitime l’appel de J.F Copé à 
descendre dans la rue 
contre certains projets du gouvernement ?


















Vous pouvez par ailleurs voter en colonne de droite. Merci.








Identitaire de gauche ?


Tribune libre de Robert Ménard*

C’est en entendant le Parti communiste réclamer, avec quelques autres, rien de moins que la dissolution des Identitaires — après leur occupation pacifique d’une mosquée, en construction faut-il le rappeler — que je me suis surpris regrettant… Georges Marchais. Oui, vous avez bien lu, Georges Marchais, notre stalinien tricolore, notre communiste bien de chez nous.

Georges Marchais ne jouait pas petit bras, contrairement à ses lilliputiens de rejetons. Quand le grand Georges avait une conviction, il allait jusqu’au bout.

Rappelez-vous, c’était le 24 décembre 1980, la veille de Noël, Paul Mercieca, le maire communiste de Vitry, avait fait raser… un foyer Sonacotra où logeaient plusieurs centaines de Maliens ! Le patron du PCF n’avait pas molli et volé au secours de son camarade : « J’approuve le refus de Paul Mercieca de laisser s’accroître dans sa commune le nombre, déjà élevé, d’immigrés. » Et d’ajouter : « La cote d’alerte est atteinte […] C’est pourquoi nous disons : il faut arrêter l’immigration, sous peine de jeter de nouveaux travailleurs au chômage. Je précise bien : il faut stopper l’immigration officielle et clandestine. »
À côté, les banderoles des Identitaires, c’est de la gnognotte, de la roupie de sansonnet, un chahut de patronage. Et personne, alors, n’a collé au camarade Marchais un contrôle judiciaire avec interdiction de quitter la place du colonel Fabien. À la CGT, on n’excluait pas, à l’époque, les militants qui trouvaient, eux aussi, que « l’immigration ça suffit, basta ».
Aujourd’hui, le Parti communiste, faute de peser d’un quelconque poids électoral, donne dans la morale. On fait avec les moyens qu’on a… Et avec le reste de la gauche et ses satellites associatifs, il mettrait bien au trou les trublions de Génération identitaire. On a les vengeances qu’on peut…
Alors oui, j’en suis persuadé, il faut réhabiliter d’urgence Georges Marchais. Et puis, quelqu’un qui savait renvoyer dans ses cordes un Jean-Pierre Elkabbach ne peut pas être un mauvais camarade. Au fond, un Identitaire de gauche ?
Ecrit par Par  le 29 oct, 2012 @ 12:06
*Robert Ménard est journaliste et fondateur de l’association Reporters sans frontières. Il vient de lancer le portail Boulevard Voltaire.

Brésil: le mariage pour tous, c'est maintenant et à trois

Les avatars gays de la partouze façon DSK


Marions les cerfs
à queue blanche

Le Brésil a célébré la première union civile entre trois personnes.
Claudia do Nascimento Domingues, notaire de Tupa, à 430 km de São Paulo, a uni un homme et deux femmes il y a trois mois, soit un an après le premier mariage civil entre deux homosexuels. Mais elle n'e s'en est vantée que fin août, indique la BBC (article en anglais)"Ma fonction n'est pas de juger si cette situation est correcte ou pas", a-t-elle déclaré, précisant que la loi brésilienne n'a pas pensé à tout"C'est quelque chose de nouveau, mais je ne l'aurais pas fait si la loi l'interdisait explicitement."
Elle s'est néanmoins interrogée sur la valeur juridique de ce mariage : "Ils ont maintenant un document qui prouve qu'ils vivent comme une famille, pour lutter pour leurs droits, demander des assurances, etc. Mais je ne sais pas comment les juges brésiliens vont traiter la question", a-t-elle précisé
Sans surprise, l'initiative de la notaire brésilienne n'a suscité que l'indignation de groupes religieux.
Que dit le droit brésilien ?
Nelson Sussumu, de l'Ordre des avocats de São Paulo et spécialiste en droit de la famille, a expliqué qu'il s'agit d'une "union patrimoniale" et pas d'une union civile à caractère juridique. En cas de litige, de séparation ou de décès, le document délivré au "ménage à trois" pourrait être reconnu pour l'héritage par exemple, dit-il."Ils ont fait ce contrat, il n'y a rien d'illégal à cela", a souligné l'avocat.
Une autre avocate, Regina Beatriz Tavares da Silva, ne partage pas cet avis et explique à la BBC (article en anglais) que cette union est "absurde et totalement illégale". Pour cette archaïque "étroite", c'est "quelque chose de complètement inacceptable qui va à l'encontre des valeurs brésiliennes et de la morale". La question de la valeur réelle de cette union devrait donc diviser la justice brésilienne au cours des prochaines semaines.
Et après les "salles de shoot", c'est pour bientôt les "salles de tournantes" ?