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LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

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samedi 25 février 2012

Affaire de Tarnac: un activiste de plus "mis en examen"

Un activiste d'une trentaine d'années a été arrêté jeudi matin à Rouen


Fils de bourge et intello,
en révolte contre les nantis...




L'arrestation est en lien avec l'affaire Coupat

Les membres d'un
groupe de l'ultra-gauche organisé sur le plateau de Millevaches, à Tarnac en Corrèze, autour de Julien Coupat, intellectuel bourgeois, ont attiré l'attention par leur sabotage de caténaires de la SNCF en novembre 2008.

En cause, des "situationnistes", c'est-à-dire des révolutionnaires de
L’Internationale situationniste (IS), une organisation désireuse d'en finir avec la société de classes et la dictature de la marchandise: elle se situe dans la 'gauche ligne' de courants marxistes du XXe siècle.

Un saboteur présumé a été placé en garde à vue
dans les locaux de la sous-direction antiterroriste à Levallois-Perret dans le cadre de l'affaire "de Tarnac". Proche de certains mis en examen,
il est soupçonné d'avoir participé à la fabrication des crochets placés sur les caténaires SNCF en novembre 2008
pour bloquer la circulation des trains.

Le saboteur aurait déjà été interrogé trois fois

Ses compétences de forgeron et ses déplacements seraient au coeur des préoccupations des enquêteurs
, d'après une source judiciaire.

Le juge d'instruction, Thierry Fragnoli, s'est rendu à Rouen avec des policiers de la Sdat pour interpeller ce presque quadragénaire au domicile de ses parents et conduire une perquisition dans l'atelier de son père, forgeron de métier. La garde à vue, qui a commencé à 7h45 jeudi matin, a été prolongée vendredi matin. Sous le régime de l'antiterrorisme, elle peut durer jusqu'à quatre jours.

L'un des mis en examen tourne en dérision cette nouvelle arrestation
Beaucoup de mots pour ne rien dire d'utile
"Pendant longtemps, nous soupçonnions le juge Fragnoli d'instruire uniquement à charge et d'avoir un grief personnel à notre encontre. Au vu du pétard mouillé qu'est cette nouvelle arrestation, on tend désormais à penser qu'il travaille pour la défense en s'acharnant à ridiculiser son enquête. Nous sommes évidemment prêts à parier une bouteille de whisky que notre ami sera relâché sans aucune charge d'ici quelques jours."
Dans cette affaire, avec Julien Coupat et son amie Yldune Lévy, dix personnes ont été mises en examen depuis novembre 2008 pour association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste.

Une première vague d'arrestations a lieu le 11 novembre 2008 en Corrèze
, à Paris et à Rouen. Vingt personnes sont alors arrêtées, neuf mises en examen et certaines placées en détention provisoire, comme Julien Coupat, soupçonné de "diriger" l'association de malfaiteurs. Il est libéré six mois plus tard, le 29 mai 2009.


Un an plus tard, un dixième homme est mis en examen
Pendant les trois ans d'instruction, d'autres personnes ont été arrêtées sans être poursuivies par la suite.

Les avocats des mis en examen contestent évidemment une grande partie des éléments retenus contre leurs clients et ont souligné à de nombreuses reprises les incohérences du dossier, selon eux.
Ils ont porté plainte en février dernier pour faux et usage de faux, subornation de témoins et interceptions téléphoniques illégales. Une information judiciaire a été ouverte à Nanterre et une autre à Limoges.

vendredi 24 février 2012

F. Hollande laisse des plumes dans l'affaire Dalongeville

L'ex-Premier secrétaire du PS mis en cause dans un dossier de corruption

François Hollande n'a pu ignorer l'existence d'un système de corruption

C'est un ancien élu PS du Pas-de-Calais qui l'assure dans un livre

L'ancien maire de Hénin-Beaumont affirme que la corruption règnerait de longue date dans la région Nord-Pas-de-Calais. Gérard Dalongeville, écroué durant huit mois pour corruption en 2009, décrit dans cet ouvrage sorti jeudi, "Rose mafia", un dispositif, dit-il, devenu habituel, avec enveloppes d'argent en espèces, marchés truqués et clientélisme.

Il désigne François Hollande, premier secrétaire du PS de 1997 à 2008

"La révélation des turpitudes du Pas-de-Calais a donné le départ du bal des hypocrites, avec comme premiers danseurs sur la piste l'ancien Premier secrétaire du PS et l'actuelle", Martine Aubry, écrit-il.

"Qui peut croire que ni Aubry ni Hollande n'aient jamais été informés des irrégularités, des dérives de la fédération du Pas-de-Calais ?", ajoute-t-il. Il rappelle que François Hollande était venu le soutenir aux élections municipales de 2008, peu avant son incarcération.

François Hollande se mure dans le silence

Actuel candidat à la présidentielle, il tiendrait, selon le livre, à ses liens avec Jean-Pierre Kucheida, dit "JPK", député-maire de Liévin et homme fort depuis deux décennies du PS dans son fief du bassin minier. Gérard Dalongeville le désigne comme l'organisateur du système frauduleux supposé.

"Hollande avait besoin du soutien de JPK et du bassin minier pour sa réélection comme premier secrétaire, comme il en a eu besoin ensuite pour la primaire", écrit l'ancien maire. Les fédérations locales du Nord de la France sont parmi les plus puissantes du PS.
Sommé depuis mardi par l'UMP de s'expliquer, le candidat PS à l'Elysée n'a pas réagi.

Martine Aubry a en revanche vivement répliqué dans plusieurs media
Piquée au vif, la baronne régionale n'est pas solidaire.

La maire de Lille s'en prend à un condamné qui a accompli sa peine.

Elle ne respecte pas la présomption d'innocence
de celui qui fait toujours l'objet notamment d'une enquête interne au PS.

Elle accuse Gérard Dalongeville d'avoir ruiné sa commune.
"Pour moi M. Dalongeville n'a pas de crédibilité, je ne l'entends pas, je ne l'écoute pas", a-t-elle lâché, méprisante, à la chaîne de télévision LCP mercredi.

Paradis fiscaux du PS

Gérard Dalongeville décrit dans son livre son ascension dans le Pas-de-Calais, où il est né en 1970, et a d'abord travaillé pour les élus, comme Daniel Percheron, actuellement sénateur et président de la région Nord-Pas-de-Calais.
Très tôt, l'auteur a vu circuler les enveloppes de billets remises par des entrepreneurs obtenant les marchés. Selon lui, les "affaires" se traitent souvent entre élus et entrepreneurs au sein de loges maçonniques.
Les emplois, les travaux au bénéfice personnel des élus, le financement par des fonds privés de déplacements pour voir des matches de football se négocient là, dit-il. Les entreprises remettent en espèces des sommes aux militants PS qui les donnent ensuite aux partis, ce qui est une forme de blanchiment, dit-il.
"Par exemple, la commune achète à une entreprise amie un bien ou prestation qu'elle paye très au-dessus de sa valeur, et récupère ensuite le trop-perçu sous la forme d'un achat de publicité ou en espèces", écrit-il.
L'argent, conservé dans des coffres ou placé sur des comptes au Luxembourg, sert essentiellement à financer les campagnes, ou à aider les militants, une forme de clientélisme, selon l'ex-élu. Les marchés sont systématiquement truqués et des sociétés d'économie mixte ou para-publiques seraient pillées et lourdement endettées du fait de malversations.


Ce n'est pas une révélation de Mediapart
!

Gérard Dalongeville dit en outre que les élus, avocats et autres personnes qui l'entouraient lui avaient garanti qu'ils achèteraient 60.000 euros la bienveillance du magistrat de Béthune qui présiderait son procès, qu'il nomme.
L'arrangement n'a visiblement pas fonctionné, puisque les contacts frauduleux de Gérard Dalongeville avec d'autres protagonistes lui ont valu une révocation de son contrôle judiciaire et un retour en prison en décembre 2009, ce qui l'a amené, dit-il, à tout révéler.

Ses déclarations à la justice ont amené l'ouverture de plusieurs enquêtes préliminaires à Lille
.
L'ex-maire d'Hénin-Beaumont, qui devrait être prochainement jugé, conclut son livre par ces mots: "Ce système est à bout de souffle, notre vie politique a besoin d'air."

Jospin ne pouvait rien pour Vilvorde, Hollande pourrait tout pour Florange

Hollande fait des promesses d'avant élections





Le candidat Hollande (PS)
mange le pain des ouvriers de Gandrange






Des promesses d'ivrogne à Florange

Ca ne mange pas de pain

François Hollande, le candidat-suppléant de Dominique Strauss-Kahn à l'élection présidentielle, est venu en passant vendredi dire sa "solidarité" avec les salariés d'ArcelorMittal à Florange
, en Moselle, entreprise sidérurgique menacée.
Les syndicats, qui craignent un arrêt définitif de la filière chaude en Lorraine, souhaitent politiser la crise à quelques semaines de l'élection présidentielle.

Les syndicats demandent au gouvernement d'adopter une loi accordant un droit de préemption à l'Etat en cas d'abandon par un industriel d'une usine rentable comme l'est celle de Florange. Interpellé sur le sujet lors de son passage à Gandrange, ville voisine, le 17 janvier dernier, le candidat socialiste Hollande s'était dit prêt à ..."réfléchir à l'outil législatif" qui permettrait une telle solution: une réponse insuffisante, selon Edouard Martin, représentant de la CFDT, au nom de l'intersyndicale. "On sent les politiques un peu timorés. Face à des géants comme ArcelorMittal, il faut taper sur la table", estime ce partisan du dialogue social.


Et Libération fait du zèle
Pour ce journal partisan, "Hollande dégaine une proposition de loi" .

Les journalistes-militants de Libération ont aussitôt attribué l'initiative de la CFDT à leur champion
et Hollande s'est jeté dessus comme sur du bon pain : "Je suis prêt à ce que nous déposions une proposition de loi" (PPL), a-t-il lancé sans délai: de peur que le "prédateur" lui retire de la bouche ?

Le diviseur des Français a promis: "Quand une grande firme ne veut plus d'une unité de production et ne veut pas non plus la céder, nous en ferions obligation pour que les repreneurs viennent et puissent donner une activité supplémentaire", a-t-il dit du haut du camion où il avait été hissé.
Il a indiqué par la suite que la proposition de loi serait déposée dès lundi.

Les communistes qui n'existent pas à Londres sévissent en France à la CGT

La députée Aurélie Filippetti surfe sur les difficultés de la sidérurgie
"Sarkozy a organisé la casse industrielle de la France", clame-t-elle sur les estrades de campagne.

Or, en 1999, alors que Lionel Jospin était premier ministre, Roger Fauroux, ministre de l'Industrie, Elisabeth Guigou, chargée des Affaires Européennes et Pierre Bérégovoy, ministre d'État, ministre de l'Économie, le site sidérurgique de Gandrange a été vendu pour un franc symbolique à l'homme d'affaires indien Lakshmi Mittal
, dont le groupe devint ultérieurement Arcelor Mittal. En janvier 2008, un plan de restructuration prévoya la fermeture de l’aciérie électrique et de la section laminage. Seuls subsisteraient le centre de recherche et le Laminoir à Couronnes et Barres (LCB).
Nicolas Sarkozy hérita de la situation et, en février 2008, la crise économique et financière pris une ampleur sans précédent, si bien que le 31 mars 2009, la section électrique fut définitivement arrêtée, ainsi que le train à billettes (TAB), le 31 décembre 2009.

2012: les communistes de la CGT relancent une campagne de déstabilisation
La veille de l'arrivée du Président, des salariés - emmenés par la CGT - avaient commencé à bloquer la sortie des expéditions de produits, peu avant la réunion d'un comité d'entreprise qui a officialisé la prolongation de l'arrêt des deux hauts-fourneaux du site.

"Je ne suis pas simplement venu vous DIRE ma solidarité; je suis venu vous DIRE ma responsabilité, parce que quand on prétend à la présidence de la République, on doit croire à son industrie, à l'industrie sidérurgique", a lancé François Hollande au micro, juché sur le toit d'une camionnette des syndicats.

"ON VA tout faire pour que ce site, ici, puisse se développer, se moderniser, voilà mon message devant vous", a-t-il promis, devant les nombreux journalistes de sa suite, aux quelque 200 salariés qui devraient attendre encore au moins deux mois.

Des promesses et de la polémique
S'inscrivant en négatif du président sortant, le candidat de la gauche a souligné la nécessité de "tenir parole, parce que c'est cela qui fera la différence au moment du choix, je l'espère, de l'élection présidentielle".
"Il y a les candidats du peuple et il y a les candidats qui prétendent servir le peuple", a-t-il ajouté.


L'un dit, l'autre fait


Presque à la même heure, à l'autre bout du pays, le "candidat-président" Nicolas Sarkozy était allé à la rencontre des travailleurs de la raffinerie hélvétique Petroplus de Petit-Couronne, en Seine-Maritime.

Laurent Fabius
s'était fait inviter par la CFDT et suivait le président-candidat pas à pas...

Le président avait promis, le président-candidat annonce le redémarrage temporaire
"On fera tout pour que Florange rouvre", avait déclaré Nicolas Sarkozy, mardi, lors d'un déplacement en Charente-Maritime.


Hollande promet à Florange ce que Jospin ne pouvait à Vilvorde



L'intersyndicale CGT, CFDT, FO, CFE-CGC_-
bloque l'usine de Florange (23/02/2012)




1997 - Fermeture de l'usine Renault de Vilvoorde (Belgique
)
Qu'ont donc fait Jospin et Filippetti pour les salariés de Vilvorde abandonnés en rase campagne belge ?

L'internationale socialiste n'a rien su faire

En aparté de la réunion des socialistes européens à Malmö, Lionel Jospin avait laissé filtrer son impuissance, se retranchant derrière son cabinet sur lequel il s'était déchargé pour "regarder ce problème". Rappelant qu'il avait reçu une délégation des ouvriers de Vilvorde, le Premier ministre avait tenu des propos généraux: "C'est une question dont je suis amené à me saisir. J'ai une sensibilité et une opinion en temps que responsable politique, mais je ne peux pas apporter une réponse à une question industrielle."

"De source proche du gouvernement, on réfléchirait à la manière de "reprendre le dossier de zéro", tout en évitant de contraindre Louis Schweitzer, le PDG de Renault d'alors, à la démission, selon Libération. Les salariés belges, qui à la mi-juin n'avaient pas encore obtenu le rendez-vous promis avec un membre du gouvernement socialiste, préparèrent leur descente à 1 500 sur Paris le jour de la manifestation pour l'emploi et de l'assemblée générale des actionnaires de Renault.

Avec la confirmation de la fermeture de l'usine Renault à Vilvorde
, le Premier ministre socialiste était plus que jamais attendu sur ses grands engagements pris pendant la campagne électorale...

En septembre 2011, à l'approche de l'élection sénatoriale, Sa Cynique Majesté Royal est allée afficher son volontarisme à Gandrange: la propagande nous assure que "des chantiers de Saint-Nazaire aux aciéries de Lorraine, Ségolène Royal redonne espoir", mais pour quel résultat ? Qu'a donné sa combativité à Vilvorde, territoire oublié de la gauche sociale, où elle n'a pas même fait une apparition ? Le drame s'est produit hors période électorale, apèrs...


Vilvorde ou l'imposture socialiste


Jospin premier ministre n'a pas bougé le petit doigt pour éviter le désastre
C'est l'histoire d'une casse par ceux-là mêmes qui parlent "d'une reconquête industrielle, d'un état stratège qui se préoccupe de tracer une voie pour le pays, celui de l'excellence environnementale et qui permettra de redonner vie à nos territoires en maintenant des savoir-faire indispensables au pays comme à toute l'Europe"...

A Vilvorde, le socialiste Jospin a-t-il "sauvegardé les valeurs du socialisme" ?

C'était bien avant la crise mondiale actuelle, mais sa seule excuse fut de dire : " L’État ne peut pas tout".

VOIR et ENTENDRE
comment le service public (France 2 et Bruno Masure, journaliste socialiste) et Marc Blondel (CFDT) dédouanent Lionel Jospin, lequel n'aura su que défiler dans les rues - comme Premier ministre - "en solidarité", comme Hollande, avec les licenciés...:


Si, pour un socialiste, tout doit être fait par l’État, c'est pire qu'un aveu de faiblesse: ce n'est pas seulement "la gauche molle", c'est la paire Jospin-Hollande qui est impuissante...

Rachida Dati, comme avant, à Lille avec Sarkozy

Nicolas Sarkozy ne renonce pas aux meilleur(e)s

Rachida Dati de retour là où il y a de l'action

L'ex-porte-parole du candidat de
l'UMP en 2007 était à nouveau au côté du président-candidat en 2012
, au Palais des congrès de Lille, le 23 février, pour enflammer le deuxième grand meeting de campagne de Nicolas Sarkozy. Une mission qui marque son retour en Sarkozye.

L'ex-garde des Sceaux qui fut la porte-parole (avec Xavier Bertrand) du candidat en 2007 était en charge de la préparation de la prise de parole du président-candidat, vers 18h30.


Le Phénix renaît de ses cendres


Le retour de la maire du VIIe arrondissement de Paris étonne
, car la presse se plaisait à la dire grillée pour avoir résisté à François Fillon, candidat à la prise de la Mairie de Paris.

Mais Rachida Dati reste populaire et tous les talents sont utiles au moment où le président sortant se lance pour un second mandat présidentiel. Dès janvier, lors de son voyage en Guyane, il avait glissé que Rachida Dati "a du talent", qu'il aurait besoin d'elle. Il ne vouait pas non plus Rama Yade aux gémonies : "Sans doute ai-je fait une erreur de leur donner trop et trop vite, expliqua Sarkozy en Guyane à une poignée de journalistes. Je protégerais davantage Rachida et Rama si c'était à refaire (...) j'en porte une responsabilité."

Les tickets gagnants

Si la talentueuse Nathalie Kosciusko-Morizet manque de charisme et de pugnacité , de son côté, Rachida Dati possède les deux.
Elle a d'abord assuré ce jeudi qu'il "n'y a jamais eu de problèmes avec Nicolas Sarkozy, je l'ai toujours soutenu". Pilonnant depuis des mois les ambitions parisiennes du Premier ministre, l'ancienne garde des Sceaux a toujours pris soin de rappeler tout ce qu'elle devait à son mentor. Tout en se rapprochant de Jean-François Copé, grand rival de François Fillon...
Nicolas Sarkozy lui aurait finalement promis une place dans son équipe, lors d'une entrevue pendant les fêtes de Noel. A condition, toutefois, qu'elle cesse son bras de fer avec F. Fillon. D'autant que, selon le chef de l'Etat, une candidature Fillon à Paris aux législatives serait même de moins en moins probable. Un épisode démenti, sur Twitter, par l'intéressée.

Répartition des rôles
Le Premier ministre assure plus que jamais la continuité des affaires de l'Etat et n'était pas à Lille pour le grand meeting de campagne. Rachida Dati, elle, officialisait sa montée aux avant-postes, faisant grincer des dents le député UMP de la Mayenne Yannick Favennec.

Vincent Lindon Peillon est-il en couple avec Rachida Dati ?

Peillon: "Je suis admiratif du courage de Rachida Dati" !
C'est qu'il l'est beaucoup moins de F. Fillon et N. Sarkozy !
VOIR et ENTENDRE le socialiste de l'équipe Hollande dans sa déclaration tardive de la St-Valentin:

Vincent Peillon est l'invité de 20'12 par
Il faudrait en effet du courage pour être en couple avec lui...

jeudi 23 février 2012

Bayrou, pris au piège de son "splendide isolement"

François Bayrou a refusé jeudi de rallier ou l'UMP ou le PS



La Grande Bretagne, qui tout au long du XIXème siècle
a appliqué la doctrine du "splendide isolement"
diplomatique (de 1890 à 1902)
s'est retrouvée engagée dans la guerre de 14


Courtisé sur ses deux flancs, le Béarnais fait sa mijorée
Bayrou tient à jouer sa carte personnelle jusqu'au premier tour de l'élection présidentielle.

Le Premier ministre
François Fillon a appelé les électeurs centristes à rejoindre l'UMP
le plus tôt possible et a encore souligné mercredi que "sur l'essentiel, notre vision de la société est la même".

Pensant plutôt qu'en hameçonnant son président, il tiendrait tout le MoDem, le responsable du projet présidentiel du candidat du Parti socialiste François Hollande, Michel Sapin, a également appelé mercredi le président du MoDem à sortir de "l'ambiguïté".


L'Elysée ne vaut pas une messe





"Père, gardez-vous à droite ;
père, gardez-vous à gauche"?
Mais Jean le Bon sera fait capturé par les Anglais
pendant la guerre de Cent ans.




Estimant que, malgré un tassement du nombre de ses admirateurs au bord de la route, sa carriole présidentielle est lancée dans le paysage politique,
François Bayrou a répondu que la majorité derrière tel ou tel candidat se ferait au deuxième tour.


"Nous sommes entourés de sollicitations parce que notre chemin est juste et parce que la force que nous représentons est la seule capable de reconstruire le pays. Quelque chose est rompu entre Nicolas Sarkozy et le peuple Français, il s'est trompé sur tous les axes", a-t-il fantasmé sur i-Télé.

Affaire de l'hôtel Carlton: DSK et Moscovici se partageaient-ils les filles ?

Le directeur de campagne de Hollande, rattrapé par les textos de DSK ?


2007: Pierre Moscovici,
"gauche dure" de DSK



La mémoire d' "éléphant" du téléphone portable de Fabrice Pazskowski aurait parlé

Mis en examen pour proxénétisme aggravé et toujours écroué, ce chef d'entreprise partageait le même goût pour les filles faciles avec le socialiste Dominique Strauss-Kahn, alors directeur du Fonds monétaire international et favori de la primaire socialiste.
DSK a d'ailleurs envoyé de nombreux SMS tendancieux et
la puce du téléphone portable de l'homme d'affaires nordiste, Fabrice Pazskowski semble riche en SMS croustillants. Ce téléphone aurait été oublié par Fabrice Pazskowski lors d'une partie de jambes en l'air tarifée à l'hôtel Murano en février 2011. Il aurait été ensuite récupéré par Dominique Strauss-Kahn qui l'aurait emporté aux Etats-Unis et gardé jusqu'au 13 mai, avant de le rendre à son propriétaire lors d'un autre rendez vous avec des prostituées outre-Atlantique. Entre ces deux dates, les deux hommes auraient échangé plusieurs textos ayant pour thème des rencontres avec des jeunes femmes de petite vertu.
Mais seuls des propos de D. Strauss-Kahn ont été retrouvés par les enquêteurs, ceux de M. Pazskowski ayant été effacés par ce dernier.
"Tu viens accompagné à Washington ?" aurait ainsi demandé l'ancien directeur du FMI à l'entrepreneur nordiste, avant d'ajouter "Je la connais ?", selon les retranscriptions de PV d'audition réalisés par les enquêteurs et repris par
"Le Point.fr.

Le chef d'entreprise en tous genres n'avait visiblement rien à cacher
"Selon l'hebdomadaire, Fabrice Pazskowski aurait réinitialisé la puce de son téléphone portable le 14 mai, jour de l'arrestation de DSK lors de l'affaire du Sofitel de New York, effaçant ainsi l'ensemble des propos qu'il avait échangés avec l'ancien patron du FMI.
Dans le quotidien Libération du 10 novembre 2011, il est également question de l'organisation de soirée spéciales.
"J'emmène une petite faire les boîtes de Vienne le jeudi 14 mai. Ça te dit de venir avec une demoiselle ?", aurait écrit DSK au début du mois de juin 2009. Quelques jours après, il aurait poursuivi sur le même registre : "Veux-tu (peux-tu) venir découvrir une magnifique boîte coquine à Madrid avec moi et du matériel ?".


Des proches de DSK dans le dossier de proxénétisme des magistrats lillois


Toujours selon Libération, des messages prouveraient que DSK a cherché à mettre plusieurs de ses amis politiques en relation avec l'organisateur de parties fines. Exemple le 30 juin 2009, un SMS de DSK implique la maire de Lille : "Appelle Christophe Borgel, explique lui et demande lui qui tu peux appeler chez Aubry".
Autre exemple le 19 janvier 2010 : "Ok, il faut qu'il prenne contact avec Gerry Rice(porte-parole du FMI) qui est prévenu"...

Jean-Marie Le Guen (à droite) était déjà connu pour son goût immodéré des Journées de la femme d'un type particulier
Ainsi a-t-il été beaucoup vu en Côte-d'Ivoire, au temps où les socialistes français frayaient sans modération avec le président africain, avant qu'il ne soit reconnu comme dictateur et chassé du pouvoir. Jack Lang collait au train, comme à chaque fois qu'il peut se faire entretenir.

Et ces éléphants roses se sont désormais recyclés dans l'entourage de François Hollande
" Parfait pour Mosco… Tu me raconteras Le Guen… " Si les SMS exhumés par les enquêteurs restent encore nimbés de mystère pour l'instant, ils impliquent des personnalités du premier cercle du candidat Hollande à la Présidentielle et la justice devra tirer au clair la nature des relations de Pierre Moscovici avec l'hôtel Carlton de Lille et ses filles. Aujourd'hui, c'est à peine si les principaux intéressés se souviennent avoir rencontré Fabrice Paszkowski. Et quand la mémoire leur revient, ils jurent leurs grands dieux ne jamais lui avoir rendu le moindre service.

Pourtant, Gala ne perd pas la mémoire
L'ex-lieutenant de Dominique Strauss-Kahn y faisait des aveux.
Avant 2008, "Mosco" n'avait pas encore été laissé pour compte par son mentor et le garçon n'avait pas rejoint le camp de François Hollande après l’affaire dite "du Sofitel de New York" qui, pour lui aussi, sentait fort le roussi. "pendant 25 ans, on s’est vu toutes les semaines [à Lille?]. On a passé des vacances ensemble. On avait des relations intimes" , explique l’actuel porte-parole de François Hollande, en janvier 2012.
Dans l'affaire DSK, les fidèles lieutenants de Dominique Strauss-Kahn tentèrent la thèse du complot. Jean-Chrisptophe Cambadélis dit qu'il avait toujours cru "à une manipulation. On me l'a reproché assez sévèrement; mais ,il y a une énorme injustice: un homme qui n'a rien fait de répréhensible et voit sa vie détruite." Michèle Sabban ira même jusquà parler d'attentat politique. Sauf Pierre Moscovici qui tenait à prendre ses distances.

Quoi qu'il en soit, Christophe Borgel, Jean-Marie Le Guen et Pierre Moscovici auront du mal à échapper à une convocation judiciaire comme témoins. L'invitation du juge risque seulement de dormir jusqu'après la présidentielle...

VOIR et ENTENDRE Jean-Marc Ayrault situer dans le caniveau l'activité sexuelle de DSK et Moscovici, puis esquiver, face à Jean-Jacques Bourdin (BFMTV-RMC), pour enfin déverser des généralités édifiantes et les "éléments de langage" que le PS nous sert invariablement depuis plusieurs semaines et masquer au final l'indigence des engagements de Hollande:

Bourdin 2012 : Jean-Marc Ayrault par BFMTV

Un amas de bave rance, filante et fielleuse.

De quoi toutefois rappeler de mauvais souvenirs aux deux derniers.
Dans les années 1990, ils avaient souvent été mis en cause pour les liens étroits qu'ils entretenaient avec la MNEF, la mutuelle étudiante dont les errements et la quasi-faillite avaient défrayé la chronique.

Dans son dernier ouvrage, "La République des mallettes", le journaliste d'investigation Pierre Péan évoque l'existence d'une association baptisée France-Taïwan, hébergée dans les locaux de la MNEF avant d'être accueillie par Pierre Moscovici. Cette association avait beaucoup intrigué le juge Van Ruymbeke lorsqu'il avait enquêté sur les 400 à 500 millions d'euros de bakchichs versés en marge de la vente des frégates à Taïwan. Un compte domicilié à Singapour avait capté l'attention du magistrat. Sollicitées, les autorités de ce paradis fiscal avaient refusé de lui transmettre les mouvements financiers observés sur ce compte, alimenté notamment par le groupe Thomson.


Les vertueux socialistes ont-ils demandé des prestations particulières au chef d'entreprise ?



Le lieu des "parties fines" des nantis du PS,
les vertueux DSK (et Moscovici)
rue du caniveau à Lille.



Des finitions soignées

" Pour Gand, il faut que tu me dises vite de quoi il s'agit. C'est une boîte ou une soirée privée ? " Quoi qu'on puisse en penser, cette appétence pour les soirées coquines ne tombe pas sous le coup du Code pénal. D'autant que plusieurs d'entre elles ont eu lieu en Belgique et en Espagne, où la prostitution alimente un commerce licite.


Du 'matériel' dernier cri
"Une chambre avec colis" ou "une chambre avec cadeau": les expressions, à peine codées, étaient souvent utilisées par les membres présumés d'un réseau de prostitution en train d'être mis au jour à Lille.
"Veux-tu (peux-tu) venir découvrir une magnifique boîte coquine à Madrid avec moi (et du matériel) ?" Ce qui s'appelle le respect de la femme.

Il va (peut-être) falloir contenir l'hystérique martiniquais Serge Letchimy, qui ne manquera pas de stigmatiser la "traite des blanches" par ses camarades...



mercredi 22 février 2012

Verts pas tendre: Gro-Eva Joly insulte Corinne Lepage

Une grossièreté qui "salit" la caste des juges

Gro-Eva Joly, poissarde, oui,
mais en fourrure animale,
pour complaire aux écolos-bobos...:
faites ce que je dis, pas ce que je fais !



La candidate septuagénaire récidive dans les insultes

La campagne de la gauche promet d'être nauséabonde
Eva Joly s'est laissée aller à adresser un stupéfiant "je l'emmerde" à sa rivale Corinne Lepage lors de sa visite mardi à l'université de ...Saint-Denis (Seine-Saint-Denis): la candidate à la présidentielle et rivale écologiste de l'ancienne magistrate prend de vilaines manières et va bientôt apparaître en casquette à la retourne !

La candidate Europe Ecologie-les Verts a dérapé lorsque qu'un journaliste impertinent de Canal+ l'interrogea. "Et Corinne Lepage qui dit que vous désertez la promesse écologique, vous lui dites quoi ?" (à 22 minutes 50 sur la vidéo ci-dessous).
Après un court silence, la candidate d'Europe Ecologie - Les Verts (EELV) lâcha, très agacée, l'incongruïté que les motos-crottes ne parviennent pas à évacuer du paysage politique.
VOIR et ENTENDRE


Sur le plateau de 'La Matinale' mercredi matin, Corinne Lepage a immédiatement réagi à la diffusion du reportage en affectant de prendre de la hauteur. "C'est très élégant, répliqua-t-elle, apparemment déjà au parfum des manières de charretier de la magistrate en fourrure. "Je ne commente pas les grossièretés", répond la présidente de Cap 21, avec des pincettes. "Depuis que je peux commencer à m'exprimer un peu, on m'entend. Et les sondages montrent qu'une grande majorité pensent que j'incarne mieux l'écologie qu'elle. Je pense qu'elle ne le supporte pas", analyse-t-elle encore.
Il est vrai que, selon les sondages, les intentions de votes opèrent entre elles des transferts au détriment de la bi-nationale au langage fleuri.

Suivie par le journaliste et un caméraman, l'ancienne juge d'instruction refuse d'abord de commenter, avant de prononcer une cinglante sentence à l'encontre de l'impertinent: "Je vous ai déjà dit que je ne commente pas les sondages. Je ne vais pas changer. Je crois que vous ne comprenez pas le français. Je sais bien que je parle avec un accent, mais quand même. C'est clair, net et précis."
Joint par ParisMatch.com, le directeur de campagne d'Eva Joly, Sergio Coronado, s'est contenté d'évoquer "un mouvement d'humeur" anodin. Il a refusé de décrypter de dérapage.

La magistrate à la retraite redouble dans la vulgarité

La candidate altermondialiste d'Europe Ecologie-les Verts n'a pas un langage bien châtié.
Cette récidiviste non repentante s'est déjà signalée pour ses expressions recueillies au contact des voyous.
Mais la malheureuse n'a pas encore réussi - en cinquante années - à faire la part des choses... Le 13 février à Marseille, elle déclara déjà :" Ce n'est pas aux pisse-froid et casse-couilles, comme dirait ma copine Cécile Duflot, de décider qui doit être la candidate ou pas. Maintenant, je ne réponds plus aux questions sur ma légitimité. "
Lien PaSidupes : "Gro-Eva Joly ne sait plus ce qu'elle dit: elle emploie des mots pas Joly du tout"

Pourvu qu'il ne lui vienne pas maintenant à l'idée de manifester avec Peta, l'association américaine de protection des animaux: elle n'a pas déjà trop de voix...

Corruption: "Rose mafia", seulement au Pas-de-Calais ?

L'ex-maire PS d'Hénin-Beaumont et la fonction rédemptrice des prisons

Quand Dalongeville ment, il avoue;
ce qui n'est pas à l'honneur de tous les menteurs du PS

Rose mafia de Gérard Dalongeville, aux éditions Jacob-Duvernet, est une bombe qui risque de faire imploser le PS du Pas-de-Calais. Un "système pourri jusqu'à la moelle" décrit de l'intérieur où il est question d'enveloppes pleines de billets, d'emplois fictifs, de surfacturations, de vols d'archives et de rétrocommissions.
Ce changement-là n'est pas non plus pour maintenant...


Dans ce livre choc, "Rose Mafia", l'ex-maire d'Hénin-Beaumont,
Gérard Dalongeville, lève le voile sur les étranges circuits de financement d'élus de la fédération socialiste. Lui-même mis en cause par la justice, il refuse d'être le seul à payer: passer à la caisse, mais refuser les factures, telle est la morale des vertueux du PS.

Emplois fictifs, enveloppes de billets données de la main à la main par des dirigeants d'entreprises, doubles facturations, corruption, achat de complaisance d'un magistrat... Dans un ouvrage de 300 pages truffées de détails, à paraître le 23 février (1), Gérard Dalongeville (ci-dessous entre Hollande et Lienemann), ancien maire d'Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais), a décidé de mettre à nu les étranges moeurs de ses anciens amis socialistes.

Un témoignage rare de la part d'un initié sur un "système pourri jusqu'à la moelle", écrit-il, à propos du PS dont François Hollande était le Premier secrétaire. Après être passé huit mois par la case prison - il est mis en examen pour détournements de fonds publics, favoritisme, faux en écriture, corruption... -, l'homme a décidé de tout dire... pour ne pas payer seul.

L'ouvrage guide le lecteur dans les incroyables méandres du financement politique. Et fait brusquement resurgir une époque qu'on pensait révolue depuis l'adoption des lois sur le financement des partis. Mais il faut croire que, dans l'ancien bassin minier où le PS est sans concurrence sérieuse depuis des décennies, les mauvaises habitudes ont perduré.


Une vie d'élu socialiste, faite de dons, surfacturations et vols d'archives...

A écouter Gérard Dalongeville, les flux d'argent empruntent divers chemins sinueux. Parfois, les militants versent des dons en liquide de 100, 500, voire 1000 euros à un candidat socialiste - ou directement à la fédération PS du Pas-de-Calais - qui leur sont aussitôt restitués par virements d'entreprises "amies". En échange, celles-ci disposent de facilités d'accès aux marchés publics.

De façon plus classique, l'ancien maire d'Hénin-Beaumont évoque des surfacturations "de 10 à 15%" récupérées sous la forme de publicité dans les journaux municipaux. Les sociétés Soginorpa, gestionnaire d'un parc de 62 000 logements miniers, et Adévia, principal acteur public d'aménagement, seraient au coeur de ces circuits occultes.

Une affirmation rendue d'autant plus crédible par la publication de plusieurs rapports très sévères de la chambre régionale de la Cour des comptes. Et par d'étranges vols d'archives intervenus récemment à la mairie ­d'Hénin-Beaumont ainsi qu'à la communauté d'agglomération d'Hénin-Carvin.


Dalongeville dit avoir les preuves de ce qu'il avance

Le PS aime les riches

L'auteur se fait plus précis lorsqu'il raconte comment un major régional du BTP a versé un chèque de "215 280 euros" à un homme d'affaires peu scrupuleux au titre de dépenses de sponsoring. "L'explication est tout autre, rectifie Gérard Dalongeville, c'est une rétrocommission au profit du PS."

Omerta: le maire PS devait se taire !

L'ancien édile soutient que son ancien premier adjoint s'est rendu en avion au Luxembourg à plusieurs reprises pour blanchir de l'argent et que ces déplacements étaient liés au financement du PS. "Je n'ignore pas la gravité de ces accusations", soutient-il. Et d'annoncer qu'il ne craint pas les procès en diffamation, car il possède les preuves de ses allégations.

Le vertueux PS affecte de garder un sang-froid insolent

Cette bombe éditoriale, en plein coeur de la présidentielle, fera grincer bien des dents, vu le profil particulier de l'auteur, dont le procès devrait s'ouvrir d'ici à la fin de l'année.

Sans ciller et de bonne foi (!)
, la sénatrice Catherine Génisson, première secrétaire de la fédération du Pas-de-Calais, déclare à L'Express être "très sereine" et charge Gérard Dalongeville qui a livré nombre de vérités successives à la justice. A la grâce du juge militant ?

"Je crains que le bac ne se retourne finalement sur le cochon", rétorque Jean-Pierre Chruszez, l'un des anciens collaborateurs de Gérard Dalongeville, éreinté dans le livre.

En décembre 2010, la parution dans la presse des lettres que l'ancien maire avait adressées depuis sa cellule à la juge d'instruction Véronique Pair avait déjà mis le feu aux poudres.

Les soupçons de financements occultes mènent à Jean-Pierre Kucheida
, 69 ans, inamovible député-maire de Liévin depuis 1981. A l'époque, ce dernier avait réfuté en bloc les "fantasmes" de son ancien protégé.
Lien PaSiDupes : "Corruption dans le Pas-de-Calais: Hollande fait l'autruche "


"Nettoyer les écuries d'Augias"

Des révélations qui ont échappé au site Médiapart...

Bien que qualifiées de "fantasmes", elle sont toutefois jugées suffisamment crédibles pour déclencher l'ouverture de quatre enquêtes préliminaires et, depuis, l'organisation de nombreuses et discrètes auditions et perquisitions d'entreprises par la division nationale des investigations financières de Nanterre (Hauts-de-Seine).

De source autorisée, cell
es-ci devraient aboutir dans les prochains jours à des gardes à vue assorties de mises en examen pour - à tout le moins - prise illégale d'intérêts. Assigné à résidence dans les Vosges, près de la circonscription du parachuté Jack Lang qui avait souhaité prendre ses distances avec la fédération du Pas-de-Calais, Gérard Dalongeville, 41 ans, élude un peu trop rapidement ses propres responsabilités dans l'ouvrage. Parfois, il se transforme même en Mr Propre: "Il est temps de nettoyer les écuries d'Augias", écrit-il.

Mais de réels accents de sincérité percent dans ce livre thérapie d'un "homme meurtri", lui aussi ''normal' et faible qui avoue avoir tenté un jour, au fond de sa cellule, de se suicider. Le parcours de ce petit soldat du socialisme, enivré par un système "dont on ne peut pas sortir", est édifiant. Le récit de sa première ligne de défense, monté de toutes pièces par ses anciens comparses, sidère tout autant.

L'éditeur a préservé un secret total jusqu'à la sortie de cet ouvrage sulfureux

Sa parution intervient au pire moment pour le candidat François Hollande, mais était-il un moment propice parmi la cohorte d'affaires qui surgissent du nord au sud de la socialie, du Pas-de-Calais aux Bouches-du-Rhône de Jean-Noël Guérini et Sylvie Andrieux, en passant par l'Hérault de Robert Navaro ?

Depuis des années, les socialistes font tout pour donner raison au FN


Marine Le Pen
, précisément candidate aux législatives à Hénin-Beaumont et qui ne cesse de dénoncer la "mafia socialiste" ne se plaindra pas que la justice fasse son oeuvre.

(1) Rose mafia, par Gérard Dalongeville. Ed. Jacob-Duvernet, 298 pages, 19,95€.

Sondons les boîtes de sondages

Qu'ils se trompent ou nous mentent, ils sont toujours là !

Le rapport des politiques aux sondages: je t'aime moi non plus

Les dirigeants politiques gouvernent-ils à l'oreille ?
Nos responsables ont mis les bruits de la rue sur écoute et passent régulièrement commande d'une étude d'opinion, d'un sondage ou d'une enquête auprès d'une entreprise de sondage.

Les lobbies - syndicats et associations, partis politiques, réseaux citoyens, et collectifs - les ont adoptés: ils s'en servent tous. Les media ne s'en plaignent pas: ils y trouvent matière à vente et manipulation.

Plusieurs ouvrages ont été consacré au sujet dont celui de Nicolas Jallot "Manipulation de l’opinion : ce sont les sondages qui le disent..." (Stock - 7 mars 2007) -Extrait : "La France est championne du monde des sondages et nos dirigeants dépensent chaque jour des sommes colossales pour connaître notre " opinion ". L’Élysée, Matignon, la place Beauvau, les candidats des grands partis... tous ont leur Monsieur Sondages.

Mais à quoi servent toutes ces enquêtes et comment sont-elles utilisées ? Quelles relations entretiennent sondeurs, media et politiques ? Que se passe-t-il dans les " cuisines " des instituts ? Si la formulation des questions aux sondés étaient dénuées d'arrières pensées, les données d'un sondage seraient un outil relativement fiable, mais elles sont rarement utilisées sans intentions préalables. En effet, le processus complexe d'exploitation n'est rien d'autre qu'une manipulation à la fois commerciale et politicienne. Et c'est malgré tout devenu un phénomène qui régente nos vies puisque, outre les politiques, il n'y a pas un media qui ne passe commande lui même d'une étude ou d'un sondage.

Mais qui sont les sondeurs et leurs clients?

Une intéressante étude de l'ENS (Ecole Normale Supérieure) nous fournit des pistes. En France, les sondages politiques constituent une vitrine de luxe pour les grands "instituts", une appellation usurpée qui ne s'applique qu'aux organisations religieuses, savantes ou artistiques. Nous sommes en fait abusés par des entreprises commerciales dont les confortables profits n'empêchent pas les syndicats de dormir. Parmi leurs diverses activités, la première consiste pour elles à se construire une notoriété. Produire aussi des recettes, tout en dégageant un montant faible de chiffre d’affaire. Ces instituts se consacrent en effet d’abord aux études marketing et commerciales. Ainsi, le groupe Taylor Nelson Sofres, côté à la Bourse de Londres et présent dans une vingtaine de pays, est spécialisé dans les tests auprès de consommateurs (en particulier dans l’industrie automobile, la santé et les télécoms) et dans la mesure de l’audience télévisuelle.
A côté de ces grands groupes existent une grande quantité de petites entreprises de moins de six salariés (un peu moins d’un millier en France), souvent éphémères, qui sous-traitent leurs services auprès des grands groupes (dont leurs employés sont souvent issus) ou s’orientent souvent vers le marketing ou le conseil.

La croissance dans ce secteur, explosive depuis trois décennies (le chiffre d’affaire total passe de 70 MF en 1970, à 548 MF en 1984, chiffre réalisé en 1994 par les trois plus grands groupes) a semblé se stabiliser et même reculer au milieu des années 90 (baisse annuelle de 1 % du chiffre d’affaire total). Le développement apparent ne serait plus dû qu’à la prolifération de petits instituts par scissions successives. (voir
liste et CA 2007 des Instituts )

Les grands instituts appartiennent à des groupes financiers et industriels

Ainsi le groupe SOFRES, qui possède Louis-Harris France, est détenu à 51 % par Fimalac (Financière Marc Ladreit de Lacharrière), BVA par Pébereau, et l’IFOP appartient à 52 % à Laurence Parisot. Une interaction problématique apparaît donc entre les instituts et les media que possèdent aussi ces groupes financiers, susceptibles d’orienter le débat autour de leurs intérêts. Hormis les scrutins, aucun élément extérieur à ces groupes ne vient perturber la scène des échanges publics fondés souvent sur l’analyse de sondages, donnée brute « scientifique » dont s’alimentent nombre d’analystes, d’éditorialistes, et de reporters [...]
Source Collectif des salariés du Sondage

IPSOS et CSA font exception: ils sont majoritairement la propriété de leurs fondateurs: Roland Cayrol, co-fondateur (groupe Bolloré), pour ce dernier (dont Stéphane Rozès) et, pour le premier Didier Truchot et Jean-Marc Lech
.

Quant à ViaVoice, créé en 2008, il appartient à François Miquet-Marty (président, ex-maître de conférences à l'IEP de Paris, qui note "Nicolas Sarkozy a besoin de soutien pour pallier son manque de crédibilité"), Arnaud Zegierman (directeur associé, quadra venu du département Opinion de l'IFOP en passant par 'Nulle Part Ailleurs'). Mais sa formation initiale et sa prédilection pour les médias l'orientent naturellement vers les études chez Anacom, puis au ) et Maïder Chango-Beffa (directrice de ...clientèle, diplômée de l'IEP de Paris et titulaire d'une maîtrise de Droit à l’Université Paris II).

La société mobilise une foule de consultants. Ainsi a-telle fait appel à Libération pour la politique. Ses partenaires sur les projets des Français sont BPCE (Caisses d'Epargne et Banques Populaires), Les Échos, France Info. En économie française, Viavoice est assisté de ACFCI et Les Échos, tandis que, pour sonder les cadres, l'entreprise est en partenariat avec HEC, Le Figaro et ...les gauchistes de France Inter !


Un peu sur une méthode si peu scientifique


Méthodologie

Un sondage selon la méthode des quota n’est pas basé sur la théorie statistique et ne permet pas de calculer la probabilité d’une certaine marge d’erreur. Cette méthode postule une corrélation entre certains caractères de la population: souvent le sexe, l’âge, la profession et la région. La proportion de ces variables dans la population donne des quota qu’on applique à l’échantillon. On suppose que l’opinion de la population est corrélée à ces variables dites de contrôle.

Un sondage selon la méthode des quota peut donner de meilleurs résultats
que ceux d’un sondage aléatoire. Entre 1970 et 1979 la moyenne des erreurs lors des élections anglaises a été de 3 points de pourcentage pour la méthode des quota contre 6.3 points pour les sondages aléatoires.

En statistiques, le calcul d'erreur suppose un échantillonnage au hasard. Or, les sondages se font en général en considérant un panel dit représentatif. Ceci rend non pas nul, mais plus complexe le calcul d'erreur. Dans le cas des sondages politiques, Jérôme Sainte-Marie, directeur de BVA Opinion, estime qu'ils accusent une erreur de 2 ou 3 %, voire peuvent même dépasser 6%, comme par exemple, les sondages relatifs à des élections primaires en France en raison de la méthodologie et du faible nombre ou d'échantillons d'individus sondés.

Les sondages politiques sont révélateurs de ces limites.
Ainsi, des résultats de plusieurs instituts portant sur un même domaine et sur la même période sont publiés, ce qui permet de les comparer, voire de mettre en évidence certaines divergences ou contradictions sur une même question. À titre d'exemple, les résultats comparés des sondages des différents organismes à la même période pour l'élection présidentielle française de 2007 sont significatifs : Mme Royal a caracolé en tête des sondages en 2006 et il a fallu attendre la veille des scrutins pour que les entreprises modèrent leur enthousiasme.
Si on considère un intervalle de confiance de 95 %, il faut multiplier les écarts types par 2,8 (3,2 pour les indécis), soit une erreur entre 3,5 et 4,5 points.

L'insuffisance des échantillons

La représentativité des échantillons sur lesquels s'appuient bon nombre de sondages publiés dans les media est l'objet de vives discussions, singulièrement dans les cas où les chiffres sont très serrés. Ces dernières années, il est apparu qu'environ 50% de la population ne peut pas être sondée (autant que les foyers fiscaux non imposables !), car soit elle a seulement un téléphone portable (surtout pour les jeunes), soit parce qu'elle n'est pas présente chez elle aux heures où les sondeurs appellent. Aujourd'hui s'opère d'ailleurs un certain retour à la base du sondage de la part de certains instituts qui privilégient la qualité de l'échantillonnage sur les calculs statistiques qui amplifient les marges d'erreur plus ou moins provoquées. Ainsi, des études média peuvent comprendre 75 000 entretiens (pour la radio). D'autres, peuvent travailler sur des échantillons composés de 50 000 entretiens téléphoniques avec des questionnaires qui croisent des données media avec des données de consommation et de fréquentation. En effet, l'insuffisance d'individus d'un échantillon ne peut garantir la véracité des résultats proposés par le sondage. L'idéal, comme y insiste E. Jeanne ([14, janvier 2008), serait de sonder le maximum de personnes pour apporter la meilleure qualité et donc de réduire les marges d'erreur, mais les impératifs de profit entrent en ligne de compte de toute entreprise commerciale. Le déficit de crédibilité des sondeurs sucite enfin un fort désintéressement des cohortes de sondés qui ne facilitent pas la tâche des sociétés soupçonnées d'idées préconcues).

Les questions sur la méthode des quotas


Aujourd'hui, chaque vote national donne naissance à un grand nombre de sondages et de commentaires assurés par les analystes eux-mêmes auto-proclamés 'politologues'. Ces commentaires portent fréquemment -et gravement- sur des fluctuations d'un ou deux pour cent, non maîtrisés qui alimentent la subjectivité d''instituts', lesquels se disent par ailleurs scientifiques. Comme aucun sondage, quelle que soit la technique utilisée, ne peut donner des résultats exacts, le citoyen est en droit de se demander quelle confiance il peut accorder à de telles fluctuations et aux commentaires qu'elles alimentent. Au final,
la méthode des quotas n'est pas rigoureuse. Comment les résultats proposés à la vente, à la diffusion et à la manipulation de l'opinion le seraient-ils ?


Les corrections des résultats bruts des enquêtes


Les statisticiens, notamment en matière de sondages politiques, opèrent un grand nombre de corrections des données obtenues. Par exemple, les données CVS (corrigées des variations saisonnières) tentent de corriger les effets dus à la saisonnalité du phénomène mesuré. Si certains sont particulièrement évidents - une forte baisse de l'activité économique en août n'est pas le signe d'un effondrement économique, quoi qu'en disent les opposants - d'autres, en revanche, sont davantage sujets à caution. En matière de sondages électoraux par exemple, on corrigera certains décalages entre déclaration et réalité des votes passés effectifs. On observe par exemple un décalage entre les déclarations d'intention de vote Front National et les votes réels (plus nombreux), car les votants n'osent pas déclarer leur préférence politique du fait de l'importante diabolisation par les media de masse du parti concerné ou de l'exécutif.

Les statisticiens tentent de mesurer cet écart et le reportent pour les mesures suivantes, afin de donner un chiffre, selon eux, plus représentatif de la réalité telle qu'ils la perçoivent. C'est ce que l'on nomme le "redressement des résultats bruts". Une pratique que dénoncent les détracteurs des manipulations sondagières, d'autant plus qu'aucune société ne publie les pourcentages réellement exprimés ou leur multiplicateur, de peur de tendre le bâton pour se faire battre. Outre le fait que de très nombreuses corrections s'appliquent lourdement à certains chiffres plutôt qu'à d'autres, certains les considèrent comme totalement dénaturés.

La formulation de la question peut influencer les réponses


Une étude menée sur trois sondages effectués au moment du bombardement de la Libye par l'armée américaine en 1986 a ainsi révélé des décalages considérables de réponse en fonction de l'intitulé de la question. Certaines étaient particulièrement abstraites citant "l'action américaine contre Kadhafi " et conduisaient à l'expression d'impression non raisonnées, alors qu'en revanche un magazine pointait l'armée américaine, les bombardements et nommait les villes touchées. Avec la première formulation, l'événement recueillait 60% d'assentiments, la formulation intermédiaire 50%, la formulation la plus terrible 40 %. Ce décalage ne pose pas de problème si l'on garde à l'esprit que les sondages mesurent une réponse à une question, et non pas la réalité d'une opinion dans la population. Aux yeux de leurs détracteurs, la confusion, voire le détournement, apparaît pourtant particulièrement fréquent et très volontiers entretenu, d'une part du fait du commanditaire déçu dans son attente et qui peuvent même choisir de ne pas les publier, et du fait des exégèses, d'autre part.

Il s'avère, dans la réalité du terrain, que plus une question est longue, comprend beaucoup de mots, plusieurs phrases, moins elle est comprise, et donc plus le résultat est sujet à caution, alors que quasiment tous les sondés comprennent facilement des questions courtes. Mais que dire en passant des questions des référendums, courtes, mais chargées de sens et d'implications ?

Autre point intéressant : les questions interro-négatives, qui embrouillent à souhait le sondé. Ces deux cas permettent de faire augmenter le taux de 'NSP' (ne se prononcent pas) sur une question. "N'êtes-vous pas opposé à l'interdiction de l'autorisation de l'ouverture des grandes surfaces le dimanche ?"...


L'interprétation et la construction de l'objet

Les réponses doivent trouver leur place dans une grille préétablie et les sondages reposent donc souvent sur une concentration de l'information, voire son interprétation réductrice (et partisane), les sondeurs sont amenés à interpréter une parole en fonction de la grille.

Formuler des questions fermées équivaut pour certains à orienter les sondés sur des réponses prépensées
à des questions que d'autres se posent. "Etes- vous contre la misère?" est une question qui ne se pose pas mais qui, selon Stéphane Hessel, appelle une réponse (musclée !)

On constate également qu'il existe un biais vers le "oui"
Les sondés qui n'ont pas réfléchi ou n'ont pas trop d'avis sur une question mais souhaitent se prononcer auront plus tendance à répondre 'oui' en temps de prospérité, mais 'non' sous l'effet d'une crise économique et financière.


Le statut social du sondage

Les sociologues s'interrogent sur le rôle des sondages dans le fonctionnement de la société et le fait de se poser des questions trahit un malaise. Abondamment utilisés par les media, les sondages constituent un miroir, peut-être déformant, pour la société qui au travers de questions simples et de chiffres ronds se forge une certaine représentation d'elle-même, naturelle ou fabriquée. On peut en déduire qu'une large part des réactions constituent une réponse irréfléchie répondant à une stimulation instantanée, plutôt que le reflet d'une opinion préexistante, fruit des convictions et de la réflexion des individus sur un sujet particulier. Le sondage mesure donc pour une partie non négligeable de l'échantillon son propre effet sur les sondés.

Il est peu de sondages qui ne portent la marque du PS

Considérant que la définition de la problématique, tant par le choix des sujets abordés que par la formulation des questions, appartient au sondeur, et l'opinion étant façonnée par les entreprises de sondages et leurs commanditaires de la presse, la construction du débat échappe à la société civile (associations, intellectuels et individus) qui possède une opinion formée sur un sujet et aux élus locaux pour échoir à des groupes de pression, multinationales ou organes de presse, dont les journalistes jouissent de leur indépendance rédactionnelle (!), comme au journal Le Monde, marqué à gauche, entre les six mains de socialistes nantis, celles de Pierre Bergé (entrepreneur multi-milliardaire, propriétaire du magazine Têtu et protecteur financier proclamé de sEGOl'haine Royal), de Matthieu Pigasse (homme d'affaires, propriétaire et président du magazine Les Inrockuptibles) et de Xavier Niel (fondateur de Free), ou telle que Radio France (noyautées par le SNJ).

Edouard de Rothschild est certes actionnaire principal du quotidien de gauche Libération (avec des participations de La Repubblica, de La Libre Belgique et de... Pierre Bergé) depuis 2006, mais nul ne peut ignorer le part-pris du journal. Depuis, Laurent Mouchard, dit Joffrin, qui y fit campagne en faveur de ...Désirdavenir Royal, s'en est allé reporter son soutien sur François Hollande pour 2012 au Nouvel Observateur.
La personnification de l'opinion publique
Le sondage, en suivant le modèle du référendum a permis de construire une notion d'opinion publique qui demeure une construction idéologique attribuant une et une seule opinion à une société perçue comme un phénomène simple et unifié. Elle n'est pourtant pas unique et uniforme, elle est constituée de structures, de groupes aux compétences et aux connaissances variées. La capacité de construire une opinion, de connaître un sujet n'est pas uniformément répartie dans la population. Le sondage donne pourtant une forme prédéfinie à la question et place toutes les opinions sur un pied d'égalité. Le sondage et la notion d'opinion publique qu'il permet d'établir constituent au final un outil de pouvoir qui permet de couper court au débat.

Le principe de la démocratie représentative n'est pas de faire trancher une question par les votants mais de leur faire trancher dans un débat mené par des représentants, des experts, des militants représentant les positions majoritaires mais aussi minoritaires. Des "citoyens vigilants" sont apparus dans les débats télévisés, mais s'ils encore ne sont que des cautions médiatiques à la représentation populaire, celle-ci a néanmoins amorcé sa translation des hémicycles parlementaires aux studios de radio-télévision.

En donnant forme à une problématique par le mécanisme de la construction de l'objet préalablement décrit, le sondage permet de faire l'économie du débat à grand spectacle, grâce à cette notion artificielle d'opinion publique qui apparaît nécessairement légitime parce qu'elle imite le modèle du référendum.

En bref, les sciences humaines sont divisées sur la notion d'opinion publique, depuis leurs origines. Il est donc illusoire de croire qu'il existe une opinion publique simple et établie, ce que pourtant prétendent faire les instituts de sondage.
Pierre Bourdieu a pointé ce danger dans un article de 1973 intitulé 'L'opinion publique n'existe pas'. À sa suite, Patrick Champagne aborde la question, notamment dans son ouvrage de 1990 : 'Faire l'opinion'. Selon ces auteurs, l'"opinion publique" telle qu'issue d'un sondage d'opinion n'est, le plus souvent, qu'un "artefact résultant de l'addition mécanique de réponses qui se présentent comme formellement identiques". Ils mettent en exergue l'absence de réflexion, dans le chef des "instituts" de sondages (appellation parfois galvaudée) sur la définition de l'opinion publique, malgré le conditionnement idéologique qui peut en découler. Loïc Blondiaux exprime cela en parlant "d'OPA sur la notion d'opinion publique".

L'honnêteté des réponses

La critique des sondages montre que les réponses apportées par les sondés ne présentent aucune garantie de véracité. L'importance apportée au sondage paraît donc démesurée en comparaison de la fiabilité des réponses.
Plusieurs phénomènes peuvent concourir à la production de réponses absurdes
Les sondés n'ont pas d'idées formées sur les questions qu'on leur pose et ils répondent au hasard, simplement pour le privilège d'être sondé.
Le questionnaire est rébarbatif et ennuie les sondés qui répondent au plus vite pour abréger l'exercice.
Les sondés répondent en fonction des idées qui circulent dans leur entourage proche, suivant l'avis d'un leader d'opinion plutôt que leur propre expérience. Le phénomène déborde de la stricte question de l'opinion puisqu'il n'est pas rare qu'un sondé rapporte le comportement de quelqu'un de sa famille, alors qu'il est seul interrogé.
Les sondés anticipent le résultat du sondage et répondent en fonction des résultats qu'ils aimeraient voir publiés.
Les sondés n'assument pas face au sondeur la réalité de leur opinion ou de leur pratique et préfèrent déclarer quelque chose de plus consensuel.
Le recueil de l'information par les sociétés de sondage (qui se parent abusivement du titre d'institut) est sujet à caution. Ainsi, lorsque le sondé répond "je ne sais pas", il est alors sollicité avec insistance, car l'enquêteur a pour consigne de "relancer" le cobaye par une phrase type (d'après vous/vous avez bien une petite idée/etc...).
Tout pourcentage obtenu résulte donc d'une addition où toutes les réponses ont la même valeur, qu'elles soient directes et données initialement ou qu'elles soient obtenues au forceps. Cet amalgame accroît la marge d'erreur.

La volatilité des réponses

En France, il existe un délai précédant une élection pendant lequel les sondages ne peuvent pas être publiés afin d'éviter que la publication du sondage ne vienne perturber le choix, en conscience, du candidat à élire. Ce délai fixé à une semaine par la loi de 1977 a été réduit à un jour (le samedi précédant le scrutin) en 2002. L'exemple des sondages électoraux -vérifiables- montre que les déclarations sont susceptibles de connaître de fortes évolutions. Ces indicateurs d'une réalité sociale mettent en lumière la fragilité de chiffres souvent présentés comme fiables du seul fait de la gravité empesée des sondeurs. Contrairement aux autres sondages aux méthodes plus éprouvées, ils se passent quasiment exclusivement au téléphone fixe. Or certains sondés se sont désabonnés pour ne garder que le téléphone portable, d'autres ne sont guère joignables ou sur liste rouge ce qui induit un biais supplémentaire.

Fiabilité du résultat

En France, la critique la plus sévère est consécutives à l'incapacité des sondeurs compassés à prévoir le résultat du 1er tour de l'élection présidentielle de 2002. Toutes les enquêtes d'opinion, y compris celles menées la semaine précédant le scrutin, prévoyaient sans ambiguïté un second tour
opposant Lionel Jospin à Jacques Chirac. Une configuration plus rêvée que réaliste. Et c'est, au bout de leurs mauvais comptes, Jean-Marie Le Pen (FN) qui a devancé le socialiste Lionel Jospin au second tour.

L'argument généralement avancé après coup par les sondeurs est que les sondages sont une "photographie" de l'opinion, à un instant 'I' et non pas un outil de prédiction. Or, seulement 4 jours séparent le sondage de l'élection elle-même et aucun événement notable n'est venu interférer avec l'opinion des électeurs. Mieux, Lionel Jospin aurait été prévenu de la montée de Jean-Marie Le Pen, mais n'en aurait eu cure et aurait dédaigné de modifier sa stratégie.
L'hégémonie du PS est à double tranchant.