POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

samedi 27 octobre 2007

Le socialiste Hollande, maître-chanteur

Le maire de Tulle est amateur de passe-droits
François Hollande, le futur ex-Premier secrétaire du PS, qui pourrait devenir le futur ex-maire de Tulle, fait chanter Rachida Dati, l’actuelle ministre de la Justice. Il ne scelle pas que si la Garde des Sceaux fait supprimer le tribunal de grande instance de sa bonne ville de Tulle, il ne la présumerait pas innocente et considérerait sa décision comme un casus belli ! Que le Premier secrétaire du parti à la rose le dise avec des épines est-il un comble?…
Comme si la guerre n’était pas déjà déclarée !
Le maire de Tulle administre sa ville depuis Paris, ce qui lui permet de faire pression sur les ministères, en compensation de son absence chronique. Abus de pouvoir ? Abus de position politique dominante ? C’est le risque, quand trop de pouvoir est concentré dans les mains d’un seul : à la tête d’un parti et d’une ville, mais aussi de syndicats par secrétaires dévoués interposés, et de médias militants, sans assez de critique publique et de sanctions.

Une vingtaine de bâtonniers venant de tribunaux qui se sentaient menacés par la réforme en préparation de la carte judiciaire s’étaient présentés lundi 8 octobre devant la Chancellerie pour demander à être reçus, a annoncé dimanche 7 celui de Millau (Aveyron), Me Jérôme Alirol. Cette délégation de bâtonniers -chefs élus des avocats d'un barreau- a déposé aux abords de la Chancellerie un parterre de 2.500 roses blanches (100 par site menacé) à l'attention de la garde des Sceaux, Rachida Dati, "en signe d'espoir et d'ouverture au dialogue", selon un communiqué. Parmi les barreaux représentés figuraient ceux de Millau (Aveyron), Montluçon (Allier), Montbrison (Loire), Riom (Puy-de-Dôme), Alès (Gard), Tarascon (Bouches-du-Rhône), Dole (Jura), Belfort, Fontainebleau (Seine-et-Marne) et Lure (Haute-Saône), et aussi Brive et Tulle (Corrèze).

En Corrèze, département de parachutage de François Hollande, il existe deux tribunaux de grande instance à Tulle et Brive-la-Gaillarde: l'un des deux tribunaux -Brive ou Tulle- devrait disparaître. "A Brive, on est quatre fois plus important que Tulle, préfecture qui vit sous perfusion avec les administrations, alors que la vie économique est chez nous", remarque Maryvonne Murat, ancien bâtonnier. Les villes sont distantes de moins de ... 30 kilomètres.

Or, il ne semble plus question, pour l’instant, de mettre fin à cette situation privilégiée…

C'est bientôt le moment de faire livrer des roses blanches...

Bonne nouvelle : "Le chantage à la rue, ça ne marchera pas !"

Nicolas Sarkozy prévient les syndicats SNCF
Voilà une nouvelle ! "Le chantage à la rue, ça ne marchera pas", a prévenu le président de la République qui rendait une visite de courtoisie à des cheminots de Saint-Denis, dans le 9.3, pour engager un dialogue direct et tenter de les convaincre du bien-fondé de la réforme des régimes spéciaux de retraite. Surprise générale !
A un jeune employé qui lui disait que les cheminots feraient "plier" ce gouvernement comme d'autres par le passé par des grèves et des manifestations, le président de la République a répondu: "La rue, elle fera pas plier parce que nous sommes dans une démocratie. Le droit de grève, c'est un droit qui est reconnu, mais je vais vous dire quelque chose: le chantage à la rue, ça ne marchera pas".
"Le choix de la rue dans une démocratie, ça n'est pas un bon choix. Ca montera une partie de la France contre les cheminots", a-t-il ajouté. "Je ne céderai pas sur le passage des 37,5 années à 40 ans de cotisation. En revanche, je m'engage à ce que personne ne perde de sa retraite en cotisant plus", a déclaré le chef de l'Etat à ses interlocuteurs. "Les bonifications, les décotes, moi je pense que tout ceci ne peut s'appliquer que pour ceux qui ne sont pas déjà rentrés à la SNCF", a-t-il dit en rappelant ce que prévoit le document d'orientation du gouvernement.
"C'est pas marrant à dire, mais il n'y a pas un pays au monde qui fait différemment, vous pouvez me chanter ce que vous voulez", a-t-il dit. "Vous devriez quand même être plutôt heureux que, pour une fois, il y ait un chef de l'Etat qui s'occupe de vous. Ca me semble quand même plus positif que de dire: c'est la rue qui va parler".
N. Sarkozy s'est en effet rendu tôt vendredi, en présence de la présidente de la SNCF Anne-Marie Idrac, dans ce centre de maintenance de la SNCF de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) pour une visite destinée à témoigner aux cheminots opposés à la réforme de leur régime spécial de retraites son intérêt pour leur situation, comme à celle des autres. Sur place, il a longuement dialogué avec les employés. "Vous nous proposez de travailler plus pour gagner moins", lui a ainsi reproché Cyril Renaud, délégué CGT (qui se trouvait là), et qui, depuis l’effondrement du bloc soviétique, ne revendique plus un salaire de président, il faut l’espérer… De bon matin et à la fraîche, Sarkozy travaille plus pour gagner autant.
VOIR et ENTENDRE
On observera que la 'république du respect' promise par Sa Cynique Majesté Royal, alors candidate pleine de promesses, n’est pas la vertu cardinale de la gauche. Un militant refuse de serrer la main du président ! On ne salue pas tout le monde chez les cheminots ?
Le ministre du Travail Xavier Bertrand achevait hier vendredi une nouvelle série de consultations entamées mercredi avec les syndicats sur la réforme des régimes spéciaux de retraite. Parallèlement, les directions de la RATP et de la SNCF tentent d'éviter un nouveau conflit et une grève illimitée à la mi-novembre, en proposant de rencontrer des organisations syndicales des deux entreprises en début de semaine prochaine.
A la gauche qui lui interdisait l’accès au 9.3 pendant la campagne présidentielle et aux syndicalistes cheminots qui lui reprochaient la présence de médias, Nicolas Sarkozy a fait observer : "Cela fait 25 ans qu'un président n'est pas venu à la SNCF", ajoutant: "Je n'ai pas peur, je ne viens pas en cachette".
A l'attention de ceux et celles qui souhaitent observer les différences de traitement... et l'intention de Le Monde, dans sa sélection!
"Une visite surprise à la manière Sarkozy" envoyé par lemondefr
Parlant de "provocation", le courageux Benoît Hamon, porte-parole du Parti socialiste et démagogue, a jugé que "c'est une curieuse conception du dialogue social que de dire aux salariés de la SNCF que l'on mène une négociation mais que rien ne changera dans le projet du gouvernement". Hamon pourrait essayer de se lever plus tôt et d’aller dans le froid rappeler à ses camarades que le président a été élu sur un programme et qu’en démocratie d’une part la minorité se plie à la volonté de la majorité et d’autre part l’élu à l’Elysée doit accomplir ce pour quoi il a été préféré à Sa Cynique susnommée. Au moment où il va sur le terrain, à la rencontre des grévistes, le parti communiste affirme que "les cheminots ne sont pas dupes d'une réforme qui, sous couvert d'un prétendu sauvetage de la retraite par répartition, vise à les faire 'travailler plus pour gagner moins'". Le PCF, qui représente moins de 3% des suffrages exprimés à la présidentielle, accuse M. Sarkozy de dénier aux Français le droit de manifester !
Il mouille la chemise à la Toussaint, Sarkozy… Que les cheminots qui ont aperçu, un jour à l’heure de l’embauche, leur voisine, la camarade Marie-George, se dressent et lèvent le poing…

vendredi 26 octobre 2007

Syndicats en grève d’Air France assignés en justice

Air France leur reproche le non-respect du 'protocole de la veille sociale'
Les syndicats ont annoncé en assemblée générale en début d'après-midi qu'ils avaient été assignés par la direction d'Air France pour "non-respect du protocole de la veille sociale", qui oblige syndicats et direction à négocier pendant un préavis de grève.
La direction a confirmé cette assignation, précisant que le protocole législatif "relatif aux conditions et modalités de la négociation portant sur l'exercice du droit syndical à Air France" avait été signé le 19 juin 2007 par les syndicats.
Air France, selon les syndicats, demande notamment à FO 14 millions d'euros, au SNPNC 15 millions d'euros et à l'Unsa 14 millions d'euros en "réparation du préjudice matériel" dû à la grève et un euro à chacun au titre du préjudice commercial.
Ces syndicats d’Air France ont choisi le moment des départs en vacances de la Toussaint pour perturber le trafic, avec de nombreuses annulations de vols, vendredi matin dans les aéroports parisiens de Roissy-CDG (Val-d'Oise) et Orly (Val-de-Marne) où on pouvait voir des files d'attente importantes et des passagers français et étrangers agacés devant les comptoirs d'enregistrement d'Air France dont les navigants sont en grève pour le deuxième jour.
A quelques heures des départs liés aux vacances scolaires de la Toussaint, qui débutent samedi, quelque 75% des personnels navigants commerciaux (PNC, hôtesses et stewards) d'Air France à Roissy-CDG et 80% à Orly, étaient en grève vendredi matin, selon Cyril Jouan, secrétaire de la CFDT-PNC pour qui le "mouvement se durcit". "La grève est partie pour être aussi forte, voir plus, qu'hier", a déclaré Eyal Jonas de la CGT.

Air France, qui s'en tient pour l'instant à sa prévision annoncée jeudi de 70% de ses vols maintenus "dans les prochains jours", donnera ses propres estimations sur le suivi de la grève vendredi après-midi.
Vendredi à 09H30, à Roissy, 50 moyens-courriers et 13 long-courriers avaient été annulés, selon une source aéroportuaire. Les vols à destination de Genève, Londres, Rome, Beyrouth, Vienne, Washington, Madrid ou encore Caracas ont été annulés, pouvait-on constater sur les écrans du terminal 2E. Le vol de Sa Cynique Majesté Royal vers l'Amérique du Sud (Argentine et Chili) a manifestement été épargné...
A Orly, 40% des vols Air France, dont de nombreuses navettes à destination de la province, avaient été annulés à 10H00, selon une source aéroportuaire. On pouvait constater vendredi matin des retards allant jusqu'à une heure à Orly et Roissy.
Dans les deux aéroports parisiens on a pu voir de longues files d'attente de passagers pris au piège devant les comptoirs d'Air France. Parmi eux, à Roissy, une mère de famille excédée, Corinne, vient d'apprendre que son vol pour New-Delhi a été annulé. "Avec toute ma famille on devait retrouver mon fils qui vit en Inde, pour les vacances de la Toussaint. Le vol est annulé. Air France nous a dit 'on peut rien faire, il faut attendre demain'".
Selon elle, le ton monte et des policiers sont intervenus dans le terminal 2E vendredi matin quand un passager qui attendait devant un comptoir d'Air France a saisi une pile de prospectus pour les jeter sur des hôtesses d'accueil.
Le préavis déposé par l'intersyndicale CFTC-FO-SNPNC-SUD-Unsa (60% des PNC), de jeudi à lundi, renforcé par celui déposé pour vendredi et samedi par la CGT et la CFDT (21%) vise à réclamer des hausses de salaires et des améliorations des conditions de travail des personnels navigants commerciaux.
Les syndicats ont appelé les PNC grévistes à se rassembler devant le siège d'Air France à Roissy, vendredi à 14H00 "pour faire le point".
Vendredi, Air France a annoncé dans un communiqué qu'elle avait annulé 298 vols sur 1761 (soit 17%) pour la journée de mardi dont 30 long-courriers sur les 164 prévus (soit 18%).
Des vols annulés, mais combien de passagers et de familles ont-elles été perturbées? Quels frais supplémentaires pour les passagers bloqués?
La compagnie invite sa clientèle à consulter son site internet (airfrance.fr) et le numéro de téléphone vert mis en place à l'attention des passagers résidant en France: 0800 240 260.

Il y a manière et manière de présenter l’information

Exemple du Grenelle de l’environnement
Les agences contredisent l'affirmation selon laquelle Sarkozy tient la presse. Il suffit d'observer comment elles procèdent pour se convaincre du contraire. Au point que l'objectivité due au lecteur est prise en défaut. Voyons donc.
L'agence *P lance un défi
Grenelle de l'environnement: Sarkozy au pied du mur écolo
C’est certes au pied du mur qu’on voit le maçon !
La même agence fait deux jours plus tard le choix du petit bout de la lorgnette :
Grenelle: mauvais après-midi, regrette Alliance pour la planète, déçue du report de la question des incinérateurs
Le meilleur moyen d’assurer l’objectivité du compte-rendu du Grenelle ?...

L’agence britannique R**t**s titre :
Borloo promet de chasser les camions des autoroutes en 2010-2011
C’est la manière pousse au crime. ‘Promettre de chasser’ est une terminologie belliqueuse qui suggère de mauvaises intentions, un plan agressif et vengeur. Ca sonne comme un slogan de manifestation et ça s’appelle de l’incitation à la grève.
L’information fait l’objet d’une dépêche à part entière, ce qui souligne l'intention militante.


A l’inverse, cette information n’est pas isolée et donc pointée, mais présentée parmi un ensemble de mesures par l’agence de presse française A*P qui souligne ainsi –pour une fois– la cohérence du train de mesures. Elle titre :
Grenelle: Jean-Louis Borloo annonce la création d'une écopastille et une "révolution" sur le bâtiment
Que dire de plus sur le point de vue de la presse, et son objectivité?

Royal se défile en Amérique du Sud

Elle sèchera le Conseil national du PS !
On dit que Sa Cynique Majesté Royal brigue la succession de son ex-concubin et futur ex-Premier secrétaire à la tête du Parti socialiste, mais refuse d’affronter le regard des éléphants et des ‘jeunes lions’ lors du powwow socialiste de demain samedi.
Royal, l’ex-candidate socialiste à la présidentielle, a choisi de briller par son absence en allant voir là-bas si elle y est, mais dans l’hémisphère sud où le climat est plus clément en cette saison. A partir de vendredi, le hasard faisant mal les choses, elle sera empêchée par un voyage en Argentine et au Chili, dont les points forts sont des rencontres entre femmes, avec la candidate Cristina Kirchner à Buenos-Aires et la présidente Michelle Bachelet à Santiago.
Marie-sEGOlène Royal imposera sa présence en Argentine au moment de l'élection présidentielle, où la péroniste Cristina Kirchner est largement favorite pour succéder à son mari. En se frottant à la candidate argentine, Sa Cynique Majesté susnommée rechercherait-elle le moyen de faire reluire son blason ?
Cette visite survient alors que la popularité de Michelle Bachelet, la présidente socialiste du Chili, a connu une forte baisse due au mécontentement social, et que le fossé entre pauvres et riches a continué de se creuser depuis dix ans.
Royal fait durer sa "phase de réflexion et de reconstruction" pourtant allégée de la période d’autocritique qu’elle a escamotée. Elle poursuit son tour du monde après le Québec, Prague et l’Italie. Ses absences dans l’hexagone et au Conseil national du PS ne semblent pas poser problème et ses administrés de Poitou-Charentes n’ont pas beaucoup l’habitude de la voir ailleurs qu’à la télévision.

Principales mesures du Grenelle de l’Environnement

La révolution verte
Les principales décisions annoncées jeudi par Nicolas Sarkozy à l'issue du Grenelle de l'environnement:
OGM
- La culture commerciale des OGM sera "suspendue en attendant les conclusions d'une expertise à conduire par une nouvelle instance qui sera créée avant la fin de l'année"
- vote d'une loi au printemps 2008 pour transposer la directive européenne sur les OGM. Les principes de transparence, de droit à cultiver avec ou sans OGM et d'obligation de prouver l'intérêt sanitaire et environnemental des OGM "seront inscrits" dans ce projet de loi.
- poursuite de la recherche sur les OGM selon des modalités à définir
TRANSPORTS
- construction avant 2020 de 2.000km de lignes TGV, soit un programme de 70 milliards d'euros financé par l'Etat à hauteur de 16 milliards d'euros
- extension de 329km à 1.500km du réseau de tramways hors Ile-de-France, soit 17 milliards d'euros d'investissements, dont 4 par l'Etat
- "écopastille": système de bonus-malus pour favoriser l'achat de voitures propres
- plan d'investissement dans les liaisons fluviales pour retirer des routes un million de camions en 2020
LOGEMENT
- l'ensemble des bâtiments devra respecter une nouvelle réglementation limitant la consommation d'énergie: les logements neufs ne pourront pas consommer plus de 80 KWh par mètre carré en 2010 et de 50 KWh en 2012.
- interdiction "dès 2010" des ampoules à incandescence et des fenêtres à simple vitrage
ENERGIE
- poursuite de l'énergie nucléaire sans création de site nouveau
- programme national des énergies renouvelables pour dépasser l'objectif européen de 20% de la consommation d'énergie en 2020
AGRICULTURE
- réduction de moitié de l'usage des pesticides "si possible dans les dix ans qui viennent" et "en accélérant la mise au point de produits de substitution"
- un repas "au moins une fois par semaine" dans toutes les cantines publiques issu de l'agriculture biologique
BIODIVERSITE
- création d'une "trame verte"
SANTE
- interdiction à la vente dès 2008 des phytosanitaires "contenant des substances extrêmement préoccupantes"
- définition concertée en 2008 d'un "plan national santé environnement II pour les années 2009-2012, couvrant les nouvelles technologies, les transports, les nouvelles pathologies et l'équité environnementale"
- insonorisation avant cinq ans de tous les logements dégradés à proximité des aéroports
- adoption d'une nouvelle loi sur l'air
RECHERCHE
- l'Etat consacrera "plus d'un milliard d'euros" sur quatre ans à la recherche environnementale
ADMINISTRATION
- tous les ministères feront leur bilan carbone dès 2008 et engageront un plan pour réduire de 20% leur efficacité énergétique
- le code des marchés publics sera réformé pour rendre les clauses environnementales obligatoires
- tous les nouveaux véhicules des administrations devront être propres dès 2009
TAXES
- instauration d'une taxe sur les poids lourds étrangers qui traversent la France
- taxe écologique annuelle sur les voitures neuves les plus polluantes
- création d'une TVA à taux réduit sur les produits écologiques
- demande à l'Union européenne d'étudier une taxe sur les produits importés venant de pays qui ne respectent pas le protocole de Kyoto
- étude dans le cadre de la révision générale des prélèvements obligatoires d'une "taxe climat-énergie" en contrepartie d'un allègement de la taxation du travail.

jeudi 25 octobre 2007

Les internes en médecine pensent-ils à leurs patients ?

Accord en vue entre les internes et le ministère de la Santé
Les malades n'ont rien à y gagner: soins bien ordonnés commencent par soi-même !
Internes et étudiants en médecine ont conclu un accord avec le gouvernement rendant possible la fin de leur grève, après une importante manifestation à Paris mercredi contre toute limitation du nombre de praticiens dans les zones "surdotées", selon les syndicats: on ne prête qu'aux riches! Peu après la fin de cette manifestation, des sources syndicales ont fait état d'un accord avec le ministère de la Santé pour amender le projet de budget 2008 de la Sécurité sociale (PLFSS).
Amender veut dire ici le réduire à sa plus simple expression, le vider de son sens. Vider l’abcès !
"Cet amendement exclut les 'mesures dangereuses' [selon les jeunes médecins dévoués et frileux, car les malases avaient tout à y gagner] et met en place une véritable politique constructive et incitative [qui abandonnent sans soins les vieux et les malades des zones rurales et des quartiers à risques]. Le gouvernement nous prend pour un partenaire responsable" a déclaré, satisfait, Fabien Quédeville, président du SNJMG (jeunes médecins généralistes), à la sortie du ministère, inconscient de l'incongruité de ses propos. Le président du SNJMG est l’une des deux personnes cooptées au Bureau national du syndicat de généralistes MG France. Une fois l'amendement voté, "le mouvement prendra fin à la signature du protocole d'accord en début de semaine prochaine" entre cinq syndicats ayant appelé à manifester et le gouvernement, a ajouté Chloé Moulin, porte-parole de l'Anemf (étudiants en médecine).
Conventionnement
En grève depuis près d'un mois, les internes réclamaient le retrait des dispositions du budget de la Sécurité sociale pour 2008, visant notamment à limiter l'installation des médecins libéraux dans les zones où ils sont déjà suffisamment nombreux et à les redéployer là où ils font cruellement défaut. Ainsi, le PLFSS demande aux syndicats médicaux de négocier avec l'assurance maladie pour adapter "aux besoins de santé sur le territoire" les règles de conventionnement qui relient les médecins libéraux à la "Sécu" et permettent aux patients de bénéficier des tarifs remboursables.
Pour certains grévistes, le projet du gouvernement révélait ses intentions: en utilisant la menace du déconventionnement, il aurait réduit les risques d'émergence d'une population de praticiens réfractaires à l’intérêt général, et dont les consultations n’auraient été remboursées aux patients que par le biais d'assurances privées : l’incitation du gouvernement n’a donc pas été acceptée par les jeunes médecins solidaires qui ne se fichent pas du Tiers comme du Quart mondes, mais qui n'ont rien à faire de leurs proches concitoyens.
L'ANEMF est proche du syndicat étudiant FAGE et adhère à l’IFMSA, qui permet à l'ANEMF d'offrir à ses étudiants l’opportunité de partir à l’étranger dans le cadre d’un stage de recherche SCORE (PCEM 2, DCEM1) ou d'un stage clinique SCOPE (dès le DCEM2) ! Pas de stage en Lozère, ni dans les Ardennes ? La coercition n’a pas eu raison de l'égoïsme des médecins, plus motivés par leurs tarifs, lleur confort et le moelleux de leurs épais matelas de billets que par la santé publique hexagonale.
Au-delà de ce refus, l’indécence des médecins s’étend au procédé qu’ils ont employé pour masquer leur volonté de conserver leur confort. C’est en effet un
chantage insupportable de retourner sur le patient la menace du déconventionnement qui aurait dû leur être appliqué pour réduire la désertification des campagnes, car la responsabilité du refus de s’ installer où on en aurait eu le plus besoin leur aurait incombé à eux seuls.
"Liberté d'installation garantie"
Mercredi matin, c'est fait! Pourquoi tu tousses?
Une source parlementaire a fait savoir que le gouvernement pourrait accepter une modification des articles incriminés lors du débat à l'Assemblée. "Un amendement parlementaire visant à supprimer la référence au conventionnement pourrait être déposé", avait ainsi déclaré mercredi Yves Bur (UMP), l'un des rapporteurs du PLFSS. "Le gouvernement est d'accord pour qu'on ne parle plus de conventionnement", a-t-il ajouté, en précisant cependant que le nouveau dispositif n'était pas encore complètement ‘calé’. Roselyne Bachelot avait assuré mardi que "la liberté d'installation sera(it) garantie". A charge pour le patient de se trouver un médecin encore valide à cent lieues à la ronde. "Le gouvernement n'est pas sur ce sujet fermé à la discussion. Nous acceptons même l'idée de laisser une marge pour amender notre texte", avait-elle dit. Les malades resteront à la marge.
Des médecins intérimaires en provenance de Roumanie et de Tchéquie sont annoncés pour permettre à de préserver le bien-être de nos jeunes internes français.
Et que se passera-t-il s'ils veulent légitimement s'installer dans les arrondissements chics de Paris, sur la Côte d'Azur friquée et si, de nos vaillants ressortissants, ils squattent les cabinets? Ils devront les fermer de l'intérieur? Pourquoi en effet réserver aux immigrés une clientèle désargentée, éloignée et rare?
A combien de vitesses, la France de demain ?

La démographie médicale ne justifie pas l'action des internes

Aurons-nous les mêmes chances d'accès aux soins ?
Chacun pour soi !
La démographie médicale est, au sens propre, l'étude statistique de la population de la profession médicale, ou au sens large, des professions de santé. Elle est aussi la pratique de la régulation de la population de ces professions dans le cadre plus large de la gestion du système de soins d'un pays.
Situation en France
· En France, en 2004, il existe un peu plus de 208 887 médecins actifs, à comparer avec 112 000 en 1979.
· Leur répartition est cependant géographiquement très inégale : globalement, déficit dans les villes non universitaires du centre et du nord de la France. Certains départements ont une densité médicale inférieure à 143 médecins pour 100 000 habitants ; d'autres ont une densité supérieure à 184 médecins pour 100 000 habitants.
· Il existe une féminisation certaine de la profession, la proportion de ces dernières atteignant 57% pour la tranche d'âge des moins de 34 ans. Mais plus on progresse dans les classes d'âge et plus cette proportion diminue.
· Ces statistiques reflètent la situation au 1er janvier 2004 (statistiques de l'Ordre des Médecins, disponibles sur le site de l'Ordre, cf. infra).
Moyens de régulations
Le numerus clausus : Régulation quantitative
Le numerus clausus ("nombre fermé" en latin) conditionne le nombre de places offertes au concours de fin de première année de médecine. Il est à la fois national, pour fixer le nombre de praticiens, et local, pour déterminer le nombre d’étudiants poursuivant leurs études dans chaque UFR de médecine. Le numerus clausus est le plus favorable dans les UFR situées dans les régions les plus « dévastées » en terme de démographie médicale (exemple : Lille) et le plus strict dans les régions surpeuplées (exemple : Nice). Le numerus clausus suit un double objectif : limiter le nombre de professionnels, et empêcher les sureffectifs d'étudiants hospitaliers. Se pose actuellement le problème suivant : le numerus clausus ne peut pas suffisamment augmenter pour compenser les départs en retraite ("papy boom") car les "terrains de stages" hospitaliers manquent. La généralisation des stages hors-CHU ("périphérie") tend à résoudre ce problème même si elle en créera peut-être d'autres (les médecins de ces hôpitaux n'ayant aucune formation spécifique à l'encadrement d'étudiants).
Epreuves classantes nationales : Régulation quantitative
Le concours de l’Internat (remplacé dès 2004 par les ECN), devenu obligatoire pour accéder à une spécialité dans les années 1990, régule quant à lui la répartition des étudiants dans les différentes sections de spécialités :
· spécialités médicales
· spécialités chirurgicales
· gynécologie médicale
· gynécologie obstétrique
· pédiatrie
· biologie médicale
· médecine du travail
· santé publique
· psychiatrie

La filiarisation, à savoir le fait de transformer une spécialité en section autonome choisie dès le début, a permis une régulation plus fine et la sauvegarde de certaines spécialités comme la pédiatrie ou la gynécologie.
A l’heure actuelle la répartition entre internes de spécialité et de médecine générale est de 60 % - 40 %, mais le ministre Douste-Blazy visait, à terme, une répartition 50-50.
Mesures de régulation géographique
A l'heure actuelle, contrairement aux pharmacies (pourquoi cette spécificité en faveur des médecins et au détrimentdes malades?), la liberté d'installation de cabinet médical est totale: ça risque de durer, malgré les besoins.... Aucune mesure coercitive n'existe pour forcer le rééquilibrage géographique de la densité médicale. Les déséquilibres géographiques sont façonnés par plusieurs gradients :
· un gradient Nord - Sud
· un gradient Métropoles/villes universitaires - Petites villes
· un gradient Villes - Campagne/Banlieues
L'URCAM (Union Régionale des Caisses d'Assurance Maladie) met a disposition sur chaque site régional l'accès à deux services pour les infirmiers et les médecins généralistes en vue de réguler ce déséquilibre:
· c@rtoSanté : propose la consultation en ligne de données statistiques et cartographies (
le site du nord pas de calais) grâce à l 'interface en flash geoclip.
inst@lsanté accompagne les professionnels de santé dans leur démarche d’installation, et les informe sur les différents dispositifs d’aide à la pratique professionnelle (
le site nord pas de calais).

Accès des malades aux soins sacrifié à la liberté des médecins

Répartition géographique des médecins sur le territoire
Le droit aux soins de la population sera-t-il sacrifié au profit des libertés des médecins?
Les régimes spéciaux de retraite dans les transports publics n'ont d'égal que les privilèges des professions libérales.
L’Institut de recherche et documentation en économie de la santé (IRDES) a publié au mois de mai un bilan des différentes mesures adoptées en France afin d’améliorer la répartition géographique des médecins sur le territoire. Si la densité médicale se trouve aujourd’hui à son plus haut niveau historique, la répartition géographique et disciplinaire reste inégale sur l’ensemble du territoire.
Face à ce constat, les déséquilibres ont été souvent compensés par la modulation régionale du nombre d’étudiants en 2ème année de médecine. Ce sont les régions ayant les plus faibles densités médicales où cette modulation a été relevée le plus fortement, comme dans les régions Centre et Picardie à l’inverse de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur.
Plus récemment, de nouvelles mesures ont été prises pour inciter à l’exercice dans les zones rurales et urbaines en difficulté. Au niveau national, ces mesures s’appuient par exemple sur des aides financières à l’installation et au maintien en exercice. Au niveau régional, ces mesures portent sur la formation et sur le soutien à certaines initiatives concernant les formes d’organisation de soins innovantes (médecine de groupe, délégation des tâches, télémédecine).
Or, les médecins s’opposent à tout aménagement en faveur de la santé publique et toute proposition devient une "mesure coercitive".

L'Ordre des médecins et la CSMF, premier syndicat de praticiens libéraux, ont exprimé, jeudi 13 septembre 2007 leur opposition à toute "mesure coercitive" pour remédier à la mauvaise répartition des médecins sur le territoire.
Mais la Cour des comptes se prononce, dans son rapport annuel sur la Sécurité sociale, en faveur d'"incitations négatives", par exemple des pénalités financières, en direction des praticiens qui s'installent dans des zones déjà surdotées en médecins comme les grandes villes ou le sud de la France.
Le président du Conseil national de l'Ordre des médecins, Michel Legmann, a plutôt plaidé en faveur de "vraies mesures incitatives"."Il faut aider (les jeunes médecins) à l'installation, il faudra trouver des mesures fiscales, il faudra faire des franchises, il y a toute une panoplie de mesures à prendre plutôt que de contraindre les gens", a-t-il jugé. Voir les ‘bonifications’ déjà accordées aux cheminots… La collectivité paie !
La Confédération des syndicats médicaux français (CSMF) a de son côté "rappelé son attachement aux mesures d'incitations" et d'ores et déjà prévenu qu'il "s'opposerait à tout système de sanction".La CSMF "invite le gouvernement à ranger aux oubliettes ce énième rapport qui fustige inutilement les médecins et n'apporte aucune réponse sensée ou pragmatique à la situation de l'assurance maladie". Qu’en pensent les patients ? Ceux des quartiers défavorisés, bien qu’on sache que la violence justifierait des ‘mesures d’incitation’, s’il ne valait pas mieux privilégier une sensibilisation au comportement citoyen, et des casseurs, et des médecins. Les pompiers ne s’exposent-ils pas encore à des risques intolérables, tandis que les professions libérales se replient dans les zones favorables ?


Voyons cette analyse concernant la région PACA (janvier 2000)
Répartition géographique des médecins
Les médecins opposés à toute "mesure coercitive"
L'Ordre des médecins et le premier syndicat de praticiens libéraux, la CSMF, ont exprimé, jeudi, 13 septembre leur opposition à toute "mesure coercitive" pour remédier à la mauvaise répartition des médecins sur le territoire.

La connaissance de la répartition des médecins suivant le sexe est utile pour comprendre l'évolution de la démographie médicale. Des études ont montré [Niel et al. 2001] qu'il existe une différence des temps de travail entre les hommes et les femmes. Celles-ci travaillent 6 heures hebdomadaires de moins en moyenne. La féminisation contribue donc à faire baisser le temps de travail moyen estimé à 51 heures par semaine en 2000, quelque soit le type d'activité (libéral ou salarié, temps complet ou partiel).

La féminisation du corps médicale est en augmentation partout en France, (+20% de femmes médecins en France depuis1993). Dans la région PACA, elle est du même ordre, soit +18% depuis 1993.
On compte 6 241 femmes médecins en PACA (tableau 2), soit 33,7% des médecins installés, ce qui est proche de la proportion de femmes parmi les médecins en France (69 675 soit 35,9%).
On retrouve cette proportion en Languedoc-Roussillon (33,9%), elle est un peu supérieure en Ile de France et en Rhône-Alpes, avec respectivement 42,6% de femmes pour 46 558 médecins installés et 37,7% pour 18 197 médecins. La plus faible proportion de femmes se trouve en Corse, avec 28,9% de femmes pour 872 médecins installés.


Régions

Hommes

Femmes

Nombre

%

Nombre

Alpes de Haute Provence

323

30

139

Hautes Alpes

352

31

161

Alpes Maritimes

2961

33

1438

Bouches du Rhône

5394

37

3104

Var

2112

29

853

Vaucluse

1161

32

547

PACA

12303

33,7

6241

FRANCE

124325

35,9

69675

Tableau 2
Répartition entre hommes et femmes par départements.

En PACA, cette féminisation naturelle de la profession médicale est globalement similaire au reste de la France. Elle doit être prise en compte pour évaluer l'offre de soin. Celle-ci dépend aussi du vieillissement des médecins, puisque le temps moyen de travail [Niel et al. 2001] est inférieur de 1h41 chez les médecins de 55 ans ou plus, par rapport aux médecins de 46-54 ans (inférieur de 30 minutes par rapport aux médecins d'âges inférieurs à 45 ans).

En France, la population médicale vieillit. En effet, en 1993 l'âge moyen des médecins en France était de 43,3 ans et il est actuellement de 46,1 ans (figure 6). Ce vieillissement est commun à toutes les régions. En particulier, la population médicale de la région Alsace a vieilli plus vite en prenant 3,4 ans depuis 1993. La région Franche-Comté est celle qui a vieilli le moins vite (+2,2 ans depuis 1993). L'évolution de l'âge moyen des médecins de la région PACA se trouve dans la moyenne française (+2,7 ans depuis 1993), comme l'Ile de France. Cette augmentation de l'âge moyen laisse supposer que le renouvellement des médecins n'est pas totalement assuré par les promotions plus jeunes.
Actuellement cet âge moyen dans la région est de 46,2 ans, plaçant la région PACA en 4ème position derrière l'Ile de France (47,3 ans), la Corse (46,5 ans), et Midi Pyrénées (46,3 ans).
La région la plus jeune en moyenne est le Nord Pas de Calais (44,8 ans), mais son âge moyen a augmenté de 3 ans depuis 1993.

Figure 6
Evolution de l'âge moyen des médecins depuis 1993.
Ile de France
PACA
France

Comme partout en France, les spécialistes sont plus vieux que les généralistes, avec 46,9 ans en moyenne pour les spécialistes et 45,4 ans pour les généralistes (respectivement 46,9 ans et 45,2 en France).
En France, si l'on compare les évolutions des classes d'âges (figure 7), le vieillissement de la population médicale est encore plus évident.
En effet, l'effectif de la classe de 50 à 59 ans a plus que doublé en 10 ans, passant de 23 717 médecins en 1990 (soit 13,7% des médecins français) à 50 749 (soit 26,2%) en 2000, soit une augmentation de 114%.
Par contre depuis 1990, l'effectif de la classe de 30 à 39 ans a diminué de moitié (-43% de 1990), passant de 77 010 (soit 45% des médecins) à 44 248 en 2000 (soit 22,8%).
La classe de 40 à 49 ans a aussi augmenté, de près de 50%, laissant présager une aggravation du vieillissement de la population médicale dans les années futures.

Figure 7
Evolution des classes d'âges des médecins en France, depuis 1984.

Dans la région PACA, 4 981 médecins (soit 26,9% des médecins de la région ) ont entre 50 et 59 ans. Cette proportion est proche de celle de la France (26,2%). Les médecins de moins de 40 ans représentent 22% des médecins de la région (4 085 médecins), ce qui est inférieur à la proportion française qui représente 23,4% des médecins (soit 45 533 médecins de moins de 40 ans).
La répartition en PACA des médecins selon leur âge (tableau en annexe 7.5) est donc similaire aux valeurs nationales pour les classes les plus âgées, mais plus grande pour les classes 50-59 ans et 40-49 ans (figure 8). Par contre, elle est inférieure pour les classes les plus jeunes, laissant encore présager un vieillissement de la population médicale plus important dans la région PACA qu'au niveau national dans les années à venir.

Figure 8
Comparaison des répartitions en France et en PACA des médecins par classes d'âges
au 1er janvier 2000 (pourcentages et valeurs).

Le département des Bouches du Rhône possède le plus grand nombre de médecins de 50 ans ou plus avec 2 897 médecins soit 34,1% des médecins inscrits dans ce département. Cette proportion est au-dessus de la valeur nationale (33,1%). Les Alpes Maritimes sont dans le même cas avec 1 503 médecins de plus de 50 ans (34,2% des médecins inscrits dans le 06).
Dans la plupart des départements, la proportion des médecins de moins de 40 ans est inférieure à celle de la France (23,4%), sauf pour les Bouches du Rhône qui est dans la moyenne avec 2 035 médecins de moins de 40 ans (23,9% des médecins inscrits dans le 13).

Les répartitions observées au niveau départemental sont un reflet du niveau régional, sans grandes différences de proportions entre les départements. Par contre, dans les Alpes de Haute Provence et le Var, qui ont une densité médicale faible (respectivement 328 et 327 pour 100 000 habitants), la proportion de médecins de plus de 50 ans (respectivement 31% soit 143 médecins, et 34,2% soit 1 503 médecins) a un retentissement peut être plus important sur l'offre de soins que dans les départements mieux dotés.

Dans la région, il y a quelques différences de répartitions des classes d'âges entre spécialistes et généralistes. Comme nous l'avons déjà écrit, les premiers sont en moyenne un peu plus vieux (36,8% des spécialistes ont 50 ans ou plus soit 3 677 spécialistes, contre 30% des généralistes soit 2 528 généralistes)
Au niveau départemental, c'est dans les Alpes de Haute Provence que la proportion des spécialistes de 50 ans ou plus est la plus importante (82 spécialistes de 50 ans ou plus soit 43% des spécialistes du 04) (figures 9a et 9b) et c'est dans les Alpes Maritimes que la proportion de généralistes de 50 ans ou plus est la plus importante (591 généralistes soit 32% des généralistes du 06).

Figure 9a
Répartition en classes d'âges de généralistes, par département.


Figure 9b
Répartition en classes d'âges de spécialistes, par département.

Dans certaines disciplines, on observe des différences de classes d'âges plus marquées.
En effet plus de 42% des psychiatres de PACA (soit 551) ont 50 ans ou plus alors qu'en biologie ils ne représentent que 28,2% (soit 79) (figure 10). De plus, la proportion de psychiatres de moins de 40 ans est faible dans la région, avec 15,8% (206 psychiatres de moins de 40 ans).
Le renouvellement des psychiatres ne semble pas assuré dans les années à venir puisque le nombre de psychiatres de moins de 40 ans (206) est notablement inférieur à celui des psychiatres de 50 ans ou plus (551). C'est aussi le cas pour les spécialités médicales (2 004 spécialistes de 50 ans ou plus, contre 1 059 de moins de 40 ans), chirurgicales (877 contre 445 de moins de 40 ans), de santé publique et médecine du travail (166 contre 73 de moins de 40 ans).
Les généralistes sont dans le même cas, avec 2 528 généralistes de 50 ans ou plus contre 2 158 de moins de 40 ans.
Par contre la biologie compte 79 médecins de 50 ans ou plus, pour 144 de moins de 40 ans, laissant supposer un renouvellement satisfaisant, voire une croissance de l'effectif.

Figure 10
Répartition en classes d'âges en fonction de la discipline, en région PACA

Au niveau régional, ce sont les psychiatres qui seront les plus touchés par le vieillissement de leur effectif, et plus spécialement dans Alpes de Haute Provence, car ils sont déjà peu nombreux dans ce département, près la moitié de leur effectif ayant 50 ans ou plus (14 psychiatres).

Source: Faculté de médecine de Marseille La Timone

Claude Allègre, allergique au PS

Claude Allègre quittera le Parti socialiste français
L’ancien ministre de l’Education de Lionel Jospin a réaffirmé sur Europe 1: "Je suis encore membre du Parti socialiste pour un mois et demi. Je ne serai plus membre à partir du 1er janvier parce que je ne reprendrai pas ma carte".
"J'ai peur qu'on reparte dans les guerres picrocholines", a-t-il ajouté, assurant qu'il ne deviendrait pas membre d'un autre parti politique. "
Je ne prendrai aucune carte. Je suis guéri de cela", a-t-il dit.

Selon Allègre, le PS s’est trouvé un Picrochole, exemple-type du mauvais roi, à défaut d’un bon roi, représenté par Grandgousier, père de Gargantua, dans l’ouvrage éponyme de Rabelais.
"Picrochole " donne son nom à la guerre qui les oppose : "la guerre picrocholine", guerre de conquête et désigne aussi une personne de mauvais humeur", "d'humeur acerbe", comme le sont les élus du PS qui fustigent, dénigrent et se livrent à des luttes intestines, plutôt que de proposer.

mercredi 24 octobre 2007

Comparez votre régime de retraite avec les régimes spéciaux?

Bénéficiaires de régimes spéciaux
Il est permis de penser que nous vivons dans une France à plusieurs vitesses...
Quels sont les régimes spéciaux en 2007?
  • Militaires : âge moyen de départ en retraite, 45,7 ans, 75% du salaire des 6 derniers mois si le militaire atteint ses 40 annuités sinon il y a un système de décote(après 25 ans de service pour les officiers et après 15 ans pour les sous officiers); Il existe un minimum garanti.( exemple pour un Adjudant échelon 4 après 15 ans de service environ 500 euros nets par mois, chiffre 2003)
  • EDF et GDF: âge moyen de départ en retraite 55,4 ans;
  • RATP : âge moyen de départs en retraite 54,8 ans ;
  • SNCF: âge moyen de départ en retraite, 52,5 ans.
  • La Banque de France a aligné ses règles sur celles des fonctionnaires mais a conservé une caisse autonome.
  • les marins : âge moyen de départ en retraite, 57,6 ans,
  • Comédie-Française
  • Opéra de Paris (1 693 cotisants pour 1 272 retraités)
  • les retraités des mines (14 489 actifs pour 150 464 retraités et plus de 200 000 ayants droit)
  • les élus de l'Assemblée nationale et du Sénat
  • les clercs de notaire (45 052 actifs pour 24 915 retraités)
  • Police Nationale

En 2007 :

RégimeRégime général privéRégime général publicRégime spécial SNCF (rail)Régime spécial RATP (parisien)Régime spécial EDF/GDF (énergie)
Base de calcul du montant de la retraite25 ans en 20086 moisdernier traitement (validé 6 mois) + prime6 moisdernier traitement
Durée de cotisation39,5 ans en 2007, 40 ans en 2008, 41 ans en 201239,5 ans en 2007, 40 ans en 2008, 41 ans en 201237,5 ans 40 ans en 2012 (projet de réforme)37,5 ans 40 ans en 2012 (projet de réforme)37,5 ans 40 ans en 2012 (projet de réforme)
taux de cotisation employéentre 10 et 11%7,85%7,85%7,85%12%
âge de départ théorique60 ans60 ans50 à 55 ans50 à 60 ans50 à 60 ans
âge effectif61 ans57 ans50 à 55 ans55 ans55 ans
décote par année manquante10% puis 5% en 20130,6% puis 5% en 20130%0%0%
revalorisationinflationinflationsalaire de l'entreprisesalaire de l'entreprisesalaire de l'entreprise

Les avantages sociaux sont-ils partagés équitablement?

mardi 23 octobre 2007

Greenpeace ne respecte pas l’Arc de Triomphe

Des militants sur l'Arc de Triomphe contre les OGM
Greenpeace est une OGN supranationale. Si on fait abstraction de ses motivations polluées par la politique politicienne, Greenpeace a le respect de la nature, mais applique le 'tri sélectif ' au respect et sa violence douce indispose.
Supranationale? Mais est-elle au-dessus de tout pour autant, tout en étant en l'occurence au-dessous de tout. Est-ce une raison pour ne pas respecter les symboles nationaux des pays dans lesquels elle sévit ? Au moment où la lecture de la lettre de Guy Môquet suscite une polémique politicienne et donc factice parmi les activistes de gauche du milieu enseignant, voilà que Greenpeace grimpe sur l’Arc de Triomphe et y déploie ses banderoles.
Les extrémistes de gauche ont fait la leçon au gouvernement et l’ont accusé d’instrumentaliser un jeune militant communiste fusillé à 17 ans par les nazis. Mais que l’Arc de Triomphe soit utilisé à la propagande ecolo-altermondialiste ne provoque aucune réaction de condamnation chez les historiens militants. Un petit cours s’impose à l’adresse des tenants marxistes de la pensée unique. Espérons qu'ils feront moins de dégats que les pigeons, les huit militants de Greenpeace qui se sont suspendus ce mardi matin du sommet de l'Arc de Triomphe, sur les Champs-Elysées à Paris, pour déployer une banderole réclamant au président Sarkozy, qui concentre toutes les bonnes attentions, un moratoire contre les organismes génétiquement modifiés (OGM). Greenpeace veut-elle qu’on parle un peu plus du président ?
A la veille du Grenelle de l'environnement, l'organisation écologiste a déployé sur le monument parisien une immense banderole jaune avec le visage de Nicolas Sarkozy et le slogan parodié de sa campagne électorale, "OGM: Ensemble un moratoire est possible!".
Avançant que "plus de 22.000 hectares de maïs transgénique ont été cultivés dans le secret et l'opacité, où les cas de contamination se sont multipliés, faisant peser de vraies menaces sur l'ensemble des filières agroalimentaires", Greenpeace appelle "le président de la République à décréter immédiatement un moratoire sur les cultures d'OGM en plein champ".
"Moratoire, gel, suspension, interdiction provisoire... Peu importe le nom qu'on donne à la décision, le tout est de la mettre en oeuvre effectivement: le gouvernement français doit notifier à la Commission européenne l'activation de la clause de sauvegarde", estime Arnaud Apoteker, responsable de la campagne OGM à Greenpeace France, dans un communiqué. C'est "cette notification effective auprès de la Commission européenne qui doit sortir du Grenelle de l'environnement, et non une série de déclarations d'intentions sans conséquence".
"Ce moratoire doit rester en vigueur jusqu'à ce que soit votée une loi qui garantisse à tous le droit et la liberté de produire et de consommer sans OGM", a décidé unilatéralement Greenpeace. De qui sont-ils les élus ?
Bloquer le Grenelle de l’Environnement ? Le directeur de campagne de Greenpeace France Yannick Jadot a confirmé sur France-2 que "si on ne sort pas de ce Grenelle avec un moratoire sur les OGM, c'est-à-dire un arrêt des mises en culture d'OGM sur l'année, les années qui viennent, pour savoir mieux quels sont les enjeux sanitaires environnementaux des OGM, le Grenelle aura été un échec total".
L’échec, voilà ce qui est recherché. Greenpeace s’y emploie.

Qu’est-ce que l’Arc de Triomphe de l’Etoile ? Pour nous.
(Pour sacrifier à l’habitude des enseignants, on n’est pas obligé de lire ce qui suit, mais on peut le polycopier, le photocopier à loisir et le distribuer largement…)
En haut des Champs-Elysées, l’Arc de Triomphe de l’Etoile est le plus illustre symbole de notre histoire nationale. Décoré sur toutes ses façades de groupes sculptés, « le départ des volontaires », face aux Champs-Elysées, semble vous inviter à la visite. A plus de cinquante mètres du sol, vous dominerez la vie parisienne et contemplerez les perspectives mondialement connues des urbanistes de Paris, au premier rang desquels le Baron Haussmann.Au coeur de la vie grouillante de Paris, dans un quartier où le monde des affaires côtoie celui du commerce et du tourisme, l’Arc de Triomphe de l’Etoile au delà de sa valeur architecturale et artistique est relié à notre inconscient collectif. Il fait partie de notre paysage urbain monumental comme de notre culture nationale. Vous êtes invités à visiter un monument où le passé rejoint le présent.Edifié à partir de 1806 par ordre de Napoléon 1er en l’honneur des armées françaises, achevé trente ans plus tard sous le règne de Louis Philippe, l’Arc de Triomphe consigne la mémoire et le symbole. Vous ne pourrez rester indifférent devant cette cathédrale républicaine qui demeure placée au-dessus de tous les bouleversements politiques. Avec son architecture majestueuse issue des arcs de l’antiquité, imaginez vous devenir le témoin du retour des cendres de l’Empereur en 1840 ou encore de l’enterrement de Victor Hugo en 1885. De même, vous ne pourrez oublier le passage des armées victorieuses en 1919 et en 1944. Le soir après avoir assisté avec émotion au ravivage de la flamme du soldat inconnu dont le corps repose sous les arches depuis 1921, vous pourrez admirer, depuis la terrasse, le soleil qui se couchera devant vous tandis que les lumières de Paris vous feront rêver.
Le monument
En 1806, Napoléon Ier décida la construction d’un arc à la gloire de la Grande Armée sur la place de l’Etoile. Il confia le projet à l’architecte Jean-François Chalgrin. Les travaux, interrompus durant la Restauration, furent achevés en 1836, sous le règne de Louis-Philippe.On décora les piédestaux du monument de quatre hauts-reliefs allégoriques réalisés par les sculpteurs Cortot, Etex et Rude, dont la "Marseillaise" est demeurée célèbre.Véritable symbole national, l’Arc de Triomphe fut le siège d’événements majeurs, comme le retour des cendres de l’Empereur en 1840 ou l’inhumation du soldat inconnu en 1921. Situé au milieu de l’axe reliant le Louvre à la Grande Arche de la Défense, il constitue aujourd’hui le trait d’union entre le Paris ancien et le Paris contemporain.

Le tombeau du Soldat Inconnu, ça leur dit quelque chose?
Quelques éléments pour les 'historiens' de lycées, déformés par les IUFM:
La tombe du Soldat Inconnu a été installée sous l'arc de Triomphe le 11 novembre 1920. Il s'agit d'un soldat non identifié (probablement français), mort lors de la bataille de Verdun, et qui représente tous les soldats tués au cours de la Première Guerre mondiale. En 1923, la flamme du souvenir est allumée. Elle est ravivée tous les soirs à 18 h 30.

Greenpeace instrumentaliserait-elle le Soldat Inconnu?
Il était peut-être communiste...

lundi 22 octobre 2007

Ecole de Magistrature : favoritisme pour les ‘défavorisés’ !

Les nouvelles inégalités sociales se mettent en place
Les postes de la fonction publique ne sont pas pour les petits bourgeois…
Dieu a dit : « Il y aura des hommes blancs, il y aura des hommes noirs, il y aura des hommes jaunes, il y aura des hommes grands, il y aura des hommes petits, il y aura des hommes beaux, il y aura des hommes moches et tous seront égaux, mais ce sera pas facile ! » Et puis il a dit : « Y en aura même qui seront blancs, de classe moyenne et abandonnés de l’Etat, et pour eux ça sera très dur ! » (Coluche légèrement détourné).
Car pour la classe moyenne, parents et enfants, la vie s’annonce de plus en plus dure. Il va leur falloir s’intégrer à la société nouvelle. Dieu a dit : « Il y aura des enfants de parents divorcés, il y aura des immigrés, il y aura des sans papiers, et il y aura des enfants d’immigrés, divorcés et sans papiers et, pour eux, ce sera galette ! »
Le ministère de la Justice a en effet précisé jeudi avoir reçu une quinzaine de candidatures pour intégrer la nouvelle classe préparatoire au concours de l'Ecole nationale de la magistrature (ENM) voulue par Rachida Dati, la terreur des magistrats et avocats réunis, au titre d'une politique … d'égalité des chances. C’est le clou !
Cette classe préparatoire intégrée à l'Ecole Nationale de la Magistrature, située à Paris, devrait donc accueillir quinze candidats issus des classes défavorisées. Pour commencer. Et une classe de quinze, c’est encore un privilège que leurs congénères désormais défavorisés leur envient déjà. Les professeurs de lycées et collèges vont revendiquer sous peu… Or, ce n’est pas un précédent, mais la suite logique de ce qui se passe déjà pour accéder de Sciences Po à l’ENA. Les critères de recrutement seront fonctions du diplôme du candidat, de son origine géographique et de ses ressources et de celle de sa famille. A l’époque où les bourses étaient devenues rares avant que les classes moyennes et laborieuses en soient définitivement exclues, les défavorisés en question connaissaient tous des cas d’interprétation douteuse des critères. Ca continue…
Les quinze élus au favoritisme seront choisis en décembre. Leur formation durera neuf mois avant la présentation au concours 2008 de l'ENM.
Est-ce qu’ils devront passer les épreuves de sortie? Ou ce serait injuste, pour des 'défavorisés'?


Indulgence de la justice pour l'activiste Florimond Guimard

Permis de stock-car décerné à RESF et ses agités
Joseph Bové 'démonte' tout ce qui lui chante. Florimond Guimard cherche à percuter un véhicule de police et que lui en coûte-t-il ?
Le parquet du tribunal correctionnel d'Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône) a requis aujourd’hui lundi une "peine de principe" (?) de deux mois de prison … avec sursis contre Florimond Guimard, modèle de professeur des écoles à Marseille et activiste du Réseau Education Sans Frontière (RESF), à ses nombreux moments perdus, poursuivi pour "violence aggravée sur un agent de la force publique" lors d'une action contre l'expulsion d'un parent d'élève sans-papiers en 2006. Que vaut un agent de police contre un clandestin ? Seul le sans papiers est respectable.
Le paisible militant à lunettes de RESF, âgé de 31 ans, est donc accusé d'avoir tenté de percuter un véhicule de police avec sa voiture et d'avoir lancé –par inadvertance- une grille sur un policier lors d'une manifestation contre l'expulsion du papa algérien sans-papiers, dont les ‘jeunes’ enfants étaient scolarisés dans son groupe scolaire, le 11 novembre 2006 à l'aéroport Marseille-Provence. Le devoir professionnel ? Espérons que les tout-petits avaient école aujourd’hui et qu’un instit ordinaire –et non un héros- leur a appris à lire les tracts RESF, par la méthode extrêmement globale.
Florimond Guimard a toujours nié toute violence lors de cette action. C’est à l'évidence un pacifiste, mais un brin schizophrène et amnésique. Poursuivi pour "violence aggravée sur un agent de la force publique" (qui a dû se jeter une grille dessus, comme des prévenus se jettent contre les murs pour crier aux violences policières), il risque trois ans de prison et 45.000 euros d'amende. C'est théorique. Le parquet a d'ailleurs déjà demandé la requalification d'une partie des faits en "rébellion". Il faut dire que des profs avaient pris des congés ‘pour convenance personnelle’ ou s’étaient fait porter pâles, pour soutenir le camarade 'rebelle', c'est officiel. Leurs élèves ont dû se rendre à l'école, mais aujourd'hui, c'était garderie!
La partie civile a demandé 1.000 euros au titre de préjudice moral et 1.000 euros pour frais de justice pour chacun des trois policiers plaignants.
Le jugement a été mis en délibéré au 21 décembre prochain. "M. Guimard a résisté à un Etat qui ne respecte pas le droit et les conventions internationales sur le droit de l'enfant", a déclaré Me Claudie Hubert, l'une des avocates du militant. Vous ne rêvez pas… Et elle ne s'en est pas tenue là!
"S'il est poursuivi, tous les manifestants de France devraient l'être. J'ai d'ailleurs déposé au tribunal les 257 noms de personnes qui demandent à comparaître également", a-t-elle ajouté, sans provocation, outrepassant aussi les limites des droits de la défense, mais il est vrai qu’on peut tout dire et n’importe quoi si on est avocat et que tout le barreau militant est près à défendre l’indéfendable.
Miracle! Les transports publics étaient rétablis dans la zone Aix-Marseille aujourd'hui... Les franciliens n'ont pas eu cette chance: ils n'avaient pas de Florimond dans la manche! Mille cinq cents personnes, selon la police, mais trois mille selon les organisateurs, ont donc pu se déplacer sans encombres et se sont rassemblées devant le tribunal à l'appel d'associations, de syndicats, de collectifs, de réseaux et de partis de gauche pour demander la relaxe de Florimond Guimard derrière une banderole où était inscrit: "La solidarité n'est pas un délit". Tout dépend de la manière d'exprimer sa solidarité. La fin jusitifie désormais les moyens...
Combien de classes désertées aujourd’hui et d’enfants sans maîtres, ni cours ? Et ça recommencera au jour du verdict... 'Convenance personnelle' et certificats médicaux de complaisance: tous coupables!
La FCPE est-elle du côté des professeurs des écoles (SNUipp-FSU) ou des parents de leurs enfants ?
‘Les conventions internationales sur le droit de l'enfant’ ne comporteraient-elles pas quelques lacunes ?