POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

mardi 3 décembre 2019

Delevoye rêve de 50 millions d'immigrés pour l'Union européenne

Le septuagénaire que le gérontophile Macron a chargé de penser l’avenir de notre système de retraite a dérapé 

"50 millions de population étrangère pour équilibrer la population active en 2050 en Europe…"


"Est-ce que j'ai l'air d'un enfant puni ?" avait-il lancé,
à la suite de son recadrage par Macron sur la "clause du grand-père".
Il est devenu grand temps...
C'est le remède préconisé par Jean-Paul Delevoye, 72 ans, devant un certain nombre de jeunesvendredi 29 à Créteil. Ils sont révélateurs de l’indigence politique et culturelle du  Haut-Commissaire aux retraites, avec rang de ministre, qui fut aussi un président du Conseil Economique et Social et un ministre de... Raffarin. La "raffarinade" est-elle contagieuse ? C'est Raffarin qui a laissé cette pensée profonde : "Les jeunes sont destinés à devenir des adultes"Delevoye ne pourrait-il donc pas reprendre l'une des raffarinades magistrales de son maître à penser : "Les veuves vivent plus longtemps que leurs conjoints". Ce problème reste d'actualité...

Et Delevoye d'ajouter :
"On est dans un moment très malsain de notre démocratie où on cherche à jeter en bouc émissaire : hier, c’était le juif ; aujourd’hui, c’est le musulman, après-demain ça sera encore un autre"... C'est aussi le chrétien.
Marine Le Pen a réagi ainsi :
"Ces gens ont leur feuille de route immigrationniste dont ils ne changeront pas !".
Bruno Retailleau a dénoncé "la scandaleuse rhétorique qui fait le parallèle entre le sort des juifs hier [années 30 et Shoah] et celui des musulmans aujourd’hui".

Ces deux réactions sont révélatrices de ce qui est commun aux trois personnages. D’abord, ce n’est pas tellement le chiffre de "50 millions" qui est contestable : il correspond aux chiffres de la dénatalité des pays de l’Union Européenne d’ici 2050. 
Or, du seul fait des avortements durant la même période, ce seront au moins six millions d’enfants conçus en France, qui auront été privés de leur droit à la vie…
Sur l’ensemble des 28 pays de l’Union Européenne (511 millions d’habitants) avec un taux global de natalité encore plus faible, ce sont beaucoup plus de 50 millions d’avortements qui auront été pratiqués. Or, ni Delevoye, ni Retailleau, ni Le Pen ne remettent en cause la loi génocidaire Giscard-Chirac-Veil de banalisation de l’avortement.

Notons enfin que dans son propos le pitoyable Delevoye fait l'amalgame entre "musulmans" et "immigrés"... Comme les économies marxistes qui ont échoué, les pays africains et proche-orientaux, si riches soient-ils - pour un bon nombre - en minerai, ne parviennent pas à nourrir et éduquer leurs populations : ils ont en commun d'être essentiellement musulmans. Delevoye en fait des candidats à l'émigration, qu'elle soit clandestine ou non.  

Delevoye ne se préoccupe pas de ce que les immigrés qu'il assimile tous à des musulmans soient soumis à la loi du Coran. Quoi qu’il en soit, il a la tête dans le guidon de la réforme des retraites en France et ne voit pas venir le danger islamique qui le guette au virage. Et Macron le croit en capacité d'anticiper l'avenir !

Plus que jamais aussi juppéiste qu'un canelé, dur à l'extérieur et mou à l'intérieur
Face à l’islamo-gauchisme militant de Houria Bouteldja et du camarade Mélenchon, face à l’aveuglement islamo-complaisant de Jean-Paul Delevoye, Macron est prêt à battre en retraite en rase campagne. 

Cynisme de sa justification: "pour équilibrer la population active en 2050, en Europe".

Le Figaro a publié un entretien avec Yves Mamou, un ancien journaliste du Monde, qui a également collaboré au Canard Enchaîné, à Libération et à La Tribune, et auteur de nombreux ouvrages dont 'Hezbollah, dernier acte' (2013) et 'Le Grand abandon. Les élites françaises et l’islamisme' (2018). En voici le texte:

FIGAROVOX.- En déplacement à Créteil, le haut-commissaire aux Retraites Jean-Paul Delevoye a déclaré: «il faudra 50 millions de population entre guillemets étrangères pour équilibrer la population active en 2050, en Europe». L’immigration est-elle un remède à la crise de notre modèle social?

Yves MAMOU.- Cela fait trente qu’il existe un puissant courant d’immigration continue en France et en Europe, en provenance du Maghreb et de l’Afrique subsaharienne. À ma connaissance, aucune étude n’a jamais montré l’impact positif de cette vague d’immigration sur le financement des caisses de retraite. Les bénéfices économiques de l’immigration, c’est toujours au futur qu’on nous les annonce.

L’idée que les migrants sont et seront de plus en plus nécessaires pour payer les retraites des populations européennes qui ne font plus d’enfants et vivent trop longtemps, est un mensonge qui a la peau dure. L’époque est finie où l’industrie avait besoin de toujours plus de main-d’œuvre déqualifiée pour les chaînes de montage, les ateliers textiles et les usines de jouets. Il faut aller se promener dans les usines automobiles pour constater le grand silence généré par la robotisation à outrance de la fabrication des voitures. L’immigration ne sert plus aujourd’hui qu’à maintenir des salaires bas en France et en Europe dans un certain nombre de secteurs clés pour la bourgeoisie urbaine: la restauration, le bâtiment et les travaux publics, les services à la personne, le nettoyage, la sécurité, la santé et les soins aux personnes âgées. Ce sont des métiers faiblement rémunérés et qui génèrent peu de cotisations sociales. De plus, dans certains secteurs comme la restauration, le travail clandestin est très fréquent. Et cette immigration qui suscite de plus en plus d’inquiétude n’apporte rien à des retraites dont chaque gouvernement entreprend de raboter le montant au nom de la décroissance démographique.

En est-il de même dans les autres pays européens?

L’Allemagne qui contrairement à la France est une société de plein-emploi, a en 2015 accueilli 1,5 million de «réfugiés» en provenance de Syrie, d’Irak, d’Afghanistan, d’Erythrée ou de Somalie. Trois ans après, en 2018, un migrant sur cinq seulement - 300 000 - disposait d’un emploi. Et ces emplois n’ont aucune valeur ajoutée, ils se situent dans l’aide aux personnes âgées ou le service aux personnes. La Suède, autre société de plein-emploi, a aujourd’hui un taux de chômage de 7,4 % qui la classe au 28e rang de l’Union européenne, en raison d’un fort taux d’immigration (qui concerne principalement des personnes déqualifiées). En Suède, si l’on en croit un rapport de l’Association suédoise des collectivités locales et des régions (SKL), une municipalité sur quatre et une région sur trois - la Suède compte 290 municipalités et 21 régions - ont été en déficit en 2018. Environ 110 municipalités envisagent à nouveau, un déficit en 2019. Et ces déficits sont essentiellement dus aux dépenses pour l’aide sociale aux migrants.

On évoque les bénéfices à venir de l’immigration, mais pas les coûts immédiats liés à ce même courant migratoire?

Exactement. Aujourd’hui, la France est le pays de l’Union européenne qui subit la plus forte pression migratoire. Or les réfugiés génèrent, si l’on en croit Michel Aubouin, ancien préfet et ancien directeur d’administration centrale au ministère de l’intérieur, un coût très élevé (de l’ordre de 4 à 5 milliards d’euros par an pour 2018).

L’hébergement et les allocations représentent environ 1,5 milliard d’euros. Un tiers (500 millions) va directement dans la poche des demandeurs d’asile qui attendent que leur dossier soit traité, et le reste est constitué par les dépenses liées à l’hébergement (500 à 600 millions d’euros) de ces migrants. À ces dépenses d’allocations et d’hébergement, il faut ajouter les frais de fonctionnement accrus des administrations chargées de gérer l’asile: OFPRA, CNDE, OFII et guichets de préfecture. L’Aide Médicale d’État (AME) est coûteuse également: les clandestins ne sont pas seulement rémunérés et hébergés, ils sont également soignés quand ils apportent la preuve qu’ils résident depuis plus de trois mois en France. Elle coûte aujourd’hui un milliard d’euros.

Enfin, dans la masse des clandestins, une sous-population mérite d’être distinguée, celle des mineurs non-accompagnés. Depuis 2015, des gamins de 12 à 18 ans, venus généralement du Maroc et d’autres pays d’Afrique du Nord, se multiplient sur le territoire national, vivant en bandes, subsistant de rapines, semant la terreur sur la population locale. Combien sont-ils? Selon La Dépêche du Midi, «certaines estimations parlent de 50 000». Sans papiers, mutiques sur leur pays d’origine, ces jeunes sont difficiles à expulser. Aujourd’hui, 40 000 d’entre eux seraient pris en charge par les collectivités locales au titre de l’Aide sociale à l’enfance contre 25 000 en 2017 et 13 000 en 2016. Sachant que le coût annuel d’une prise en charge, prévue dans le cadre de l’Aide sociale à l’enfance (ASE), atteindrait 50 000 euros par an, la facture devrait frôler les 2 milliards d’euros à la fin de l’année.

Le discours de Jean-Paul Delevoye réduit l’immigration à une question économique…

Oui, ce qui est grave car l’immigration de masse fait disparaître les identités des peuples d’Europe: une «identité européenne» nouvelle doit ensuite émerger. Je ne vois pas quel bien peut surgir du fait de couper les peuples européens de leur histoire et à les mélanger avec d’autres qui n’ont pas la même histoire. Il y aura peut-être un jour un consommateur européen multi-ethnique et multi-culturel, mais l’Europe n’aura pas gagné pour autant une identité nouvelle, plus dynamique, plus créatrice et élargie à l’échelle d’un continent. En tout cas, on n’en voit pas les prémices.

Que pensez-vous de la suite de son intervention, dans laquelle Jean-Paul Delevoye reproche aux peuples européens d’avoir fait des juifs hier et des musulmans aujourd’hui leurs «bouc émissaires»?

Il quitte le discours économique et endosse le discours victimaire des islamistes et des islamo-gauchistes, à savoir que les musulmans d’aujourd’hui sont comme les juifs des années 30 et qu’ils sont victimes d’un racisme qui bloque leur intégration en France et en Europe. Il faudrait expliquer aux politiques que cette idéologie omniprésente ne convainc plus personne, que l’islam n’apitoie personne en Europe et que les violences des islamistes effraient un nombre croissant de citoyens français et européens. Il faudrait faire lire à M. Delevoye les milliers de tweets et de SMS orduriers et haineux que reçoit quotidiennement Zineb El Rhazoui, survivante du massacre de Charlie Hebdo. Peut-être alors comprendrait-il où se situe la violence. Elle n’est pas chez les «islamophobes» qui à ma connaissance n’ont tué personne en Europe. En revanche, rien qu’en France, les islamistes ont tué plusieurs centaines de personnes.


lundi 2 décembre 2019

Les 13 militaires français sont morts au Mali, mais n'ont pas été tués par Daesh, conteste la France

Le ministère des Armées nie la revendication des islamistes

L
a mort de 13 soldats français n'est pas due à des tirs ou à une action des djihadistes
Résultat de recherche d'images pour "hommage aux militaires Mali"La France dément que les avions de l'opération Barkhane ont été abattus par Daesh à Gao, le 27 novembre 2019, comme l'affirment les islamistes.  

La collision entre les deux hélicoptères au Mali, dans laquelle nos militaires ont péri, est survenue alors qu'ils combattaient, a confirmé le général François Lecointre, chef d'état-major de l'armée françaiseinterrogé par RFI le vendredi 29 novembre.

"C'est absolument faux" que des tirs de djihadistes aient mené à la collision.
Le chef d'état-major de l'armée française a démenti l'affirmation avancée par l'organisation Etat islamique et a affirmé que "ce qui est vrai, c'est qu'il y a eu collision dans une opération de combat très complexe, qui nécessite (...) une très fine coordination."

"Il n'y a pas eu de prise à partie par les djihadistes qui étaient poursuivis et marqués au sol. Il n'y a pas eu de retrait d'un appareil face à un tir de djihadistes", a encore affirmé le général Lecointre. 
"L'armée française dit la vérité, s'est-il défendu. Nous la devons à nos soldats et aux familles de nos compagnons qui sont morts. (...) Les enquêtes ne sont pas terminées, les boîtes noires vont être exploitées pour avoir les détails précis de la manière dont nos soldats sont morts".



Les membres de l'équipe de commando qui étaient dans l'un des appareils accidentés, l'hélicoptère Cougar, étaient une équipe d'extraction, présente comme le veut la procédure pour appuyer les équipages des hélicoptères d'attaque Tigre au cas où l'un d'eux devrait se poser en urgence. 

Ces commandos, membres des chasseurs alpins, "ne venaient pas d'être embarqués ou débarqués de leur appareil", a encore insisté le général. 

Les deux hélicoptères, un Tigre et un Cougar, sont entrés en collision durant une opération de combat contre des djihadistes lundi soir au Mali. 
La perte de 13 militaires est une des plus grandes pour l'armée française depuis l'attentat contre le QG français Drakkar à Beyrouth en 1983, qui avait fait 58 morts.
Résultat de recherche d'images pour "hommage aux militaires Mali traversee pont Paris"
Un hommage national a été rendu aux Invalides aux soldats morts au Mali.

Sylvie Goulard, MoDem, mise en examen ce jour pour "détournement de fonds publics"

Une ex-ministre des Armées de Macron, démissionnaire et, désormais, mise en examen 

L'ex-eurodéputée MoDem est inquiétée à son tour
 pour des emplois présumés fictifs d'assistants de députés européens
Goulard avait été pressentie pour être premier ministre
à la place de Philippe



L'élue du parti vertueux parti centriste de Bayrou (2009-2017) - que Macron a bombardée sous-gouverneure de la Banque de France - est  mise en examen dans une enquête pour "détournement de fonds publics" qui lui a déjà valu le rejet de sa candidature par la nouvelle Commission européenneLa nouvelle est tombée ce lundi 2 décembre, une semaine après celles de l’ancien ministre de la Justice et ex-trésorier du MoDem, Michel Mercier, et du directeur financier du parti, Alexandre Nardella.

L’éphémère ministre des Armées de Macron au gouvernement d’Edouard Philippe,  est soupçonnée par la justice française d’avoir participé à un système mis en place par François Bayrou et consistant à faire rémunérer des salariés du MoDem par le Parlement européen comme assistants alors qu’ils n’exerçaient aucune fonction à  Strasbourg, mais étaient utilisés par le parti à Paris.

Une méthode permettant ainsi au MoDem de soulager ses finances en berne. Selon un rapport des enquêteurs de l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (OCCLIFF), le parti centriste aurait mis en place une "institutionnalisation du prêt d’assistants parlementaires".

Déjà interrogée le 10 septembre par la police judiciaire, Sylvie Goulard avait rencontré certaines difficultés à expliquer la nature du travail effectué par son assistant parlementaire Stéphane Thérou, actuellement directeur de cabinet de François Bayrou à la mairie de Pau. 

En avril dernier, des policiers ont perquisitionné le domicile palois de Stéphane Thérou. Le maire de Pau et président du MoDem François Bayrou a précisé que S. Thérou avait travaillé comme assistant au Parlement européen "du général Philippe Morillon (...) et pour l'eurodéputée Sylvie Goulard.".

Après une enquête préliminaire du Parquet de Paris en mars 2017, visant une vingtaine d'eurodéputés de tous bords, puis une enquête visant spécifiquement le MoDem, une information judiciaire contre X, confiée à des juges d'instruction parisiens avait été ouverte en juillet 2017 pour "abus de confiance, recel d'abus de confiance et escroqueries".
La justice cherche à savoir si des collaborateurs d'eurodéputés ont été rémunérés par des fonds publics du Parlement européen alors qu'ils étaient affectés à des tâches pour le MoDem.

Une quinzaine de personnes convoquées

Dans le cadre d’une procédure similaire de l’Office européen de lutte antifraude (OLAF), S. Goulard, candidate malheureuse de la France à la Commission européenne, avait dû rembourser 45.000 euros, 5.625 euros mensuels : la somme correspondait à huit mois de salaire d’un de ses assistants, pour lequel elle n’avait pas pu fournir "de preuve de travail".

Le Parlement européen a depuis sommé deux anciens eurodéputés du MoDem, de lui rembourser plusieurs milliers d’euros dans le cadre d’une procédure administrative sur l’emploi présumé fictif de leurs assistants. Jean-Luc Bennhamias, ancien des Verts élu sous l’étiquette du MoDem entre 2009 et 2014, devra rembourser environ 45.000 euros, pour l’emploi de deux assistants à temps partiel. Nathalie Griesbeck, eurodéputée centriste de 2004 à 2019, devra, quant à elle, payer "environ 100.000 euros".

L’enquête de la justice française avait conduit à la démission de Sylvie Goulard du gouvernement composé par Macronen juin 2017, suivie par celle de Marielle de Sarnez et de l’ancien garde des sceaux François Bayrou qui s’apprêtait à porter le projet de loi sur la... moralisation de la vie publique.

Les interrogatoires doivent se poursuivre jusqu’au 6 décembre, date à laquelle le président du MoDem, François Bayrou, est attendu dans le bureau de la juge d’instruction du pôle financier Charlotte Bilger. Au total, une quinzaine de personnes – eurodéputés, assistants parlementaires et cadres du parti – ont été convoquées.

Bayrou a assuré jeudi qu’il ne démissionnera pas de la mairie de Pau s’il était mis en examen dans l’affaire des emplois présumés fictifs des assistants d’eurodéputés de son parti, pas plus que Goulard ne démissionne de la Banque de France. "Tout le monde est mis en examen ou à peu près dans la vie politique française", avait-t-il également relativisé dans un amalgame indécent lors d'un entretien avec RMC. 
Selon la version qu'il donne de l'organisation du financement occulte de son parti, les collaborateurs travaillaient "à temps partiel" pour le MoDem et "étaient payés pour une fraction de temps par le Parlement européen et l’autre faction du temps par notre mouvement". "Qu’est-ce qu’il y a de répréhensible à ça ?"
Le tribunal jugera "en toute indépendance" quand il aura face à lui son ancien ministre de la Justice.

Libye : la France annule ses livraisons contestées de bateaux aux garde-côtes

"La situation en Libye ne permet pas de réaliser ce don d’embarcations", se justifie la ministre des Armées, Florence Parly

La ministre est revenue sur sa promesse de dons de six navires

La France se soumet aux pressions des internationalistes et des passeurs.
Des migrants devant un navire des gardes-côte à Khoms, en Libye, le 1er octobre 2019.
Des migrants devant un navire des gardes-côte à Khoms, en Libye, le 1er octobre 2019. — Hazem Ahmed/AP/SIPA
Macron ne participera pas au renforcement du contrôle des côtes de Libye : il renonce à la livraison des navires promis à la Libye, pour la raison floue de "la situation" dans le pays, a-t-on appris lundi 2 décembre. En février  dernier, sa ministre des Armées, Florence Parly, avait pourtant annoncé ce don de six embarcations rapides, des semi-rigides Sillinger de 12 mètres.

Huit associations avaient demandé l’annulation de cette livraison.
La Cour administrative d’Appel de Paris leur a donné satisfaction: "Si la cession a été un temps envisagée au bénéfice de la Libye, la ministre a finalement décidé de ne pas livrer les embarcations à cet Etat", écrit le ministère des Armées dans un mémoire du 26 novembre.

"Ainsi, les conclusions à fin d’annulation de la décision du ministère des Armées (…) ont perdu leur objet", peut-on encore lire dans ce document. "La situation en Libye ne permet pas de réaliser ce don d’embarcations", a confirmé le ministère des Armées, sans autre "précision".

Cela aurait fait de la France "la complice des crimes sur les migrants", selon les activistes de l'ultra gauche, du type Black bloc  

Plongé dans le chaos depuis que le régime de Mouammar Kadhafi a été abattu en 2011, la Libye est actuellement secouée par le conflit armé entre les forces du maréchal Khalifa Haftar, homme fort de l’Est du pays, et son rival installé à Tripoli, le Gouvernement d’union nationale (GNA), formé sous l'égide de l'ONU, dans le but de résoudre la deuxième guerre civile libyenne, et dirigé par Fayez el-Sarraj, un homme d'affaires que l'ONU a fait à la fois président du Conseil présidentiel et premier ministre.

Le renoncement de Macron est donc un geste d'allégeance du président français, après qu'il a déclaré en "état de mort cérébrale" l'OTAN, alliance militaire nord-atlantique, dont les services ont été déplacés de France en Belgique.  

Les associations internationales se félicitent de leur victoire

La décision de ne pas livrer les embarcations constitue
"une victoire importante" obtenue "grâce à la pression publique" et doit "marquer un tournant dans les relations de la France avec la Libye en matière de politique migratoire", a réagi Lola Schulmann, chargée des questions migratoires chez Amnesty International, une des ONG internationales illégitimes qui avaient saisi la justice administrative en avril.

"Nous nous félicitons de l’abandon de cette initiative qui aurait fait de la France la complice officielle des crimes commis sur les personnes migrantes et réfugiées en Libye", ont estimé les huit ONG, dont Médecins sans frontières et la Ligue des droits de l’homme, marquées à gauche, dans un communiqué commun lundi.
 
Au pouvoir des juges, en interne, se surajoute le pouvoir des associations internationalistes sur les états démocratiques
Elles veulent même pousser leur avantage, demandant désormais à Paris de poser "des conditions strictes à toute coopération bilatérale et européenne avec la Libye afin que les droits et la sécurité" des migrants clandestins "soient garantis et respectés".

Municipales : Valérie Pécresse assume la division à Paris

Valérie Pécresse fait-elle le jeu de LREM ?

Valérie Pécresse ne recherche pas les points de convergences et l'union

Elle a rappelé ses divergences avec Rachida Dati, candidate LR à la mairie de Paris, entretenant les divisions à droite sur Paris.

Elle a beau être investie par le parti Les Républicains pour les municipales à Paris, Rachida Dati doit poursuivre le dialogue pour rallier Valérie Pécresse, électron libre ex-LR.
"Nous avons des échanges, avec Rachida Dati, mais le problème c'est que nous avons une divergence de fond sur la stratégie. Moi, je pense que les LR ne peuvent pas gagner seuls à Paris," a déclaré la présidente de la région Ile-de-France, interrogée sur la main tendue de Rachida Datidans l'émission Politique dimanche de la très macronienne chaîne BFM ce 1er décembre
 

Pécresse attend de Dati qu'elle inclue dans les listes LR certains maires renégats d'arrondissements

Pour l'instant, la proposition faite au petit parti de Valérie Pécresse, fondatrice de son propre parti, Libres!, concerne
14 postes éligibles au Conseil de Paris et deux têtes de liste d'arrondissement, pour la plupart passés de LR au parti présidentiel LREM
Une stratégie uniquement concevable en tambouille électorale, selon un membre des Républicains qui critique  la présidente de la région. "Elle veut des gens à elle sur nos listes; elle veut aussi son logo à côté du nôtre... Il y a un moment, il faut redescendre d'un étage !".

Une politique politicienne qui ferait écho à celle du camp de LREM.
Cédric Villani en est à réclamer un référendum pour le départager de son rival  Benjamin Griveaux, le candidat officiel du président Macron. Anne Hidalgo (PS), la maire sortante pourrait ainsi tirer bénéfice de ces divisions. 
Fin novembre, un sondage commandé par Cédric Villani à l'institut IFOP, plaçait Anne Hidalgo en tête des intentions de vote (22%), largement devant Benjamin Griveaux et Rachida Dati (16% chacun). Mais ni Hidalgo, ni Dati ne bénéficie de la couverture médiatique qui porte Griveaux et la maire sortante du 7e arrondissement, forte de son bilan à Paris et de son expérience gouvernementale, ne peut que progresser en se tenant à l'écart des magouilles politiciennes.

dimanche 1 décembre 2019

Dans son "nouveau monde", Macron perpétue le scandale des "préfets hors cadre"


BFMTV rouvre le dossier du scandale des "préfets fantômes" 

Les "régimes spéciaux" dont il fallait dire un mot, ceux des hauts-fonctionnaires... 
Dans l'enquête "République : les derniers privilèges" diffusée lundi 25 novembre, BFMTV fait parler l'un de ces "préfets fantômes", lequel ne demande que ça, tant il est blessé d'être laissé pour compte. Il déballe ce qui se sait depuis des années, sans affectation, mais avec aigreur: s'il est professionnellement dévalorisé, il n'est pas pourtant pas démonétisé pour autant, en étant payé à rester chez lui sans rien faire, ni préfecture, ni mission. Les enquêteurs n'apporte aucune information nouvelle sur une pratique utilisée par tous les présidents de la Ve République, la nomination de proches collaborateurs "préfets" afin de les "recaser" : placard pour les uns, récompense pour les autres, mais rente à vie pour tous.

Recevoir 6.000 euros par mois pour rester chez soi, sans travailler, ce n'est ni injuste, ni humiliant pour certains. Cela peut être une réalité dans le corps préfectoral, mais aussi bien dans d'autres corps de hauts-fonctionnaires du Quai d'Orsay ou de l'Inspection des Affaires sociales: 
en 2013, François Chérèque, l’ancien secrétaire général de la CFDT avait été nommé inspecteur à l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS), après avoir été chargé par le gouvernement de superviser le plan national de lutte contre la pauvreté. Son protecteur, François Hollande, assistera à ses obsèques en 2017 Stéphane Lardy, l’homme de FO sur les questions d’emploi, rejoindra l’Inspection générale des affaires sociales, mais Macron le nommera directeur général de France compétences (1er mars 2019) comme l'ex-secrétaire général de la CGT, Thierry Le Paon, un ancien ouvrier soudeur, sera nommé par Valls à la lutte contre l’illettrisme.
Quant à Gérard Aschiéri, ancien secrétaire général - pendant neuf années - de la FSU, il siège depuis 2010, au Conseil économique, social et environnemental (CESE), la "chambre inutile de la République", où le salaire moyen des 150 fonctionnaires du palais d’Iéna approche les 4.000€/mois. Un niveau rarement vu dans la fonction publique, tout comme les 150.000€ annuels du secrétaire général. A ce prix-là, les agents ont en plus la possibilité de faire une heure de gym par jour sur leur temps de travail, et bénéficient d’un nombre de jours de congés qui fait que certains travaillent moins d’un jour sur deux en moyenne sur une année…
Dans une enquête baptisée "République : les deniers privilèges", BFMTV s’intéresse aux dysfonctionnements au sommet de l’Etat. Les équipes de la chaîne d’info ont rencontré Philippe Paolantoni, préfet de Wallis-et-Futuna en 2008, rappelé en 2010 à Paris et nommé préfet hors-cadre. "C’est-à-dire préfet sans préfecture, ni territoire. En clair, il est déclassé, placardisé", résument les auteurs du documentaire.
"J’ai demandé des rendez-vous, des instructions; on ne me répond pas. Donc vous restez chez vous", explique Philippe Paolantoni. "Je m’attachais à aller une fois par semaine au ministère pour montrer que j’étais toujours vivant, d’abord, et que je cherchais toujours du travail et il ne s’est rien passé". Sa fiche de paye, qu’il montre à la caméra, affiche un net à payer de 5.967,19 euros par mois. Il reconnaît lui-même que "toucher 5.900 euros par mois pour rester à la maison" est «scandaleux». "Etre payé à ne rien faire quand vous avez occupé des responsabilités, que vous avez le sentiment de ne pas avoir démérité, de ne pas avoir commis de faute, vous ne comprenez pas", poursuit-il pointant "un grand gaspillage sur le plan financier" et "une totale opacité dans la gestion du corps" préfectoral.

Philippe Paolantoni © capture d'écran BFM TV


"Sur les 257 membres du corps préfectoral, la moitié est sans affectation territoriale", précise BFMTV qui a demandé au ministère de l'Intérieur la liste des préfets hors cadre et leurs fonctions. La transparence, ce n'est encore pas sur ce sujet.

Les présidents nomment leurs fidèles préfets pour les récompenser  

S'il y a embouteillage chez les préfets, c’est aussi dû à une pratique, devenue banale : les chefs de l’Etat ont pris l’habitude de nommer leurs préfets fidèles et proches collaborateurs afin de les remercier de leurs bons et loyaux services. 
Face aux caméras, l'’ancien ministre socialiste de l'Agriculture Jean Glavany se livre ainsi à visage découvert sur cette pratique dont il a bénéficié en 1988, alors que la gauche était en difficulté, incertaine de remporter la présidentielle. "Il y a eu un mouvement de "tous aux abris", explique-t-il. Beaucoup de collaborateurs des cabinets ministériels, à l’Elysée, à Matignon qui n’avaient pas de statut, cherchaient à avoir des assurances, des garanties, des protections pour continuer leur vie administrative ou politique." François Mitterrand lui a alors proposé de devenir préfet hors cadre, pour le mettre à l’abri. "Il pensait à me protéger. (…) il était très affectueux, très protecteur à mon égard. Je lui disais on verra ça plus tard".
Il est nommé préfet trois mois avant la présidentielle. "Un job garanti à vie et un salaire très avantageux de 5.000 à 12.000 euros net par mois", soulignent les auteurs de l’enquête. Un poste qui lui permet également de devenir par la suite coordinateur des Jeux olympiques d’Albertville. Enfin, pour avoir été préfet 5 ans, il touche une pension de retraite de 4.500 euros à ce titre. S’ajoute à cela sa retraite de parlementaire. "Tous les hauts fonctionnaires qui ont fait de la politique ont les deux choses", évacue-t-il.
Les nominations de préfet hors cadre sont une pratique courante chez tous les présidents. 
François Mitterrand a nommé préfet cinquante de ses fidèles en deux septennats. Dernier en date, Emmanuel Macron a nommé son ex-chef de cabinet, François-Xavier Lauch, "préfet en charge d'une mission de service public". On est dans le confidentiel !

VOIR et ENTENDRE l'enquête diffusée lundi 25 novembre par BFMTV.
Dans un contexte de malaise social et de défiance envers les élus et les représentants de l’Etat, et malgré des mesures gouvernementales prises en faveur de plus de transparence, les équipes de BFMTV ont "fouillé" sur ceux qui jouissent des privilèges de la République. Existe-t-il des privilégiés parmi les serviteurs de l’Etat? Nos élus sont-ils devenus exemplaires? Y a-t-il toujours des pratiques illégales de détournement de frais professionnels ? Pourquoi certains salaires sont-ils distribués pour à des postes fantômes? Comment des fonctionnaires peuvent-ils cumuler plusieurs emplois?
"République : les deniers privilèges", une enquête signée par les journalistes Benoit Sarrade, Alexandre Funel et Etienne Grelet, sur BFMTV

Retraites : LREM s'étonne d'une offensive populaire contre le gouvernement

Le pouvoir sans partage coupe des réalités du terrain

Avatar de législatives déboussolées, une Chambre toute-puissante: 
le peuple ne s'est laissé d'autre choix que de taper du poing pour se faire entendre


Stanislas Guerini, délégué général de LREM, ne comprend pas ce qui lui arrive et il dénonce une volonté de l'opposition d'attiser "toutes les colères"...
 Le monde à l'envers ! "C'est quand même historique ce qui se passe : le RN sera au côté du PS - on peut aussi dire le PCF au côté du RN ! - pour manifester, là où la CFDT n'appelle pas à la manifestation", s'est offusqué le patron de LREM dans l'émission Dimanche en politique sur France 3, évoquant ensuite sur Twitter "un mur (qui) va tomber". Sommes-nous à Berlin ?
A l'approche de la journée de mobilisation le 5 décembre contre le projet de réforme des retraites, l'opposition pointe en revanche l'opacité des mesures mises en discussion et donc l'absence d'une possibilité de vrai dialogue véritablement ouvert et franc.

Le parti du président est lucide : le pouvoir fait l'unanimité contre lui.
"On voit bien qu'il y a une volonté de faire converger toutes les colères, d'attiser tout ce qui va mal", a-t-il affirmé, dénonçant la forte mobilisation annoncée par les opposants au projet du gouvernement, qui risque de paralyser le pays, quand la stratégie du flou et l'arrogance de la rhétorique se substituent au dialogue.

La mobilisation interprofessionnelle du 5 décembre s'annonce massive, notamment dans les transports, mais aussi à EDF, dans les universités, l'Education nationale ou la Justice.
"Tout cela est orienté contre la politique du gouvernement par ceux qui ont toujours le sentiment qu'on a pris le pouvoir par effraction et qui n'ont qu'un rêve au fond: faire en sorte que nous ne réussissions pas", polémique Guerini, comme si l'enjeu était partisan avant que d'être social et politique.

Les Français prennent conscience de leurs erreurs en mai et juin 2017


Adrien Quatennens, numéro 2 de La France insoumise, avait affirmé auparavant que si "dans le pays, les colères sont nombreuses", la mobilisation du 5 décembre devait se concentrer sur la réforme des retraites. "Il ne faut pas dévier, il faut aller sur les retraites, parce qu'on peut faire reculer ce gouvernement", a-t-il insisté, assuré du relais d'Europe 1, contrôlé à 100 % par Lagardère Active (comme le JDD), Les Echos, pôle média du groupe LVMH, comme Le Parisien et Radio Classique, et de CNews, groupe Canal+, détenu par Vincent Bolloré).

A droite,
Gérard Larcher (LR) a dénoncé "l'opacité totale" autour du projet du gouvernement qu'il a appelé à clarifier les choses.
"Je ne crois pas réellement à une espèce de miracle de réouverture d'un dialogue d'ici jeudi", a affirmé le président du Sénat (RTL, Le Figaro, LCI), mais
"d'ici la fin du mois, il faut que le gouvernement éclaircisse".

Les questions non arbitrées foisonnent et alimentent les inquiétudes.


Ainsi la question essentielle de l'âge de départ à la retraite reste notamment posée. "Il faut regarder les Français en face et leur dire : 'on bougera, on ne restera pas à 62 ans. La réalité, c'est qu'on passera à 63 ans, puis à 64", a mis en garde le président du Sénat.

Pour la présidente de l'Ile-de-France, 
Valérie Pécresse, qui fut au côté du gouvernement sur la loi  Orientation et Réussite des étudiants, puis sur la réforme de la SNCF qui modifie le statut du cheminot, "le vice initial de la réforme des retraites c'est de vouloir changer les règles du jeu en cours de jeu."

"Si la grève est ultra suivie, si le service minimum n'est pas assuré aux heures de pointe, on va plonger des millions de Français dans la détresse", a  déploré la présidente de région 
(une ex-LR qui participe à Libres! et se construit un avenir présidentiel) sur BFMTV, indiquant que "si le service minimum n'est pas assuré" dans les transports publics, elle demandera "un remboursement" des usagers. Revendication électoraliste ? 
Qui financera les remboursements ? La SNCF est en effet un établissement public à caractère industriel et commercial. Détenu à 100% par l'Etat et le contribuable, l'usager paiera son propre remboursement ! Et avec lui tous les Français...  

Réforme des retraites : le gouvernement passe à l'offensive contre les régimes spéciaux

Darmanin passe à l'attaque des régimes spéciaux après  le sondage Odoxa révélant que les Français ne les visent pas spécifiquement le 5 décembre

A quatre jours de la grève reconductible qui s'annonce très significative du ras-le-bol des Français, l'exécutif s'attaque aux droits "acquis"



Le ministre de l'Action et des Comptes publics a défendu la réforme des retraites menée par le gouvernement et touchant le public comme le privé et les régimes spéciaux, pour que Macron puisse laisser un nom dans l'Histoire. Mais qui a gardé en mémoire le nom de celui qui présida au passage au nouveau franc, Antoine Pinay, lequel, comme ministre des Affaires étrangères, permit l'indépendance du Maroc et ouvrit la voie à l'autonomie de la Tunisie ? 
Pour ses bons et loyaux services, Darmanin est assuré d'une confortable retraite de "préfet hors-cadre" ?... Macron a déjà nommé "hors cadre" un serviteur qui n'a jamais été "préfet" : ainsi son ex-chef de cabinet, François-Xavier Lauch, est désormais "préfet" sans préfecture, mais "en charge d'une mission de service public", fonction dont personne ne sait en quoi elle consiste. Or, un "préfet hors cadre" au bas de la hiérarchie, c'est la garantie d'un revenu mensuel de 6.000 euros. Mais ça peut être 12.000 euros net par mois à vie. Et vu la durée des retraites, calculez la valeur du cadeau, aux frais de nos enfants.
"L'Etat verse chaque année 8 milliards d'euros, sur nos impôts", fait-il valoir le démagogue, pour rééquilibrer les régimes spéciaux (militaires ou pompiers). Emmanuel Macron veut en effet créer un régime universel de retraite qui remplacera les 42 régimes existants, mais ce que la rouerie de Darmanin ne dit pas, c'est que la réforme pourrait mettre à contribution les régimes autonomes de retraite des professions libérales (avocats, médecins, mais aussi kinés ou infirmiers, pharmaciens, etc...) et pilotes de lignes, qui sont largement excédentaires et qu'une partie de ces 8 milliards pourraient être ponctionnée sur par ces régimes-là. Le candidat Macron avait promis un grand système "universel" par fusion des régimes particuliers, afin de les intégrer au régime universel.  
"Ils [les régimes spéciaux] ont eu sans doute leur intérêt dans le passé mais ils ne se justifient plus", a estimé le ministre de Bercy, dans un entretien au Journal du dimanche publié ce 1er décembre. 
Et de pointer deux exemples qu'il n'a pas choisis au hasard : "Prenez la RATP : 49.000 salariés cotisent pour 42.000 retraités ; l'Etat doit donc verser 750 millions d'euros par an pour équilibrer le système.
Pour la SNCF, c'est plus de 3 milliards d'euros".

VOIR et ENTENDRE le document à charge de LCI 
(groupe TF1, propriété du groupe Bouygues) qui assure que les Français bénéficient d'une retraite plus longue que la plupart des pays de l'OCDE, avec un niveau de vie plus favorable...

Si les Français se sont construit une retraite dorée, ça ne peut durer !

Le ministre assure que 
la disparition des régimes spéciaux permettra de "financer les mesures d'égalité sociale que prévoit notre réforme", au moins pour un temps : le nivellement par le bas, n'est-ce pas reculer pour mieux sauter dans le vide ? Selon le projet gouvernemental, les différents régimes de retraite (du privé, des fonctionnaires, spéciaux...), au nombre de 42, doivent se fondre dans un système universel à points et une retraite calculée sur l'ensemble de la carrière - et non plus sur les dernières années (plus favorables, en fin de vie professionnelle) - donc pénalisant le plus grand nombre.

Avec la réforme Macron des retraites, le gouvernement prévoit notamment de "porter le minimum retraite à 1.000 euros par mois, pour tous ceux qui ont une carrière complète et corriger l'illégalité qui fait que les retraites des femmes sont inférieurs de 40 % en moyenne à celle des hommes. 
Sauf que le calcul de la valeur du point est tributaire de la situation économique et de la volonté du président, donc sa stabilité non garantie (et encore moins sa revalorisation, en cas de conjoncture favorable !). 

"On emprunte pour payer les pensions de retraite", assène Gérald Darmanin. 
Et d'accuser : "Ceux qui ne veulent rien changer mentent aux Français. Au mieux, ils vont faire payer à nos enfants leur manque de courage, au pire, ils préparent la baisse des pensions ou des augmentations d'impôts pour payer ces dettes", a dénoncé le ministre.
Ce même ministre approuve les dépenses de Macron à l'Elysée et la hausse de son budget en 2020
Restauration de l'Elysée : salle des fêtes de l'Elysée ou mosquée ?
"La crise des Gilets Jaunes, une sorte de cri lancé par la France d’en bas, aurait pu conduire à un peu de modération", a tancé la sénatrice LR Christine Lavarde



"La réforme par points garantit pour les retraités d'aujourd'hui et de demain une pension qui ne baissera pas", assure Gérald Darmanin. 
Alors que ce système par point créé la suspicion comme la baisse de la valeur du point certaines années pour assurer l'équilibre du système, Darmanin se veut rassurant: "baisser le point, ce serait baisser les pensions. Nous ne le ferons pas et nous apporterons des garanties dans ce sens". Mais que vaut la parole du ministre sans faits concrets et garanties précises ? 
"Le premier ministre a dit que sa porte était ouverte" Et après lui, le déluge... 
"Si l'objectif de la grève est de nous faire renoncer à la réforme, ce sera difficile de trouver un compromis", avertit-il. En revanche, "s'il s'agit de préciser certains points [à la marge], d'intégrer des revendications légitimes ou de mettre en place des calendriers de transition adaptés, le premier ministre a dit que sa porte est ouverte", rappelle Gérald Darmanin, soulignant que "toutes les réformes des retraites ont suscité de fortes contestations"
Il prévoit donc "des difficultés dans les jours et les semaines qui viennent", mais il appelle à "des manifestations dans le plus grand calme" et à ce que "tous les syndicats et tous les partis condamnent toute forme de violence".

Interrogé sur la relance d'un service minimum dans les transports, le ministre se dit "attaché au droit de grève". "Cela dit, je ne voudrais pas non plus d'une prise en otage des usagers pendant plusieurs semaines qui empêcherait de produire, de créer, de vivre". "Je ne vois pas l'utilité de lancer des provocations, comme le font quelques sénateurs, à la veille d'un grand mouvement social", polémique le ministre. 
Le ministre de l'Action et des Comptes publics assurera-t-il le suivi de la réforme ?
Darmanin a fait savoir qu'il sera candidat à Tourcoing, dans le Nord. Mais, là encore, c'est le flou qui domine: il n'a pas précisé s'il sera tête de liste... Il le fera savoir le 14 février prochain.