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LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

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samedi 27 février 2016

Les injures homophobes et raciales de Serge Aurier touchent la presse sans bouger l'institution

Le scandale du racisme anti-Blancs et de l'homophobie dans le football français

Quand les injures sectaires passent du statut de 'scandale' à celui de 'polémique'
Aurier, un petit mètre soixante-seize,
à gauche, face à Laurent Blanc
Serge Aurier s’est à nouveau placé au centre d'un scandale: selon la presse, il s'est retrouvé "mêlé" à une nouvelle 'polémique'. Sans doute est-ce à son corps défendant ! Traduit en langage de vérité, il est en fait l'auteur d'injures racistes et homophobes, de celles qui sont réprimées par la loi, s'agissant de tous les Français, exception faite des 'personnes' de couleur. 
"En cause, une vidéo" peut-on lire -ou plutôt les propos qui y sont tenus- dans laquelle il insulte Laurent Blanc et certains de ses propres co-équipiers du Paris-Saint-Germain. 
Dans cette vidéo diffusée en direct sur l’application Periscope, Serge Aurier déballait sur ses coéquipiers du PSG. Dans la foulée, le footballeur s’est exprimé sur Laurent Blanc, le qualifiant entre autres de "fiotte".
Ce qu'il faut dire, c'est que le bourrin ne s'en tient pas à cette seule insulte de préau de collège.
Le footballeur a tenus des propos non pas seulement "virulents" (sic) à l’encontre de Laurent Blanc, mais orduriers. "C’est une fiotte !", a-t-il lâché, avant de répondre à la question de savoir si "Blanc, il suce Zlatan ou pas". "Il lui prend les couilles, mon frère, il prend tout, cousin !", a alors déclaré ce sportif brut de décoffrage à son ami franco-sénégalais Mamadou Doucouré, qui joue les 'community manager' et égrène les questions des internautes, pipe de narguilé en bouche, tranquille à la chicha (mélange toxique de 25% de tabac, associé à un mélange de mélasse et d'arôme de fruits)...
Plusieurs heures plus tard, conscient d’être allé trop loin, Serge Aurier avait alors adressé quelques mots d’excuses au micro de beIn Sports : "J’accepterai toutes les sanctions. J’ai fait une connerie et je suis impardonnable. Je suis prêt à assumer toutes les conséquences". 
De son côté, le coach  l'entraîneur du club a réagi lors de la conférence de presse en marge du match PSG-Chelsea. "Il y a deux ans, je me suis engagé auprès de ma direction pour le faire venir à Paris. Et voilà ce que j’ai en remerciement. Je trouve ça pitoyable. Il s’est pénalisé lui-même", a-t-il estimé, avant d’ajouter : "Ce que je n’admets pas non plus, c’est que c’est pénalisant aussi pour le club à travers l’image qu’il a donnée et les propos qu’il a pu tenir".

Le 13 février 2016, Serge Aurier insulta aussi des membres de son équipe, prononçant, outre les injures à caractère homophobe, des insultes visant encore exclusivement des Blancs, l'italien Salvatore Sirigu et l'Argentin Angel Di Maria, respectivement de 'guez' ('merguez' ou nul) et de 'guignol".
Ses dirigeants l'écartent immédiatement de l'effectif du PSG, avant d'être poussé à s'excuser dans une vidéo le lendemain. L'affaire, qui éclatait à deux jours d'un match de Ligue des champions contre Chelsea, a donné lieu à un grand nombre de commentaires d'acteurs du monde du football et du sport -dont le soutien de Blaise Matuidi, né en France d'un père angolais et d'une mère congolaise- et a suscité un véritable buzz sur les réseaux sociaux. 
A l'issue de la rencontre de Serge Aurier avec les dirigeants du PSG, le lundi 22 février, on apprend qu'aucune sanction n'a été décidée avant une prochaine rencontre entre Laurent Blanc et le joueur franco-ivoirien. Il sera finalement versé en équipe réserve jusqu'au 20 mars.

Pierre Ménès dénonce un mensonge de Serge Aurier

L’affaire Aurier illustre le niveau moral des footballeurs professionnels.
Ils gagnent mille fois mieux qu'un chirurgien et sont plus admirés de la presse et de fans d'un virage nord, ensemble, qu'un découvreur de vaccin et les petites têtes ne se sentent plus. Et que j'exploite une sex-tape, et que je déblatère sur tout ce qui leur est inférieur en valeur marchande, mais les surpasse tellement en valeur humaine. 
Une certaine presse se délecte de bassesse et la banalise. Ainsi, hier, lundi 15 février, l’équipe d’Estelle Denis, la compagne de Raymond Domenech, sélectionneur national (2004-2010), a débattu sur le sujet sur le plateau de Touche pas à mon sport, sur D8.

A cette occasion, Pierre Ménès a révélé avoir été trompé par le footballeur. Lundi 15 février, Pierre Ménès a exprimé son ressenti sur le plateau de Touche pas à mon sport. On ne décolle pas du banc de touche! Après avoir visionné la vidéo infamante, "un truc de moins de 7 minutes sur YouTube, qui est, franchement, monté à la machette japonaise, c’est-à-dire que c’est coupé, dégueulasse", le chroniqueur et ami d’Estelle Denis a décidé de contacter Serge Aurier. "Donc j’envoie un message privé à Aurier sur Twitter en disant : 'Mais qu’est-ce que c’est que ce bordel ? Il commence à y avoir le feu sur Twitter’. Et là, il me dit : 'Non, non, c’est un montage, c’est rien du tout. C’est une vidéo que j’ai faite avec mon ami d’enfance'. Et il me dit : 'La vidéo date de plus d’un mois; elle sort bizarrement aujourd’hui et le montage n’est quand même pas top'". Cependant, si Pierre Ménès -qui s’énervait sur Twitter contre "ces rappeurs qui font les footeux"- y a au départ cru, mais il s’est rapidement rendu compte du mensonge de Serge Aurier. En effet, les internautes ont fait savoir au chroniqueur de D8 que la vidéo était tirée de la plateforme Periscope. Or, c'est une une application mobile qui permet à l'utilisateur de retransmettre en direct ce qu'il est en train de filmer.

Serge Aurier moqué dans les vestiaires, selon un co-équipier


L’arrière droit du Paris Saint-Germain fait également polémique dans les vestiaires.


Depuis le chat-vidéo de Serge Aurier (ci-contre), plusieurs stars friquées du foot ont donné leur avis. Parmi elles, le Suédois Zlatan Ibrahimovic, lui aussi sali par les propos orduriers de son compagnon de vestiaire, a commencé par rester "impavide, ne laissant transparaître aucun sentiment" après avoir écouté la traduction de la vidéo, comme l’a rapporté L’Equipe le lundi 15 février. Ce mercenaire du foot se fait des c*uilles en or et suscite la convoitise. Après avoir profité de l'instant, il a pointé du doigt la... surmédiatisation de l’affaire.

Un "joueur masqué" a parlé dans les colonnes de France Football.
"Dans le vestiaire, on n’a pas arrêté de parler de l’affaire Serge Aurier", a-t-il assuré sous couvert d’anonymat. "On a pris ça avec beaucoup de surprise et on a été choqués qu’il se permette de dire des trucs pareils, comme ça en public". 
De là, le joueur masqué a révélé que les propos de Serge Aurier ont surtout fait rire les autres stars du ballon rond. "Enfin, on s’est surtout bien marré. Ce ne sont pas des choses qu’on a l’habitude de voir tous les jours dans notre routine. On sait qu’il faut éviter au maximum les réseaux sociaux dans ce milieu. C’est tellement facile de se faire piéger...". Et d’ajouter : "Franchement, ça a été le sujet de discussion principal dans le vestiaire pendant toute la semaine. On a trop rigolé".

Banalisation des injures ad hominem de la "vedette du buzz," selon le site d'information Rue89 (groupe Le Nouvel Observateur)
Sur i-télé, Audrey Pulvar prévient: "On va sans doute devoir s’interrompre". Pour quel événement d'importance, en direct prioritaire ? Le site qui détourne l'attention en se préoccupant avant tout d'un possible complot et notamment "des conditions obscures" dans lesquelles le "tchat" (publié sur la plateforme Periscope ! ) a pu fuiter, n'hésite pas à s'abandonner à des commentaires sur la chaîne Bolloré en continu, D8, "en application de la hiérarchie de l’information en vigueur, l’actualité Aurier a la priorité sur l’actualité Sarkozy-Copé-Juppé."
Puis, sur Rue89 du groupe Le Nouvel Observateur (celui des sanisettes Perdriel), le vertueux Daniel Schneidermann (Arrêt sur images, le 15/02/2016) se reprend. " 'J’écris 'sur la chaîne Bolloré'. Mais l’honnêteté [sic] m’oblige aussitôt à ajouter que Bolloré n’y est sans doute pas pour grand-chose."
Moins malfaisant que France Info est malsain?
"Vous pourriez faire de même avec, au hasard, le président François Hollande ?" C'est la question de Jean-François Achilli à Cambadélis, sur France Info, radio libérée du service public. Achilli vient de demander au premier secrétaire du Parti socialiste s’il pourrait traiter Hollande de 'fiotte' dans un tchat sur Periscope. Cambadélis élude, puis obtempère néanmoins (on ne refuse rien à France Info), et se fend de quelques phrases creuses qui ne feront pas date.
Un internaute se consacre àMory Diaw et répertorie les pensées profondes de ce joueur du PSG.







Où est le racisme dans tout ça ?

Nul doute que le niveau est plus relevé dans les autres clubs.

Et, à propos, y a-t-il quelqu'un au gouvernement, dans le fauteuil du ministre des Sports ? Renseignement pris, ils seraient deux: Patrick Kanner, (PS) ministre de la Ville, de la Jeunesse et des Sports, avec le renfort sur sa droite de Thierry Braillard, (PRG) secrétaire d'État chargé des Sports, depuis le 9 avril 2014, l'air de rien. A confirmer.


Notre-Dame-des-Landes: 20.000 militants anti-aéroport autorisés à manifester

Les anti-aéroport Ayrault attendent "plus de 20.000 manifestants ce samedi 

Les opposants au projet d'aéroport au nord de Nantes comptent sur une mobilisation massive ce samedi

Ils entendent soutenir les 15 habitants "historiques" restant, onze familles et quatre agriculteurs qui n'ont plus qu'un mois pour abandonner leurs terres. 20.000 militants, c'est le pari annoncé de la nouvelle manifestation massive prévue sur le site du projet contesté du futur aéroport de Notre-Dame-des-Landes, à une vingtaine de kilomètres au nord de Nantes. 
Pour cette première grande manifestation prévue depuis l'annonce d'un référendum par François Hollande, une cinquantaine d'autocars venant de toute la France est d'ores et déjà attendue, précise Dominique Fresneau, coprésident de l'Acipa, l'une des principales associations d'opposants. Il entend  marquer les esprits par cette mobilisation en forme de baroud d'honneur: "On sera plus de 20.000, ça s'est sûr !" 

Premier anniversaire de la grande manif à Nantes 
Ils doivent se rassembler là où doit être construit deux échangeurs, aux deux extrémités de la Zone d'aménagement différé (ZAD) qu'ils rebaptisent "Zone à défendre". Ils ont promis de bloquer ensuite les axes Nantes-Rennes et Nantes-Vannes avant de se rassembler en milieu de journée au Temple-de-Bretagne.

Un an plus tôt, le 22 février 2014,




déjà pour protester contre ce projet en Loire-Atlantique, entre 20.000 et 40.000 personnes avaient défilé dans le centre de Nantes, donnant lieu à des violences et dégradations par plusieurs centaines de radicaux.
Les journalistes de France Info présents sur place ont également été pris pour cible, leur véhicule ayant été caillassé et tagué comme le montre cette photo postée sur Twitter :

Les internautes se sont alors montrés peu enclins à manifester leur sympathie de solidarité avec cette chaîne partisane.

Les 15 sacrifiés "historiques"

Les derniers d'entre eux ont jusqu'au 26 mars pour plier bagage.
La trêve hivernale prendra fin le 31 mars 2016 et, ce samedi, le combat des opposants vise à défendre les onze familles et quatre agriculteurs qui vivent toujours - tous depuis depuis au moins une quinzaine d'années - sur la parcelle réquisitionnée pour désengorger les aéroports parisiens: cet aéroport serait à deux heures de Paris en TGV.
Quatre exploitations concernées
Sur la ZAD et en-dehors, Marcel Thébault est le dernier arrivé des exploitants 'historiques' de Notre-Dame-des-Landes et, comme il se plaît à le rappeler, c'est sa femme Sylvie qui est la gérante de l'exploitation.
Salariés agricoles en Ille-et-Vilaine, mais désireux de s'installer, ils sont arrivés 
dans la commune en 1999. L'exploitation du Liminbout était la 22e qu'ils visitaient. "On a eu le coup de foudre pour le paysage et l'organisation des parcelles", explique l'agriculteur. La valeur marchande peu élevée et les voisins accueillants ont achevé de les décider. Le chantier du futur aéroport ne les préoccupe pas, à l'époque. "Le projet dormait depuis plusieurs années. On n'imaginait pas qu'on puisse le ressortir des cartons vingt ans après." Ce sera pourtant le cas un an plus tard, en octobre 2000. "On n'était pas plus catastrophés que ça, personne n'y croyait", se souvient-il.
Aujourd'hui, les Thébault savent qu'il n'est "pas impossible" qu'ils soient expulsés et que leurs terres soient saisies. Mais ils restent, refusant de faire une croix sur leur troupeau et cet endroit qu'ils ont choisi. "S'il s'agissait de faire un hôpital, une école, ça nous ferait mal mais on partirait", assurent-ils. "Mais ça nous scandalise d'imaginer qu'on bétonne 900 hectares de cette zone sensible et riche sur le plan environnemental." Les mobilisations sur la ZAD et le débat passionné à l'échelle nationale les persuadent aussi que leur combat dépasse Notre-Dame-des-Landes, comme eux-mêmes (qui seront abandonnés de leurs camarades militants une fois les expulsions concrétisées, dans un mois), tout en sachant que cela fait peser un risque sur leur famille. "On peut perdre, mais l'important, c'est de perdre en ayant fait tout ce qui était possible."
Leurs derniers recours ayant été rejetés par la justice fin janvier, ils doivent être expulsés. La décision judiciaire n'est toutefois pas assortie d'une astreinte financière. 


Il ya un an, 56 % des Français se disaient opposés au projet d 'aéroport à Notre-Dame-des-Landes, selon un sondage Ifop réalisé pour le compte d'Agir pour l'environnement et de l'Acipa, la principale association d'opposants au projet.
Aujourd'hui, passé presque inaperçu, un sondage réalisé pendant la campagne des élections régionales montre qu'une majorité d'habitants des Pays de la Loire est favorable au lancement des travaux de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes.

A la question : "Etes-vous favorable ou opposé à la reprise de la mise en chantier de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes", 56% des personnes interrogés répondent oui (37% plutôt favorables, 19% tout à fait favorables) et 44% y sont opposées. Ces chiffres sont extraits d'un sondage réalisé par l'Institut Ipsos/Stéria entre le 29 novembre et le 2 décembre 2015, publié le dimanche 6 décembre au soir du premier tour des élections régionales et intitulé "comprendre le vote des Français". L'enquête, commandée par Radio France, France Télévisions et LCP, s'intéressait aux motivations des électeurs dans leur choix, elle a été menée région par région. En Pays de la Loire, ce travail a été effectué auprès d'un échantillon de 603 personnes. Un sondage auquel les media ont peu fait écho, parce qu'il donne un aperçu de la tendance, dans la perspective d'un référendum local.


Le 11 février, le président de la République François Hollande a annoncé un "référendum local" 

Il devrait résoudre un conflit vieux de près d'un demi-siècle. Et déjà, le premier ministre Manuel Valls a dit son souhait de lancer les travaux dès octobre, en cas de victoire du "oui". Sauf que ni la date, ni la question exacte, ni même le périmètre régional de cette consultation n'ont été tranchés, sans compter de complexes questions juridiques liées. 

Alors ce référendum participe-t-il de l'"enfumage" gouvernemental ? 
Ce flou fait craindre aux opposants une tentative "d'enfumage". "On se méfie beaucoup", confie Dominique Fresneau, qui craint ne pas être "à égalité de moyens" avec les partisans de l'aéroport soutenus par l'ensemble des élus de la région. "Légitimer par une consultation citoyenne un projet illégal qui sera débouté par la justice, ce serait fort", ironise-t-il. 
D'autant que ce référendum n'est pas plus apprécié des partisans du projet... Ils observent qu'il a été déjà approuvé par les différentes collectivités concernées et par de nombreuses décisions de justice.
Est-ce à dire que NDDL est une zone de non-droit et que Hollande n'est capable de faire appliquer aucune disposition légale et compte repasser la patate chaude à son successeur ?

Information en continu: France Télévisions, mère porteuse d'Etat pleine aux as

La nouvelle chaîne d'info en continu de France Télévisions aurait un budget de 50 millions d'euros 

La future chaîne d'information publique trouvera 50 millions d'euros dans son berceau. 

La chaîne d'information en continu peaufinée par Michel Field s'inspire d'Al Jazeera, chaîne de télévision satellitaire qatarie. Elle doit voir le jour à la rentrée prochaine, face à BFM-TV, i-télé et LCI, et la future chaîne de télévision d'infos en continu de la présidente de France Télévisions est déjà richement dotée. Le projet phare de Delphine Ernotte ne manquera donc pas de moyens, mais il engloutira  "un peu plus des deux tiers à la charge de France TV, et le solde pour ses partenaires (Radio France, France Médias Monde, Ina)", apprend-on. 

Ce budget serait un redéploiement de moyens existants. Le service public crie famine depuis plusieurs années, réclamant davantage de rentrées publicitaires, singulièrement en début de soirée. On comprend pourquoi Rémy Pflimlin, l'ancien président du groupe France Télévisions, s'était déclaré favorable au retour de la publicité après 20h.

Mais sur la TNT ? 
En l'état actuel, le projet devrait voir le jour en septembre prochain sur les box et sur Internet. Si le mode de diffusion n'est pas encore totalement défini, on glisse imperceptiblement vers la TNT, même si l'ambition d'une chaîne numérique reste prioritaire", prévient Les Echos.
Elle pourrait être regardée sur le canal 27, si le groupe réorganise ses fréquences, ou sur le 23, si le gouvernement préempte ce canal dans l'hypothèse d'une validation par le Conseil d'État de l'abrogation de diffusion de Numéro 23 par le CSA. Deux opérateurs de télécom  ont déjà été contactés afin de la proposer sur leur box.
LCI, la chaîne d'information du groupe TF1, fera son arrivée sur la TNT gratuite le mardi 5 avril sur le canal 26.

France Télévisions cherche à ré-allouer des fréquences existantes 

La nouvelle configuration - qui touche notamment France O et France 4 - lorgne sur la fréquence de Numéro 23 si la chaîne ferme. 

Le service public continue à mutualiser ses ressources 
Des partenariats avec France 24 et France Info sont toujours à l'étude, notamment pour les tranches de direct quotidiennes, à savoir le matin et le soir. "Pour donner un ordre de comparaison, BFMTV s'est lancé avec un budget d'une vingtaine de millions d'euros en 2005 et fonctionne à présent avec 53 millions d'euros", rappelle Les Echos, pôle média du groupe LVMH, qui vendit son quotidien économique et financier, La Tribune, à News Participations, une des holdings d'Alain Weill, propriétaire de BFMTV.

vendredi 26 février 2016

Placé prévoit du "Hollande bashing," en cas de primaire à gauche

Placé se dresse sur le "38e parallèle nord" entre les deux PS, de gauche et de droite

Une primaire à gauche pour faire du "Hollande bashing" n'a pas grand intérêt
, estime 
Jean-Vincent Placé

Placé jv
(
J'y vais, au PS)
Fraîchement installé sur son strapontin de secrétaire d'Etat à la réforme de l'Etat, il s'est bravement dressé face aux partisans du respect de l'initiative du PS en 2011. 

"La primaire à gauche [et non plus "des gauches"] a un intérêt à partir du moment où (...) la démarche est sincère, qu'il s'agit de discuter sur le fond, d'essayer de rassembler et de s'unir. Si c'est juste pour faire quelque chose qui ressemble à du Hollande bashing, ça n'a pas grand intérêt", a-t-il dit vendredi sur Europe 1.
Officiellement nommée 'primaires citoyennes', la désignation du candidat commun au Parti socialiste et au Parti radical de gauche à l'élection présidentielle de 2012 avait fait l'objet d'un scrutin, le 9 octobre 2011, suivi d'un second tour le 16 octobre. Contrairement aux deux primaires précédentes de 1995 et 2006, elle était ouverte à tous les citoyens inscrits sur les listes électorales qui se reconnaissent "dans les valeurs de la gauche et de la République", et non aux seuls militants des partis concernés. En 2016, que reste-t-il de ces valeurs ?
"Elle (la primaire à gauche) a un intérêt s'il y a tout le monde, y compris Jean-Luc Mélenchon"

Cérémonie d’hommage aux 130 victimes des attentats 
du 13 novembre, le 27 novembre 2016
Or, "je note que Jean-Luc Mélenchon n'y est pas" ! La ficelle de l'argumentaire est grosse Mélenchon, mais on retient que Placé est mélanchonisé, puisque l'agité d'extrême gauche est donc désormais l'alpha et l'omega de la politique du gouvernement...

"Si le président de la République -je n'en sais rien, je ne suis pas son porte-parole (en voilà une idée qu'elle est bonne !)- souhaite, et pour ma part je le souhaite, être candidat, nous on ne fera pas de primaire avec le président de la République", a précisé Jean-Vincent Placé, sans préciser qui inclut ce 'nous'.

Et si Jean-Luc revient, Jean-Vincent annule tout ?

Etat d'urgence: Cazeneuve nommément visé par les plaintes de cinq ex-assignés à résidence

Cinq assignés à résidence portent plainte contre le ministre de l'Intérieur

Dénonciation de "la fausseté des éléments qui ont constitué l’assignation à résidence"  

Ce jeudi, cinq anciens assignés ont déposé plainte contre le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve pour " atteinte à la liberté individuelle par une personne exerçant une fonction publique", "abstention volontaire de mettre fin à une privation légale de liberté", ainsi que pour des faits de "discrimination par une personne dépositaire de l’autorité publique", révèle un des avocats.

Les plaignants font partie des 400 personnes assignées à résidence dans le cadre de l’état d’urgence, mis en place au lendemain des attentats de novembre.
Ils veulent conduire les autorités à "répondre de leurs décisions", précise leur avocat. En effet, lorsque leur assignation avait été ordonnée, les cinq personnes avaient attaqué cette décision devant la justice administrative. Mais leurs recours n’ont jamais pu aboutir : leurs assignations ont été abrogées, c’est-à-dire totalement annulées, trop vite.

"L’autorité publique avait connaissance de la fausseté des éléments"

"Cela montre bien que l’autorité publique avait connaissance de la fausseté des éléments qui ont constitué l’assignation à résidence ", conclut l’avocat des cinq plaignants, Me Arié Alimi qui se définit ainsi: "Français, avocat, juif, originaire d'Algérie, né à Sarcelles". 
"Je continuerai donc à défendre des jeunes des cités, des "djihadistes ", des émeutiers, parce que face aux sombres jours qui s'annoncent pour notre pays, face à un racisme et à un antisémitisme d'Etat qui se prépare dans l'ombre, le dialogue intime que se noue entre un avocat et son client quelque soient ses haines et ses colères, est déjà source d'apaisement et de compréhension retrouvés. Français, avocat, juif, ayant passé ma jeunesse dans les cités, je revendique chacune des ces identités, dans le désordre."
Selon ce conseiller qui participa à la manif pro-palestinienne de Sarcelles et dont le blog est hébergé par le site trotskiste Mediapart, les cinq personnes avaient été assignées à résidence pour des faits de radicalisation religieuse, possession d’armes "et d’autres éléments extrêmement flous".
Toujours selon cet avocat qui assura la défense des parents de Rémi Fraisse, sur les près de 400 assignations à résidence qui ont été décidées par les préfets dont certaines sur la base de notes blanches [non signées] du ministère de l’Intérieur, une cinquantaine ont été abrogées. "Grâce à ces procédures, une véritable enquête sera ouverte : on saura ce qui se cache derrière les notes blanches du ministre de l’Intérieur, qui sont les sources, quelles informations," a ajouté Me Arié Alimi, dont le cabinet (AA_Avocats) est situé rue de Courcelles, dans le très chic XVIIe arrondissement de Paris.

Ces plaintes risquent de ne pas aboutir, selon la LDH
Révision constitutionnelle, "un cheval de Troie de nature autoritaire," dénonça Me Arié Alimi, sur France Info, le 10 février.Pour l’enseignant en droit de la responsabilité et en droit pénal à l’université Paris X Nanterre, "c’est un texte qui a une dangerosité pratique absolue."Concernant la déchéance, Arié Alimi a expliqué que le texte "parle de délits et de crimes qui constituent une atteinte grave à la vie de la nation, ce qui n’est pas du terrorisme."Tout peut entrer dans ce texte", s’est-il inquiété, ajoutant que "quand on voit dans le code pénal ce qu’est une atteinte à la vie de la nation, un simple outrage pourrait entrer dans ce texte si le législateur décidait de le faire."
L’avocat a estimé qu’en fonction "d’une alternance politique différente" [sic], il pourrait y avoir "des textes extrêmement dangereux pour la France.""Je ne pense pas qu’on légifère et encore moins qu’on change une constitution dans le cadre de l’émotion parce que les Français changent d’avis en fonction des circonstances", a condamné Arié Alimi.
Mais la Ligue des droits de l’Homme, qui s’est constituée partie civile, s’attend à "rencontrer toutes les difficultés du monde" dans cette bataille, "avec notamment l’invocation du secret défense", précise son avocat Me Michel Tubiana.
Me M. Tubiana est au Grand Orient de France, "ancien"  trotskiste de la JCR et avocat de la 'bande à Baader' (organisation terroriste allemande d'extrême gauche), ancien président de la Ligue des droits de l'homme. N'est-on pas jamais mieux servi que par soi-même ?
"Les décideurs doivent aussi répondre de leurs décisions", a insisté Me Michel Tubiana.

Les organisations de défense des droits de l’Homme espèrent toutefois "une prise de conscience".
"Dix-neuf lois antiterroristes ont été créées depuis 1986 qui vont toutes dans le sens de la diminution des libertés individuelles au nom de la lutte contre le terrorisme. Il faut arrêter cet engrenage ", estime Me Clémence Bectare, avocate de la Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH).

L'état d'urgence a été prolongé jusqu'au 26 mai.

jeudi 25 février 2016

Interdiction des coupures d'eau: les bons payeurs paieront pour les mauvais

L'interdiction a entraîné un doublement des impayés pour Veolia, selon son PDG

Si la loi est dure, est-ce pour les "défavorisés"?

Pourquoi l'eau est-elle de plus en plus
dure pour le contribuable ?
L'application de la loi interdit aux fournisseurs de couper l'eau à leurs clients en cas d'arriérés de paiement, ce qui a entraîné "une hausse des impayés" chez Veolia, a révélé jeudi le PDG du groupe Antoine Frérot. "Il y a eu une hausse des impayés depuis huit mois" et le taux des impayés traditionnellement qui est habituellement "de l'ordre de 0,6-0,7%" pour le groupe: il a plus que doublé en huit mois", a-t-il prévenu lors de la présentation des résultats annuels de Veolia.
La loi du 15 avril 2013, dont le décret d'application date du 27 février 2014, interdit désormais à un distributeur de couper l'alimentation en eau dans une résidence principale en cas d'impayé. 

L'ex-député Brottes (PS) pointé du doigt 
"Je pense que c'est à cause de la loi Brottes (du nom de l'ex-député PS porteur du texte), parce que la paupérisation (des consommateurs) existait déjà avant et les process[es] pour permettre aux familles en difficulté de ne pas payer leurs factures d'eau existaient déjà avant la loi Brottes", a expliqué A. Frérot.
La proposition de loi socialiste concernait la "tarification progressive" de l'électricité et du gaz naturel, en date du mois d'octobre 2012.
Chef d'entreprise et spécialiste des services publics et des énergies, François Brottes, ex-député de l'Isère, est devenu président du directoire de RTE, Réseau de transport d'électricité, filiale d'EDF, sans transition ni délai, après avoir présidé la commission des Affaires économiques de l'Assemblée nationale de 2012 à 2015. 
Le fournisseur dont les impayés ont "plus que doublé en huit mois" se retourne contre les payeurs.

Plusieurs opérateurs privés, comme Veolia, Suez et Saur, ainsi que la régie publique Noreade, ont été condamnés à la fin 2014 à des amendes pour avoir coupé l'eau à des clients qui avaient des arriérés de paiement.
En mai 2015, après avoir été saisi par Saur, le Conseil constitutionnel avait confirmé l'interdiction généralisée des coupures d'eau, y compris lors de non-paiement du service.
Depuis, Saur et Veolia ont de nouveau été condamnés, cette fois pour avoir réduit le débit de fourniture d'eau à des clients. Saur a fait appel du jugement le concernant. Veolia n'a pas encore pris de décision sur un éventuel appel.
Dans ces dernières décisions, la justice s'est appuyée sur l'exigence d'un logement décent, qui implique une pression suffisante pour l'utilisation normale de l'eau par ses locataires, constatant que la réduction de débit avait eu les mêmes effets qu'une coupure.

Vingt pays contribuent à la fabrication des bombes de l'EI

Une cinquantaine de sociétés de 20 pays est impliquée

Ces 20 pays livrent 
des composants servant à fabriquer les bombes de l'Etat islamique

L’Etat islamique utilise des enfants non-musulmans 
comme bombes humaines télécommandées
Les plus de 700 composants, câbles, produits chimiques et autres utilisés par l'EI pour fabriquer des engins explosifs improvisés ont transité par 51 sociétés turques, chinoises, brésiliennes, russes ou encore américaines, selon une étude réalisée par Conflict Armament Research (CAR), commandée par l'Union européenne et publiée jeudi. 

Ces explosifs sont désormais produits à une "échelle quasi-industrielle" par l'EI, qui utilise des composants autorisés et largement disponibles comme les engrais chimiques et les téléphones mobiles, explique le CAR.
Le commerce de ces petits composants bon marché, dont certains n'ont pas besoin de licences à l'export, est bien moins surveillé que les transferts d'armes.

Le pays le plus représenté dans la chaîne de fabrication est la Turquie avec un total de 13 sociétés. 
Hollande en Inde en janvier 2015 pour
tenter de vendre 36 chasseurs Rafale.
Et des composants pour engins explosifs ?
L'Inde arrive en seconde position avec sept sociétés.
Sept sociétés indiennes ont fabriqué l'essentiel des détonateurs et autres cordons de mises à feu. Tout ce matériel a été exporté légalement dans le cadre de licences émises en Inde à des entités au Liban et en Turquie.
Certains composants peuvent être acquis par l'EI en moins d'un mois après leur arrivée en toute légalité chez ses fournisseurs dans la région.

Effort de responsabilisation des pays en cause

Inciter les fournisseurs à avoir des systèmes de comptabilités efficaces pour établir le lieu de destination des marchandises aurait un effet dissuasif, assure James Bevan, directeur exécutif de CAR.

Attentats de Paris :  une jambe
Il précise que le gouvernement turc a refusé de coopérer avec l'enquête menée par CAR, de sorte que le groupe n'a pas pu déterminer l'efficacité de la législation turque sur le suivi des composants.

CAR a pu avoir accès aux composants par exemple via les milices kurdes YPG soutenues par Washington en Syrie, la police fédérale irakienne, le Conseil de sécurité de la région du Kurdistan et les forces du Gouvernement régional du Kurdistan.
Les composants ont été récupérés lors de grandes batailles en Irak à Al Rabia, Kirkouk, Mossoul et Tikrit et dans la ville syrienne de Kobani.

Les sociétés liées aux composants ne répondent pas aux enquêteurs ou ne sont pas capables de dire où sont passées les marchandises une fois venduesindiquent les auteurs du rapport.

mercredi 24 février 2016

Jungle de Calais: Sarkozy avait raison trop tôt contre Hollande...

Ce que la presse partisane occulte mais qu'Internet n'oublie pas

Chacun de nos écrits passés peut à tout moment repasser au filtre de Google. 
Prenons l’exemple de Calais et, avant ce camp sauvage, de Sangatte

Ce fut une commune au centre d'une importante exposition médiatique pour avoir hébergé de 1999 à 2002 un centre d'accueil pour les immigrés sans-papiers cherchant à passer au Royaume-Uni.
Les commentaires de l'opposition étaient d'autant plus libres que la gauche ne croyait pas elle-même à son retour aux affaires. Les ténors s'époumonaient tranquillement sur la situation "insupportable" des migrants qui "se pressent dans le Calaisis pour franchir la Manche et atteindre l’Angleterre, sans d’ailleurs toujours y parvenir". Nous citons ce texte écrit en 2009, à un moment où, déjà, on annonçait la destruction des baraquements dans la 'jungle' de Calais et où on accusait à tour de bras : "Ce qu’on appelle la jungle est en fait la traduction sauvage de l’échec des politiques migratoires à l’échelle européenne.Rien ne s’est amélioré depuis six ans, puisqu’on traverse aujourd’hui la plus grave crise humanitaire depuis 1945 dans notre région du monde.

L’auteur de ce texte accusait Nicolas Sarkozy de vendre de l’illusion comme il avait vendu de la communication au moment de la fermeture de Sangatte : "Dans un premier temps, ils seront moins nombreux. Mais ensuite les mêmes causes produiront les mêmes effets et nous verrons surgir d’autres campements."
Pour sortir de cette crise, le conseilleur proposait une solution politique européenne, "une coopération entre la France et l’Angleterre, qui tarisse à la source les migrations des populations les plus en danger dans leur pays d’origine" et des "structures d’accueil permettant dans des conditions humaines de préparer des solutions pour chacun de ces exilés. Sinon, c’est l’hypocrisie générale. Cacher ces camps que je ne saurais voir, ces visages que je ne saurais regarder, ces ombres qui nous rappellent les guerres d’ailleurs, ces déchets et ces abris de fortune qui révèlent un malheur s’ajoutant à la crise que nous traversons. Au-delà de la jungle, le choix est entre la civilisation et la sauvagerie."   

L’auteur de ces lignes, publiées dans Slate, s’appelle François Hollande. 

Et c'est l'ancien rédacteur en chef et cofondateur des versions française et africaine du magazine en ligne Slate, qui le dit. "Reconnaissons qu’il avait raison, commente-t-il. D'ailleurs, après quatre années de pleins pouvoirs, qu'a-t-il fait ? Les causes ont produit les mêmes effets et on ne saurait que trop lui conseiller, avant d’envoyer les bulldozers détruire une nouvelle fois la jungle, de relire ses propres mots et de choisir entre la civilisation et la sauvagerie."
Dans cette attente et alors que Hollande a de nouveau reporté de quelques jours l'évacuation promise d'une partie du camp, relisons ses mots avec lui, dans son avion de retour de cinq jours en Polynésie et en Amérique du Sud, tandis qu'il laisse pendantes les affaires de l'Etat avec l'annulation du Conseil des ministres d'hier mercredi.  
En 2009, quand Eric Besson avait envisagé la fermeture du centre illégal de migrants clandestins, la gauche avait enfourché son cheval de la compassion. Le site Slate avait servi de support au populisme politique de François Hollande, député de la Lozère.
"La situation humaine des migrants qui se pressent dans le Calaisis pour franchir la Manche et atteindre l'Angleterre, sans d'ailleurs toujours y parvenir, est insupportable.
Elle l'est pour les exilés qui viennent butter dans le Calaisis, sur cette frontière naturelle du bout de l'Europe. Elle l'est aussi pour les habitants du Pas-de-Calais qui ont le sentiment de voir leur quotidien transformé en zone de transit et parfois de non-droit.
Ce qu'on appelle la 'jungle' est en fait la traduction sauvage de l'échec des politiques migratoires à l'échelle européenne.
Le ministre de l'identité nationale vient d'annoncer que les baraquements et les campements où s'entassent Afghans, Irakiens, Soudanais, Iraniens, seraient la semaine prochaine détruits à coups de bulldozers et que les migrants se verraient proposer une solution, autrement dit un retour groupé.
Je ne me plaindrai pas du démantèlement des trafics et des filières dans lesquelles les passeurs et d'autres profiteurs trouvent l'occasion d'un enrichissement écœurant. Mais il y a derrière cette soudaine décision la même part de communication et d'illusion que lors de l'annonce par Nicolas Sarkozy, en 2002, de la fermeture de Sangatte. Le Ministre de l'Intérieur de l'époque prétendait avoir réglé le problème en en terminant avec un camp qui avait vu transiter près de 70.000 migrants de 1999 à 2002. Ce fut un lâche soulagement. Aussitôt Sangatte fermé, des 'jungles' ont proliféré sur tout le littoral. Les migrants étaient toujours là, les exilés toujours partant pour l'aventure, mais sans accompagnement, sans encadrement, sans surveillance. Et aujourd'hui qu'y aura-t-il après la jungle de Calais?
Certes, la dissuasion va produire son effet. Dans un premier temps, "ils" seront moins nombreux. Mais ensuite les mêmes causes produiront les mêmes effets et nous verrons surgir d'autres squats, d'autres campements dans des forêts, dans des zones industrielles, dans des immeubles désertés. Bref dans un monde parallèle, souterrain, comme dans ces films de science fiction où sous la terre se cachent dans l'ombre des figures dont on ne sait plus si elles sont humaines.[sic]
Nous sortirons de ce monde dual avec, non pas simplement des principes -ce qui est quand même toujours préférable- et des bulldozers, mais avec une politique qui doit être d'abord européenne, qui suppose une coopération entre la France et l'Angleterre, et qui tarisse à la source les migrations des populations les plus en danger dans leur pays d'origine.
Enfin, il faut qu'il y ait des structures d'accueil permettant dans des conditions humaines de préparer des solutions individuelles pour chacun de ces exilés. Sinon, c'est l'hypocrisie générale. Cacher ces camps que je ne saurais voir, ces visages que je ne saurais regarder, ces ombres qui nous rappellent les guerres d'ailleurs, ces déchets et ces abris de fortunes qui révèlent un malheur s'ajoutant à la crise que nous traversons. Au-delà de la jungle, le choix est entre la civilisation et la sauvagerie."
François Hollande
Depuis juillet 2014, Johan Hufnagel est 'numéro un bis' à la tête de la rédaction de... Libération, en compagnie de Laurent Mouchard-Joffrin.

Le 11 janvier 2016, La Voix du Nord annonçait qu' "
à partir de ce lundi soir, pour la première fois depuis treize ans, une partie des migrants de Calais pourra légalement dormir sous un toit. 
Le toit plat d’un conteneur, dans un camp humanitaire aux accès contrôlés. Ce dispositif rappelle le fameux camp de la Croix-Rouge à Sangatte, fermé en novembre 2002."

La partie sud de la 'jungle' n'a pas été évacuée mardi 23 février. C'était pourtant l'ultimatum fixé par l'Etat français, la justice en a décidé autrement. Et malgré ce "camp humanitaire", c’est "un sursis" pour quelque 4.000 migrants de Calais, estime RFI. Le tribunal administratif de Lille devait statuer hier mercredi sur un référé introduit par plusieurs associations, mais la juge n'a pas encore rendu sa décision ce jeudi.

En juin 2015, Cécile Duflot, l'ancienne ministre expulsée du gouvernement et patronne d'Europe Ecologie-les Verts (EELV) tança le Président sur la politique migratoire qui laisse de côté l'humanité au nom du pragmatisme... 
Dans une lettre ouverte à l'auteur des propos édifiants publiés par Slate, l’ancienne ministre du Logement supplie le président Hollande de reconsidérer la politique d’accueil des migrants: "Pourquoi un tel acharnement contre de pauvres gens ?"
Après des évacuations musclées et contestée à Paris et face à un afflux sans précédents de demandeurs d’asile la chef des Verts prend la plume pour dire sa colère. "Les gaz lacrymogènes alors utilisés blessent la conception que nous avons de notre pays. Les images de migrants embarqués de force dans des rames de métro sont sinistres. Les cris de révolte et d’incompréhension n’ont pas pu ne pas parvenir jusqu’à vous, Monsieur le président. Les questions se bousculent dans nos esprits incrédules. Pourquoi un tel acharnement contre de pauvres gens ?"
Et l’ancienne ministre de Jean-Marc Ayrault de clamer alors: "Avons-nous donc perdu et la tête et le cœur pour ne pas voir que nous faisons fausse route ? A force de professer un pseudo-pragmatisme, nous ne réglons pas les problèmes concrets et nous perdons la bataille des valeurs. Notre politique des migrations est un Waterloo moral."
La politique du gouvernement "en matière de migrations est ferme, juste et humaine", a répliqué le secrétaire d'Etat aux relations avec le Parlement, Jean-Marie Le Guen, à l'ex-ministre du Logement de Ayrault.