POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

mercredi 3 octobre 2018

A Saint-Martin: Macron en fugue disparut des radars pendant trois heures

Emmanuel Macron a pris de court ses services de sécurité pour improviser un bain de foule

Désemparée, la ministre des Outre-mer cherche son chemin dans la cité délabrée. "On a perdu le président dans le quartier", s'inquiète Annick Girardin. 

A-t-il passé un mauvais quart d'heure avec ce voyou
au torse nu et au pantalon baissé ?
Emmanuel Macron a en effet disparu, en plein bain de foule et à la faveur d'une averse tropicale violente.
Le chef de l'Etat a faussé compagnie à son service de sécurité. Quelle soudaine pulsion l'a-t-elle poussé à partir en courant au milieu des habitants et des carcasses de voitures pour s'engouffrer entre les immeubles de la cité HLM délabrée dans une cité d'un quartier d'Orléans à Saint-Martin.

Les gendarmes courent partout, la foule aussi, les journalistes pareil. C'est la panique. Le président de la République est vraiment introuvable.


Selon son programme, il ne devait rencontrer que cinq habitants du quartier d'Orléans, l'un des plus touchés par l'ouragan Irma et qui peine encore à se reconstruire aujourd'hui. Sa visite avait commencé par un petit bain de foule qui se déroulait mollement, entre récriminations des habitants, selfies avec les badauds et bises aux enfants. Jusqu'au moment où une averse tropicale s'abat soudainement à grosses gouttes. 

A peine le temps de s'organiser qu'Emmanuel Macron s'est esquivé. Il avait promis une "visite de chantier" de reconstruction, il effectue donc une "visite de chantier", seul, en milieu inconnu.
Un doigt d'honneur déplacé...
Le chef de l'Etat s'est engouffré dans un immeuble pour constater de visu l'état des appartements, dit-on. Dès le premier, il se trouve nez-à-nez avec un jeune Noir en 'marcel' qui n'a rien à cirer d'un président de la République dans son salon. "Je suis un braqueur, j'ai fait de la prison", le prévient-il. A côté de lui, sa mère fond en larmes. "Tu arrêtes tes conneries, le gronde Emmanuel Macron. Pense à ta mère. Promets-moi que tu arrêtes les braquages. Maintenant tu reconstruis l'île".

Puis le chef de l'Etat investit les lieux, se baladant comme chez lui dans l'appartement et l'ex-banquier teste la solidité des murs, vérifie l'état général du lieu et constate la lenteur de la reconstruction. Il s'attarde, prend son temps, écoute les critiques et y répond.

En bas de l'immeuble, un gendarme rend compte de la situation à son supérieur: "Il a commencé à pleuvoir, il est entré dans le quartier et là, c'est parti en cacahuète". Effectivement, la désorganisation est totale. C'est la version officielle, consécutive à la diffusion de photos non officielles montrant Macron malmené par de jeunes noirs familiers, torses nus et moites, des voyous dont l'un fait un doigt d'honneur et l'autre a le pantalon baissé.

L'efficacité de Macron, donneur de leçons de morale ?

Le lieu n'avait pas été repéré, les forces de l'ordre ne savent pas trop où se poster et les ministres qui accompagnent Emmanuel Macron errent dans la cité sans trop savoir où aller. Jacques Mezard affiche une mine nonchalante. Sebastien Lecornu est amusé. Agnès Buzyn aussi. Annick Girardin est toujours interloquée. Les "officiels" de Saint-Martin, élus, représentants de l'Etat et acteurs économiques font comme si de rien n'était.

Emmanuel Macron masque son trouble tant bien que mal et, 
une fois sorti de l'immeuble, sa chemise toujours détrempée et maculée de taches, il poursuit sa visite au milieu de la foule. Personne ne sait rien; personne n'a rien remarqué... 

Dans un état second, Manu  avance au hasard entre les carcasses de voitures, les flaques de boues et les caméras, discute, prend dans ses bras un enfant qui pleure pour le réconforter et accorde des selfies à tour de bras. 
Il visite un autre immeuble dont une habitante lui a dit que l'ascenseur était cassé, salue les habitants aux fenêtres et aux balcons.

Le président semble satisfait de la prestation
"On évacue entre les carcasses de voitures explosées et le bus de fracassé", glisse dans son micro un garde du corps du président de la République. Lequel prendra tout de même le temps de saluer les membres d'une équipe de basket de la cité qui, depuis le début de sa visite improvisée, ont eu largement le temps d'enfiler leur maillot pour défiler devant lui. 

Emmanuel Macron voulait aller à la rencontre des habitants du quartier Orléans, mais personne n'avait pu imaginer que le quadra fuguerait et s'offrirait un temps d'intimité. Avec un message: "Pour que la reconstruction aille plus vite, j'ai bousculé les choses l'année dernière. Je vais les re-bousculer cette année". C'était l'idée de départ.



L'escapade aura duré presque trois heures

Au final, le président de la République fait ce qu'il veut, au mépris de son entourage, de son service de sécurité et des forces de l'ordre qui tentent tant bien que mal de s'organiser. "On va faire un couloir entre ces carcasses de voiture et cette ligne de bâtiment. Il faut qu'il évolue dans cet espace", explique un gendarme à ses troupes, avant qu'un autre le prévienne: "Il est déjà sorti de l'autre côté. Il s'apprêterait à entrer dans le bâtiment numéro 10".
Et tout le monde de repartir dans l'autre sens dans un désordre joyeux et festif pour les habitants, inquiet et crispé pour les forces de l'ordre.



Démission: Gérard Collomb, 7e erreur de casting de Macron au gouvernement

C'était le premier à avoir cru en Macron
Avant Gérard Collomb, plusieurs figures de la Macronie ont déjà dû abandonner leurs postes au gouvernement, de gré ou de force.
Emmannuel Macron a accepté la démission de son ministre de l'Intérieur, le septième à quitter le navire depuis le début de la présidence Macron.
"Je maintiens ma proposition de démission, a confirmé le septuagénaire mardi, malgré le refus lundi du président de la République de le laisser partir.
Avant lui, six autres ministres - dont des personnalités, François Bayrou et Nicolas Hulot - ont démissionné ou ont été contraint de partir.

Richard Ferrand et les Mutuelles de Bretagne
À peine nommé ministre de la Cohésion des territoires, Richard Ferrand, très proche d'Emmanuel Macron, est épinglé par un article du Canard enchaîné. L'hebdomadaire révèle qu'en 2011,les Mutuelles de Bretagne, qu'il dirigeait alors, avaient décidé de louer des locaux commerciaux appartenant à sa compagne.
Le procureur de Brest annonce le 1er juin 2017 l'ouverture d'une enquête préliminaire. M. Ferrand dément toute irrégularité et exclut de partir mais le 19 juin, au lendemain de la victoire de La République en marche (LREM) aux législatives, il annonce finalement qu'il quitte le gouvernement pour briguer la présidence du groupe LREM à l'Assemblée nationale.
Le parquet classe son enquête sans suite en invoquant notamment la prescription de l'action publique s'agissant d'un éventuel délit de prise illégale d'intérêts. Richard Ferrand a pris la succession de François de Rugy à la présidence de l'Assemblée nationale le 12 septembre 2018.

Le MoDem et ses assistants parlementaires
En mars 2017, le Parquet de Paris ouvre une enquête préliminaire pour "abus de confiance" dans une affaire d'emplois fictifs présumés au Parlement européen visant 19 eurodéputés, dont deux du MoDem: Robert Rochefort et Marielle de Sarnez. Radio France affirme qu'entre 2009 et 2014 une dizaine de salariés du parti centriste étaient parallèlement collaborateurs des députés européens du MoDem, au profit notamment de Marielle de Sarnez, devenue ministre des Affaires européennes, et Sylvie Goulard, nommée ministre des Armées.
Le 9 juin, la justice annonce l'ouverture d'une enquête pour "abus de confiance". Le 20 juin, Mme Goulard, ministre des Armées, annonce sa décision de ne plus faire partie du gouvernement pour pouvoir, le cas échéant, "démontrer librement" sa "bonne foi".
Le lendemain, le ministre de la Justice François Bayrou, président du Modem, et Marielle de Sarnez annoncent à leur tour leurs départs. François Bayrou, qui portait le projet de moralisation de la vie publique et sera resté 35 jours au ministère de la Justice.

Nicolas Hulot jette l'éponge
Le 28 août dernier, le très populaire ministre de la Transition écologique et solidaire Nicolas Hulot annonce qu'il quitte le gouvernement. Déplorant être «tout seul à la manœuvre» sur les enjeux environnementaux, il critique aussi l'influence excessive à ses yeux des lobbies sur l'exécutif.
N. Hulot crée particulièrement la surprise en annonçant cette décision au micro de France Inter, sans même avoir prévenu auparavant le président Macron et le premier ministre Édouard Philippe. François de Rugy le remplace à ce poste le 4 septembre.

Laura Flessel "pour raisons personnelles"
La ministre des Sports, Laura Flessel, crée à son tour la surprise en annonçant le 4 septembre 2018 son départ du gouvernement "pour raisons personnelles", afin de renouer avec "des engagements passés, justement tournés vers l'humain, la solidarité et la coopération internationale".
L'ancienne championne olympique d'escrime aurait en fait été contrainte au départ "pour des raisons liées à sa situation fiscale", le litige concernant la société de droits à l'image dont son mari était gérant. La championne de natation Roxana Maracineanu prend sa succession.

Le remplacement du ministre de l’Intérieur est "une affaire de quelques jours"
Après un premier refus, Gérard Collomb a fini par obtenir d'Emmanuel Macron qu'il accepte sa démission mercredi 3 octobre. C'est Edouard Philippe qui s'est vu demander d'assurer l'intérim, en attendant de trouver un successeur au ministre de l'Intérieur.
Dans la nuit du 2 au 3 octobre, Emmanuel Macron a finalement accepté la démission de Gérard Collomb. Une démission "au forcing", car le Président y avait dans un premier temps, opposé un refus, lundi.
Le lendemain, le ministre de l'Intérieur a annoncé maintenir sa proposition de démission du gouvernement.
En attendant de trouver un remplaçant, le Premier ministre Edouard Philippe va assurer l'intérim au ministère de l'Intérieur.
La passation de pouvoir - expéditive - s'est déroulée ce mercredi matin à 9h30 place Beauvau, dans une ambiance assez froide et confuse. Après avoir écarté dans un premier temps les journalistes, la presse a pu y assister.

Un député LREM touchait des indemnités indues

Cet ex-député PS a activement participé à la campagne d'Emmanuel Macron 

J
-Jacques Bridey est soupçonné d'avoir cumulé des indemnités tirées de ses différents mandats d'élu au delà du plafond autorisé par la loi. 

Alors membre du Parti socialiste, le député LREM du Val-de-Marne Jean-Jacques Bridey est visé par une enquête préliminaire, a révélé le Parquet de Créteil, jeudi.

"L'enquête préliminaire a été ouverte dans la foulée d'un signalement de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) à l'automne 2017", a précisé le Parquet, confirmant une information de Mediapart. Elle porte sur de possible faits de "concussion", à savoir la perception par un agent public de sommes indues.

Concrètement, il est reproché à l'ancien maire de ...Fresnes (2001-2017) d'avoir cumulé les indemnités tirées de ses différents mandats (député, maire et président d'agglomération selon Mediapart), au-delà du plafond autorisé par la loi.

Le député LREM est toujours président de la commission de la Défense nationale et des Forces armées à l'Assemblée Nationale

La Brigade de répression de la délinquance économique est chargée de l'enquête. 
Avant l'entrée en vigueur en 2017 de la loi sur le non-cumul des mandats, promesse de campagne de François Hollande, les indemnités des députés étaient plafonnées à hauteur de 8.231 euros brut par mois (8.272 pour un sénateur) lorsqu'ils cumulaient plusieurs fonctions électives. Or, selon la Haute Autorité, le député PS du Val-de-Marne et soutien de la première heure d'Emmanuel Macron aurait dépassé ce plafond.

Interrogé, le Parquet n'a pas souhaité préciser le montant des sommes indûment empochées, arguant que "l'enquête est en cours". 
La Brigade de répression de la délinquance économique (BRDE) a été chargée de l'enquête.

Emmanuel Macron a tenu son premier meeting politique à Fresnes le 19 mars 2015, à l'invitation du socialiste.
Pour avoir soutenu Macron sur la loi de 2015, loi "Emploi, activité, croissance", dite loi Macron, Bridey devint conseiller de Macron sur les questions de Sécurité et de Défense nationale pendant la campagne présidentielle de 2017 au cours de laquelle il présenta comme une priorité la nécessité d'une France plus indépendante. Mais cet ex-président du groupe Valophis (partenaire des collectivités d'Ile-de-France, en matière de logements), 65 ans, regrette désormais la coupe budgétaire annoncée en juillet 2017, sans toutefois s'opposer aux foudres de Jupiter.

mardi 2 octobre 2018

Affaire libyenne: Alexandre Benalla "dément totalement" avoir rencontré Alexandre Djouhri

Alexandre Benalla "dément totalement" avoir rencontré Alexandre Djouhri le 5 septembre à Londres.
Alexandre Djouhri, photo, est l'un des personnages-clés de l'affaire libyenne entourant la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007, mais les avocats de Benalla nient mardi, en réaction à des informations de presse.
"Alexandre Benalla dément totalement cette affirmation dénuée de tout fondement et déplore que des médias tentent par tous les moyens de le mettre en cause alors qu'il fait l'objet d'une procédure judiciaire et qu'il doit préparer sa défense", ont déclaré ses avocats qui dénoncent une information "mensongère"

Il sera interrogé par des juges d'instruction
L'ancien proche collaborateur du président Emmanuel Macron doit être interrogé sous peu par les juges d'instruction qui l'ont mis en examen fin juillet pour des soupçons de violences et d'ingérence dans l'action de la police le 1er mai à Paris, point de départ de l'affaire qui défraie la chronique depuis l'été.

Selon plusieurs media, l'ex-chef de cabinet adjoint du président aurait fait un aller-retour à Londres le 5 septembre, où il aurait été vu en compagnie d'un individu faisant l'objet d'une fiche de renseignement. Mardi, Libération a affirmé que ce voyage avait permis une rencontre entre A. Benalla et l'homme d'affaires franco-algérien Alexandre Djouhri.
Ce dernier, familier des réseaux de la droite, est sous le coup d'une procédure d'extradition à la demande des juges d'instruction parisiens qui enquêtent sur le financement libyen présumé de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007.
Le 18 juillet, le quotidien Le Monde avait publié des images montrant Benalla, 27 ans, et un employé de La République en Marche, Vincent Crase, en train de tabasser un couple sur la place de la Contrescarpe, dans le Quartier Latin, lors d'un rassemblement de manifestants d'extrême gauche le 1er-Mai dernier.

Benalla violente un couple; ses victimes sont mises en garde à vue

Ce sont les deux activistes tabassés par Benalla qui sont en garde à vue
L'homme et la femme violentés par l'ancien chargé de mission de l'Elysée Alexandre Benalla lors des manifestations du 1er mai ont été placés en garde à vue mardi avec trois autres personnes, a-t-on appris de source proche de l'enquête.
Chloé et Georgios ont reconnu dans des entretiens avoir lancé sur les forces de l'ordre des objets, dont un cendrier et une carafe pris à la terrasse d'un café, sur la place de la Contrescarpe, dans le Ve arrondissement de Paris.
C'est à la suite de ce geste, qu'ils ont dit regretter, qu'Alexandre Benalla, casqué et mêlé aux CRS présents sur place, a participé à leur interpellation violente.
Celui qui s'était imposé comme l'homme de confiance du chef de l'Etat, Emmanuel Macron, depuis la campagne de l'élection présidentielle, avait dû être licencié de l'Elysée et mis en examen, après la diffusion en juillet d'un enregistrement vidéo de cet incident.
Les cinq personnes placées en garde à vue mardi, dont le couple, font l'objet d'une enquête ouverte pour violences commises contre personnes dépositaires de l'autorité publique le 1er mai sur la place de la Contrescarpe, précise-t-on de source proche de l'enquête.

Et, en plus, la scène gay-friendly de Macron à Saint-Martin aurait des dessous !...

La version après-coup vaut son pesant de bananes

Le contexte de la scène de 'body-body' entre Macron et de hardis jeunes gens, à Saint-Martin, selon la presse accréditée, c'est ici !

Macron s'encanaille aux Antilles.
.
En l'absence de Mamie Brigitte, Emmanuel Macron est prêt à donner de sa personne et tenter de renouer le lien avec les Français. Et c'est comme ça que la presse institutionnelle justifie la scène improbable des étreintes viriles  surprises  de Macron et deux jeunes gaillards qui n'ont pas froid aux yeux.

Une visite hors programme. 
D'aucuns pensent qu'il est un peu trop zélé dans  ce retour "au contact" avec la population, au point de perdre le contrôle de ses sens et de son équipe d'une équipe de communication, qu'il aurait semée pour les besoins de sa cause personnelle, un samedi soir torride à Saint-Martin, dans les Antilles françaises.
Car c'est une séquence improvisée que révèlent les photos osées qui circulent maintenant dans le monde entier.

En pleine opération reconquête à Saint-Martin ce week-end, Manu Macron a été surpris au contact étroit de deux petites frappes, l'un sortant de prison après un braquage, l'autre, pantalon baissé, lui adressant un doigt d'honneur. Le premier a purgé sa peine, mais le second n'en encourt aucune... Le doigt furtif de la justice a glissé sur le sujet, mais la Justice n'est pas passée. 

Scandale

Si la démarche répond à la volonté de l'exécutif de renouer le lien direct entre les Français et le président de la République, les représentants de l'extrême droite y voient un symbole "impardonnable", selon l'expression de Marine Le Pen, tandis que la majorité présidentielle détourne le regard.

Mais ces images d'un "off" douteux font également polémique en ce qu'elles mettent en évidence la bipolarité du président. N'est-ce pas en effet ce même président qui monta sur ses grands chevaux au Mont-Valérien pour tacler un petit collégien révolutionnaire blanc en crise anarchiste qui avait précisément cherché le contact, mais confondu proximité, familiarité et manque de respect.

Manu se serait laissé entraîner par deux jeunes inconnus croisés dans la touffeur des rues sombres de Saint-Martin - sans service d'ordre, mais avec au moins un garde du corps (et une caméra..., visible sur certains clichés : voir ci-dessus)au prétexte pour eux de montrer un  chef d'Etat à leur famille. 

Allemagne : son taux de chômage est au plus bas, malgré la Réunification

Chômage bas : Macron le promet; Merkel le fait
 
Le taux de chômage en Allemagne a reculé à 5,1% en septembre, soit son plus bas niveau depuis la Chute du Mur de Berlin en 1990

Une Allemagne riche avec des pauvres
"Pour une Allemagne où il fait bon vivre"
En données corrigées, le nombre de chômeurs a diminué de 23.000 personnes, selon les chiffres publiés vendredi par l'Agence pour l'emploi.
94.500 chômeurs de moins en un mois. Le taux de chômage se situe en deçà des attentes des analystes interrogés par Factset, qui tablaient sur un taux inchangé, à 5,2%.

Moins représentatives d'une tendance de fond, mais servant de référence dans le débat public, en données brutes, le nombre de chômeurs a baissé de 94.500 sur un mois et a décru de 192.400 sur un an. Le taux de chômage brut a atteint 5% en septembre, retrouvant son niveau de juin après avoir affiché 5,2% en août et 5,1% en juillet.

Un marché du travail "toujours bon". 

Une baisse "considérable" du chômage et du sous-emploi en septembre, autorise à Detlef Scheele, patron de l'Agence pour l'emploi, ce commentaire : "le développement du marché du travail est toujours bon", pendant que les emplois réguliers soumis aux cotisations sociales ont "continué à augmenter" et que le marché a de nouveau été tiré par "la demande des entreprises en salariés". Et en migrants ?...

Le protectionnisme américain et la pénurie de travailleurs qualifiés pourraient toutefois poser problèmes. 
Résultat de recherche d'images pour "exportations allemagne aux USA"
Les USA et la France sont les principaux partenaires commerciaux de l'Allemagne
Si la conjoncture allemande continue d'être portée par une économie qui approche le plein emploi, synonyme d'un pouvoir d'achat stimulant pour la population, "il y a beaucoup de risques latents, notamment la menace américaine d'un large différend commercial international", note Jörg Zeuner, chef économiste de la banque publique KfW. 
L'autre plus grand risque de reprise sur le marché du travail "est la pénurie croissante de travailleurs qualifiés", ajoute-t-il. L'agence de Nuremberg dénombrait 834.000 offres d'emplois vacantes fin septembre, soit 61.000 de plus qu'il y a un an.

lundi 1 octobre 2018

Saint-Martin : conduit chez un jeune braqueur, Macron lui fait la morale

Démagogie: "Ta mère, elle mérite mieux que ça!"

Une rencontre organisée pour l'édification du peuple


"Ta mère, elle mérite mieux que ça" : en visite à Saint-Martin, Emmanuel Macron fait la morale à un jeune braqueur
Macron, sans enfant, joue les pères de famille
Le "président des riches" s'est dépaysé dans le Quartier d'Orléans, l'un des villages les plus pauvres de l'île de Saint-Martin. Et les caméras étaient là, samedi 29 septembre, quand il a été conduit au domicile d'une petite frappe qui venait justement de sortir de prison.

Le président savait tout de cet inconnu à la porte duquel il est allé frapper
"Tu as fait quoi comme bêtise ?", interroge Manu, ce président qui ne supporte pas d'être tutoyé. "Tu m'appelles monsieur le président, ou monsieur", avait sèchement lancé Emmanuel Macron à un collégien qui l'avait appelé 'Manu' dans la foule des participants aux dernières commémorations de l'Appel du 18 juin au Mont-Valérien.
Résultat de recherche d'images pour "macron révolution"
Avant d'achever la leçon : "Et tu fais les choses dans le bon ordre. Le jour où tu veux faire la révolution, tu apprends d'abord à avoir un diplôme et à te nourrir toi-même, d'accord ? Et à ce moment-là, tu iras donner des leçons aux autres", a conclu Emmanuel Macron.
"Un petit braquage", répond le jeune îlien délinquant, torse nu.

Tout est bien qui finit bien...
Dans l'appartement familial, Macron continue de prodiguer ses conseils à l'individu. "Il ne faut pas rester comme ça et ne pas refaire des bêtises", lance le chef de l'Etat,  le doigt pointé sur lui, sous l'œil des caméras.
"Les braquages, c’est fini. Tu me l’as dit. N’oublie pas. Ta mère, elle mérite mieux que ça," assure le président sans enfants à ce jeune de milieu défavorisé qui a subi l'ouragan Irma, il y a seulement un an. 
VOIR et ENTENDRE un extrait de la scène montée de toutes pièces par les services de l'Elysée :
Macron travaille ici son image et n'a rien à faire du devenir de ce jeune délinquant.
Ainsi, consciente de la démagogie toute stalinienne de cette propagande, LCI l'a coupée.
La voici dans une version plus longue, dérangeante, tellement le style du président est imprévisible, tour à tour susceptible (au Mont Valérien) ou familier (à Saint-Martin auprès du jeune noir musclé) : 

Le quadra est-il bipolaire ?

Rendez-vous en décembre, pour sa nouvelle leçon trimestrielle de morale.

Saint-Martin : Macron tente de dédramatiser les gestes qui l humilient

La reprise de contact de Macron avec la population vire en odieuse insulte à sa personne et à sa fonction

La presse avait censuré les photos d'insultes frontales, mais les réseaux sociaux les ont diffusées.

Macron semble malmene et inquet de lq tournure des evenememts
Macron dédramatise une photo controversée avec des jeunes Noirs dont il comptait instrumentaliser la mauvaise vie à Saint-Martin en leur faisant la leçon sous l'oeil des caméras.
Emmanuel Macron a tenté de dédramatiser une photo controversée prise à Saint-Martin aux côtés de deux jeunes quand l'un des hommes noirs lui adresse un doigt d'honneur immortalisé par Twitter et des images immédiatement dénoncée par la présidente du Rassemblement national Marine Le Pen, alors que la majorité présidentielle détournait le regard.

Lien:https://twitter.com/MLP_officiel/status/1046427743905353729?s=19

Interrogé sur ce cliché dimanche lors d'un point presse à Baie Orientale, le chef de l'Etat a assuré qu'il "aime chaque enfant de la République, quelles que soient ses bêtises". La grossièreté et l'irrespect banalisés au sommet de l'Etat au grand dam des professionnels au contact de cette jeunesse perdue
Marine Le Pen se voit reprocher d'avoir exprimé le scandale provoqué par cette image "impardonnable" et d'une gravité sans commune mesure avec la familiarité du collégien qui avait appelé Macron "Manu" le 18 Juin dernier au Mont Valérien.

"On ne tirera rien des discours de haine"
 
"Ce qui fait que je me suis battu pour être élu face à Marine Le Pen et que je suis là aujourd'hui, c'est parce que j'aime chaque enfant de la République, quelles que soient ses bêtises, parce que bien souvent, parce que c'est un enfant de la République, il n'a pas choisi l'endroit où il est né, et il n'a pas eu la chance de ne pas en faire", a réagi Emmanuel Macron, applaudi, lors du point presse.
Emmanuel Macron réplique à Marine Le Pen sur le thème des enfants de la République
Il a raconté qu'après cette photo, les deux jeunes qui y figurent avaient porté une jeune fille handicapée qui souhaitait l'embrasser. Ils ont "été capables de faire ça car je les ai regardés avec confiance, parce que je les ai respectés. C'est ça la République", a-t-il raconté, en l'absence de photos. 

Le premier jeune sur la photo, chez qui il s'était invité, est récemment sorti de prison pour braquage et Macron l'avait enjoint samedi à trouver du travail. Mais l'individu lui avait opposé qu'on ne trouve pas un emploi à Saint-Martin simplement en "traversant la rue".

Le second, qui fait le geste déplacé, "est en CAP, il fait des études", a précisé Manuel Macron dimanche. Il a souligné que son "objectif, c'est d'aider cette jeunesse".
Dans le déni de la réalité vécue, Macron a lancé qu' "il faut arrêter de penser que notre jeunesse, parce qu'elle est d'une certaine couleur ou à un moment a fait des bêtises, il n'y a rien à en tirer", a-t-il insisté. 

Jupiter humilié politise une situation d'incivilité
"Marine Le Pen n'est pas avec le peuple", a-t-il encore dit. "Marine Le Pen, c'est l'extrême droite, et l'extrême droite ce n'est pas le peuple. Je suis président de la République et je ne laisserai à personne le peuple", a assuré Emmanuel Macron.

Promiscuite de mauvais gout
Le président a par ailleurs assumé ses propos à l'adresse d'un jeune horticulteur au chômage mi-septembre, auquel il avait conseillé de se réorienter dans la restauration, en manque de bras. "Ce jeune homme, j'avais raison de lui dire ça (...) Je regrette si parfois c'est mal compris mais je ne regrette pas de le dire". "Je suis fait comme ça, je suis désolé je ne vais pas changer, je ne vais pas faire de mea culpa", a-t-il dit. "Je m'emporte parfois avec les gens parce que je suis naturel", a-t-il ajouté, en disant les "aim(er)" et en assurant qu'il ne "va pas (s')arrêter d'aller au contact".



Au plus bas dans les sondages, Macron certifie qu'il ne changera pas de politique

Mais Jupiter veut descendre de l'Elysée au contact des "gens qui ne sont rien"

Les media "indépendants" affichent un "retour" de l'ex-banquier "au contact des gens"

FX. Lauch, son chef de Cabinet, derrière, dans un mouvement de recul 
- et de répulsion - face au contact de la plèbe


Sur le point d'achever ce dimanche sa tournée aux Antilles, au retour d'un déplacement aux Etats-Unis, Jupiter dit vouloir tenter une gouvernance moins verticale et retourner au contact des gens, selon des propos tenus dans un entretien avec le Journal du dimanche. Mais, en même temps, l'ex-banquier d'affaires dit également "assumer" son ...style, après une succession de critiques sur son attitude jugée hautaine. Le passage à l'horizontalité n'est donc pas gagné !

"Je ne suis pas parfait", mais je me plais comme ça !

Invité à commenter l'impact de ses propos désobligeants à chacune de ses sorties, donnant à penser qu'il n'aime pas les "gens qui ne sont rien" - "Gaulois réfractaires" aux bénéficiaires du "pognon de dingue" des aides sociales en passant par les "illettrés" bretons ou les Comoriens dont les "kwassa-kwassa [bateau long à fond plat] pêchent plus du comorien que du poisson" - sur son image, Jupiter juge "inévitable qu'il y ait des erreurs (...)". 
Mais il vient encore d'ajouter une nouvelle couche de son mépris, samedi, accablant les habitants pauvres de Saint-Martin qui n'ont pas été fichés de refaire leurs toits", tout en les comparant à leurs riches voisins de Saint-Barth, victimes, comme eux de l'ouragan Irma en août et septembre 2017, alors que, déjà président, il regardait ailleurs. 
"Je ne suis pas parfait". 
Et l'auto-satisfait d'ajouter, pour se disculper : "personne n'est parfait" ! 
"Qu'il y ait des choses qui ne soient pas bien faites, c'est donc normal. Il faut les corriger. Mais il faut aussi éviter de perdre collectivement du temps à parler de sujets qui sont accessoires. [Car ce qui ne va pas est accessoire...] 
Il refuse d'être jugé sur ses réalisations
"On doit juger sur sa capacité à répondre aux problèmes quotidiens des Français et tenir le cap historique pour notre pays", explique le chef de l'Etat. Les Français devront se contenter de son potentiel supposé.

Pas de changement de politique à espérer

Le chef de l'Etat a d'ailleurs affirmé qu'il ne changera pas de politique. Si Macron est prêt à revoir la forme, il s'entête à suivre le cap qu'il s'est fixé, en dépit de la croissance qui stagne, du pouvoir d'achat qui régresse et du chômage qui augmente... Peu importe l'absence d'ivresse, pourvu qu'on ait le flacon !
Dans cet entretien avec le JDD, alors qu'il se trouve une fois de plus à des milliers de kilomètres de la métropole, il affirme en clair qu' "il ne changera pas de politique".

"En aucun cas, je ne changerai de politique. Je me suis engagé à procéder aux transformations que notre pays, depuis des décennies, avait évitées par le petit jeu du tic-tac de droite et de gauche ou par les lâchetés, petites ou grandes. (…) Notre priorité n’est pas de durer, mais de faire", fait valoir le chef de l'Etat. 
Or, précisément, la population attend que ses leçons portent des fruits et, pour cela, il doit pouvoir compter sur tout le monde, y compris les soi-disant lâches, petits ou grands, qu'il honore de son mépris...
"Le méchant arrive et le mépris arrive avec lui".
Proverbe chinois : Le livre de la sagesse chinoise (1876)

Macron outragé par le braqueur de Saint-Martin

Doigt d'honneur et pantalon baissé : la photo d'un jeune Noir avec Emmanuel Macron à Saint Martin fait polémique 
Comportememt ambigu du president
En déplacement sur l'île de Saint-Martin, Emmanuel Macron a posé pour une photo qui, depuis ce dimanche en fin d'après-midi, fait scandale sur les réseaux sociaux.  Tandis que la presse s'étonne de l'indignation des députés Valérie Boyer, Les Républicains, Marine Le Pen (RN) ou Robert Ménard, les élus de la majorité présidentielle détournent le regard.
Sur cette photo, on peut voir Emmanuel Macron, tout excité, entre deux jeunes voyous noirs.J’ai pris le temps d’observer les deux photos et d’agrandir. Un doigt d’honneur a bien été fait.  La tentative d’intox en rajoutant un doigt mal incliné et mal positionné est lamentable à tout point de vue.

Lien : https://t.co/peO1L6ejVt
Lien : https://twitter.com/deniscordier/status/1046805917633851392?s=19

Le garde du corps semble desapprouver la tournure prise par les evenememts
Celui à sa gauche est un ancien braqueur, à qui le président de la République a fait la morale, en lui demandant "d'arrêter les bêtises". L'autre, à sa droite, apparaît torse nu, pantalon baissé, en train de faire… un doigt d'honneur.
Notez le pantalon baissÉ a gauche,,,


"On ne trouve même plus de mots pour exprimer notre indignation. La France ne mérite certainement pas cela. C’est impardonnable !", a ainsi tweeté la présidente du Rassemblement national Marine Le Pen, qui a été l'une des premières à réagir.