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jeudi 5 mai 2016

Le pays ne va "pas mieux" selon une majorité de Français

Pour 54% des Français, l'économie ne redémarre pas

Pour la majorité des Français,
l'embellie économique vantée par François Hollande n'est pas perceptible.

Majoritairement, 54% des Français estiment que l'économie française ne redémarre pas, selon un sondage Elabe pour Les Echos, Radio Classique et l'Institut Montaigne ("réservoir d'idées" d'entrepreneurs et universitaires) diffusé jeudi. 

Cette enquête, qui montre un vécu contradictoire avec le sentiment du candidat Hollande pour qui le pays "va mieux", rejoint celle de BVA pour BC Consulting publiée mercredi dans laquelle 15% des sondés pensent que la situation s'améliore.

85% des sympathisants socialistes se disent optimistes...

Les avis sont politiquement contrastés

85% des sympathisants socialistes optimistes...
Dans le sondage Elabe, 45% des personnes interrogées pensent que l'économie redémarre, espérant un niveau comparable à celui d'octobre 2015, mais seuls 3% d'entre eux pensent que l'amélioration sera rapide.

Ainsi les sympathisants de gauche sont une large majorité à estimer que l'économie redémarre (72%), un optimisme largement porté par les sympathisants socialistes (85%).

L'opposition est nettement plus réservée.
Auprès des sympathisants de la droite et du centre, le constat est majoritairement négatif: 58% pensent que l'économie française ne redémarre pas, une proportion qui s'élève jusqu'à 62% auprès des sympathisants Les Républicains. 

Les sympathisants Front national sont encore plus tranchés sur la question: 76% estiment que l'économie ne redémarre pas.

Ce sondage a été réalisé les 2 et 3 mai auprès d'un échantillon de 1.000 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

La Commission européenne autorise la Turquie à mettre un pied dans l'U.-E.

Le Maire et Fillon s'inquiètent de l'exemption de visas pour les Turcs 

"La France doit s'opposer" à la décision prise par la Commission européenne "sous l'impulsion de l'Allemagne", juge Bruno Le Maire.

La Commission européenne a ouvert la voie mercredi à une exemption de visas pour les Turcs dans l'espace Schengen. En France, les réactions politiques ne se sont pas fait attendre, notamment à droite, où François Fillon et Bruno Le Maire, tous deux candidats à la primaire de la droite pour 2017, se sont déclarés opposés à la recommandation de la Commission européenne. 
L'ancien Premier ministre François Fillon explique qu'il "refuse l'exemption des visas pour les Turcs". "La décision de la Commission européenne, prise sous l'impulsion de l'Allemagne, n'est pas acceptable en l'état. La France doit s'y opposer", a ajouté le candidat à la primaire de la droite.

Chez son concurrent, même réticence à l'initiative de la Commission européenne. "Libéraliser le régime des visas revient à accorder la liberté de circulation aux citoyens turcs sur le territoire européen", a souligné Bruno Le Maire dans un communiqué. "Je regrette qu'une telle décision concernant un pays de 80 millions d'habitants ait été prise en catimini, à la va-vite, sans consultation des Parlements nationaux et au mépris de la voix de la France", a ajouté le député de l'Eure. "Si la Commission affirme aujourd'hui que peu de ressortissants turcs feront des demandes de visas, qu'en sera-t-il à l'avenir ? En cas de crise politique ou économique en Turquie, nos sociétés pourront-elles supporter un potentiel afflux de ressortissants turcs ?"

La Turquie se félicite de la possibilité de voyager en Europe sans visa

La Commission européenne a décidé mercredi d'exempter de visas les Turcs voyageant pour de courts séjours dans l'ensemble de l'espace Schengen, donc en France.

"Les citoyens turcs méritent [?] depuis longtemps de pouvoir se rendre dans l'espace Schengen sans visa (...) Il y a une injustice, cette injustice est en train d'être levée", a estimé Mevlüt Cavusoglu, le ministre turc des Affaires étrangères. Et de se féliciter que la décision de la Commission soit un "tournant" en matière de visas pour les Turcs et constitue "une nouvelle page dans nos relations avec l'Union européenne".

"Notre but est d'être membre à part entière" de l'Union européenne, a confirmé le chef de la diplomatie turque, assurant que la Turquie poursuit "avec sincérité " ses efforts en ce sens. "Nous attendons la même sincérité de la part de l'Union européenne", a-t-il lancé. Mevlüt Cavusoglu a appelé l'Union européenne à considérer ses relations avec la Turquie d'"un point de vue stratégique". La Turquie et l'Union européenne ont "besoin l'une de l'autre aujourd'hui plus qu'hier et nous aurons besoin l'une de l'autre demain plus qu'aujourd'hui", a-t-il prétendu.
La Turquie a fait de l'exemption de visas d'ici juin une condition indispensable pour continuer d'appliquer l'accord controversé sur les migrants. Le pays doit pour cela remplir au total 72 conditions, dont 5 ne sont pas encore respectées, selon le vice-président de la Commission Frans Timmermans. Ce dernier a indiqué que, pour des raisons de sécurité, les Turcs souhaitant bénéficier de cette exemption de visas pour leurs courts séjours (90 jours) devront obligatoirement être détenteurs d'un passeport biométrique. « En ce qui concerne les passeports, nous sommes sur le point d'achever les travaux", a dit Mevlüt Cavusoglu. "Il n'y a aucun problème dans ce travail technique et nous commencerons au plus vite à délivrer les passeports biométriques à nos concitoyens", a-t-il promis.
Parmi les autres critères encore à remplir, le vice-président de la Commission a cité une meilleure lutte des autorités turques contre la corruption, la négociation d'un accord avec Europol ou encore une révision de la législation du pays sur le terrorisme.
Les États membres et le Parlement européen devront également donner leur aval pour qu'une exemption de visas puisse entrer en vigueur.

François Hollande exfiltre un nouveau collaborateur de son cabinet

Un "placard doré", façon socialiste exemplaire

A l'âge de la retraite et à la faveur du weekend de l'Ascension, 
une ancienne députée européenne des Verts employée au cabinet de Hollande a reçu son bâton de maréchale des mains du président.  

Marie-Hélène Aubert, 60 ans, a été faite inspectrice générale de l'administration du développement durable, au tour extérieur. Il s'agit de l'accès au corps des administrateurs civils à un corps supérieur par inscription sur une liste d'aptitude. Cette liste d'aptitude est établie par un comité de sélection après examen des candidatures...
Cette administration aussi neuve qu'exemplaire tend à se substituer à l'inspection des affaires sociales, repaire des serviteurs de l'Etat récompensés pour leurs bons et loyaux services politiques. C'est ainsi qu'y niche François Chérèque, syndicaliste bien-pensant comme secrétaire général de la CFDT (2002-2012), proche du PS.
Hollande perpétue donc la pratique du 'tour extérieur' mais trouve l'approbation d'un René Dosière, pourtant grand pourfendeur des gaspillages de l’Etat... "Après tout, il est normal d’ouvrir les grands corps à d’autres profils que les énarques, commente ce député socialiste. Mais encore faudrait-il que les personnalités choisies possèdent les compétences requises." 
Encore faudrait-il en outre  que les emplois publics généreusement distribués ne soient pas fictifs. Agacé par de fréquentes dérives, Didier Migaud, le président socialiste de la Cour des Comptes, n’avait pas hésité à écrire à François Fillon pour s’interpeller sur la réalité du travail fourni par deux inspecteurs généraux de l’Education nationale nommés au tour extérieur. En dix-huit ans, feu Jean Germain, encore maire PS de Tours, n’avait pondu que dix courtes lettres manuscrites et un mince rapport.
Autre ministre en rupture de gouvernement, Rama Yade avait, elle aussi, trouvé un havre de paix au Quai. Un mois après son départ, elle avait été promue ambassadrice auprès de l’Unesco à Paris, avant d’être contrainte à la démission par son ministre de tutelle, Alain Juppé, pour cause de soutien trop affiché à Jean-Louis Borloo… 
Hochets diplomatiques, placards dorés  et autres comités Théodule, les solutions de reclassement avantageux ne manquent pas et Fadela Amera, qui s’était vu proposer un poste d’ambassadrice auprès de l’Union pour la Méditerranée, a préféré se faire nommer par décret... Dominique Voynet, ex-maire EELV de Montreuil, a été nommée -en Conseil des ministres- inspectrice générale des Affaires sociales. A 55 ans, elle prenait donc la tête de l'IGAS. 
Il faudrait encore citer le très confortable Conseil économique et social ou le Conseil supérieur de l’audiovisuel (à 10.000 euros net par mois). Pour les gagne-petit, l'Inspection générale de l’éducation nationale (4.500 euros net par mois) ou le Conseil économique et social (3.800 euros brut par mois), c'est la misère !
L'Elysée a trouvé un nouveau gisement d'emplois apparu avec la révolution environnementale ! Les nominations de fonctionnaires dans le domaine de l'écologie explosent. Dernière en date des protégées promue par le prince du palais de l'Elysée, Marie-Hélène Aubert, nantaise qui avait intégré le cabinet du président de la République en mai 2012, bien que socialiste de fraîche date (2011). 
Proche de Daniel Cohn-Bendit, elle a démissionné des Verts en juillet 2008,  invoquant "la paralysie et le manque de visibilité des Verts qui ne sont plus le parti 'bosseur et imaginatif, convivial, cohérent et dynamique, résolument européen et planétaire, fer de lance politique du formidable projet écologiste" qu'elle souhaitait.

Un traitement supérieur à sa rémunération à l'Élysée

A 60 ans, cette ancienne députée européenne des Verts (1990-2008) dépendait de la cellule diplomatique du Château, où elle était en responsable des négociations internationales sur le climat, après avoir été membre de l'équipe de campagne de François Hollande dont elle anima le pôle "environnement, développement durable, énergie. 
"En tant qu'inspectrice générale, elle devrait obtenir un traitement supérieur à sa rémunération à l'Élysée, bien qu'officiellement, selon la grille salariale en vigueur au sein de l'administration du développement durable pour les fonctionnaires de catégorie A, le salaire brut soit de 5.556,35 euros.

Ces nominations politiques de fonctionnaires à des postes importants en fin de carrière permettent aux bénéficiaires de jouir d'une retraite plus confortable aux frais des travailleurs soumis à l'impôt. En effet, contrairement aux règles du secteur privé, le calcul de leur pension est réalisé sur leurs six derniers mois en fonction. Marie-Hélène Aubert pourra ainsi mieux profiter de sa retraite que si elle était restée modeste documentaliste dans l'Éducation nationale... sa profession initiale.

"Roulette sexuelle": des adolescents jouent un jeu dangereux

De jeunes Espagnols organiseraient des orgies avec des porteurs du VIH.

Sans protection, ils s'exposeraient volontairement à une contamination

Le jeu de la roulette sexuelle en Espagne inquiète. 

Ce nouveau "jeu sexuel" inquiétant aurait fait son apparition en Espagne, selon les informations de la radio Equinox (media français de Barcelone) relayées par Konbini. Le concept consiste à organiser des orgies sexuelles à pratiquer sans protection, avec des porteurs du VIH. Une manière pour les jeunes de flirter avec la mort. Un jeune homme homosexuel de 22 ans qui aurait participé à l'une de ces soirées à risques explique : "Préférer prendre le risque d'avoir le sida plutôt que de porter un préservatif toute sa vie." 

Les participants prendraient cependant des comprimés bleus (un traitement préventif contre le sida) interdits à la vente en Espagne censés les protéger contre une infection en cas de rapport sexuel non protégé. En France, l'utilisation de ces comprimés est autorisée aux personnes séronégatives exposées au risque de contamination. Ils sont pris en charge à 100% depuis début 2016.

5.600 nouvelles infections par jour

Un jeu emblématique de la méconnaissance de toute une génération sur cette maladie apparue dans les années 80 et devenue l'une des infections les plus contagieuses de ces dernières décennies. Selon la radio Cadena Ser, le Provicial Barcelona Hospital de Barcelona verrait d'ailleurs défiler chaque jour des centaines de personnes venues pour obtenir des informations sur le VIH, tandis que de nombreuses maladies sexuellement transmissibles, dont l'hépatite C et la syphilis, effectueraient actuellement un retour préoccupant.

Le 1er décembre dernier, lors de la Journée internationale de lutte contre le sida, des chiffres affolants ont été dévoilés : le taux de progression du nombre de découvertes de cas de séropositivité chez les jeunes de 15 à 24 ans [dont de grands ados !] s'élevait à 24 % en France, sur la période 2007 à 2013. 
Selon le rapport mondial Onusida 2014, deux millions de personnes ont été nouvellement infectées par le VIH en 2014, soit 5.600 nouvelles infections par jour, dont un tiers concerne des jeunes entre 15 et 24 ans. 
Le sida tue encore plus d'un million de personnes chaque année.

mercredi 4 mai 2016

La menace terroriste sur l'Euro 2016 met la pression sur l'exécutif

Le pouvoir communique son angoisse de l'islamisme pour l'Euro 2016 

Le ministre de l'Intérieur justifie la troisième loi de prorogation de l'état d'urgence.

Attentat islamiste du Stade de France:
les spectateurs attendent sur la pelouse du match France-Allemagne
le 13 novembre 2015
L'Euro 2016 qui se disputera en France du 10 juin au 10 juillet "représentera un risque", a déclaré mardi le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, soulignant gravement que des groupes djihadistes pouvaient toujours "cibler" la France. Il s'exprimait à la veille de la présentation en conseil des ministres de la troisième loi de prorogation de l'état d'urgence. T, a indiqué Bernard Cazeneuve devant la commission des Lois du Sénat alors que le gouvernement veut encore prolonger l'état d'urgence pour deux nouveaux mois. "Il ne nous est pas permis de nous croire à l'abri ni de considérer que le péril imminent qui a justifié, en novembre dernier, la proclamation de l'état d'urgence a disparu", a-t-il encore expliqué, avant d'ajouter que "nous n'allons pas renoncer à continuer à vivre comme une grande nation". 

3.559 perquisitions administratives

Décrété après les attentats parisiens du 13 novembre, l'état d'urgence permet à l'État d'assigner à résidence toute personne "dont l'activité est dangereuse pour la sécurité et l'ordre publics" et d'ordonner "des perquisitions à domicile de jour comme de nuit" sans passer par l'autorité judiciaire. Depuis la proclamation de l'état d'urgence, 3 559 perquisitions administratives ont été effectuées et 743 armes, saisies, a indiqué le comptable Bernard Cazeneuve. 


Parmi ces perquisitions administratives, 592 ont donné lieu à l'ouverture d'une procédure judiciaire, notamment pour infraction à la législation sur les armes, ou sur les stupéfiants. En outre, "56 personnes ont été placées en détention", sest félicité le ministre.

Les associations rendent difficile l'expulsion des migrants d'un lycée parisien

Des manifestants s'opposent à l'expulsion des clandestins squatteurs du lycée Jean Jaurès.

Des heurts ont opposé mercredi matin des manifestants à des policiers

Venus évacuer les ...270 migrants clandestins occupant illégalement depuis près de deux semaines le lycée Jean-Jaurès en travaux dans le nord-est de Paris,
Défi d'activistes anarchistes prêts à en découdre  

dans le nord-est de Paris, les forces de l'ordre ont dû faire face à des militants violents.

Des faits contestés 
 sur place par des extrémistes, qui ont démenti dans  la presse: 
"Les seules protections que nous avions étaient juste nos écharpes et ridicules masques anti-microbes car personne ne s'attendait à une telle violence, sans sommation, de la part des CRS et de la gendarmerie. De nombreux Périscope et photographes présent.e.s peuvent en témoigner. Les élu.e.s présent.e.s ne peuvent pas entrer et sont bloqué.e.s avec nous (fait inédit). Les associations présentes à l'intérieur ont été expulsées laissant tous les migrant.e.s seul.e.s face aux forces de l'ordre, sans traduction, sans soutien," raconte la propagande de ces spécialistes de la subversion.

Tard mardi soir, le mouvement "citoyen" 'Nuit debout', installé place de la République, également dans le nord-est de Paris, avait lancé sur les réseaux sociaux un appel à ses sympathisants à s'interposer devant le lycée mercredi matin, jour de l' "expulsion" de l'établissement scolaire de l'Education nationale.

mardi 3 mai 2016

Syrie: les rebelles bombardent un hôpital d''Alep

Les tirs des rebelles font des victimes civiles 

Trois femmes ont été tuées lors d'un bombardement aérien d'un hôpital à Alep 

Dès août 2012, les rebelles de l'armée syrienne libre 
formée de diverses factions islamistes combat le régime syrien à Alep 
pour essayer de faire tomber le nord de la Syrie du côté de l'opposition  
Des rebelles syriens ont opéré en connaissance de cause dans un secteur contrôlé par les forces gouvernementales, selon l'OSDH. 

A Moscou, l'émissaire de l'ONU tente toujours de sauver la trêve. Au moins trois personnes ont été tuées et 17 blessées, mardi 3 mai, dans ce bombardement rebelle, a rapporté l'agence officielle syrienne Sana. "Des obus tirés par les rebelles contre l'hôpital al-Dabbit, dans le quartier de la Mohafaza (centre d'Alep), ont tué trois femmes et fait 17 blessés selon un premier bilan", a indiqué Sana. 

L'OSDH a confirmé ce bombardement de l’hôpital Al-Qods sans pouvoir donner de bilan dans l'immédiat. De son côté, l’armée syrienne affirme que des dizaines de civils ont été tués, mardi, par des bombardements rebelles des quartiers tenus par le pouvoir légitime. Ces tirs de roquettes se sont poursuivis "toute la nuit et mardi matin" sur les secteurs de Mogambo, Macharqa, Achrafié et la rue Nil, dans l'ouest de la ville, au cours desquels au moins 19 civils ont été tués, dont un enfant, et 80 blessés.  

Réunion avec l'opposition syrienne à Berlin 

Alors que ces bombardements se poursuivent, l'émissaire de l'ONU, Staffan de Mistura, est ce mardi à Moscou pour obtenir l'aide du Kremlin au rétablissement d'un cessez-le-feu mis en péril par les rebelles "Nous devons nous assurer que la cessation des hostilités soit à nouveau sur les rails", a-t-il déclaré au chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, au début de leur rencontre, selon des images diffusées par la télévision du pays. 

De son côté, l'Allemagne a annoncé des négociations mercredi avec l'émissaire de l'ONU pour la Syrie, le coordinateur de l'opposition syrienne, Riad Hijab, et le chef de la diplomatie française. "Les discussions seront centrées sur la question de comment créer les conditions pour la poursuite des pourparlers de paix à Genève, pour la réduction de la violence et pour l'amélioration de la situation humanitaire en Syrie", a indiqué dans un communiqué le ministère allemand des Affaires étrangères. 
Les zones tenues par le groupe État islamique ne sont pas englobées par le cessez-le-feu entré en vigueur à l'initiative des Russes et des Américains le 27 février et qui a volé en éclats à Alep, la grande ville du nord de la Syrie. 

Plus de 250 civils ont été tués

La plupart sont morts dans des bombardements et des raids du régime syrien, allié de Moscou, depuis la reprise le 22 avril des violences dans cette ville, rappelle l'OSDH qui a choisi le soutien aux rebelles contre le pouvoir légitime.

Loi travail : les opposants repartent le 12 mai pour une nouvelle série de mobilisations

Salariés, syndicats et étudiants descendent une nouvelle fois dans la rue ce mardi 3 mai

Un point sur la mobilisation de ce mardi 3 mai contre
la loi Travail

Jean-Claude Mailly, n°1 de FO, sur l'esplanade des Invalides ce mardi.
Jean-Claude Mailly, n°1 de FO,
sur l'esplanade des Invalides ce mardi
"C'est le sixième rassemblement du genre en deux mois, il y a donc peut-être un certain effet de lassitude", souligne Camille Boudin. En tout cas, les syndicats comme la CGT, FO ou encore l'UNEF "appellent l'ensemble de leurs adhérents à les rejoindre physiquement sur Paris aujourd'hui", pour continuer à mettre la pression sur le gouvernement, poursuit la journaliste de France 3.

43.000 mails contre le texte

Les syndicats appellent aussi l'ensemble des citoyens à envoyer des courriers, des mails ou passer des appels aux députés, alors que la Loi Travail va être étudiée à l'Assemblée. "Pour l'instant, 43.000 mails ont été envoyés, 12.000 tweets postés, 5.000 coups de fil passés", détaille Camille Boudin en direct des Invalides.

D'autres actions sont prévues, notamment le 12 mai, mais aussi le 17 mai, jour du vote solennel des députés.

A Toulouse, des opposants au projet de loi Travail se sont mobilisés toute la journée du mardi 3 mai.
Pour les opposants au projet de loi, le début des débats parlementaires a offert une nouvelle occasion de se mobiliser dans la rue mardi 3 mai et notamment à Toulouse. La journée a ainsi été parsemée de blocages et d’actions diverses et ce, dès l’aurore. Qu’il s’agisse de Nuit Debout, la CGT ou encore les lycéens, la journée a été l'occasion d'informations sur ce front de la contestation de la loi Travail, rejoint par d’autres thématiques comme au CHU en début d’après-midi ou les travailleurs sociaux du Conseil départemental.
Dès 9h, la police a dispersé les manifestants qui convergent actuellement vers Jeanne d'Arc où une action doit avoir lieu en fin de matinée, devant la permanence parlementaire de la députée socialiste Catherine Lemorton.
Occupé depuis le 27 avril par les intermittents du spectacle, le TNT a accueilli une conférence de presse à 10h, où devait être annoncée la fin ou non de l'occupation.


En fin d'après-midi, des heurts continuaient à Nantes selon Presse Océan. Les forces de l'ordre ont de nouveau tiré des gaz lacrymogènes.

A l'Assemblée, la motion de renvoi préalable de Jean-François Copé est rejetée par 200 voix contre 105.
Face aux débordements des dernières manifestations, la présence policière a été renforcée à Paris. "CRS et gendarmes mobiles encadrent l'esplanade des Invalides. Une présence terrestre, mais aussi une présence aérienne. On a pu voir ce matin des policiers qui testaient des drones", rapporte Clément Le Goff.

Au moins quatre personnes interpellées et deux policiers blessés à Nantes, annonce la police sur Twitter. Un représentant des forces de l'ordre aurait été frappé à la tête avec une barre de fer, selon France Bleu Loire Océan. La tension est montée d'un cran avec des jets de lacrymogènes  pour disperser des manifestants qui caillassaient les forces de l'ordre.


A Limoges, concert de casseroles devant la Fédération du Parti socialiste.


Le gouvernement va-t-il devoir faire passer la 'loi travail' par la force ?


Des interpellations  aux Invalides,  deux heures avant  la présentation du projet Valls de loi Travail par la ministre du Travail Myriam El Khomri devant les députés.
Les manifestants refusent de quitter les Invalides, malgré la fin de la réunion unitaire. Le flux d'opposants stationne à l'angle de la rue Saint-Dominique, celle de Science Po Paris, près d'un activiste d'extrême gauche à nez rouge qui dénonce le "capitalisme assassin."



Les extrémistes de gauche  assurent avoir été "nassés" par les forces de l'ordre.

Une provocation du ministère de l'Intérieur ?


Selon les témoignages de plusieurs journalistes, les anarcho-révolutionnaires attendent en fait que soient relâchés plusieurs de leurs camarades, interpellés pour un contrôle.

La démocratie est-elle morte comme l'affirment les militants trotskistes de SUD et les communistes de la CGT


Extraits d'un communiqué significatif de Solidaires Etudiant-e-s


"Ce samedi 9 avril, un mois après la première journée nationale de mobilisation contre la loi Travail, le mouvement ne faiblit pas : ce sont près de 500.000 personnes qui ont manifesté dans plus de 200 endroits en France, contre cette loi dont le seul projet est de détruire le droit du travail et de mettre les travailleurs et les travailleuses dans une situation de soumission à leurs employeurs.

Le mouvement confirme donc sa véhémence
[sic] dans ces manifestations d’ampleur, qui furent l’occasion d’une nouvelle jonction entre les salarié-e-s, les étudiant-e-s, les lycéen-ne-s, les chômeurs, les chômeuses et les précaires.

De plus, le mouvement se diversifie et s’étend grâce à des initiatives innovantes comme les "Nuits Debout", qui se mettent en place partout en France à l’occasion de cette journée.

Mais c’est notamment grâce à une grève générale massive dans tous les secteurs et à un blocage de l’économie que nous pourrons gagner. C’est pourquoi nous ne pouvons nous satisfaire du calendrier de mobilisation fixé par l’intersyndicale qui, loin d’appeler à construire cette grève générale, laisse passer 3 semaines avant la nouvelle journée de mobilisation interprofessionnelle du 28 mars.


En tant que travailleur/ses et futur travailleur/ses, les étudiant.e.s ont plus que jamais un rôle à jouer dans cette lutte.
Contrairement aux autres organisations étudiantes, nous tenons à mettre en avant les dates de mobilisation impulsées par la Coordination Nationale Étudiante : journée d’action et de convergence notamment avec les cheminots le 12 mars, journées et de manifestations dans tous les secteur le 14 et 20 mars.

Partout le mouvement doit se doter de cadres d’auto-organisation émanant des assemblées générales, qui sont les plus légitimes et les plus à même de décider des suites de la lutte. La Coordination Nationale Étudiante commence à se doter d’outils qui tendent à structurer le mouvement de manière démocratique : appels propres, porte-parolat, calendrier [...] avec en parallèle la première Coordination Nationale Lycéenne !

Malgré notre détermination, notre mobilisation se voit entachée de multiples violences policières. C’est ainsi qu’à Paris, en fin de manifestation, les forces de l’ordre ont à nouveau utilisé abusivement de gaz lacrymogènes, de flash-ball et des grenades de désencerclement. A Rennes, c’est près d’une cinquantaine de personnes qui ont été blessé-e-s par l’action de la police, dont 8 très gravement. Depuis le début de la mobilisation, le bilan des blessé-e-s et des condamné-e-s ne fait que s’alourdir dans de nombreuses villes (Lyon, Nantes, Grenoble, Pau...). Nous condamnons cette violence du gouvernement et particulièrement de la police, toujours encline à la provocation lors de ces manifestations.


Nous sommes plus que jamais déterminé-e-s à nous battre pour le retrait immédiat, total, définitif et sans négociation de cette loi !"

TTIP ou TAFTA: Greenpeace révèle une sélection des documents de travail

Menaces sur les normes de sécurité alimentaire et environnementale européennes

Greenpeace s'appuie sur des documents confidentiels portant sur une partie des négociations
 

L'ONG supranationale - et illégitime - estime que la conclusion du partenariat commercial transatlantique (TTIP) entre l'Union européenne et les Etats-Unis altérerait les normes de sécurité alimentaire et environnementale européennes. Selon ses partisans, le TTIP - ou TAFTA, en américain (Transatlantic Free Trade Area) - pourrait générer 100 milliards de dollars d'activité supplémentaire des deux côtés de l'Atlantique chaque année.
En revanche, pour Greenpeace, ce traité accorderait trop de poids aux multinationales au détriment des consommateurs et des gouvernements.

Washington dénonce des interprétations "trompeuses" et -entre 2013 et 2016- Paris a fait marche arrière...

Greenpeace Pays-Bas a publié lundi 248 pages de "textes consolidés" qui portent sur 13 chapitres, soit près de la moitié de l'accord, sur le site TTIP-leaks.org. Ces documents datent de début avril et ont été rédigés avant un cycle de négociations organisé la semaine dernière à New York.
"Nous avons fait cela pour lancer le débat", a expliqué Jürgen Knirsch, spécialiste des traités commerciaux chez Greenpeace, lors d'une conférence de presse, ajoutant que les documents visent à démontrer qu'il faut suspendre les négociations. "La meilleure chose que la Commission européenne puisse faire, c'est dire  'désolé, nous avons fait une erreur'."

Beaucoup de bruit médiatique pour pas grand chose


Ces documents reflètent les positions des négociateurs et non pas la conclusion des tractations, souligne  la Commission européenne.
Cecilia Malmström, commissaire européenne au Commerce, a qualifié les révélations de Greenpeace de "tempête dans un verre d'eau."
La commissaire européenne a aussi déclaré que les Européens ne renonceront à aucun de leurs principes dans le seul but de signer un accord avec les Etats-Unis avant la fin du mandat de Barack Obama. "Si ce n'est pas acceptable, il nous suffit de dire 'désolé, mais nous devons le geler' et attendre le prochain gouvernement. Bien sûr, nous allons perdre du temps, mais nous ne pouvons accepter un 'TTIP allégé' ou quelque chose qui ne soit pas assez bon", a-t-elle insisté.

Le représentant américain au Commerce, (USTR), a lui aussi rejeté les conclusions tirées des divulgations de Greenpeace, qui sont, selon son porte-parole, au mieux "trompeuses", au pire "tout à fait erronées".

Avant même la publication de documents par Greenpeace, le gouvernement français avait menacé de bloquer la négociation menée au nom des Vingt-Huit par la Commission européenne, mais il n'a pas mis ses menaces à exécution.
Pour le premier ministre Manuel Valls, les positions de l'Union européenne et des Etats-Unis sont encore trop éloignées pour conclure un accord avant la fin de l'année, objectif affiché par Barack Obama et l'exécutif européen.
La délégation socialiste au Parlement européen a estimé lundi que les documents publiés par Greenpeace, notamment sur l'abandon présumé du principe de précaution, doivent inciter les Européens, et la France, à prendre leurs responsabilités, comme on dit ! "L'Union européenne, dès lors, doit s’interroger et envisager de suspendre les négociations", dit-elle dans un communiqué, jugeant que la Commission avait "démissionné".


La droite européenne a fait du maintien de l’arbitrage privé dans le TTIP une ligne rouge. Sans majorité et campés sur des positions "euro-exigeantes" de plus en plus droitières ils refusent la moindre concession.

Une instrumentalisation politicienne des divergences


Pour le Parti de gauche, en campagne contre le projet de traité depuis des années, la preuve est faite que les garanties données par l'exécutif européen ne sont pas respectées. "Les négociations doivent s'arrêter et ce traité être abandonné", peut-on lire dans un communiqué. "Le climat, la biodiversité, la justice sociale ne sont pas compatibles avec ces règles de libre marché que les oligarchies veulent imposer sur toute la planète."

Selon Greenpeace, les documents montrent que les divergences sont désormais profondes entre les deux rives de l'Atlantique. Mais, pour Cecilia Malmström, il n'y a rien d'extraordinaire à dire qu'il existe de désaccords et que l'Union est aussi ouverte que possible dans les négociations.
Pour Greenpeace, l'Allemand Jürgen Knirsch estime que les documents démontrent que les Etats-Unis veulent remplacer le "principe de précaution européen", qui interdit la commercialisation de produits potentiellement dangereux lorsque leurs effets sont inconnus ou contestés, par une approche plus souple.

Cecilia Malmström garantit de son côté que le principe de précaution fait partie de l'acquis communautaire et que les allégations de Greenpeace sont fausses, appelant les gouvernements européens à faire preuve de pédagogie sur le sujet auprès de leurs citoyens.
En Europe, où la résistance se renforce contre des importations de produits agricoles américains, en raison du recours intensif aux organismes génétiquement modifiés (OGM), on assure que la position défendue par la Commission n'a pas changé.
Les négociateurs se sont fixé pour objectif d'élaborer les textes consolidés d'ici juillet avant d'aborder les questions les plus délicates dans le courant du deuxième semestre.


L'arrêt des négociations est l'issue " la plus probable", selon Fekl

Le secrétaire d'Etat au Commerce extérieur, Matthias Fekl, a mis en cause mardi  "l'état d'esprit des Etats-Unis" vis-à-vis de l'arrêt des négociations sur le traité de libre-échange transatlantique. "Au vu de l'état d'esprit aujourd'hui des Etats-Unis, cela semble l'option la plus probable", a-t-il affirmé  à l'antenne de la radio Europe 1, après la publication des 248 pages de documents sélectionnées par l'ONG pour des conséquences supposées néfastes sur la santé et l'environnement. "Je dénonce depuis un an l'attitude (des Etats-Unis)", a-t-il insisté.
"Nous voulons de la réciprocité. L'Europe propose beaucoup et elle reçoit très peu en échange. Ce n'est pas acceptable", a affirmé  M. Fekl, jugeant que l'accord n'est aujourd'hui "absolument pas" acceptable "en l'état", assurant avoir été "le seul membre d'un gouvernement (européen) à tirer la sonnette d'alarme dès 2015".
Fekl a d'ailleurs laissé entendre que Paris ne se laissera pas imposer un traité contre sa volonté. "Il ne peut pas y avoir d'accord sans la France, et encore moins contre la France", a-t-il martelé.

Il a énuméré certaines conditions pour trouver un terrain d'entente avec Washington. "Nous souhaitons que nos PME aient accès au marché américain. Nous souhaitons défendre l'agriculture, les indications géographiques", a-t-il expliqué.

Le secrétaire d'Etat a également exigé le respect des normes environnementales. "Cela n'aurait aucun sens d'avoir fait la [conférence mondiale sur les changements climatiques] Cop 21 en décembre à Paris, ce superbe accord pour l'environnement, et de signer quelques mois après un accord qui viendrait le détricoter", a-t-il affirmé. "Le commerce n'est pas un but en soi, c'est un outil", a-t-il insisté. Un détricotage de plus serait insupportable, en effet...

Quant au principe de précaution, défendu par les Européens, Fekl pointe "les Américains [qui] ne veulent pas en entendre parler. Nous en sommes là dans des négociations qui sont totalement bloquées", a-t-il ajouté.


Greenpeace a instrumentalisé lundi des documents confidentiels, partiels et intermédiaires  sur ces discussions en cours - négocié dans le plus grand secret depuis mi-2013 - qui renforceraient, selon elle, la crainte que cet accord commercial conduise à une déréglementation généralisée au profit des grandes entreprises et visant à supprimer les barrières commerciales et règlementaires de part et d'autre de l'Atlantique pour créer une vaste zone de libre-échange censée doper l'activité économique. Le gagnant serait le plus dynamique, au risque qu'il soit d'ores et déjà le plus puissant.


lundi 2 mai 2016

Des "citoyens vigilants" organisent la lutte contre les cambriolages dans leur village

Les habitants de Peipin compensent l'absence de police

Mise en place d’une nouvelle action citoyenne : 'Voisins Vigilants'

Alpes de Haute-Provence : les habitants de Peipin luttent contre les cambriolagesUn protocole de "participation citoyenne" a été signé lundi matin en mairie de Peipin
Signé entre le maire et la préfecture des Alpes de Haute-Provence, il doit mettre en place une sensibilisation de la population, concernant les risques de cambriolages.

Une plus grande vigilance de chacun, des mesures de prévention, mais aussi une meilleure réactivité des forces de l’ordre.

Une lutte dans laquelle tout le monde peut agir, en devenant "voisin vigilant", enregistré à la gendarmerie. "Leur rôle, c’est tout simplement de regarder un petit peu ce qui se passe et, à chaque fois qu’ils détectent quelque chose qui leur paraient sortir de l’ordinaire, le signaler pour faciliter le travail de la gendarmerie", assure sur Alpes 1 le maire de Peipin, Frédéric Dauphin, depuis 2015, avec 53,78 %. "Ça créer une espèce de réseau de vigilance."

Actuellement 26 riverains sont enregistrés, en tant que "voisin vigilant"

Pour la sécurité de tous, pour votre mieux vivre, la municipalité a décidé de mettre en place l’opération "VOISINS VIGILANTS"


Toute la population était invitée à une réunion d’information avec les services de la gendarmerie, le jeudi 23 avril 2015, à 18h30, à la salle polyvalente de Peipin, Alpes-de-Haute Provence.


Des panneaux seront installés à l’entrée du village.
Mais c’est bien la vigilance de tout le monde qui est appelée à s’exercer, pour éviter tous cambriolages, ou faits délictuels. Selon le maire de Peipin, déjà trois faits ont pu être évités grâce à ce dispositif.