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lundi 5 novembre 2007

Arche de Zoé : Immunité des journalistes en congé

Exemple de la sombre affaire de l’Arche de Zoé
Les journalistes ne sont pas des citoyens ordinaires: leurs défenses immunitaires sont au-dessus de la moyenne; un sujet d'étude pour la science, puisque la politique ferme les yeux et que la justice est aveugle, à mauvais escient. Les journalistes sont au-dessus des lois.
Les faits
Le 25 octobre dernier, les forces de police tchadiennes arrêtent les membres de l'obscure ONG Arche de Zoé, des journalistes qui couvraient l'opération et des hôtesses de l'air qui devaient ramenés de tout jeunes enfants africains vers la France. Ils trempaient dans une affaire louche, selon les autorités tchadiennes, mais ... humanitaires en liaison avec les massacre du Darfour! Ils ont été emprisonnés sous le chef d'inculpation d'enlèvement de mineurs et d' escroquerie, après avoir été arrêtées à Abéché (est), alors qu'ils tentaient d'exfiltrer vers la France 103 enfants tchadiens présentés à tort comme des orphelins du Darfour, proposés à l'adoption de familles d'accueil françaises,dont la journaliste de France 3.

Le 4 novembre 2007, l'avion du président Nicolas Sarkozy ramenant du Tchad les trois journalistes français inculpés dans l'affaire de l 'Arche de Zoé est donc arrivé dimanche soir, peu avant 23H30, sur l'aéroport militaire de Villacoublay (Yvelines).
L'Arche de Zoé affirme avoir voulu sauver des "orphelins" du Darfour, région soudanaise en guerre civile limitrophe du Tchad, ce que contredisent les premiers résultats d'une enquête menée par des organisations humanitaires internationales. D'une part, les enfants ne sont pas orphelins et
d'autre part aucun des 103 enfants impliqués ne vient du Darfour. Humanitaire, l’activité de L’Arche de Zoé, alias Children Rescue ?
L'affaire
Ce qui est devenu l’affaire de l’Arche de Zoé offre une illustration supplémentaire des privilèges dont bénéficie la presse. Les journalistes ne sont pas sujets à poursuites pour faux-témoignage. Leur profession les affranchit de l’obligation de vérité avec une énergie déconcertante, mais la déontologie de cette profession autorise même à la masquer et à la travestir.

Lorsque par un beau matin de novembre le Président Sarkozy va au Tchad chercher quatre hôtesses de l’air espagnoles et trois journalistes français -Marc Garmirian (agence Capa), Jean-Daniel Guillou (agence Synchro X) et Marie-Agnès Peleran (télévision France 3 Méditerranée)- la presse, comme il se doit, détourne les faits et les yeux pour en faire une information non pas humanitaire (un comble, en l’occurrence) mais une information de politique politicienne. Ses titres sont tous aussi impertinents ou insolents que possible, puisqu’à la façon de la gauche dans son ensemble, il s’agit de dénigrer en toutes circonstances.
Laurent Joffrin (Libération) reproche au Président de ne pas laisser le premier rôle aux membres du gouvernement, mais omet pour sa part de rendre justice à l’action de Rama Yade, la secrétaire d’Etat, dont le travail préparatoire est occulté pour les besoins de sa démonstration. Ainsi, la presse participe-t-elle à la valorisation de l’action du chef de l’Etat, pour mieux la critiquer! Pour aussi mieux détourner l’attention de l’affaire elle-même où trempe la presse.

Cette presse-là poursuit donc son entreprise de désinformation et dénonce l’omniprésence de Nicolas Sarkozy dans cette affaire de l’Arche de Zoé. C’est faire abstraction de ce que les faits se passent sur le territoire du Tchad et entrent par conséquent dans la compétence du chef de l’Etat, au titre de ses prérogatives régaliennes (défense et affaires étrangères, dans ce cas). C’est ainsi depuis 1958 !

Les journalistes bafouent aussi les lois de la courtoisie élémentaire. Alors que Nicolas Sarkozy et José Luis Zapatero remerciaient le président tchadien Idriss Deby Itno pour son "aide et sa compréhension", ainsi que son "attitude positive" dans l'affaire de l'Arche de Zoé, voyez aussi comment les hôtesses de l’air espagnoles expriment leurs remerciements à José Luis Rodriguez Zapatero, mais comment les trois journalistes françaises s’abstiennent de toute manifestation de reconnaissance et de gratitude. Leurs sympathies politiques sont aussi claires que leur manque d’éducation. En revanche, il apparaît au vu et au su de tous que le chef de l’Etat est le président de tous les Français, qu’ils aient voté pour lui ou non. Une bonne leçon de démocratie à ceux qui en donnent à tout le monde, mais pratique le ‘défiance citoyenne’, tout en prétendant promouvoir la ‘république du respect’…

Il reste que le rôle joué par les journalistes français n’est pas net. Tous ses membres intervenant dans les médias sont unanimes : leurs confrères et consoeurs sont irréprochables ; ils n’ont fait que leur métier: "Ils ont fait leur travail de journalistes". C’est le mot d’ordre. Ménard fait plus et clame haut et fort que les journalistes ne sont pas des privilégiés quand ils échappent à la justice tchadienne et que les membres de L’Arche de Zoé restent retenus au Tchad pour y être jugés. Les débats se passent entre journalistes et ils sont tous de mèche, comme ce matin sur France-Info. Solidarité bien ordonnée commence par soi-même et France Télévisions serre les rangs. Pourtant le rôle de la journaliste de France Télévisons n’est pas limpide. Imaginez qu’une journaliste de France 3, Marie-Agnès Péleran, fait partie du trio de rapatriés. Or, cette journaliste était en « congé humanitaire » au Tchad, ce qui n’est pas banal. Demandez un ‘congé humanitaire’ à votre patron, rien que pour voir !

Mieux, cette merveilleuse journaliste était associée à L’Arche de Zoé, une association à l’activité douteuse, qui est accusée de trafic de dons d’organes, de pédophilie, et d’importation de petits chevaux de Troie pour l’immigration de leurs parents au titre du ‘regroupement familial’. L’Arche de Zoé (alias ‘Children Rescue’) est trouble à plus d’un titre,sans que la perspicace journaliste d’investigations de France 3 n’ait eu vent de quoi que ce soit… Les petits africains promis à des couples français en mal d’enfants devaient être retirés du Darfour voisin du Tchad où ils étaient exposés à tous les malheurs et sévices. D’où l’aspect prétendument ‘humanitaire’. Prétendument, car les 103 enfants sélectionnés pour être accueillis en France (on a parlé de trois fois plus, à l’origine) ne sont pas soustraits à une mort probable au Darfour, mais auraient été négociés avec leurs parents Tchadiens… La mission de 'journaliste humanitaire' (nouveau concept) serait encore plus noble que les plus malveillants –et ‘défiants’- ne le soupçonnaient. France 3 a envoyé au Darfour (?), une journaliste en ‘congé humanitaire’ pour faire en réalité ses emplettes. Elle était journaliste associée à L’Arche de Zoé et doublement partie prenante, puisqu’elle allait, en vérité, être bénéficiaire de ce congé très spécial, avec caméra prêtée par France 3 et ... prendre livraison de son petit enfant, pour adoption ultérieure. La journaliste militante aurait été en mal d'enfant, mais sur le point d'être comblé par l'acquisition d'un bambin soi-disant originaire et sauvé de l'enfer du Darfour, mais en fait tout bêtement tchadien. De l'humanitaire, nous dit-on? La généreuse Marie-Agnès aurait donc eu la main gauche sur le cœur et la main droite sur le chéquier.

Pas de chômage en vue pour RESF. D’autant que l’épouse d’un des membres de L’Arche de Zoé retenus au Tchad par la justice du pays est elle-même CPE (conseillère principale d’éducation, ex-surveillante générale) dans un établissement scolaire. Sachant que RESF compte une majorité d’enseignants parmi ses membres, les manifs coups de poings ne sont pas près de cesser.
La position de Reporter sans Frontières n’est pas exempte de sujets à perplexité. Le sieur Robert Ménard, secrétaire général de Reporter sans frontières, n’a pas un mot pour ceux qui restent détenus au Tchad. Seul le sort des journalistes importe à Reporters sans Frontières. Le six bénévoles français de l'Arche de Zoé, le pilote, le copilote et un steward espagnols de l'avion qui devait transporter en France les enfants, un pilote belge et quatre responsables de l'est du Tchad sont toujours incarcérés à N'Djamena où ils doivent être entendus par le juge d'instruction. Les inculpés encourent au Tchad entre 5 et 20 ans de travaux forcés. En France, une information judiciaire visant les activités de l'Arche de Zoé a également été ouverte le 24 octobre. Reporter Sans Frontières n’en a cure. Chacun son ‘business’. Robert Ménard affirme avec un aplomb certain que l'exemple d'accélération de la justice est exemplaire et rendra service aux justiciables tchadiens: encore un 'humanitaire'!
Cerise sur le gâteau ? Les trois Français et les quatre Espagnoles avaient été libérés au moment où M. Sarkozy arrivait dans la capitale tchadienne. Attendez-vous à ce que les défenseurs de l’indépendance des journalistes fassent le silence sur la dépendance de la justice du Tchad qui un dimanche a fonctionné en urgence et levé les dernières difficultés pour permettre à la diplomatie et à l’amitié de la France et du Tchad de triompher. De nombreux magistrats tchadiens ont dénoncé des "pressions politiques", mais ce n’est pas actuellement un souci pour la gauche politicienne qui ne va pas tarder à s’indigner, pour la bonne forme. Silence convenu pendant un temps, jusqu’à ce qu’il soit permis de reprendre le harcèlement politicien. En toute impudeur.
Combien encore d'ONG comme Arche de Zoé?

dimanche 4 novembre 2007

Les simagrées de Depardieu sont une insulte aux mal-logés

Entre les mal-logés et Depardieu, c’est un monde !
Nous avons vu les saltimbanques dans leur numéro compassionnel, côté cour. Voyons qui est Depardieu, côté jardin.

Gérard DEPARDIEU traîne quelques casseroles

Il a du nez, Depardieu, plus qu'il nen faut en oenologie, mais en manque cruellement dans ses fréquentations. Mais nous ne voulons pas revenir ici sur son amitié pour Rafik Khalifa, dont l'OM garde un souvenir cuisant... Disons qu'ils l'ont dans le nez!
Le sensible et délicat Depardieu possède, déjà depuis 1989, son cerveau embrumé l’a-t-il oublié, un Anjou, le "vieilles vignes" du Château de Tigné, forteresse du 15°, remaniée au 19°. Il en produirait 400 000 bouteilles par an. La propriété compte maintenant près de 100 ha de vignes. Il a aussi misé sur les vignes de Tlemcen et se projeterait sur d'autres de Crimée, après l'Argentine.
Voici d'ailleurs un article révélateur:


Gérard Depardieu : production en hausse, consommation en baisse

Gérard Depardieu affirme qu'il "ne boit plus depuis six mois" et se défend d'être apparu ivre le vendredi 16 septembre au cours du talk-show "Friday Night with Jonathan Ross" sur la BBC.
A Vinexpo, le 19 juin : demain, j'arrête!
"La vérité, c'est que je ne bois plus depuis six mois", affirme l'acteur au JDD, alors que dans le feu de l'action, il avait déclaré à la BBC qu'il pouvait boire "de 4 à 8 bouteilles de vin par jour".
Comme le démontre la photo que nous publions ci-dessus, l'acteur ne saurait renoncer au vin : comment le pourrait-il alors qu'il est l'heureux propriétaire de 200 hectares de vignobles, dont le célèbre château-de-tigné, en Anjou.
En réalité, une erreur de traduction explique cette apparente contradiction. GD aurait tout simplement murmuré : "La vérité, c'est que depuis six mois je ne bois plus AUTANT". Le dernier adverbe était, il est vrai, à peine audible. Mais cet adverbe introduit une nuance capitale ! Le débit qu'annonce Gérard Depardieu reste de ce fait parfaitement cohérent. Il ne boit plus QUE 4 à 8 bouteilles par jour. Nous lui conférons un statut de membre honoraire pour une contribution exceptionnelle à la cause.
Par ailleurs, à l'instar de Jeanne Moreau (au cours de l'émission "Actor's Studio") ou de feu Jean-Edern Hallier (à la Conférence Berryer), GD a défié ses ayatollahs en allumant ostensiblement une cigarette, Sommé de l'éteindre par l'animateur, il a alors laborieusement écrasé son mégot sur la moquette du studio.
(que l'auteur accepte nos excuses: nous avons perdu ses coordonnées)


Le pitre Depardieu nous fournit une autre raison d'avoir le haut le coeur.Celui qui joue la honte -que submerge sa veulerie- dans ses attaques gratuites à l'encontre de la ministre (voir video du billet précédent) possède un château qui, réquisitionné comme le suggère opportunément sa camarade Bouquet, pourrait loger les cinquantes familles africaines mal-logées à leur goût, qui pourtant semblent préférer le bitume et les people.


Voici le logement inhabité de Depardieu que le "ministère de la crise du logement" n'a encore pas réquisitionné, puisqu'il n'a pas encore eu le coeur de l'offrir, de son plein gré.


Samuel Becket raconte ainsi sa découverte du Château de Tigné (Anjou) et sa rencontre du seigneur des lieux:


"Comme je déambulais sur le chemin qui me menait chez Depardieu, dans la région d'Anjou dans le centre nord de la France, je ne pouvais m'empêcher de me sentir revigoré par l'aube croustillante et mordante de cette bucolique région en cette période de l'année. J'arrivais à sa maison au moment où le soleil matinal illuminait les vieux murs crépis d'une intense lumière dorée. Je cognai à la porte pendant près de vingt minutes. Finalement apparut devant moi le maître incontesté du cinéma français moderne, sous l'apparence d'un ours qui venait tout juste de finir son hibernation mais n'avait pas encore évacué son tampon muqueux. "Merde, savez-vous l'heure qu'il est, monsieur?" me dit-il avec une lueur de malice dans le regard qui me fit comprendre qu'il ne faisait que plaisanter. "Vous dormiez, pendant que d'autres souffraient?" fut le splendide effet de badinage que je lui offrai en réponse, tout en poussant la porte et en pénétrant dans le hall.


L'ogre des lieux ferait peur aux petits africains? Possible, en effet...


La production du vignoble pourrait fournir le vin chaud aux mal-logés, et bien davantage: le Pérou! Le magazine Femme Actuelle propose d'accommoder le vin du cru avec 'Sushis, makis et sashimis'

'Raffiné, un assortiment de sushis et de sashimis se déguste avec un vin blanc sec, nerveux comme cet Anjou blanc de Gérard Depardieu qui a su garder toute sa fraîcheur et sa vivacité (le vin seulement, à l'évidence!) pour accompagner l’onctuosité du riz et du poisson. Le mariage sera aussi épatant avec un sancerre ou un sylvaner fruité. Gérard Depardieu Château de Tigné [...] 2005 Blanc, Anjou A.O.C., 11,50 euros. '


Pourquoi malgré ce grand coeur tant de possibilités inexploitées face à la misère?
Depardieu, vous nous faites honte!
Et Eyraud qui n'est pas pris de nausée?

Depardieu se blanchit auprès des mal-logées africaines

L’Expansion nous dresse un portrait ressemblant
Arrivé tout droit de son château de Tigné (ci-contre),
Gérard Depardieu nous a fait son cinéma Rue de la Banque en star invitée par le non moins sulfureux DAL et nous a sorti une tirade édifiante qui a ému le badaud.
La vérité du personnage est très différente. Lisez plutôt l'article de Gilles Fontaine dans L'Expansion du 01/01/2003:

Les sulfureux business de Gérard Depardieu

D'Alger à La Havane, le richissime acteur cultive de troubles relations d'affaires. Voyage dans le sillage d'un businessman hors normes.
Les Studios Eclair, à Epinay-sur-Seine, par un frais après-midi de novembre. Dans un coin du plateau, Gérard Depardieu, en tenue de taulard, est en grande discussion avec son ami le réalisateur Francis Veber. Un troisième homme en costume sombre les rejoint : Jacques Mollet, vice-président de Samsung-France. L'acteur lui a demandé de passer sur le tournage du film Les Tourtereaux pour faire la démonstration des nouveaux mobiles de la marque coréenne. Depardieu est un accro du téléphone portable. Sa manie en a exaspéré plus d'un, surtout lorsqu'il interrompt une prise pour répondre à un appel. La nouvelle gamme de Samsung, il l'a découverte depuis belle lurette. Il sert juste d'entremetteur, il fait le go-between, comme il dit. Après un moment, le comédien s'éclipse, l'air malicieux : « Francis, tu t'arranges avec Jacques, il te fera un bon prix. »
Le comédien s'accorde une petite heure de pause, le temps d'un changement de décors. Teint halé, brushing impeccable, Gérard Depardieu nous reçoit dans sa loge aménagée dans un camping-car garé devant le studio. Agencement spartiate : un lit, deux chaises et une table, où sont posés un téléphone mobile ainsi qu'un lecteur de DVD portable avec écran incorporé. La voix est posée, le ton grave. Depardieu parle business. Il décrit ses investissements dans le vin et le pétrole, évoque ses relations d'affaires parfois sulfureuses, qui l'ont progressivement éloigné du monde du septième art. A 53 ans, la star porte un regard sévère sur ses pairs : « Le cinéma est une économie à part, où les gens ne sont pas tout à fait honnêtes, sous l'emprise hollywoodienne. C'est presque de la politique. Moi, je suis resté libre parce que je me garde toujours une sortie de secours... C'est mon côté délinquant. »
Petits vins d'Anjou, grands crus du Bordelais, hydrocarbures cubains ou prospection d'affaires en Algérie, voilà les nouveaux terrains d'aventures, les nouvelles prises de risques - hors des plateaux et des lumières - d'un homme habité par la démesure. Mal-être existentiel, quête d'absolu... Joueur effréné, le comédien se cherche de nouvelles marottes, sans se soucier des règles, et encore moins du qu'en-dira-t-on. De Gérard Bourgoin - l'ancien roi du poulet fermier, mis en examen pour « abus de pouvoir » et « abus de biens sociaux », à la suite du dépôt de bilan de son groupe, BSA - à Rafik Khalifa, le très controversé businessman algérien, soupçonné par les services secrets français de blanchir l'argent des généraux d'Alger, les liaisons dangereuses de Depardieu dérangent.
Les plus compréhensifs lui trouvent des circonstances atténuantes. « Il n'a jamais prétendu être militant. Il rêve d'être un homme d'affaires, un homme puissant », estime Jack Lang, qui s'avoue « parfois déconcerté par le personnage ». D'autres, peu nombreux, s'agacent publiquement de ses nouvelles amitiés algériennes. Noël Mamère figure parmi les plus remontés. Le maire de Bègles n'accepte pas de voir l'équipe de rugby locale - dont Depardieu est administrateur - sponsorisée à hauteur de 300 000 euros par le Groupe Khalifa et s'en prend violemment au comédien : « Je l'attends à mes côtés dans le combat pour la reconnaissance des sans-papiers ou pour que le droit d'asile soit accordé aux nombreux Algériens et Kabyles victimes du régime des généraux. »
L'acteur assume totalement ses amitiés contestées. « C'est vrai, j'aime beaucoup les hommes de pouvoir : ils ne me fascinent pas, ils m'intéressent. Et je n'ai pas d'ambition pour moi-même. Je suis simple spectateur de gens qui ont certains talents. » A l'inverse, il parle avec une pointe de dédain de cette « nouvelle société d'hommes d'affaires venus avec l'émergence d'Internet ». Lui, l'ancienne petite frappe de Châteauroux qui traficotait avec les GI de la base américaine voisine, se sent plus proche de « gens déraisonnables » comme Michel Reybier, ex-empereur de la saucisse sèche (Cochonou, Justin Bridoux), Roger Zannier, leader mondial du vêtement pour enfants, avec la marque Z, ou encore Bernard Magrez, le patron du groupe de vins et spiritueux William Pitters, et principal actionnaire de l'équipe de rugby de Bègles. « Ce ne sont pas des Messier », tranche le comédien. Tous ces hommes ont joué un rôle dans l'éducation de Gérard Depardieu businessman, sans pour autant lui avoir appris à gagner de l'argent ! « Il a l'enthousiasme de l'entrepreneur, mais ce n'est certainement pas un manager », confirme Guido Barilla, PDG du groupe de pâtes italien, pour lequel le comédien a tourné plusieurs spots publicitaires.
Car si l'acteur peut se permettre une vie d'aventurier des affaires, c'est surtout grâce à ses cachets record dans le cinéma. Le comédien français le mieux payé touche en moyenne 1,5 million d'euros par film, avec quelques exceptions : en 1998, il s'était contenté du smic pour un second rôle dans le film italien La Parola Amore Esiste. Ses apparitions dans les productions télé (Balzac, le Comte de Monte-Cristo...) lui rapportent de 700 000 à 1,3 million d'euros. Ajoutez quelques films publicitaires comme la campagne Barilla (760 000 euros), et vous obtenez le poids approximatif de la superstar : entre 4 et 5 millions d'euros par an. Bien sûr, une large part de cette somme part en impôts. Mais Depardieu a un truc : « Tout ce que je possède, je l'ai acheté 100 % à crédit », assure-t-il. Sa moto, son vieil avion Cessna, son appartement de 350 mètres carrés dans le XVIe arrondissement de Paris... Il n'a rien payé comptant. Parce que, « fiscalement, c'est plus intéressant ».
L'icône Depardieu se vend sans doute très bien, mais l'homme n'est plus vraiment le même. D'après les gazettes, il a changé - il boit moins, relève son entourage. Disons qu'il se surveille depuis son quintuple pontage coronarien, en juillet 2000. Il s'habille chic et sport, « plus du tout le genre d'avant », s'étonne un ami. La métamorphose laisse perplexe le petit monde du septième art, qui préfère s'abstenir d'aborder le sujet. Et pour cause. Claude Davy, attaché de presse et gardien de l'image de la star, ne voulait pas d'un sujet Depardieu dans L'Expansion. Il avait prévenu : « Vous ne verrez personne dans le milieu du cinéma sans mon autorisation. » Quelques coups de fil de sa part ont suffi à verrouiller le microcosme en très peu de temps. Efficace. Certains passeront outre le diktat, tel Jean-Pierre Lavoignat, directeur de Studio Magazine. Cet ami de dix-huit ans tente d'expliquer la mutation de Depardieu : « Il n'a plus rien à prouver, le cinéma n'est plus sa préoccupation première. Gérard n'était pas à Cannes cette année, il n'est plus au carrefour des projets, comme il l'était encore il y a six ou sept ans. Le cinéma est devenu trop petit pour lui. »
L'acteur Depardieu joue désormais les propriétaires terriens aux quatre coins du monde. Avec toujours le même alibi : le vin. La star a savamment cultivé son image de gentleman vigneron depuis l'acquisition de son premier pied de vigne en Anjou, avec l'achat en 1989 du château de Tigné. L'acteur aurait investi plus de 2 millions d'euros dans ce domaine de 80 hectares qui produit annuellement 450 000 bouteilles vendues entre 5 et 8 euros l'unité dans les hypermarchés. Depardieu affirme n'avoir jamais gagné un sou dans ce commerce. « Gérard ne fait pas ça pour l'argent ; il n'a pas besoin d'investir. Vous lui donnez une bouteille de vin, une bonne assiette, et il rayonne », s'exclame son ami, le restaurateur Jean Bardet, propriétaire du Parc Belmont, à Tours.
Amoureux de la bonne chère et des terroirs, Depardieu sait aussi apprécier une bonne affaire lorsqu'elle se présente. Son petit business du vin a pris une autre dimension depuis sa rencontre avec Bernard Magrez, modeste affûteur-scieur, aujourd'hui à la tête d'une affaire de 190 millions d'euros de chiffre d'affaires. C'était le 5 octobre 2001. Le patron de William Pitters cherchait des parrains prestigieux pour la première récolte de son château-pape- clément, entièrement égrenée à la main. Depardieu a répondu présent, de même que sa compagne, Carole Bouquet. Les deux hommes se sont plu au premier regard. « Notre amitié n'a jamais connu de faille. Nous nous parlons au moins tous les deux jours au téléphone », assure Magrez. Depardieu lui rappelle un autre de ses amis et associée, décédé en 1987 : Jean-Baptiste Doumeng, l'homme d'affaires proche du Parti communiste, spécialisé dans le commerce de produits agroalimentaires avec les pays de l'Est, surnommé « le milliardaire rouge ».
« C'est le même genre de type, il avance, quoi qu'il advienne », confie Magrez. Le businessman bordelais a pu juger de la puissance marketing de son acolyte. Peu après leur rencontre, il lui a proposé de l'aider à exporter son vin en Russie, où William Pitters possède une importante société de commerce. Tope là ! Depardieu s'est fendu d'un voyage éclair à Moscou pour promouvoir ses cuvées spéciales. Dans la foulée, fin 2001, les deux hommes ont fondé une société commune, baptisée La clé du terroir, dans laquelle ils ont injecté 380 000 euros chacun. Objectif : la production de « crus de garage », des vins haut de gamme - ainsi désignés parce que l'inventeur du procédé a produit ses premières bouteilles dans son garage. Principales caractéristiques : les vignes sont cultivées sur des parcelles restreintes et la vinification s'opère dans de petites cuves en bois. Production maximale : 4 000 bouteilles, vendues à près de 80 euros pièce. Cette fois, cet investissement devrait se révéler rentable ! A ce prix-là, on comprend que Depardieu n'apprécie guère l'expression « cru de garage ». Il préfère une désignation plus noble, du genre « vin de prestige ». Mais ses débuts dans l'univers des grands vins ne se font pas sans heurt. Début décembre, Depardieu et Magrez se sont vu refuser leur admission au Cercle rive droite des grands vins de Bordeaux, un club très prisé regroupant une centaine de châteaux parmi les plus renommés. La réputation tumultueuse des deux associés dérange les membres du cercle, explique l'un d'entre eux. Cela n'a pas empêché l'acteur de s'engager sans compter dans sa nouvelle toquade. Via leur société commune, la paire d'entrepreneurs vignerons a déjà investi dans quatre parcelles rares en France, dont un vignoble bordelais, Château Lussac Saint-Emilion, acquis en partenariat avec Carole Bouquet. Ils ont également mis la main sur des terres au Maroc, en Espagne, en Argentine ainsi qu'en Algérie, où les deux hommes sont en affaires, sur les terres de Tlemcen, avec Rafik Khalifa et l'Etat algérien.
Entre Magrez et Depardieu, les rôles sont clairement définis. Le patron de William Pitters se charge des négociations et des techniques de vinification. L'acteur offre d'abord sa réputation de star. Au Maroc, par exemple, leur vin portera sa marque : Gérard Depardieu, vigneron à Meknès. Mais il apporte aussi son bagou et son don d'entremetteur. L'acteur peut remuer ciel et terre pour s'emparer de quelques hectares de vigne. Manuel Diaz, maire communiste de la petite commune d'Aniane, dans l'Hérault, peut en témoigner. Un soir du mois d'août dernier, en rentrant chez lui, il trouve un message sur son répondeur. « Bonjour, c'est Gérard Depardieu. » L'acteur est de passage dans la région pour un festival de théâtre à Montpellier.
On lui a raconté l'histoire de ce petit village de viticulteurs qui avait refusé de s'offrir à Mondavi, le géant du vin californien, lequel convoitait alors quelque 80 hectares sur la commune. La star parle de son projet de vin de garage, laisse un numéro de portable. Les deux hommes se retrouvent quelques jours plus tard pour un gueuleton à la Maison de la Lozère, l'une des meilleures tables de Montpellier. Et le comédien sort le grand jeu : « Il m'a parlé de sa passion pour les vins, de l'histoire de notre région, de son admiration pour notre résistance face à Mondavi », se souvient le maire. L'acteur ose même la comparaison : « Vous êtes Astérix, je suis Obélix. » La clé du terroir est aujourd'hui propriétaire de 7 hectares sur les collines d'Aniane.
« Nous avons fait en un an ce que Magrez aurait mis vingt ans à construire avec Doumeng », lance Depardieu, qui s'agite soudainement sur son siège. Un téléphone sonne. Non, pas celui posé sur la petite table, un autre, planqué dans l'une des poches de sa gabardine. L'acteur finit par débusquer le portable et décroche : « Salut, mon Yann ! » C'est Yann, de Dakar, un copain qui fait dans le négoce de céréales. Gérard lui a demandé d'organiser un petit séjour au soleil, cet hiver, pour son vieux pote, Gérard Bourgoin. On disait les deux hommes fâchés. En 1996, l'homme d'affaire avait convaincu quelques amis d'investir dans Pebercan, société de droit canadien engagée dans l'exploration pétrolière à Cuba. Parmi eux : Depardieu avec ses amis Michel Reybier et Roger Zanier, mais aussi Céline Dion et son mari, René. Six ans plus tard, l'acteur sait qu'il ne reverra probablement jamais son investissement de 1 million d'euros. Certes, les puits cubains produisent quelque 20 000 barils d'or noir par jour, mais l'accumulation de difficultés durant les quatre premières années d'exploitation a fait fondre la valeur de ses parts dans l'affaire. Depardieu ne fait aucun reproche à Bourgoin. Et lorsqu'on l'interroge sur les déboires judiciaires de son ami, l'acteur tranche net : « C'est un homme honnête. » Bien sûr, leurs rencontres se sont espacées. Ils se retrouvent parfois l'été, en famille, sur un bateau de location. Bourgoin, pilote émérite, a dû se séparer de son avion Falcon, mais il lui arrive de louer un jet, et Gérard lui sert de copilote, comme au bon vieux temps. « Je suis pauvre aujourd'hui, mais ça n'a pas modifié son regard sur moi », confie l'homme d'affaires, qui continue d'assurer la direction opérationnelle de Pebercan, après avoir cédé toutes ses parts, dans des conditions jugées « suspectes » par la justice. Le comédien, quant à lui, demeure un actionnaire actif. Cinq ou six fois par an, il retourne à Cuba pour visiter les derricks et discuter le bout de gras avec les ouvriers. A l'occasion, il retrouve Fidel Castro, avec lequel il aime discuter. « On me dit que je pourrais lui parler des droits de l'homme, mais c'est pas mon rayon, soupire Depardieu. Je connais Fidel depuis dix ans, et je lui parle avant tout de culture. » Récemment, il a convaincu le Líder Maximo de créer à La Havane « une espèce de villa Médicis, à mi-chemin entre l'Ancien et le Nouveau Monde ».
Pour le comédien, la culture est un sésame, une passerelle vers de nouvelles sphères de pouvoir. Un alibi, sans doute aussi. Ses amitiés récentes avec le pouvoir politique et les milieux d'affaires algériens, il les doit à saint Augustin, l'ancien évêque d'Hippone - située aujourd'hui en Algérie orientale. Depardieu s'est découvert une passion pour le théologien depuis sa rencontre avec le pape Jean-Paul II, il y a deux ans. Le cardinal Paul Poupard, ministre de la Culture du Vatican, lui a confié une mission spirituelle et culturelle l'amenant à faire des lectures publiques du saint homme, notamment en Algérie. « C'est comme ça que j'ai rencontré Khalifa », explique l'acteur (voir interview, page 63). Il dément s'être fait payer pour apparaître aux côtés du jeune milliardaire. Simple échange de bons procédés : « On se rend des services. » Lorsque, début octobre, Depardieu s'envole pour son vignoble de Tlemcen, en Algérie, au lendemain de sa joute verbale avec Mamère, c'est dans un avion de la flotte de Khalifa Airways, spécialement affrété. Très important, l'avion. « Pour lui, c'est une part de la manifestation du pouvoir, qui donne une forme de liberté physique », estime Jack Lang. « C'est probablement ce qui le fascine chez Khalifa, c'était pareil avec Bourgoin. »
Depardieu sait lui aussi comment faire plaisir à son ami. Quand l'homme d'affaires organise une grande fête dans sa villa de Cannes, le 3 septembre dernier, pour le lancement de sa chaîne de télé, KTV, le comédien est aux premières loges. Au milieu d'un parterre de stars - Sting, Deneuve, Cheb Mami... -, « c'est lui qui animait la soirée », témoigne l'une des personnalités présentes. Et lorsque, le 3 décembre, après moult péripéties, Khalifa obtient l'autorisation d'émettre du CSA pour sa chaîne de télé destinée à la communauté algérienne, Depardieu achète une pleine page de pub dans Libération pour se féliciter de l'événement.
Mais l'univers télévisuel a déçu l'artiste Depardieu. Il avait joué les précurseurs, au milieu des années 90, dans l'adaptation de grandes fresques pour le petit écran ; il fustige désormais les patrons de chaîne, Silvio Berlusconi et Patrick Le Lay. « Ils sont prêts à dépenser 400 millions d'euros pour le foot et veulent Le Bossu de Notre-Dame pour 5 millions. Ils veulent le beurre, l'argent du beurre et tout le reste », s'emporte l'acteur. Il évoque même son « retour au cinéma »... mais son téléphone se met de nouveau à sonner. Cette fois, c'est Dimitri, le fils de Carole, qui prépare son voyage à New York. Oui, Gérard peut lui obtenir des prix pour L'Essex House, un palace donnant sur Central Park : « C'est l'ancien hôtel de Milos Forman. Un bon cinq-étoiles repris par des Japonais. Je peux t'avoir 25 %. » Toujours l'art consommé du go-between.
Pour en savoir plus sur le sujet: L'Expansion (biographie et le fameux '« J'ai été fasciné par Rafik Khalifa »

Mal-logés : Depardieu n’a rien compris. Est-il à jeun ?

Depardieu nous "fait honte "!
Jean-Baptiste Eyraud et Droit au Logement (DAL) se sont rabattus sur Gérard Depardieu, faute de personnalité incontestable. L’ami de Rafik Khalifa a cru bon de faire de la surenchère après la prestation de son ex, Carole Bouquet, une autre pauvre vigneronne Chanel qui avait fait une brève halte Rue de la Banque dimanche 21 octobre, avant le spectacle de Guitry retransmis par France 2, où l’artiste, en peau de lapin quelques instants plus tôt, est apparue en col de vison…
VOIR et ENTENDRE Guy Bedos, Carole Bouquet, Mgr Gaillot venus soutenir les "Mal Logés" de la rue de la Banque et signer une "Tente de Solidarité". Ils s’étaient trouvés là en même temps, par hasard, sans aucune concertation médiatique et sans qu’il ne leur en coûte un sou.

Guy Bedos & Carole Bouquet rue de la banque 75002

Sans-logis et mal-logés : Depardieu, l’œil vitreux, ne voit pas la différence !
Outre que sa face avinée fait craindre pour sa santé, un bon repas lourdement -arrosé au gros rouge qui tâche- semble avoir diminué des facultés mentales reconnaissables ici encore pour ce qu’elles sont.
Il se livre dans la vidéo ci-dessous à la tirade du gros nez rouge.

VOIR et ENTENDRE …

Depardieu face à Boutin
Tout en légèreté et en finesse!
LIRE toutefois les billets suivants de PaSiDupes

samedi 3 novembre 2007

Anorexie : faut-il choquer pour prévenir ?

La brutalité des images, pour protéger de la réalité
Les images reflètent la réalité. Si l'Histoire et l'actualité nous ont parfois appris à nous méfier des représentations truquées de la réalité, les représentations de la réalité peuvent néanmoins rendre des services.
Or, certains faits de sociétés et des drames humains ne trouvent pas les moyens nécessaires à la sensibilisation du plus grand nombre possible. L'anorexie, on le voit ci-dessus, a surgit dans les médias et donc dans les consciences, par un phénomène de mondialisation, par ailleurs décrié. Savoir que cette campagne contre l'anorexie est parrainée par une grande marque italienne de vêtements (Nolita) laisse perplexe. AgoraVox propose une analyse de l'affiche.

Voilà six semaines que les documents de ce billet ont paru et c’est le temps qu’il a fallu à PaSiDupes pour se décider à les diffuser. C’est dire combien le sujet est douloureux et les images dérangeantes, voire choquantes.
Plusieurs questions restent ouvertes: les campagnes privées sont-elles souhaitables? Tous les sujets peuvent-ils être étalés? Faut-il vraiment frapper fort pour être entendu et faire œuvre utile ? A vous de répondre.

VOIR et REFLECHIR (lien wat-tv) les clichés d'Oliviero Toscani, photographe à scandale

VOIR et REFLECHIR (lien YouTube) reportage sur la campagne en Italie

Témoignage sur France 3 d'Isabelle Caro, victime de l'anorexie, qui a participé à la campagne
VOIR et REFLECHIR:

FRANCE 3 : Toscani et Isabelle Caro contre l'anorexie
envoyé par BriKO

Anorexie : la descente aux enfers
L'anorexie touche 2 % des femmes. Ce refus de s'alimenter traduit un mal-être profond et peut avoir des conséquences dramatiques sur la santé. Comment reconnaître ce trouble du comportement alimentaire ? Quelles sont les solutions pour sortir de cette souffrance ? Le point sur un problème grave trop souvent ignoré...
Pour en savoir plus sur ce mal qu’est l’anorexie, consulter
Doctissimo

vendredi 2 novembre 2007

Logement : la trêve hivernale

Qu'entend-on par 'trêve hivernale'?

De ce jeudi 1er novembre au 15 mars prochain, aucune expulsion locative ne peut être exécutée. Malgré tout, ce délai de trêve hivernale connaît des exceptions. Ainsi, il ne s'applique pas lorsque:
- le relogement de la famille est assuré dans des conditions normales
- l'occupant est un squatter
- le logement est situé dans un immeuble faisant l'objet d'un arrêté de péril
- l'occupant est un étudiant de locaux spécialement destinés aux logements des étudiants lorsque l'intéressé ne satisfait plus aux conditions pour lesquelles le logement lui a été attribué.
Et les raisons de manipulation politique et médiatique, alors?

Novembre noir : les grèves annoncées

Le point actuel sur les mouvements prévus
Calendrier
Nous aurons des semaines de quatre jours. Nous devrons pour cela travailler le vendredi, le samedi, le dimanche et le lundi, les seuls jours ouvrables par la grâce des syndicats!
C’est un programme concerté qui ne laisse rien au hasard et surtout pas à la base qui ne décide pas mais est supposée suivre :
mardi 13 novembre : la SNCF ouvre le bal
Six des huit fédérations de cheminots (CGT, Sud Rail, FO, CFTC, CGC) ont appelé à une règle reconductible contre la réforme des régimes spéciaux de retraite le 13 novembre à partir de 20 heures.
Les 'jaunes' de la Fgaac (autonomes), qui ont obtenu certains aménagements à la réforme pour les roulants, ne se joindront pas à ce mouvement…
La CFDT a pour sa part indiqué jeudi qu'elle n'excluait pas de participer à la grève à la SNCF si elle n'obtient pas de réponse du gouvernement à ses demandes sur la réforme. Pour autant, elle ne s'associera pas à une "grève reconductible et illimitée". "Sur le fond, que certains restent à 37,5 ans (de cotisations) est incompréhensible pour beaucoup de salariés", a déclaré au Parisien jeudi le secrétaire national CFDT en charge des retraites Jean-Louis Malys.
Le secrétaire général de FO Jean-Claude Mailly attend lui aussi un geste du gouvernement sur ce dossier. "Je comprends les usagers, mais les méthodes du gouvernement qui dit 'ça c'est pas discutable, ça c'est pas discutable', cela ne fait pas très sérieux", a-t-il regretté jeudi sur RTL. Le leader syndical demande notamment à Xavier Bertrand qu'il confirme des propos tenus vendredi dernier par Nicolas Sarkozy devant des cheminots.
Lors d'une visite surprise dans des ateliers de la SNCF, le chef de l'Etat a déclaré: "les 40 ans (de cotisation) c'est pour tout le monde, en revanche, les bonifications, les décotes, moi je pense que tout ceci ne peut s'appliquer que pour ceux qui ne sont pas déjà rentrés à la SNCF". Or, le projet de loi prévoit que la décote s'applique dès 2010 y compris pour les cheminots en activité.

mercredi 14 novembre : c’est le tour d’EDF-GDF, où deux syndicats majoritaires, FO et la CGT, appellent à la grève contre la réforme des régimes spéciaux de retraite. Trois autres syndicats, la CGC, la CFDT et la CFTC se prononceront mardi 6 novembre après avoir donné au gouvernement jusqu'au 5 novembre pour revoir sa copie !
La réforme des régimes spéciaux est également le motif d'une grève des personnels techniques de l'
Opéra de Paris le 13 novembre.

mardi 20 novembre :
1- Les fonctionnaires sont invités à s’y coller par sept fédérations syndicales. Ils protestent contre les suppressions de postes et réclament des négociations salariales.
2- Les cinq fédérations de l'
Education nationale appellent également à la grève le 20 novembre pour dénoncer les 11.200 suppressions de postes, qui ne sont pas tous des postes d’enseignants. Evidemment, le syndicat étudiant Unef et l'Union nationale lycéenne n’ont pas le choix. Ils doivent s’aligner sur la FSU-SNES et FSU-SNES-SUP : ils ont donc appelé les étudiants et lycéens à participer à cette mobilisation.
3- Les salariés de
la Poste et de France Télécom sont appelés à la grève par cinq fédérations syndicales des postes et télécommunications (CGT, CFDT, Sud, FO et CFTC) pour l'emploi, le pouvoir d'achat, le service public, les conditions de travail et contre les restructurations.
jeudi 22 novembre : LCL (ex-Crédit Lyonnais) est poussé à faire nombre par les syndicats CGT, CFTC et FO pour l'amélioration des conditions de travail et des salaires.
jeudi 29 novembre : la justice (magistrature) sera paralysée par la mobilisation des personnels par le Syndicat de la Magistrature et les trois principaux syndicats de fonctionnaires de justice (USAJ, CGT et CFDT), contre la réforme de la carte judicaire.
Trois semaines de galère garantie et de respect des citoyens !

P’t’ben-qu’oui, P’t’ben-qu’non !
A la RATP, sept syndicats de la (CGT, Unsa, CFDT, FO, Indépendants, Sud, CFTC) sur huit font chanter le gouvernement : s’il "ne revoit pas sa copie" sur la réforme des régimes spéciaux, ils lanceront une nouvelle grève. Ultimatum : ils attendent "des réponses précises" pour le début de la semaine prochaine.

Le fourre-tout des revendications attrape-tout
Outre la réforme des régimes spéciaux de retraite (des privilégiés), les suppressions d'effectifs et la non augmentation des salaires dans la fonction publique (comme à chaque fois!), la réforme de la carte judiciaire et les conditions de travail dans le privé cristallisent les mécontentements. Privé et public sont ainsi mobilisés!...

Les syndicats
On ne manquera pas d’observer que certains syndicats sont dans tous les coups. Quel est le top 10 ?
1er- CGT : SNCF, EDF-GDF, Poste et de France Télécom, LCL, justice, RATP = 6
2e- FO : SNCF, EDF-GDF, Poste et de France Télécom, LCL, RATP = 5
3e-
ex-aequo : CFTC : SNCF, Poste et de France Télécom, LCL, RATP = 4
3e-
ex-aequo : SUD : SNCF, Poste et de France Télécom, RATP = 4
5-
CFDT : Poste et de France Télécom, justice, RATP = 3
6-
CGC : SNCF = 1
6- Unsa : RATP = 1
6- FSU : EN = 1
6-
UNEF / UNL : EN = 1
6-
SM et USAJ : justice = 1

Nouveau lieu branché des ‘people’ : Rue de la Banque !

Le tout-Paris ‘people’ célèbre un Hallowe’en compassionnel…
L’odeur de l’argent est irrésistible, Rue de la Banque, aux abords de la Bourse…
Plusieurs personnalités, notamment les vignerons BCBG Carole Bouquet et Gérard Depardieu (à gauche), les comiques à pleurer Guy Bedos et Josiane Balasko, ou Emmanuelle Béart, retendue comme une toile de tente, ont apporté leur soutien à ces mal-logés. Un soutien moral ! Par leur présence, en passant. De source officieuse et anonyme, ces stars désargentées n’ont pas les moyens de les recueillir chez elles et s’en sont retournées.
Mais Jean-Baptiste Eyrault n’a pas d’états d’âme au passage des nantis de la gauche caviar. Son business, c’est aussi le show-biz…
Mais sortir ces personalités-là, le soir d’Hallowe’en, c’est aussi savoureux que du potiron!
Le potiron Depardieu...








... et la citrouille Balasco





C'est encore la saison des champignons?

On attend la ‘gauche politicienne’ sur les lieux…

DAL envenime la situation des mal-logés

Sa politique du tout-ou-rien contredit l’urgence affichée
La gauche extrême fait profession de féminisme et se met en quatre pour les ‘mamans’, à condition toutefois qu’elles soient africaines. Dans sa logique particulière, ses attentions actuelles pour deux ministres-femmes sont en effet suspectes. Cette gauche-là aime les ‘femmes debout’, mais les petits soins qu’elle prodigue à Rachida Dati et Christine Boutin laissent songeur. Aiment-ils vraiment les femmes autant qu’ils le prétendent, puisqu’ils n’ont de cesse de les harceler?
Ces attentions très particulières durent depuis le 3 octobre dernier, avec l'installation d'une centaine de tentes sur un trottoir de la rue de la Banque dans le 2e arrondissement, juste devant un immeuble squatté (donc abusivement et illégalement) depuis décembre 2006 par des associations, dont DAL.
DAL exige le relogement de ces familles qui vivent dans des hôtels, des foyers, aux frais de la collectivité, ou chez des tiers dans l'attente d'un logement social. Le campement est régulièrement démonté par les forces de l'ordre et les familles dispersées avant de finalement revenir sur place et de se réinstaller.
L’opposition de DAL est à la fois systématique et frontale. Aujourd’hui vendredi matin, au lendemain d'une nouvelle évacuation par la police, des militants avaient organisé un relais sur le trottoir avec la volonté de provoquer les forces de police. "Dès que quelqu'un s'assoit sur le trottoir, les policiers l'obligent à se lever", s’étonne le président du DAL, Jean-Baptiste Eyraud.
La ministre, qui s'évertue à entretenir le dialogue, a reçu le DAL le 26 octobre. Christine Boutin demande pourtant à l'association la liste des "personnes prioritaires à l'accès au logement selon les critères" de la loi sur le Droit au logement opposable. La ministre entend, sur cette base, trouver une solution en anticipant "l'effectivité de la loi au 1er janvier 2008". Mais DAL lui oppose son refus et riposte en ces termes: "Nous ne fournirons la liste des familles que si nous sommes assurés d'une solution de relogement pour toutes". Le maître-chanteur, Jean-Baptiste Eyrault, avait déjà adopté la même attitude jusqu’au-boutiste à Cachan.
La ministre assure qu'elle "ne cédera à aucune pression de la rue" et se dit "déterminée à ne pas tolérer que des campements du type de ceux délibérément provoqués par le DAL s'installent dans Paris au détriment du véritable intérêt des personnes les plus fragiles".

Précarité : AC condamne Delanoë, les Communistes et Les Verts , comme les autres, en bloc !

Expulsion du local d’AC ! par ...la Mairie de Paris
Les défiants citoyens défiés par les drôles de citoyens de AC ! Les défiants ne peuvent pas mieux que les défiés (et inversement) malgré leurs déclarations édifiantes et leurs people compatissants.
La Mairie socialiste de Paris s’est en effet illustrée en plein mois d’août, alors que la presse est en sommeil et que les nantis ont les doigts de pieds en éventail sur les plages de France et de Navarre.
Voici l’extrait d’un communiqué de AC ! , en date du jeudi 30 août 2007. Seule la partie propagande a été retranchée.
Expulsion du local d’AC ! par la Mairie de Paris :
cachez ces pauvres que la gauche ne veut pas voir
Ce matin, 30 août 2007, d’importantes forces de police ont expulsé le local d’AC !, au 23, bis rue Mathis dans le 19ème arrondissement.
Ce petit local appartient à la SIEMP, une des sociétés immobilières de la Ville de Paris, présidée par Fabienne Giboudeaux (Les Verts).
Après deux ans de lutte,
la gauche parisienne place donc la rentrée des précaires sous le signe de la répression.
Un signal fort en ce début de campagne municipale : malheur à ceux qui ne se satisfont pas d’une politique sociale qui se résume à Vélib et à Paris Plage.
Depuis plus de trois ans, au 23 bis rue Mathis, des permanences hebdomadaires accueillaient les précaires de tous statuts : chômeurs, travailleurs pauvres, SDF, confrontés à des problèmes de survie quotidiens et multiples : coupures d’électricités, radiations de l’ANPE ou suspension du RMI, accès impossible aux services sociaux, trop perçus CAF ou ASSEDIC.
Si la politique de l’Etat et de l’UNEDIC explique certaines de ces difficultés, beaucoup d’autres sont évidemment du ressort des élus parisiens, d’autant plus que la Ville a à la fois les compétences d’une municipalité et celles d’un département.
A qui la faute si les services sociaux sont surchargés, notamment dans les quartiers pauvres, au point qu’en cas d’urgence sociale, le déblocage d’une aide financière de quelques dizaines d’euros prend souvent plusieurs semaines, à qui la faute si la simple obtention d’un rendez vous avec un travailleur social prend souvent le même temps ?
A qui la faute si l’insertion professionnelle à Paris se résume à la multiplication des contrats précaires, comme le Contrat d’Avenir, avec des salaires dérisoires qui ne permettent même pas d’accéder aux droits fondamentaux, dans une ville où tout est plus cher qu’ailleurs ?
A qui la faute si le contrôle, les suspensions de RMI se multiplient, si les allocataires sont envoyés dans des boites de reclassement privées au coût astronomique et à l’efficacité douteuse (comme Patrick Devedjian dans les Hauts de Seine, Bertrand Delanoë a ainsi choisi de faire appel à Ingeus) ?
La responsabilité des élus Socialistes, Verts et Communistes est évidemment écrasante, surtout dans un département riche où aucun problème de budget ne peut être soulevé : en six ans, l’équipe gauche plurielle aurait pu choisir d’améliorer les conditions de vie des Parisiens pauvres, aurait pu, en commençant par ses propres services, créer autre chose que des emplois précaires et sous-payés.
En lieu et place, face à ces critiques concrètes qui se traduisent effectivement au quotidien par de nombreuses actions, notamment d’occupation et d’interpellation des élus parisiens, la Ville de Paris a tenté d’instaurer la même forme de clientèlisme tant reprochée à ses prédécesseurs de droite.
Ainsi en ce qui nous concerne, lors des négociations avec le cabinet Delanoë et de nombreux élus Verts, comme Mylène Stambouli, ou le président du groupe René Dutrey, c’est toujours les mêmes propositions qui nous ont été faites : tout était possible, un local, voire même une subvention pour en payer le loyer, à une seule condition : renoncer à une partie de nos activités, celles qui concernaient la critique en actes de la politique sociale parisienne. Concrètement, cela signifiait fermer nos portes à tous ceux qui en sont victimes.

Notre raison d’être, c’est la lutte contre la misère et la précarité sous toutes ses formes, et quelle que soit la couleur politique des responsables qui l’entretiennent.

Soit ! Mais pouvons-nous ajouter, ‘quelle que soit l’origine’ des précaires ou quel que soit le baileur ? Pourquoi Didier (son histoire dans La Provence) obtient-il les soutiens de la Confédération nationale du logement, du collectif contre les inégalités et du PC qui sont refusés à AC !, nous demandons nous ? Didier habite une ville UMP dans un département PS et son bailleur est la SA Vaucluse Logement (35 % de son parc de logement sur Avignon, 65 % sur le reste du département).
AC ! c’est Agir ensemble contre le chômage, une association française de lutte contre le chomage fondée en 1993 par des syndicalistes trotskistes, originaires surtout de l'Union syndicale Solidaires, de la FSU et du courant gauche de la CFDT, des militants associatifs et des personnalités politiques ou intellectuelles.

A noter que, depuis le 30 août 2007, l'immeuble de la SIEMP, au 23, bis rue Mathis dans le 19ème arrondissement, est inoccupé... Le CAL, ou DAL, l'a-t-il investi?
Les Verts l'ont-il offert aux 'mamans' africaines?

Contacter
SIEMP Société d'économie mixte de la Ville de Paris
29 Boulevard Bourdon
75180 Paris cedex 04
Tél. : 01 42 77 20 20

Demander Fabienne Giboudeaux: elle a 46 ans et habite Belleville, dans le XX° arrondissement, où il se passe toujours quelque chose...

jeudi 1 novembre 2007

Mal-logés parrainés par des nantis d’opérette

Carole Bouquet, Guy Bedos s’affichent dans leurs meilleurs rôles rue de la Banque
Plusieurs personnalités ont apporté un peu de rêve aux mal-logés de Jean-Baptiste Eyrault. Les femmes africaines se sont-elles reconnues en Carole Bouquet, se sont-elles identifiées à Guy Bedos, c’est une autre histoire. L'actrice Carole Bouquet, l'humoriste Guy Bedos ou encore l'écrivain Dan Franck sont venus faire un passage dimanche 20 octobre, rue de la Banque, et ont apporté leur soutien aux familles ‘sans logis’ selon une agence française bien informée, alors qu’ils s’agit de 'mal-logés', qui campent depuis le 3 octobre rue de la Banque à Paris (IIe).
Le maître de cérémonie, porte-parole de Droit au logement (DAL), Jean-Baptiste Eyrault, qui appelait à ce rassemblement de soutien, a expliqué que "malgré le froid, cette nuit il y avait 180 mères de famille qui dormaient" dans cette rue proche de la Bourse, rappelant qu'elles comptaient y rester "tant qu'elles n'auraient pas de solution de relogement". D’autres témoignages en ont constaté une cinquantaine…
"Ces mères ont des papiers, un travail et font tourner l'économie", a affirmé JB. Eyrault.
L'une des ces 'mamans' a expliqué en avoir "marre d'être logée dans des chambres de 8 m2 dans des hôtels". Confirmation que cette ‘maman’ n’est pas sans-logis, mais n’est pas logée à sa convenance.
Carole Bouquet –marchande de vins notoire– a exprimé son soutien à ces "victimes de ‘marchands de sommeil’" et mis en cause l'attitude de la ministre du Logement Christine Boutin : "Je sais bien qu'on ne peut pas trouver de solution en claquant des doigts mais au moins on se déplace". Madame Boutin, ne vous en faites pas, ‘Vous la valez bien’!
"L'humain est bafoué ici aujourd'hui", a renchéri le dessinateur Enki Bilal alors que l'ancien évêque d'Evreux, Mgr Jacques Gaillot, confiait sa "honte" devant une telle situation.
Dan Franck a réclamé "une réponse politique pour ceux qui attendent l'hiver avec crainte" alors que résonnaient autour de lui des cris en faveur d'une "application de la loi sur les réquisitions" de logements. Carole Bouquet ne s'est pas attardée...
Le gaulliste et toujours ambassadeur de 90 ans, Stéphane Hessel, s'est dit "choqué" par "l'aspect raciste" (sic) de cette situation car la majorité des personnes qui campent sont noires! Avec le respect qui vous est dû, Mr l’Ambassadeur, n’avez-vous pas remarqué que d’une part les campeuses ont par ailleurs un logis, que d’autre part les campeuses noires ont choisi de manifester dans la rue tandis que les femmes d’autres origines font face dignement et s’occupent de leur enfants, et qu’enfin les autres sans-logis ne revendiquent aucune priorité. N’avez-vous pas remarqué cela, en passant dans le quartier ou bien le faites-vous exprès, vous qui avez été membre de la Commission nationale consultative des droits de l'homme, ainsi que du Haut Conseil de la coopération internationale? C'est impensable, mais l'émotion et l'effet d'entraînement, n'est-ce pas...
DAL avait prévu d'organiser mardi soir 30 octobre une "nuit de la solidarité" –spontanée-, appelant les citoyens à venir dormir auprès des mal-logés de la rue de la Banque. Festif, DAL ? Carole Bouquet, sicilienne née à Neuilly-sur-Seine d’un père centralien envoyée, adolescente, chez les Dominicaines, icône de la mode et égérie Chanel, a des excuses à sa décharge. C’était une proche du Pr Léon Schwartzenberg qui s'était engagé auprès des « sans-papiers » et des mal-logés. Jusqu'en 2001, il défilait régulièrement avec le lobby extrémiste Droit au logement. Elle participe donc au rassemblement de Jean-Baptiste Eyrault. Festif et indécent, quand, le coup de pub assuré à défaut d’actualité artistique à promouvoir, on peut retrouver son Château douillet en Sicile en sur l'île de Pantelleria… Festif, puisque probablement arrosé de Sangue d'Oro, le vin qu’elle produit maintenant dans son propre chai … Les ‘mamans’ africaine pourront lui préférer la très confidentielle cuvée du Château La Croix-de-Peyrolie qui provient de Lussac, une des appellations « satellites » de Saint-Émilion , fruit de la collaboration entre l’actrice Carole Bouquet et Bernard Magrez – multi-propriétaire à Bordeaux. Ne lui demandez pas quelle est la surface habitable totale de ses demeures, les ‘mamans’ pourraient avoir tout è coup des goûts de luxe. Et revendiquer un partage ? Et qui a dit de Bouquet Carole : ‘Lorsque la franchise sert de tremplin à la bêtise, on se surprend à regretter l'hypocrisie? Bedos Guy.
A son côté, Guy Bedos, que peu de ‘mamans’ africaines avaient remarqué tellement il est petit, n’est pas venu ouvrir aux africaines son modeste domicile à Neuilly où il passe l'hiver, ni sa pauvre propriété dans le Lubéron où il passe l'été. Non ! Il s'est interrogé plus abstraitement sur la situation des mal-logés, mais aussi plus finement que Mlle Bouquet-Chanel, bien que confondant aussi ‘mal-logé’ et ‘sans-logis’: "Est-ce qu'on peut décemment passer dans la rue, voir cela et ensuite rentrer chez soi ?", fustigeant l'inertie des "politiques de gauche comme de droite", avant de s'en retourner à Neuilly. Et toc pour la sectaire Carole Bouquet, vigneronne BCBG, icône de la société de consommation, égérie de la globalisation, sans emploi, mais pas trop mal-logée.
Citation de l’humoriste intelligent : ‘On peut aimer le caviar et avoir envie d'une blanquette de veau.’ Caprice exaucé !

Mal-logés : animation trotskiste de la LCR

Besancenot soutient les mal-logés rue de la Banque
Le porte-parole de la LCR, le trotskiste Olivier Besancenot, a participé samedi 27 octobre après-midi à un rassemblement de soutien aux mal-logés installés depuis trois semaines rue de la Banque à Paris 2ème.
Il s’est beaucoup exprimé devant les caméras.
"Je suis venu pour soutenir les familles installées ici depuis trop longtemps et qui se heurtent à un mur de la part du gouvernement et des pouvoirs publics", a-t-il déclaré.
"C'est un appel au rassemblement le plus large et le plus unitaire", a ajouté Olivier Besancenot.
Il a poursuivi avec : "On continuera à être présents. La seule contrepartie efficace (aux évacuations) ce sera la présence militante permanente comme les associations Droit au logement". Cautionnement trotskiste assez explicite ?
Olivier Besancenot a encore souligné : "Pour la première fois, toutes les associations droit au logement sont rassemblées DAL, Comité action logement (CAL), CDSL, jusqu'aux Enfants de Don Quichotte". Toutes? Le Cimade, par exemple, va apprécier... Et Emmaüs? La LCR ne connaît pas? Toutes, donc!
Pourtant, moins d'une centaine de personnes a participé à cette manifestation, avec appels à la "solidarité avec les mal logés" devant la cinquantaine de tentes dressées sur le trottoir et occupées par une trentaine de familles en majorité africaines, au pied de l'immeuble où est installé le "ministère de la crise du logement".
La ministre du Logement Christine Boutin a déclaré vendredi à une délégation du DAL (Droit au logement) qu'elle n'était pas en mesure de reloger les 300 familles mal-logées, en partie installées rue de la Banque.
Situation étrange : les mal-logés sont exclusivement africains. Faut-il penser que les autres origines sont mieux logées ? Ou bien faut-il considérer qu’elles sont plus méfiantes et réservées sur la récupération trotskiste ?
Vous avez dit ‘étrange ? Les mal-logés africains sont des africaines ! Où sont les hommes ? Où se cachent-ils ? Pour participer à leur manière à la propagande, poussent-ils de faibles femmes devant ?
Paradoxale, aussi : bien que mal logés, les mal-logés ont des logements. Ces logements ne conviennent pas. Soit ! Mais le trottoir médiatique de la rue de la Banque est-il plus accueillant ?
Action convaincante…

Mal-logés africains évacués pour la 2° fois

Les africains sont-ils prioritaires sur les autres mal logés
Les africains mal logés sont-ils des réfugiés politiques ? Leur accueil sur le territoire français est-il récompensé par des opérations de harcèlement ? Les forces de l’ordre ont procédé à leur évacuation pour la deuxième fois en un mois.
Une centaine de gendarmes et quelques policiers en civils ont commencé mercredi peu avant 06h00 à faire évacuer le campement des mal logés installés depuis le début du mois d'octobre rue de la Banque à Paris (2e arrondissement).
L’opération s’est déroulée sans encombre. La plupart des évacués ont emballé tranquillement leurs affaires avant de quitter les lieux sous la surveillance des forces de l'ordre qui bouclaient les accès à la rue donnant sur la place de la Bourse et le Palais Brongnard. Quelques femmes africaines rodées à ces actions de harcèlement ont néanmoins scandé "Solidarité avec les mal-logés!".
On observe que les mal-logés concernés par cette mesure sont en majorité d'origine africaine. Doit-on penser que la seule catégorie de mal-logés en France serait des africains? Il est permis d’en douter et de mettre en cause une récupération malsaine qui insulte les autres catégories. Le problème de leur instrumentalisation politique par Dal qui fait bien peu cas des autres mal-logés hexagonaux pose problème. Faut-il être africain pour mériter la sollicitude de Dal ? Pourquoi Dal privilégie-t-il cette origine, au détriment de telle ou telle autre ? Dénoncer une récupération paraît peut-être excessif à certains, mais que ceux-là en juge avec cet article de l'Humanité paru le 10 janvier 2006 et titrant 'Colère Des enfants de mal-logés': n'est-ce pas révélateur? Pas assez? Alors voici comment se termine l'article: '...le CAL appelle à un rassemblement, demain, près de la gare RER de Denfert-Rochereau à Paris, à 14 h 30' ...
Des africains s'étaient installés une première fois sur les trottoirs de la rue de la Banque le 3 octobre. Et pourquoi pas des mal-logés d’Europe centrale ? Ils en avaient été évacués une première fois mais s'était le jour même réinstallés dans la rue de la Banque, située dans un quartier d'affaires peu fréquenté la nuit.
Cette rue a été choisie par les organisations d'aide aux mal-logés, notamment DAL (Droit au logement), car c'est dans un immeuble squatté de cette même rue qu'a été installé symboliquement le Ministère de la Crise du logement.

Dal se déconsidère et c’est son problème. Mais en multipliant des actions en faveur d’une seule catégorie ‘choisie’ d’immigrés en quelque sorte ‘privilégiés’, cette organisation fait du tort à tous les mal-logés, et c’est sa responsabilité de développer dans la population un sentiment de ras-le-bol, qui sans Dal ne frapperait pas ces personnes défavorisées.