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mercredi 21 août 2013

La baisse de rémunération voulue par Hollande assèche les livrets A

Menace sur le logement: fort ralentissement de la collecte sur le Livret A  en juillet

Les Français ont anticipé la baisse de rémunération du placement préféré  à 1,25%, le 1er août

DAL  a installé un campement
place de la République à Paris,
du 15 au 19 août 2013
Avant même la baisse du taux de rémunération de 0,5% au 1er août, la population a pris peur et la collecte nette (dépôts moins retraits) sur le Livret A a nettement chuté de 82% sur un an, selon des chiffres publiés mercredi par la Caisse des dépôts.

Sur les sept premiers mois de l'année, la collecte nette reste toutefois supérieure à celle de la même période de 2012 et s'établit à 15,53 milliards d'euros (contre 13,29 milliards) grâce à un mois de janvier particulièrement bon (8,21 milliards d'euros).

Le gouvernement Ayrault a décidé cette baisse  du Livret populaire en août, en fonction de l'inflation, passant de 1,75% à 1,25%.  
Le psychologue du ministère de l'Economie, Pierre Moscovici, avait annoncé cette baisse de taux mi-juillet...

L'avenir est moins rose que prévu 

En 2012, à la même époque, le livret d'épargne avait au contraire bénéficié de la perspective du relèvement de son plafond. 
Au total, les sommes déposées sur le Livret A se montaient à 265,6 milliards d'euros fin juillet 2013
En y ajoutant le Livret de développement durable (LDD), dont la collecte nette a quasiment doublé le mois dernier, à 850 millions d'euros, les dépôts atteignaient 365,4 milliards d'euros. Le gouvernement donnait alors à croire qu'il pourrait ainsi porter à 150.000 par an la construction de logements sociaux dès 2013, contre 110.000 en 2011. On sait depuis ce qu'il en a été... 

Ces deux livrets ont donc vu leur encours nettement grimper jusqu'en juillet à la suite des relèvements de leur plafond décidés par le gouvernement, d'où un excédent de ressources pour accomplir les missions dévolues à la CDC.
Les banques vont récupérer une partie de cette manne, à savoir 30 milliards d'euros, selon un décret publié fin juillet, une somme qui devrait aller au financement de petites et moyennes entreprises. Le logement n'est donc pas prioritaire, ce qui explique le coup de sang de DAL et l'opération de diversion de Duflot sur Valls.
A la mi-juillet, des clandestins sans-logis ont occupé un appartement à Bordeaux : 4 militants du DAL interpellés. Les enquêteurs cherchent toujours à savoir qui a concrètement commis le délit de violation de domicile en installant des Bulgares et Géorgiens dans un logement habité par une octogénaire.
Depuis, le porte-parole de l'association Droit au Logement (DAL), Jean-Baptiste Eyraud, a confié sa déception face à la politique du logement du gouvernement qu'il avait appelé de ses voeux.  "Il y a eu des engagements sur la loi de réquisition, mais ils n'ont pas été tenus. Il y a eu des promesses [de Cécile Duflot], mais un an après, elles se sont un peu envolées. Nous sommes très déçus. On considère que les intérêts des mal-logés, et des locataires en général, ne sont pas défendus", déplore-t-il sur le site Internet du Journal du Dimanche.
Depuis, DAL a installé un campement place de la République à Paris, du 15 au 19 août 2013, pour attirer l’attention de Hollande et exiger "l’application de la loi DALO [droit au logement opposable], de l’accueil inconditionnel, d'une loi sur les réquisitions".
Pour mémoire, La Croix Rouge réclame 10.000 euros aux activistes de DAL, pour frais d'avocat et demande l'expulsion de sans-abris qui occupent un foyer à Toulouse. 

Les établissements bancaires distribuant ces livrets seront moins rémunérés (-0,1% en moyenne).  
Bercy devrait dresser un bilan de ces mesures à l'automne.

jeudi 3 janvier 2013

Réquisitions: J.-B. Eyraud, éminence grise de Cécile Duflot

DAL co-gère-t-il le ministère du Logement ?


Le DAL demande une "accélération" des réquisitions

Invité de France Info, Jean-Baptiste Eyraud, le porte-parole à vie de l'association Droit au logement, a commenté la fin de l'occupation d'une maternité à Paris

Droit au logement (DAL) avait "réquisitionné" cette maternité désaffectée du 12e arrondissement de Paris dimanche, avec le soutien de Jeudi noir, fondé par Julien Bayou, conseiller de l'altermondialiste Eva Joly (EELV), lors de sa campagne présidentielle calamiteuse, pour "accélérer le processus" de réquisitions lancé par la ministre du Logement, Cécile Duflot, ont annoncé mercredi les deux associations.



Selon les
informations fournies par les services du Cadastre de Pierre Moscovici et  Jérôme Cahuzac aux activistes anti-libéraux, cette maternité de cinq niveaux et quarante chambres) serait désaffectée depuis "quelques années" et " appartient à différentes sociétés du groupe BNP Paribas".


L'activiste d'extrême gauche critique la mollesse du pouvoir socialo-écolo

"Le gouvernement a choisi la procédure la moins rapide, malheureusement", affirme Jean-Baptiste Eyraud, "il faudrait utiliser les deux outils prévus par la loi et notamment l'ordonnance de 1945".


Prendre aux propriétaires français pour donner aux clandestins

Selon le porte-parole du DAL, la loi adoptée en 1998 par le gouvernement Jospin "n'est pas très efficace", car elle "offre trop de recours aux propriétaires", des "dispositifs dilatoires" qui permettaient d'échapper à la réquisition et de se protéger. 


Eyraud estime à 100.000 le nombre de logements nécessaires

La moitié en région parisienne, "parmi lesquels 20.000 à 25.000 réquisitions". Cela permettrait selon lui de sortir de la rue 150.000 personnes venues d'Afrique et du Proche Orient et de reloger les 50.000 familles prioritaires DALO, loi du 5 mars 2007 instituant le droit au logement opposable.

Lien PaSiDupes - Les expulsions ne mobilisent pas les Français : faible mobilisation de la gauche



mardi 2 février 2010

L'immigration incontrôlée alimente le débat sur le mal logement

Février- DAL et la Fondation Abbé Pierre font le choix des mal logés contre les SDF

La crise du logement est une nouvelle source d'inégalités
Elles touchent de plein fouet les familles --et donc les enfants, au centre de la campagne démagogique actuellement développée-- et qui s'est aggravée avec la crise économique, dont la presse militante omet de rappeler qu'elle est internationale et frappe aussi bien l'Espagne socialiste de Zapatero que l'Amérique du démocrate Obama.

Une campagne humanitaire ?

Le tremblement de terre qui a frappé Haïti est probablement venu contrecarrer la campagne des humanitaires hexagonaux. Respectant un délai de trois semaines de décence, la Fondation Abbé Pierre publiait enfin lundi son 15e rapport annuel -resté en souffrance- qui dresse le constat – à charge- de l' "Etat du mal-logement en France".
Or, le problème du mal-logement perdure depuis que l'effort des années 60 s'est relâché, y compris donc pendant les périodes socialistes, telles que celles de Mitterrand et Jospin, mais le devoir de justice aurait consisté à reconnaître le mérite de Chirac et de son ministre Borloo d'avoir replacé la priorité sur le logement social. Ainsi, la campagne partisane actuelle n'est pas préoccupée de morale politique.
Le bât blesse encore en ce que la campagne propose un reportage militant consacré à une famille d'origine africaine, plutôt que d'origine européenne ou asiatique en région parisienne. C'est la famille Tra-Lou qui nous ouvre son logement

Une campagne politicienne

Peu importe au fond que les mal logés pris en otage des associations soient d'origine malienne ou auvergnate. La campagne perd beaucoup de son impact dès l'instant qu'elle stigmatise la loi du droit au logement opposable
Parce que ce droit fondamental est non sanctionné juridiquement, le Haut Comité pour le logement des personnes défavorisées a proposé dans plusieurs de ses rapports annuels de rendre le droit au logement opposable devant les tribunaux. Au-delà de l'obligation de moyens imposée par la loi Besson, il était proposé de créer une obligation de résultat : les groupements intercommunaux seraient responsables, par délégation de l'État, de la garantie du droit au logement. Cette idée a été reprise par le gouvernement Raffarin et par les deux candidats principaux à la présidentielle 2007.

Devoir de mémoire

Il est rappelé aux organisations
  • Cité par la loi Quilliot (ministre de l'Urbanisme et du Logement dans le second gouvernement socialiste de Pierre Mauroy) du 22 juin 1982 (« Le droit à l'habitat est un droit fondamental ») puis par la loi Mermaz (alors président du groupe socialiste de l'Assemblée nationale, il ne soutenait pas encore la candidature de l'amère Royal) du 6 juillet 1989, le droit au logement est l'objet principal de la loi du 31 mai 1990 visant à la mise en œuvre du droit au logement, dite loi Besson (ministre socialiste de l'Équipement et du Logement de Rocard). Cette loi affirme que « garantir le droit au logement constitue un devoir de solidarité pour l'ensemble de la nation ». Ce droit ne signifie pas que la nation a l'obligation de fournir un logement à toute personne qui en fait la demande, mais qu'elle doit apporter une aide, dans les conditions prévues par ladite loi, aux personnes qui remplissent les conditions pour en bénéficier.
  • Dans sa décision du 19 janvier 1995, le Conseil constitutionnel avait considéré que « la possibilité de disposer d’un logement décent est un objectif à valeur constitutionnelle ». Enfin, la jurisprudence l'a rendu opposable dans certains cas précis, notamment celui des nomades.
    Pendant la présidence de François Mitterrand, e droit au logement est réaffirmé dans la loi du 31 mai 1990 par son article 1, avec les effets que les organisations dénoncent aujourd'hui : « garantir le droit au logement constitue un devoir de solidarité pour l’ensemble de la nation ».
  • La loi SRU du 13 décembre 2000, relative à la solidarité et au renouvellement urbains, va plus avant et définit la notion de « logement décent ». Cette précision est due au gouvernement de Lionel Jospin, mais qu'en est-il advenu jusqu'à ce qu'il arrive bon 3e à la Présidentielle de 2002 ?

    Et au ministre délégué à la Ville et à la Rénovation urbaine de Jacques Chirac dans les gouvernements Raffarin, on ne lui doit donc rien ? Les media militants -mais néanmoins objectifs- le zappent. Il faut dire que ce radical n'est pas en odeur de sainteté: il vient de la gauche !
    Pourtant, outre son plan de cohésion sociale soutenu par la gauche, dans le gouvernement Villepin, J.-L.Borloo est responsable de la ...taxe Emmaüs (qui bénéficie aux associations Emmaüs dans la récupération, le recyclage et le traitement des vêtements d'occasion) et des plans d'épargne logement .

    Une campagne politique

    A quelques semaines seulement des Régionales favorable audans l'attente vaine des effets de la loi sur le Droit au Logement Opposable, dans la ville socialiste de Bertrand Delanoë, en région Ile-de-France administrée par le non moins socialiste .
    VOIR et ENTENDRE (2mn32) le document de l'agence A*P en collaboration avec DAL et la Fondation Abbé Pierre, livré à l'ensemble des media en prêt-à-diffuser (cliquer sur Voir et Entendre)
    -> La fille (aînée de deux frères, Noah et Harlem) fait ses devoirs dans les toilettes et sa bourse d'étude ne règle pas tout. Elle rêve non seulement de meilleures chances de réussite, mais de conditions satisfaisantes d'hygiène et une vie plus digne.

    -> Malgré DAL, Valentine, la maman, a épuisé toutes les démarches auprès de la mairie de Paris et cette nounou et femme de ménage a un fort sentiment d'injustice.
    534 euros pour un logement de 18m3, mais sans compter les allocations familiales de trois enfants, et les aides attribuées à une mère seule. Une famille monoparentale reçoit le RSA ou « revenu de solidarité active » (qui depuis 2009 comporte les ex-ASF et
    API laquelle était versée uniquement si le salaire n'excédait pas 735€ par mois)
    « 600000 enfants en France » et peut-être Français, seraient dans ce cas.

    Le doit au logement (DALO)

    => L'association Les Enfants de Don Quichotte qui a organisé un campement de tentes le long du canal Saint-Martin à Paris en 2006 a médiatisé une préoccupation qui perdure de gouvernement en gouvernement, de droite comme de gauche.
    => L'adjectif « opposable », qui signifie : « que l'on peut faire valoir contre autrui » est apparu dans son acception pourtant juridique en 1845.
    La notion de droit au logement opposable est apparue en 2003, alors que "Droit Au Logement" (DAL) est né de l'union de l'association Droits devant!! (un collectif parisien formé de militants autonomes du groupe Prolétaires Pour Le Communisme , dont le porte-parole est Jean-Claude Amara) et de militants d'extrême-gauche et des milieux alternatifs proches de Jean-Baptiste Eyraud (président). C'était lors de la scission avec le Comité des Mal-Logés fondé à Paris en 1986 (autodissout en 1994) et qui refusait toute concertation avec ses interlocuteurs naturels, les autorités municipales
    .
    Qui sont les bénéficiaires de la loi ?
    Pour bénéficier du droit à un logement décent et indépendant garanti par l'État, il faut :
    - être de nationalité française -ou résider sur le territoire français de façon régulière- et dans les conditions de permanence définies par les articles R.300-1 et R.300-2 du code de la construction et de l'habitation.
    - ne pas être en mesure d'accéder par ses propres moyens à un logement décent et indépendant et de s'y maintenir ( différentes évaluation estiment le nombre de ménages dans cette situation de l'ordre de 600 000, soient 1 million 700 mille personnes, au regard du seul critère des conditions de logement)
    - avoir déposé une demande de logement social (HLM) et disposer d'une attestation d'enregistrement départementale de cette demande ("numéro unique").

    Augustin Legrand, le porte-parole des Enfants de Don Quichotte, figure sur la liste de Dany-le-Rouge (Europe écologie) pour les élections régionales de 2010 en Île-de-France. Comment ne pas légitimement penser que la campagne médiatique des Verts -en apparence en faveur des mal-logés- et qui démarre en février, à l'approche des régionales, vise prioritairement les listes socialistes sortantes dans 20 régions, lesquelles ont leur part de responsabilités dans le mal-logement ?

    => Rien oublié dans ce reportage compassionnel ?
  • Les allocations familiales pour trois enfants, au 1er janvier 2008, sont de 282,70 €.
  • Alors que 1.75 millions de demandes (dont la moitié à moins d’un an) de logement social s’accumulent, 5.7 millions d’allocataires (couvrant 12.8 millions de personnes) perçoivent une aide au logement, l’APL, l’ALS ou l’ALF, d’un montant mensuel moyen de 215, 185 et 150 euros respectivement, par personne et par mois en 2004.
  • Rappelons enfin que le mouvement HLM gère 25 % du parc immobilier français, soit 3.8 millions de logements. Autant dire que nous sommes en présence d’un secteur largement administré par l’Etat -mais aussi les collectivités locales-, sur un modèle d'économie de type socialiste.
  • Nous sommes entre 63,5 et 65 millions sur le territoire
    En France, la fécondité est en légère baisse par rapport à 2008. Désormais, elle est de 1.99 enfant par femme (contre 2, l’année dernière), mais elle reste cependant l’une des plus élevées d’Europe: moins de 1,4 en Allemagne où les conditions de logement s'améliorent.
    La population allemande diminue: « il n'y a même plus d'immigration », note Pascale Breuil
    ENTENDRE (cliquer et copier avant disparition) enfin le reportage auprès de l'INSEE sur la démographique en France, sur
    France Info, le 19 janvier 2009, avec le "décryptage" de Pascale Breuil, chef de l’unité des études démographiques et sociales à l’INSEE
  • vendredi 2 novembre 2007

    DAL envenime la situation des mal-logés

    Sa politique du tout-ou-rien contredit l’urgence affichée
    La gauche extrême fait profession de féminisme et se met en quatre pour les ‘mamans’, à condition toutefois qu’elles soient africaines. Dans sa logique particulière, ses attentions actuelles pour deux ministres-femmes sont en effet suspectes. Cette gauche-là aime les ‘femmes debout’, mais les petits soins qu’elle prodigue à Rachida Dati et Christine Boutin laissent songeur. Aiment-ils vraiment les femmes autant qu’ils le prétendent, puisqu’ils n’ont de cesse de les harceler?
    Ces attentions très particulières durent depuis le 3 octobre dernier, avec l'installation d'une centaine de tentes sur un trottoir de la rue de la Banque dans le 2e arrondissement, juste devant un immeuble squatté (donc abusivement et illégalement) depuis décembre 2006 par des associations, dont DAL.
    DAL exige le relogement de ces familles qui vivent dans des hôtels, des foyers, aux frais de la collectivité, ou chez des tiers dans l'attente d'un logement social. Le campement est régulièrement démonté par les forces de l'ordre et les familles dispersées avant de finalement revenir sur place et de se réinstaller.
    L’opposition de DAL est à la fois systématique et frontale. Aujourd’hui vendredi matin, au lendemain d'une nouvelle évacuation par la police, des militants avaient organisé un relais sur le trottoir avec la volonté de provoquer les forces de police. "Dès que quelqu'un s'assoit sur le trottoir, les policiers l'obligent à se lever", s’étonne le président du DAL, Jean-Baptiste Eyraud.
    La ministre, qui s'évertue à entretenir le dialogue, a reçu le DAL le 26 octobre. Christine Boutin demande pourtant à l'association la liste des "personnes prioritaires à l'accès au logement selon les critères" de la loi sur le Droit au logement opposable. La ministre entend, sur cette base, trouver une solution en anticipant "l'effectivité de la loi au 1er janvier 2008". Mais DAL lui oppose son refus et riposte en ces termes: "Nous ne fournirons la liste des familles que si nous sommes assurés d'une solution de relogement pour toutes". Le maître-chanteur, Jean-Baptiste Eyrault, avait déjà adopté la même attitude jusqu’au-boutiste à Cachan.
    La ministre assure qu'elle "ne cédera à aucune pression de la rue" et se dit "déterminée à ne pas tolérer que des campements du type de ceux délibérément provoqués par le DAL s'installent dans Paris au détriment du véritable intérêt des personnes les plus fragiles".