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samedi 28 septembre 2013

Manuel Valls a-t-il vocation à entrer au FN ?

"On pourrait presque donner à Valls sa carte d'adhérent au FN", raille Philippot 
Le vice-président du FN, Florian Philippot était vendredi  l'invité de  Bruno Jeudy, rédacteur en chef du service Politique du Journal du Dimanche, et de Caroline Vigoureux du JDD.fr dans l'émission Décideurs Politiques, en partenariat avec DECIDEURSTV.

Manuel Valls adhérent du FN ? 


Le ministre de l'Intérieur est à sa porte,
 assure le vice-président du parti frontiste, Florian Philippot, invité vendredi de Décideurs Politiques - en partenariat avecleJDD.fr et DECIDEURSTV. "J'ai entendu le ministre de l'Intérieur, je me suis dit qu'on pourrait presque lui donner sa carte d'adhérent au Front national", a-t-il ainsi lancé.

Il juge les propos de Manuel Valls - qui font polémique jusqu'au sein du gouvernement - "assez intéressants". "C'est très novateur d'ailleurs", considère même ce proche de Marine Le Pen. Mais Florian Philippot pose tout de même une condition : "Qu'il change radicalement de position sur la question des frontières, de Schengen et de la libre circulation dans l'Union européenne."



Le FN ne croit pas vraiment à la volonté du gouvernement de régler la question des Rom 

Il renvoie, une fois encore, UMP et PS dos à dos. "Bien évidemment, ce ne sont que des effets d'annonces comme du temps de Nicolas Sarkozy. On avait déjà eu le même sketch, le même cinéma", considère cet énarque de 31 ans. Selon lui, "l'UMP est coincée, l'UMP est prise dans ses contradictions. Ils n'ont rien fait en dix ans de pouvoir [sic et on se demande pourquoi la gauche était tant remontée] et aujourd'hui, ils n'ont rien à proposer parce qu'ils sont aussi pour la suppression des frontières."

Et si Florian Philippot prenait sa carte au PS ?

Quasi unanimité de Français opposés aux camps de Rom, selon un sondage

Tous xénophobes, voire fascistes ? 
Et EELV coupé de la base ? 

La politique de Valls sur les Rom satisfait une large majorité de Français

"Les solutions d'intégration ne peuvent concerner que quelques familles" de Rom. Le ministre de l'Intérieur de Hollande expliqua même que seule une minorité de Rom souhaite véritablement s’intégrer. Ces propos de Manuel Valls ont créé un raz-de-marée au sein du PS, comme à la gauche du PS, mais aussi au sein du gouvernement et jusqu'à la Commission européenne.

Le ministre de l'Intérieur est un récidiviste

Il avait déjà déclaré en mars que "les Rom" ont vocation à rester en Roumanie ou à y retourner", est allé plus loin cette fois : "Ces populations [les Roms, ] ont des modes de vie extrêmement différents des nôtres et qui sont évidemment en confrontation" avec les populations locales. C'est ce qu'il avait explicité, interrogé au micro de France Inter ce mardi matin sur le dossier qui ne cesse d'enfler à l'approche des élections municipales, 

Manuel Valls provoque un tsunami à gauche. 
La centrale nucléaire altermondialiste est au bord de l'implosion:  la ministre du Logement, Cécile Duflot, accuse son collègue du gouvernement d’être allé " au-delà de ce qui met en danger le pacte républicain". Le sondage BVA réalisé pour Le Parisien -  Aujourd’hui en France  et l’émission  CQFD  sur i-télé (groupe Canal+) montre néanmoins que les Français sont en phase avec les propos du ministre de l’Intérieur.

A côté de la plaque, la gauche ignore les Français

Alors que sept Français sur dix ne croient pas à la pause fiscale
Montebourg

Ch'tite Martine Brochen-Aubry

C. Duflot interpelle Hollande après les propos de Valls sur les Roms:

A. Hidalgo, candidate à la mairie de Paris s'en prend aux "propos indignes"  de sa rivale NKM:

Pourtant,
à une quasi-unanimité — 93 % —, les sondés estiment que les Rom s’intègrent mal dans la société française. 
Ce constat dépasse les clivages politiques, puisqu’il est partagé par 98 % des sympathisants de droite et 84 % de ceux de gauche. Même  quand ils condamnent les propos de Valls, les électeurs des écologistes ou du Parti de gauche, partagent cette idée d’une mauvaise intégration des Rom (respectivement 76 % et 69 %). 
Et une nette majorité de Français (53 %) juge même que les Rom s’intègrent "très mal".

Jugé assez à gauche par 72 % des électeurs de droite

Cette enquête conforte surtout Manuel Valls. 
Au total, 77 % des sondés approuvent la fermeté du ministre de l’Intérieur lorsqu’il assure que "l’intégration ne peut concerner que quelques familles" et qu’ "il n’y a pas d’autre solution que le démantèlement des campements et les reconduites à la frontière". Ils ne sont que 21 % à estimer qu’il "a tort, car il ne doit pas stigmatiser une partie de la population". 
Ce sont les sympathisants de droite qui applaudissent massivement le discours de Valls (94 %). Les électeurs de gauche sont aussi nettement majoritaires (55 %) à l’approuver, contre 43 % à lui donner tort. A l’instar de leurs dirigeants, les sympathisants écologistes et les amis de Jean-Luc Mélenchon sont ceux qui condamnent le plus clairement les déclarations du locataire de la Place Beauvau (à 60 % et 62 %).

Enfin, quand on interroge les Français sur son positionnement politique, les deux tiers (67 %) répondent que Manuel Valls est équilibré, "juste comme il faut, ni trop ni pas assez à gauche". "Après cette polémique autour des Rom, le  ministre de l’Intérieur est parfaitement en phase avec l’opinion, analyse Gaël Sliman, directeur général adjoint de BVA. Mais ce n’est pas parce que les Français lui donnent raison que cette polémique lui profitera personnellement, ni surtout qu’elle n’est pas fâcheuse pour l’image collective du gouvernement", assure l'analyste, sans s'expliquer.

Pour l'heure, Valls est conforté par une majorité des sympathisants de gauche (57 %), mais 39 % de ces mêmes électeurs ne le trouvent "pas assez à gauche", ce qui amène Philippot à ironiser sur une prochaine adhésiondu ministre de Ayrault au FN. Des chiffres dont on a tendance à penser, Place Beauvau, qu’ils traduisent "la réalité du terrain". 
Une grande majorité des maires entend le message de la base à l'Intérieur à six mois des élections municipales.

DOCUMENT: Manuel Valls et la polémique sur les Rom

Cohn-Bendit sur Valls : "Son discours est dangereux et idiot"

Sans surprise, les propos de Valls sur les Rom renforcent les extrémismes, selon l'eurodéputé écologiste.

Manuel Valls a-t-il dérapé ? 
DANIEL COHN-BENDIT. "Oui. En disant que les Rom ne veulent pas s’intégrer, Manuel Valls racialise la question. Son discours est dangereux et idiot. Il y a des gens qui, il y a une soixantaine d’années, parlaient de la même façon des Roms et des Juifs."
"Les juifs des années 1930 non plus n’étaient pas intégrables", assure Cohn-Bendit, poussant loin la corrélation avec le nazisme… Ils ont fini en camp de concentration. En s’exprimant ainsi, Valls renforce les extrémismes."

Selon notre sondage, 93% des Français estiment que les Roms s’intègrent mal… 
"Dans les années 1930, 80% des Français pensaient que c’était difficile d’intégrer les juifs… insiste-t-il. Les Rom font l’objet d’une haine ancestrale. Personne ne les veut. La question n’est pas de savoir s’ils sont "bons" ou " gentils" : ils sont victimes. [Et ne font pas de victimes ?] Il faut être prudent car, en période de crise, les majorités se défoulent sur les minorités. [Valls aurait donc trouvé un exutoire à la crise et aux contre-performances du pouvoir socialo-écolo, les altermondialistes du gouvernement réclamant de surcroît le beurre et l'argent du beurre] Les Rom sont des boucs émissaires parfaits."

Reconnaissez-vous que les camps illégaux peuvent poser des soucis aux riverains?
"Je reconnais que la tâche n’est pas facile. Mais pourquoi le Défenseur des droits, Dominique Baudis, dit-il que la circulaire (interministérielle) d’août 2012 [dans laquelle six ministres du gouvernement Ayrault signent les procédures de démantèlements de camp] n’est pas appliquée ? Je partage son constat : le gouvernement fait de la répression, mais rien pour l’intégration. Oui, un camp illégal pose des soucis. Mais où est le camp légal alors?" assène Cohn-Bendit, spécialiste des réductions intellectuelles binaires.

Cécile Duflot a-t-elle eu raison de dire que Valls allait au-delà du pacte républicain? 
"Le pacte républicain, c’est un mirage. Mais Valls a été au-delà d’un humanisme nécessaire pour traiter une question difficile. Comme Nicolas Sarkozy en son temps, le discours du ministre de l’Intérieur est celui de l’ordre qui conduit à l’inefficacité" [Peut-on être plus lapidaire?]. Car il y aura toujours une Nathalie Kosciusko-Morizet pour lui signaler qu’il y a un Rom dans la rue… Valls ment : il ne pourra pas tous les expulser. Ça ne marche pas, mais ça rassure en faisant le lit des extrêmes."

Y a-t-il aujourd’hui une politique de gauche à l’égard de cette population? 
Dans le discours, je ne vois pas de différence avec Nicolas Sarkozy. Quant à la pratique, elle est aussi indifférente. Si j’étais au gouvernement, j’organiserais une grande conférence avec des élus locaux de tous bords, les représentants de la communauté, les ministres… pour dire : qu’est-ce qu’on fait? et déterminer un plan d’action. L’Europe propose des financements [elle les verse, mais ne contrôle pas ce qu'en fait Hollande...] Or la France ne mobilise même pas les fonds européens existants." [Ce qui signifie que Hollande les affecte à autre chose: c'est du détournement de fonds ]

Bartolone, ex-président du 9.3
s'est sédentarisé
dans cette modeste caravane, aux Lilas
Le PS ostracise à tour de bras

Pour Claude Bartolone,
la commissaire européenne aux Droits de l’homme, Viviane Reding, est une "mère fouettarde"… Elle a rappelé le principe de libre circulation des individus. Elle était dans son rôle. Si Claude Bartolone veut une exception pour les Rom et des contrôles au faciès, qu’il le dise…
Henri Emmanuelli a pris position contre Valls
"Les Roms sont certes une population "très difficile à intégrer, mais ce n'est pas nouveau" avait finement observé le député PS et président du Conseil général des Landes, avant de commenter au hall des sports de Vieux-Boucau.: "On ne me fera pas croire que 20.000 Roms sont un obstacle insurmontable pour la République française."
Et il se range au côté des altermondialistes. "Il y a des limites à ne pas franchir et des barrières à ne pas fragiliser", a-t-il encore assuré, avant de lancer un "salut amical à Cécile" Duflot, la ministre du Logement montée montée dans les tours après les propos du locataire de la Place Beauvau. "Etre de gauche, mon cher Manuel, ça ne se proclame pas, ça se prouve", a asséné le sulfureux cacique du PS au locataire de la place Beauvau.

Benoît Hamon s'est fait l'écho de son maître
Il a admis samedi que la gauche s'expose à des "leçons en réalisme" sur les Rom, ajoutant qu'elle ne peut renoncer à "intégrer progressivement une population" contre son gré. 
Et d'accumuler les phrases toutes faites en contradiction avec la réalité du temps: "La gauche ne postulera jamais l'impossibilité d'intégrer progressivement une population (...) Qui serions-nous si nous leur refusions le droit à l'éducation, à la santé, et à un toit au nom de leur différence", a déclaré le vertueux sans le premier sou de financement. "Sommes-nous si supérieurs aux autres que nous puissions décréter l'inaptitude générale d'une population à l'intégration dans notre société républicaine ?", s'est gravement interrogé le petit ministre devant les participants aux universités de rentrée d'Un monde d'avance, un courant socialiste radical, à Vieux-Boucau, dans les Landes.
"Ce qui m'irrite le plus dans les polémiques que nous nous créons à gauche, et on l'a vu dernièrement sur les Rom, ce sont les procès ou les leçons en réalisme identiques à ceux que nous fait la droite", a prétendu celui qui adressait des remontrances à cette droite que Valls incarne au PS.

Ouverture le dimanche : le grand bric-à-brac des magasins de bricolage

Bricorama (indépendant au CAC 40) dénonce Leroy Merlin (Auchan) et Castorama (Auchan)

Les magasins de meubles ou les jardineries peuvent ouvrir. Ceux de bricolage, non. 
Enfin, tout dépend d'où ils sont situés. Une législation peu lisible?

La bataille sur le travail dominical et de nuit fait de nouveau rage 
Bricorama vient en effet de faire condamner ses concurrents Leroy Merlin et Castorama à fermer le dimanche, quand précisément les bricoleurs ont besoin d'eux. Mais le puissant groupe Auchan a annoncé qu'ils étaient prêts à braver l'interdit avec le soutien de certains salariés. La polémique est récurrente et ne semble pas prête à s'éteindre. 

Bricorama avait été condamné en janvier 2012, sur plainte syndicale, mais, le 17 décembre, le TGI de Pontoise avait débouté le syndicat FO qui réclamait près de 37 millions d'euros à Bricorama  pour n'avoir pas respecté une décision de justice lui ordonnant de ne pas ouvrir 32 magasins en Ile-de-France le dimanche.  

L'enseigne Bricorama avait alors riposté en déposant des assignations en référé contre huit magasins Castorama d'Ile-de-France (dont les deux visés par FO), ainsi que douze de Leroy Merlin qui se trouvaient dans la même situation. "Soit tous les magasins sont ouverts, soit ils sont tous fermés le dimanche", avait alors déclaré Jean-Claude Bourrelier, P-DG de Bricorama. Une déclaration frappée au coin du bon sens.
Bricorama, qui emploie 2.614 salariés dans ses 95 magasins français, sans compter la Belgique, etc..., dont une trentaine en Ile-de-France, compte 300 collaborateurs réguliers travaillant le dimanche.

Mais la politique du cas par cas met la législation sens dessus-dessous en la matière. 
Aux termes de la loi Chatel de 2008, les magasins d'ameublement peuvent en effet ouvrir, quelle que soit leur implantation, mais pas les magasins de bricolage qui vendent parfois les mêmes produits. 
Pour compliquer encore la donne, la loi Mallié du 10 août 2009 instaure une dérogation permettant l'ouverture le dimanche d'autres magasins, s'ils se trouvent dans une zone touristique ou dans un des "périmètres d'usage de consommation exceptionnel" (Puce).
 
En pratique, ces derniers ne concernent que les régions parisienne, marseillaise et lilloise. Pour être autorisé à ouvrir, un magasin doit demander une dérogation individuelle au préfet sur demande du conseil municipal. Sauf que ces zones sont évidemment contestées par les enseignes qui n'en font pas partie, alors que parfois elles n'en sont distantes que de quelques kilomètres !

NPA avec Besancenot, PCF avec P.Laurent et Brossat, et PG avecM. Billard:
le message est clair

Mieux,
le statut juridique permettant l'ouverture le dimanche n'est pas neutre pour les salariés. 
Dans les zones touristiques, ils ne bénéficient d'aucune contrepartie financière et l'entreprise peut même les obliger à venir travailler. 
À l'inverse, dans les Puce, l'employeur doit doubler la rémunération, accorder un repos compensateur et s'assurer que le salarié est volontaire, même si ces contreparties peuvent être modifiées par la signature d'accords collectifs.

La proposition de NKM

La candidate UMP aux municipales à Paris, Nathalie Kosciusko-Morizet, veut s'inspirer de la réglementation applicableen Puce.  À l'instar de Frédéric Lefebvre et de Luc Chatel, elle a déposé vendredi une proposition de loi pour autoriser l'ouverture de commerces la nuit. En se fondant donc sur les règles relatives à l'ouverture des commerces le dimanche, NKM veut autoriser l'ouverture des commerces dans "des zones touristiques d'affluence exceptionnelle", délimitées "par arrêté du préfet, sur proposition du maire", a-t-elle expliqué dans un communiqué. L'autorisation serait donnée au vu d'un accord collectif ou après "un référendum organisé auprès des personnels concernés par le travail de nuit", souligne la députée de l'Essonne. Les "salariés volontaires" toucheraient "une rémunération supérieure d'au moins 30 % à la rémunération normalement due", ajoute NKM. 

À l'approche des municipales, le chef de file des communistes parisiens, Ian Brossat ne fait pas dans la dentelle: "Demain, elle [Nathalie Kosciusko-Morizet] proposera sans doute le retour aux travaux forcés." "L'horizon de l'humanité pour la droite, c'est donc que certains puissent acheter leurs pots de yaourt à deux heures du matin - et qu'il y ait un travailleur précaire derrière une caisse pour les servir. Les salariés parisiens, comme les riverains, ont aussi droit à des temps de repos", a encore brodé Ian Brossat. 

Les salariés concernés ne prisent pas la déclaration communiste
Selon la CFTC, chez Leroy Merlin, "95% des salariés de la région parisienne sont pour le travail du dimanche".

vendredi 27 septembre 2013

Pierre Bergé (PS) pour la suppression de "toutes les fêtes chrétiennes"

Au profit de fêtes ...musulmanes ! 

Le milliardaire socialiste Pierre Bergé a plaidé jeudi pour la "suppression de toutes les fêtes chrétiennes" 
au nom de la séparation de l'Eglise et de l'Etat. Des propos qui font écho aux récentes déclarations d'un membre de l'observatoire de la laïcité et de Jacques Attali qui souhaitent les remettre en cause. Un nouveau débat  se dessine à la veille des municipales. 

Pour Bergé, faut-il rétablir les Bacchanales ?

L'homme d'affaires a estimé que la France vit "sous le régime de la séparation des églises et de l'État. Nous ne sommes pas que des catholiques ou protestants chrétiens en France, a-t-il argumenté jeudi, au micro de RTL. 
Il y a une majorité, selon lui, une grande partie de musulmans. Il y a beaucoup d'autres religions. Pourquoi en effet ne pas en tenir compte ? Je préférerais qu'on soit laïcs jusqu'au bout et qu'à l'exception de Noël, qui est devenu une fête chrétienne et qui était une fête païenne, on supprime toutes les autres. L'Assomption, la Pentecôte, Pâques." 

L'argent confère plus de la visibilité que de lisibilité
"Ce sont des fêtes commerciales, mais elles restent chrétiennes", a-t-il argumenté. Bergé pensait-il à l'Ascension et à la Pentecôte ou se livre-t-il à tous les amalgames malveillants ?

Il n'est pas élu, mais il enjoint la France à avoir du "courage" et d'aller "jusqu'au bout".
"Les religions existent, les églises existent. Je trouve normal qu'elles existent, ainsi que les mosquées [sauf les synagogues?], a-t-il continué, mais c'est incroyable que l'on soit dans ce régime où il y a des fêtes tous les 15 jours et que ce soit des fêtes chrétiennes." Il a connu le temps récent des grèves tous les mois sans en être chiffonné !  

Et de conclure, "moi, ma proposition, c'est plus de fêtes chrétiennes, plus de fêtes religieuses du tout".
Et au calendrier révolutionnaire ?

S'il était né le 14 novembre 1793, il serait de brumaire et tirait son nom "des brumes basses d'octobre à novembre".


Les exemples de fiel sont légion dans les tweets de Bergé




Une provocation qui n'a pas manqué de faire réagir sur Twitter 

L'impudent n'est pas socialiste pour rien:


Des attaques concertées


"On doit remplacer deux fêtes chrétiennes par Yom Kippour et l’Aïd." 
Ces propos radicaux tenus dans un entretien avec Challenges (groupe Le Nouvel Observateur et sanisettes de Claude Perdriel, élevé par une juive proche de sa famillece ...vendredi sont ceux de l'anthropologue Dounia Bouzar (pour Dominique Amina: Dounia est un condensé de ses origines marocaines, algériennes, italiennes et corses), nommée dimanche dernier par Jean-Marc Ayrault à l'Observatoire de la laïcité, créé en 2007 et dont le premier président est Jean-Louis Bianco (PS), depuis février 2013. 
Elle a siégé au Conseil français du culte musulman de 2003 à 2005, mais démissionna, accusant le Conseil de ne pas assez agir sur les questions de fond. Bien qu’élevée dans un milieu intellectuel non religieux, elle s'est convertie à l’islam à l’âge de 27 ans, alors qu'elle travaillait comme éducatrice au sein de la Protection judiciaire de la jeunesse. Elle a publié sir l'islam des banlieues et sur les Français de confession musulmane.
Dans un entretien à Challenges cette semaine, elle s'est dite favorable à la suppression de deux jours fériés chrétiens pour être remplacés par l'Aïd et Kippour.

Atalli, à gauche, face à Mitterrand,
les Segollande en arrière plan
En février dernier, Jacques Attali avait lui aussi plaidé pour des mesures du même ordre : "Il convient […] d’enlever de notre société laïque les derniers restes de ses désignations d’origine religieuse. Par exemple, les jours fériés ne devraient être que laïcs, tels le 1er janvier, le 1er Mai, le 14 juillet et le 11 novembre. Les autres, dont les noms conservent encore une connotation religieuse (la Toussaint, Noel, Pâques, l’Ascension, la Pentecôte, l’Assomption) devraient se voir attribuer des noms laïcs ("fête des enfants" pour Noel et "fête de la liberté" pour Pâques) ou être considérés comme des fêtes religieuses, que les citoyens pourraient choisir comme jours fériés, parmi d’autres jours fériés pour d’autres fêtes religieuses (Kippour, l’Aïd, l’anniversaire du Dalai Lama). "Il parlait alors d'une "mesure de salut public". 


"Vous me direz, si une bombe explose sur les Champs à cause de #laManifPourTous c'est pas moi qui vais pleurer", écrivit le vieillard indigne.

L
e 16 décembre 2012 au sujet de la gestation pour autrui (GPA), l'ancien compagnon d'Yves Saint-Laurent avait déclenché une première controverse en marge d'une manifestation favorable au mariage homo. Dans un entretien accordé au Figaro.fr, Pierre Bergé avait en effet déclaré : "Louer son ventre pour faire un bébé ou louer ses bras, quelle différence ? C'est faire un distingo qui est choquant".

Un tweet du Bergé galeux, suite à la publication par Le Monde d'un manifeste de la Manif pour Tous:

Et pour info




Hollande au plus bas dans les sondages

L'apprenti peut-il descendre encore plus bas ?

Le changement, pour le président socialiste, consiste à tutoyer le record d'opinions négatives dans toute l'histoire de la Ve République


Le chef de l’État a encore perdu cinq points de popularité en septembreatteignant son niveau le plus bas à 23%Celle du pâle Ayrault reste stable par rapport au mois dernier, à 30%, selon un sondage Ifop pour le Journal du dimanche (JDD).

Qu'il se tourne vers l'Ifop, TNS Sofres ou Ipsos, François Hollande ne peut que constater les dégâts de ses choix: trois Français sur quatre ne lui font pas (ou plus) confiance. Son premier ministre Jean-Marc Ayrault n'est pas mieux loti, avec une écrasante majorité d'opinions défavorables. Rarement les têtes de l'exécutif auront été si impopulaires dans l'histoire de la Ve République.

Ce qui compte pour eux, c'est d'avoir la cote au Mali


  • La descente aux enfers de Hollande dans l'opinion française

    • Avec seulement 23% , jamais il n'avait rassemblé si peu de suffrages, selon le baromètre Ifop/JDD, le seul sondage qui existe depuis le début de la Ve République.

      Pire encore, François Hollande n'est plus qu'à 1% du record d'impopularité établi par François Mitterrand en décembre 1991. Quatre mois plus tard, la première Premier ministre de l'Histoire, Edith Cresson avait servi de fusible: avis d'alerte donc au sombre Ayrault !

      Après seize mois de mandat, Hollande est en tout cas largement en retard sur ses prédécesseurs, comme l'a démontré "le Vrai-faux de l'info" d'Europe 1 Les indices de confiance de Jacques Chirac était à 31% en 1996, Nicolas Sarkozy à 37% en 2008, François Mitterrand à 42% en 1982 et Valéry Giscard d'Estaing à 54% en 1975. Encore très populaires seize mois après leur élection, Georges Pompidou rassemblait 66% d'opinions favorables et Charles de Gaulle culminait à 73%.

      S'il veut se faire des illusions, François Hollande peut toujours compulser les archives de TNS Sofres/Figaro Magazine. Il constatera qu'à 18 mois, sa cote de confiance est à 27%, quand celle de Jacques Chirac était de 16% en juillet 2006, mais à la fin de son second mandat (mai 2007), alors que la crise des sub-primes s'était déclenchée au deuxième semestre 2006, aux USA...



  • Ayrault accompagne Hollande dans sa chute
  • Sans surprise, Jean-Marc Ayrault n'est pas mieux loti. Selon un autre baromètre, Ipsos/Le Point, le Premier ministre et le président de la République sont au coude à coude dans la médiocrité, avec 28% de jugements favorables chacun en septembre. L'institut TNS Sofres, confirme, puisque le duo atteint péniblement 27% chacun.

    Un exécutif solidaire dans le naufrage

    L'opinion française sur l'action du Premier ministre et sur celle du président de la République n'est pas nécessairement corrélée
    Par exemple, en avril 2011, Nicolas Sarkozy était au plus bas dans les sondages (29%) quand François Fillon faisait cavalier seul avec 46% d'indice de confiance, selon Ipsos/Le Point.



  • Hollande peut-il encore faire pire ?
  • Pour que François Hollande remonte la pente, les indicateurs sociaux et économiques doivent rapidement passer du rouge vif au rouge orangé. La première baisse du chômage constatée chez les jeunes à l'occasion des petits jobs d'été peut l'aider à manipuler l'opinion.

    L'érosion de la confiance est significative jusque dans les rangs du président. Selon Ifop/JDD, un gros tiers des sympathisants du PS sont mécontents de l'action de François Hollande. Il n'y a bientôt plus que la CFDT pour positiver, à l'instar d'Edouard Martin, son douteux meneur de Florange. Or, il faut se rappeler qu'au premier tour de la présidentielle, le candidat PS avait rassemblé 28,6% des voix. Potentiellement, Hollande pourrait ainsi passer sous la barre des 20% d'opinions favorables et faire affleurer son noyau dur d'irréductibles.



  • Un mauvais signal pour le redressement des courbes
  • Souvent, lorsqu'il arrive en fin de mandat, un président de la République française brille par son impopularité. Les indices de confiance sont la plupart du temps inversés par rapport à sa date de prise de fonctions. Cela n'a pas empêché Jacques Chirac d'être réélu en 2002.
    L'exception qui confirme la règle est le premier septennat de François Mitterrand. Après un pic exceptionnel à plus de 70% en 1981, lors des dévaluations du franc, la popularité du président socialiste n'a cessé de chuter jusqu'en 1985, avant de remonter en flèche pendant la période de cohabitation (1986-1988). C'est l'époque de l'explosion de la centrale nucléaire de Tchernobyl, des terroristes d'Action directe assassinent le PDG de la Régie Renault, Georges Besse, au nom de la lutte contre l’impérialisme capitaliste, un jeune franco-algérien, Malik Oussekine est frappé à mort lors d'une manifestation estudiantine contre le projet de réforme universitaire Devaquet, Jean-Marie Le Pen lâche son "détail de l'histoire", l'Irangate éclate, Mitterrand et Thatcher donnent le départ du tunnel sous la Manche, inauguration de la Pyramide du Louvre, le Liban libère les otages français, Marcel Carton, Marcel Fontaine et Jean-Paul Kauffmann, réélection de Mitterrand,...



  • Popularité : le grand écart d'Alain Juppé
  • A l'instar des présidents de la République, les Premiers ministres sont toujours moins populaires au moment de leur départ qu'à celui de leur nomination. Gouverner, ça use. L'exemple d'Alain Juppé illustre à merveille la versatilité des Français par rapport à l'opinion qu'ils se font de leurs dirigeants politiques.
    Quelques mois après l'entrée en fonctions de l'actuel maire de Bordeaux, le plan Juppé met la France dans la rue à l'automne 1995: il s'agissait de réformer les retraites et la Sécurité sociale et le courage politique ne fut pas récompensé.

    Un certain François Hollande, alors porte-parole hostile du PS, s'abandonna au délit de sale gueule, se laissant aller à l'odieuse petite phrase: "Alain Juppé incarne presque physiquement l'impôt".
    En mai 1997, l'impopularité de Juppé atteint des sommets. 70% des Français ne lui font plus confiance lorsque Jacques Chirac décide de dissoudre l'Assemblée nationale.

    Seize ans ont passé et Alain Juppé est devenu, en septembre 2013, la personnalité politique préférée des Français, avec 52% d'opinions positives.Sa cote de popularité fait un bond de 6 points (52% d'opinions positives), le plaçant sur la plus haute marche du podium, devant Manuel Valls (+5 points, 51%) et François Fillon (+1, 49%). Il a même la cote auprès des sympathisants de gauche (+ 9 points, 48% de bonnes opinions), alors que Martine Aubry Aubry perd 4 points, devant Taubira.

    Reste à Hollande l'espoir de regagner en popularité quand il sera retombé dans l'opposition.