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mardi 28 août 2012

Le cannabis à l'adolescence, c'est la promesse d'une chute de QI à l'âge adulte

La consommation de cannabis a des effets durables sur les performances intellectuelles... 




Cette beuh déchire grave !



Un joint, c'est pas malin

Les pétards des ados pourraient leur coûter cher en quotient intellectuel à l’âge adulte, selon une étude publiée en Nouvelle-Zélande. D’après les chercheurs, la consommation de cannabis a des effets durables sur le cerveau: sur les 1.037 enfants nés en 1972 et 1973, suivis depuis leurs cinq ans, ceux qui ont régulièrement fumé du cannabis ont perdu jusqu’à huit points de QI par rapport aux autres arrivés à l’âge de 38 ans. 

L’arrêt du cannabis ne permet pas de regagner des points 

Cette étude de chercheurs de l'université fédérale de Sao Paulo
, diffusée dans les Actes de l’Académie américaine des sciences, démontre qu'une consommation précoce réduit la flexibilité et les fonctions cognitives du cerveau. : quand on étudie les capacités de leur cerveau, les consommateurs réguliers de cannabis qui ont commencé à fumer avant l'âge de 15 ans obtiennent de moins bons résultats que ceux qui ont commencé à fumer après.
Tous les autres facteurs ont été neutralisés pour que les cobayes soient "égaux" devant les effets du cannabis. Les adolescents ont subi des batteries de tests neuropsychologiques qui comprenaient des tests d'attention ou de persévérance et étudiaient leur faculté à bâtir des concepts abstraits ainsi que leurs capacités visuelles et physiques.

Avec des tests de QI réguliers, les chercheurs ont pu démontrer que ceux qui ont consommé régulièrement du cannabis ont vu leur QI limité par rapport à ceux qui n’ont jamais fumé. Ils ont aussi montré de plus faibles capacités de mémorisation, de concentration et de vivacité d’esprit. 

C’est en particulier la consommation de cannabis durant l’adolescence qui altère les capacités intellectuelles
Contre le coup de pompe à l'école,
un carré de cannabis à 4 heures,
et ça repart ?

"L'adolescence est une période très sensible du développement du cerveau, explique Madeleine Meier, psychologue et auteur de l’étude. En utilisant des substances agissant directement sur le mental, les jeunes peuvent perturber le processus cérébral normal". 

Et l'arrêt ne restaure pas les facultés perdues
Il ne servirait à rien de limiter sa consommation une fois passée la trentaine 
"L’arrêt ne restaure pas complètement les fonctions neuropsychologiques de ceux qui ont commencé à l’adolescence ", précisent les chercheurs. 

En France, on estime que 3% des adolescents de 15 ans fument régulièrement du cannabis et l’âge du premier pétard avance: à treize ans, 6,4% des jeunes avaient déjà fumé du cannabis en 2010, contre seulement 4,8% en 2006.


Moscovici soutient-il toujours l'économie (souterraine) des quartiers ?

lundi 27 août 2012

Histoire: Retour sur la légende Guy Môquet

De la précocité des héros fabriqués...
Pacte germano-PCF "Nous ne ferons rien pour vous, mais rien contre vous…" (extrait de l’argumentaire (lien PaSiDupes) destiné aux autorités d’occupation saisi par la police française sur une militante communiste arrêtée à Paris le 20 juin 1940)
Un montage de mensonges


Après la légende Aubrac et malgré Le Chambon-sur-Lignon…, la légende Guy Môquet !

Lorsque ce fils de député communiste est arrêté, en octobre 1940, l’Allemagne hitlérienne et l’URSS sont alliées, complices même, car la signature du Pacte germano-soviétique (en août 1939) assure la paix à Hitler sur ses frontières de l’Est, lui laissant tout loisir d’envahir l’Ouest de l’Europe, donc notre pays.

Toutes les belles actions du jeune homme ne concernent que le Parti communiste, la lutte contre le capitalisme et la défense du prolétariat. Nulle mention de patriotisme, de résistance, de défense nationale…

Le jeune homme, porteur de son étoile rouge communiste, a indubitablement été la victime d'un retournement historique d'alliances.
Lorsque Guy Môquet et ses camarades sont exécutés, en octobre 1941, cela fait juste six mois qu’Hitler a lancé l’opération Barbarossa contre l’URSS. Une agression qui devait évidemment mettre fin à l’idylle germano-soviétique et classer les communistes au même rang que les autres opposants à l’Allemagne.

La France a ses martyrs ; l’histoire, parfois, a su en faire des héros. Mais les politiques n’ont jamais su créer autre chose que des mythes historiques et l’élévation du jeune Guy Môquet au rang de héros national est du nombre, au point qu’on ne saurait voir en lui qu’un nouveau Joseph Bara… a indubitablement été la victime d'un retournement d'alliances: lorsque Guy Môquet et ses camarades sont exécutés, en octobre 1941, cela fait juste six mois qu’Hitler a lancé l’opération Barbarossa contre l’URSS. Une agression qui devait évidemment mettre fin à l’idylle germano-soviétique et classer les communistes au même rang que les autres opposants à l’Allemagne.
La France a ses martyrs ; l’histoire, parfois, a su en faire des héros. Mais les politiques n’ont jamais su créer autre chose que des mythes historiques et l’élévation du jeune Guy Môquet au rang de héros national est du nombre, au point qu’on ne saurait voir en lui qu’un nouveau Joseph Bara…
Pour ceux qui partagent la relative déception et l’embarras que cause la lecture de la lettre du jeune militant communiste que le président Sarkozy souhaitait faire lire à nos scolaires au début de chaque année, certains préfèrent saluer la rescapée du régime soviétique et compositeur (en russe) et interprète de la "Marseillaise de la Résistance", intitulé le  “Chant des partisans”, Anna Betoulinski, dite Anna Marly, chanteuse et parolière née durant la Révolution russe au cours de laquelle son père fut fusillé, qui ut émigrer en France, puis s'engagea dans les Forces françaises libres.

Un intéressant commentaire trouvé sur ce site de passionnés d’histoire, Historia Nostra, inspire ce qui suit.
En effet, tout émouvante qu’elle soit (jusqu’à l’empoignade sur Wikipedia !) et bien-intentionné le choix présidentiel, la-dite lettre ne contient guère que l’adieu d’un fils à sa mère et ne mentionne ni la Résistance ni même la France.
Et, comme le rappelle le site en question, le jeune militant ne fut  pas arrêté (par la police française en octobre 40) pour fait de résistance, mais pour la distribution de tracts communistes qui appelaient, non pas à la résistance à l’ennemi allemand, mais, Pacte germano-soviétique oblige (rompu seulement en juin 41), au… défaitisme révolutionnaire pro-nazi, autrement dit au sabotage de l’effort de guerre ! 
La guerre civile en Algérie connut des procédés identiques, alors que de jeunes hommes tombaient sous les balles des rebelles.

Quant à sa mise à mort un an plus tard, elle s’inscrit dans la série d’exécutions d’otages (814 en quelques mois) qui ont suivi l’attentat du 21 août 1941 (consécutif au pacte germano-soviétique, donc) où le militant communiste Pierre Georges (futur “colonel Fabien”, qui a donné son nom à la place où se dresse le blockhaus du PCF ) abat au hasard un militaire allemand au métro Barbès.

Pour autant, faut-il crier à la supercherie ?
Certes, Guy Môquet est effectivement loin de la légende dorée de la Résistance, mais on pourrait s'étonner de l'amalgame d'Aragon qui associera une autre victime de cette même féroce répression, le “premier martyr de la France Libre”, Honoré d’Estienne d’Orves aux Môquet, Péri et Dru dans sa liste des quatre dédicataires de son fameux poème “La Rose et le réséda”  et même… Lucie Aubrac !

Mais, il faut surtout rappeler que le jeune Môquet n’avait que 16 ans lors de son arrestation, ce qui en fait au minimum un martyr de la barbarie nazie et donc, sinon un modèle de l’action résistante, du moins un symbole d’une France martyrisée …

Et que dire encore de l'exploitation de la mort à 12 ans du jeune Joseph Bara, révolutionnaire tué par les Vendéens, récupéré par la propagande de Robespierre et immortalisé par le peintre officiel David et Chénier, le poète guillotiné (“Le Chant du départ”: “De Barra, de Viala le sort nous fait envie Ils sont morts, mais ils ont vaincu”) …?


Alix Ducret

Historia Nostra (22-05-2007)

"Normalitude": Hollande n'a pas la cote auprès d' I. Adjani non plus

Isabelle Adjani : "François Hollande est tout sauf normal..." 

L'actrice Isabelle Adjani a jugé "complètement idiot" le concept de présidence normale mis en avant par François Hollande. C'était le lundi 27 août sur RTL lors de la promotion de son dernier film, "David et madame Hansen", réalisé par Alexandre Astier. 

lsabelle Adjani a confirmé au JDD , dimanche 25 août,  sa participation au  film d'Abel Ferra, avec Gérard Dépardieu qui incarne Dominique Strauss-Kahn et dans lequel elle interprétera bien Anne Sinclair.

L'occasion de critiquer le concept de "président normal" conçu pour François Hollande pendant la campagne. 
"Cela m'inspire la même chose qu'à Xavier Giannoli. Je trouve ça complètement idiot. [Le réalisateur ] Xavier Giannoli dit "il est tout sauf normal, c'est un monstre d'intelligence". 

"La normalité est une chose totalement anéantissante. Et puis attendre d'un président qu'il soit normal, c'est attendre qu'il n'existe pas." 

"Un mauvais créneau ?" la relance Marc-Olivier Fogiel. 

Isabelle Adjani poursuit : C'est une fausse bonne image. Ce n'est pas un message galvanisant. Si normal se traduit par anti bling-bling... très bien, d'accord, ok, on reçoit le message.


L'actrice est plutôt orientée vers le Che Besancenot qui ne passerait pour 'normal' auprès d'aucun démocrate.

Fascisme: PCF, premier parti collaborationniste de France

Quand le Parti Communiste Français négociait avec les nazis...
Avant d'être le "parti des fusillés" selon la mythologie stalino-thorézienne d'après guerre, le Parti communiste fut bien ... le premier parti collaborationniste de France.

N'oublions pas qu'en juin 40, le Pacte germano-soviétique était encore en vigueur et que Maurice Thorez était, depuis septembre 1939 en exil à Moscou. La hiérarchie communiste française soutenait donc la politique de Staline et d'Hitler. Heureusement, de simples militants du PC sauvèrent l'honneur de leur parti en 1940.


DEVOIR de MEMOIRE

Un article de Michel Lefebvre publié dans Le Monde est venu nous raffraichir la mémoire sur cet épisode historique oublié : il date de 2006, mais ni la Sorbonne, ni la FSU, ni les IUFM, ni les journalistes ne l'ont confronté à la "pensée unique". Ca sert à quoi que le journal socialiste Le Monde se décarcasse ?

Comment le très stalinien Parti communiste français a-t-il pu solliciter des autorités allemandes l'autorisation de publier L'Humanité et plusieurs autres de ses journaux, aussitôt après la défaite de juin 1940, alors qu'il se voulait le fer de lance du combat contre le fascisme et le nazisme ? A près de soixante-dix ans de distance, cet épisode des premiers temps de l'Occupation, qui fit couler beaucoup d'encre chez les adversaires du PCF et un peu moins chez les communistes dans l'après-guerre, revient nourrir la chronique des années noires et des compromissions qui se sont parfois nouées entre ennemis déclarés. 
Par quels moyens les militants communistes déportés sont-ils parvenus à prendre le pouvoir dans nombre de bâtiments de stalags ? Comment les historiens justifient-ils aussi le nombre élevé de survivants communistes de ces camps de la mort ? 

Au lendemain de la Libération, auréolé du prestige qui s'attachait à son engagement dans la Résistance et au sacrifice d'un grand nombre de ses membres,
le PCF a nié avoir jamais engagé les moindres pourparlers avec l'occupant. Puis il a reconnu qu'une telle démarche avait bien eu lieu, mais mettant en cause le zèle de simples militants, privés de directives dans la débâcle. C'est seulement dans les années 1980 que l'historiographie communiste officielle a admis que des négociations avaient été menées, sur consigne de la direction du parti, par des responsables de haut niveau.

Les hasards de la recherche documentaire ont fait découvrir à des historiens, aux archives départementales de Paris, des notes qui établissent l'argumentaire employé par les représentants du PCF auprès des autorités d'occupation. Claude Pennetier et Jean-Pierre Besse publient leurs trouvailles sous le titre Juin 40, la négociation secrète (Les éditions de l'Atelier).
Le document central est une liasse de notes saisie par la police française sur une militante communiste, Denise Ginollin, arrêtée, le 20 juin 1940, près de la station de métro Saint-Martin à Paris. Depuis l'interdiction de la presse communiste, en août 1939, puis la dissolution du parti lui-même, en septembre, la police traque les dirigeants et les militants soupçonnés de reconstituer leur organisation dans la clandestinité. La défaite et --l'Occupation n'ont pas interrompu le travail des policiers.

Argumentaire: ce texte mérite d'être cité assez longuement, avec sa syntaxe approximative.

" 1°) Vous avez laissé paraître journaux communistes dans autres pays Danemark, Norvège, Belgique
Sommes venus normalement demander autorisation

2°) Sommes communistes avons appliqué ligne PC sous Daladier, Reynaud, juif Mandel
Juif Mandel après Daladier nous a emprisonnés. Fusillé des ouvriers qui sabotaient défense nationale.
Sommes PC français pas eu peur

3°) Pas cédé face dictature juif Mandel et du défenseur des intérêts capitalistes anglais Reynaud
courage ouvriers français ouvriers parisiens et quand ce sont des ouvriers français ou parisiens c'est le PCF

4°) Sommes une force, (...) nous représentons une force qui dépasse les frontières françaises, vous comprenez, derrière nous l'URSS/c'est une force l'URSS/vous en avez tenu compte/pacte germano-soviétique le prouve. On ne fait pas un pacte avec des faibles mais avec des hommes forts (...)
Notre défense du pacte
Cela vous a avantagé
Pour l'URSS nous avons bien travaillé par conséquent par ricochet pour vous
[Georges Marchais, futur secrétaire général du PCF (1972-1994) part travailler en Allemagne en décembre 1942, chez Messerschmitt à Augsburg. En 1970, Charles Tillon accusera Georges Marchais de s'être porté volontaire].

5°) (...) En interdisant L'Huma vous montrez que vous voulez combattre les masses ouvrières et petites-bourgeoises de France, que vous voulez combattre l'URSS à Paris (...)

6°) (...) Nous voulons tout pour que les masses ne subissent pas événements douloureux, voulons les aider avec votre collaboration si vous voulez : réfugiés, enfants
nous ne ferons rien pour vous mais rien contre vous (...) "

La date de rédaction n'est pas connue, ni les circonstances de la prise de notes. 
Par trois fois, il est fait mention du " juif Mandel " : Georges Mandel, ministre de l'Intérieur du gouvernement Paul Reynaud de mars à juin 1940, sera assassiné par la milice, force de collaboration pétainiste, en juillet 1944. Le texte attribue à Mandel la responsabilité d'avoir " fusillé des ouvriers qui sabotaient défense nationale ", rare exemple de reconnaissance des consignes de sabotage données par le parti, en 1939-1940, aux militants communistes travaillant dans les usines d'armement.

Jean-Pierre Besse et Claude Pennetier estiment que le rédacteur de ces notes est Maurice Tréand, arrêté le même jour que Denise Ginollin. Trois jours plus tard, le 23 juin, les Allemands les font libérer. Les pourparlers vont durer plus de deux mois. Ils n'aboutiront jamais.
En juin 1940, l'appareil du Parti communiste, contraint à la clandestinité, est sérieusement affaibli par les défections de ceux qui refusaient le pacte germano-soviétique, par les arrestations et par la mobilisation de nombreux militants sous les drapeaux. La direction est dispersée. André Marty, un des secrétaires de l'Internationale communiste (IC), et Maurice Thorez, le secrétaire général du PCF, sont à Moscou. Jacques Duclos, qui va prendre la direction du parti en France, et Maurice Tréand, le responsable des cadres, sont à Bruxelles avec Eugen Fried, dit Clément, représentant de l'IC.

Le 15 juin, le lendemain de l'arrivée des Allemands, tous trois rejoignent Paris en voiture et s'installent dans les locaux de la représentation commerciale soviétique, avant de rejoindre des planques en région parisienne. Puis Fried rentre à Bruxelles. En Belgique, les communistes ont entamé des pourparlers pour faire reparaître leur presse ; ils vont faire de même à Paris.

Toujours le 15 juin, Otto Abetz arrive dans la capitale comme représentant de Joachim von Ribbentrop, le ministre des Affaires étrangères allemand. Connaisseur de la France, où il a vécu pendant une dizaine d'années, et grand manipulateur, Abetz a un objectif : " mener la désunion intérieure ". Il va être à l'origine des négociations. Les représentants du PCF et ceux d'Abetz vont entrer en contact, à partir du 17 juin, par l'intermédiaire d'un avocat communiste qui travaille pour l'ambassade soviétique, Robert Foissin. Le processus commence, clairement validé par Duclos. Il va être conforté par un télégramme clandestin du 22 juin, en provenance de Moscou, signé de Georgi Dimitrov, secrétaire général de l'IC, et de Maurice Thorez, ce que ce dernier niera. Le texte en est le suivant : " Utilisez moindre possibilité favorable pour faire sortir journaux syndicaux, locaux, éventuellement L'Humanité, en veillant - à ce - que ces journaux... ne donnent aucune impression de solidarité avec envahisseurs ou leur approbation. "

A Moscou, manifestement, on se méfie. 
Mais il faudra un mois, et un nouveau télégramme de Dimitrov et Thorez, le 20 juillet, pour que le processus soit enrayé. " Considérons juste ligne générale. Indispensable redoubler vigilance contre manoeuvre des occupants. Etait juste entreprendre démarches pour obtenir presse légale, mais entrevue Abetz est une faute, car danger compromettre parti et militant ", décrètent les deux dirigeants. 
Les liaisons suivantes confirment que Moscou se méfie des " manoeuvres des autorités d'occupation " et de l'avocat Foissin, désigné comme " agent des occupants ".

Pourtant les contacts avec Abetz continuent. Un dernier rendez-vous, prévu le 27 août, sera annulé. Le 31, Robert Foissin est exclu du parti. Il rencontre une dernière fois Abetz le 2 septembre. Un rapport signé par un proche de Duclos, Arthur Dallidet, en octobre, met en cause Tréand. Celui-ci va payer cher d'avoir été en première ligne dans cette négociation. Marginalisé, il mourra en 1949. Pour l'historiographie officielle du PCF, il sera longtemps le seul responsable de ce qu'elle présentera comme une initiative locale.

Source:  Michel Lefebvre


Appel du 10 juillet 1940 version PCF

Le " parti " et la Résistance ?

LE RÔLE du PCF dans la Résistance a longtemps été un enjeu politique. Après guerre, des polémiques sont nées, dans le contexte de la guerre froide, en particulier avec les gaullistes. Il s'agit d'une époque où le PC représente un bon quart de l'électorat. 
Les critiques à l'égard du parti de Maurice Thorez portent sur plusieurs points : 
- la demande de reparution de L'Humanité en juin 1940 ; 
- l'" appel du 10 juillet " (ci-dessous, version complète, sans les signatures...), présenté par les dirigeants communistes comme la preuve de leur choix de la Résistance dès l'été 1940 ; 
- la date d'entrée des communistes dans l'action armée, avant ou après l'attaque allemande contre l'URSS en juin 1941.

Les travaux des historiens ont apporté des rectifications


Sur la demande de reparution de L'Humanité
,
le discours du PCF a d'abord consisté à nier ou à rejeter cette initiative sur des militants égarés. En décembre 1947, face aux interrogations de Pierre de Chevigné, député centriste et compagnon de la Libération, Jacques Duclos répond que " tout cela est une affaire de police et de flics ". Pourtant, l'attaque subie devant l'Assemblée nationale va porter. En 1949, une enquête interne au PCF, gardée secrète, conclut que, de " la fin juin 1940 à octobre 1940, une orientation politique comportant de graves erreurs a été impulsée ".

Parmi les boucs émissaires, Maurice Tréand se tait. Jean Catelas, qui a aussi participé aux négociations, a été tué par les Allemands. Cette politique, comme l'a montré Roger Bourderon (La Négociation. Eté 1940, éd. Syllepse, 2001), était celle de l'Internationale communiste et de Staline. 
Les communistes, malgré des nuances, suivaient la ligne. A l'exception du journaliste Gabriel Péri, qui refusa de se commettre dans ces négociations. 

Sur l'" appel du 10 juillet ", les historiens Jean-Pierre Besse et Claude Pennetier présentent un document accablant. Il s'agit de la photographie d'un numéro de L'Humanité clandestine daté du 10 juillet 1940 et comportant le fameux appel, signé Jacques Duclos et Maurice Thorez. Or il s'agit d'un faux, fabriqué dans les années 1950, selon les auteurs, pour accréditer une orientation politique qui, en fait, ne fut adoptée qu'au printemps 1941 : l'union des communistes avec les autres mouvements de résistance.

Quant à l'entrée massive des communistes dans l'action armée, la majorité des historiens estime qu'elle intervint à l'été 1941. 
Le PCF s'est présenté, après la guerre, comme " le parti des 75 000 fusillés ". Jean-Pierre Besse et Thomas Pouty, dans Les Fusillés, répression et exécutions pendant l'Occupation 1940-1944 (éd. l'Atelier), estiment que 4 520 personnes ont été fusillées, en France, pendant la guerre, dont 80 % à 90 % de communistes.

Michel Lefebvre (Samedi 9 décembre 2006)

Lien Communisme égale fascisme (pps)

Evry: le ministre de l'Intérieur vire des Rom de chez ...lui

Salubrité à Evry : un campement illégal de Rom a été évacué lundi matin



Un mauvais film de ...Roger Hanin,
consacré à François Hollande ?
Ou à son homme de main ?




La ville dont le ministre de l'Intérieur Manuel Valls était maire a pris la Commissaire européenne de court

Le maire PS d'Evry (Essonne), Francis Chouat, a déclaré avoir pris un arrêté d'expulsion vendredi contre 72 personnes d'un campement, situé à l'aplomb des voies ferrées et de la ligne D du RER. 

Le maire PS s'est défaussé
Il a précisé que ce campement faisait l'objet d'une procédure judiciaire en référé engagée par le propriétaire du terrain.
"Cet arrêté d'expulsion est un arrêté d'expulsion pour des raisons strictement sécuritaires compte tenu de la situation de ce campement, dans des conditions d'insalubrité d'ailleurs inacceptables", a-t-il dit sur i>TELE.

Il s'est justifié. "Le maire d'Evry doit exercer son pouvoir réglementaire et en même temps c'est un devoir moral de le faire, il y a des personnes qui sont en danger, il fallait évacuer ce campement", a-t-il ajouté, soulignant que des solutions alternatives d'hébergement avaient été proposées à chaque habitant du campement, dont plus de la moitié dans le département présidé par Jérôme Guedj, député, président du Conseil général de l'Essonne, conseiller général du canton de Massy-Est et conseiller municipal de Massy: le PS ne fait pas la chasse aux cumulards...



Le ministre de l'Intérieur a défendu lundi ce démantèlement



Manuel Valls implique le Premier Sinistre

"Quelle est la politique que nous avons fixée sous l'autorité du Premier ministre ? C'est d'évacuer des campements quand il y a une décision de justice OU quand la situation sanitaire OU en matière de sécurité [Oh ! Est-ce une référence aux vols de poules et d'enfants ?] est insupportable", a-t-il dit sur Europe 1. Ce qui représente tout de même pas mal de "bonnes" raisons quand on devient ministre...

"C'était le cas" à Evry, a-t-il décidé.



Un ministre vertueux, à faire pleurer dans les chaumières

"MOI JE ne peux pas supporter, non seulement comme ministre de l'Intérieur, mais comme citoyen, comme militant de gauche, ces bidonvilles, ces baraquements où des gens vivent dans des conditions insupportables", a ajouté le ministre de l'Intérieur.

Avec le soutien passif des media soudainement amateurs de saint-sulpiceries.
C'est ainsi qu'une telle 'belle âme' peut opérer des rafles en toute impunité médiatique, les associations, réseaux et collectifs en tout genre se contentant de petits cris de vierges outragées. En matière de pucelages socialo-communistes, la chirurgie réparatrice fait des merveilles ...
Le Monde observe d'ailleurs que "Les expulsions de Roms au milieu de l'été ne provoquent que peu de réactions"
"Dans le milieu associatif, relativement silencieux à l'exception du collectif Romeurope et du Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (MRAP) de Seine-Saint-Denis, qui a dénoncé, mercredi 8 août, "les expulsions sans hébergement alternatif", on hésite aussi sur la façon de réagir.
Au sein du Réseau éducation sans frontières (RESF) et la Fondation Abbé-Pierre, les avis sont partagés."
Une série de démantèlements et d'expulsions a déjà frappé la communauté au cours de l'été, dès le début juin à Toulouse où trois démantèlements ont provoqué une manifestation de membres de la communauté Rom et de leurs soutiens dans la mairie PS de Toulouse pour réclamer une solution d'hébergement après le démantèlement de trois campements de Roms ces derniers jours sur les bords de la Garonne, à Lyon dont Gérard Collomb est le maire PS, et deux autres, à Hellemmes et à Villeneuve d'Ascq (Nord), dans la communauté urbaine dirigée - de justesse, à 32 voix près - depuis 2008 par la Ch'tite Brochen-Aubry, avec laquelle Manu Valls dément être en conflit...

Ils ont suscité la colère d'associations et d'une partie de la gauche qui néanmoins ne parlent jamais plus de  stigmatisation xénophobe et raciste, ni de "rafles". Pourtant, le gouvernement a annoncé mercredi dernier qu'il continuera à appliquer les décisions de justice de démantèlements, tout en promettant une "réponse globale" pour les familles rom  délogées.


A noter que les Rom sont très majoritairement de Roumaine ou de Bulgarie, des pays européens extérieurs à l'espace Schengen.

Concertation: Montebourg impose le nucléaire aux écologistes

Concertation: Montebourg soulève un tsunami chez les écolos 
"Le nucléaire est une filière d'avenir"


Les propos du ministre du Redressement productif sont une pierre dans le jardin écologiste. 

Ils tendent les relations entre le PS et Europe-Ecologie-Les Verts, bien qu'Arnaud Montebourg ait également reconnu que la filière du nucléaire doit être "rééquilibrée".

Interrogé dimanche soir de BFMTV sur les promesses du candidat François Hollande de réduire le nucléaire en France, Arnaud Montebourg a affirmé que "la réduction (du nucléaire) se conjugue dans une équation à deux chiffres: la quantité de ce que l'on consomme chaque année, qui augmente, et l'offre".

"Nous avons besoin d'énergie et pas trop chère", a-t-il expliqué, et "la France a un atout extraordinaire entre ses mains (avec ses centrales nucléaires) qui lui a permis de bâtir son industrie". Grâce au nucléaire, l'industrie française a pu "passer les épreuves, y compris les chocs pétroliers, la crise...", a insisté le ministre du Redressement productif, soulignant que le nucléaire est "une énergie abordable".

Noël Mamère dénonce «une provocation»

EELV n'a pas tardé à riposter 


Le parti écologiste a fait part dimanche soir de son étonnement y voyant des "propos isolés". "Nous réagissons en n'attachant pas plus d'importance que cela» au propos d'Arnaud Montebourg "que nous connaissions déjà comme étant pro-nucléaire", a déclaré le porte-parole du parti Jean-Philippe Magnen. "Il s'agit de propos isolés, nos interlocuteurs restent le premier ministre, le président de la République et le PS", a-t-il ajouté.


Denis Baupin confirme que le ministre est en "décalage total" avec la réalité.


Le député EELV de Paris et vice-président de l'Assemblée nationale, Denis Baupin a aussi réagi aux propos d'Arnaud Montebourg, regrettant "une profession de foi en décalage total avec la réalité". "La France ne peut rester, comme à l'époque du minitel ou du Concorde, accrochée à une technologie dépassée et doit au contraire préparer la reconversion. L'avenir du nucléaire, c'est avant tout la gestion de ‘l'après', écrit le vice-président de l'Assemblée nationale dans un communiqué, invitant le ministre du Redressement productif à "aller rendre visite aux habitants et élus de Fukushima".

Lundi matin sur RTL, le député Noël Mamère a dénoncé "une nouvelle provocation" de la part d'Arnaud Montebourg, "une entorse très sérieuse aux accords que nous avons passé avec le parti socialiste." L'élu exige un démenti de la part de François Hollande ou du premier ministre, sinon "nous serons en droit de considérer que ce n'est pas seulement une provocation mais une entaille sérieuse à notre accord de majorité."

Souvent PS varie


Des militants de Greenpeace misaient sur Hollande:
ils déployaient une banderole anti-nucléaire
devant le siège du PS, rue de Solférino
à Paris, le 15 novembre 2011

En effet, pendant la campagne,
François Hollande avait aussi fait cette promesse d'engager "la réduction de la part du nucléaire dans la production d'électricité de 75% à 50% à l'horizon 2025." Le candidat socialiste avait toutefois refusé de reprendre à son compte la promesse de fermeture progressive d'une vingtaine de réacteurs nucléaires, pourtant inscrite dans l'accord PS-Verts.

Depuis Lyon, encore en novembre dernier, candidat du Parti socialiste à la présidentielle, François Hollande,  avait accusé le président Sarkozy d’être " dans une espèce de caricature et d’affirmation d’un modèle qui paraît aujourd’hui dépassé ". 

La 'salissante' Martine Aubry avait dénoncé " les mensonges " d’un "président du siècle dernier " et Cécile Duflot (EELV) fustigé des " contre-vérités douteuses ".

Montebourg fait du Sarkozy


A l’usine Isover Saint-Gobain d’Orange, productrice de laine de verre isolante et grosse consommatrice d’électricité, le président critiqué par toute la gauche faisait valoir qu " grâce (au nucléaire), les Français, vous-mêmes, vous payez l’électricité deux fois moins cher que les Allemands […] Augmenter le prix de l’énergie que paient les usines, c’est prendre le risque d’un mouvement massif de délocalisation ", avait-il expliqué aux salariés, ajoutant : " On ne peut pas dire 'je défends l’industrie' et 'je remets en cause la filière nucléaire'. "


La 'cohérence' et la 'cohésion', dont le gouvernement socialiste nous rebat les oreilles, est un effet de langage pour une politique qui continue l'action de la droite, après l'avoir dénigrée.

Le chef du gouvernement Zayrault ne communique pas...
En revanche, interrogé par Europe 1 sur la phrase pro-nucléaire lancée la veille par le ministre du Redressement productif, le ministre de l’Intérieur, Manuel Valls est allé totalement dans son sens : "C’est une filière d’avenir, incontestablement". Il a rappelé cependant les engagements de François Hollande "de réduire la part du nucléaire, à l’horizon 2025", dans le mix énergétique. "Nous avons besoin de nucléaire, même si on réduit, dans la décennie qui vient, sa part. Nous avons besoin de renouveler nos centrales nucléaires, ses différentes filières", a nuancé Manuel Valls, ménageant la chèvre et le chou.

Quant à Cécile Duflot, restera-t-elle au gouvernement ? Ou jettera-t-elle sa "muselière" dans le Rhin ? 


Au bout du compte, Nono n'aura pas grand chose à redresser !

Le changement, c'était en 2007 et pendant cinq ans...