POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est prix Nobel. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est prix Nobel. Afficher tous les articles

jeudi 13 octobre 2016

Nivellement par le bas: le Nobel de littérature 2016 à Bob Dylan

Et le Goncourt à NTM (Nique ta mère) pour son "flow lyrique hardcore" ?

Dylan, un "poète" que Fleur Pellerin a pu "lire" ! ...


Prix Nobel 2014, Patrick Modiano peut-il s'enorgueillir de ce voisinage ?
L’Académie suédoise a choisi de récompenser le musicien et... "poète" américain, 75 ans, "pour avoir créé […] de nouveaux modes d’expression poétique dans le cadre de la grande tradition de la musique américaine", a estimé la secrétaire générale de l’Académie suédoise, Sara Danius, professeur de littérature à l'université et spécialiste de Balzac, Stendhal, Proust ou James Joyce, dont aucun n'a été récompensé, à la différence de... Anatole France, Romain Rolland, Anatole France, Roger Martin du Gard ou André Gide.

L’Américain, premier musicien à être récompensé par l’académie depuis la création du prix de littérature en 1901, succède à la Biélorusse Svetlana Alexievitch. Il faut bien une femme tous les trois ans. Il faut toutefois remonter encore à 2009 et à la ô combien célèbre, Herta Müller, une Roumaine, ou à Doris Lessing (2007), militante marxiste, anticolonialiste et anti-apartheid, représentative de l'orientation du jury Nobel. A ceci près qu'en 2001, lors d'une conférence au Festival du Livre d'Édimbourg, elle tacla les féministes qui l'avaient pourtant célébrée des années plus tôt pour 'The Golden Notebook", les qualifiant de "femmes devenues horribles avec les hommes".

"Bob Dylan écrit une poésie pour l’oreille"
C'est une justification fournie par S. Danius, membre du comité directeur de l'Académie Royale des Lettres de Suède depuis 2010, affirmant à la télévision publique SVT que les membres de l’académie avaient manifesté "une grande cohésion" dans ce choix. "Il s’inscrit dans une longue tradition qui remonte à William Blake" [sic], le célèbre poète anglais mort en 1827, a-t-elle osé, citant Visions of Johanna et Chimes of Freedom. 
Si William Blake méritait mieux, Dylan s'inscrit en revanche indiscutablement dans la poésie surréaliste de la "beat generation" qu'il synthétise dans son œuvre, avec l’austérité militante du folk, la complainte du blues, l’énergie révoltée du rock et la chronique de la vie quotidienne propre à la country. Ainsi doit-il beaucoup à Allen Ginsberg (activiste pacifiste contre la guerre du Viêt Nam, les discriminations sexuelles ou politiques avec les communistes) et Jack Kerouac (prose spontanée, drogues et grands espaces), célébrés par la communauté communauté beatnik.

"Il est extrêmement doué pour la rime. C’est un 'sampleur' [échantilloneur] littéraire qui convoque la grande tradition et peut marier de façon absolument novatrice des musiques de genres différents, des textes de genres différents." Appréciation pédante qui mériterait un début de justification et d'illustration par l'exemple...

A l’occasion d’une cérémonie de remise de trophées, organisée en 2015, l’auteur-compositeur était revenu sur ses interprétations. Présentée par l’Académie suédoise comme une "icône", la frêle légende du folk, 1m71, sortait alors son 37e album, en mars, Fallen Angels.
"Les chansons ne sont pas apparues par magie, je ne les ai pas fabriquées à partir de rien. J’ai appris à écrire des paroles en écoutant des chansons folk et je les ai jouées (…). Je n’ai rien chanté d’autre que des folk songs et elles m’ont ouvert le code pour tout ce qui est de bonne chasse, tout ce qui appartient à tout le monde."
A cette occasion, il avait aussi défendu sa voix : "Mes critiques disent que je mutile mes mélodies, que je rends mes chansons méconnaissables. Vraiment ? (…) Sam Cooke [chanteur de rhythm’n’blues à la voix d’ange] a répondu ceci, quand on lui a dit qu’il avait une belle voix : 'C’est très gentil à vous, mais les voix ne doivent pas être jugées en fonction de leur joliesse. Elles ne comptent que si elles vous convainquent qu’elles disent la vérité'."


Un prix politique pour des textes politiques

Le chanteur engagé a bénéficié de pressions de son milieu sur le Nobel 
Dylan, avec la chanteuse Joan Baez
Depuis des années, le nom de Bob Dylan revenait souvent mais peu d’experts s’attendaient à ce que l’académie cède et récompense un chanteur aussi marqué par son engagement. Né le 24 mai 1941, à Duluth, dans le Minnesota, l’artiste a grandi dans une famille juive de la classe moyenne. Dans sa jeunesse, comme la plupart des adolescents américains, Bob Dylan tombe sous le charme du rock avec Elvis Presley et Jerry Lee Lewis avant de former son propre groupe.

En 1959, étudiant à l’université de Minneapolis, il découvre les pionniers du blues, du country et du folk : Robert Johnson, Hank Williams et Woody Guthrie. En 1961, il abandonne ses études et déménage à New York pour fréquenter la scène musicale embryonnaire de Greenwich Village. C’est à cette époque que Robert Allen Zimmerman adopte son nom de scène Bob Dylan actuel, qui sera aussi le titre de son premier album. Sorti en 1962, c'est est un fiasco.

La percée se produit un an plus tard avec l’album The Freewheelin’ Bob Dylan et ses deux titres folk de protestation : Blowin’ in the Wind, chanson pacifiste d'un objecteur de conscience qui sera un hymne des années 1960 contre la guerre au Vietnam, et une chanson écrite pendant la crise des missiles de Cuba d'octobre 1962, A Hard Rain’s A-Gonna Fall (Une forte pluie va tomber), assez peu personnelle puisque fortement inspirée de la chanson traditionnelle écossaise, Lord Randall.
En 1963, il participe à la marche sur Washington autour de Martin Luther King.

Vers la fin des années 1960, il se détache de plus en plus des fans de folk et des milieux de gauche, refusant d’être l’étendard des contestations et des luttes de l’époque, publiant un recueil de poésie en 1971, Tarantula, et s’essayant même à la peinture et au cinéma. 
Depuis les années 1980, sa soi-disant créativité s’est tarie, malgré des albums remarquables (Oh Mercy en 1989, Time Out of Mind en 1997), alors qu'il s'est converti au christianisme, et le premier volume d’une autobiographie, Chroniques (2004), dont on attend toujours la suite. Dylan donna de "O Little Town of Bethlehem" l'interprétation d'un "vrai croyant", selon ses propres termes" : "Well, I am a true believer." 
Showman infatiguable - un "deal" avec le ciel, selon lui - quoiqu’inégal, il parcourt la route sans relâche – il est ces jours-ci à l’affiche du Desert Trip Festival, en Californie, où il rejouera vendredi 14 octobre en première partie des Rolling Stones, une semaine après un premier concert-événement: à 75 ans, chacune de ses apparitions est vécue comme ultime par ses idolâtres.
Artiste adulé du public folk et des milieux contestataires, l'homme est désabusé et refusa d’assumer ce rôle de musicien engagé, préférant inciter ses admirateurs, comme il l’exprime dans certains de ses textes (Don't follow leaders / Watch the parkin' meters), à penser par eux-mêmes et à renoncer aux gourous, quels qu’ils soient. S'il recherche le contact avec le public, pensant avoir un message à faire passer, il a fui le statut d'idole du public rock et a refusé de se faire enfermer dans son passé, de se laisser fossiliser. En revanche, les honneurs ne le laissent pas de marbre.

"Un pouvoir poétique extraordinaire" ?
Toujours présent là où la gauche radicale l'attend, il a aussi reçu en 2008 le prix Pulitzer, qui récompense traditionnellement des travaux... journalistiques. Il avait été distingué, selon les mots du jury, "pour son profond impact sur la musique populaire et la culture américaine, à travers des compositions lyriques au pouvoir poétique extraordinaire". La presse en est sortie grandie...

Bien qu’il n’ait signé qu’un petit nombre de grands albums après les années fécondes 1965-1975, il reste, au même titre que le tandem Lennon-McCartney, l’un des chanteurs-auteurs-compositeurs les plus honorés de la musique, récompense du peuple de gauche à son militantisme.

C’est le premier Américain à obtenir le prix Nobel de littérature depuis Toni Morrison, en 1993.
Médaille de la Liberté, mai 2012
Le prix Nobel s’accompagne d’une récompense de huit millions de couronnes suédoises,
822.000 euros, que Bob Dylan, de son vrai nom Bob Zimmermann, ne manquera pas de redistribuer au profit d'une quelconque "bonne cause": le peuple palestinien ?

Le dernier opus de Bob Dylan, en mai 2016, Fallen Angels, composé de reprises de Frank Sinatra. Le Nobel récompense un créateur...
En 2012, le président Barack Obama avait dit de lui qu' "il n'y a pas de plus grand géant dans l'histoire de la musique américaine." Il n'y avait pas vu un géant de la littérature.
Une éponge de son époque, comme de la musique populaire du monde.

En 2013, le chanteur folk a été décoré par Aurélie Filippetti, ministre de la Kultur de Ayrault.

Auteur, compositeur et interprète, il a influencé les plus grands noms du rock, de David Bowie à Bruce Springsteen en passant par Tom Waits et Hugues Auffray. Les textes de ses chansons, étudiés dans plusieurs universités anglo-saxonnes orientées, lui valent d'être régulièrement nommé pour le prix Nobel de littérature. Comme ça, c'est fait. Pourtant cette décision socialiste avait fait débat au printemps 2013, certains, à la Grande Chancellerie de l'ordre, estimant qu'il ne méritait pas ce titre en raison de ses positions antimilitaristes et de sa consommation de drogue.
Cette icône américaine de la contre-culture est en effet un habitué des polémiques, notamment pour son militantisme radical en faveur des droits civiques.  Les jurés de l’institution suédoise ont pris là une décision historique, renversante, en suscitant le buzz. C’est la première fois qu’un "chanteur" reçoit cette distinction alors que d’immenses écrivains comme Philip Roth ou Don De Lillo attendent toujours leur tour.
Dylan n’est pas étiqueté "écrivain", encore moins "poète" et comme l'académie n'a pas le pouvoir d'en faire un maître de la littérature, il restera un artiste de divertissement, fût-il politique, et digne du "On n'est pas couché" de Ruquier. 
Si le statut d’écrivain se gagne par le bon usage des mots, des images, de la pensée et des émotions, Brassens aurait pu être honoré avant lui, s'il n'avait été "gaulois"...

Il ne reste plus aux académiciens suédois qu'à honorer les morts, tel l'auteur du Coran, ou les poètes de notre temps, comme le délicat rappeur Orelsan, relaxé par le tribunal de Versailles bien qu'auteur du poétique "Ferme ta gueule ou tu vas te faire marie-trintigner"...

samedi 8 octobre 2011

Nobel de la paix: trois Africaines en 2011 pour un Blanc en 2010

Le prix Nobel est-il raciste ?

Un prix Nobel blanc vaut trois noires !

C'est une triplette africaine qui se partage le prix Nobel de la paix cette année

La Présidente du Liberia, Ellen Johnson Sirleaf, ne suffisait-elle pas ? Il aura fallu une autre femme du Libéria, Leymah Gbowee et une jeune opposante au pouvoir yéménite, Tawakul Karman, pour équivaloir au chinois Liu Xiaobo (1955) récompensé en 2010.

Un homme noir vaut trois femmes noires

Après la controverse suscitée par l'attribution du prix au métis Barack Hussein Obama en 2009, sur sa couleur de peau, alors qu'il n'avait encore rien fait puisqu'il venait de prendre ses fonctions à la présidence des Etats-Unis à la fin janvier 2009, (lien PaSiDupes: Obama, nobelisé pour son potentiel !), le comité nommé par le parlement norvégien veille à surprendre, voire à choquer par ses choix partisans hautement politiques et même désobligeants.

Mais après tout, Alfred Nobel, le créateur du prix Nobel, n'est-il pas aussi l'inventeur de la dynamite (1867), qui lui valut de son vivant le surnom de " marchand de la mort" ?...

Son président, Thorbjørn Jagland (1950) à Drammen, est membre du Parti du travail (AP), du Parti socialiste européen et de l'Internationale socialiste. Alors qu'il était président du Parlement norvégien, en 2002, Eva Joly, la magistrate bi-nationale franco-norvégienne avait choisi de devenir conseillère du gouvernement norvégien. Elle est aujourd'hui candidate à la présidence française.


Quarante femmes avant elles

Ingérence du Nobel dans les élections libériennes

Ellen Johnson Sirleaf (1938), présidente de la République du Liberia depuis janvier 2006, est une économiste formée à Harvard (États-Unis) et la première femme élue au suffrage universel à la tête d'un État africain.
Près de 1,8 million de Libériens sont appelés à voter mardi, quatre jours après l'interventionnisme du comité Nobel, vendredi soir.
Parmi les 16 candidats, les mieux placés sont Winston Tubman, du Congrès pour le changement démocratique (CDC) et la présidente sortante Ellen Johnson Sirleaf, du Parti de l'unité (PU), qui reçoit ainsi un formidable coup de pouce du comité norvégien.

Nobel de la paix à une militante de la guerre des sexes

Leymah Roberta Gbowee, l'une des deux autres co-récipiendaires, est une travailleuse sociale et une militante pour la paix en Afrique qui travailla à l'élection d'Ellen Johnson Sirleaf à la présidence du Liberia.
A son arrivée à Monrovia, aujourd'hui dimanche, elle a appelé à des élections présidentielle, législatives et sénatoriales apaisées dans son pays.


Greve du sexe:
Les ambassadeurs lacédémoniens mécontents
Anne Sinclair a-t-elle levé le piquet de grève ?



Mais Mme Gbowee qui a lancé en 2002 au Liberia un mouvement pacifiste féminin a notamment organisé des prières, des marches et une grève du sexe, en 2003 pour que la parole des femmes soit écoutée lors du processus de paix au Nigeria, entre l'autocrate déchu Charles Taylor et les chefs de guerre. Les femmes n'étaient pas représentées, alors elle les a appelées à fermer les jambes tant qu'elles n'auraient pas voix au chapître. L'un des maris brimés attaqua les initiatrices du mouvementen justice, car "après que sa femme se soit refusée à lui sept jours de suite, il espère bien obtenir réparation pour les maux que le boycott lui a selon lui causés : anxiété, stress, douleurs au dos et autres problèmes de concentration et de sommeil".
Cette "grève du sexe" en a inspiré d'autres depuis: en 2009, au Kenya, par exemple.

Soutien au printemps arabe
Yemen: Day of rage


Agée de seulement 32 ans, Tawakkul Karman (ou Tawakel), est une activiste yémenite de défense des droits de l'homme, fondatrice en 2005 du groupe Femmes journalistes sans chaînes, et une membre du parti islamique Al-Islah ('le Réformisme musulman').

=> Le Parti socialiste yéménite (PSY) est le parti d'opposition le plus puissant depuis la réunification des deux Yémen en 1990. Quand le Sud-Yémen avait obtenu son indépendance en 1967, il gouverna avec l'aide financière généreuse de l'URSS et mit en place un régime marxiste.

Pendant les manifestations de 2011, Tawakkul Karman organisa des rassemblements d'étudiants à Sanaa pour protester contre Ali Abdullah Saleh (Congrès général du peuple) et son gouvernement. Elle est arrêtée, puis libérée sur parole le 24 janvier.
=> Elle dirigea un nouveau rassemblement le 29 janvier, où elle appelait à un " jour de colère " ('day of rage') pour le 3 février inspiré de celui de la révolution égyptienne, elle-même provoquée par la révolution tunisienne. Elle est à nouveau arrêtée le 17 mars au cours d'une manifestation


Illégitimité des organisations supra-nationales

L'activisme internationaliste du Nobel s'étale une fois encore sous les yeux indifférents de l'opinion, sans susciter aucune réaction citoyenne des démocrates.

dimanche 31 juillet 2011

Norvège : l'extrémiste exige la démission du gouvernement pour parler


Le meurtrier d'Oslo fait du chantage

Anders Behring Breivik exige la démission du gouvernement et de l'état-major, ainsi que l'abdication du roi de Norvège pour en dire plus aux enquêteurs, rapporte la télévision publique norvégienne NRK. Outre la démission entre autres du Premier ministre socialiste Jens Stoltenberg et l'abdication de Harald V, l'auteur du double massacre du 22 juillet en Norvège a réclamé d'être nommé à la tête de l'armée
lors de son deuxième interrogatoire vendredi, a indiqué NRK samedi soir. Même si la police a refusé ses exigences, l'auteur du carnage, qui a tiré sur un rassemblement de quelques 600 jeunes travaillistes rassemblés sur l'île d'Utoeya et fait 77 morts à Oslo, au siège du gouvernement socialiste (Det norske Arbeiderparti, membre du Parti socialiste européen et de l'Internationale socialiste), a finalement coopéré lors d'un interrogatoire de dix heures.

Samedi, le chef de l'enquête judiciaire Paal-Fredrik Hjort Kraby a dit que l'extrémiste norvégien de 32 ans, poussé au désespoir par la politique socialiste du gouvernement, s'est montré "très disposé" à répondre aux questions de la police, à l'exception d'un domaine : les autres "cellules" de son organisation, dont il avait auparavant évoqué l'existence.

En détention provisoire dans une prison de haute sécurité pour une période renouvelable de huit semaines, Behring Breivik doit faire l'objet d'examens psychiatriques pour déterminer s'il est pénalement responsable, l'expertise de deux médecins norvégiens devant être rendue d'ici à novembre. Son avocat avait affirmé la semaine dernière que son client était probablement "dément", mais jugé qu'il était trop tôt pour dire si cela serait sa ligne de
défense.

Avant même d'en savoir plus sur ses mobiles, les pro-palestiniens qualifient le meurtrier de néo-nazi et demandent aux agences de renseignement occidentales d'intervenir immédiatement contre les Israéliens et les agents sionistes... La photo de l'extrémiste la plus répandue dans la presse montre d'ailleurs un jeune 'aryen': blanc et blond aux yeux bleus.

Selon un sondage réalisé dans la semaine qui a suivi les drames, les 29 et 30 juillet, et publié dimanche dans le tabloïde Dagbladet, le parti travailliste bénéficie du soutien de seulement 41,7% des Norvégiens.

dimanche 19 décembre 2010

Défendre sa culture, est-ce vraiment basculer à l'extrême droite ?

La ligne Maginot des organisations contre la menace islamique

Si nous regardons autour de nous, notre regard se porte sur une cathédrale, une chapelle, un calvaire ou un oratoire: tout nous ramène à notre culture commune.
Faudra-t-il que les minarets des mosquées cachent bientôt la forêt de clochers et de croix élevées par nos ancêtres ?



"L’extrême droite reprend ses attaques anti-islam"

Le 18 décembre dernier, le Bloc identitaire et l’association Riposte laïque avaient organisé 'monté' des Assises internationales sur l’islamisation de l’Europe.

Ils ont « fait le plein avec près de 900 personnes », rapporte l'A*P. Pas de quoi s'alarmer donc, puisqu'à l'autre extrême du paysage politique les Black Blocks sont plus nombreux et violents. Sans parler du CNT ou de SUD, dans le genre syndical. L'agence de presse française qualifie d'ailleurs les organisations de « groupuscules ». Mais elle ajoute qu'ils se situent à l’extrême droite et sont proches du Front national et ce qui est permis aux révolutionnaires et aux anarchistes ne leur est plus permis.

L'agence attribue cette relative affluence, non point à la crise, à la discrimination positive ou au blocage des rues pour la prière du vendredi, mais à la polémique suscitée par la vice-présidente du FN, Marine Le Pen, stigmatisant l'occupation des rues par des musulmans en prières sur l'espace public.
A Charenton (Paris XIIe) ce soir-là, la pause « saucisson-pinard » est présentée comme une provocation « à l’encontre des musulmans », mais qui n'en serait pas une sans la publicité des media et qui n'aurait aucune raison d'être sans l'arrivée du halal dans la restauration rapide (lien PaSiDupes) et les hypermarchés (lien PaSiDupes) ou son entrée dans les cantines (lien PaSiDupes) et les Resto du Coeur. (lien PaSiDupes)

Dehors, quelque 200 manifestants vertueux étaient réunis à l'instigation de la LDH (Ligue des droits de l’homme, dont on ignorait que la contre-manifestation fait partie des statuts), et à l’appel de partis de gauche (que l'A*P ne nomme pas !). La gauche avait tenté de faire interdire le colloque, dénonçant cette réunion aux « relents racistes ». « Où est le racisme? Moi, je suis ici parce que je veux que la France reste ce qu’elle est et ne vive pas sous la charia. Je n’ai rien contre les musulmans, c’est l’islamisation galopante qui me gêne », explicite Josiane, retraitée de 57 ans venue du Sud.





Voie unique.

Passage interdit,

sauf équipé de vaseline



Nous verrons plus bas qu'à Notre-Dame de Paris, la gauche qui revendique toutes libertés pour elle-même , en revanche exige la privation de la liberté de réunion pour les autres, par tolérance. Les sous-chiens européens éprouvent donc un resentiment légitime envers ceux qui les accusent de racisme ou de xénophobie et favorisent le communautarisme religieux et les inégalités sociales.
Cette culpabilisation rappelle en quelque sorte l'entre-deux-guerres, lorsque les pacifistes se paraient d'humanisme pour blamer les va-t-en guerre qui assistaient, impuissants, à la montée du national-socialisme.

Les nouveaux pacifistes de la diversité

Ses fondements
Venue d'outre-atlantique, la discrimination positive correspond à l’ensemble des mesures administratives destinées à permettre de rattraper certaines inégalités supposées, quitte à culpabiliser la population d'accueil, quitte à donner une prime à l'activisme d'un groupe sur d'autres, et quitte encore à transgresser de façon durable le principe de l’égalité des hommes en droit.
En France, la discrimination positive est diversement appréciée
En faveur de l'emploi des travailleurs handicapés depuis 1987, elle ne fait pas polémique. En revanche, depuis l'année scolaire 2000–2001 des conventions ZEP/Grandes écoles instaurent un favoritisme officiel qui permet à des lycéens jugés défavorisés, et le plus souvent issus de l'immigration, d'intégrer certaines grandes écoles, sans avoir à passer le concours dont, d'autres défavorisés tout aussi méritants, sont écartés sur des critères flous et subjectifs, voire politiques de la part deségrégationnistes vertueux et militants de gauche. Ces zones avaient été créées en juillet 1981 par le ministre socialiste Alain Savary avec l'objectif avoué de donner plus de droits aux plus pauvres.

Tout est devenu sujet à discrimination positive

  • Discrimination socio-économique
    Les principes de justice sociale peuvent conduire à une réorientation des prestations publiques vers les plus nécessiteux a priori, avec des risques accrus de fraudes sur les revenus rééls. L'intention est de différencier les bénéficiaires de l'État-providence pour une meilleure répartition de l'effort de solidarité nationale. Mais les zones rurales ne sont que rarement jugées a priori défavorisées et les quartiers agités largement et arbitrairement privilégiés.
    On peut en effet citer également la discrimination territoriale, par exemple dans le domaine de l'éducation des zones et des réseaux d’éducation prioritaire (ZEP, REP) en France, où les effectifs sont allégés et où les crédits pleuvent.
  • Discrimination biologique, culturelle ou raciale
    Il s'agit alors de compenser les inégalités socio-économiques en aval sur d'autres critères supposés prendre en compte les causes de ces inégalités, mais ciblant préférentiellement des groupes ethniques au risque de mettre la tradition républicaine d'égalité des citoyens à mal. Les lois françaises de "parité" entrent de surcroît en contradiction avec l'interdiction des quotas ethniques.

    Ces organisations bien-pensantes nous refont le coup du pacifisme de l'entre-deux-guerres

    La Haute Autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité, créée en décembre 2004, est une « autorité administrative indépendante », compétente pour se saisir de toutes les discriminations, directes ou indirectes, prohibées par la loi ou par un engagement international auquel la France est partie ». La Halde réunit des personnalités de la société civile, dont Adolphe Steg ou Sihem Habchi (Présidente de Ni Putes Ni Soumises), du président du TGI de Versailles ou de la Grande Maîtresse de la Grande Loge féminine de France. Or, elle produit de la discrimination et crée du ressentiment.

    Parmi les personnes et associations

    Des pacifistes célèbres de l'entre-deux-guerres:
    Leur aspiration à la paix ne nous évita pas la guerre; elle nous conduisit à la défaite:

    Troupes nazies sur les Champs-Elysées
  • Jean Jaurès et Einstein

  • Aristide Briand (1862-1932): onze fois président du Conseil et vingt fois ministre, il signa un accord pour mettre la guerre hors-la-loi ! (pacte Briand-Kellogg). Son rêve s'écroula avec la crise économique de 1929, la montée du nazisme et du communisme;

  • Jean Giraudoux (1882-1944) fut un diplomate germanophile, il est l'auteur de la pièce pacifiste « La guerre de Troie n'aura pas lieu », dans laquelle,
    avec Louis Jouvet, il dénonce les motivations fratricides de la future Seconde Guerre mondiale;
  • Romain Rolland (1866-1944), prix Nobel de littérature (1915) pour « Jean-Christophe ». Son exigence de justice le poussa à rechercher la paix « au-dessus de la mêlée » pendant et après la Première Guerre mondiale;
  • Roger Martin du Gard (1881-1958), dans la mouvance pacifiste, écrivit « Les Thibault » (huit volumes démobilisateurs écrits avant 1940) et à un ami en septembre 1936: « Tout plutôt que la guerre, tout ! Même le fascisme en Espagne, même le fascisme en France, même Hitler ! ». Il fut récompensé par le Nobel de littérature...
  • Autre prix Nobel - de la Paix -, Jean Giono (1895- 1970), écrivain plus ou moins anarchiste mais « pacifiste intégral ».

    Le ministre des Affaires étrangères d'Hitler Joachim von Ribbentrop (à gauche), Staline et son ministre des Affaires étrangères Vyacheslav Molotov (à droite), après
    la
    signature du pacte germano-soviétique, le 23 août 1939

    Charles de Gaulle, face au pacifisme et à l'attentisme de l'entre-deux-guerres

    S'il est attaché à l'idée de défense statique au point d'écrire : « La fortification de son territoire est pour la France une nécessité permanente […] » Mais, dans ce climat porté au pacifisme, il écrit aussi: « L'encouragement de l'esprit de résistance d'un peuple par l'existence de fortifications permanentes, la cristallisation, l'exaltation de ses énergies par la défense des places sont des faits que les politiques comme les militaires ont le devoir de reconnaître dans le passé et de préparer dans l'avenir ».

    Il milite par ailleurs et surtout pour l'armement de la France.
    Il met son énergie à convaincre de la nécessité de créer un corps de blindés capables d'initiatives et d'offensives hardies (1932, dans Le Fil de l'épée). Cette conception d'une « percée motorisée » suscite la plus grande attention à l'étranger.
    Dans son ouvrage Vers l'Armée de métier,
    son idée d'une armée professionnelle au côté de la conscription, rencontre peu d'échos favorables, à l'exception notable de Paul Reynaud, député de centre-droit.
    À Paris, de Gaulle proposa une réforme de la stratégie :
    l'état-major ne doit pas se contenter d'une stratégie défensive derrière la ligne Maginot, mais il ne sera pas écouté. En effet, tandis que montait le nazisme, la France avait ses "bobos" avant l'heure et dominait la doctrine de la non-violence. L'équivalence actuelle au Proche Orient serait la ligne verte, frontière entre l'État d'Israël avec la Cisjordanie, la bande de Gaza et le plateau du Golan. En France, ce serait « la diversité », avec la valorisation des minorités ethniques et de l'immigration extra-européenne, légales et illégales, indistinctement.
    Les minorités visibles s'affichent à la télévision (plus qu'à la radio !) avec ses présentateurs et dans le spectacle avec des acteurs et des chanteurs, mais aussi en politique et au gouvernement .

    Croyants victimaires, redressez-vous !

    Suffira-t-il que survive un seul chrétien résistant - en France, comme en Algérie ou Irak - pour que soit sauvegardée l'espérance biblique et que survivent la cité et la nation ?
    Tandis que l'extrême droite rejette actuellement le cilice de l'islam, le chrétien conventionnel s'admire dans le costume de bouc émissaire que lui taille l'idéologie dominante. L'orgueil et la résignation maintiennent une lampe vacillante faiblement éclairée. Tremblante, cette flamme évite tout mouvement qui la soufflerait. Le retour du mariage forcé et de la polygamie, comme l'arrivée de la lapidation et de l'excision, les font rêver aux sacrifices de Sainte Blandine et de Saint Potin. Gardons-nous de l'obscurantisme et du délire charismatique, mais aussi de la complicité de l’épiscopat moderniste, qui rongent la spiritualité chrétienne, ferment historique de la nation française.


    Les décadences romaine et hexagonale

  • L’Eglise catholique romaine à la française pourrait servir de caution morale à la chute inéluctable de la maison France, à l’image de la décadence romaine, malgré l'illusion de la conversion de l’empereur Constantin au christianisme. En préférant célébrer le dialogue et la tolérance, deux valeurs galvaudées par le relativisme 'politiquement correct', l’Episcopat français, sous prétexte de rendre la pratique religieuse « positive » a en réalité aligné la croyance sur l'idéologie dominante des associations et réseaux ONG-compatibles. L'Eglise ne propose plus aucune alternative au socialisme qui abêtit l’homme. Qu'avons-nous fait de l’engagement et de la foi catholiques comme combats et dépassements de l’être ?

    Qu'avons-nous à opposer au torrent médiatique laïc ?

    Mgr André Vint-Trois, cardinal-archevêque de Paris, ne dénonça-t-il pas, sur Radio Notre-Dame, la courageuse action de plusieurs dizaines de militants catholiques venus s’opposer avec fermeté à
    la provocation du « Kiss-in contre l’homophobie », d'Europe-Ecologie et du PCF sur le parvis de la cathédrale Notre-Dame de Paris, plutôt que Place de la République ? Les organisateurs rendirent les contre-manifestants responsables des heurts et tentèrent d'imposer à la Préfecture de Police une autorisation tacite et permanente aux associations de manifester quand bon leur chante sur le parvis de Notre-Dame et qu’elle garantisse la sécurité des organisateurs et manifestants.
    A l'heure des prières de rue et des « Kiss-in contre l’homophobie », l’existence d’un militantisme catholique est non seulement stigmatisée, mais diabolisée. La liberté d'expression, appliquée à la défense de certaines valeurs fondamentales aujourd'hui controversées, tels l’avortement ou l’euthanasie, est refusée à ceux et celles qui souhaitent dialoguer. Pour tuer ce débat, ils sont catalogués réactionnaires et extrémistes.

    Le saviez-vous ?
    Les agressions religieuses sont légions.
    Ainsi, en Italie,
    le santon sacrilège d'une Vierge ronde a fait scandale en son temps et bien au-delà des crèches. Lien PaSiDupes

    Aujourd'hui, l'Eglise nous apprend que Jésus n'est pas mort crucifié, mais exécuté sur la chaise électrique: nous sommes à l'ère du barbecue.
    Une sculpture controversée, due au sculpteur Peter Fryer, fut exposée pour Pâques 2009, selon la volonté de Mgr Di Falco, évêque de Gap.

    VOIR et ENTENDRE
    le reportage sur ce Christ en croix à la chaise électrique.
    Dans la cathédrale, c'est dorénavant un Christ de cire - coiffé d'une couronne d'épines posée sur des cheveux humains et trônant sur une chaise électrique - qui était proposé aux fidèles médusés , pour remplacer le Christ sur sa croix et ainsi électriser le lumignon de leur foi. Une manière plutôt moderne et provocante de revisiter le calvaire du Fils de Dieu mort pour le rachat de nos péchés. Un passage brutal de la lampe à l'huile au laser. L'électrochoc attendu a provoqué un court-circuit !


    Jésus-Christ sur une chaise électrique ! envoyé par zap-tele.

    On est dans le fort et dans le lourd
    Face à cette sculpture, Mgr Di Falco s'est "demandé pourquoi il n'avait pas la même émotion devant un crucifix " !… La religion serait donc pure émotion: pathétique !

    Pour épater le bobo avant-gardiste et s'assurer d'un buzz, l'artiste sculpteur athée a donc choisi de confectionner la perruque du Christ avec de vrais cheveux humains. Or, si l'exposition "Our Body, à corps ouvert", également au printemps 2009, portait « atteinte à la dignité humaine », selon le juge des référés du tribunal de Grande instance de Paris qui l'interdit, après la plainte déposée par Ensemble contre la peine de mort et Solidarité Chine, au motif qu'elle présentait "une atteinte illicite au corps humain", en revanche, la sculpture du fils de Dieu sur une chaise électrique » n'est qu'un banal « objet de méditation mis au goût du jour ».
    La candeur de l'évêque est confondante. Susciter l'émotion, mais aussi bousculer les spectateurs, "c'est le but, afin de nous déshabituer du scandale de la croix". Mais l'intention de l'artiste n'est pas aussi naïve. Lenny Bruce nous donne la clé:
    "Si Jésus avait été tué il y a vingt ans, les écoliers catholiques porteraient une petite chaise électrique autour du cou à la place de la croix."
    Une idée de cadeau innovante pour les petits souliers des enfants des Hautes-Alpes. Sous le sapin de Noël soi-disant écolo, car synthétique, venu des lointaines usines orientales à faible coût de main-d'oeuvre et lourdement chargé du CO2 du transport, mais aux dépens de notre production locale, sans rique de déforestation ni de pollution.

    La publication des caricatures de Mahomet du Jyllands-Posten, le 30 septembre 2005, avaient incité des musulmans à la violence et aux menaces de mort, mais les sacrilèges de l'art contemporain laissent les chrétiens impavides.

    Pareillement, la montée de l'islam

    Les campagnes pour la laïcité au Parlement, dans les écoles et sur les media n'ont pas eu les effets escomptés.
    Alors que le culte de la Consommation s'était étendu bien avant le développement du travail dominical et le retour à la condition d’esclave consumériste 7j/7, le laïc a prospéré un temps, jusqu'à ce que nous assistions à la substitution d'une religion par une autre. Sans préjudice pour les marchands du temple.
    Les lieux de culte se sont déplacés des églises vers les supermarchés. Les laïcs se sont félicités de la transformation de chapelles en cinémas et centres culturels, puis cultuels.
    Des salles de catéchisme converties en mosquées débordent dans les rues, mais les agnostiques ne savent plus s'il faut vraiment s'en réjouir.
    L’homme autrefois structuré par la verticalité transcendantale est aujourd'hui contraint à l'horizontalité sociale. Les chrétiens apathiques ne bronchent pas et se laissent gagner par l'exotisme conquérant. Sans production de CO2, l'essentiel est donc préservé ! Le trou dans la couche d'ozone risquait-il de laisser entrevoir des horizons concurrents de la science humaine ?

    Sur le plancher des vaches et du porc, le halal des hamburgers de Quick et des produits alimentaires des hypermarchés Cora ne déclenche aucune réaction vive, ni parmi les opposants à la globalisation de l'économie, ni parmi les chrétiens européens, de gauche comme de droite, ni parmi les athées, attachés à leur liberté et leur culture. Mieux, la gauche politique et électoraliste impose le silence à ses troupes et les militants laïcs grognent in peto.

    Alors, à l'entrée de nos villes occidentales, les décorations lumineuses de 'Joyeux Noël' sont converties en 'Joyeuses Fêtes', occultant notre culture judéo-chrétienne séculaire: elle heurtait les sensibilités laïques puis musulmanes, bientôt associées, et le chrétien moyen n'y voit toujours rien que de la diode multicolore et festive.

    Le Père Noël est lui-même passé au vert. Nos écoles laïques ont chassé le vieillard traditionnellement vêtu
    de rouge pour lui substituer un Vert, politiquement plus rouge et laïc que l'original. Nos charmantes têtes blondes ne soupçonnent pas que ce quileur est proposé sous l'influence du PCF est un succédané de l'authentique. Aux petits enfants, les instits de la FSU offre "la liberté de le relooker complètement" dans leurs coloriages...

    Mais il en est de même de la
    fête de la Pentecôte, amputée de son lundi, ou de Pâques, fête laïque offrant un jour de congé et octroyant aux salariés la possibilité de cumuler leurs RTT.

    Est-ce le « sens de l'Histoire » ?

    lundi 16 août 2010

    Boubakeur fustige Obama pour son projet de mosquée à Ground Zéro

    La mosquée de Paris ne souhaite pas entretenir le souvenir des attentats musulmans
    Le Recteur n'est pas toujours amateur de "devoir de mémoire"

    France Soir publie les propos Dalil Boubakeur recueillis par Jean-Claude Galli le 16/08/10,
    au lendemain de la fausse alerte à la bombe sur le site de Lourdes, le jour même de la célébration de l'Assomption, temps fort de la foi des Catholiques, le 15 août :

    “On ne construit pas une mosquée à Ground Zero comme ça”

    Le soutien apporté par Barack Hussein Obama à la construction d’une mosquée, pour le 10e anniversaire prochain des attentats du 11 septembre 2001, à proximité du site, provoque une vive polémique aux Etats-Unis, où une large majorité d'Américains y est hostile (lien Le Figaro).
    Le recteur de la Grande Mosquée de Paris, comprend l’émotion que suscite le projet parmi les Américains.

    Ground Zéro


    France-Soir - Quel regard portez-vous sur ce projet de mosquée à Ground Zero ?
    Dalil Boubakeur - Cette affaire ravive les affres dans lesquels était plongée l’Amérique au moment du 11 septembre 2001. A cause du terrorisme, l’islam était devenu, pour elle, potentiellement dangereux. Cet attentat nous a coûté cher. Il a été commis au détriment de l’islam modéré.

    F.-S. 68 % des Américains se disent opposés à ce projet…

    D. B. Cela touche à un point sensible de l’Amérique. C’est un événement qui a suscité beaucoup de douleurs, une plaie qui demeure ouverte. On peut comprendre que la construction d’un lieu de culte musulman à cet endroit puisse rencontrer des réactions d’hostilités. Il y a des lieux symboliques qui réveillent la mémoire, qu’on le veuille ou non. Et il n’est pas très bon de réveiller les souvenirs. Rappelez-vous l’histoire du couvent d’Auschwitz, c’est un peu la même chose.

    F.-S. Vous comprenez donc cette opposition.
    D. B.
    On ne construit pas une mosquée comme ça, dans un site aussi symbolique. Il faut qu’elle ait une fonction d’apaisement, qu’il s’agisse d’un lieu de réconciliation, pour justifier qu’elle soit présente, là. Si cet édifice religieux peut apaiser la sensibilité des Américains, alors c’est bien. Si c’est le contraire, il apparaîtra comme une provocation. Cela doit s’accompagner d’une explication formelle. Apparemment, les promoteurs de cette mosquée n’ont pas assez communiqué sur le sens de ce projet. Peut-être pourrait-on trouver un autre emplacement dans Manhattan ?

    F.-S. Obama lui-même semble désormais reculer sur la question.
    D. B. Oui, Obama a fait un pas en arrière. Il dit maintenant qu’il ne parlait pas « du bien-fondé » de l’installation d’une mosquée à Ground Zero, mais, de façon générale, « du droit » à construire une mosquée. Le recul d’Obama s’explique sans doute par le fait qu’il tient compte de la résonance de l’opinion américaine. D’un autre côté, la bonne volonté du président américain, qui a des sympathies pour l’islam, ne peut être remise en cause. (Lire PaSiDupes sur un parallèle avec Sarkozy) Ces derniers mois, il a insufflé une marque nouvelle à la politique classique américaine, celle de ses prédécesseurs, celle de Bush notamment.

    Reculade
    Décidement bien léger, le frère Barack Hussein ...
    Lire PaSiDupes sur Obama, prix Nobel de la Paix pour son ...potentiel

    mercredi 27 janvier 2010

    Grippe A: Roselyne Bachelot ne peut se fier à personne

    Ni les conseillers politiques, ni les experts médicaux ne seraient fiables C'est le tour du groupe d’experts du comité de Roselyne Bachelot d'être montrés du doigt. Supposés la conseiller sur la grippe A, plusieurs d’entre eux sont aujourd’hui au coeur de la polémique. Lire aussi PaSiDupes

    Le comité de lutte contre la grippe
    Il a été créé par décret le 25 juillet 2008 « pour apporter au ministre chargé de la Santé une expertise sur l’ensemble des mesures à mettre en oeuvre pour contrôler et réduire l’impact d’une épidémie de grippe ou d’une pandémie grippale ».
    C’est ce comité qui, en septembre 2009, a préconisé une vaccination massive (sur incitation de l'OMS, Organisation Mondiale de la Santé), avec des priorités : les personnels hospitaliers, les femmes enceintes, puis les personnes les plus fragiles, et enfin le reste de la population.
    Les dix-sept experts de ce comité ont tous été nommés sur décision de la ministre de la Santé. En 2009, seuls deux d’entre eux n’ont eu aucun lien d’intérêts avec les firmes. Plus significatif encore, six ont perçu cette année-là des rémunérations personnelles des laboratoires. Pour autant, sauf à vouloir à tout prix désigner des boucs émissaires, qui peut raisonnablement affirmer que l'éventuelle collusion de six experts sur dix-sept peut expliquer la décision du ministère, rétrospectivement jugée excessive aujourd'hui ?

    L’analyse de l’épidémie
    Beaucoup de scientifiques s’interrogent sur le fait que des sommités médicales n’ont pas vu, en août, que le virus était bien plus bénin que la crise mexicaine d’avril ne le laissait prévoir.
    Yves Charpak, spécialiste des maladies infectieuses, s’interroge : « On n’a jamais eu le vrai bilan de l’enquête faite au Mexique sur la mortalité du virus H1N1, effectuée par le représentant officiel de la France, le docteur Manuguerra, président de ce comité. Si, comme on le suppose, les chiffres montraient que c’était bien moins grave qu’initialement évoqué par les Mexicains, ce comité aurait dû rendre ces données publiques. Au lieu de ça, il a continué à évoquer le risque majeur de la pandémie à venir pour l’hiver. »
    Charpak (Pologne, 1924), prix Nobel de physique 1992, a également été récompensé du Prix de la Société française de physique (1980), décerné par la société ...Ricard !

    Un projet d’enquête parlementaire
    La position de certains experts du comité est devenue délicate. « Imaginez deux minutes que plusieurs experts aient été contre le principe de vaccination de masse dans les débats à huis clos. Cela voulait dire qu’ils allaient contre les intérêts de leur employeur, ce n’était pas une décision facile à prendre », constate le sénateur divers gauche François Autain, médecin, qui veut lancer une commission d’enquête parlementaire sur ce sujet.
    François Autain est membre du Parti de gauche de J.-L. Mélenchon. Il fut par ailleurs secrétaire d’État auprès du ministre de la Solidarité nationale, chargé des immigrés, sorte de 'ministère' de l'identité nationale, avant l'heure, dans le gouvernement socialiste de Pierre Mauroy (1981-1983).
    Accessoirement, il est oncle de Clémentine Autain, née en 1973 à Saint-Cloud dans les Hauts-de-Seine, un temps conseillère municipale de Paris (apparentée PCF)et récemment attirée par le NPA anti-capitaliste. La vertueuse fut pourtant membre du conseil d'administration de l'OPAC, l'organisme chargé de la gestion des logements à loyers modérés de Paris, au temps tumultueux de leur attribution douteuse à des nantis de tous horizons. cf. l'affaire de la Régie Immobilière de la Ville de Paris (RIVP): lien PaSiDupes

    Liste noire (nominative!) des experts suspects
    Les six sont présumés coupables, en attendant de savoir si, parmi les onze autres encore présumés innocents, certains n'habiteraient pas par malheur dans la rue de l'un des laboratoires fournisseurs de doses de vaccin...

    Jean-Claude MANUGUERRA
    Français, président du comité de lutte contre la grippe, chercheur à l’Institut Pasteur et aussi rémunéré par Roche.
    Jean-Louis BENSOUSSAN
    Français, membre du comité de lutte contre la grippe, directeur des Grog (groupes régionaux d’observation de la grippe) et rémunéré par Roche.
    Sylvie VAN DER WERF
    Française, membre du comité de lutte contre la grippe, chercheuse à l’Institut Pasteur Paris et aussi rémunérée par GSK.
    Brigitte AUTRAN
    Française, membre du comité de lutte contre la grippe, professeur de médecine à la Pitié-Salpêtrière et aussi rémunérée par Sanofi-Pasteur.
    Catherine WEIL-OLIVIER
    Française, membre du comité de lutte contre la grippe, pédiatre à Colombes
    et aussi rémunérée par Sanofi, GSK et Roche.
    Jean BEYTOUT
    Français, membre du comité de lutte contre la grippe, professeur de médecine à Clermont-Ferrand et aussi rémunéré par Novartis.

    Une chance que les experts sélectionnés sont des scientifiques. Que n'aurait-on dit s'ils avaient été recrutés à EDF la SNCF ?... L'erreur originelle ? Ne pas avoir pensé aux politiques et surtout aux journalistes. Mais attention, Joffrin était capable d'accepter !

    dimanche 11 octobre 2009

    Obama: le cadeau empoisonné d'un prix Nobel de la paix ...anticipé

    Le comité Nobel met la pression à Barack Hussein,
    "surpris" et "humble"!


    Le président métis américain, mi-figue, mi-raisin

    Le prix Nobel de la paix lui a été décerné vendredi, moins de neuf mois après sa prise de fonctions ce qui apparaît comme une facétie du très sérieux comité suédois. (Lire PaSiDupes)
    A l'institut Nobel, l'annonce du nom du lauréat a déclenché une clameur de … surprise parmi les journalistes.

    Barack Obama a exprimé sa stupéfaction et l'a accueilli avec "humilité".
    Lors de sa première apparition publique, le président américain a confié ne pas avoir l'impression de mériter le Nobel par rapport aux lauréats antérieurs mais qu'il l'accepterait "comme un appel à l'action" contre le réchauffement climatique ou la prolifération nucléaire et pour la résolution des conflits. "Ce n'est pas comme cela que je m'attendais à me réveiller ce matin", a avoué M. Obama, incrédule.

    Depuis 1901, les prix sont décernés chaque année à des personnes « ayant apporté le plus grand bénéfice à l'humanité », par leurs inventions, découvertes et améliorations dans différents domaines de la connaissance, par l'œuvre littéraire la plus impressionnante, ou par leur travail en faveur de la paix, suivant ainsi les derniers vœux d'Alfred Nobel, inventeur de la ...dynamite.

    Désormais, il est offert aux bienfaiteurs de l'humanité pour leurs bonnes intentions...
    Le prix lui a été attribué "pour ses efforts extraordinaires en vue de renforcer la diplomatie internationale et la coopération entre les peuples". Obama peut mieux faire, selon le comité Nobel norvégien.
    Le Nobel de la Paix est en effet décerné par un comité nommé par le parlement norvégien (Storting).

    Le Prix Nobel de l'espoir est né

    Le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas a souhaité l'avènement d'un Etat palestinien au cours de la présidence Obama. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a dit, quant à lui, espérer "faire avancer la paix".