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dimanche 28 avril 2013

Hollande met la démocratie parlementaire en danger

Le torchon brûle entre le Front de gauche et le gouvernement

Quatre salariés de Goodyear seront jugés le 16 septembre 2013.

Ils étaient six placés en garde à vue (cinq apparentés CGT et un SUD) du fabricant de pneus, pour violences sur la police lors de la manifestation contre la fermeture de l'usine d'Amiens-Nord qui avait dégénéré début mars 2013.

En février, le sénat adopta une proposition de loi d'amnistie des violences syndicales 
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Ainsi, en 2009, des salariés de Continental saccagèrent la sous-préfecture de l’Oise à Compiègne: les syndicats sont déboutés.

Mais, en février 2013, des sénateurs adoptèrent une proposition de loi communiste d'amnistie des délits et sanctions pour des faits commis lors de mouvements sociaux.
Le texte des sénateurs communistes avait été voté de justesse par 174 voix contre 172. Les groupes PS, CRC (communiste) et les écologistes avaient voté pour, tandis que la droite UMP et centriste le repoussaient. Il avait d'ailleurs été largement par les socialistes avec une grande restriction de son champ d'application. 


L'impunité pour les syndicats
"Il s'agit, ici, de faire œuvre de justice", avait approuvé Christiane Taubira, la garde des Sceaux. Il ne suffisait plus que texte soit adopté à l'Assemblée.
Non pas des anti-"mariage" pour tous,

mais des Goodyear, en mars 2013


Le Parti communiste et le Parti de Gauche, appuyés par la CGT, s'étaient fortement mobilisés en organisant notamment une manifestation devant le Sénat, tandis que Jean-Luc Mélenchon, eurodéputé, assistait au débat depuis la tribune du public.


Amnistie des faits commis lors de conflits de travail ou d'activités syndicales


Des opposants au mariage pour tous ?
Concernés, les exactions commises à l'occasion de conflits du travail, d'activités syndicales de salariés et d'agents publics, y compris lors de manifestations. Le texte prévoyait une application élargie aux professions libérales et exploitants agricoles. 
Devaient également être amnistiées les infractions commises lors de mouvements collectifs revendicatifs, associatifs ou syndicaux relatifs aux problèmes liés au logement. La proposition de loi d'origine parlait de problèmes liés non seulement au logement mais aussi à l'éducation, à la santé, à l'environnement et aux droits des migrants.















Or, le 24 avril, les députés PS ont rejeté la proposition de loi du Front de gauche 

Les relations se tendent sérieusement entre le PS et le Front de gauche, dont les communistes.
Ils ont deux motifs principaux de discorde : le report à la mi-mai de l'adoption définitive par le Sénat du projet de loi sur l'emploi, et le rejet par le gouvernement de l'amnistie de délits syndicaux. "La position du gouvernement sera non, nous ne sommes pas favorables à cette amnistie ni à aucune autre", a tranché mercredi le gouvernement, par la voix du ministre des Relations avec le Parlement, Alain Vidalies. La proposition de loi communiste prévoyant cette amnistie "ne va pas dans le bon sens," ajoutait le servile patron des députés PS, Bruno Le Roux, en écho. Dans la foulée, ce texte était rejeté en commission des Lois de l'Assemblée.

C'est "un coup de poignard", a dénoncé mercredi le Parti de gauche, tandis qu'a contrario le président du MoDem François Bayrou saluait la position du gouvernement.

"C'est une rupture du gouvernement avec le monde du travail et le peuple de gauche", a déclaré  la présidente du groupe communiste du Sénat (CRC) Eliane Assassi, en pointant aussi le deuxième point de discorde, le projet de loi sur l'emploi. Celui-ci retranscrit l'accord national interprofessionnel (ANI) sur la flexisécurité conclu le 11 janvier entre le patronat et trois syndicats (CFDT, CFE-CGC, CFTC), mais refusé par FO et la CGT. Sur le vote de ce dernier texte, "le gouvernement, et je ne suis pas la seule à le dire, s'est pris les pieds dans le tapis et ne sait plus comment retomber sur ses pieds", a-t-elle regretté.


Michèle Tabarot, secrétaire générale de l'UMP, a vu   un signe de "la gouvernance erratique" de François Hollande" dans le refus gouvernemental de la proposition de loi d'amnistie sociale.



La méthode forte pour soumettre les élus du peuple


Après une intense guérilla pdes députés du Front de gauche, le gouvernement a eu recours à la procédure du "vote bloqué" pour accélérer l'examen de la proposition de loi par le Sénat alors que les communistes avaient déposé plus de 400 amendements.

Résultat : furieux de cette procédure qui réduit le droit d'amendement, UMP, UDI-UC, communistes, mais aussi écologistes, ont forcé le gouvernement à reporter au 14 mai le vote de l'ultime version du projet, qu'a adoptée le groupe socialiste à l'Assemblée nationale.

Hollande écrit l'Histoire à la schlague
Non sans rappeler la procédure accélérée dite du " temps programmé " utilisée pour faire passer le mariage homosexuel, le gouvernement aux abois n'a pas reculé devant une méthode autoritaire d'adoption de ce texte "historique", selon le mot du ministre du Travail Michel Sapin avant les manifestations syndicales du 1er mai et surtout la manifestation du 5 mai du Front de gauche pour une VIe République. "C'est un changement de cap politique du gouvernement qui fait le choix de céder aux désirs de la droite et du patronat plutôt que d'écouter le malaise et la souffrance des salariés", estime Eliane Assassi, courroucée. 

"Les formations de gauche doivent se rencontrer maintenant, il faut une rencontre entre la direction du PS et celle du PCF. Le Parti socialiste doit nous dire dans quel chemin il veut s'engager maintenant", a-t-elle ajouté. 

"Ce que retiennent les gens, c'est que ce gouvernement n'est pas celui pour lequel ils ont voté", a-t-elle conclu.

Les parlementaires écologistes semblent également de plus en plus mal à l'aise.

Ils ont voté pour l'amnistie sociale, les faucheurs d'OGM étant notamment concernés. Le patron des sénateurs EELV, Jean-Vincent Placé, est particulièrement monté au créneau contre les conditions du débat parlementaire.

Quant à la candidate des Verts à la présidentielle 2012, Eva Joly a annoncé sa volonté de manifester le  5 mai avec les communistes.

Il était temps qu'avant les municipales, les électeurs sachent bien clairement comment EELV se positionne...



La fusillade d'Istres met Taubira au centre d'une polémique

La justice de Taubira a-t-elle été à la hauteur ?

Mise en cause de l'idéologie de la ministre de la justice
 
La personnalité et les antécédents judiciaires du tueur de 19 ans qui a abattu jeudi trois personnes à Istres (Bouches-du-Rhône) suscitent un début de polémique.

Le tireur faisait l'objet d'une procédure de placement sous bracelet électronique après avoir été condamné, en août 2012, pour la découverte d'une arme prohibée dans sa voiture.
"Les cinq mois d'emprisonnement qu'il se devait d'effectuer étaient en cours de mise à exécution sous forme de bracelet électronique après qu'il ait été vérifié qu'il présentait bien les conditions pour bénéficier de cette alternative à l'incarcération", a affirmé samedi à la presse le procureur-adjoint d'Aix-en-Provence, Denis Vanbremeersch.

Le magistrat a toutefois réfuté que le jeune homme soit passé entre les mailles du filet judiciaire
.
"Après coup, on a toujours l'envie d'analyser pourquoi on n'a pas anticipé telle ou telle dérive mais on ne peut pas demander à la justice de tout prévenir", a-t-il jugé, une nouveauté depuis mai 2012 !

Les premiers éléments de l'enquête ont montré que ce fana d'armes avait depuis plusieurs mois confié ses intentions meurtrières à un proche. Adepte de jeux de guerre sur internet, il est aussi établi que c'est sur internet qu'il s'est procuré son arme.
Selon le magistrat, la justice n'est pas davantage responsable de la facilité apparente avec laquelle le tireur a pu se procurer une arme de type kalachnikov.
"C'est bien par le biais d'internet qu'il a acquis l'arme et les éléments qui lui ont permis de la remilitariser", a-t-il confirmé. Il a précisé que le tireur n'en était pas à son coup d'essai et qu'il s'était même fait une "spécialité d'acquérir des armes neutralisées" sur la toile, puis de les remettre en état de fonctionner. Autant d'éléments à charge contre les juges qui ont opté pour le bracelet électronique.

Le juge accable le jeune pour se décharger de toute responsabilité

En apparence, le jeune homme respectait les dispositions légales auxquelles il était assujetti. Il a ainsi respecté le contrôle judiciaire qui lui imposait de pointer deux fois par mois au commissariat d'Istres, ce qu'il a encore fait la veille de la tuerie. Mais il ne faudrait évidemment pas y voir un froid calcul de la part du tueur et donc la pleine possession de ses moyens !

"Parallèlement, il a pourtant poursuivi ses achats d'armes, qu'il a pris soin de dissimuler, soit au domicile de ses parents, soit en les enterrant", a insisté Denis Vanbremeersch.

D'ailleurs, les premiers éléments du dossier font apparaître que le criminel n'a  pas fait l'objet de soins psychiatriques et qu'il était titulaire d'une licence de tir sportif pour laquelle un certificat médical lui a été délivré.

Le club de tir d'Istres a pris les mesures que d'autres n'ont pas prises.
Il a en effet exclu le jeune à la suite de sa condamnation pour port d'arme prohibé, en août 2012.

La version des faits, selon le tueur 

Au cours de sa garde à vue, l'auteur de la fusillade a expliqué qu'il a parcouru une distance non précisée la kalachnikov à la main après l'avoir déterrée. Il a ensuite fait feu et tué deux voisins de 35 et 45 ans occupés dans leurs jardins.

Il a ensuite stoppé une voiture et demandé à la conductrice de le conduire à Paris. Devant son refus, il a fait feu sur le pare-brise du véhicule, blessant légèrement la conductrice à la main et à l'oreille.

Il a arrêté une deuxième voiture conduite par un sexagénaire, qu'il a abattu d'une rafale d'arme automatique.

Le directeur interrégional de la police judiciaire est un psy...
Christian Sainte analyse les faits: "Il est dans un registre où il joue depuis des années sur des jeux de guerre. Il est parti sur ce schéma".

A Istres, à une vingtaine de kilomètres à l'ouest de Marseille, l'heure était samedi au recueillement: une marche blanche en hommage aux trois victimes a rassemblé près de 3.000 personnes.

Karl Rose serait un solitaire sans aucune idélogie

Le tireur soutient "n'être militant de rien", n'avoir aucune conviction politique ou religieuse et ne se revendique d'aucune idéologie ni d'aucun courant de pensée.

Il affirme avoir agi seul. "C'est quelqu'un qui a conscience de la gravité des faits commis. il coopère avec son intelligence et son système de défense", a précisé le procureur adjoint.

Le parisien placé en garde à vue jeudi à Paris, après que l'auteur de la fusillade eût livré son nom aux enquêteurs, devait être libérée sans qu'aucune charge ne soit retenue à son encontre.
Les deux hommes avaient l'habitude de correspondre par téléphone et de jouer en réseau sur internet depuis cinq ans. Le tireur avait révélé à son compagnon de jeu son intention de tuer mais ce dernier ne l'avait pas pris au sérieux, jugeant qu'il s'agissait de "délires de post-adolescent"...

Et quelle est la part de responsabilité de la ministre de la Justice ?

Une probable mise en examen pour "assassinats et tentative d'assassinat" devait être prononcée contre le tueur après qu'il ait été déféré samedi après-midi devant un juge.

Christiane Taubira détient les clés de nos vies. Et de nos morts.
Face aux centres de détention surpeuplés, la garde des Sceaux soutient que "nos prisons sont pleines, mais vides de sens." Elle entend donc développer massivement les peines alternatives. Un changement profond de la politique pénale française… qui demande beaucoup de moyens.

Sa circulaire diffusée aux parquets entend lutter contre la surpopulation carcérale de plusieurs manières. 
D’abord en limitant le recours aux peines planchers, ces sanctions automatiques contre les récidivistes. Taubira a en conséquence demandé aux procureurs d’ "individualiser" les décisions en n’optant pour la prison ferme "qu’en dernier recours", avec notamment l'idée pré-conçue qu'un jeune ne peut être dangereux... 
La ministre de la Justice encourage aussi à freiner les comparutions immédiates, accusées d'être hâtives et prononcées à tour de bras.
Et l'idéologue enjoint enfin les parquets à "faire de l’aménagement des peines une priorité de politique pénale". Cette priorité est défendue au nom de la lutte contre la récidive, considérant que les taux de "rechute" seraient inférieurs parmi les condamnés ayant bénéficié d’un aménagement partiel ou ...total de leur peine., soit un condamé sur cinq.Mais cet affichage suppose des moyens que Taubira n'a pas débloqués.

La tuerie d'Istres soulève la question du placement sous surveillance électronique mobile 
Alors que la majorité des peines alternatives sont peu utilisées, le bracelet électronique, ou Psem, l'est bien davantage du fait de son coût très avantageux. Il a donc connu un boom (9 000 personnes aujourd’hui, contre la moitié il y a deux ans). 
Outre les motivations idéologiques de la politique judiciaire de la gauche, les questions de coûts exposent les Français aux doux tueurs et violeurs. 
Christiane Taubira aura à répondre aux deux délires idéologiques de la gauche qui a fait trois morts cette semaine à Istres.

Taubira a mérité son affichage au "mur des cons" du Syndicat de la magistrature. 
Et pourtant...

La gouvernance de Hollande, c'est le divorce pour tous à gauche, en moins d'un an

La gauche éclate: Hollande déchire !

La "gauche molle" avait fait toute sa campagne sur le thème du rassemblement,  et puis, un an plus tard, il a éclaté la gauche, du Parti socialiste socialistes et des Verts rétifs à sa politique économique, à l'extrême gauche, politique aussi bien que syndicale, de Jean-Luc Mélenchon.



Jean-Luc  souffre du mépris de François, car il peut l'affirmer,  Hollande lui doit son élection, comme à certains électeurs de l'extrême droite. "Pas un député PS n'a été élu sans les voix du Front de gauche, et pas un des députés du Front de gauche ne l'a été sans le PS", souligne-t-il sans cesse: avec 11,1% des voix au premier tour de la présidentielle,  Mélenchon ne se revendique pas comme un opposant, mais comme un "ayant-droit".


Avec son "parler cru et dru", le responsable du Front de gauche (PCF-Parti de gauche) qui reproche à Hollande de "déplacer le curseur vers la droite" fait régulièrement entendre sa voix depuis un an, frôlant parfois la ligne jaune comme lorsqu'un de ses proches, François Delapierre, traite le ministre Pierre Moscovici de "salopard".

François Hollande, dont il fut un temps un rival au Parti socialiste, est pour le stalinien Mélenchon l'archétype du "solférinien", un président resté à ses yeux l'homme de la synthèse au PS et accusé aujourd'hui d'avoir "divisé la gauche".

Joly Eva (EELV) et affreux Jean-Luc

"Il y a une gauche dans ce pays et vous allez la voir le 5 mai", prévient l'ancien socialiste, qui avec ses partenaires du FG a appelé à une manifestation nationale d'abord pour un "coup de balai" avant d'être renommée "contre la finance, contre l'austérité et pour une VIe République".

Hollande s'est mis à dos la gauche syndicale radicale


Dernier exemple en date: l'opposition exprimée par l'exécutif à la proposition de loi communiste d'amnistie sociale, qui avait été votée fin février au Sénat avec l'ensemble de la majorité PS, FG et écologistes. Résultat, le texte a été rejeté mercredi en commission à l'Assemblée.
"La honte! Socialistes rompez les rangs !", a méchamment ironisé Jean-Luc Mélenchon. 

Le 
mouvement parfois violent mené par les syndicats CGT et Sud de PSA-Aulnay pour justifier le refus d'un tel texte. "Ils font de la politique ces gens-là, ça n'est pas du syndicalisme mais une lutte pour eux-mêmes! Pas question d'une amnistie pour qu'ils puissent se refaire la cerise sur notre dos".

Et Jean-Vincent Placé, chef de file des sénateurs EELV, de renchérir en appelant les députés PS au "devoir de désobéissance" face à "l'oukase" du gouvernement et de François Hollande.

Des tensions régulières entre les socialistes et leurs partenaires
Au Parlement, après une cure d'opposition de dix ans,  la première année du retour de la gauche a été marquée par la vive opposition PCF , qu'il s'agisse du texte énergie du député PS Brottes, exprimée dès l'automne, ou du clash tout récent sur le projet de loi emploi de Michel Sapin, ministre du Travail. Furieux de la procédure du vote bloqué retenu par le gouvernement au Sénat, communistes et écologistes se sont unis à la droite pour retarder à la mi-mai son adoption définitive. Une attitude "irresponsable", s'emporte-t-on à l'Elysée: "que ce soit la gauche de la gauche ou la droite, c'est l'alliance des médiocres cette affaire", ont-il estimé, avec leur mépris coutumier.

Le parti du président se fracture

"Le début de mandat de François Hollande rappelle la fin du deuxième mandat de François Mitterrand, une époque où il n'était plus soutenu que par les socialistes", note le politologue, Frédéric Dabi (Ifop).

Au sein même du PS qu'il a dirigé onze ans (1997-2008), François Hollande doit affronter des critiques, notamment d'Emmanuel Maurel, qui avait fait un score plus qu'honorable à l'automne lors du Congrès du PS de Toulouse face à la motion majoritaire d'Harlem Désir soutenue par tout le gouvernement.

L'aile gauche du PS, animée aussi par la sénatrice Marie-Noëlle Lienemann, le député Jérôme Guedj, ou d'autres parlementaires proches du ministre Benoît Hamon qui ont lâché le gouvernement sur certains textes parlementaires, réclame une inflexion de la politique économique et sociale. Certains vont jusqu'à demander la formation d'un nouveau "gouvernement rouge-rose-vert", comprenant le Front de gauche pour mener "une nouvelle politique".

Un proche du président de la République reconnaît une ambiance "très mauvaise, électrique" chez les députés PS, "remontés" contre le projet de loi post-scandale Cahuzac sur la transparence de la vie publique, certains menaçant de "mettre le président en minorité". Un mécontentement dont le président de l'Assemblée Claude Bartolone s'est fait le porte-parole.

Du côté de la rue de Solférino, le patron Harlem Désir est également contesté, accusé par certains d'être trop effacé, voire inaudible: traduire, soumis. 
La semaine dernière Jean-Christophe Cambadélis, certes candidat malheureux  de Martine Aubry à la course pour le poste de premier secrétaire, jugeait que "la côte d'alerte (était) atteinte" pour le PS et que l'actuel exécutif n'est "pas en capacité d'impulser malgré toutes les bonnes volontés".

Le mariage pour tous, ça ne marche même pas au PS ! 

Une priorité à l'accès des Roms au travail

Des Roumains et des Bulgares plutôt que les Ch'tis (14% de chômage)


Drapeau de la communauté rom:
Gitans, Tziganes, Manouches, Romanichels, Bohémiens, 
Sintis

Guadeloupe: taux de chômage à 22,5% fin 2012
Dès août 2012, Jean-Marc Ayrault annonça la suppression de la taxe pour l’embauche des Roms et un meilleur accès au travail, tout en restant ferme sur le démantèlement des camps, bien sûr. Les associations jugèrent les mesures "bonnes ", mais "insuffisantes".
Le governement jouait ainsi l’apaisement après la polémique, cet été, sur les démantèlements des campements roms. Jean-Marc Ayrault tint en effet une réunion interministérielle à Matignon, de laquelle sortirent deux propositions principales. Tout d’abord, le gouvernement supprima la taxe que doivent payer les employeurs s’ils veulent engager un Rom. Pour le moment, ils doivent par exemple payer 713 euros à l’Office français de l’immigration et de l’intégration (Ofii) pour un contrat de plus d’un an. Seconde mesure, la liste des 150 métiers auxquels les Roms ont accès va être élargie "de manière très importante", précise le gouvernement. En contrepartie, le ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, restait ferme sur le démantèlement des camps : les expulsions continueront si la justice les prononce.

La suppression de la taxe augmente les difficultés d’accès des autres au travail
Co-fondateur de Romeurope, collectif reçu à Matignon, Laurent El Ghozi juge que ce sont de "bonnes mesures", même si elles sont insuffisantes. "
La suppression de la taxe facilitera l’accès au travail, mais il y a aussi la question de leur logement. Ça passe par des ressources stables et légales évidemment, mais ça ne suffit pas non plus". Il faut donc prendre en compte " la scolarité, l’accès au droit. Ce que nous continuons à demander, c’est l’accès égal à l’ensemble des droits dont bénéficient les citoyens européens ": depuis 2007, la Roumanie et la Bulgarie sont membres de l'U.E., 
Ils sont une chance pour la France, sa démographie et son système social

La protection sociale fait pencher la balance
Dans les années 1990-2000, les ex-communistes avaient préféré livrer les terres arables des kolkhozes aux Roms de Roumanie et de Bulgarie plutôt qu'aux paysans qui réclamaient la restitution de leurs terres. Alors pourquoi préfèrent-ils la France ? Pourquoi travailler au pays, si 75 euros tombent en France chaque jour, sans travailler ?
"La grande question, ce sont quand même les expulsions", maintient le bon père  Arthur Hervet. Bien que la république soit laïque, il est particulièrement impliqué dans le soutien aux Roms à Lille et leur distribue des denrées alimentaires tous les midis. "La grosse épreuve pour nous, c’est de savoir qu’il y aura une expulsion s’il y a une décision de justice. Mais quelle justice ? Il y a toujours une épée de Damoclès au-dessus de nos têtes. Aujourd’hui, il ne me reste plus qu’à prier pour que le cœur des hommes politiques se mette à battre au rythme de l’humanité".
Roms expulsés de Ris-Orangis 
(Essonne, le 3 avril 2013)
Après Lyon, au début du mois, c'est à Ris-Orangis, en banlieue parisienne, qu'un préfet se trouve assigné par les familles de ressortissants roumains qu'il venait de faire expulser. Motif invoqué: le représentant de l'État n'applique pas le droit européen et surtout la circulaire Valls du 26 août 2012 qui, en cas de démantèlement de camp, fait obligation de procéder à un diagnostic social et de proposer des solutions d'hébergement et d'insertion aux populations concernées.

"Une petite mesurette", ça fait vraiment peu !
Plus remonté, Yann Lafolie, le président de l’Atelier solidaire qui accompagne au quotidien les Roms de l’agglomération lilloise. "Ce n’est pas acceptable, estime-t-il. On s’attendait à une véritable politique de changement. Il [François Hollande, ndlr] avait annoncé la fin des expulsions sans solution, l’accès au droit commun, c’est-à-dire au travail, au logement, à la santé, à la scolarisation des enfants. Aujourd’hui, on se retrouve avec une petite mesurette, une annonce pour essayer de calmer les choses. On a l’impression que le Parti socialiste hésite et n’a pas envie de froisser".

Des mesures levées en 2014 au plus tard

Matignon précise que "le gouvernement examinera, après discussions avec les États concernés (Roumanie, Bulgarie), l'hypothèse d'une levée anticipée des mesures transitoires qui restreignent l'accès des Roms au marché du travail français, par rapport aux autres ressortissants communautaires". Ces mesures, appliquées pour 7 ans maximum depuis l’entrée en 2007 de la Bulgarie et la Roumanie dans l'Union européenne, doivent être levées le 1er janvier 2014 au plus tard.

Le Qatar se défend de coloniser la France

Le Qatar assure investir en France sans arrière-pensée politique

Création d'un fonds d'investissement franco-qatari auprès de la Caisse des dépôts.


Comment apaiser les banlieues à coups de petrodollars qatari

Le Premier ministre du Qatar, cheikh Hamad ben Jassem Al-Thani, a affirmé lundi que son pays n’a  aucune arrière-pensée politique en réalisant des investissements en France. "Le Qatar n’a pas de grande ambition politique (...) et quand il investit en France, c’est sans dessein politique", a affirmé cheikh Hamad interrogé lors d’une conférence de presse à Doha avec son homologue libanais Najib Miqati.

"Nous ne cherchons qu'à investir et nous ne faisons rien sans coordination avec la partie française", a encore assuré le responsable du Qatar, disant que son pays avait mis en place pour cela un "fonds d’investissement public".

L’ambassadeur du Qatar à Paris, Mohamed Jaham Al-Kuwari, a estimé qu’il serait "dommage" que des "calculs partisans" sapent les perspectives d'échanges entre la France et le Qatar, dans une tribune mercredi au quotidien le Monde.

"Il serait dommage que des calculs partisans privent ces nations d’une telle occasion d'échanges dont les perspectives s’annoncent aussi fructueuses dans l’avenir pour les deux pays", a écrit l’ambassadeur revenant sur la polémique déclenchée en France par les projets d’investissements de son pays. 
Des élus qui ont convaincu le Qatar de payer pour les banlieues
Conseiller municipal UMP de La Courneuve (Seine-Saint-Denis), le président de l’Aneld, Kamel Hamza, la quarantaine,  faisait passer l’Aneld pour une formation de droite, mais c'était du temps de la droite. Aujourd'hui, l'élu Verts (EELV) de Vigneux (Essonne), Fouad Sari, cofondateur de l'Association nationale des élus locaux pour la diversité, et la centriste Leïla Leghmara, de Colombes (Hauts-de-Seine), sont en effet les lieutenants les plus visibles d’Hamza et,  à l'échelon national, l’Aneld compterait 200 adhérents, de tous bords.
VOIR et ENTENDRE Kamel Hamza, élu Français s'adresser aux Français et réciter les éléments de langage destinés à rassurer les indigènes blancs:



( Anne-Charlotte Hinet et les équipes de France 2 )

Alors que Hollande veut reforcer les associations, il gagnerait à prendre au sérieux les "Robin des Bois des banlieues" ou "zozos irresponsables" de l'Association nationale des élus locaux pour la diversité (Aneld), à l'origine de la création du fonds franco-qatari pour les banlieues. Pour investir dans les banlieues, c'est en effet vers l'émir du Qatar en personne, le cheikh Hamad ben Khalifa Al Thani, Eux qu'ils se sont tournés en novembre 2011. Et cette initiative s'est concrétisée avec la mise en place par le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, d'un fonds franco-qatari d'au moins 100 millions d'euros à destination des "territoires délaissés". 
Elus de ANELD dans les marbres 
du palais royal de Doha, 
aux côtés de l'émir
Née en 2009 avec l'élection du premier président métis des Etats-Unis, Barack Obama, cette très discrète association a pour ambition déclarée de convertir la France au "pragmatisme anglo-saxon sur l’intégration des minorités."  Rapidement, l’Aneld a d'ailleurs fait de la publication de statistiques ethniques dans l’Hexagone son cheval de bataille. Elle multiplie aussi les voyages d'études à l'étranger et, au printemps dernier, un documentaire de Canal+, intitulé "La diplomatie des banlieues", suivit une délégation de l'Aneld aux Etats-Unis.


Déjà pendant la campagne présidentielle, l’entourage du ministre de l’Intérieur d'alors,
Claude Guéant, artisan du rapprochement France-Qatar durant les années Sarkozy, s'était irrité "du bordel foutu par l’Aneld. 
Ces élus n’ont pas compris dans quoi ils foutaient les pieds. Les relations franco-qatariennes, c’est plus que sensible".
A propos du fonds franco-qatari de Montebourg, le ministre de la Ville, François Lamy, assure maintenant que "ce petit groupe d'élus" n’a tout simplement pas compétence pour décider de la distribution de telles aides à l’investissement sur l’ensemble des zones paupérisées. 
L’association Villes et Banlieues est, elle, encore plus radicale: "Il s’agit d’un groupe d'élus de banlieue communautaires. Or, pour nous, il n’est pas question de faire entrer le fait religieux ou le fait communautaire dans l’attribution d’aides. Ce serait stigmatiser encore la banlieue", explique Renaud Gauquelin, qui souhaite une "clarification de cette question".

Reste que dans les quartiers populaires, l’annonce du déblocage des fonds venus du Golfe est plutôt bien accueillie. 
La page Facebook du collectif est par exemple pleine de messages de jeunes proposant leurs services ou leurs CV. Né à Clichy-sous-Bois au lendemain des "révoltes sociales" de novembre 2005 et soutenu par Élisabeth Guigou (PS de Seine-Saint-Denis), George Pau-Langevin (ministre chargée de la Réussite éducative pour Hollande), Sandrine Mazetier (députée PS de Picpus, Bercy, Charonne), Daniel Goldberg (député PS de Seine-Saint-Denis et SOS Racisme) et Jean-Yves Le Bouillonnec (député PS du Val-de-Marne), et plus largement par la LCR, le PCF, Les Verts (EELV), Cap 21 (Corinne Lepage) et LO en 20007, le collectif AC-Le-Feu est clair. Pour son président, Mohamed Mechmache, "les fantasmes sur le Qatar et les musulmans ne semblent se poser que lorsqu’ils investissent en banlieue". "Cette question ne se pose pas quand ils entrent au PSG, chez Lagardère ou Veolia". Selon lui, la réponse positive du Qatar aux sollicitations de l’Aneld est peu surprenante. "Il y a dans les quartiers un vivier de gens qui ont des idées, des compétences, des projets mais qui ne trouvent personne pour les accompagner. L’Etat a déserté et les banques refusent systématiquement de s’engager à leurs côtés. Ce n’est pas parce qu’il y a des musulmans dans les quartiers que le Qatar est venu, c’est parce qu’il y a des projets."

Fonds franco-qatari

Le président François Hollande a confirmé la création d'un fonds d’investissement franco-qatari " auprès de la Caisse des dépôts" pour investir dans les banlieues et le reste du territoire français. 
"Le Qatar veut investir dans nos banlieues, sur nos territoires ? Très bien, acceptons cette offre, cette proposition, mais nous le ferons ensemble", a assuré François Hollande lors d’un entretien accordé à RFI/TV5Monde et France24 depuis l’Elysée.
Le gouvernement français a donné son feu vert et souhaite que de l’argent privé et public s’ajoute au financement qatari. 
Lien PaSiDupes : Hollande délègue au Qatar l'assistance à nos banlieues

Des membres de l’opposition UMP ont demandé une commission d’enquête parlementaire sur les investissements du Qatar en France, où ce pays est propriétaire du club de football professionnel de la capitale, le Paris-Saint-Germain. Lien PaSiDupes : Les footballeurs se donneront à 75% pour la solidarité sociale (Hollande a depuis botté en touche !)

Et pas seulement...

samedi 27 avril 2013

Hollande et sa suite sont aussi en Chine pour du tourisme

Dilettantisme du président français

A Pékin, le président français a ménagé ses hôtes
Déhanché de podium de mode
Dernier jour de visite pour François Hollande en Chine, ce vendredi 26 avril. 
Le président français s’est rendu à Shanghai, d’où il a cité Deng Xiaoping pour expliquer sa méthode pour sortir la France de la crise économique : "Nous traversons la rivière en nous appuyant sur les pierres, à tâtons", a-t-il déclaré, à l’issue d’une journée très chargée : visite privée de la cité interdite à Pékin, rencontre avec le Premier ministre Li Keqiang et déjeuner avec son homologue chinois Xi Jinping.

La culture escamotée
A la Cité interdite, la délégation française n'a passé que 40 petites minutes pour découvrir le siège du pouvoir impérial chinois pendant cinq siècles et les objets précieux remis par les Jésuites à la dynastie des Qing et conservés à la Cité interdite. 


La "gauche molle" a occulté les violations des droits de l'homme
Alors que le quinquennat de Nicolas Sarkozy avait été marqué par une période de brouille autour de la question du Tibet, François Hollande s’est contenté d’évoquer le Tibet et les droits de l’homme de manière évasive : le nom de l’ennemi numéro un du Parti communiste chinois, le prix Nobel de la Paix emprisonné Liu Xiaobo, n’a ainsi jamais été prononcé.


Hollande n'a eu que faire du sondage réalisé par l'IFOP du 16 au 18 avril 2012 dans lequel les Français se montrent à la fois soucieux de renforcer nos échanges avec la Chine, et inquiets de la place grandissante qu'elle occupe sur la scène internationale.

Au fond, les ministres peinent à jouir
des lieux
Dans cette même enquête, nos concitoyens se déclarent particulièrement préoccupés par la situation des droits de l'Homme en Chine. 92% d'entre eux la considèrent insatisfaisante en Chine de manière générale, et au Tibet spécifiquement (94% d'insatisfaits). Emus par la vague d'auto-immolations dans cette région, 83% se déclarent solidaires du peuple tibétain, et 66% demandent à ce que le Président de la République évoque directement le sujet avec le Président Xi Jinping.

Le président socialo-écolo est pareillement méprisant de l'avis des Verts d'EELV
Le sénateur
André Gattolin (EELV, Hauts-de-Seine) et le député Noël Mamère (EELV, 3° circonscription de Gironde), quantités négligeables, avaient pourtant pressé le président de la République d'oeuvrer à l'établissement d'un dialogue ouvert et sans faux semblants avec son homologue Xi Jinping et les dirigeants de la République Populaire de Chine. Ils en sont pour leurs frais tous ceux qui avaient incité l'exécutif à faire part de sa vive préoccupation sur les violations des droits de l'Homme et des libertés publiques en Chine, singulièrement au Tibet, mais aussi au Turkestan oriental. Hollande n'est pas disposé à soutenir une théocratie tibétaine.

En matière économique, le bilan est piètre


Les grands contrats espérés au Grand palais du peuple se sont en effet, pour beaucoup, traduits en simples lettres d’intention. 
Dans le domaine nucléaire, la déclaration tripartite de long terme signée ce jeudi entre Areva, l’électricien chinois CGNPC et EDF permet de réaffirmer l’importance de la relation franco-chinoise. 
Concernant l’aéronautique même chose : la vente de 60 Airbus annoncée ce jeudi est essentiellement une confirmation de commandes déjà planifiées ou gelées.

Quant à la filière porcine française qui espérait vendre de la charcuterie sur le marché chinois, elle devra, faute d’accord, se contenter d’une simple mission d’évaluation. " Il s’agit d’un début et il faut être patient en Chine, nuance Robert Volut. Pour l’instant, jamais aucun Chinois n’est venu voir nos usines, rappelle le président de la Fédération française des industriels charcutiers traiteurs. Il est raisonnable pour un client de visiter ses fournisseurs, et ça se passe comme ça chez Airbus depuis 25 ans. Il s’agit donc d’une première étape et on va leur montrer ce que c'est que des bons produits français". 
En attendant, le groupe GDF Suez est l’un des seuls à repartir avec un nouveau contrat signé par la China National Petroleum Corporation (CNPC). Français et Chinois travailleront notamment sur un projet de stockage souterrain de gaz naturel.