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vendredi 22 novembre 2013

Chute continue des effectifs de pompiers volontaires

Ces humanitaires refusent de se faire agresser

La désertification des zones de non-droit se poursuit

Les pompiers volontaires étaient 192.986 en France en 2012, soit 2.232 de moins que l'année précédente, selon les chiffres diffusés vendredi par le ministère de l'Intérieur.

Hollande avait  été érigé leur recrutement en "priorité"
Le président socialiste avait annoncé en octobre un "plan national" pour enrayer la chute continue du nombre de volontaires depuis 2010 et s'était engagé à atteindre à nouveau le nombre de 200.000 d'ici la fin de son quinquennat en 2017. 

15.000 pompiers volontaires en moins en 8 ans
Maillon essentiel de la sécurité civile, ces hommes et femmes qui occupent souvent un autre métier à côté représentent 78% des pompiers.

Une perte de plus de 10% au dernier comptage
Au 1er janvier 2013, ils étaient encore 2.500 de moins que l'année d'avant , sur un total de 245.800 pompiers (volontaires, professionnels civils, militaires) en France, selon "les statistiques des services d'incendie et de secours" diffusées par la direction générale de la sécurité civile et de la gestion des crises du ministère de l'Intérieur.

En France, les pompiers interviennent en moyenne toutes les 7,4 secondes, avec 4,2 millions d'interventions en 2012, un chiffre en hausse continue depuis 2010.

1 234 agressions à leur encontre

Quand les pompiers interviennent, c'est dans 71% des cas pour des "secours à la victime", dans 7% pour éteindre un incendie, dans 6% pour des accidents de la circulation.

Le soir du match Algérie-Burlina-Faso de qualification au Mondial de football, les véhicules des pompiers et de la police ont été pris pour cible alors que ceux-ci intervenaient suite à l'incendie de deux véhicules et d'un scooter, le 19 novembre à Limoges, dans le quartier de la Bastide.

En novembre 2012, 1.234 agressions ont été recensées à l'encontre de pompiers, un nombre "stable", est-il convenu de diffuser.
En vérité, les victimes d'une agression en intervention étaient de 1.155 en 2010.

dimanche 28 avril 2013

Une priorité à l'accès des Roms au travail

Des Roumains et des Bulgares plutôt que les Ch'tis (14% de chômage)


Drapeau de la communauté rom:
Gitans, Tziganes, Manouches, Romanichels, Bohémiens, 
Sintis

Guadeloupe: taux de chômage à 22,5% fin 2012
Dès août 2012, Jean-Marc Ayrault annonça la suppression de la taxe pour l’embauche des Roms et un meilleur accès au travail, tout en restant ferme sur le démantèlement des camps, bien sûr. Les associations jugèrent les mesures "bonnes ", mais "insuffisantes".
Le governement jouait ainsi l’apaisement après la polémique, cet été, sur les démantèlements des campements roms. Jean-Marc Ayrault tint en effet une réunion interministérielle à Matignon, de laquelle sortirent deux propositions principales. Tout d’abord, le gouvernement supprima la taxe que doivent payer les employeurs s’ils veulent engager un Rom. Pour le moment, ils doivent par exemple payer 713 euros à l’Office français de l’immigration et de l’intégration (Ofii) pour un contrat de plus d’un an. Seconde mesure, la liste des 150 métiers auxquels les Roms ont accès va être élargie "de manière très importante", précise le gouvernement. En contrepartie, le ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, restait ferme sur le démantèlement des camps : les expulsions continueront si la justice les prononce.

La suppression de la taxe augmente les difficultés d’accès des autres au travail
Co-fondateur de Romeurope, collectif reçu à Matignon, Laurent El Ghozi juge que ce sont de "bonnes mesures", même si elles sont insuffisantes. "
La suppression de la taxe facilitera l’accès au travail, mais il y a aussi la question de leur logement. Ça passe par des ressources stables et légales évidemment, mais ça ne suffit pas non plus". Il faut donc prendre en compte " la scolarité, l’accès au droit. Ce que nous continuons à demander, c’est l’accès égal à l’ensemble des droits dont bénéficient les citoyens européens ": depuis 2007, la Roumanie et la Bulgarie sont membres de l'U.E., 
Ils sont une chance pour la France, sa démographie et son système social

La protection sociale fait pencher la balance
Dans les années 1990-2000, les ex-communistes avaient préféré livrer les terres arables des kolkhozes aux Roms de Roumanie et de Bulgarie plutôt qu'aux paysans qui réclamaient la restitution de leurs terres. Alors pourquoi préfèrent-ils la France ? Pourquoi travailler au pays, si 75 euros tombent en France chaque jour, sans travailler ?
"La grande question, ce sont quand même les expulsions", maintient le bon père  Arthur Hervet. Bien que la république soit laïque, il est particulièrement impliqué dans le soutien aux Roms à Lille et leur distribue des denrées alimentaires tous les midis. "La grosse épreuve pour nous, c’est de savoir qu’il y aura une expulsion s’il y a une décision de justice. Mais quelle justice ? Il y a toujours une épée de Damoclès au-dessus de nos têtes. Aujourd’hui, il ne me reste plus qu’à prier pour que le cœur des hommes politiques se mette à battre au rythme de l’humanité".
Roms expulsés de Ris-Orangis 
(Essonne, le 3 avril 2013)
Après Lyon, au début du mois, c'est à Ris-Orangis, en banlieue parisienne, qu'un préfet se trouve assigné par les familles de ressortissants roumains qu'il venait de faire expulser. Motif invoqué: le représentant de l'État n'applique pas le droit européen et surtout la circulaire Valls du 26 août 2012 qui, en cas de démantèlement de camp, fait obligation de procéder à un diagnostic social et de proposer des solutions d'hébergement et d'insertion aux populations concernées.

"Une petite mesurette", ça fait vraiment peu !
Plus remonté, Yann Lafolie, le président de l’Atelier solidaire qui accompagne au quotidien les Roms de l’agglomération lilloise. "Ce n’est pas acceptable, estime-t-il. On s’attendait à une véritable politique de changement. Il [François Hollande, ndlr] avait annoncé la fin des expulsions sans solution, l’accès au droit commun, c’est-à-dire au travail, au logement, à la santé, à la scolarisation des enfants. Aujourd’hui, on se retrouve avec une petite mesurette, une annonce pour essayer de calmer les choses. On a l’impression que le Parti socialiste hésite et n’a pas envie de froisser".

Des mesures levées en 2014 au plus tard

Matignon précise que "le gouvernement examinera, après discussions avec les États concernés (Roumanie, Bulgarie), l'hypothèse d'une levée anticipée des mesures transitoires qui restreignent l'accès des Roms au marché du travail français, par rapport aux autres ressortissants communautaires". Ces mesures, appliquées pour 7 ans maximum depuis l’entrée en 2007 de la Bulgarie et la Roumanie dans l'Union européenne, doivent être levées le 1er janvier 2014 au plus tard.

vendredi 19 janvier 2007

Royal : quelle serait la plus prioritaire de ses ‘premières’ priorités?

Sa nouvelle ‘première’ priorité va aux femmes battues.
Marie -sEGOlène Royal ne manque pas de priorités : le plus délicat pour son gouvernement serait de déterminer la priorité prioritaire, comme pour ses électeurs de la connaître, au bout du compte. En plus de ses ‘premières’ priorités sur la fiscalité et l’ISF, les jeunes ou l’éducation, son hypothétique gouvernement devrait cette fois se consacrer toutes affaires cessantes aux violences contre les femmes.

"La première loi que je ferai voter sera consacrée à ces violences. Le coeur du dispositif sera le droit, pour les femmes battues, de rester au domicile familial avec les enfants " a-t-elle promis à Roubaix, vendredi 19 janvier. Elle la ferait voter, si, surcroît de malheur, les législatives lui donnaient un majorité. Mais cela serait-il nécessaire ? Il semble bien que Dame Royal ne connaît pas davantage l’histoire de la V° République que le reste.

Valérie Pecresse, porte-parole de l'UMP, n’en croît pas ses oreilles. Elle a beau savoir que la députée socialiste est extrêmement souvent absente de l’Assemblée Nationale, elle s’est aussitôt étouffée d’indignation et a relevé l'"ignorance injustifiable et inexcusable" de la candidate socialiste. "Elle ne sait pas que ce dispositif d'éloignement a été mis dans la loi par les gouvernements Raffarin et Villepin", a-t-elle remarqué en faisant référence à deux textes : la réforme du divorce de 2004 et la loi du 4 avril 2006 "renforçant la prévention et la répression des violences au sein du couple". Le cumul des mandats n’offusque pas le PS ? Tant de mépris pour le Parlement présage mal de l’usage qu’elle pourrait en faire, bien que démocrate, républicaine, citoyenne, et j’en passe….
Miss Boulettes ignore donc royalement que depuis 2004, le juge aux affaires familiales peut en effet éloigner le mari violent dès les premières agressions, avant même le déclenchement de la procédure de divorce, mais ce dispositif civil ne concerne que les femmes mariées. En 2005, le législateur y a ajouté un volet pénal en prévoyant l'éviction des conjoints ou des concubins des victimes. Ce système a été étendu en 2006 aux pacsés et aux "ex", comme elle, qu'ils aient été mariés, pacsés ou concubins.
Miss Boulettes a donc fait savoirsans l’entremise de Juju Drayqu’elle sait ( ?) que la loi prévoit déjà l'éloignement des hommes violents, mais elle souhaiterait, si elle était élue, accomplir un geste symbolique (priorité toute symbolique : ça démarrerait fort!) en reprenant dans une grande loi les textes actuels sur les violences et en les… enrichissant ! Sur quels points, par quelles mesures ? Mystère ! En somme, elle commencerait –comme d’habitude– par s’approprier les affaires des autres, pour marquer son nom dessus… Sur le fond, elle pillerait donc les gouvernements de droite et dans la forme, elle copierait l'exemple du gouvernement Zapatero en Espagne, qui a fait adopter à l'unanimité ( !), à peine arrivé au pouvoir, en 2004, une loi de "protection intégrale contre la violence de genre". Si elle se contente ainsi de reprendre toutes les lois de cette législature pour simplement les relier, sa mandature risque d’être du sur place. Après avoir critiqué le travail des gouvernements de droite, elle ne craindrait donc pas de faire de la récup pour se faire mousser !
Pour la candidate fantoche, qui souhaite que les violences contre les femmes deviennent une "affaire d'Etat", le fait que l'éviction du conjoint violent soit inscrit dans les textes ne suffit pas. "Les lois sont des barrages de papiers, a-t-elle déclaré, lundi 22 janvier, en marge de l'inauguration de son QG de campagne. Il faut obliger les départements à construire des structures d'accueil pour les femmes et les enfants en attendant qu'ils puissent regagner leur domicile." Comment s’y prendrait-elle ? Comment financerait-elle ? Compterait-elle alourdir les budgets des Conseils Généraux ? Au détriment de quels chapîtres ?
Les besoins sont immenses. En 2000, l'enquête nationale sur les violences envers les femmes en France avait montré que 9 % des femmes avaient subi des violences conjugales - verbales, psychologiques, physiques ou sexuelles - au cours des douze mois précédant l'étude. Certaines de ces situations se finissent tragiquement : durant les neuf premiers mois de l'année 2006, la police et la gendarmerie ont recensé 113 homicides au sein du couple, dont 83 % concernaient des femmes. "Une femme décède tous les trois jours sous les coups de son compagnon", concluait l'étude. Selon une recherche menée en 2004 par le Cresge, un laboratoire de recherche de Lille, les violences conjugales coûteraient un milliard d'euros par an.
Les lieux d'accueil permettent déjà d'héberger les victimes, mais elles servent aussi déjà à les accompagner. "Ces femmes qui ont été enfermées dans un long processus d'aliénation mettent souvent du temps à se désengager, précise Christine Prosper, qui n’a pas attendu les déclarations démagogiques de Miss Boulettes pour acquérir une solide expérience d’éducatrice à la maison des femmes Dominique-Malvy d'Albi, qui héberge déjà plus d'une centaine de femmes par an. Il faut parfois plusieurs tentatives pour qu'elles parviennent à quitter leurs conjoints, surtout s'ils sont les pères de leurs enfants."
Miss Boulettes s’est appropriée le travail du Collectif national pour les droits des femmes, qui regroupe des associations féministes, des syndicats et des partis politiques, et qui vient précisément –oh miracle Royal ! – de rédiger une proposition de loi-cadre sur les violences faites aux femmes. Ce texte de 150 pages, publié par les éditions Syllepse, et non pas Miss Boulettes, prévoit de créer des centres d'accueil dans tous les départements et des tribunaux spécialisés chargés à la fois des décisions pénales - la sanction des violences - et civiles - la garde des enfants, comme en Espagne. Quel esprit d’initiative chez cette aspirante à la plus haute fonction de l’Etat… Cette proposition a en effet été transmise à la candidate socialiste et le Collectif vient d'être reçu par la vice-présidente (PS) de la délégation aux droits des femmes de l'Assemblée nationale, Danielle Bousquet.
Sachant –c’est elle qui l’a dit- que "les lois sont des barrages de papiers", que penser de la ‘proposition de loi-cadre sur les violences faites aux femmes’ rédigée par Collectif national pour les droits des femmes ? Si Miss Boulettes ne croit pas aux lois…, croit-elle davantage aux propositions de lois ?...

Femmes battues, vous pouvez compter sur la candidate socialiste, mais pas trop…

Elle a la tête ailleurs : elle rêve de battre un homme…