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lundi 4 mars 2013

Avec Ségolène Royal, le sexisme entre à la BPI

La gourde fait sa première bourde sur les femmes entrepreneures

Les femmes sont de meilleures gestionnaires que les hommes

Cet auteur appela à
voter Royal en 2007
L'ex-concubine du président Hollande souhaitait vanter les qualités des femmes entrepreneures au micro de France Inter ce lundi matin. C'est un comportement totalement subjectif d'une vice-présidente de la Banque publique d'investissement (BPI): la preuve, elles ont "l'habitude de gérer un budget familial"... C'est une féministe qui le dit, c'est donc que ça doit être vrai ! 

Le moyen de la comparaison ne trompe pas sur la difficulté de la démonstration par les faits et, ironie de l'affaire, elle tacle le père de ses enfants qui a réussi là où elle a échoué, en accédant à l'Elysée. La méchanceté consiste enfin à frapper le chef de l'Etat quand sa popularité est au plus bas dans les sondages. La totale inélégance de cette femme qui ne doit qu'à un homme sa position de vice-présidente de la BPI et qui prône la "république du respect" est accablante.  


L'argumentaire est d'ailleurs faible et relance une polémique sexiste rebattue. La méthode choisie pour donner "un coup de pouce aux femmes qui entreprennent" est tout aussi lamentable. Les femmes ne peuvent-elles exister qu'en exterminant  les hommes ? L'acharnement de Mme Royal à tuer et "retuer" le père est pathologique.


Une volonté de discrimination

Invitée en tant que vice-présidente - par protection -  de la BPI, celle qui a tout raté depuis 2007, sauf sa réélection dans le marais poitevin, a-t-elle rendu service aux femmes entrepreneures en annonçant qu'elle leur donneraient dans l’accès à l’emprunt, non pas pour leurs qualités mais sur des critères visiblement sexistes. L’ex-candidate battue à la présidentielle de 2007 devrait soumettre un projet au conseil d’administration de la BPI le 28 avril prochain. Libre à lui d'inaugurer son action par de la discrimination.

" Parmi les créateurs d’entreprise, il n’y a que 25% de femmes, alors qu’elles sont plus diplômées que les hommes ", selon Ségolène Royal. 
"J’entends en tant que vice-présidente de cette Banque publique d’investissement généraliser ce que nous faisons déjà dans nos régions en donnant un coup de pouce aux femmes qui entreprennent, parce qu’elles ont plus de difficulté que les hommes d’accès au crédit bancaire ", a-t-elle ensuite revendiqué. 
Et de se prendre pour une référence contestée à toutes les échéances nationales : " Dans ma région, je donne 20% de plus aux femmes dans le cadre de la bourse Désir d’entreprendre, qui peut aller jusqu’à 10 000 euros, donc pour les femmes 12 000 euros. (…) Ça leur met le pied à l’étrier. " Les hommes de sa région s'exilent-ils en Belgique ou en Russie ?

VOIR et ENTENDRE le parti-pris de la pistonnée de la BPI qui préconise de "réfléchir intelligemment"...:

Politisation du crédit et de la banque 
Mme Royal envisage sereinement de pénaliser les hommes. La guerre est ouverte ?
Elle met aussi  en cause la volonté du gouvernement de fiscaliser les voitures diesel et de contribuer ainsi à une écologie punitive.

"Des propos machistes, caricaturaux et stéréotypés"

Aigrie de naissance, l'auteur de ces propos a quelque peu dérapé. 
" ON (qui?] observe que des entreprises gérées par des femmes sont souvent mieux gérées, et en particulier dans le cadre de la micro-finance, ON [elle n'assume toujours pas] se rend compte que les femmes remboursent davantage les emprunts qui sont faits (…) Peut-être [ce n'est même pas sûr] parce qu'elles ont l'habitude de gérer un budget familial et qu'au bout du compte il faut toujours qu'il reste quelque chose pour nourrir les enfants. "
Ce serait dommage qu'elle nous fache
avec le Mali
 Cette sortie lui a ainsi valu quelques critiques. 
"On n’a pas à sexualiser les compétences, c’est n’importe quoi. Sur quoi s’appuie-elle pour juger que les femmes gèrent mieux les entreprises ? Et cette femme est vice-présidente de la Banque publique d’investissement ? Ça commence bien… ", a souliné ce matin sur Europe 1 Lydia Guirous, présidente fondatrice de l’association " Future, au Féminin ", un club de réflexion et d'actions, et membre du parti radical. " On ne peut plus tenir des propos pareils. Imaginez une seconde qu’un homme ait prononcé cette phrase : on aurait toutes les associations féministes dans la rue. J’attends qu’elles condamnent ces propos avec force car ils sont machistes, caricaturaux et stéréotypés ", a-t-elle ajouté.
A lire, de Lydia Guirous: Droit de garde des enfants : les féministes doivent apprendre à dénoncer les inégalités homme-femme même lorsqu’elles jouent en leur faveur (lien Atlantico)

Loi sur l'emploi: la CFDT défie la CGT et FO

Alliée à Hollande, la CFDT "ne craint pas le combat juridique" contre la CGT et FO

Mailly (FO) - Berger (CFDT),
dos à dos
Laurent Berger, le secrétaire général de la CFDT a affirmé lundi ne "pas craindre le combat juridique" avec la CGT et FO sur le projet de loi sur l'emploi, alors que les deux organisations syndicales mobilisent mardi dans la rue.

La bataille pour l'emploi s'intensifie donc.
Mercredi, Michel Sapin, le ministre du Travail, présentera en Conseil des ministres le projet de loi transcrivant l'accord sur l'emploi signé le 11 janvier par la CFDT, la CFTC, la CGC et le patronat. Il constitue, après les emplois d'avenir et les contrats de génération, le troisième volet de sa politique de l'emploi… et sa dernière carte : après, les caisses sont vides, la boîte à idées aussi. 

Problème : la CGT et FO sont vent debout contre un accord " destructeur du droit du travail "
. 
La situation étant grave, les frères ennemis ont mis de côté leurs réticences historiques à défiler ensemble pour appeler à une journée commune d'action demain, à laquelle se sont joints la FSU, proche du PCF, et Solidaires, dont les trotskistes de SUD.

La CFDT fait prévaloir sa préférence politique

Alors que la CGT et FO affirment que le texte qui sera présenté mercredi en Conseil des ministres comporte des dispositions contraires aux normes internationales, L. Berger a déclaré sur iTélé: "Il faudra le prouver, il ne suffit pas de lancer des slogans".
"Je ne crains pas le combat juridique, mais je veux qu'on regarde la réalité telle qu'elle est", a-t-il poursuivi, évoquant l'explosion du chômage et des "plans sociaux en cascade".

Le leader cédétiste se marginalise
Originaire de Saint-Nazaire, le successeur de F. Chérèque (passé à la tête de Terra Nova, think tank du PS), se dit "ni déçu, ni en colère" face à l'opposition des deux non-signataires de l'accord sur la sécurisation de l'emploi du 11 janvier, transposé par le gouvernement dans un projet de loi, affirme "assumer ses responsabilités".
Berger s'imposa en région Pays-de-Loire quand, en pleine crise interne, il parvint à relancer une union syndicale secouée par l'approbation de la réforme des retraites Fillon par François Chérèque.

"Le rôle des syndicats, en tous cas, le rôle de la CFDT, c'est de s'engager, de mettre les mains dans le cambouis", a-t-il asséné, estimant que "la CGT et FO ont décidé de s'unir contre un accord sur l'emploi qui accorde des droits nouveaux pour les salariés" (complémentaire santé, droits rechargeables à l'assurance chômage...).
"C'est une erreur de croire que ce texte ferait la part belle aux entreprises, il fait la part belle aux emplois et aux salariés", a-t-il expliqué.

Laurent Berger s'en prend aussi aux députés récalcitrants
Il a assuré "ne pas comprendre" que certains députés souhaitent amender le texte davantage en faveur des salariés. "Je suis syndicaliste, je sais ce qui est bon pour les salariés", le texte "l'est déjà", s'est-il justifié, nonsans arrogance.

A propos d'une nouvelle réforme des retraites, la voix syndicale de l'Elysée a affirmé que "le problème n'est pas l'âge légal mais la durée de cotisation", ce qui colle bien avec la position actuelle du gouvernement Zayrault, jusqu'à sa prochaine reculade...
Il réclame toutefois des "éléments de langage" au gouvernement: il le presse de dire "ce qu'il a en tête, car pour l'instant, c'est très opaque".
Oh, l'insolent !


La hausse de la fiscalité du diesel paraît "incontournable", estimait Batho, ministre inaudible

Quand la gauche stigmatise le carburant accessible aux plus démunis 

La presse aux ordres était résignée

"Coup dur en perspective pour l'immense majorité des automobilistes français", acceptait Le Parisien. Il faut dire que la ministre de l'Ecologie, Delphine Batho, le laisse entrevoir et la presse alignée se félicitait de la fin " inexorable " de la fiscalité avantageuse dont bénéficie jusqu'à présent le gazole, carburant le plus consommé de France parce que le moins cher.

La ministre prétextait le bien de notre santé
L'alignement "progressif" de la fiscalité du diesel sur celle de l'essence est une question "de santé publique" avant d'être une question fiscale, assurait  Delphine Batho sur BFM-TV. Un telle hausse du diesel à la pompe n'aurait rapporté qu'entre 3 et 4 Mds € par an à l'Etat, et la ministre affichait du dédain pour une rentrée aussi rondelette au moment où l'Etat cherchait déjà à financer ses dépenses. Elle s'était défendue de chercher des excuses pour  faire les poches des automobilistes, sans distinction de revenus, voire même au détriment des plus pauvres pour qui le budget carburant est une charge importante. Et, à bonne école comme suppléante de Sa Cunique Majesté Royal, l'ancienne députée de Charente Maritine de jurer ses grands dieux:  "Ce n'est pas un sujet de recettes fiscales", "c'est un problème de santé publique".

Cet impôt indirect était "incontournable"
Pensez donc ! Ils avouent maintenant que la recette s'élèverait à 7 ou 8 Mds €  soit, à la vérité, plus du double. La plus belle fille du monde ne peut donner que ce qu’elle a, mais le gouvernement Zayrault s'en contentera...
 
Les moteurs diesel ont à nouveau tous les défauts

"Il y a aujourd'hui 40 000 décès prématurés chaque année liés à la pollution de l'atmosphère et une des raisons de la pollution de l'atmosphère dans les grandes villes notamment, c'est le problème du diesel : ne fâchons pas les paysans et les pêcheurs à nouveau..

Dans le collimateur, les vieux véhicules au diesel
Ils affirmaient n'en être qu'à la phse de réflexion, mais ciblaient déjà les véhicules d'avant 1997, voire même 2000 qui polluent 30 fois plus qu'un véhicule récent", avait souligné la ministre.

La ministre carburait fort sur le sujet
Comme à l'approche de chaque mauvais coup gouvernemental, la petite Batho avait assuré que "ce n'est pas décidé" !  Elle avait même fait le plein d'hypocrisie: "On ne peut l'aborder que de façon progressive", avant de  faire finalement déborder le réservoir de notre colère: "Je pense que ce sera incontournable". 
En fait de concertation, plus qu'un ballon d'essai, c'était un diktat.

Batho, pleine de compassion pour les raffineries
"Ce sera aussi quelque chose qui sera attendu par le secteur des raffineries en France puisque le paradoxe c'est qu'on importe du diesel et qu'on exporte de l'essence donc ce sera aussi quelque chose de positif pour la balance commerciale, avait expliqué la ministre.


Le gouvernement laisse filer les prix des carburants

Une intervention spécifique sur la fiscalité du gazole n'est même pas nécessaire pour que l'Etat touche sa (grosse) part: 
les prix à la pompe ne cessent de grimper en ce début d'année. 
Des hausses vertueuses
Comme par hasard, le gazole n'est pas épargné ! Le litre de gazole, qui s'affichait encore à 1,3501€ en moyenne fin décembre, selon les relevés hebdomadaires publiés par le ministère de l'Ecologie et l'Energie, se hissait vendredi 15 février à 1,4151€, soit une augmentation de plus 6 centimes en seulement un mois et demi.
 
Lachés, les prix à la pompe caracolent puisque le gouvernement a renoncé à leur tenir la bride sur le cou. On comprend pourquoi ! Même si le gouvernement incrimine une hausse des cours du pétrole brut, le gouvernement de Hollande est responsable de la fin du dispositif contre la cherté des carburants mis en place l'an dernier.
La part du gazole dans les ventes de carburant a atteint 82,1% en janvier, ce qui constitue un nouveau sommet, bien au-dessus du précédent record (81,6%) qui remontait seulement à décembre. 
Une manne que le "capitaine de pédalo" ne veut pas laisser lui passer sous le nez.
La "gauche sociale" ne se plaint pas que les prix des carburants continuent de se rapprocher petit à petit de leurs sommets historiques atteints en 2012 (à 1,4592 € pour le gazole): les principaux perdants sont ceux qui ont été incités à acheter des véhicules diesel et notamment, non pas les propriétaires de 4x4 en ville,  les Français les plus démunis qui n'ont pas les moyens de changer leurs vieilles voitures et paient le carburant plein pot.

Détournement de fonds: députée PS, Sylvie Andrieux devant ses juges

Début du procès de la députée PS Sylvie Andrieux à Marseille


Le procès de la députée socialiste Sylvie Andrieux, poursuivie depuis des années pour détournement présumé de fonds publics au détriment de la région PACA, comparaît au premier rang des 21 autres personnes.

Sylvie Andrieux en campagne 
des législatives en mai 2012

Une fille de ..., en tailleur pantalon noir et chemisier immaculé
Elle est arrivée détendue au tribunal lundi matin, peu après 8h15, sans faire de déclaration, pour le premier jour devant le tribunal correctionnel de Marseille. Mme Andrieux-Bacquet est une intouchable, en tant que fille du sénateur Antoine Andrieux, un proche de Gaston Defferre, ancien maire de Marseille pendant 33 ans, député, sénateur et ministre de l'Intérieur de F. Mitterrand, et filleule de la sénatrice (1959-1962) Irma Rapuzzi, 102 ans. 
La bande des 4 de Marseille:
Ghali-Mennucci-Guerini-Andrieux

Cadre commerciale de 52 ans, elle doit son emploi à la Société coopérative de manutention (Socoma) à son père qui la créa
et qui a longtemps fait office de "centre de formation des cadres du parti".


Epouse d'un député PS du Puy-de-Dôme, Sylvie Andrieux-Bacquet a aussi été
vice-présidente de la Mutuelle nationale des étudiants de France (MNEF) lors d'une précédente affaire dans laquelle l'actuel maire PS d'Istres, François Bernardini a été placé en garde à vue: alors patron du PS des Bouches-du-Rhône , il était soupçonné d'avoir bénéficié d'une opération immobilière coûteuse pour la mutuelle ( Libération, 28 octobre 1999) 

Franc-maçonne,
elle fut membre pendant 20 ans de l'ordre maçonnique mixte Le Droit humain jusqu'en 2011 qu'elle a quitté en application de la règle interne de l'obédience qui veut que l'on démissionne lorsqu'on fait l'objet d'une procédure judiciaire.
Ancienne vice-présidente de la région Provence-Alpes-Côte-d'Azur (Paca),  ancien  adjoint et actuel  conseiller municipal de Marseille et députée des Bouches-du-Rhône depuis 1997, est renvoyée devant le tribunal correctionnel pour détournement de fonds publics, à destination d'associations présumées fictives, un délit passible de dix ans de prison et 150.000 euros d'amende.
L'enquête avait été ouverte à la mi-2007
Amazone des fonds publics
L'affaire trouve son origine dans un signalement par Tracfin, la cellule anti-blanchiment du ministère de l'Économie, de flux financiers suspects entre juin 2005 et janvier 2007 sur les comptes d'associations et sociétés de BTP installées dans les quartiers Nord de Marseille dont elle était élue. Elle porte sur le détournement présumé de quelque 740.000 euros de subventions de la Région PACA.

Au côté de la ministre de Hollande,
Marie-Arlette Carlotti
La justice soupçonne Sylvie Andrieux d'avoir, en toute connaissance de cause, présenté au vote du Conseil régional présidé par Michel Vauzelle (PS), des dossiers de demandes de subventions d'associations fictives, créées avec l'unique objectif de rétribuer des personnes l'ayant aidée à s'implanter et à se faire élire dans certains quartiers, notamment dans le XIVe arrondissement, qui fait partie de la troisième circonscription des Bouches-du-Rhône dont Sylvie Andrieux est toujours la députée. 
Parmi les prévenus, mais absent au procès en raison de problèmes de santé, Roland Balalas, son ancien attaché parlementaire, avait avoué au cours de l'instruction que des subventions étaient accordées avec des "visées électoralistes".
La région PACA s'est portée partie civile, son président, le socialiste Michel Vauzelle, ayant même demandé à témoigner au cours des débats.
Lien PaSiDupes 2010 - " PACA: le chef Vauzelle et ses casseroles Sylvie Andrieux et J.-Noël Guérini : La mafia régionale tente de se maintenir encore quatre ans " 
Le procès, présidée par Christine Mée, doit se tenir jusqu'au 22 mars.

dimanche 3 mars 2013

Les 3 "péchés capitaux" de la guerre de Hollande au Mali , selon J.-Ch. Rufin

L'opinion ouvre les yeux sur l'aventure malienne de Hollande

Un fin connaisseur 
du continent africain,
depuis sa visite au Mali
Jean-Christophe Rufin recense "les trois péchés capitaux de l’intervention au Mali " dans Le Point du 28 février. 

Trois, c'est mieux que sept, soutiendra Najat Vallaud-Belkacem ! 

Bien qu'il ne soit pas franco-marocain,  comme la brèle, l’écrivain, qui fut ambassadeur à Dakar, a une connaissance physique des sables du Sahel. Il  a publié un livre, 'Katiba', Prix Goncourt 2001, inspiré de ce qui se passait au nord du Mali avant l’intervention militaire française.
Si elle était, selon lui, " nécessaire et courageuse", cette intervention était " mal préparée (…) improvisée (et) floue dans ses objectifs ". 

La France nourrit un doute, sur cette intervention au Mali 
L'Afrique n'a plus de secrets
pour Valérie Trierweiler
 
Trois errements de Hollande sont  les trois " péchés capitaux qui risquent de nous amener en enfer ", estime-t-il.

• Faire de cette intervention une " guerre contre le terrorisme ". Rufin y voit de vaines " rodomontades ". Selon lui, l’intervention au Mali est une " opération africaine " et qui ne devrait pas aller au-delà.

• " Laisser les militaires diriger la guerre "  car, dans une démocratie, ça n’est pas plus leur rôle qu'aux juges à trancher de tout dans un régime parlementaire .

• " Minimiser les risques " encourus par la France. Car cette guerre qui se déroule dans les sables " peut avoir d’immenses et dramatiques conséquences. Pour tous. Ici et maintenant ", avertit Jean-Christophe Rufin dans Le Point.

Le Tchad rendu responsable du risque de représailles sur les otages français ?

Abou Zeid, mort ou non, les familles des otages entre inquiétude et espoir

Le gros nigaud décervelé
se fait dédouaner
L'armée tchadienne affirme avoir tué le chef islamiste Mokhtar Belmokhtar, cerveau de l'attaque d'In Amenas", clame le Huffington Post.
Peut-on être plus clair ?

Et le reste de la presse se fait tout aussi péremptoire et accusatrice:
Le Figaro diffuse le mot d'ordre: " L'armée tchadienne affirme avoir tué Mokhtar Belmokhtar "
Que ce soit les journalistes fonctionnaires de France Télévisions et Radio France ou LCI, ils reprennent le même titre de dépêche...
Et Le Monde et Europe 1 confirment cet "effet de langage": "L'armée tchadienne dit avoir tué le chef islamiste Mokhtar Belmokhtar"
Mais Le Point est moins affirmatif : " Mokhtar Belmokhtar aurait été tué par l'armée tchadienne "

Mais Matthieu Guidère, spécialiste du terrorisme, estime que "quand les jihadistes sont attaqués, les représailles sur les otages sont quasi systématiques". Alors la gauche est-elle bien inspirée de laver Hollande de toute responsabilité dans les disparitions des chefs islamistes abattus par le Tchad  ces derniers jours ?

Les familles n'apprécient pas la mise en danger de la vie des otages 

Environ 70 personnes se sont rassemblées à Nantes (Loire-Atlantique) samedi 2 mars en soutien aux détenus au Sahel par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi). Pierre Legrand, Thierry Dol, Daniel Larribe et Marc Féret ont été enlevés le 16 septembre 2010 par Al-Qaïda au Maghreb islamique dans le nord du Niger, à Arlit, un site d'extraction d'uranium.

A Nantes, René Robert, grand-père de Pierre Legrand, a déclaré que son "inquiétude est "renforcée" après l'annonce de la mort d'Abou Zeid, l'un des principaux chefs d'Aqmi, information toujours non confirmée par Paris. En Martinique, c'est Jean-Paul Jouannel, délégué général de contact entreprise, qui tente de maintenir l'espoir avec des rubans verts distribués aux automobilistes.
VOIR et ENTENDRE un reportage "quelque peu" ...distancié en date du 02 mars 2013:


Quatre bougies portant les noms des quatre otages avaient été disposées sur le lieu du rassemblement. Une banderole avec les photos et les noms des quatre hommes, avec la mention: "nous ne les oublions pas" a aussi été déployée.

L'inquiétude grandit


Une disparition de l'émir qui dirigeait ses katibas sans état d'âme devrait non seulement désorganiser Aqmi, mais pourrait surtout mettre en péril la vie de tous les otages français. 

Aqmi détient quatre captifs, mais la bande dissidente de Mokhtar Belmokhtar, la brigade Moulathamine ("Ceux qui signent avec leur sang"), auteur de l'attaque sanglante d'In Amenas en Algérie, retient aussi Serge Lazarevic et Philippe Verdon, interceptés devant leur hôtel à Hombori le 24 novembre 2011. 

Le Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (Mujao) affirme avoir capturé voici plus de trois mois Gilberto Rodriguez Leal près de la frontière de la Mauritanie.

L'élimination du spécialiste de la gestion du commerce des otages occidentaux, pourrait être lourde de conséquences pour les captifs français enlevés dans la région par les salafistes.
 

"C'est un coup de massue", déclare Françoise Larribe, l'épouse de l'otage Daniel Larribe, un employé d'Areva kidnappé en septembre 2010 à Arlit au Niger sur un site d'exploitation d'uranium. Françoise Larribe a elle-même été détenue pendant cinq mois dans le nord du Mali, avant d'être remise en liberté par Abou Zeid en personne. "On craint des représailles s'il a vraiment perdu la vie dans une opération militaire mais je ne peux pas m'empêcher de croire qu'il existe une porte de sortie", ajoute-t-elle.
VOIR et ENTENDRE l'ex-otage Françoise Larribe,  épouse de l'otage:


La mort des chefs djihadistes ne fait pas tomber la menace Aqmi   


Si Aqmi est fragilisé, son affaiblissement provient tout autant de la perte d'au moins 600 combattants ces derniers mois au combat. La menace reste entière: la pieuvre islamiste s'adaptera à ses pertes en quelques semaines.

Incohérence de Hollande et Fabius

La France combat les djihadistes au Mali et les aide en Syrie
Contradictoire, la politique étrangère de la France suscite la critique et nuit au Mali. Fort pourtant des exemples tunisien et égyptien, Paris continue obstinément de soutenir l'opposition syrienne malgré les groupes islamistes radicaux qui en font partie, mais engage des vies humaines au Mali au nom du combat contre le djihadisme. 

Hollande est certes à la ramasse dans tous les secteurs, mais l'armée se déconsidère aussi en acceptant que, d'un côté, Hollande encadre, soutienne politiquement et arme les djihadistes qui sévissent en Syrie et que, de l'autre, leurs hommes meurent au combat contre leurs frères au Mali que Valls désigne comme l' ’"ennemi extérieur" .

VOIR et ENTENDRE la famille de l'otage Pierre Legrand appelle à sa libération:

 
 - 13 points : l'opinion a encore viré dans son soutien à l'intervention au Mali

Selon un sondage IFOP, le niveau d'adhésion des Français à l'intervention militaire au Mali a progressé en fonction des succès faciles des forces sur le terrain. Avec l'arrivée des difficultés , le "chef de guerre" français a annoncé le retrait de ses troupes avant la fin mars et passé le mistigri au Tchad qui, depuis, a abattu deux chefs djihadistes en deux jours, jetant ainsi le doute sur l'engagement des troupes de l'ex-puissance coloniale et fait craindre que le troisième soldat français atteint d'une balle mortelle samedi signale un terrible gâchis.

Au plan diplomatique, le président tchadien qui a besoin de reconquérir son opinion, profite du désengagement français apparent pour faire sa propagande interne, mais les Tchadiens ne tarderont pas à réaliser que Hollande les considérait comme force d'appoint quand il n'avait que des pickups et des mobylettes face à lui, mais les envoie maintenant au front dans les collines où les terroristes islamistes sont maîtres du terrain et quand le Français cherche à ménager les djihadistes par crainte  de représailles.

Ansaru, un groupe islamiste qui serait lié aux islamistes de Boko Haram
, revendique l'enlèvement, en décembre 2012, de Francis Collomp, 63 ans, par une trentaine d'hommes armés dans l'Etat de Katsina (nord du Nigeria), frontalier du Niger, tuant deux gardes du corps et un voisin. Ces islamistes se justifient notamment par l'intervention de la France  au Mali.
VOIR et ENTENDRE l'appel de la famille de Francis Collomp à la pitié des ravisseurs islamistes:


L'Elysée se mure dans le silence et l'opinion déchante

Dans la nuit du 24 novembre 2011, Serge Lazarevic et Philippe Verdon, en voyages d'affaires selon leurs proches, sont enlevés dans leur hôtel à Hombori (nord-est du Mali). Aqmi revendique leur enlèvement et publie leurs photos le 9 décembre. Le 10 août 2012, Philippe Verdon parle de ses "conditions de vie difficiles" dans une video diffusée par le site mauritanien Sahara Medias.


VOIR et ENTENDRE la fille de Serge Lazarevic déplore l'absence d'informations:

  
Ainsi le "capitaine de pédalo" nous conduit-il à l'échec sur tous les terrains, dans les sables du Mali comme sur le carreau des usines.

Mali: la France en deuil d'un troisième militaire

Le bilan de l'intervention française au Mali s'alourdit


L'Elysée a annoncé ce dimanche qu'un troisième soldat est mort hier au champ d'honneur.


Un soldat du 1er régiment de chasseurs parachutistes de Pamiers (Ariège) est mort samedi soir dans le nord du Mali, affirme l'Elysée. Ce caporal français a été tué par balle lors d'affrontements à courte distance.

Cet homme est mort pour la liberté de l'Afrique
Ce décès est le troisième en six semaines d'intervention de l'armée française dans ce pays, depuis le 11 janvier dernier. 
Dans un communiqué, l'Elysée a adressé ses condoléances à la famille et exprimé son "profond respect pour le sacrifice de ce jeune soldat".

Le président de la République "salue avec émotion le courage et l’ardeur des forces françaises engagées dans le combat contre les groupes armés terroristes pour restaurer la pleine souveraineté du Mali, aux côtés des forces armées maliennes ", indique encore le communiqué élyséen.

Les Indigènes de la République ont-ils quelque chose à ajouter ?

Motus de Hollande sur les morts de chefs djihadistes

Le Tchad endosse la responsabilité

Les soldats tchadiens assument la mort de l'Algérien Mokhtar Belmokhtar
L'un des principaux chefs d'Al Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) a été tué samedi par l'armée du Tchad dans le nord du Mali, a annoncé le porte-parole de l'état-major des armées tchadiennes. 
"Ce jour, samedi 2 mars 2013, à 12h00, les forces armées tchadiennes en intervention au Mali (...) ont totalement détruit la principale base des djihadistes et narcoterroristes dans le massif de l'Adrar des Ifoghas", a déclaré le général Zacharia Gobongué à la télévision tchadienne.
"Le bilan provisoire des combats s'établit comme suit : plusieurs terroristes tués, dont leur chef Mokhtar Belmokhtar, dit "le Borgne", soixante véhicules en bon état de fonctionnement récupérés, divers matériels de guerre, notamment du matériel électronique, récupérés. Le ratissage se poursuit à la recherche des fugitifs", a-t-il conclu.
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Curieusement, l'Algérie ne contribue pas à l'effort de guerre contre les terroristes djihadistes au Mali.

A Paris, la mort de Belmokhtar n'a pu être confirmée. 
"Pour l'instant le ministère de la Défense ne peut pas confirmer cet élément", a dit un porte-parole. Le ministère des Affaires étrangères a également ajouté n'avoir aucune information à ce sujet.

Hécatombe de chefs djihadistes 

Mokhtar Belmokhtar, chef de la brigade des Moulathamine ("Ceux qui signent avec leur sang"),  est un narco-djihadiste commanditaire de la prise d'otages du complexe gazier algérien de Tiguentourine en janvier, au cours de laquelle une soixantaine de personnes, dont 37 étrangers, ont été tués.

Mokhtar Belmokhtar est né à Ghardaïa, en Algérie, en 1972.
Dans une interview diffusée en 2007 sur des sites islamistes, il affirmait s'être rendu en Afghanistan à l'âge de 19 ans pour y acquérir une formation et une expérience du combat.
Selon la Jamestown Foundation, un centre de réflexion basé à Washington, l'engagement de Belmokhtar a été influencé par le religieux Abdullah Azzam, promoteur d'une interprétation armée et offensive de la notion de "djihad" (guerre sainte), et qui a aussi été le mentor d'Oussama Ben Laden.
Revenu en Algérie en 1992, Belmokhtar a combattu durant la guerre civile au sein du Groupe islamique armé (GIA), puis a participé à la création du Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC), qui a élargi progressivement ses opérations dans différents pays du Sahel en y attaquant les forces de sécurité.
Le GSPC a fait par la suite allégeance à Al Qaïda, devenant le représentant de la nébuleuse islamiste en Afrique du Nord sous l'appellation d'al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).

Mokhtar Belmokhtar est soupçonné d'implication dans l'enlèvement de 32 touristes européens en 2003, dans les négociations en 2008 pour la libération de deux Autrichiens et dans les négociations en 2009 pour la libération de deux Canadiens.
Enlèvements et trafics divers, des armes à la drogue en passant par les cigarettes et les êtres humains, alimentent une économie parallèle basée sur la criminalité dans le Sahara et estimée à des millions de dollars.
Mokhtar Belmokhtar a été condamné par contumace à la réclusion à perpétuité par la justice algérienne après le meurtre de 10 gardes-frontières algériens en 2007.
Au-delà de son implication dans des enlèvements, il est réputé être l'un des plus importants "gangsters djihadistes" du Sahara. Ce voyou d'Allah s'est imposé dans la fourniture d'armes aux groupes islamistes de la région et dans le trafic de cigarettes, ce qui lui vaut le surnom de "Mister Marlboro" au sein des populations locales, selon les media  français.
Ses diverses activités lui ont permis de nouer des liens étroits avec les communautés touarègues, notamment avec les combattants qui ont participé au printemps 2012 à l'offensive ayant abouti à la prise du nord du Mali avec leurs alliés islamistes de l'époque.
Mokhtar Belmokhtar avait créé son propre groupe tout en maintenant son allégeance à Al Qaïda.

Plusieurs spécialistes mettent en doute la version de l'armée tchadienne. 
Mais si cela se confirmait, ce serait un gros coup porté à ces différentes organisations terroristes dans la région.
Une chaîne de télévision algérienne l'avait déjà donné pour mort dans des combats entre islamistes et séparatistes touaregs en juin dernier à Gao, dans le nord du Mali.

Un autre chef islamiste algérien, Abdelhamid Abou Zeïd, aurait également été tué
cette semaine dans le massif montagneux de l'Adrar des Ifoghas.
Le décès de Zeïd n'a pas été confirmé officiellement, notamment pas par Paris. D'après des sources maliennes, il fait pourtant partie de la quarantaine de rebelles tués il y a cinq jours dans ces collines (200 m d'altitude), présentées comme inexpugnables, de l'extrême nord-est du Mali où les troupes françaises et leurs alliés tchadiens combattent les terroristes djihadistes. 
Concernant l'éventuel décès d'Abou Zeid, on peut relever que les dates indiquées sont compatibles avec celles des combats qui ont fait 26 morts et 66 blessés tchadiens, actuellement soignés à l'hôpital de Niamey et à Paris, tandis que des éléments de l'armée française sont employés à la reconstruction de Gao.

Abdelhamid Abou Zeïd est l' "émir" d'Al Qaida au Maghreb Islamique (AQMI), le chef respecté de l'organisation. 
Il est considéré comme l'auteur d'une vingtaine d'enlèvements d'occidentaux ces cinq dernières années dans le Sahara, responsable également de plusieurs exécutions.
Zeïd, "un homme méthodique, organisé et froid." 
Pierre Camatte, ancien otage retenu par Abou Zeïd et ses hommes pendant trois mois en 2010 au Sahel, décrit son geôlier. Il évoque un homme méthodique, froid, organisé, un homme petit et malingre qui n'avait pas de prestance mais une certaine autorité.

Selon le président tchadien, Abou Zeïd a bien été tué, par les forces tchadiennes
Le président tchadien Idriss Déby a affirmé vendredi que le chef d'al-Qaida au Maghreb Islamique (AQMI), Abou Zeïd, a bien été tué lors d'affrontements au nord du Mali. Mais, selon lui, il est tombé sous les balles de soldats tchadiens, alors que plusieurs sources affirmaient jusqu'alors qu'il était décédé suite à un bombardement de l'armée française.
François Hollande ne confirmait déjà pas la mort d'Abou Zeid
Le "chef de guerre" français parle d'une "phase sans doute ultime": " Des groupes terroristes se sont réfugiés, cachés, dans une zone particulièrement difficile. Des informations circulent. Je n'ai pas à les confirmer, parce que nous devons aller jusqu'au bout de l'opération".
Les rapports de confiance entre la France et le Tchad se tendent-ils ?

Silence radio à Paris...
François Hollande avait refusé de confirmer.
Vendredi, la porte-parole du gouvernement Najat Vallaud-Belkacem a de nouveau affirmé que la France n'a aucune information concernant la mort présumée du terroriste.
L'information annoncée par Idriss Déby fait douter certains spécialistes, comme le très "officiel" Pierre Servent :
Journaliste pour La Croix puis Le Monde, Pierre Servent est devenu porte-parole du ministère de la Défense de Charles Millon (1995-1997), puis ...expert en stratégie militaire et spécialiste des questions de défense. Très flexible, il change de cap dans les années 2000 et suit désormais F. Hollande.

La France n'assume plus rien

Al-Qaïda pourrait être déstabilisé pendant quelques semaines

Pour Anne Giudicelli, 
une ancienne chargée de mission au ministère français des Affaires, aujourd'hui à la tête de la société de conseils Terrorisc, si la mort des deux chefs djihadistes est confirmée, "ça va contribuer certainement à créer une forme de débandade pour toutes les recrues récentes qui constituaient le gros des troupes de ces leaders-là", a-t-elle dit samedi, mais "cela va générer une désorganisation temporaire de l'ensemble des réseaux" islamistes dans la région.

Pascal Lupart, président du comité de soutien à deux Français enlevés en novembre 2011 au Mali, avait dit samedi craindre que les otages se retrouvent aux mains de "seconds couteaux", si c'est bien Abou Zeïd qui a été tué. "C'est une angoisse permanente", dit-il.

Anne Giudicelli souligne également la pusillanimité du "chef de guerre" français
Anne Giudicelli tente de justifier le mutisme de l'Elysée: "on laisse au Tchad le privilège de communiquer. Ca s'inscrit dans la stratégie politique qui depuis le début consiste à ne pas se mettre en avant et laisser les Africains en première ligne".
"La France ne veut pas être en première ligne sur ce type d'annonce, d'abord car la guerre n'est pas finie, ensuite en raison des otages. La non confirmation par Paris maintient un certain flou qui minimise l'événement. Ca permet de ne pas alimenter les velléités de représailles", insiste la spécialiste du terrorisme.

En fait, la "gauche molle" se défosse sur les Tchadiens de peur de représailles à la fois sur les otages (4 Français d'Areva) et d'attaques terroristes sur le territoire français. 
Ce président est passé maître dans l'art du retrait, un expert de la reculade.

Fin 2012, Le Drian, le ministre-stratège de Hollande, affirmait à propos des états de la Cedeao: " Ces pays connaissent mal les populations arabes et berbères du Nord Mali, qui représentent un monde totalement étranger, souligne un diplomate, leurs armées sont de plus pauvres et mal équipées ".
Nous espérons que le président ait  bientôt de bonnes raisons de faire à nouveau la roue devant les caméras. Quitte à reléguer le Tchad au rang de supplétifs...