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samedi 17 décembre 2016

Législatives: chantage du PS sur les investitures des soutiens à Macron

Les socialistes qui soutiennent Macron menacés de ne pas obtenir l'investiture PS 

Les candidats socialistes aux législatives soutenant Emmanuel Macron pour l'élection présidentielle n'auront plus l'investiture du PS

Christophe Borgel, secrétaire national aux élections, n'a pas craint de brandir les sanctions, samedi 17 décembre. "Tous les candidats ont reçu (...) copie d'un courrier du président de la commission nationale des conflits qui est un rappel statutaire et qui dit quelque chose de simple : être candidat socialiste aux législatives, c'est soutenir le candidat socialiste à l'élection présidentielle", a déclaré Christophe Borgel, jugulaire, jugulaire (ci-dessous, à droite). 
"La conséquence de ce rappel, c'est qu'à l'issue" de la primaire de la gauche qui désignera le candidat socialiste à la présidentielle, "ceux qui ne le soutiennent pas n'auront plus l'investiture socialiste", a-t-il poursuivi, faisant ainsi directement allusion aux soutiens d'Emmanuel Macron, avec la promesse de mener  tout ce petit monde à la schlague. 

400 circonscriptions investies pour les législatives 

Après avoir fondé son parti En Marche !, l'ancien 
ministre de l'Economie, Emmanuel Macron, candidat à l'élection présidentielle assure avoir l'appui de plusieurs députés socialistes, dont le député du Finistère, Richard Ferrand, opposé aux manifestations des "Bonnets Rouges" contre l'écotaxe poids lourds, secrétaire général d'En Marche !, ou encore le député de la Manche, Stéphane Travert, la députée des Côtes-d'Armor, Corinne Erhel et le député des Alpes de Haute-Provence, Christophe Castaner, qui largue Manuel Valls.

Tous revendiquent la double appartenance PS et En Marche ! alors que, samedi, le PS a investi ses candidats dans 400 circonscriptions, sans que la direction du parti n'ait décidé de leur retirer l'investiture pour les élections législatives. 
Environ 150 restent "gelées" jusqu'à février, notamment dans la perspective d'accord électoraux avec des partenaires.

mardi 12 avril 2016

Jean-Louis Debré (LR) défend Hollande contre les frondeurs

Le président était-il impartial à la tête du Conseil constitutionnel ?

Disparition des députés frondeurs du PS, annoncée par l'ancien président du Conseil constitutionnel


Jean-Louis Debré a prédit la disparition des frondeurs, s'ils persistaient à vouloir déstabiliser l'exécutif.
Cordialement détesté à gauche lorsqu'il était député, puis ministre, Jean-Louis Debré a reçu les honneurs du groupe socialiste,  mercredi 6 avril à l'Assemblée nationale, révélé  Challenges hier. "Chaque semaine nous invitons une personnalité, un intellectuel, un politique. Jean-Louis Debré venait de quitter ses fonctions au Conseil constitutionnel, et avoir son regard sur la vie politique actuelle nous a semblé intéressant", confirme un proche de Bruno Le Roux. Et pour renforcer la tendance majoritaire, l'ancien président de l'Assemblée -et fils du co-auteur de la constitution de 1958- s'est livré à une critique acerbe de la ligne des frondeurs qui mettent à mal les institutions de la Ve République, puisqu'ils préconisent l'avènement d'une VIe République.

Sans ambages, Jean-Louis Debré a qualifié Christian Paul et ses soutiens d'"iconoclastes inconscients" ou encore de "flibustiers de carnaval". Aux yeux de ce fidèle chiraquien, le mouvement dit de "fronde" des parlementaires socialistes,
né en avril 2013, relève d'une "guérilla infantile" contre François Hollande.

Ces députés rebelles au vote des orientations du gouvernement tentent d'exister par la critique, explique J.-L. Debré,  au risque de déstabiliser le régime. "C'est scandaleux d'avoir détruit par des jeux politiciens incompréhensibles ses efforts d'union autour de la déchéance nationale", a grondé l'ancien ministre de l'Intérieur (1995-1997). "C'est scandaleux, de prétendre conditionner la réélection de François Hollande à des primaires alors que, président sortant, il bénéficie d'une légitimité incontestable", a défendu ce gardien du régime présidentiel et soutien d'Alain Juppé, lequel ne ferait qu'une grosse bouchée de Hollande en 2017. 


Debré applaudi par les socialistes loyalistes

Jean-Louis Debré ERIC FEFERBERG / AFPDe quoi renforcer la critique d'un "UMPS" par le FN.
Jean-Louis Debré promet un sombre destin  politique aux frondeurs, vouant aux gémonies ceux qui persisteraient dans leur contestation. Ils seront "balayés s'ils persistaient dans leur fractionnisme frondeur," a prédit l'ancien Sage suprême. Il conclut par une sentence sans appel : "Si vous êtes une équipe, vous gagnerez; si vous persistez à être divisés, vous pouvez déjà faire vos paquets." Dans les rangs des socialistes, la charge de Jean-Louis Debré a soulevé les applaudissements de l'auditoire, rapportent les témoins, à l'exception bien sûr, de ceux des frondeurs.

Quel destin J.-L. Debré promet-il aux diviseurs Républicains ?

Si on ne connaît pas d'amitié particulière entre François Hollande et Jean-Louis Debré, il faut noter que François Hollande a chaleureusement salué le travail de Jean-Louis Debré à la tête des Sages
, à l'occasion de ses vœux aux Sages, le 5 janvier dernier. Pour le chef de l'État, le Conseil constitutionnel est une protection contre les tentations "du repli."
C'était la dernière fois que Jean-Louis Debré participait à la cérémonie des vœux du chef de l'Etat au Conseil constitutionnel à l'Élysée, en sa qualité de président du Conseil, fonction prestigieuse d'arbitre à laquelle il avait été nommé par Jacques Chirac en 2007.

mercredi 2 mars 2016

Bruno Le Roux aurait forcé les députés du groupe PS à financer une association anti-FN

La Ligue de l'enseignement, association ou bras politique du Parti socialiste

Proche du Parti socialiste, cette association a reçu des fonds de l'Assemblée nationale
Les députés socialistes Yann Galut, Valérie Rabault, Alexis Bachelay et Karine Berger, fondateurs de Cohérence socialiste, un nouveau courant du Parti socialiste
"Pas moins de 201 députés" socialistes ont accepté de subventionner cette association d'éducation populaire et laïque: La Ligue a ainsi reçue une enveloppe rondelette de 268.000 euros versée par ces élus PS exemplaires, en 2015: combien en trois ans?

Ces fonds ont notamment servi à militer contre le Front national.
C'est une information qui risque de "faire pester les responsables du Front national", mais, selon francetvinfo.fr, les autres démocrates n'y trouveront rien à redire qui froisserait leur morale républicaine exemplaire. En 2015, les députés ont pu dépenser un peu plus de 81 millions d'euros avec la réserve parlementaire de l'Assemblée nationale. Répartie entre les 577 élus du Palais Bourbon, cette cagnotte permet à chacun d'allouer des subventions à des associations ou des collectivités locales de son choix. 

Or, au sein du groupe socialiste cornaqué par le démocrate Le Roux, le choix a été, en partie, contraint. Selon les données mises en ligne sur le site internet de l'Assemblée nationale, lundi 29 février, au moins 201 députés PS ont subventionné, comme un seul homme, une même association, la Ligue de l'enseignement. Cette association laïque intégriste, qui  est étroitement liée au Parti socialiste, a milité en 2015 -année de plusieurs élections- contre une poussée du Front national.
François Hollande disait vouloir créer "entre l’Etat et les associations, une relation fondée sur la confiance et la reconnaissance" (Lille, janvier 2013)
"J’ai fait de la jeunesse la priorité de mon quinquennat." (Hollande)
Selon un document révélé par "L'Œil du 20 heures" de France 2 mardi 1er mars, ce choix de subventionner massivement la Ligue de l'enseignement n'est pas un hasard. En septembre 2014, le président du groupe PS à l'Assemblée, Bruno Le Roux, envoie un courrier à l'ensemble de ses collègues (voir ci-dessous). Il leur "propose d'abonder un fonds géré par la Ligue de l'enseignement", au motif politique et anti-démocratique qu'il "sera destiné au soutien du tissu associatif dans les communes administrées par le Front national". 










Plus de 268.000 euros récoltés parmi les godillots de la majorité présidentielle

A la suite de ce courrier, "près de cinquante" députés socialistes seulement font part de leur étonnement. Le 21 janvier 2015, Valérie Rabaut, rapporteure générale du budget, s'e justifie. Voici un extrait de son courrier:
Une association privée de subventions par le FN, selon le PS.
La parité a-t-elle assaini les moeurs du PS ?
La députée du Tarn-et-Garonne (celui de Jérôme Cahuzac) précise par ailleurs que, "sauf avis contraire exprimé auprès du groupe, l'allocation de 1.000 euros à la Ligue de l'enseignement [sera] réalisée" automatiquement. En définitive, sur les 275 membres du groupe socialiste, républicain et citoyen, 201 députés ont versé cette subvention. Pour la plupart, il s'agit de versements à hauteur de 1 000 euros, même si certains se sont montrés plus généreux. Le montant total récolté s'élève ainsi à 268.300 euros
La Ligue de l'enseignement est une nébuleuse socialiste.

Le maillage est serré:
- structures territoriales, que sont les Fédérations Départementales et les Unions Régionales
- via ses secteurs spécialisés, notamment sportifs (USEP, UFOLEP) ou son réseau de centres de vacances, Vacances pour tous (ainsi que des associations du type du Centre international de séjour de Paris).
A quoi a servi cette manne ? 

Contacté par France 2, le groupe PS à l'Assemblée tente de se justifier par le fait que le parti soutient depuis longtemps cette association "d'intérêt public, qui travaille sur l'éducation populaire, la laïcité, et lutte contre l'extrémisme". Fort bien, puisque c'est vrai: la Ligue est en effet régulièrement pointée pour son activisme auprès de la jeunesse, mais aussi contre certaines personnalités diabolisées à des fins électorales. Mais le FN n'est pas au sommet depuis aussi longtemps... D'autres adversaires politiques ont-ils été victimes de cette discrimination ?
Que Yann soit belle, c'est déjà fait !

Le groupe se défend d'avoir voulu aider la Ligue de l'enseignement.
Si elle est en difficultés financières "du fait de l'alternance dans plusieurs municipalités FN, qui ont coupé les subventions pour des raisons politiques et ségrégationnistes", c'est aussi bien dû à une gestion relâchée, car - depuis 150 ans- les municipalités, les départements et les régions bien pensantes ont toujours bichonné la Ligue qui a pu prendre de vilaines habitudes de gabegie. 

Mais le groupe PS se défend de mener, via la Ligue de l'enseignement, des actions visant directement le Front national.

Lors des dernières élections régionales, l'association a pourtant appelé à "faire barrage" au parti d'extrême droite. "Une victoire du FN, renvoyant aux années les plus sombres de l’histoire de notre pays, aurait des conséquences dramatiques pour la France et ses habitants, martelait la Ligue de l'enseignement dans un communiqué. C’est aussi l’étranglement programmé des associations et le reniement total des valeurs de la République : une laïcité instrumentalisée, une fraternité inexistante, des libertés menacées, une égalité des droits mise à mal."

Hélène Grimbelle, secrétaire nationale de la Ligue de l'enseignement, se défend sur France 2 en assurant de son côté que des actions ont notamment été menées dans des territoires où l'abstention est forte et où le vote FN a fortement progressé, comme en Alsace, en Paca ou dans le Nord-Pas-de-Calais-Picardie.
On a consacré nos moyens à développer des outils d'information, à monter des expositions, à mettre en place des kits pédagogiques pour inciter les jeunes à s'engager dans le tissu associatif, et promouvoir les valeurs de la République.



lundi 29 décembre 2014

Bruno Le Roux (PS): ça y est, en 2015, "on va commencer à relever la tête" !

Le boute-en-train du groupe socialiste a encore perdu une occasion de se taire

L'inversion de la ...tendance, c'est pour le 31 décembre 2015 ?


Bruno Le Roux prend une résolution pour ses camarades socialistes, à quelques jours de la nouvelle année. Invité de RTL, lundi 29 décembre, le cordonnier mal chaussé appellent les députés godillots du PS à "relever la tête" en 2015, année qui, promet-il, sera "exceptionnellement importante". Pour leurs postes...

Le Roux craint pour les prochaines échéances électorales en 2015

Leurre PS pour
la pêche aux voix
Après une année 2014 que l'exécutif a compliquée par son virage socio-libéral marqué par l'arrivée d'Emmanuel Macron  à Bercy et provoquant la fronde d'un nombre grandissant de parlementaires issus de la majorité et attachés à leur identité social-démocrate, le député PS de Seine-Saint-Denis tacle "les socialistes qui sont aveugles aux avancées de la gauche""qui sont muets quand il faut les défendre".
L' "agaceur" des députés socialistes (Le Roux, dessous, ci-contre) met en garde les pensionnaires du haras  contre "ce que manigancent la droite et l'extrême droite", à savoir mener les socialistes à l'échec lors des échéances électorales de 2015, c'est-à-dire dès les "départementales" (ex-cantonales), les 22 et 23 mars, dans trois mois. 
A l'occasion des régionales, que Hollande envisage de repousser de mars à décembre 2015, les socialistes doivent aller "à la rencontre des Français", prévient-il. Et surtout, "assumer avec fierté ce que nous faisons pour eux et pour le pays depuis maintenant deux ans et demi".

Lévriers socialistes lancés après Le Roux-le-leurre
Marche des fiertés socialistes:
en 2015, le PS pourrait se retrouver à poil !


lundi 4 mars 2013

Détournement de fonds: députée PS, Sylvie Andrieux devant ses juges

Début du procès de la députée PS Sylvie Andrieux à Marseille


Le procès de la députée socialiste Sylvie Andrieux, poursuivie depuis des années pour détournement présumé de fonds publics au détriment de la région PACA, comparaît au premier rang des 21 autres personnes.

Sylvie Andrieux en campagne 
des législatives en mai 2012

Une fille de ..., en tailleur pantalon noir et chemisier immaculé
Elle est arrivée détendue au tribunal lundi matin, peu après 8h15, sans faire de déclaration, pour le premier jour devant le tribunal correctionnel de Marseille. Mme Andrieux-Bacquet est une intouchable, en tant que fille du sénateur Antoine Andrieux, un proche de Gaston Defferre, ancien maire de Marseille pendant 33 ans, député, sénateur et ministre de l'Intérieur de F. Mitterrand, et filleule de la sénatrice (1959-1962) Irma Rapuzzi, 102 ans. 
La bande des 4 de Marseille:
Ghali-Mennucci-Guerini-Andrieux

Cadre commerciale de 52 ans, elle doit son emploi à la Société coopérative de manutention (Socoma) à son père qui la créa
et qui a longtemps fait office de "centre de formation des cadres du parti".


Epouse d'un député PS du Puy-de-Dôme, Sylvie Andrieux-Bacquet a aussi été
vice-présidente de la Mutuelle nationale des étudiants de France (MNEF) lors d'une précédente affaire dans laquelle l'actuel maire PS d'Istres, François Bernardini a été placé en garde à vue: alors patron du PS des Bouches-du-Rhône , il était soupçonné d'avoir bénéficié d'une opération immobilière coûteuse pour la mutuelle ( Libération, 28 octobre 1999) 

Franc-maçonne,
elle fut membre pendant 20 ans de l'ordre maçonnique mixte Le Droit humain jusqu'en 2011 qu'elle a quitté en application de la règle interne de l'obédience qui veut que l'on démissionne lorsqu'on fait l'objet d'une procédure judiciaire.
Ancienne vice-présidente de la région Provence-Alpes-Côte-d'Azur (Paca),  ancien  adjoint et actuel  conseiller municipal de Marseille et députée des Bouches-du-Rhône depuis 1997, est renvoyée devant le tribunal correctionnel pour détournement de fonds publics, à destination d'associations présumées fictives, un délit passible de dix ans de prison et 150.000 euros d'amende.
L'enquête avait été ouverte à la mi-2007
Amazone des fonds publics
L'affaire trouve son origine dans un signalement par Tracfin, la cellule anti-blanchiment du ministère de l'Économie, de flux financiers suspects entre juin 2005 et janvier 2007 sur les comptes d'associations et sociétés de BTP installées dans les quartiers Nord de Marseille dont elle était élue. Elle porte sur le détournement présumé de quelque 740.000 euros de subventions de la Région PACA.

Au côté de la ministre de Hollande,
Marie-Arlette Carlotti
La justice soupçonne Sylvie Andrieux d'avoir, en toute connaissance de cause, présenté au vote du Conseil régional présidé par Michel Vauzelle (PS), des dossiers de demandes de subventions d'associations fictives, créées avec l'unique objectif de rétribuer des personnes l'ayant aidée à s'implanter et à se faire élire dans certains quartiers, notamment dans le XIVe arrondissement, qui fait partie de la troisième circonscription des Bouches-du-Rhône dont Sylvie Andrieux est toujours la députée. 
Parmi les prévenus, mais absent au procès en raison de problèmes de santé, Roland Balalas, son ancien attaché parlementaire, avait avoué au cours de l'instruction que des subventions étaient accordées avec des "visées électoralistes".
La région PACA s'est portée partie civile, son président, le socialiste Michel Vauzelle, ayant même demandé à témoigner au cours des débats.
Lien PaSiDupes 2010 - " PACA: le chef Vauzelle et ses casseroles Sylvie Andrieux et J.-Noël Guérini : La mafia régionale tente de se maintenir encore quatre ans " 
Le procès, présidée par Christine Mée, doit se tenir jusqu'au 22 mars.

mercredi 27 février 2013

Non-cumul des mandats: montée de la grogne des députés PS

Trente-neuf députés PS godillots passent à l'offensive 

39 députés PS se prononcent mercredi sur l'application dès 2014 du non-cumul des mandats

Le problème n'est-il pas d'abord celui du
 mille feuilles territorial

Après l'appareil du Parti socialiste, cette promesses électorales les plus symboliques de François Hollande agite le groupe de la majorité.
"Le non-cumul des mandats, c'est maintenant", réclament les signataires dans une tribune publiée dans Le Monde, daté du 28 février. Le groupe PS compte 293 députés, dont plusieurs apparentés.

Un projet de loi interdisant le cumul d'un mandat parlementaire avec un mandat exécutif local sera examiné au conseil des ministres "au plus tard aux environs de fin mars", a annoncé ce jeudi le ministre des Relations avec le Parlement, Alain Vidalies.

Mais cette mesure se heurte à la fronde de nombreux élus PS -appuyés par l'opposition-, ainsi qu'à l'avis du Conseil d'Etat, qui prône une entrée en vigueur en 2017, soit à la fin des mandats parlementaires en cours des députés et des sénateurs.

Harlem Désir, le Premier secrétaire du Parti socialiste prône évidemment une application dès les élections municipales de mars 2014

Des responsables de premier rang s'y opposent
Un texte clivant la majorité
Mais le député du Tarn Jacques Valax, initiateur de la tribune publiée mardi, déplore les tergiversations du gouvernement, jugeant que l'avis du Conseil d'Etat sert de paravent derrière lequel pourrait se réfugier l'exécutif.
"Cette mesure permettra une indispensable modernisation de la vie politique française, écrivent les signataires. Nous sommes convaincus de la nécessité de ce changement et déterminés à son application dès 2014", écrit-il avec 38 autres députés.
"Des parlementaires renâclent. Leur argument relatif à l'enracinement local nécessaire aux élus nationaux pour justifier le cumul des mandats n'est pas crédible. C'est oublier que la Constitution prévoit que les députés et les sénateurs sont les représentants de la Nation toute entière", ajoute le texte.

Thierry Mandon, le porte-parole du groupe PS de l'Assemblée, est mi-figue, mi-raisin
Il a laissé mardi la porte ouverte à une application en 2017. "Le groupe socialiste souhaite que la réforme soit engagée le plus vite possible et qu'elle s'applique le plus tôt possible. Si le plus tôt possible c'est la fin du quinquennat, ce n'est pas un problème", a-t-il dit.

De nombreux élus s'y sont farouchement opposés, notamment des sénateurs. Le 30 janvier dernier, le président du groupe PS au Sénat, François Rebsamen, défendait encore que la chambre haute doit être épargnée par cette réforme ou du moins bénéficier d'un "traitement spécifique".


Pour le ministre de l'Intérieur,
Manuel Vallsl'application en 2014 provoquerait une "mini-dissolution" de l'Assemblée nationale dangereuse sur le plan électoral pour le PS en cette période d'austérité.
Pour justifier un report de l'application de la loi "fin 2016 ou début 2017", Manuel Valls a expliqué qu'une mise en oeuvre en 2014 "provoquerait plusieurs dizaines de démissions de députés qui choisiraient de garder leur mandat local". "Ce serait une mini-dissolution" et "une faute", a-t-il prévenu.

Cette assertion est combattue par des socialistes mais aussi par tous les spécialistes du droit électoral et constitutionnel. La commission Jospin avait d'ailleurs trouvé la parade pour éviter un flot de démissions: il suffit de prévoir qu'un parlementaire démissionnaire soit remplacé par son suppléant et, pour cela, de modifier une seule disposition d'une loi organique.

Quant au président de l'Assemblée nationale, Claude Bartolone, évoquent l'horizon 2017, date des élections législatives et sénatoriales.

Le sénateur-maire PS de Lyon, Gérard Collomb, est un autre farouche opposant au non cumul des mandats. "Pour moi, ce n'est pas une affaire personnelle et demain je choisirai sans problème la ville de Lyon", a-t-il annoncé avant de défendre à nouveau le cumul.

Rebsamen dénonce la "démagogie" et le "populisme" des anticumul.
"Il est facile de se faire applaudir sur des tréteaux en pourfendant le cumul au prétexte du renouvellement de la vie politique",a grincé le sénateur-maire de Dijon en présentant jeudi ses vœux à la presse. Selon lui, 80 des 128 sénateurs socialistes sont d'ores et déjà acquis à sa cause, ce qui garantit un rejet du texte lorsqu'il sera examiné au Sénat. Aux voix contre des socialistes viendront en effet s'ajouter celles des radicaux de gauche du RDSE, qui en font un casus belli, celles des centristes et celles de l'UMP. 
La fronde de François Rebsamen et de ses alliés ne manque pas d'agacer les sénateurs partisans de la mesure. 
"Il est aussi permis quand on est sénateur socialiste de défendre la position de François Hollande", a répliqué le président PS de la commission des lois, le godillot Jean-Pierre Sueur. "C'est un engagement emblématique. Si on cane là-dessus, on renonce à moderniser la vie politique", a-t-il prétendu.

Les carriéristes du PS, plus conservateurs que jamais

Rares sont les anciens qui apparaissent dans la liste des signataires
Plus des deux tiers sont de nouveaux députés déjà en conformité avec les règles de non-cumul.
"2017, c'est une reculade sur un sujet qui faisait partie des engagements essentiels de la gauche", souligne Jacques Valax au Monde, exprimant le désarroi de ces élus de base qui voient se creuser le fossé entre les sphères du pouvoir et le peuple de gauche.

lundi 17 septembre 2012

Appel d'élus socialistes au forcing sur le droit de vote et d'éligibilité aux étrangers


75 députés PS impatients de rendre éligibles les étrangers
Tenir "rapidement" la promesse de campagne de François Hollande d'accorder le droit de vote -et d'éligibilité- aux étrangers 
C'est un appel d'élus socialistes dès les prochaines municipales, dans une tribune publiée dans Le Monde daté de mardi. "La réforme doit intervenir rapidement, pour se donner les moyens de l'appliquer lors des prochaines municipales" de 2014, écrivent ces élus de diverses sensibilités. Et de lancer : "À celles et ceux qui nous disent que c'est trop tôt, et qu'il faut prendre son temps, nous répondons que c'est en commençant maintenant que nous aurons la possibilité de prendre notre temps pour faire cette réforme" qui "ne se fera pas en un jour" car elle nécessitera une réforme de la Constitution et "changera la nature du corps électoral".

Le ministre de l'Intérieur Manuel Valls a les deux pieds sur le frein
"Est-ce que c'est aujourd'hui une revendication forte dans la société française? Un élément puissant d'intégration? Non. Ça n'a pas la même portée qu'il y a trente ans. Aujourd'hui, le défi de la société française est celui de l'intégration", déclare-t-il.

"A la veille de la reprise des travaux parlementaires, le temps presse", estiment en revanche les 75 signataires de la tribune.

Parmi les 75 signataires de cette tribune figurent Pouria Amirshahi, né Iranien et ancien président de l'UNEF-ID, Karine Berger, secrétaire nationale à l'économie pressentie pour devenir adjointe au porte-parole du PS et membre fondateur de la Convention pour la sixième République (C6R), fondée par Arnaud Montebourg, Élisabeth Guigou (Seine-Saint-Denis, ancien Garde des Sceaux), Patrick Bloche(président du groupe socialiste au Conseil de Paris soutenu par Daniel Vaillant et Bertrand Delanoë et proche de Martine Brochen-Aubry, Laurence Dumont (Calvados, proche de Martine Brochen-Aubry), Sandrine Mazetier (vice-présidente de l'Assemblée et secrétaire nationale à l'immigration), Christian Paul (l'un des fondateurs du Nouveau Parti socialiste avec Vincent Peillon, Julien Dray et Arnaud Montebourg), Jean-Jacques Urvoas (ex-militant MNEF et opposant à la reconnaissance unilatérale d'un Etat palestinien), Razzye Hammadi (né en France de parents maghrébins, ancien président du Mouvement des jeunes socialistes, MJS,secrétaire national du PS aux services publics de l'équipe de Martine Aubry en novembre 2008 et organisateur la votation citoyenne pour La Poste et élu député du 93 au détour d'un accord entre le PS et le Front de Gauche, au détriment de Jean-Pierre Brard: Hammadi, candidat unique, obtient 100% des suffrages et un taux de participation de 22,63 %), Annick Lepetit (proche de B. Delanoë et maire fugitif du 18e arrondissement de Paris à la suite d'Edouard Vaillant), Patrick Mennucci (13, petit-fils d’immigrés de Toscane, ex-porte-bagages de Désirdavenir Royal et ancien directeur de la campagne municipale de Jean-Noël Guérini en 2008), Jérôme Guedj (Essonne, ancien assistant parlementaire du sénateur Jean-Luc Mélenchon alors PS, et ex-membre de l'association politique française d'éducation populaire présidée par Jean-Luc Mélenchon, visant à replacer les valeurs républicaines au cœur de l'union des gauches, mais dissoute dans le Parti de gauche (PG)) ou encore Axelle Lemaire, députée binationale franco-canadienne des Français de l'étranger (Europe du Nord).Mais aussi

Une mesure inconsciente et démagogique

Veulent-ils la mondialisation de la France ?
"Loin d'être votée à la va-vite, (cette loi) doit au contraire être discutée publiquement pour en expliquer la portée et sa contribution à une République réconciliée avec ses citoyens", ajoutent-ils. Qualifiant de "courageuse" la 50e proposition du candidat Hollande, reprise d'une proposition de François Mitterrand en 1981 jamais réalisée, ces députés plaident pour que le statut des étrangers "passe enfin de celui d'invisibles à celui d'acteurs de la vie locale".
D'autant que, lors de sa campagne présidentielle, François Hollande a fait preuve de "droiture face à ses engagements" lors du débat télévisé avec Nicolas Sarkozy : "Il a su démonter l'épouvantail du communautarisme brandi par Nicolas Sarkozy.
Une loi constitutionnelle sur le droit de vote des étrangers a déjà été adoptée au Sénat en décembre 2011. Mais le président de l'Assemblée nationale Claude Bartolone a jugé en juillet un référendum nécessaire "parce que nous n'avons pas les trois cinquièmes des voix aux Sénat et à l'Assemblée pour inscrire ce droit dans la Constitution". 
La majorité élue à l' Assemblée en 2012 n'a pas la "maturité" !
Il faudra attendre "un moment de maturité, pour que le oui ait une chance sérieuse de l'emporter", selon lui.
Dans la 50e de ses 60 propositions de candidat, François Hollande promettait d'accorder le droit de vote aux élections locales "aux étrangers résidant légalement en France depuis cinq ans".
Le 2 mai il avait affirmé être prêt à aller jusqu'au référendum.
Que n'a-t-il affirmé pour se faire élire !


F. Fillon demande "solennellement" à François Hollande de renoncer à cette mesure

S'adressant lundi 17 au Premier ministre Ayrault, l'ancien-Premier ministre lui " demande d'être à la hauteur de ses fonctions, il est le garant de l'unité nationale, il sait que ce sujet va créer un débat très violent à l'intérieur de notre pays, il sait que c'est un sujet qui va diviser profondément les Français au moment où on n'a pas besoin de se diviser parce que c'est déjà suffisamment difficile comme ça", a ajouté François Fillon.

"S'il est à la hauteur de la responsabilité qui lui a été confiée par les Français, même si sa conviction, c'est que les étrangers doivent avoir le droit de vote aux élections locales, il doit retirer ce projet de loi", qui figure parmi les promesses de campagne de François Hollande, a-t-il poursuivi sous des applaudissements nourris.

Avant lui, son concurrent à la présidence de l'UMP, Jean-François Copé avait insisté pour que le chef de l'Etat s'efforce de "clarifier ses intentions" sur le droit de vote des étrangers aux élections locales et, s'il décidait de s'engager dans cette voie, de soumettre "immédiatement à référendum" cette question.