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jeudi 19 septembre 2013

Pause fiscale: pas de pause en cinq jours de cafouillages du gouvernement

Cafouillages des improvisateurs du gouvernement

De Libération au Monde, c'est la consternation à gauche
Il semblerait qu'il doive y avoir un jour une "pause fiscale", mais personne au pouvoir ne semble savoir quand. Car les versions divergent largement sur le calendrier et sur le périmètre du coup de frein à la hausse des prélèvements, interrompue entre 2010 et 2012. Après plusieurs jours de confusion, une version semble privilégiée: les hausses d'impôts seront, en 2014, limitées à ce qui est déjà arbitré. L'arrêt des hausses serait, lui, pour 2015. 
Le Monde a effectué un retour sur cinq jours d'incertitudes et de contradictions.
  • 15 septembre, François Hollande : la pause fiscale en 2014
    Unique en son genre, l
    e chef de l'Etat a eu l'aplomb de confirmer une "pause fiscale" en 2014, tout en admettant que la TVA et le quotient familial augmenteront...
"Il y a eu des augmentations d'impôts depuis 2 ans, 60 milliards sur les ménages et les entreprises (...). En 2014, nous aurions pu poursuivre dans cette trajectoire d'augmenter les impôts. Qu'est-ce que j'ai décidé ? [sous la pression du FMI et de la Commission européenne!]
 De faire d'abord des économies. (...) Le quotient familial a effectivement été plafonné. TVA et quotient familial, ce seront les deux seules augmentations d'impôts [en 2014]." (Du François Hollande dans le texte, dimanche 15 septembre, sur TF1)
Ce n'était pas la première fois que le président de la République promettait la fin de la hausse de la fiscalité – il l'avait annoncée dans un entretien au Monde, le 30 août. Dans sa diffusion sur TF1, il assure que cet arrêt se fera dès 2014, à l'exception de la hausse de la TVA et de la baisse du plafond du quotient familial.

Le socialiste ne mentionne pas la suppression de certaines niches fiscales, d'ores et déjà arbitrées. Pour des milliers de contribuables, la suppression de ces dérogations se traduira par une hausse d'impôts.
Lire Le Monde : La suppression d'une niche fiscale équivaut à une hausse d'impôts. Même depuis l'arrivée de la gauche au pouvoir, ni le PS, ni sa presse n'a jamais précisé que nombre de ces niches fiscales stigmatisées sont en fait des niches sociales: les Français en font la découverte, un an passé après la fin de la campagne... 
  • 18 septembre, Jean-Marc Ayrault : une pause fiscale "effective" en 2015
"Il s'agit en effet d'un ralentissement, pour aller à une pause fiscale qui sera effective en 2015. Nous demandons un effort aux Français, notamment mais pas seulement, j'en ai conscience, à ceux qui ont des revenus plus élevés." (Entretien accordé au quotidien gratuit Metronews, mercredi 18 septembre)
En effet, J.-M. Ayrault intègre à son calcul la suppression d'au moins deux niches fiscales : celle octroyée aux parents d'enfants scolarisés dans le secondaire ou le supérieur et celle permettant de déduire le coût de sa complémentaire santé.
  • 18 septembre, Najat Vallaud-Belkacem : une "quasi-stabilisation" en 2014
"Concrètement, nous commençons bel et bien dès l'année 2014 la pause fiscale qui se confirmera en 2015. (...) [Il s'agira en terme de prélèvements obligatoires]"d'une quasi-stabilisation en 2014 et on sera à la stabilisation totale en 2015."(mercredi 18 septembre après le Conseil des ministres)
"La pause fiscale elle a lieu maintenant, elle commence maintenant, elle se poursuivra en 2015, et nous irons plus loin car l'objectif est bel et bien que les prélèvements obligatoires dans ce pays puissent diminuer. Il n'y a aucune contradiction d'aucune sorte au sein de l'exécutif, président, premier ministre, gouvernement."  a-t-il nié lourdement  jeudi 19 septembre sur Europe 1
Pour tenter de faire croire que le sujet ne divise pas l'exécutif, le ministre de l'Economie tente à son tour une mise au clair pathétique
 
La "pause fiscale" serait ainsi un processus dynamique et plus exactement progressif, voire peu convaincant. Le début du processus serait ainsi enclenché et serait effectif dans un an.
Le ministre de l'Economie confirme ainsi que les prélèvements fiscaux iront à nouveau croissant en 2014, au moins pour les ménages qui seront touchés par la hausse de la TVA, la baisse du plafond du quotient familial et la suppression de certaines niches, tous à la fois ou en partie. 

Il semble en revanche que les entreprises seront épargnées
par ces nouvelles augmentation d'impôts.
Au final, les exonérés d'impôts seront moins nombreux, mais les 50% de contribuables du passé vont payer un max !


dimanche 8 septembre 2013

Fraude fiscale : boom des mallettes de billets saisies aux frontières

Nombre grandissant de Français tentant de placer leurs liquidités à l'étranger

Les saisies d'argent liquide non déclaré aux frontières de France 
ont explosé début 2013, signe d’un bond de l’évasion fiscale. 


Cette Audi A6 a été interceptée sur l'A4 fin 2012 
avec 38000 billets, soit 1,8 M€  
découverts dans la doublure des sièges  

Le Parisien-Aujourd'hui rapporte cette hausse exponentielle dimanche d'après une note confidentielle des douanes.

Elles ont dépassé 103 millions d'euros au premier trimestre 2013
, soit six fois plus que pour la même période de 2012 où elles avaient atteint 16,7 millions, indique la Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières citée par le journal, .
"Cette explosion de la circulation de l'argent illégal avait déjà commencé fin 2012, avec plus de 102 millions d'euros saisis" dès le quatrième trimestre, écrit le journal en soulignant que le nombre de contrôles effectués est resté stable pendant ce temps.

Les auteurs de la note estiment que,
si les saisies se poursuivent à ce rythme jusqu'à la fin de l'année, on pourrait atteindre un record absolu de 414 millions d'euros de saisies.
Un enquêteur des douanes déclare que cette hausse brutale ne pourrait s'expliquer "majoritairement" que par la fraude fiscale, les stupéfiants ne représentant selon lui que 10% du volume. 

La Suisse et le Luxembourg restent les premières destinations de ces flux d'argent liquide, indique encore le journal.

"Certains fuient les hausses d’impôts"

L’interpellation, le 31 juillet en gare du Nord à Paris dans le Thalys en partance vers Bruxelles, de l’ancien ambassadeur Boris Boillon avec 350.000 € et 40.000 $ en billets, en a surpris plus d’un. A l’heure des montages sophistiqués dans les paradis fiscaux, se promener avec autant de liquide sur soi quand on songe à le dissimuler peut sembler incongru.
Les gens sont pris de panique et cherchent à sortir de l’argent pour fuir le matraquage fiscal du gouvernement.

Aujourd’hui, si on part à l’étranger avec plus de 10.000 euros sur soi, on est tenu de faire une déclaration. 
Mais si vous ne le faites pas, et que vous êtes pris par la douane, vous risquez tout au plus une amende — qui équivaut, au maximum, à un quart du montant trouvé — pour manquement à l’obligation déclarative (MOD). Car c’est aux douaniers qui vous ont contrôlé de prouver que cet argent est lié à un délit. En cas de trafic de stupéfiants, c’est souvent facile car on trouve de la drogue avec l’argent. Mais, en cas de fraude fiscale, c’est très dur de faire la preuve. Bien souvent, au final, les douaniers sont tenus de restituer les sommes qui avaient été consignées, moins l’amende acquittée pour absence de déclaration. 
Une personne circulant avec une forte somme d’argent n'est pas obligée de justifier sa provenance, mais elle le doit, s'il s'agit de bijoux.
Un amendement visant à cibler l'argent liquide avait été proposé par des parlementaires lors du débat sur la loi de lutte contre la fraude fiscale, mais il avait été rejeté.

dimanche 30 septembre 2012

Cahuzac: une hausse de 20 milliards d'euros de la fiscalité, renouvelée chaque année pendant 5 ans

Du coup, "pas d'effort fiscal supplémentaire" après 2013 !

Cahuzac ne garantit pas de baisse de l'impôt sur 5 ans

La  hausse de 20 milliards d'euros de la fiscalité, à compter du premier budget d'austérité de Hollande, n'augure pas d'efforts supplémentaires demandés aux Français. Le ministre du Budget s'y est engagé dimanche: l'austérité de gauche est toujours souriante !
La pression fiscale sera maintenue chaque année pendant 5 ans
L'enchanteur Jérôme Cahuzac a même promis la stabilité en matière d'impôts prévaudrait après 2013.
"L'effort fiscal, nous le demandons en 2013. Il n'y aura pas d'effort fiscal ensuite car le président de la République s'est engagé à la stabilité", a indiqué J. Cahuzac lors du Grand Rendez-Vous Europe 1/I-Télé/Le Parisien.




Les mines patibulaires
de Cahuzac et Moscovici
inspirent-elles confiance ?


En voilà deux qui ne feront pas regretter leur mentor, Dominique Strauss-Kakn.

mardi 10 juillet 2012

Qui seront les pigeons de la conférence sociale de Hollande

La "grande" conférence sociale  "poudre aux yeux" du président Hollande 



La "grande" kermesse
dont nous sommes les pigeons
du stand de tir



Hollande se gargarise de formules creuses, voire stupides

Le Chef de l'Etat prône une politique du "compromis positif" !
Pour les autres, un compromis est tout sauf positif, puisqu'il consacre des divergences et produit de l'eau tiède. 
Et "positif" pour qui, d'ailleurs ?
Martine Aubry avait-elle adopté un "compromis positif" quand elle avait imposé aux partenaires sociaux sa réforme des 35 heures ?

La "gauche molle" assure que "l'Etat ne pourra pas rester inactif"

Mais Ayrault-zéro a pourtant prévenu que
l
'objectif de cette "grande" conférence n'est  pas d'annoncer des projets de loi ou des mesures précises, mais de cerner les thèmes qui devront faire à la rentrée l'objet de négociations

Devant quelque 300 participants à la grande messe sociale, François Hollande a flatté ces "corps intermédiaires sans lesquels la France ne serait pas ce qu'elle est aujourd'hui". 
"Il ne s'agit pas d'un sommet ponctuel", affirme-t-il:  les négociations, il les a renvoyés à septembre  et, pour les mesures concrètes ", ils ont "rendez-vous dans un an ". 

VOIR et ENTENDRE les réactions désenchantées, dont celle de Michel Sapin admettant qu'il est "trop tôt pour les convergences" :


Bertrand et Wauquiez dénoncent une éventuelle hausse des prélèvements obligatoires, dont la CSG
Une "erreur sans pareil" pour l'un, "criminelle"pour l'autre. 

Xavier Bertrand a estimé que la conférence sociale qui se tient depuis lundi avec les partenaires sociaux avait pour "vocation" de "faire avaler la pilule" de cette hausse. Selon l'ex-ministre du Travail, la mesure est une  "erreur sans pareil" qui va s'attaquer au "pouvoir d'achat de tous les Français".  "C'était dans le programme de François Hollande, l'augmentation de la CSG ? Non !", a-t-il poursuivi, accablé, sur BFM TV et RMC. 


"Une augmentation de la CSG, c'est criminel"

Laurent Wauquiez, l'ancien ministre de l'Enseignement supérieur observe sur France 2 que les "grandes phrases" de la conférence sociale  cachent en réalité "une hausse brutale d'impôt" et de la CSG pour "ceux qui travaillent". 
Il souligne que dans le cadre d'une réforme du financement de la sécurité sociale comme annoncée par le président François Hollande durant la campagne présidentielle, il n'y aura "pas une augmentation équitable (de la CSG) pour tout le monde" et qu'il y a "un risque de voir remise en cause la CSG réduite pour les retraités".

Laurent Wauquiez s'est par ailleurs gaussé de la méthode de François Hollande au travers de la conférence sociale : "On nous avait annoncé une présidence normale, on est en train de basculer dans une présidence plan-plan".

"Au fond, plus rien ne se passe, plus rien ne se décide et le pays ne peut pas se le permettre (...) Je ne voudrais pas qu'on s'endorme collectivement, le pays a besoin d'être protégé", a-t-il conclu.


mercredi 14 mars 2012

Hollande et la taxe à 75% contre les riches: mesure populiste et reculade

Le défi de Hollande sera ce soir de clarifier ses idées



Hollande est-il
bien intelligent ?




Le candidat socialiste a improvisé sur la taxation des très hauts revenus à hauteur de 75%.

Or, son dispositif ne tient pas la route et pourrait être jugé anticonstitutionnel. Laurent Fabius, ancien premier ministre socialiste (si, si !) a déjà rétropédalé. Il a précisé mercredi matin que cette mesure ne pourrait être que temporaire. Le monde politique s'esclaffe de rire et dénonce une "improvisation continue".

La presse militante avait fait grand tapage de cette annonce.
Tous les experts socialistes, les journalistes engagés et les décrypteurs vertueux avaient auto-censuré la boulette du professeur d'économie qu'il avaient déclaré meilleur économiste que Nicolas Sarkozy. Il fallait oser et ils l'ont fait, alors que le président sortant a été ministre du Budget sous Mitterrand (1993-1995) et ministre d'État, ministre de l'Économie, des Finances et de l'Industrie de Jacques Chirac en 2004, alors que ni Mitterrand, ni Jospin n'a jamais jugé François Hollande assez compétent pour participer à un quelconque gouvernement. Mais la presse est ainsi !...

Le 27 février dernier, François Hollande affirmait sur le plateau de TF1 vouloir taxer les revenus supérieurs à un million d'euros par an à 75%. Une mesure largement dénoncée par la droite mais approuvée par une majorité Français, à en croire les enquêtes d'opinion, sous l'effet du matraquage médiatique de la presse largement inféodée. Sauf que d'ici à sa mise en place,

Il aura fallu quinze jours pour que cette presse aveuglée d'idéologie admette que ce dispositif pourrait rencontrer quelques obstacles !
Mercredi sur RTL, le pompeux Laurent Fabius a mis un sérieux bémol. "Ce n'est pas nécessairement destiné à être permanent et je ne serais pas choqué qu'il y ait quand même des plafonds", a ainsi lâché l'ancien Premier ministre, d'un air détaché.


Le dispositif pourrait d'ailleurs se heurter au rejet par le Conseil constitutionnel
.

Selon une analyse parue mercredi dans le Canard Enchaîné, un tel taux risquerait d'être jugé anticonstitutionnel, car jugé "confiscatoire".

Mais Laurent Fabius a tenté de se tirer de ce mauvais pas en se livrant à un nouvel amalgame pitoyable
: "Il y a eu un recours en Conseil constitutionnel au moment d'un des innombrables épisodes du bouclier fiscal. Et à cette occasion, le Conseil constitutionnel avait dit qu'en l'espèce , ce n'était pas confiscatoire. [sauf que -détail- le taux était de 60%] A contrario, il y aurait un taux confiscatoire, on ne sait pas lequel", a-t-il hasardé, en guise de fumigène . Et de poursuivre : "C'est quelque chose qu'il faut avoir à l'esprit." Des hommes d'Etat l'ont avant, plutôt qu'après...


"Plus personne n'y comprend rien!"

Le PS fait du neuf avec de l'ancien


L'équipe de campagne de François Hollande n'a d'autre politique que le détricotage

Il envisage d'accompagner la mesure d'un plafonnement des impôts directs nationaux (impôt sur le revenu, impôt de solidarité sur la fortune, CSG, prélèvements sociaux, etc.). Ce dispositif - surnommé "plafonnement Rocard" - avait été mise en place par la gauche en ...1988, avant d'être supprimé l'an dernier. Selon l'entourage du candidat socialiste à l'Elysée, le seuil qui sera retenu en cas de rétablissement du plafonnement "doit encore être fixé". Une limitation qui affaiblirait donc la portée de la mesure...

Cette valse-hésitation socialiste a inspiré quelques commentaires à la droite

Nathalie Kosciusko-Morizet
, porte-parole de Nicolas Sarkozy, a dénoncé "l'inconstance quasi-quotidienne" du candidat socialiste.
"En effet, après avoir improvisé en direct à la télévision une surtaxation à 75% des plus hauts revenus alors qu’il s’était lui-même déclaré farouchement opposé à un taux confiscatoire quelques mois auparavant, François Hollande semble avoir finalement réalisé qu’un telle taxation était illusoire et de toute manière inefficace…", écrit-elle. "A force de reculer, d’avancer, puis de reculer encore, le seul résultat est que plus personne n’y comprend rien !", poursuit l'ancienne ministre de l'Ecologie, évoquant "les zigzags fiscaux" de François Hollande.

Même ironie chez Valérie Pécresse.
"L'improvisation continue au Parti socialiste: un jour on taxe l'assurance vie, le lendemain on ne la taxe plus; un jour on supprime le quotient familial, le lendemain on ne le supprime plus; on fusionne la CSG et l'impôt sur le revenu le lendemain on le fusionne plus", a fustigé la ministre de l'Enseignement supérieur, lors du compte rendu hebdomadaire du Conseil des ministres.
Et de garantir que les "Français comprendront que cette mesure ne s'appliquera jamais et qu'il s'agissait d'un impôt spectacle pour (leur) faire oublier que dans le programme de François Hollande, il y a 50 milliards de taxe et qu'on n'a toujours pas compris quels Français allaient les payer."
Ils comprendraient toujours assez tôt...

Sur Twitter, Nadine Morano en a repassé une couche:
Mais les socialistes s'obstinent avec plus ou moins d'aisance

Laurent Fabius
se défend comme il peut:
"On ne prend pas des impôts pour le plaisir d'avoir des impôts", ce qui ne change rien sur le fond du problème !

Et de reconnaître enfin que Sarkozy traverse une série de crises internationnales inédites: "C'est lié au caractère très exceptionnel de la période qui demande un effort exceptionnel de solidarité."


Quant à Delphine Batho, elle continue de se décrédibiliser
La doigt à la couture du pantalon, la députée (dé)formée par Sa Cynique Majesté Royal, soutient mordicus qu'il n'y a rien de changé et que la proposition fantaisiste du camarade François Hollande sera appliquée en dépit de tous. Et du Conseil constitutionnel...
Un pur produit -jugulaire, jugulaire- du stalinisme européen.
Batho est le genre d'élue qui fait douter du bien-fondé de la parité femme-homme !

mercredi 30 décembre 2009

Taxe carbone: pas assez contraignante, selon le Conseil Constitutionnel

Le gouvernement est invité à plus de dureté

Le Parti socialiste est à l'origine de ce délai: la planète peut attendre !

Saisis la semaine dernière par les parlementaires socialistes, les Sages du Conseil Constitutionnel ont "retoqué" la taxe carbone en décidant de l'annuler dans son intégralité.

Les juges constitutionnels ont estimé que la loi était «contraire à l'objectif de lutte contre le réchauffement climatique».
« Moins de la moitié des émissions de gaz à effet de serre aurait été soumise à la contribution carbone». En créant de multiples exemptions du fait de la conjoncture de crise économique contre laquelle lutte le gouvernement en cherchant à préserver l'investissement et donc l'emploi et le pouvoir d'achat, les juges suprêmes ont estimé que le projet dans l'état créait trop d'exemptions et de ce fait une inégalité face à l'impôt.


La loi était inégalitaire, selon le Conseil Constitutionnel

Dans le détail, les juges suprêmes a ainsi souligné qu'« étaient totalement exonérées de contribution carbone les émissions des centrales thermiques produisant de l'électricité, les émissions des 1018 sites industriels les plus polluants» (raffineries, cimenteries, cokeries...), « les émissions du transport aérien» ou encore «celles du transport public routier de voyageurs». «Ces exemptions auraient conduit à ce que 93 % des émissions d'origine industrielle, hors carburant, soient exonérées de contribution carbone», selon le texte. La taxe aurait donc «porté essentiellement sur les carburants et les produits de chauffage qui ne sont que l'une des sources d'émission de dioxyde de carbone».
Les entreprises productrices de richesse et de travail devront contribuer davantage à la protection de la couche d'ozone.

Peu de temps après la publication de la décision des Sages, Matignon -et non pas l'Elysée, n'en déplaise à l'opposition médiatico-politique- a annoncé que François Fillon -et non pas Nicolas Sarkozy- présentera le 20 janvier en Conseil des ministres un nouveau dispositif tenant «pleinement compte des observations du Conseil constitutionnel». Le premier ministre maintient cependant que «cette contribution est nécessaire pour orienter les comportements des entreprises et des ménages en matière de consommation d'énergie et pour réduire les émissions de gaz à effet de serre».

Cette taxe, rebaptisée «contribution carbone» par le Sénat, aurait dû rapporter 4,1 milliards d'euros de recettes fiscales l'an prochain, dont 2,2 milliards payés par les ménages. Une compensation pour les particuliers est prévue, il faut le rappeller, puisque que la presse militante oublie systématiquement de la mentionner.

Le chef de l'Etat estime que c'est une «révolution fiscale» et un «virage majeur» afin de «modifier durablement» les comportements des Français. Le nouveau projet de taxe visera encore à inciter les individus à réduire leurs émissions de CO2 en s'appliquant à la consommation d'énergie des ménages et des entreprises. Pour ces dernières, la taxe carbone devait se substituer à la taxe professionnelle, dont la disparition voulue par le Président de la République a en revanche été validée par le Conseil constitutionnel, au grand dam de la gauche.

Le ministère du Budget fait observer que cette décision des Sages du Palais-Royal creusera de 1,5 milliard d'euros environ le déficit de l'Etat, déjà prévu à 117 milliards d'euros, hors grand emprunt.
L'opposition pourra se targuer de chiffres du déficit qu'elle aura contribué à creuser.

La loi était trop douce, a estimé le Conseil Constitutionnel, dans sa grande sagessePourtant, selon les calculs de l'INSEE, son entrée en vigueur - prévue au 1er janvier - devait provoquer une augmentation générale des prix de 0,3% au premier trimestre 2010, et une hausse d'environ 4 centimes par litre d'essence à la pompe. Fixée à 17 euros la tonne de dioxyde de carbone (CO2), elle avait toutefois soulevé d'importantes contestations à gauche, mais parfois aussi à droite, où certains dénonçaient l'instauration d'un nouvel impôt.
Comparer néanmoins les montants moyens par tonne de CO2 en Europe, ci-dessus.

Les ONG et dictateurs écolos
, critiques de la tiédeur des 193 chefs d'état réunis à la Conférence de Copenhague, devront expliquer aux Français que l'écologie a un coût.

Qui a dénoncé cette gauche schizophrène ?

Dans son immense cohérence, l'opposition est capable à la fois de faire la fine bouche sur les résultats de la conférence internationale sur le climat mais aussi de se réjouir de ce retard en France de la mise en oeuvre de la taxe carbone, ce qu'elle se plaît en outre à qualifier de « mesure phare du budget 2010 », malgré son urgence. La priorité de la gauche est-elle l'effet de serre ou l'effet de nuisance ?
La taxe carbone devait entrer en vigueur au 1er janvier
Ce « retoquage » par les Sages est présenté par la presse militante comme un « camouflet » pour Sarkozy (plutôt que contre François Fillon, le ministre Jean-Louis Borloo ou la secrétaire d'Etat, Chantal Jouanno, ignorés pour la circonstance par l'opposition), mais est vécu comme un coup dur pour la planète par ceux qui, par ailleurs, regrettent sincèrement que le Sommet de Copenhague n'ait pas été plus consensuel et solidaire. Les Français -qui ne sont pas les premiers pollueurs- devront payer plus et plus longtemps que les principaux responsables: les USA, l'Inde et la République démocratique de Chine.

Matignon annonce qu'un nouveau dispositif sera présenté le 20 janvier.
Il faudra ensuite qu'il entre en discussion au Parlement...
Plus rien ne semble presser !

vendredi 6 mars 2009

Guadeloupe : ce que les Français paieront

Discrimination raciste contre les entrepreneurs blancs non signataires

Dans son article précédent, PaSiDupes s’interrogeait de savoir jusqu’où LKP pouvait aller en Guadeloupe sans mettre en péril notre économie en situation de crise économique internationale. Sans nier la situation des familles que l’on dit dépendantes, puisqu’il est interdit de parler d’assistanat, il faudrait néanmoins admettre que le SMIC, que Margie Sudre stigmatise, a créé une nouvelle donne, laquelle s’appuie sur les aides multiples attribuées aux familles nombreuses et associées également à l’absence des pères successifs. Nous apportions quelques éléments factuels qui irritent à la fois les Guadeloupéens qui ne veulent pas qu’ils soient davantage connus et des métropolitains qui sont anxieux pour leur avenir et n’en peuvent plus de tant d’ingratitude ultra-marine.

Un accord qui ne préserve pas l’avenir

Après 44 jours de grève générale, le collectif révolutionnaire LKP et le préfet ont signé un accord appelant «à la reprise de l'activité normale». Sans attendre la signature, la vie reprenait partiellement son cours, mais les entreprises des guadeloupéens blancs non signataires sont toujours bloquées.
En Martinique en revanche, les négociations continuent.
L’accord signé mercredi 4 au soir appelle à «la reprise de l'activité normale».
Ce texte, extrêmement détaillé, compte 165 articles, et traite de sujets aussi divers que le prix de la baguette, l'embauche d'enseignants ou l'octroi de billets d'avions à prix réduits. Il récapitule les avancées obtenues par le LKP pour accroître le pouvoir d'achat, mais certains des points du protocole d'accord continueront d'être discutés en commission… Encore des claquements de portes en perspective, dans le meilleur des cas.
Satisfait par cet accord, Elie Domota a toutefois mis en garde
«Aujourd'hui, c'est la lutte qui paye, mais il faut rester mobilisés car il y a beaucoup d'autres combats à mener sur la formation, l'emploi... ». Sur RTL jeudi matin, il a bien prévenu: «Pour nous, c'est une victoire, mais c'est surtout une première étape». Le meneur LKP appelle précisément à «militer pour l'extension de l'accord Bino dans toutes les entreprises de Guadeloupe», désignant ainsi à la vindicte populaire celles qui sont la propriété des Guadeloupéens blancs . Cet accord a en effet été signé par les organisations patronales minoritaires, qui prévoit une augmentation de 200 euros des bas salaires, est annexé en marge de l'accord.
Le président du MEDEF, Willy Angele, un Noir, n’en déplaise à la propagande LKP, a expliqué qu'au final, «le bonus à la vie chère évoluera entre 200 et 250 euros pour les salaires jusqu'à 1,4 du SMIC». Pour une période de 36 mois, ce montage financier sera financé par les employeurs à hauteur entre 30 et 100 euros en fonction de l'effectif de l'entreprise et de ses capacités financière et par le Conseil Régional, le Conseil Général et l'Etat qui prendront en charge la différence. C’est bon pour la concurrence…Mieux, c’est bon pour le moral des Français, puisque l’Etat, le CR et le CG, c’est quand même bien leur impôt …

«200 à 250 millions d'euros»
  • Les mesures de soutien aux territoires d'Outre-Mer coûteront aux Français (à l'Etat, si on veut !) «200 à 250 millions d'euros», a annoncé le ministre du Budget, Eric Woerth, sur RTL jeudi matin. «La question est de savoir aussi combien ça rapporte», a-t-il ajouté. «Si c'est uniquement payer pour voir et pacifier le territoire, ça ne sert à rien. Ce qui compte c'est que la Guadeloupe revienne sur des bases nouvelles.....» Voit-on poindre une forme certaine de scepticisme ?
  • Le secrétaire d'Etat à l'Outre-mer, Yves Jégo, s'est quant à lui réjouit de l'accord de sortie de crise après un «chemin long et douloureux », qu’il a parcouru sur les genoux. Pour sa part, le préfet, Nicolas Desforges, s'est dit «soulagé, ému et content». «Je crois que ce soir c'est un nouveau départ qu'il faut donner à la Guadeloupe», a-t-il positivé. «Il faut qu'elle se remette au travail dès demain, qu'elle rattrape le retard, qu'elle mette les bouchées doubles». Ne trahit-il pas une forme certaine d’inquiétude?
  • Le paiement des jours de grève, ni explicitement acquis, ni proscrit par l'accord, semble laissé à la négociation au sein des sociétés. Le texte recommande simplement que «des réunions soient organisées entre l'autorité d'emploi, les agents et les organisations syndicales représentées dans l'administration et les entreprises concernées, avant toute retenue». Les Français déjà lourdement solidaires préfèrent sans doute accorder cette grosse prime à la grève… Les entreprises ont-elles les moyens de deux crises ?
  • Le coût des plus de six semaines de grève générale est estimé, selon le MEDEF-Guadeloupe, «à 1.400 dépôts de bilan et 10.000 à 12.000 licenciements ou destructions d'emplois dans les six mois à venir».
    En Martinique, qui est en grève générale depuis un mois, les négociations se prolongeaient toujours mercredi soir. La plupart des magasins demeuraient fermés et les barrages paralysaient toujours l'activité économique.
    Par ailleurs, à plusieurs milliers de kilomètres de là, un nouveau front s'est dessiné : un collectif rassemblant une quarantaine d'organisations appelle les Réunionnais à descendre dans la rue jeudi pour une importante journée de grève pour une hausse des salaires.

    Les principaux points du protocole d'accord

    Le texte signé par le collectif LKP et les représentants de l'Etat compte 165 articles, et récapitule les avancées obtenues depuis le dépot des 146 revendications du LKP, le 20 janvier, jour de l'investiture de Barack Hussein Obama, premier président métis américain. L'accord «Jacques Bino», signé par les organisations patronales minoritaires, qui prévoit une augmentation de 200 euros des bas salaires, lui est annexé.

    - NIVEAU DE VIE ET POUVOIR D'ACHAT
    : baisse du prix des repas scolaires, augmentation de 200 euros des bourses étudiantes. «Prime de solidarité active» aux 51.000 foyers les plus pauvres (200 euros) et
    «prime exceptionnelle» de 100 euros au 80.000 foyers les plus pauvres.
    - Revenu supplémentaire temporaire d'activité
    (RSTA), pour une période de 36 mois, aux salariés du privé jusqu'à 1,4 SMIC inclus. Contributions respectives supplémentaires du Conseil général et de la Région, de 25 euros par mois sur 12 mois (24 M euros), pour les salariés touchant entre 1 et 1,4 SMIC inclus.
    - Fonds de soutien au bénéfice des allocataires du minimum vieillesse et de l'allocation adulte handicapé (3 M euros).
    - Diminution de la taxe d'habitation (9%) et de la taxe sur le foncier bâti de (7%), applicable en 2010.
    - BAISSE DES PRIX DE PRODUITS DE PREMIERE NECESSITE: établissement «avant la fin du mois de mars 2009», d'une liste de produits de première nécessité au sein de «100 familles de produits». A ce «chariot de la ménagère», il sera ajouté une liste de 50 produits usuels (fournitures scolaires, électroménager, pièces automobiles...).
    Gel en 2009 du prix de la baguette de pain.
    - BAISSE DES TARIFS BANCAIRES
    : jusqu'à 5 à 10% sur certains services.
    - BAISSE DU PRIX DES CARBURANTS: de 43 centimes pour l'essence sans plomb et de 40 centimes pour le gazole (déjà enregistrée).
    - BAISSE DU PRIX DE L'EAU: jusqu'à 10% par m3.
    - LOGEMENT : lancement de la construction de 3.000 logements en 2009.
    - TRANSPORTS: baisse de 20% des prix des transports terrestres interurbains et de 20% des tarifs des transports urbains à Pointe-à-Pitre, Abymes, Gosier, Baie-Mahault. 40.000 billets A/R Pointe-à-Pitre/Paris au prix de 340 euros (hors taxes d'aéroport) pour les familles les plus modestes.
    - EDUCATION, FORMATION ET EMPLOI DES JEUNES
    : recrutement de 19 personnes inscrites sur la liste complémentaire du concours des écoles.
    - PRODUCTION AGRICOLE ET PECHE: 13 M d'euros
    pour diminuer le coût des matières premières entrant dans la fabrication de produits locaux. Révision du prix du carburant des marins pêcheurs.
    - AMENAGEMENT DU TERRITOIRE ET INFRASTRUCTURES: soutien à la rénovation du parc hôtelier (7.500 euros par chambre).
    - CULTURE: double fléchage en français et en créole de certains bâtiments publics. «Valorisation de la culture guadeloupéenne et de la langue créole».
    - DIVERS
    : organisation de réunions préalables avant toute retenue sur salaire liée au conflit en cours.

    Les principales réactions
  • Le secrétaire d'Etat à l'Outre-mer Yves Jego a reconnu que "le chemin a été long douloureux, il reste énormément de travail pour protéger les entreprises qui vont souffrir énormément de 44 jours de blocage". "Il faut reconstruire pour essayer de faire en sorte que ce type de conflit, cette méthode ne se reproduisent". "C'est un soulagement", et "à partir du moment où toutes les parties ont réussi à se mettre d'accord, je n'ai pas à qualifier d'un accord salarial", a précisé Yves Jego sur France-Info. "Chacun a fait beaucoup d'efforts, chacun a beaucoup travaillé". "L'Etat ( ! ) a mis des moyens pour qu'il y ait une vraie réponse sociale, il faut aussi une réponse sociétale", a-t-il lancé. "Il faut qu'on rebâtisse le modèle qu'on rentre dans les états généraux de façon très positive (...) pour que ce soit une nouvelle époque qui s'ouvre". Le secrétaire d'Etat à l'Outre-mer a également noté que "la promesse et parole de l'Etat a été tenue dans ce conflit".

    De son côté, le porte-parole du LKP Elie Domota a estimé que "le contenu du protocole c'est déjà beaucoup d'avancées". "C'est une victoire, une étape". "C'est la reprise mais nous restons mobilisés dans les jours, les semaines qui viennent, parce qu'aujourd'hui c'est la lutte qui paie", a-t-il noté. "Il y a un certain nombre de conflits qui durent et perdurent, et nous travaillons dessus pour arriver à une résolution de ces conflits-là dans les jours qui viennent", a souligné Elie Domota.
    "Nous militons toujours pour l'extension de l'accord dans toutes les entreprises de Guadeloupe et nous allons continuer à nous battre sur la plate-forme du LKP pour continuer à faire avancer les choses".

    Demain est un autre jour.


  • lundi 20 octobre 2008

    Fluctuat ET mergitur: 9% de hausses d'impôts à Paris

    Paris-plage a un coût: malgré la crise, Delanoë assume…
    Les municipales passées, le maire de Paris, Bertrand Delanoë, candidat à la tête du PS, a confirmé une hausse des impôts locaux parisiens de 9% en 2009, malgré le contexte de crise financière, de stagnation de la croissance et de recul du pouvoir d'achat.
    Cette hausse des taux, après sept ans de stabilité, et non pas de baisse, doit compenser en partie seulement la baisse des droits de mutation sur les transactions immobilières encaissés par la ville: c'est Bébert de Paris qui le dit. La démagogie du maire a un coût, mais pour les Parisiens.
    Pour Bertrand Delanoë, qui avait annoncé qu'il augmenterait les impôts pendant la campagne des municipales en mars dernier, mais sans la chiffrer, la ville avait anticipé la crise en inscrivant à son budget des mesures de solidarité. La vignette Delanoë pour les vieux les personnes âgées ?

    Comme le nuage de Tchernobyl a épargné la France
    Paris sera épargnée
    , alors que l’opposition promet que la crise aura de graves conséquences sur le budget du pays.
    "La crise n'a pas de conséquences sur le budget de la ville", a-t-il assuré lors d'un déjeuner à l'Hôtel de ville après la réunion du conseil de Paris où l'opposition a dénoncé le poids grandissant des prélèvements sur les Parisiens.
    "Il y a deux manières de répondre à la crise: faire une déclaration tous les matins ou faire de la solidarité, des mesures pour permettre aux gens de s'en sortir", a-t-il assuré citant notamment l'aide au paiement des loyers, le soutien au PME ou a mise en place du micro-crédit.

    Il vaut mieux être propriétaire en Tunisie, comme Delanoë
    Bébert Delanoë est logé par la ville de Paris, mais, pour les autres, il ne fera pas bon être propriétaire à Paris : il fallait investir ailleurs.
    Bertrand Delanoë et son adjoint aux Finances, Bernard Gaudillère, ont toutefois reconnu que cette hausse d'impôts ne suffirait pas en 2009 pour financer les investissements prévus. Grosse hausse d’impôts qui ne permettra pas une avancée de la solidarité : les défavorisés sont prévenus ; qu’ils s’organisent !
    "Un peu plus de taxe foncière, ce n'est pas dramatique (...) J'assume, y compris en période de crise, que ceux qui en ont les moyens doivent apporter leur contribution", a-t-il insisté. Pourvu que ceux qui ne les ont pas en voient la couleur… Sinon, qu’ils prévoient que le responsable sera le gouvernement !

    Delanoë fait des économies?
    En plus des économies sur le train de vie de la municipalité [et encore, Delanoë n’est pas président de l’UE…] , notamment le regroupement de directions éparpillées ou le gel des emplois de la ville [pas de suppressions, rien qu’un petit gel : de la gelée rose blanche, quoi ], les cessions d'actifs vont se poursuivre [grande braderie de Lille de Paris] et il y aura une "hausse très modérée de l'emprunt" [donc de la dette], a expliqué Bernard Gaudillère. Tout cela aurait été annoncé pendant la campagne municipale, mais il fallait savoir lire entre les lignes budgétaires. Gaudillère va jusqu’à se féliciter [si, si !] que, dans le contexte actuel de crise du crédit, 70% de la dette de Paris soit à taux fixe. Bien qu'elle ne doive pas frapper Paris, la crise va tout expliquer des malheurs à venir des Parisiens.
    La crise économique n’a pas encore vraiment dit son premier mot, mais les Parisiens doivent s’estimer heureux : la dette s’élèvera à 2,1 milliards d'euros, actuellement, "exactement au niveau de 1998". Dix ans et on recommence : si c’est pour ne pas obtenir mieux que des autres, pourquoi voter socialiste ?

    Paris jouit d’un micro-climat économique
    Alors que le PS et sa presse militante nous plongent sans délai dans la crise et que, selon eux, le gouvernement ne fait rien de bon pour nous en protéger, "la ville de Paris n'est pas au moment où je vous parle menacée par la crise (...) Elle n'est engagée dans aucun des montages exotiques qui vont engager certaines collectivités locales dans des catastrophes financières", a assuré le candidat à la prise du PS.

    Son discours à géométrie variable s’adapte à la conjoncture.
    Judicieusement, le maire de Paris refuse les questions liées au Parti socialiste Mais à l'approche du congrès de Reims, mi-novembre, il a pourtant distribué les mauvais points à ses adversaires internes et riposté aux attaques de la droite parisienne. Son budget déficitaire le placerait-il en ‘pole position’ des donneurs de leçons?
    Opportuniste, il doit distinguer libéralisme politique et libéralisme économique. "Je suis contre cette philosophie politique démagogique de ceux qui disent 'pas d'impôts'. Ce qui arrive même aux socialistes, y compris quand ils sont au pouvoir", a-t-il lancé à l'adresse de Laurent Fabius, qui, alors ministre de l'Economie, s'était prononcé contre une hausse des prélèvements.
    L'aile gauche du PS accuse les ténors de n'avoir pas vu venir la crise et de retoucher leurs programmes en urgence? "Je me marre: tout le monde dit 'investissement' en ce moment mais nous, il y a sept ans qu'on le fait". Si les investissements de la Ville de Paris ne sont pas assez productifs pour éviter endettement et déficit, les ténors en question aussi se marrent !

    Delanoë, cumulard
    A l'UMP de Paris qui estime, par ailleurs, impossible qu'il reste maire de la capitale s'il devient premier secrétaire, Bertrand Delanoë a affirmé être "beaucoup plus présent" que ses deux prédécesseurs, Jacques Chirac et Jean Tiberi et "beaucoup plus présent que pendant la première mandature". C’est à voir. Mais il est sûrement plus présent que Sa Cynique Majesté Royal dans sa région, mais alors ça ne prouve rien.