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vendredi 17 décembre 2010

Islam: en savoir plus sur les prières de rue

Prière de rue et propagande politique

Hassen Chalghoumi est l'invité de Robert Ménard à un entretien -tambour battant- sur i>télé, le vendredi 17 décembre 2010.

Cet imam atypique est poursuivi par la haine des extrémistes musulmans.
Cette figure de l'islam modéré et respectueux des valeurs de la République est en effet connu pour sa pratique du dialogue inter-religieux. Il dénonce l'influence de l'organisation des Frères musulmans, qu'il qualifie de « plaie pour l'Islam », mais soutient la loi d'interdiction de la burqa.

VOIR et ENTENDRE les réactions de l'imam de la mosquée de Drancy en Seine-Saint-Denis (9.3), sur les sujets brûlants associés à l'islam radical et la propagande politique des islamistes en France:



PLUS sur "Hassen Chalghoumi, un imam pas comme les autres", un article de Le Point (janvier 2010 - lien)

Hassen Chalghoumi, menacé par les extrémistes, a publié "Pour un islam de France" (éditions le Cherche Midi, 2010)

L'imam de la mosquée de Drancy est victime de menaces répétées

Hassen Chalghoumi a déposé plainte en février 2010 à la suite de l'irruption d'un groupe de 80 personnes qui auraient proféré des menaces de mort à son encontre. La Brigade de répression de la délinquance de la police judiciaire parisienne a été chargée de l'enquête.
Lien Nouvel Observateur
La nébuleuse altermondialiste dénonce une "pseudo-agression", le président socialiste de région, Cloclo Bartolone déclara sur son blog: " Je tiens à exprimer mon indignation et ma vive préoccupation, à la suite des menaces proférées contre l’imam de Drancy, Hassen Chalghoumi, lundi 25 janvier. De tels actes de violence n’ont pas leur place dans notre société : ils sont une insulte aux valeurs de notre République."

Devoir de mémoire

La comédienne Rayhana agressée dans le XIe arrondissement de Paris: Fadela Amara condamne le fanatisme
(
lien PaSiDupes)

jeudi 17 juin 2010

Réforme des retraites: « raisonnable», selon Gérard Longuet

Fabius approuve du bout des lèvres: « pas vraiment efficace »

Le président du groupe UMP au Sénat souhaite obtenir une « meilleure information possible pour les salariés » face au matraquage brutal de l'opposition qui, à l'instar de l'ancien Premier ministre socialiste, Laurent Fabius, dénonce un projet « vraiment pas juste », et le sénateur se déclare décidé à se « battre pour faciliter le statut des poly-pensionnés ». Manuel Valls plaidait en avril dernier pour un "pacte national": lire PaSiDupes

G. Longuet répondait aux questions de Pierre-Alain Furbury pour Les Echos, le 17 juin 2010:

La réforme des retraites va-t-elle assez loin ? Vous-même prôniez un âge légal à 63 ans et elle fait l'impasse sur l'horizon 2030-2050…

L'illusion d'une solution définitive à caractère séculaire est absurde. Nicolas Sarkozy a fait le choix d'une réforme que l'opinion peut comprendre et accepter. Il n'y a pas dans cette réforme de violence inutile. Il n'avait pas de raison de régler seul l'héritage d'une décision non financée en 1982 [par François Mitterrand]. Ni la possibilité, compte tenu des points d'interrogation qui pèsent sur la démographie, l'emploi des Français et la conjoncture mondiale, d'apporter une réponse pour les cinquante prochaines années. Sur l'âge légal de départ, nous avons eu un débat, 62 ou 63 ans. Mais ce qui est important, c'est « l'équivalence en trésorerie ». Il vaut mieux grimper vite les marches en se fixant un étage accessible plutôt qu'un horizon lointain avec des marches lentes. En faisant sauter le verrou des 60 ans, en apportant la preuve que la réforme est possible, le président de la République ouvre un chantier durable. Le sujet sera inlassablement remis sur le métier dans les décennies à venir.

Comment faire à long terme alors que le fonds de réserve aura été utilisé d'ici à 2018 ?

Dans un régime par répartition, ce qui compte, c'est la croissance. D'ici à 2018, la question est donc simple : est-ce que la France aura mobilisé sa force de travail ? Nous sommes l'un des pays développés où la capacité de travail est la moins utilisée. C'est une question qui doit être à l'ordre du jour des huit prochaines années. Et donc au coeur des deux prochaines présidentielles. A mon avis, nous serons obligés de compléter le régime par répartition par une approche systémique dont l'expression la plus savante est le compte notionnel ou l'établissement du point.

Auriez-vous voulu une plus grande convergence public-privé ?

Un effort considérable est fait à travers les cotisations du secteur public. La question de la base de calcul - les six derniers mois contre les vingt-cinq meilleures années -ne pourra être traitée que lorsque la fonction publique aura elle-même remis en ordre sa politique salariale.

Le libéral que vous êtes se réjouit-il de la taxation sur le capital et les hauts revenus ?

En termes d'équité, il n'est pas anormal que le revenu d'un capital bien géré tirant parti de la mondialisation soit solidaire d'un effort national. La limite, c'est que la France continue de produire et donc de gérer de l'épargne, du capital et de l'investir. Je crois que l'effort demandé est un effort acceptable.

Quels points la majorité doit-elle infléchir ?

Ce que je souhaite obtenir, c'est la meilleure information possible pour les salariés français sur ce que représente leur retraite probable en fonction de leur situation à 40 ans, 50 ans, 60 ans. Celui qui pédale sur son vélo doit bien voir où il en est dans son parcours. Je me bats aussi pour faciliter le statut des poly-pensionnés. Parce que, dans un pays où la durée de vie professionnelle s'allonge, il est vraisemblable que les carrières se diversifieront davantage. C'est en tout cas souhaitable.

Quelle réforme de la retraite des parlementaires réclamez-vous ?

La vie parlementaire est aléatoire et n'a rien à voir avec la carrière d'un salarié, mais il y a un devoir d'exemplarité. Je suivrai toutes les propositions du président du Sénat.

lundi 20 octobre 2008

Fluctuat ET mergitur: 9% de hausses d'impôts à Paris

Paris-plage a un coût: malgré la crise, Delanoë assume…
Les municipales passées, le maire de Paris, Bertrand Delanoë, candidat à la tête du PS, a confirmé une hausse des impôts locaux parisiens de 9% en 2009, malgré le contexte de crise financière, de stagnation de la croissance et de recul du pouvoir d'achat.
Cette hausse des taux, après sept ans de stabilité, et non pas de baisse, doit compenser en partie seulement la baisse des droits de mutation sur les transactions immobilières encaissés par la ville: c'est Bébert de Paris qui le dit. La démagogie du maire a un coût, mais pour les Parisiens.
Pour Bertrand Delanoë, qui avait annoncé qu'il augmenterait les impôts pendant la campagne des municipales en mars dernier, mais sans la chiffrer, la ville avait anticipé la crise en inscrivant à son budget des mesures de solidarité. La vignette Delanoë pour les vieux les personnes âgées ?

Comme le nuage de Tchernobyl a épargné la France
Paris sera épargnée
, alors que l’opposition promet que la crise aura de graves conséquences sur le budget du pays.
"La crise n'a pas de conséquences sur le budget de la ville", a-t-il assuré lors d'un déjeuner à l'Hôtel de ville après la réunion du conseil de Paris où l'opposition a dénoncé le poids grandissant des prélèvements sur les Parisiens.
"Il y a deux manières de répondre à la crise: faire une déclaration tous les matins ou faire de la solidarité, des mesures pour permettre aux gens de s'en sortir", a-t-il assuré citant notamment l'aide au paiement des loyers, le soutien au PME ou a mise en place du micro-crédit.

Il vaut mieux être propriétaire en Tunisie, comme Delanoë
Bébert Delanoë est logé par la ville de Paris, mais, pour les autres, il ne fera pas bon être propriétaire à Paris : il fallait investir ailleurs.
Bertrand Delanoë et son adjoint aux Finances, Bernard Gaudillère, ont toutefois reconnu que cette hausse d'impôts ne suffirait pas en 2009 pour financer les investissements prévus. Grosse hausse d’impôts qui ne permettra pas une avancée de la solidarité : les défavorisés sont prévenus ; qu’ils s’organisent !
"Un peu plus de taxe foncière, ce n'est pas dramatique (...) J'assume, y compris en période de crise, que ceux qui en ont les moyens doivent apporter leur contribution", a-t-il insisté. Pourvu que ceux qui ne les ont pas en voient la couleur… Sinon, qu’ils prévoient que le responsable sera le gouvernement !

Delanoë fait des économies?
En plus des économies sur le train de vie de la municipalité [et encore, Delanoë n’est pas président de l’UE…] , notamment le regroupement de directions éparpillées ou le gel des emplois de la ville [pas de suppressions, rien qu’un petit gel : de la gelée rose blanche, quoi ], les cessions d'actifs vont se poursuivre [grande braderie de Lille de Paris] et il y aura une "hausse très modérée de l'emprunt" [donc de la dette], a expliqué Bernard Gaudillère. Tout cela aurait été annoncé pendant la campagne municipale, mais il fallait savoir lire entre les lignes budgétaires. Gaudillère va jusqu’à se féliciter [si, si !] que, dans le contexte actuel de crise du crédit, 70% de la dette de Paris soit à taux fixe. Bien qu'elle ne doive pas frapper Paris, la crise va tout expliquer des malheurs à venir des Parisiens.
La crise économique n’a pas encore vraiment dit son premier mot, mais les Parisiens doivent s’estimer heureux : la dette s’élèvera à 2,1 milliards d'euros, actuellement, "exactement au niveau de 1998". Dix ans et on recommence : si c’est pour ne pas obtenir mieux que des autres, pourquoi voter socialiste ?

Paris jouit d’un micro-climat économique
Alors que le PS et sa presse militante nous plongent sans délai dans la crise et que, selon eux, le gouvernement ne fait rien de bon pour nous en protéger, "la ville de Paris n'est pas au moment où je vous parle menacée par la crise (...) Elle n'est engagée dans aucun des montages exotiques qui vont engager certaines collectivités locales dans des catastrophes financières", a assuré le candidat à la prise du PS.

Son discours à géométrie variable s’adapte à la conjoncture.
Judicieusement, le maire de Paris refuse les questions liées au Parti socialiste Mais à l'approche du congrès de Reims, mi-novembre, il a pourtant distribué les mauvais points à ses adversaires internes et riposté aux attaques de la droite parisienne. Son budget déficitaire le placerait-il en ‘pole position’ des donneurs de leçons?
Opportuniste, il doit distinguer libéralisme politique et libéralisme économique. "Je suis contre cette philosophie politique démagogique de ceux qui disent 'pas d'impôts'. Ce qui arrive même aux socialistes, y compris quand ils sont au pouvoir", a-t-il lancé à l'adresse de Laurent Fabius, qui, alors ministre de l'Economie, s'était prononcé contre une hausse des prélèvements.
L'aile gauche du PS accuse les ténors de n'avoir pas vu venir la crise et de retoucher leurs programmes en urgence? "Je me marre: tout le monde dit 'investissement' en ce moment mais nous, il y a sept ans qu'on le fait". Si les investissements de la Ville de Paris ne sont pas assez productifs pour éviter endettement et déficit, les ténors en question aussi se marrent !

Delanoë, cumulard
A l'UMP de Paris qui estime, par ailleurs, impossible qu'il reste maire de la capitale s'il devient premier secrétaire, Bertrand Delanoë a affirmé être "beaucoup plus présent" que ses deux prédécesseurs, Jacques Chirac et Jean Tiberi et "beaucoup plus présent que pendant la première mandature". C’est à voir. Mais il est sûrement plus présent que Sa Cynique Majesté Royal dans sa région, mais alors ça ne prouve rien.