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vendredi 2 mars 2018

Tupperware ferme sa boîte française définitivement

Tupperware, une boîte de plus qui ferme en France 

Ses 
235 salariés de Joué-lès-Tours (Indre-et-Loire) sont sans travail 

Les deux dernières machines qui produisaient encore dans l'unique usine Tupperware arrêtées définitivement mercredi matin à l'aube, quarante-cinq ans après son implantation, comme annoncé par le fabriquant américain de boîtes alimentaires en plastique en octobre dernier A l'issue d'une grève de deux semaines en janvier, un accord avait été conclu avec le groupe américain sur les conditions de licenciement des salariés du site, en activité depuis 1973. 

Pour Antonio Constantino, délégué du syndicat CGT, majoritaire dans l'entreprise, "la majorité des salariés sont satisfaits de l'accord, notamment du montant des primes supra-légales de licenciement et du plan de formation, qui est très bien fait". Les salariés licenciés après plus de 30 ans de travail dans l'entreprise devraient recevoir des primes supra-légales allant de 24 à 36 mois de salaire, plafonnées à 100.000 euros. 

La direction générale de Tupperware a justifié sa décision de fermeture totale de l'usine par "une surcapacité industrielle notable de son réseau de fabrication européen liée à une amélioration de sa productivité et à un ralentissement de ses activités commerciales en Europe centrale et occidentale et notamment en France". 


"Un choix stratégique opportuniste (de la direction de Tupperware) à partir des ordonnances Macron"

C'est ainsi  que  l'élu socialiste au Conseil régional et ancien député Jean-Patrick Gille explique la décision de fermeture de l'usine. "Tupperware a quatre usines en Europe: Portugal, Grèce, Belgique et France. On ne ferme que la française... On nous dit qu'on coûte trop cher !", avait dénoncé Antonio Constantino, le 19 octobre, encore sous le choc de l'annonce de la fermeture du site et de la délocalisation de la production française dans les autres usines européennes. 

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Avec ses quatre sites de fabrication en Europe, la surcapacité de production en 2017 est de 35% (en Europe) et serait de 45% si le site français poursuivait ses activités, a-t-elle expliqué. "Il y a dix ans, il y avait 55 machines à l'usine de Joué-lès-Tours. Aujourd'hui, il y en a 8 et elles ne tournent pas à plein régime", a encore fait valoir la direction de Tupperware.
La fabrication est délocalisée au Portugal et en Grèce, où les coûts de main d'oeuvre sont moindres.

Joué-lès-Tours, deuxième commune du département et pourtant  sinistrée 

Cette cessation d'activité de Tupperware à Joué-lès-Tours intervient alors que cette commune de l'agglomération de Tours a déjà vécu la suppression par Michelin de 742 postes dans le cadre d'un plan social de 2013.  En fermant son usine française, Tupperware va supprimer 235 emplois. Avec le renoncement de principe d'avoir un "état-stratège", il n'y a rien d’étonnant à ce que la France devienne un "désert industriel" et connaisse une situation de "chômage pour tous" au lieu du "plein-emploi".

Mais il y a plus, car Joué-lès-Tours n'est pas une commune réputée sans histoires.
Épilogue judiciaire pour les « mariages chinois ».
Cette commune fait partie de l'agglomération de Tours dont le maire de juin 1995 à avril 2014, fut le socialiste Jean Germain, notamment connu pour sa citation en 2011, dans l' "affaire des mariages chinois", où quatre autres personnes furent mises en examen,   notamment pour escroquerie et détournement de fonds de la mairie, dont une ancienne maîtresse, Lise Han, condamnée à 12 mois ferme. Pendant trois ans, la ville avait organisé pour de jeunes couples chinois des mariages "romantiques" en Touraine, sous des caméras de télés nationales qui faisaient ainsi de la publicité pour la ville. Mais, en 2011, la presse s'est fait l'écho de pratiques jugées illégales autour de ces unions chinoises.

Le 20 décembre 2014, vers 14h00, à l'approche des fêtes de Noël,
 
"un homme" armé d'un couteau - une arme répandue dans une certaine catégorie de la population - a blessé plusieurs policiers du commissariat et a dû être abattu abattu.
Le petit ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, avait commenté avec une "grande" sobriété : " C'est un acte de grande violence", après avoir salué "la grande maîtrise, la grande compétence et le grand sang-froid des policiers" qui se sont retrouvés "en situation de se défendre".
De l'auteur des faits,  on sait qu'il habitait Joué-lès-Tours, où il était connu pour des actes de délinquance. Il faut toutefois compléter les informations retenues par la presse: l'agresseur des quatre policiers est un jeune musulman d'origine burundaise au commissariat de Joué-lès-Tours. Certains tiennent à préciser que le jeune Africain, un adulte de 20 ans né en 1994, du nom de Bertrand "Bilal" Nzohabonayo, est français, pour ne pas dire 'franco-burundais'. Son frère cadet,  Brice, également tenu sous surveillance par la police burundaise, sera arrêté à Bujumbura.



D'après les premiers témoignages des policiers, l'homme aurait crié "Allahu Akbar" ("Allah est plus grand") au moment de l'agression. 
Selon l'AFP en fin d'après-midi, une enquête devait néanmoins être ouverte aux chefs de tentative d'assassinat et d'association de malfaiteurs, en lien avec une entreprise terroriste, version qui reste à confirmer par le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve. Une "source proche du dossier" affirma que "l'enquête s'oriente vers un attentat contre les forces de l'ordre motivé par l'islamisme radical". Elle ressemble précisément "au mode d'action préconisé par le groupe Etat islamique".  Le Figaro affirma un peu moins de quatre heures après les faits, que l'individu «était un islamiste» connu des renseignements. A Joué-lès-Tours, la France faisait donc face à sa première attaque terroriste liée à Daech.

Le 19 février dernier, les policiers ont interpellé un homme de 28 ans à son domicile de Joué-lès-Tours (Indre-et-Loire). Lors de la perquisition, ils ont découvert 3 kg de résine de cannabis et quelques centaines de grammes d’herbe. Et, dans la voiture que l'individu partage avec son amie, la police a trouvé un pistolet automatique de marque Browning, calibre 6,35. L’homme, qui est bien connu des services de police et de la justice, a déjà été condamné à maintes reprises pour violences sous la menace d’une arme, dégradations, conduite sans permis, trafic de stupéfiants et violences sur concubine.

14.504 crimes et délits ont été recensés pour l'année 2014 à Joué-lès-Tours et ses environs. En 2016, la délinquance a nettement augmenté dans l'agglo tourangelle : forte hausse des cambriolages, ainsi que des agressions sexuelles. 

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