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lundi 26 mars 2018

Tueries de l'Aude : des zones d'ombre dans le profil du terroriste islamiste

Le droit coranique au mensonge - la taqîya - en milieu hostile

Que savent les mécréants de la "taqiya", le concept coranique qui permet aux musulmans radicaux de dissimuler leurs véritables pensées, croyances et activités ?

Historiquement, cette tolérance devait permettre aux musulmans de survivre et de conserver leurs convictions dans des régions où ils étaient minoritaires, qu'il s'agisse des morisques qui vivaient dans la très chrétienne Espagne ou des chiites en terre d'islam, quand le sunnisme est majoritaire. Aujourd'hui, cette pratique a cours en France.

Utilisée à plusieurs reprises pour planifier des attentats, cette technique visant à se dissimuler entre deux attentats djihadistes, est un concept du djihad, consistant  à revêtir un masque de modernité pour mieux se mêler à la foule. Ainsi, le djihadiste fera semblant de vivre comme tout le monde, ira danser et boire, s'habillera comme la plupart des gens… C'est une tactique qui implique de faire tapis, de se dissimuler.
C'est une stratégie qu'on a constaté à Montauban mais également à Toulouse : après les attentats et pendant l'enquête, l'ensemble des proches et le voisinage tendaient à dire que rien ne laissait soupçonner une radicalisation, des projets terroristes… Extérieurement, les djihadistes donnaient unanimement le sentiment d'être bien intégrés. A Saint-Denis, par exemple, on entend dire que les djihadistes mangeaient des pizzas. C'est un procédé utilisé régulièrement pour planifier des attentats sans être repéré et qui permet, si la cause le justifie, d'enfreindre la loi islamique et les prescriptions concernant l'alimentation notamment. Ce qui ne signifie  as pour autant que chaque musulman qui s'est intégré se cache et complote un attentat, et c'est ce qui rend la tâche de la DGSI délicate. Ce n'est qu'après coup qu'on peut découvrir qu'après coup qu'un djihadiste cachait derrière une façade occidentalisée une stratégie de guerre intérieure.
La taqiya est donc autorisée en cas de contrainte extérieure, quelle qu’en soit la forme : persécution, menace sur la vie, absence de liberté religieuse (de conscience et de culte), ou djihad. Les mécréants occidentaux seraient donc mal avisés de prendre pour alliés des croyants musulmans.

Le profil de l'auteur des attaques terroristes de Trèbes et Carcassonne, illustre la dangerosité des radicalisés

French National Gendarmerie Intervention Group (GIGN) stand next to vehicles as they gather outside the Super U supermarket in the town of Trebes, southern France, where a man took hostages killing at least two before he was killed by security forces on March 23, 2018. Security forces killed a gunman who first hijacked a car in nearby by Carcassonne, killing a passenger and injuring the driver, before shooting a policeman who was out jogging with his colleagues nearby. He then drove to a Super U supermarket in the town of Trebes and holed up there for more than three hours with hostages, killing at least two other people, according to sources.
ERIC CABANIS / AFPRadouane Lakdim ne rentre pas du djihad au proche-orient. Mais le profil plutôt lisse de ce franco-marocain discret abattu vendredi par le GIGN s'assombrit au fil des investigations, de nombreuses zones d'ombre faisant désormais taches.

Le tueur a pu profiter d'un "suivi intermittent"...
Suivi depuis mai 2013 par la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) selon Libération, l'individu est ensuite fiché S en 2014 en raison de sa présence sur des forums salafistes et de velléités de djihad en zone irako-syrienne. 
Ce musulman radical est également inscrit au fichier de traitement des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste, qui compte environ 20.000 personnes.

À sa sortie de la maison d'arrêt de Carcassonne à l'été 2016, où il purgeait une peine d'un mois pour usage de stupéfiants, Radouane Lakdim fait l'objet d'une surveillance plus étroite de la DGSI. Infructueux, le dispositif est cependant levé au bout de quelques semaines.

"Il était fiché S, mais à un certain moment, c’est difficile de savoir si cette fiche S est encore valable, si le type est actif ou pas. A partir du moment où vous êtes un solitaire, vous communiquez peu. Si vous communiquez peu, vous n’êtes pas décelable, se justifient les services du Renseignement. Ça c’est un danger pour les services de renseignement" - et bien davantage pour la population des anonymes pris pour cibles -  tente d'expliquer l'ancien patron du Raid, Jean-Michel Fauvergue, devenu député La République en marche (LREM). 

Radouane Lakdim pratiquait la 'taqiya'


Plusieurs explosifs artisanaux et un pistolet automatique ont été retrouvés au domicile du "fiché S" ! Des indices qui nourrissent a posteriori l’hypothèse d’un acte prémédité, tant il est vrai que la police comme les carabiniers arrive après la bataille. 
L'ancienneté de son projet reste cependant une donnée inconnue, d'autant plus difficile à déterminer, bien que le Renseignement ait découvert enfin la doctrine de la "Taqîya", véritable art de la dissimulation suivie paisiblement par la plupart des djihadistes. Le consultant police-justice de BFMTV, Dominique Rizet, explique enfin, aussi finement qu'il peut, sans se mouiller, avec force 'peut-être" ou  "personne", ce qui contredit la vigilance policière réelle :
"Soit Radouane Lakdim est passé à l’acte très rapidement, en l’espace de quelques jours, et personne n’a pu s’en apercevoir, ou alors ça veut dire qu’à l’époque où il était suivi, il a peut-être tellement bien joué le jeu que personne ne s’est aperçu qu’il était en train de préparer quelque chose." 
Le cas de Radouane Lakdim n'illustre pas tant la difficulté pour les renseignements d'évaluer le niveau de dangerosité d'un individu, mais les carences du pouvoir politique en démocratie. Celui-ci dénonce unanimement la barbarie des tueurs, mais se donne des raisons républicaines et humanistes pour ne rien faire. On lit que "sur les radars des services, le jeune homme ne faisait pas partie du "haut du spectre" des individus jugés susceptibles de passer à l'acte." Typique des catégories administratives et de leurs sous-catégories qui légitiment l'inaction. Pendant ce temps, les victimes "perdent la vie": une chance, elles auraient pu trouver la mort, voire mourir...

1 commentaire :

  1. Le compteur de cet article reste inchangé depuis plusieurs heures : est-il 'blacklisté'? Par qui?

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