POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

mercredi 11 juillet 2018

Terrorisme : le Sénat préconise la déchéance de nationalité "plus régulièrement"

Un rapport du Sénat recommande le recours à la déchéance de nationalité


Le code civil autorise à déchoir de leur nationalité les binationaux condamnés pour actes de terrorisme.

C'est l'une des 63 propositions d'un rapport sénatorial de la commission d'enquête sur l'organisation et les moyens des services de l'Etat  rendu public mardi 10 juillet pour faire face à l'évolution de la menace terroriste.

La volonté d'inscrire la déchéance de nationalité dans la Constitution pour les personnes condamnées pour terrorisme avait été abandonnée par François Hollande, en 2016, après un débat qui avait profondément divisé sa majorité. Emmanuel Macron avait exprimé son opposition à cette mesure contestée par des juristes.

Le code civil autorise à déchoir de leur nationalité les binationaux condamnés pour actes de terrorisme, rappelle la commission. Or, 17% des détenus aujourd'hui incarcérés en France pour faits de terrorisme islamiste sont de nationalité étrangère, soit 90 personnes, note la commission. 
44 détenus potentiellement concernés à ce jour

Résultat de recherche d'images pour "déchéance de nationalité"
Dès lors, "l'éloignement des djihadistes étrangers en situation irrégulière ou non doit être une priorité pour le ministère de l'Intérieur".


Pourtant, seulement six personnes ont fait l'objet d'une déchéance de nationalité en 2014-2015 et plus aucune depuis lors, ajoute-t-elle. 
La Commission incite donc le gouvernement "à faire usage plus régulièrement de cette disposition, au regard de la gravité des profils des détenus incarcérés".

A noter en outre qu'en décembre 2017 le Mali a refusé 2 migrants renvoyés par la France, ce qui révèle les failles des accords sur l'immigration avec les pays de départ.
Le Mali que les troupes françaises protègent des terroristes n'ont pas respecté un accord du1 1 décembre 2017 entre le Mali et l'Union européenne. En multipliant les accords de rapatriement de réfugiés, les pays de l'Union européenne se mettent à la merci de la mauvaise volonté et de la duplicité des autorités des pays d'émigration.


mardi 10 juillet 2018

Conflit d'intérêts: le gouvernement garde Nyssen, mais lui retire la régulation de l'édition

La Culture réduite comme une peau de chagrin

Nouveau coup dur pour la Culture, du fait de sa ministre

Toujours régulièrement contestée plus d'un an après sa nomination, le gouvernement a retiré par décret à l'ex-patronne d'Actes Sud la régulation économique du secteur de l'édition.
Par décret du Premier ministre Edouard Philippe, publié mardi au Journal officiel, Mme Nyssen se voit couper les ailes, privée, d'une part, de ses attributions concernant "la tutelle du Centre national du livre" et, d'autre part, "la régulation économique du secteur de l'édition littéraire". Elle devra ainsi cesser d'intervenir dans tout dossier impliquant "la société 'Actes Sud' ".

Ces attributions sont désormais "exercées par le Premier ministre", ajoute ce texte, prétendant que ces décisions auraient été prises "sur la proposition de la ministre de la Culture". Mieux vaut tard que jamais...

La ministre a indiqué qu'elle "prend acte" de cette décision. Curieux, si elle a été prise à son initiative ! "Ce qui m'importe, c'est de continuer à faire. Je suis là pour faire", a-t-elle raconté.

La ministre ne se sent pas amputée

Elle précise qu'elle n'est pas pour autant un emploi fictif. Elle continuera à piloter la concertation sur la réforme du statut social des artistes auteurs, après une première réunion qui s'est déroulée lundi. "Je suis vraiment à la manoeuvre sur cette question qui est importante et me tient à coeur", indique-t-elle, se voulant rassurante.

Selon son entourage, le retrait d'une partie de ses attributions concernant l'édition résulte d'une série d'échanges entre la ministre et la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique, dont F. Nyssen a fini par solliciter un avis officiel, le 23 janvier 2018, après huit mois de conflit d'intérêts.
Nommée ministre en mai 2017, Françoise Nyssen, 67 ans, a dirigé à partir du début des années 80 les éditions Actes Sud, fondées à Arles en 1978 par son père Hubert Nyssen (1925-2011), et en a fait l'un des fleurons de l'édition française.
En arrivant au gouvernement, la ministre avait laissé à son mari, Jean-Paul Capitani, les rênes d'Actes Sud, qui compte à son palmarès quatre Prix Goncourt (Laurent Gaudé, Jérôme Ferrari, Mathias Enard et Eric Vuillard) et deux prix Nobel de littérature (Imre Kertész et Svetlana Alexievitch).

Nyssen croyait pouvoir passe au travers du renouvellement de la vie publique

Au gouvernement Philippe, Françoise Nyssen n'est pas le premier exemple de chevauchement de la vie publique par le privé.
La ministre de la Santé Agnès Buzyn avait fait l'objet du même genre de mesure pour cause de conflit d'intérêt.
Son mari, Yves Lévy, est le PDG sortant de l'INSERM (Institut national de la santé et de la recherche médicale), organisme placé sous la double tutelle des ministères de la Santé et de la Recherche. Lorsque Buzyn est entrée au gouvernement en mai 2017, un décret l'a déchargée de tout ce qui touche à l'Inserm, qui doit être géré par Matignon et le ministère de la Recherche.
"La question est pourquoi on nomme des gens à ce point dans des situations de conflit d'intérêts ? Il y a d'autres gens à nommer. Pour moi, le cas le plus évident est celui de Mme Parly", a réagi Vincent Jauvert, journaliste de l'Obs, auteur du livre "Intouchables d'Etat" (Robert Laffont). Une satisfaction pour les féministes ?

Egalement nommée par Macron juin 2017, la ministre des Armées Florence Parly s'était placée en situation de conflit d'intérêts.
Elle avait renoncé à ses mandats dans le groupe de conseil en technologies Altran, du fabricant de terminaux de paiement Ingenico et de l'équipementier aéronautique Zodiac Aerospace.
Son mari, Martin Vial, patron de l'Agence des participations de l'Etat (APE) - chargée de gérer le patrimoine de l'Etat actionnaire dans différentes industries et services, dont Safran, Thales et Airbus dans la défense - avait mis entre parenthèses toutes ses responsabilités liées aux industries de défense. C'est lui qui garde les enfants.

Françoise Nyssen ne cesse de faire l'objet de critiques

Son plan pour lutter contre les déserts culturels s'était attiré en avril les foudres des Centres dramatiques nationaux. Le quotidien Libération avait alors consacré sa Une à la ministre et aux "maladresses sur les dossiers dont elle a la charge".

Depuis, la ministre a multiplié les annonces, dont la présentation début juin de premières pistes pour réformer l'audiovisuel public.

La France est rétrogradée septième de l'économie mondiale

L'Inde émerge au sixième rang devant la France

La reprise de l''économie indienne, ces derniers mois, a été portée par l'industrie manufacturière et la demande des consommateurs.

Bibi Fricotin ravi en Inde, en mars 2018
Le produit intérieur brut (PIB) de l'Inde a dépassé, pour la première fois, celui de l'Hexagone en 2017, reléguant la France au septième rang des économies mondiales, selon le site de la Banque mondiale

La France de Hollande et Macron à l'Economie doivent s'incliner. Le PIB de l'Inde a atteint 2.597 milliards de dollars en 2017, contre 2.582 milliards pour la France, selon des chiffres actualisés fin juin.

Ce chiffre confirme le rebond de l'économie indienne entamé à partir de juillet 2017, après plusieurs trimestres de ralentissement imputé à des mesures choc du gouvernement Modi. 

L'Inde a doublé son PIB en 10 ans
 
Image associéeLa croissance économique du géant indien est attendue à 7,4% en 2018 et 7,8% en 2019, selon le FMI. En l'espace de dix ans, l'Inde a doublé son PIB. A l'inverse d'une Chine dont le rythme de croissance ralentit, l'Inde devrait faire figure de nouveau moteur de la région.

L'Inde pourrait  briguer la troisième place en 2032. Une étude du Centre for Economics and Business Research, un cabinet de consultants basé à Londres, a prédit, en décembre 2017, que l'Inde supplanterait le Royaume-Uni et la France pour devenir la cinquième économie mondiale dès 2018. 

Réforme des retraites : Macron hué lors de son discours au Congrès

Le roitelet, conspué à Versailles par les représentants de la Nation 

Lèse-majesté : le chef de l’Etat s’est fait conspuer lors de son évocation de la réforme des retraites, qui sera engagée en 2019.

9 juillet 2018
Les élus du peuple étaient convoqués au Congrès ce lundi 9 juillet pour entendre le discours jupitérien d’Emmanuel Macron. 

Une opération de communication politique à grand renfort d’applaudissements frénétiques depuis les travées de la majorité, que la France profonde n'a pas hésité à railler sur les réseaux sociaux. 
Florian Philippot s'est ému de vivre des "applaudissements permanents sur de l'insignifiant", tandis que Jean Messiha, membre du Bureau national du Rassemblement national, a comparé les parlementaires LREM à un "troupeau" bêlant.

Les rangs opposés à la politique d’Emmanuel Macron ont fait part de leur désapprobation sur certains thèmes évoqués par le chef de l’Etat, tel que la réforme des retraites, rapporte BFMTV.

"Spectacle pseudo-démocratique" sur fond de "dérive autocratique"

Les parlementaires d’opposition, eux, se sont fait entendre pour la première fois au moment où le président de la République a évoqué la réforme des retraites, qui sera engagée en 2019 et qui vise à "remplacer la quarantaine de régimes existants". "Rien ne changera pour les retraités d’aujourd’hui", a-t-il tenté de se justifier, faisant redoubler les sifflets d’intensité. 
Il est ensuite revenu sur la question de la fin des pensions de réversion, la qualifiant de "rumeur malsaine, visant à faire peur".

Une partie des députés de l’opposition a tenu à boycotter le discours du président.
Ainsi, le député RN Gilbert Collard, a assuré sur Twitter ne pas vouloir "jouer le rôle du courtisan parlementaire" dans ce "spectacle pseudo-démocratique". Valérie Boyer, quant à elle, présente lors du discours, a fustigé sur le réseau social un président de la République qui "souhaite porter les habits du Premier ministre", évoquant une "dérive autocratique et narcissique".

lundi 9 juillet 2018

L'Erythrée et l'Ethiopie annoncent ne plus être en guerre : des migrants privés de motivation ?

Les Ethiopiens et Erythréens de France vont pouvoir rentrer au pays

L’Erythrée et l’Ethiopie ont signé une déclaration conjointe formalisant leur rapprochement






Elle stipule que les deux pays ne sont plus en guerre, a annoncé le ministre érythréen de l'Information, Yemane Gebremeskel, lundi à Asmara, au lendemain d'une rencontre historique entre le président érythréen Issaias Afeworki et le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed, un Chrétien protestant. 

Les deux dirigeants ont signé une "déclaration conjointe de paix et d'amitié", a indiqué M. Yemane sur son compte Twitter.
Ce texte déclare notamment que "l'état de guerre qui existait entre les deux pays est arrivé à sa fin. Une nouvelle ère de paix et d'amitié s'ouvre".
"Les deux pays oeuvreront à promouvoir une étroite coopération, dans les secteurs de la politique, de l'économie, du social, de la culture et de la sécurité", ajoute ce document.

Teneur de l'accord

Il confirme l'essentiel des annonces effectuées dimanche, à savoir la reprise du commerce, des transports et des télécommunications entre les deux pays, le rétablissement des liens diplomatiques et la mise en oeuvre de l'accord international sur le respect de la frontière.

La rencontre de dimanche - la première depuis 20 ans entre les deux plus hauts dirigeants érythréens et éthiopiens - faisait suite à l'annonce par l'Ethiopien en juin de la volonté de son pays d'appliquer l'accord de paix signé en 2000 avec l'Erythrée et les conclusions de la commission internationale indépendante sur la démarcation de la frontière.

Les populations concernées n'ont plus de raisons d'affluer en Europe.
Si leurs ressortissants pénétraient clandestinement en Union européenne et revendiquaient le statut de "réfugié", leurs demandes pouvaient être  soumises à étude. Mais, ouvert en 1998, le conflit entre l'Ethiopie et l'Erythrée est officiellement terminé depuis 2000. Les motifs d'émigrations ne se fondent plus  depuis 18 ans sur la guerre conventionnelle meurtrière, avec chars d'assaut et tranchées, qui a fait quelque 80.000 morts, notamment du fait d'un désaccord sur leur frontière commune.
Le refus éthiopien d'appliquer une décision en 2002 d'une commission soutenue par l'ONU sur le tracé de la frontière a ensuite, entre autres, entretenu l'animosité entre les deux pays.

Autrefois façade maritime de l'Ethiopie avec les ports de Massawa et d'Assab, l'Erythrée a déclaré son indépendance en 1993 après avoir chassé les troupes éthiopiennes de son territoire en 1991 au terme de trois décennies de guerre.

Les Erythréens constituent un des plus gros contingents de migrants présents en Union européenne.
En Italie, les expulsions menées par la police se répètent, comme celle d'août dernier, en plein centre de Rome. Depuis quatre ans, l'Italie doit en effet faire face à des arrivées massives de réfugiés fuyant
l'Erythrée. C'était un pays contrôlé d'une main de fer par un stalinien, le président Issaias Afeworki, ingénieur protestant, ancien chef rebelle passé par la Chine maoïste, leader d’un mouvement marxiste, au pouvoir depuis l'indépendance en 1993. Il semble que le dictateur ne constitue plus une menace pour sa population.

Invitation de Macron à déjeuner : Mélenchon préfère mordre et dépecer

La réponse discourtoise du haineux 

Jupiter souhaitait manger un morceau avec les "gens qui ne sont rien"

Jean-Luc Mélenchon a déclaré être retenu "par des activités hostiles à (son) gouvernement". 
Ce lundi à 15h, quelques heures avant sa prise de parole à  Versailles pour la deuxième fois de son quinquennat, le monarque républicain tiendra  un discours devant le Parlement réuni en Congrès à Versailles. Manu 1er a souhaité rencontrer les différents chefs de file des groupes parlementaires, de l'Assemblée comme du Sénat, lors d'un déjeuner. 

Une invitation refusée par des élus de bords divers: les députés et sénateurs LR ont décliné, les députés PS du bureau de l'Assemblée de même et les élus La France insoumise (LFI) ont annoncé boycotter la totalité du Congrès. En outre, le président du groupe LFI à l'Assemblée, Jean-Luc Mélenchon, a signifié son refus de se rendre au déjeuner par une lettre adressée au président de la République. 

"A l'ordinaire, personne ne me 'prie de bien vouloir venir' " a répliqué le maraud.
Résultat de recherche d'images pour "repas loup"
Remerciant d'abord Emmanuel Macron pour son invitation à déjeuner à Versailles, le leader de La France insoumise a déclaré qu'il ne "sera pas présent", "étant retenu par des activités hostiles à (son) gouvernement". 

"A l'ordinaire, personne ne (le) 'prie de bien vouloir venir' à un déjeuner", regimbe l'élu parachuté des Bouches-du-Rhône. Et de faire la leçon au quadragénaire ; "on m'invite à y participer"... Car Mélenchon a non seulement des principes, mais aussi des bonnes manières ! S'il a faim, c'est de pouvoir.

Sur le fond, Jean-Luc Mélenchon réitère le refus de son groupe parlementaire et de lui-même à "participer à des écoutes sans dialogues dans le cadre de la vie du Parlement". "Aucune forme de pratique monarchique ne nous agrée", singe-t-il. Probablement vexé de ne pas être invité à dîner dans la galerie des Glaces.

Royaume-Uni: démission du ministre du Brexit pour dénoncer les magouilles européennes de Theresa May

David Davis condamne les compromis du 10 Downing Street avec l'Union européenne


Deux jours après que la Première ministre Theresa May a obtenu l'accord du gouvernement pour proposer le maintien d'une relation commerciale post-Brexit étroite avec l'UE

Partisan d'une ligne claire mais intransigeante, le ministre britannique en charge du Brexit, David Davis, a démissionné dimanche, ont rapporté la BBC et l'agence de presse PA. D. Davis, un eurosceptique nommé il y a deux ans pour diriger un ministère créé au lendemain du vote des Britanniques pour quitter l'Union européenne, a menacé à plusieurs reprises ces derniers mois de quitter ses fonctions, en raison de désaccords avec Mrs May, selon les media britanniques.


Dans sa lettre de démission, il déplore que,
 dans le texte adopté le 6 juillet, les "règles communes" avec l’UE contenuespar le gouvernement "laissent le contrôle de larges pans de notre économie à l’UE", et ne mettent pas en œuvre la volonté de rupture avec les Vingt-Sept exprimée lors du référendum.
David Davis, 69 ans, est un acteur expérimenté de la politique britannique. Secrétaire d’État aux Affaires européennes de 1994 à 1997, cet europhobe avait été en 2005 candidat à la direction du Parti conservateur mais avait été battu par David Cameron. Il est député de Haltemprice and Howden, circonscription du nord-est  populaire de l'Angleterre.
Cette démission a été suivie de celles du secrétaire d’Etat au Brexit Steve Baker, et de Suella Braverman, enclenchant un mouvement potentiellement menaçant pour l’avenir de May à Downing Street.


Le député conservateur Peter Bone a estimé qu'il "avait fait la bonne chose", estimant que les propositions de Th. May n'ont de Brexit "que le nom" et ne sont "pas acceptables".

Présentées lundi aux députés britanniques, avant de les soumettre à Bruxelles, ces propositions de May prévoient de mettre en place une zone de libre échange et un nouveau modèle douanier avec les 27, afin de maintenir un commerce "sans friction" avec le continent.

Résultat de recherche d'images pour "theresa MayDavid Davis"

Dans sa lettre de démission, il déplore que, dans le texte adopté le 6 juillet, les "règles communes" entre l’UE et le gouvernement "laissent le contrôle de larges pans de notre économie à l’UE", et ne mettent pas en œuvre la volonté de rupture avec les Vingt-Sept exprimée lors du référendum.


La volonté de Londres de maintenir des relations avec l'UE "va simplement conduire à de nouvelles demandes [de Bruxelles] en vue de concessions," estime Davis. "Au mieux, nous serons dans une position de faiblesse pour négocier" avec les Vingt-Sept, écrit-il dans son texte. "L’intérêt national exige un ministre du Brexit qui croie fermement en votre approche, et pas seulement un conscrit réticent."
Le réglement financier des engagements pris par le Royaume-Uni en tant que membre est l'une des questions les plus contentieuses que l'UE doit résoudre pour parvenir à un "retrait ordonné" d'ici au 29 mars 2019.
Cette fracture au gouvernement britannique intervient à l'approche du début des négociations sur le Brexit, qui devrait intervenir après les élections britanniques du 8 juin demandées par Mme May.

Theresa May a nommé Dominic Raab nouveau ministre en charge du Brexit (ci-contre). Ce quadra, eurosceptique, était jusqu'alors secrétaire d'Etat au Logement.

Mais l
e départ fracassant de D. Davis fait craindre qu’un autre poids lourd du gouvernement, Boris Johnson, ministre des Affaires étrangères, prenne la porte lui aussi. Lors du récent séminaire gouvernemental, il a estimé que défendre le plan de May reviendrait à "cirer une bouse" ("polish a turd"), avant de l’endosser.


Bercy met au chômage des milliers d'employés du fisc et des douanes

Le plan d’économies de Darmanin menace à Bercy d'abord

Ils coûtent un "pognon de dingue" : le ministère de l’Economie et des Finances va faire des coupes sombres dans ses effectifs.

Politique de la terre brûlée
Le ministre de l’Action et des Comptes publics devrait annoncer un plan d’économies mercredi. Dans l'administration centrale du fisc et des douanes, des milliers de postes de fonctionnaires sont ainsi menacés, révèlent les syndicats.

Tout est pour le mieux : Macron l’avait promis durant sa campagne ! 
Réduire la dépense publique et supprimer au bas mot 50.000 postes dans la fonction publique d’Etat, c'était promis et les électeurs de Macron savaient qu'ils couraient au suicide. Selon le quotidien Les Echos, les ministères vont être mis à la diète et Bercy donne l’exemple.

Plan de restructuration annoncé mercredi 11 juillet
Le ministre de l’Action et des Comptes publics Gérald Darmanin devrait réunir les directeurs de son administration pour leur dévoiler son plan de réorganisation et il sera d'une ampleur sans précédent : des milliers d’emplois seront sabrés. 

Pour le moment, aucune certitude sur l’ampleur des coupes. Les Echos avancent un chiffre : 20.000 emplois supprimés d’ici cinq ans environ. Mais, dimanche, le ministère "ne confirmait pas les informations des Echos", même si une source anonyme proche du dossier évoque bien des "économies" au fisc et aux douanes.

20.000 postes ciblés. Ces dernières années déjà, environ 60% des départs à la retraite n’ont pas été compensés, soit 2.000 emplois supprimés par an. Le rythme pourrait s’accélérer, selon la CFDT finances. Dans un communiqué, le syndicat s’attend à des réductions d’effectifs de 4.000 fonctionnaires par an à partir de 2019. C’est plus que les seuls non-remplacements de départs à la retraite (près de 3.500 par an).

Mais, toujours selon Les Echos, le gouvernement devrait attendre au moins un an avant d’atteindre ce rythme. Il veut, auparavant, négocier avec les syndicats pour engager des "plans de départs volontaires", annoncés au printemps par Gérald Darmanin-le nain Hun (ci-contre)

"L’an dernier, nous avions estimé que la Direction générale des finances publiques (DGFiP) risquait de subir 18.000 à 20.000 suppressions d’emplois. La direction ne nous a jamais démentis", s’inquiète Anne Guyot-Welke, porte-parole du syndicat trotskiste Solidaires finances publiques.

La numérisation, agent d'extermination de fonctionnaires

Le gouvernement parie sur la numérisation de l’administration fiscale, sur la disparition de la taxe d’habitation et la mise en place du prélèvement à la source pour tailler dans les effectifs.

Ce plan d’économies a été alimenté par le rapport Action publique 2022, qui n’a pas été dévoilé. Dans un autre rapport, la Cour des comptes avait, elle, plaidé pour 30.000 postes en moins (30% des effectifs). Pour les magistrats de la rue Cambon, afin d’atteindre les 50.000 suppressions d’emplois promises par Macron, il faudrait en réalité en supprimer 70.000 au total. Car le président avait aussi promis d’augmenter les effectifs de la Défense ou de l’Education nationale. 

Un redéploiement  que Sarkozy envisageait avant Macron qui le fera avec la complicité de ses "godillots" de l'Assemblée. Quand vont-ils penser à leur réélection ? Pas de danger : ils retourneront au privé d'où ils viennent...

Brésil: Lula, au centre d'affrontements de juges politiques

Après un imbroglio politico-judiciaire, Lula reste en prison

L'ancien président Lula, condamné pour corruption, devra rester en prison,
a tranché 
le président d'une Cour d'Appel brésilienne, dimanche.

Le juge Rogerio Favreto avait fait sensation en ordonnant dimanche la mise en liberté de Lula, à la faveur de son astreinte ce week-end à la permanence du TRF4, la cour d'Appel de Porto Alegre, dans le sud du Brésil. 

Or, en janvier dernier, le TRF4 de Porto Alegre est le tribunal qui avait ratifié la condamnation de première instance de Luiz Inacio Lula da Silva...
Le juge Favreto avait décidé dimanche à la surprise générale d'accepter une demande d'habeas corpus présentée vendredi par plusieurs députés du Parti des Travailleurs (PT), fondé par Lula en 1980. Il avait même demandé que cette libération ait lieu dès dimanche, "selon le régime d'urgence".
Les partisans de Lula avaient aussitôt commencé à fêter sa libération imminente trois mois après son incarcération. Plus de mille personnes se sont rassemblées devant le bâtiment de la police fédérale à Curitiba, dans le sud du Brésil, où Lula est détenu, en réclamant sa libération.

Mais peu après, un autre juge du TRF4, Joao Pedro Gebran Neto, a décidé, lui, le maintien en prison de l'ancien président et a annulé la décision de son collègue.

Dans un nouveau rebondissement, le juge Favreto a déclaré qu'il maintenait sa décision. "Je réaffirme la teneur des décisions prises antérieurement, en décrétant la mise en oeuvre immédiate de la mesure de libération dans un délai maximum d'une heure", a-t-il écrit.

Lula et la justice
Le président du TRF4, Carlos Eduardo Thomson Flores, a tranché, quelques heures plus tard. Dans un communiqué, il a déclaré qu'il confirme la décision du juge Gebran Neto, selon laquelle l'ancien président devait rester en prison, où il purge une peine de 12 ans et un mois de détention pour corruption.

Le président du TRF4 déclare dans ce communiqué qu'il ordonne "l'exécution de la décision prononcée par (le juge Gebran Neto)" sur le maintien de Lula en détention.

Parti-pris des juges, en France comme au Brésil 

A trois mois d'une élection présidentielle parmi les plus incertaines de l'histoire du pays et à laquelle Lula veut se présenter, des magistrats confirment ainsi l'incidence de leur subjectivité partisane et militante sur les décisions de justice.
 
"Un juge sans opinion, ça n'existe pas"
En France, on pense inévitablement aux juges de l'ultra-gauche (SM) qui ont décidé de confisquer l'enveloppe de 2 millions d’euros d’aides publiques d’Etat pour le financement du parti du Rassemblement National, RN, avant tout jugement dans l’affaire des emplois fictifs présumés au mouvement de Marine Le Pen. L'un des deux juges du Parquet National Financier (PNF) étant actuellement en vacances, c'est en fait une décision en solo de la juge  Françoise Thébault,  syndiquée au Syndicat de la magistrature (SM), communément appelés "juges rouges".


Même s'il avait été remis en liberté, l'ancien président (2003-2010), en tête des intentions de vote pour le scrutin d'octobre, aurait probablement vu sa candidature invalidée par le tribunal électoral, en vertu d'une loi qui interdit à tout candidat déjà condamné en appel de se présenter.

La Justice est-elle sereine au milieu des passions politiques ?

Dans un document officiel, Sergio Moro, le juge anti-corruption qui a condamné Lula en première instance en juillet 2017, avait affirmé que le juge Favreto n'avait pas la compétence pour prendre cette décision. L'ordre de libération de dimanche avait fait l'effet d'une bombe au Brésil.

Le bras de fer judiciaire s'est poursuivi avec une demande officielle du Parquet fédéral de faire machine arrière, reprenant l'argument de Sergio Moro en affirmant que le juge de permanence n'a pas la compétence d'examiner une demande d'habeas corpus.

Les media brésiliens ont rappelé dimanche que le juge Favreto, ancien avocat, avait été membre du PT de 1991 à 2010, date à laquelle il avait accédé à la magistrature.
 Quartiers généraux de la police fédérale où le président Luiz Inacio Lula da Silva est emprisonné à Curitiba.
Le PT a lancé un appel à la mobilisation, dans un communiqué ayant pour titre "La liberté de Lula est la liberté du Brésil". Incarnation de la corruption ou amalgame ?
Le Parti des Travailleurs (extrême gauche) s'est insurgé contre l'annulation de l'ordre de libération, estimant dans ce communiqué qu'il est "inconcevable" que la décision d'un juge du TRF4 ne soit pas respectée.
"Les garanties constitutionnelles et de l'Etat de droit ont été rompues! Tous à Curitiba, tous dans la rue", a déclaré sur Twitter Gleisi Hoffmann, présidente du PT. La justice serai rendue par la rue...

Quand la Justice est entravée par les factions politiques

Résultat de recherche d'images pour "lula"
Accusé d'avoir reçu un appartement en bord de mer pour favoriser une entreprise de bâtiment dans l'obtention de marchés publics, Lula nie farouchement et se dit victime d'un complot pour l'empêcher de briguer un troisième mandat. 

Pour le RN (ex-FN), Marine Le Pen dénonce un "attentat politique" et une "volonté d'assassiner". Elle lance un "Lepenthon".

Dans le même temps, Bayrou coule des jours heureux, 
Résultat de recherche d'images pour "Bayrou corruption"malgré l'alerte pour détournement de fonds européens lancée le 7 juin 2017 par un salarié du MoDem : Matthieu Lamarre a adressé un courrier au même Parquet de Paris (PNF) pour dénoncer la situation des assistants parlementaires européens du parti centriste, proche de la LREM de Macron. Lamarre effectue un "signalement" à la justice dans lequel, documents à l'appui, il montre que son salaire était largement pris en charge par le Parlement européen entre décembre 2010 et novembre 2011. Or, selon lui, sa mission au 133 bis, rue de l'Université à Paris (VIIe), siège du MoDem, consistait à gérer le site Internet et non à travailler spécifiquement pour l'eurodéputé qui l'employait. 
Résultat de recherche d'images pour "Bayrou corruption"C'est sur la base de cette déclaration que le Parquet a ouvert une enquête préliminaire pour «abus de confiance» afin de vérifier si le MoDem a fait prendre en charge fictivement une partie de sa masse salariale par les instances européennes. Mais cette enquête stagne, tandis que le PNF fait du zèle en étranglant financièrement le parti arrivé au second tour de la Présidentielle, sans jugement, à titre conservatoire... 

Figure de proue de la lutte anticorruption au Brésil, Sergio Moro a connu plusieurs revers ces dernières semaines, 
Résultat de recherche d'images pour "Lula juges"
avec la libération le 26 juin de José Dirceu, ex-homme fort du gouvernement Lula, et l'acquittement récent de Gleisi Hoffmann, présidente du Parti des travailleurs (PT) depuis 2017, également accusée de corruption. La Justice brésilienne est-elle aux mains de la gauche radicale au Brésil ? Quid de la France ?

La défense de Lula avait multiplié les recours auprès de la Cour suprême pour réclamer sa libération, sans succès.
Ses avocats considèrent que l'icône de la gauche doit demeurer en liberté le temps que tous les recours soient épuisés, mais la Cour suprême avait décidé en avril d'appliquer une jurisprudence selon laquelle toute personne condamnée en deuxième instance doit être incarcérée.


Brésil: après un bref imbroglio judiciaire, Lula reste en prison

dimanche 8 juillet 2018

Mondial de foot: les Bleus, un concentré d'Africains ?

Le politiquement incorrect de l'ex-rugbyman David Campese concernant les Bleus

Ancien international australien, l'ex-rugbyman David Campese a mis le feu sur Twitter avec un post sur les joueurs de l'équipe de France

Ainsi, N'Golo KANTé est franco-malien et le Franco-Sénégalais 

Benjamin Mendy manque sur la feuille de match de Campo.

Quant à Alphonse Areola, il est d'origine philippine

Samedi matin, David Campese a dressé une "liste noire" des Bleus.
'Campo' s'est concentré sur ceux nés en France de parents immigrés. "L'équipe nationale française ?" s'est-il esclaffé l'un des meilleurs Australiens de l'histoire, comme le prouvent ses 101 sélections en équipe nationale... En 2001, il a été nommé au Temple international de la renommée du rugby.

Non pas que ce soit une "fake news" mais, suite à la mêlée qui s'en est aussitôt suivie sur les réseaux sociaux, l'ancien arrière de 55 ans a fini par faire disparaître son post incendiaire.
Résultat de recherche d'images pour "david Campese"Faut-il déboulonner celui qui, en 2001, a été nommé au Temple international de la renommée du rugby, honorant depuis 1997 les plus grands joueurs internationaux de rugby à XV du passé ? On n'y trouve qu'un seul Français, Jean-Pierre Rives, que Roger Couderc surnomma Casque d'Or...