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vendredi 12 mai 2017

Législatives: les créatures de Macron ne sont pas des créations

Laurence Vichnievsky, Marie Sara, Gaspard Gantzer, Eric Halphen : les candidats de Macron ne sont pas des perdreaux de l'année

Le parti en devenir de Macron n'a pu sortir
 de son chapeau que trois candidats sur 4 

Avec un jour, jeudi 11 mai et non mercredi, et une heure trente de retard, Richard Ferrand a accouché dans la douleur de 428 des 577 candidats investis pour l'instant par le mouvement d'Emmanuel Macron pour les élections législatives de juin. Pour les comptables, le futur parti a sélectionné 214 femmes et 214 hommes parmi les "19.000 dossiers" reçus d'ambitieux, la plupart inconnus et inexpérimentés. Et 52% d'entre eux sont issus de la société civile, aussi bien entrepreneurs que chômeurs. 

De nombreux hommes et femmes de l'ombre connus des seuls initiés
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Fumette, maquillage des yeux et sourcils épilés
Ainsi Gaspard Gantzer,  37 ans, dont le nom ne dit rien à personne, mais dont la silhouette gracile - et agitée vibrionnait autour de François Hollande: il était le très allumé conseiller en communication du président. "Archétype du bobo parisien cool, sûr de lui", selon le quotidien Libération, G. Gantzer est parachuté dans la 2e circonscription de l'Ille-et-Vilaine, à Rennes Sud, celle de Nathalie Appéré, devenue maire de Rennes (avec les soutiens d'EELV et du Front de Gauche, mais soutien de Hollande en 2011), bien qu'il n'ait jamais travaillé ni en entreprise (haut fonctionnaire passé par le ministère du Travail et le CNC), ni dans la vraie vie en général. Mais, en qualité de proche du président sortant François Hollande, il est préféré à des locaux, au risque d'incarner la continuité entre Emmanuel Hollande et François Macron. Successeur d'Aquilino Morelle, il a été le condisciple de Macron à l'ENA en 2004 et le copinage conserve ses droits dans l'entourage d'Anormal 1er. Un premier mauvais signal de renouvellement de la classe politique, donc.

Description de cette image, également commentée ci-après
Le mathématicien Cédric Villani est un autre drôle d'oiseau qui brigue un mandat de député dans la prochaine Assemblée nationale. Soutien d'Anne Hidalgo aux élections municipales de mars 2014, ce chercheur star de 43 ans avait signé le 1er mai un appel de scientifiques à voter pour Emmanuel Macron, "pour barrer la route au pire". Bien qu'il voie en la politique un dérivatif, il est investi dans la 5e circonscription de l'Essonne, qui comprend notamment le plateau de Saclay et ses laboratoires de recherche. La députée est actuellement la socialiste Maud Olivier qui avait remporté la circonscription avec 54,81 % des suffrages au deuxième tour.

L'ancien juge Eric Halphen, 58 ans, est également un être complexe,  
voire instable. "Un psycho rigide," selon son ex-beau-père, un psychiâtre. Cofondateur de l'association Anticor en 2002, il a émergé en 1994 avec l'enquête sur l'affaire des HLM de Paris. Il est entré en politique en soutenant la candidature présidentielle de Jean-Pierre Chevènement, mais a bientôt créé son propre parti, le Mouvement pour une alternative républicaine et sociale (MARS), pour finalement adhérer au 'Mouvement de l'Utopie Concrète' de l'architecte Roland Castro, dans "une tentative de refonder et rénover la politique autour de valeurs révolutionnaires". Il est actuellement conseiller à la cour d'Appel de Paris, en charge de la surveillance du travail des juges d’instruction. Un homme qu'on n'a pas envie de voir rôder autour de soi, mais qui pourrait aller épier les habitants de la 2e circonscription du Calvados. Aujourd'hui "caution probité" de Macron (plutôt que Bayrou, mortifié), ce magistrat avait annoncé son soutien au président élu en début d'année. Mais pourquoi le Calvados (et son grand banditisme, son terrorisme et ses crimes contre l’humanité ?), et pourquoi Caen 2 ? C'est un fief tranquille de la gauche (celui de Louis Mexandeau), réunissant la ville de Caen à ses banlieues populaires, détenu par la socialiste Laurence Dumont, soutien de Martine Aubry, puis de Benoît Hamon, mais opposée à la GPA. Elle brigue d'ailleurs un nouveau mandat.

Avec l'ancienne magistrate Laurence Vichnievsky, 62 ans, Macron renforce la république des juges. 
Binôme d'Eva Joly (à droite sur la photo), on croyait tombée dans un 
cul-de-basse-fosse après avoir instruit les affaires Elf, Roland Dumas ou des frégates de Taïwan. Mais elle a postulé et s'est faite affecter dans la 3e circonscription du Puy-de-Dôme, dont la députée sortante est l'écologiste Danielle Auroi. 
C'est une revenante qui va incarner le renouvellement avec En marche! 
Résultat de recherche d'images pour "vichnievsky joly"Avant de rejoindre le mouvement "révolutionnaire" d'Anormal 1er,, cette fille d'immigrants russes s'est d'abord engagée en politique avec le rassemblement écologiste Europe Écologie dont elle fut tête de liste aux élections régionales de 2010 (10,92 % des suffrages au premier tour, pour finalement fusionner avec le Parti socialiste et le Front de Gauche) en Provence-Alpes-Côte d'Azur (PACA) et le MoDem.

L'ancienne torera à cheval Marie Sara, 52 ans, 
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est investie dans la 2e circonscription du Gard face au député sortant, l'avocat Gilbert Collard, élu sous les couleurs du Rassemblement bleu Marine de Marine Le Pen. L'éleveuse de taureauxdirige les arènes des Saintes-Maries-de-la-Mer (Bouches-du-Rhône), commune où elle réside, et de Mont-de-Marsan (Landes). Fille d'Antoine Bourseiller, elle s'engage en politique pour "la première fois". Elle a comparé la campagne qui l'attend à "un beau combat". "J'ai l'habitude de descendre dans les arènes, c'est un bel adversaire. Je sais qui est Gilbert Collard, c'est aussi pour qu'il ne soit pas réélu que je suis candidate", a-t-elle expliqué, mettant en avant sa notoriété, à défaut de compétence. Emmanuel Macron "m'a sollicitée. Il m'a demandé d'aller défendre ses valeurs dans mon territoire, mes terres de Petite Camargue pour combattre le FN et l'obscurantisme, a précisé Marie Sara. Et l'obscurantisme de ses électeurs. Ça a été un peu une surprise; j'ai hésité pendant quelques heures: c'est un engagement sérieux, un changement de vie." Ex-épouse du joueur de tennis Henri Leconte, avec qui elle a eu une fille en 1996, elle s'est remariée en juillet 2004 avec Christophe Lambert, un publicitaire et conseil en communication politique, dont elle a deux enfants et dont elle est veuve depuis un an.

L'ancien patron Bruno Bonnell, 58 ans, 
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cofondateur de l'éditeur français de jeux vidéo Infogrames et ancien juré de l'émission "The Apprentice", dans le rôle du 'patron', sur M6, est investi dans la 6e circonscription du Rhône, face à Najat Vallaud-Belkacem. B. Bonnell avait soutenu la candidature d'Emmanuel Macron à la présidentielle dès fin 2016 et  jusqu'à présent était le référent d'En marche ! dans le Rhône. Il avait été encouragé à s'engager en politique par  l'un des premiers soutiens de poids du président élu, Gérard Collomb, maire de Lyon, contre la ministre socialiste de l'Education sortante et son ex-conseillère municipale de Lyon, adjointe aux grands événements, à la jeunesse et à la vie associative de 2008 à 2013...
The Apprentice : qui décrochera le job ? sur M6 (Canal+, ancienne formule) est une émission de télé-réalité inspirée d'un modèle américain et organisée par Bruno Bonnell. Quatorze candidats des deux sexes préalablement sélectionnés à parité doivent être à la hauteur des attentes d'un patron pour tenter d'obtenir un poste de Directeur du Développement Commercial en CDI dans une de ses sociétés françaises.
Un programme rappelant la sélection des candidats 
à l'investiture de En marche!, en CDD, par le président Macron.
Or, l'émission fut déprogrammée, faute d'audience. Rendez-vous le 11 juin...

jeudi 11 mai 2017

Le journaliste Patrick Cohen, laquais étrillé par un auditeur de France Inter

Que les auditeurs aient occasionnellement la parole est une chance, selon Cohen, et non un droit confisqué 

L'arrivée de Patrick Cohen sur Europe 1 à la rentrée irrite nombre d'auditeurs de France Inter...

Un jeu de chaises musicales entre soi. 

La saturation politique liée à la présidentielle libère la parole.  
Ce matin, dans le 7/9 de la radio publique, au lieu de poser une question à l'invité (Mounir Mahjoubi, proche d'Emmanuel Macron), l'arrogant animateur a donné la parole à Jean-Louis, un auditeur de Clermont-Ferrand, qui a préféré interpeller Patrick Cohen pour lui dire sa façon de penser. 

Le citoyen en colère a commencé par préciser qu'il est un fidèle de cette radio de service public (très marquée à gauche), puis l'auditeur a évoqué le départ annoncé de l'animateur de la matinale de France Inter (depuis 2010) pour Europe 1, station privée d'où il vient (2008-2010) et qui a besoin de polémiques pour redresser son audimat.
"Les auditeurs d'Europe 1 méritent mieux qu'un défenseur invétéré des pouvoirs quels qu'ils soient, comme vous êtes," a estimé ce porte-parole improvisé de l'opinion. 

En cause, la chronique du cireur de pompes dans la matinale du jour dédiée à Jean-Luc Mélenchon  à 7h43: "Vos tirades de ce matin contre Mélenchon et son équipe démontrent bien quels sont vos buts et pour qui vous travaillez".

L'auditeur insoumis a ensuite mis Léa Salamé dans le même panier

On ne peut plus les voir,
ni en peinture, ni sur les ondes
"Vous êtes toujours près des pouvoirs et des puissants. Je ne suis pas inquiet pour la suite. Madame [Léa] Salamé est sur la même ligne que vous, ils seront bien défendus tous ces gens". L'ex-chroniqueuse de Laurent Ruquier s'est en effet rendue indispensable en radio et en télévision et la cumularde va migrer d'Europe 1 sur ...France Inter. On prend les mêmes et on continue. Un mauvais signal à l'arrivée à l'Elysée d'Emmanuel Macron qui promet partout le "renouvellement". 

Le condescendant Patrick Cohen, plutôt séché, a tenté de se défendre, évoquant son objectivité, comme ses patrons revendiquent indépendance et liberté. Avant de sortir l'argument massu de la presse honnie : Je ne fais que poser des questions !
"C'est votre point de vue, cher auditeur," grinça Cohen. "Mais je n'ai fait aucune tirade particulière," nia le pleutre. Et de généraliser à l'ensemble de la profession: "On essaye de donner des informations et de mettre en perspective". Ce serait tout aussi crédible dans la bouche fétide d'un Laurent Mouchard-Joffrin.

Un auditeur de France Inter interpelle Patrick... par morandini


Le renouvellement de la classe médiatique reste à faire ...
Le chassé croisé de journalistes d'un organe de presse à un autre - en circuit fermé - est une insulte aux Français soumis aux reconversions.

Législatives : Mélenchon, candidat à Marseille, accusé par Mennucci (PS) de connivence avec le FN

Le député PS sortant accuse Mélenchon d'être "assez arrangeant avec le FN" 

Patrick Mennucci attaque bille en tête Jean-Luc Mélenchon, candidat à la députation dans sa quatrième circonscription de Marseille

Mennucci est le député PS des Bouches-du-Rhône et, pour lui, le candidat de 'La France Insoumise', PCF et Parti de gauche, a choisi la seule circonscription de la région, la 4e de Marseille, où le "risque FN n'existe pas". "C'est la circonscription la moins Front national de toute la région PACA", a reproché Mennucci  - qui s'était rallié à Benoît Hamon - au candidat d'extrême gauche, se faisant du tort au passage... Mennucci admet implicitement qu'il est l'élu d'une circonscription à l'abri du FN...
franceinfo : Vous avez réagi durement au choix de Jean-Luc Mélenchon de se présenter dans votre circonscription. Il vous fait si peur que cela ? 
Patrick Mennucci : "Je ne crois pas que ce soit un problème de peur, et chacun a pu constater ma détermination. C'est simplement une surprise par rapport à ce qu'il dit, c'est la circonscription la moins Front national de toute la région Paca. C'est une circonscription où la droite, avec François Fillon, n'a fait que 10%. Jean-Luc Mélenchon sait que, dans cette circonscription, il n'y a pas de risque Front national, et il vient là. C'est donc un choix qui confirme sa stratégie de ne pas appeler à voter pour le président Macron dans l'entre-deux-tours de la présidentielle. Il ne veut pas affronter le Front national. Ne le prenez pas pour quelqu'un qui fait les choses au hasard, il a tout à fait décidé d'être assez arrangeant avec le Front national.
D'ailleurs j'ai vu qu'hier [mercredi],
il avait reçu les félicitations de Wallerand de Saint-Just [trésorier du FN] pour son arrivée à Marseille.
Alors qu'
il y a une circonscription, la 3e circonscription de Marseille [celle de Sylvie Andrieux, député DVG, après avoir été élue PS pendant 10 ans, condamnée et exclue], où nous avons besoin de travailler ensemble pour battre le Front national, et qu'il peut gagner dans cette circonscription."


Patrick Mennucci "Mélenchon est assez... par franceinfo
Le député socialiste propose donc au 'parachuté' un débat sur les ...questions marseillaises

"Jean-Luc Mélenchon est un nomade électoral", a expliqué l'ancien homme-à- tout-faire de la candidate Royal, en 2007, invité de franceinfo jeudi 11 mai. 

Le coucou "se désintéresse absolument de ce territoire de Marseille pour venir dans un endroit où il n'y a absolument aucun risque que le député soit autre chose qu'un député de gauche. 
Mon sentiment aujourd'hui, c'est que Jean-Luc Mélenchon n'est pas quelqu'un qui recherche quelque chose à gauche, mais ailleurs. Il parle par exemple du peuple, alors que nous parlons de la Nation. Il est dans une logique qui est à l'extérieur de ce que nous appelons la gauche. D'ailleurs il n'en parle jamais et à aucun moment il n'emploie ce mot. 
Marseille est une des villes où Jean-Luc Mélenchon a réalisé ses meilleurs scores à la présidentielle, notamment dans votre circonscription... N'y a-t-il pas une logique à se présenter ici ? Je ne lui interdis pas et il a parfaitement le droit de se présenter où il veut. Ce que je dis, c'est que quand on change cinq fois d'implantation politique en huit ans, il y a un problème de capacité à se fixer quelque part. Jean-Luc Mélenchon est un nomade électoral, il l'assume, mais ça ne veut pas dire que moi, je n'ai pas le droit de dire qu'il est instable. Etre député, c'est bien sûr un travail que l'on fait à l'Assemblée nationale, mais c'est aussi un travail que l'on fait dans sa circonscription, avec les problématiques spécifiques et les citoyens de la circonscription. 
Jean-Luc
Mélenchon affirme en réponse qu'il est "partout chez lui" et qu'il est "un homme dans une odyssée" qui fait des "escales dans son existence, comme beaucoup de gens à Marseille". Que répondez-vous ? Nous sommes tous partout chez nous, mais vous voyez bien que dans le discours de Jean-Luc Mélenchon, de quoi parle-t-on, d'odyssée ? Jean-Luc Mélenchon n'est pas le seul à être pied-noir, né en Algérie, rapatrié. Qu'est-ce que c'est cette logorrhée, cette odyssée ? C'est absolument ridicule ! Jean-Luc Mélenchon choisit de venir dans cette circonscription en sachant parfaitement qu'il y est absolument inutile dans la bataille contre la droite et le Front national. Il a pu penser que ça allait être facile, je peux vous dire que ça va être extrêmement compliqué. 
Vous proposez un débat sur les dossiers spécifiquement marseillais à Jean-Luc Mélenchon. Il ne s'agit pourtant pas d'une élection municipale ? Je vous prends un exemple. Le président Macron propose le dédoublement des classes en ZEP. Je suis très favorable à cette mesure, mais il ne faut pas s'arrêter là, et dans notre circonscription, du fait de la non construction d'écoles par la municipalité de Jean-Claude Gaudin, cette mesure sera inapplicable. Or, le député doit être en capacité, à l'Assemblée nationale, de travailler ces questions. De voir comment on peut obliger les municipalités à fournir les locaux pour permettre cette réforme. [En cinq années d'Etat-PS, Mennucci a-t-il fait construire une seule école?] Est-ce que Jean-Luc Mélenchon sait combien il y a d'écoles dans cette circonscription, combien il y a d'enfants, quel est le travail que nous menons depuis des années dans cette bataille ? 
Moi, je propose un débat à Jean-Luc Mélenchon, et pas uniquement sur les questions locales. 
Je suis tout à fait capable de parler avec lui, s'il le souhaite, du Venezuela [d'E. Maduro, bolivarien contesté par le peuple dans la rue], de Bachar al-Assad [qu'il soutient au côté de la Russie], ou de ce qu'il veut. [Tandis que le candidat Macron était favorable à une intervention militaire française en Syrie]
Mais je vais vous dire une chose : moi je pense que pendant la campagne présidentielle, les candidats ont des obligations médiatiques, et que les débats ne sont pas allés au bout. Je dis à Jean-Luc Mélenchon, puisque tu viens là, le débat va aller au bout, on va poser toutes les questions !"
Le défi devrait être relevé.

Législatives : Macron tente de dévoyer des élus LR, confirme  Accoyer

Aucun candidat LR n'a encore répondu au démarchage d'En Marche! en manque de talents

Accoyer dénonce la tentative d'En Marche! de "débaucher" des élus LR 

Bernard Accoyer a pointé l'absence d'assise territoriale du mouvement d'Emmanuel Macron. “En Marche ! veut incarner le renouvellement mais hier encore Monsieur Delevoye [son président de la Commission nationale d'investiture du mouvement En Marche!] et son entourage appelait nos élus LR et UDI pour proposer des débauchages individuels", a lancé le secrétaire général des Républicains et député de Haute-Savoie, invité de RFI ce jeudi 11 mai. 
"J'ai eu des remontées (mercredi) me disant 'j'ai été appelé pour me proposer de devenir candidat En Marche!' ", a déclaré Bernard Accoyer 

Macron fait du neuf avec de l'ancien
"Les investitures En Marche ! seront composées de trois blocs. (…) Beaucoup de PS, des amis de François Bayrou et des candidats inexpérimentés". 

Aucun candidat LR n'a répondu aux "appels du pied" d'En Marche! pour les législatives de juin, assure Accoyer

Aucun candidat des Républicains aux législatives de juin n'a répondu aux "appels du pied" de la République en marche d'Emmanuel Macron, a affirmé jeudi le secrétaire général des Républicains Bernard Accoyer. "Il n'y a pas de candidat aux législatives des Républicains qui ait cédé à ces appels du pied", a-t-il précisé, alors que le mouvement du président élu Emmanuel Macron a reculé de mercredi à jeudi l'annonce des noms d'environ 450 de ses candidats aux législatives, au lieu des 577 sièges à pourvoir.

Selon le député LR, le renouvellement promis par Emmanuel Macron "est un renouvellement qui en a le nom, mais méritera d'être regardé de plus près".
"Avec le recyclage de plus d'un tiers des députés socialistes, avec le personnel politique qui compose le MoDem, il restera des places pour les députés internet qui n'auront guère d'expérience. Avec cette majorité, il faudra réformer le pays", a-t-il douté.

Interrogé sur le scénario d'un éventuel Premier ministre de droite à la tête du premier gouvernement de la présidence Macron, il a déclaré en "avoir parlé, encore récemment" avec Edouard Philippe, le député-maire LR du Havre, proche d'Alain Juppé (mais aussi de Rocard, Chirac et Sarkozy) dont le nom est régulièrement cité. 
"Qu'il soit approché, je crois qu'il l'est, oui. La dernière fois que je lui ai parlé, il n'avait pas pris sa décision", a-t-il ajouté.

mercredi 10 mai 2017

Assemblée: Macron ne veut voir qu'une seule tête

La République En Marche! ne veut pas élever de frondeurs en son sein

Le mouvement En Marche! qui mute en parti politique, La République En Marche, met le cap sur les législatives de juin prochain. 

Emmanuel Macron s'est enflammé à la fin de son meeting samedi à Paris.
La révolution menée par Anormal 1er sera-t-elle libérale et totalitaire?
Le vent en poupe depuis l'effet tectonique des plaques politiques de sa candidature, le mouvement d'Emmanuel Macron craint les écueils et il rappelle les conditions strictes pour être investi comme candidat. Mais il les relâche déjà quelque peu. De la gauche à la droite du paysage politique, tout le monde est le bienvenu dans le mouvement En Marche! pour participer aux élections législatives. Le mouvement ne possède encore aucune assise territoriale et c'est pourquoi le MoDem de Bayrou jouit de faveurs sans égales.

Les conditions d'investiture devaient été drastiques et égalitaires

Mais Bayrou a aussitôt bénéficié d'un régime spécial qui ouvre la porte à toutes les exceptions, toutes les combinaisons du passé. Prenez Manuel Valls, son rival, qui débranche le PS et le déclare mort en rendant hommage à Jaurès, avant de s'auto-investir candidat REM et de choisir lui-même sa circonscription, dans le dos du président de la commission d'investiture d'En Marche!. Mais ses méthodes du forcing et du fait accompli devant lequel il croyait placer les instances du PS font un flop et Jean-Paul Delevoye a "déféré" l'ancien premier ministre devant la commission d'investiture, pour "analyse" du cas. Si son dossier était resté bloqué au bas de la pile ce mercredi, il devrait toutefois resurgir demain au sommet... Rabattre le caquet du Catalan, mais ne pas l'humilier: Macron est en déficit de talents !

Macron renonce à chasser des têtes nouvelles
En peine de découverte de talents nouveaux, Jean-Paul Delevoye va chasser sur les terres de l'opposition de droite, résigné à recycler des bonnes volontés, écartant toutefois la possibilité de double étiquette avec un autre parti politique pour les candidats investis par le mouvement aux élections législatives. 
Valls n'a ni rendu sa carte du PS , ni adressé de CV à Delevoye. "Notre position n'a pas varié : si vous souhaitez soutenir le projet présidentiel, vous vous inscrivez au mouvement En Marche!, sur le site En Marche!, vous allez à la préfecture sous l'étiquette En Marche!", a martelé le grand maître des investitures. 

Si En Marche! permet la double appartenance politique à ses adhérents et militants, il est impérativement demandé aux futurs députés qui voudront gouverner avec Emmanuel Macron de se rallier à son panache mauve. 
Concrètement, chaque postulant à la députation sélectionné par En Marche! parmi des milliers d'impétrants décidés à prendre le train en marche dans le sillage de Valls, rallie de la 25e heure, devra se rendre en préfecture entre le 15 et le 19 mai et effectuer une déclaration de rattachement au parti, qui devrait prendre le nom de "La République en marche" quand il sera constitué à partir de ces élections. 

Si le rattachement administratif est incontournable, pour le reste, "il ne sera pas fait de contrôle policier sur la double appartenance", tempère un conseiller d'Emmanuel Macron. Rien n'empêche donc les élus Pacsés de conserver leur carte d'adhérent au PS ou à LR, par exemple. Des candidats à voile et à vapeur, du jamais vu...

Les "frondeurs" indésirables

Mais
la porte d'En Marche! n'est pas grande ouverte à tout le monde. Sur BFMTV-RMC (comme par hasard), le petit maire de Forcalquier (quelque part dans les Basses Alpes ou Alpes de Haute Provence) Christophe Castaner, porte-parole d'Emmanuel Macron durant sa campagne, a ainsi affirmé vouloir éviter la présence de tout frondeur dans la future majorité présidentielle qu'il appelle de ses vœux. "Une des choses dont on a souffert dans le mandat [de Hollande et Valls ou Cazeneuve] qui vient de se terminer", c'est que "ce n'est pas sa ligne qui a été validée et très vite les frondeurs ont empêché le président de la République" de gouverner, a-t-il accusé, comme si chacun n'avait pas gardé le souvenir d'un président sans expérience, ni ossature, un "bras cassés" qualifié de 'Flanby'. 

Et, pour ne voir qu'une seule tête, celle de d'Anormal 1er, Christophe Castaner précise que Macron est prêt à creuser plus large et profond le fossé : "Ce que nous souhaitons, c'est ne pas avoir nos propres frondeurs", mais "avoir des femmes et des hommes qui s'engagent sur les grands projets, les engagements pris par Emmanuel Macron devant les Français." 

Cette soumission corps et âme des candidats, ajoutée à la volonté du futur président de gouverner par ordonnance, puisque Valls s'est carbonisé en recourant quatre fois à l'article 49.3 en deux projets, permet de voir se profiler un régime autoritaire. Si les électeurs n'y prennent pas garde et renvoient à l'Assemblée une majorité de députés sans expérience, ni envergure, lui accordant un blanc-seing, le président Macron aurai les coudées franches : avec le retour du balancier, le fléau va s'abattre sur les Français.

Avis de non-reconnaissance des dettes de Macron au PS

Tandis qu'En marche! se tourne vers la droite de gouvernement, le Parti socialiste s'orientera clairement à gauche, au-delà de ses limites actuelles, jusqu'à 'La France insoumise', d'autant plus résolument que Montebourg céderait au grand brame de Mélenchon. Le PS écartelé entre un Benoît Hamon qui se verrait bien dans l'opposition à une éventuelle majorité présidentielle et un Stéphane Le Foll, qui appelle à travailler avec Emmanuel Macron, est arrivé au démembrement. 

Quoi qu'il en soit, comme l'a déclaré le candidat Macron le 5 mai dernier, un candidat se présentant sous les couleurs du PS trouverait systématiquement un adversaire d'En Marche! en face de lui. Ainsi Valls a-t-il déjà une rivale "En marche!" sur son chemin et que Delevoye va devoir re-orienter. 

De quoi déboussoler encore un peu les socialistes tentés de ménager la chèvre et le chou en tentant de se rapprocher d'En Marche! tout en gardant un pied au PS. 
La gauche avance à marche forcée, mais à vue.

Mélenchon assume la rupture avec ses alliés communistes

"La France insoumise" annonce qu'il n'y aura pas d'accord avec le PCF aux législatives

Le mouvement "La France insoumise" renvoie sur le PCF la responsabilité de cet échec

Le numéro un du PCF "Pierre Laurent a décidé de rompre les discussions", accuse  Bompard, qui en "prend acte" et le "déplore". Se disant "excédé par des combinaisons sans principe" proposées par les communistes, "tous nos candidats porteront 'L'avenir en commun', programme de "La France Insoumise", a indiqué mardi Manuel Bompard, directeur des campagnes du mouvement de Jean-Luc Mélenchon, en invitant les 7 millions d'électeurs qui l'ont soutenu à l'élection présidentielle à reproduire aux élections législatives de juin leur "vote pour une majorité nouvelle à l'Assemblée nationale".

Un peu plus tôt, alors qu'une entente paraissait déjà compromise, le secrétaire national du Parti communiste Pierre Laurent avait renouvelé avec "un peu de colère" son appel à un accord avec La France insoumise (LFI), prévenant qu'il ne restait que "quelques heures" pour une telle entente. 

Des négociations de marchands de tapis

L'Avenir incertain
La manne financière que constituent des sièges parlementaires et, mieux, un groupe parlementaire, a rendu âpres les discussions pour le  bout de lard. Parmi les raisons du blocage, un sénateur anonyme de Paris avait en effet évoqué des discussions "très étriquées", ne concernant que des "retraits réciproques de candidatures portant sur moins de 15 circonscriptions pour chaque formation sur les 577" existantes.
"Tour à tour, la direction du PCF a rejeté tout accord national, puis a demandé 50% des circonscriptions (ainsi que le renouvellement de ses députés sortants), puis un échange de 20 circonscriptions, puis de 13, puis a rompu." 

"Dans le même temps, elle [la direction du PCF ] a conclu des accords départementaux avec le PS et EELV comme dans la Somme et le Jura", accuse Manuel Bompard, au nom du totalitaire Mélenchon qui veut "faire naître une nouvelle majorité". 

Mélenchon veut le beurre et l'argent du beurre

Depuis son score inespéré de 19% des votes exprimés au premier tour de la présidentielle, alors que Macron a atteint le  sommet de la pyramide du Louvre, la candidat de l'extrême gauche de gouvernement est sur un petit nuage, oubliant qu'il a une dette envers le PCF.  Dès dimanche soir, Jean-Luc Mélenchon avait lancé un appel aux électeurs de La France insoumise à se "fédérer" pour les législatives afin de s'opposer à Emmanuel Macron, "nouveau monarque présidentiel".

Son directeur des campagnes estime ne pas pouvoir faire plus pour le PCF
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Il vante "la grande diversité" des candidats LFI déjà investis (17 issus du PCF, 6 d'EELV notamment), synonyme d'un "large rassemblement".

Il se justifie aussi en précisant qu'il n'y a pas non plus eu d'accord avec Europe Ecologie-Les Verts malgré un appel au rassemblement des écologistes. 

Entre les communistes et l'équipe Mélenchon, les discussions sur un éventuel accord pour les législatives coincent sur plusieurs points depuis leur reprise après le premier tour de la présidentielle, où le candidat LFI, soutenu par le PCF, est arrivé quatrième avec 19,58% des voix.

La question de l'utilisation de l'image de Jean-Luc Mélenchon par le PCF a aussi envenimé les relations, avec début mai des menaces de "poursuites judiciaires" émanant de la France insoumise. "Dans les circonscriptions où Jean-Luc Mélenchon ne souhaite pas l'utilisation de son image, nous respecterons ce droit", a assuré P. Laurent mardi.

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Faute d'accord national, le numéro un du PCF a confirmé que les communistes mèneront la campagne "avec la main tendue" : localement, ils feront des "offres" individuelles à leurs partenaires. Cette campagne des communistes sera lancée jeudi lors d'un meeting au gymnase Japy dans le XIe arrondissement de Paris.
Quant à Mélenchon, il semble plus motivé par son aventure personnelle à Marseille, où il devrait annoncer sa candidature, que par le 4e tour social et Anormal 1er lui en sait gré.

Valls "pollue" une semaine importante pour les institutions, gronde Royal

Ségolène Royal critique Valls, pollueur des institutions 

La ministre de l'Ecologie a tancé son ex-premier ministre déchu



"Manuel Valls aurait dû attendre un peu avant de polluer une semaine extrêmement importante, qui est regardée dans le monde entier (sic) et qui fait la fierté de la France [gag]", a estimé mercredi sur RTL la ministre sur le départ et en quête d'un point de chute. 


"Ce que je regrette, c'est que cette polémique surgisse dans une semaine cruciale pour les institutions : c'est trop tôt. Il aurait fallu attendre un peu avant de lancer ces polémiques", a-t-elle ajouté.de la majorité présidentielle 

"Il y a une forme de dégradation brutale du débat politique avec ces disputes sur les étiquettes", a-t-elle encore asséné.


"Aujourd'hui, nous en sommes dans la publication officielle des résultats de l'élection présidentielle". Comprendre que l'amère Royal ne les a encore pas digérés, puisque l'ex-battue de la présidentielle de 2007 n'a pas réalisé que trois jours se sont écoulés, et que les législatives sont pour dans un mois, les 11 et 18 juin prochains. "Dimanche [14], il y aura la passation du pouvoir" avec le président sorti plus que sortant, puisque son impopularité historique l'a disqualifié, le poussant à renoncer à un second mandat.

Manuel Valls a proclamé "la mort" du Parti Socialiste.
Du coup, il a annoncé mardi sa candidature dans l'Essonne aux prochaines législatives, sous l'étiquette de la "majorité de la présidentielle". 

Un avis de décès tonitruant qui a déclenché des condamnations d'une partie des socialistes, dont celle du Premier ministre. Son successeur déclare: "J'en ai assez d'entendre dire que notre famille n'existe plus. Je ne veux pas la voir disparaître;" a trépigné le petit  Bernard Cazeneuve.
L'un veut débrancher le PS; l'autre veut le maintenir en état de vie artificielle.

D'autorité, Valls s'est porté candidat En marche! aux législatives.
.L'ancien premier ministre démissionnaire se croit encore aux manettes et tente d'imposer sa présence à Macron, qui risque de l'avoir constamment dans les pattes. La question existentielle d'Anormal 1er est de savoir si Valls est plus dangereux dedans que dehors. 
Macron se laissera-t-il polluer de l'intérieur ?