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vendredi 11 décembre 2015

Régionale : un co-listier EELV de Bartolone est travailleur du sexe

Le candidat se définit comme "pute" et "militant écologiste chez EELV"

Thierry Schaffauser, 33 ans, affiche fièrement cette bivalence 

Claude Bartolone la prit sur sa liste en vue du 2e tour des élections régionales en Ile-de-France. Or, depuis quelques jours, ce travailleur du sexe accuse et critique -parfois violemment- la politique menée par les socialistes sur le statut des travailleurs(ses) du sexe en France. 

Le co-listier de Bartolone qui traite Vallaud-Belkacem de "criminelle"
Migrant malgré lui, du fait de la fusion des listes entre le Parti socialiste, le Front de Gauche et Europe Écologie-Les Verts, le temps de racoler l'ensemble de la gauche pour le second tour, ce travailleur d'un genre très spécial se montre fort critique de la politique gouvernementale et de la gauche dans son ensemble. Alors, peu lui chaut de figurer au 40° rang (sur 42 pour Paris), en position non-éligible sur la liste parisienne de Claude Bartolone, derrière Jean-Luc Romero-Michel.
Ainsi, et comme l'a relevé AgoraVox - un site discrédité par son conspirationnisme (et qui hébergea en juin 2012 un article où le VIH est qualifié de "virus tout à fait hypothétique" !) - , son fil Twitter est une véritable niche à revendications anti-exécutif. "La sale putophobe et criminelle Najat Vallaud-Belkacem s'est fait virer du ministère des Droits des femmes. On a gagné LOL", postait-il par exemple en août 2014 (lien Le Figaro), pour en dénoncer le combat contre la prostitution. "Devinez qui va voir la courtisane Violetta à l'opéra mais fait arrêter et expulser les travailleuses du sexe?", s'indignait-il encore en septembre dernier, joignant une photo de Manuel Valls.

Mélange des partis de gauche oblige. 

"Les accords avec le PS sont purement électoraux"
D'autres tweets attaquent avec virulence le tournant sécuritaire pris par François Hollande au lendemain des attentats de Paris et approuvé par les écologistes. "Boire du champagne en terrasse, je veux bien, mais les drapeaux à la fenêtre faut pas abuser", a-t-il lancé le 25 novembre dernier, en réaction à la proposition du président Hollande aux Parisiens de "pavoiser" leur domicile. 
"Mon identité n'est pas nationale. Ma fierté n'est pas républicaine. Mes selfies sont avec butch, pas un étendard martial", lâchait-il encore le lendemain.
Des positions extrémistes, qui interpellent d'autant plus sur sa présence au côté du candidat socialiste. "Même si nos positions sont différentes, voire contradictoires, il faut savoir faire des alliances au second tour pour conserver des élus. Ce sont des accords purement électoraux", admet-il cyniquement. "J'estime que je suis le seul qui défend les vraies valeurs de gauche, et je crois qu'il y a besoin de gens comme moi pour qu'elles survivent", assure-t-il enfin, se félicitant de la décision d'EELV de bouder le gouvernement. Mais d'avoir une aventure d'un soir de second tour, histoire de s'assurer des postes et des revenus.
"C'est vrai que ma présence sur cette liste peut surprendre. Ce qui ne m'empêche pas de continuer à me battre contre la politique du gouvernement qui veut pénaliser le travail des prostitués, explique ce militant syndiqué au Strass, associé à Act Up, présidée par Emmanuelle Cosse (1999-2001) et actuelle taulière d'EELV. Mais je préfère m'allier au PS, plutôt que de laisser la droite ou l'extrême droite passer".
C'est combien la passe, le temps d'un dépouillement de scrutin ?

jeudi 10 décembre 2015

"Race blanche": pensée unique et embarras divisent la gauche des hypocrites


Bartolone reconnaît la "race blanche": dans son camp, c'est la consternation
Le président de l'Assemblée a parlé de "race blanche" comme une insulte pour tacler Valérie Pécresse, 
la désormais favorite aux régionales en Ile-de-France. 

Claude Bartolone a fait tache
Le macho sicilien d'origine s'est attiré les foudres de l'opposition, qui va porter plainte. Dans son camp, on fait évidemment bloc derrière lui sur l'intention de blesser, mais en restant très mal à le sujet de la "race" dont la gauche nie jusqu'à l'existence.
  
Claude Bartolone n'a pu se maîtriser en faisant référence à la "race blanche", comme d'une tare, pour illustrer la proximité, selon lui, entre Valérie Pécresse et l'extrême droite. 

Il a récidivé dans L'Obs, mercredi et lors de son meeting le soir même
Par la répétition de ces propos, à trois jours du deuxième tour des élections régionales, il trahit sa volonté de dénigrer son ascendance blanche comme celle des électeurs, italiens, espagnols ou portugais, mais aussi bien roumains ou hongrois.

Jeudi soir,
la candidate de la droite et du centre a annoncé son intention de porter plainte pour "injure aggravée". "[Valérie Pécresse] tient les mêmes propos que le FN, elle utilise une image subliminale pour faire peur. Avec un discours comme celui-là, c'est Versailles, Neuilly et la race blanche qu'elle défend en creux", selon le candidat socialiste vertueux à la présidence de la région Ile-de-France dans l'hebdomadaire des sanisettes et sanibroyeurs. 

L'entourage de Bartolone tente de le justifie par l'entremise de L'Express
L'emploi de l'expression serait une allusion à Nadine Morano, assure-t-elle. Lors d'une émission télé, en septembre dernier, la députée européenne avait en effet pris le parti des Français de "race blanche", une réalité que nie l'idéologie internationaliste et que traque la pensée unique véhiculée par le PS et au-delà. Sa conviction lui a valu sa place aux élections régionales. A son tour, le PS doit écarter Bartolone. 

Or, le PS fait bloc derrière Bartolone 
Derrière l'agresseur Claude Bartolone, il dénonce une tentative de la droite "de faire du... buzz": "La réaction est surréaliste et traduit une certaine fébrilité à l'approche du 2e tour", assure un de ses colistiers qu'Europe 1 ne prend pas la peine de nommer. "On lance une polémique, on déforme ses propos", ajoute un autre proche - tout aussi anonyme - du candidat. 
Des socialistes de faire diversion en mentionnant Nadine Morano, bien qu'elle ne voie aucune offense à être de race blanche et ne partage donc nullement l'intention du socialiste d'insulter les Blancs. Pas davantage, d'ailleurs, les femmes que raille le Tunisien Bartolone et qui pratiquent la danse du ventre... 

Les militants et les élus du PS condamnent en fait la bavure de Bartolone. 
A l'interrogation "auriez-vous employé texto la même phrase?", "là n'est pas la question", tente d'éluder un de ses colistiers, dont l'identité est tue, avant de lâcher, laconiquement, "je n'en sais rien"! Les godillots n'ont pas encore reçu les "éléments de langage de Matignon, via Pruneau Le Roux. 
"C'était opportun de dénoncer la proximité de la droite avec l'extrême droite", tente de préciser son équipe de campagne plongée dans une gêne profonde: palpable, comme ils disent ! Mais pas question d'ajouter du grain à moudre à la liste adverse, à quelques jours du deuxième tour, où Claude Bartolone n'est plus donné favori. 
La meilleure défense étant l'attaque, les proches de Claude Bartolone font diversion et la presse aux ordres ne fait plus le tour des proches de Bartolone. Aurait-elle l'audace de rapporter les paroles de celui ou celle qui braverait la colère de Valls en livrerant le premier une opinion libre et un jugement républicain? Manuel Valls a donné la consigne en refusant de commenter et de condamner les propos sexistes et raciaux du président de l'Assemblée sur Valérie Pécresse.

Chez Les Républicains, parti politique de Valérie 
Pécresse, on fait bloc contre Claude Bartolone.
 La droite républicaine ne peut laisser passer l'agression sexiste et raciale du candidat de la gauche et organise une conférence de presse, ce jeudi, avec les ténors du parti et ses colistiers, pour dénoncer une nouvelle fois l'agression verbale de celui qui prétend administrer la première région de France.
Les convictions assumées de Nadine Morano lui avaient valu d'être traitée de "conne". Et le dérapage de Bartolone lui vaudra-t-il le qualificatif approprié en termes d'égalité homme-femme ?

 

Régionales : Bartolone accusé d'être un "mafieux" par un maire de son département

Le maire de Juvisy a lancé cette accusation dans une lettre à ses électeurs.

La tête de liste de la gauche désunie devient fébrile en voyant s'évanouir ses chances de victoire
Le baiser du parrain Bartolone (PS)
à sa rivale, Valérie Pécresse (LR)
En Ile-de-France, le second tour des élections régionales vire à la catastrophe pour le président de l'Assemblée nationale. 
D'un côté, le socialiste Claude Bartolone accuse sa concurrente de droite, Valérie Pécresse, de faire la "danse du ventre aux électeurs du FN à grand coup de race blanche" ce qui pourrait lui valoir un dépôt de plainte de la candidate Les républicains pour "injure aggravée" et aussi pour discrimination sexiste. 
De l'autre, le maire Les Républicains de Juvisy-sur-Orge, dans l'Essonne, Robin Reda, dénonce chez le socialiste une "parfaite incarnation des élus mafieux dont nous ne voulons plus".

La tête de liste socialiste en Essonne promet de porter plainte

Plus jeune maire de France élu en mars 2014
, à 22 ans, Robin Reda a confirmé avoir adressé ce courrier à 6.000 foyers de sa commune.
En effet, Claude
Bartolone est souvent surnommé le parrain par la presse. Ceci agace profondément son entourage qui estime que si ses origines n'étaient pas siciliennes, on le surnommerait "le baron", comme de nombreux ténors socialistes. Mais, dans un article du 19 janvier 2014, intitulé "Bartolone, le réseau du plus fort"Libération décrivait ainsi son comportement :
«Parrain ? Mais ce n’est pas un gros mot. Chez les chrétiens, c’est celui qui aide l’autre à grandir. […] C’est un compliment», se défend Claude Bartolone. Le président de l’Assemblée nationale n’a en réalité guère apprécié la sortie de Dominique Voynet en décembre expliquant qu’il existait en Seine-Saint-Denis un «parrain» dont elle avait refusé de«baiser la bague» pour assurer sa réélection à la mairie de Montreuil. L’ex-candidate verte à la présidentielle ne l’a pas cité nommément. «C’est marrant, ce sont les journalistes qui, à "parrain", ont immédiatement identifié Bartolone», ironise-t-elle, feignant de découvrir le surnom de Bartolone dans son département de Seine-Saint-Denis. L’intéressé n’apprécie guère, mais il fait avec, tentant de tourner le sobriquet à son avantage en faisant oublier que dans le sens commun, parrain rime avec mafia. «S’il n’était pas d’origine sicilienne, on dirait "baron" pas "parrain", s’agace un de ses proches.
Baron, Bartolone, ex-président du département, de 2008 à 2012, et député depuis 1981 sur ces mêmes terres, l’est assurément. Depuis trente ans, l’ancien ministre de la Ville sous Jospin tisse méthodiquement sa toile en Seine-Saint-Denis, plaçant ses pions - élus et collaborateurs - aux postes stratégiques pour grignoter, année après année, le pouvoir aux communistes, depuis toujours aux manettes de cet ancien pôle industriel au nord-est de Paris, qui tente aujourd’hui de sortir de son statut de département «le plus pauvre de France».

Quant à Carlos Da Silva, il a annoncé qu'il porterait plainte, dès vendredi, au nom de Claude Bartolone. 

Ces révélations du maire parues dans un lettre aux habitants de sa commune de 15.000 habitants sont relayés, jeudi 10 décembre, par le député PS de l'Essonne, Carlos Da Silva, tête de liste d'origine portugaise dans le département et proche du député Manuel Valls (PS) dont il était le suppléant aux élections législatives de 2002.

Valls s'est cru obligé de monter au créneau
Sur i-télé, toutes affaires cessantes (chômage, croissance ou dette publique), le Premier ministre, Manuel Valls, a apporté son soutien à Claude Bartolone, lui décernant le titre de " grand républicain". 
Le chef du gouvernement, ancien maire d'Evry dans l'Essonne, s'est mêlé de cette nouvelle polémique : "Claude Bartolone a été attaqué en permanence depuis le début de cette campagne. Encore ce matin - j'en parle parce que c'est dans mon département - le maire de Juvisy a adressé une lettre à ses électeurs, qui est insupportable."
Les sbires de Valls et Bartolone vont-ils aussi poursuivre le journal Libération ?

Colis suspects non pris en compte : grève sur le RER A

La CGT bloque le RER A, ligne la plus active d'Europe: le trafic très perturbé pendant la COP21

Un train sur deux circule aux heures de pointe ce jeudi

Et un train sur quatre en heures creuses. 
Le trafic est donc "fortement perturbé" ce jeudi 10 décembre sur la ligne A du RER, en Ile-de-France, la plus fréquentée d'Europe. Quatre syndicats ont déposé un préavis de grève d'un jour pour dénoncer des manquements à la sécurité lors de la découverte de colis suspects.

Sur la portion exploitée par la RATP (branches Saint-Germain-en-Laye, Boissy-Saint-Léger et Marne-la-Vallée-Chessy), "un train sur deux circule" à 07h00, comme prévu par la régie aux heures de pointe du matin et du soir. "On passera à un train sur quatre" en heures creuses, "c'est complètement conforme aux prévisions", assure un porte-parole.
Trafic normal sur les portions SNCF de la ligneL'interconnexion avec la partie SNCF de la ligne (Poissy et Cergy-le-Haut jusqu'à Nanterre-Préfecture), non concernée par le préavis, "est maintenue". 

Un train circule toutes les dix minutes au départ ou à destination de Cergy aux heures de pointe, depuis ou à destination de La Défense. 


La gare de Poissy devait, elle, être desservie par les trains de la ligne J de la SNCF ayant pour origine la gare Saint-Lazare. Pour aider les usagers, "le renforcement des lignes 1 et 14 de métro est en place et ce sera le cas progressivement pour les lignes 2, 6 et 9 et des lignes de bus régulières", précise la RATP.


Prétexte à cette prise d'otages sociale: des accusations de manquements à la sécurité.

Des valises suspectes ouvertes sans prévenir la police
Dans leur préavis commun déposé jusqu'à vendredi à 06h30, l'Unsa, la CGT, SUD et FO protestent contre des "consignes managériales inadaptées et dangereuses lors du traitement des objets abandonnés". "Certaines valises laissées sur les quais sont ouvertes sans prévenir la police", dénonce la CGT.

La RATP nie toute légèreté et assure de son côté que lorsqu'un colis suspect est signalé à un membre du personnel, "ce dernier prévient la permanence générale qui demande l'intervention des services de police". "Quand la police déclare un colis suspect, la RATP applique strictement ses consignes", se défend l'entreprise. 

Selon la RATP, les signalements de colis "déclarés suspects" sont en hausse depuis le début de l'année et ont été multipliés par quatre depuis les attentats du 13 novembre

Environ
1,2 million de voyageurs empruntent chaque jour la ligne A du RER.

mercredi 9 décembre 2015

Une sénatrice EELV appelle à voter Pécresse (LR) contre Bartolone (PS)

Leïla Aïchi, sénatrice Europe Ecologie-Les Verts, appelle à voter pour Valérie Pécresse (LR)

L'élue ne "regrette rien" de sa décision contre le socialiste Claude Bartolone 
La parlementaire écologiste affirme qu'elle a décidé de "quitter" le parti EELV comme l'ont fait avant elle le sénateur Jean-Vincent Placé, les députés François de Rugy et Barbara Pompili, en septembre dernier. Cet abandon intervient entre les deux tours des Régionales en Ile-de-France et s'inscrit contre le socialiste Claude Bartolone, tête de liste PS de la gauche rassemblée pour la circonstance: les altermondialistes d'EELV et l'extrême gauche du Front de gauche avaient préféré aller au premier tour en rangs dispersés.
"C'est un parti sectaire qui ne fait plus de l'écologie son programme, je pars sans regrets", confie, dans un entretien accordé à la presse ce mercredi, la sénatrice arrivée dans le sillage de Daniel Cohn-Bendit en 2009 à EELV.

Malmenée par ses anciens camarades écologistes et socialistes pour avoir rallié, entre les deux tours, le camp adverse en parlant d'une "faute grave", la sénatrice rétorque que "les Verts comme le PS n'ont rien à (me) reprocher"

L'ex-EELV justifie son choix de LR

"Je soutiens un projet, je soutiens une femme. Valérie Pécresse avec laquelle je suis en phase sur les questions de l'environnement". 
"Moi, je suis écologiste depuis toujours. Ni de gauche ni de droite. Je n'ai rien demandé à Pécresse, je n'ai pris que des risques", plaide la sénatrice, déjà suspendue par son parti en attendant une prochaine réunion du CPR, dans un délai de 30 jours, qui pourra prononcer une exclusion temporaire ou définitive. 

Bartolone "découvre depuis une semaine" l'écologie, souligne la sénatrice.  
Pour elle, les Verts et les socialistes qui lui reprochent son attitude, "feraient mieux de voir les raisons qui ont poussé d'autres que moi à démissionner du mouvement, de s'interroger sur les résultats du premier tour, le bilan de la gauche au pouvoir et l'état de la France aujourd'hui en ayant un Front national en tête des partis". 

A la question de savoir, si elle ne ferait pas le jeu du FN lors de ces régionales en dénonçant la politique de la gauche et franchissant le pas "sans regrets", à la veille du second tour, vers la candidate des Républicains,
Leila Aïchi livre un 
descriptif de l'état dans lequel l'Etat-PS a mis la France qui fait mouche: "on est dans une dégradation socio-économique permanente, depuis 30 ans. Les postures politiques, les clivages, c'est ce qui augmente le score du FN. Il faut arrêter avec cela et remettre l'emploi et le développement durable au coeur du débat. C'est la meilleure façon de combattre le FN".
Et d'ajouter: 'le score du FN en 2015, c'est un énorme gâchis. Pourquoi des jeunes de 19 à 30 ans rejoignent en masse le FN ou vont chez Daesh? C'est qu'on a failli. C'est qu'on a pas su leur répondre. C'est cela que la gauche devrait voir au lieu de reprocher aux uns ou autres de choisir un autre chemin". 

Et de conclure: "
Je ne suis qu'une autre parlementaire qui quitte le navire d'EELV. Il faut que ce parti [EELV] analyse les raisons au lieu d'envoyer un courrier pour me suspendre, alors que je n'avais pas encore confirmé mon soutien à Valérie Pécresse. Je n'ai reçu aucun appel de la direction des Verts, c'est dire tout l'intérêt que ce parti attache au changement..." 

Pour le méprisant Carvounas, "un non événement"


A la direction de EELV, ce ralliement est dénoncé aussitôt et sa suspension pour "faute grave" est décidée.
Les écologistes ne disent pas précisément, pour le moment, si elle serait également suspendue ou exclue de leur groupe au Sénat. 


Quant au directeur de campagne de Bartolone, le sénateur du Val-de-Marne, le jeune marié Luc Carvounas, (ci-contre à gauche, face à son compagnon, Stéphane), estime que "ceci est un non événement". Claude Bartolone, président de l'Assemblée nationale, Jean-Christophe Cambadélis, 1er secrétaire du PS, Emmanuelle Cosse, 1re secrétaire nationale d'EELV, la députée Cécile Duflot (EELV) et bien d'autres étaient présents à Alfortville, dont Manuel Valls, lors de la cérémonie de mariage entre ces personnes du même sexe.

Dimanche dernier,
au soir du premier tour, Valérie Pécresse est arrivée en tête avec 30,5% des voix, devant Claude Bartolone (25,2%), qu'elle affrontera au second tour en présence du candidat FN, Wallerand de Saint Just (18,4%). Le front républicain de la gauche est éclaté, mais le second tour consacrera-t-il ce "non événement" ?

La petite tambouille des frères siciliens Bartolone

Un conflit d'intérêts de plus éclabousse le PS, de l'Assemblée nationale au gouvernement Valls

Renato, le frère de Claude Bartolone, décoré de l'ordre national du mérite
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Mafia socialiste: le grand frère, parrain de son cadet
Le ministre de l'Economie a décidé de décorer le frère du président de l'Assemblée nationale,  pour les "34 ans de services" de ce restaurateur dont l'établissement gastronomique est fréquenté par des responsables politiques.  Lorsque l'ex-président socialiste du très populaire département de Seine-Saint-Denis parle de son frère, il lance tout de go: "C'est celui qui a réussi dans la famille". Mais pas tout seul... Et les résultats de la Régionale en Ile-de-France pourrait le confirmer en envoyant Claudio à la plonge.la promotionde l'entreprise de son frère. 

Le 20 aout 2015, RTL révéla un conflit d'intérêts familiaux:  Claudio Bartolone fait la promotion de l'entreprise de son frère. La radio confiait en effet que "Claude Bartolone y déjeune régulièrement et invite ses amis du Palais Bourbon et du Parti socialiste à déguster un plat de pâtes qui n'excède pas les 22 euros."

Et ça marche ! En salle, il n’est pas rare de déguster son plat de pastas à deux tables de Jane Birkin ou à côté d’Alice Taglioni, d’Audrey Tautou, d’Omar et Fred ou de Catherine Deneuve. Le dessinateur Sempé, grand habitué du lieu leur a même fait des dessins spécialement pour leurs menus !

Et v
endredi, pendant que les fours étaient encore tièdes, 
Claude Bartolone  a fait chevalier de l'ordre national du mérite son frangin, le restaurateur Renato Bartolone. Ce qui ne manque pas de sel, c'est que l'Etat-PS a publié dimanche, un décret révélant que la décoration provient du contingent du ministre de l'Economie, Emmanuel Macron.

Si ce petit commerce de bouche est connu des responsables politiques, c'est bien grâce à Claudio Bartolone
Un lieu très chic qui ne reçoit pas les "sans dents" de Hollande,
ni  les "illettrés" bretons de Macron (électeurs de Le Drian)
Situé rive gauche, rue de Condé dans le VIe arrondissement, à deux pas de l'Assemblée nationale et du Sénat, "Le Marco Polo" est surtout couru par les nantis de gauche, mais des parlementaires de droite s'y fourvoient parfois, ignorant que la politique socialiste est une grosse tambouille familiale. Dernièrement, c'est la mésaventure du député de droite Thierry Solère, resté coincé dans les toilettes du restaurant, qui donnait à croire au microcosme que Claudio avait tout intérêt à le garder en otage au chaud, le temps de la campagne. 

L'indécence des frères Bartolone atteint sur son site internet des limites que la déontologie socialiste ne cesse de repousser, puisque le Marco Polo ne manque pas de faire sa promotion en affichant les photos de ses illustres clients, François Hollande en tête.

"Plus je travaillais, plus mon frère faisait toutes les bêtises de la terre"
Pourtant, le succès de Renato Bartolone n'était pas gagné. "Plus je travaillais, plus mon frère faisait toutes les bêtises de la terre", se souvient Claude Bartolone. En septembre, le président de l'Assemblée nationale et candidat à la présidence de l'Ile-de-France se voyait encore vainqueur du scrutin et  confiait aux étudiants de l'Essec: "Nous étions ensemble au lycée Turgot et j'entends encore mon professeur de maths de l'époque me dire “Monsieur Bartolone voulez-vous descendre à l'étage du dessous pour calmer votre frère”.  

Un jour de 1979, un "riche" investisseur (italien) a proposé à Renato Bartolone de s'occuper de la gestion d'un restaurant italien du VIe arrondissement. "Mon frangin gérait le restaurant; le gars était en Italie et en France pour jouer au casino", raconte Claudio, à sa façon. Et de poursuivre l'histoire de sa famille sicilienne: "Un soir, il a perdu et il est venu voir mon frère pour lui dire 'J'ai perdu, je vends le restaurant' ". Ca tombait bien: comme si c'était convenu par contrat... tacite !

A l'époque, le député socialiste s'apprêtait à acheter son premier appartement. "J'ai été voir le banquier pour lui dire de me refuser mon prêt. Ce que j'avais à ma disposition pour acheter cet appartement je l'ai prêté à mon frère et depuis ce jour là, il a arrêté de faire la java et il a travaillé comme un dingue. Ça explique la relation que nous avons". Travailler plus pour gagner plus, en somme...

La success story du cadet bon à rien
En octobre 2011, pendant la campagne présidentielle que les sondages donnait gagnante pour le PS, c'est
sur une pleine page que le magazine de la commune de Noisy en Seine-Saint-Denis célébra l'ouverture d'une trattoria chic en centre-ville. Et la revue du maire de s'enthousiasmer pour le caractère bucolique des lieux : "La cour intérieure est bordée par un jardinet où poussent des lavandes (en plastique du 93 !), un olivier (bien acclimaté...) et des cyprès. En salle, des portes en bois anciennes ont été détournées en d'élégants miroirs"... La trattoria Marco Polo est situé en plein coeur de la ville et à proximité du quartier d'affaires, mais quand Noisy-Le-Grand devint la 21e ville sur 40 conquise par Les Républicains dans le bastion de gauche de la Seine-Saint-Denis, les socialistes accusèrent le Front de Gauche d'avoir fait gagner la droite et commencèrent à craindre la contagion lors des régionales. D'autant que des membres du gouvernement avaient fait campagne, telle Christiane Taubira, ainsi que... Claude Bartolone, qui a un sens des affaires aussi poussé que son esprit de famille  !


Bartolone et l'augmentation du taux de TVA dans la restauration rapide

Pour avoir rédigé un rapport critique sur la baisse de la TVA dans la restauration rapide, le député PS Thomas Thévenoud - celui qui souffre de "phobie administrative" au moment de payer ses impôts - s'était placé au centre de violentes attaques de la part de certains acteurs de la restauration. Il avait McDo dans le collimateur
Depuis le premier janvier 2014, le taux de TVA pour la restauration rapide a été relevé de 7% à 10%, c'est-à-dire aligné au niveau des restaurants servant des plats cuisinés ou fabriqués en vue d’une consommation immédiate. Le mérite en revient à Claudio.  Le président de l'Assemblée, Claude Bartolone, affublé de son président de groupe PS, Bruno Le Roux, avaient volé en soutien au joueur de Scrabble pendant les séances de l'Assemblée. Alors, surpris ? 

Bataclan: troisième assassin islamiste identifié

Le gendre idéal ?

Plus de trois semaines après les attentats, on connaît enfin l'identité du troisième assassin islamiste 

des attentats les plus meurtriers de l'histoire de France, faisant 130 morts et 350 blessés.Français âgé de 23 ans  originaire de Strasbourg, Foued Mohamed-Aggad a été identifié comme le troisième kamikaze islamiste du Bataclan, où 90 personnes ont été exécutées lors des assassinats de masse du 13 novembre.L'homme s'appelle Foued Mohamed-Aggad. 

"Son identité a été établie, en fin de semaine dernière, après un long et minutieux travail de la police technique", assure Le Parisien, qui a révélé l'information. Or, à la vérité, l'AFP précise que cette identification a été facilitée par la collaboration de la famille qui  grâce à la comparaison de l'ADN du kamikaze avec ceux de membres de sa famille.

D'après les informations de France Info et BFM TV, le troisième kamikaze se serait laissé  endoctriner par le franco-marocain Mourad Farès, ci-contre, connu comme l'un des principaux recruteurs de jeunes djihadistes en France.

Avec son frère aîné Karim, 25 ans, Foued Mohamed-Aggad faisait partie d'un groupe de quatorze "jeunes gens radicalisés" ayant quitté le quartier de la Meinau à Strasbourg (Bas-Rhin) en décembre 2013 pour la Syrie. 
Les jeunes hommes font alors croire à leurs parents qu'ils se rendent à Francfort, en Allemagne, pour partir ensuite à Dubaï en vacances. En réalité, ils se rendent à Antalya, au sud de la Turquie, où ils rejoignent d'autres djihadistes, avec pour destination finale la Syrie. Deux jeunes hommes sont alors tués seulement deux jours après leur arrivée.

Sept de ces jeunes, âgés de 23 à 25 ans, reviennent en France en avril 2014, et sont interpellés, puis incarcérés, en mai de la même année, dans le cadre du plan de lutte contre les filières djihadistes. Le frère du troisième kamikaze est alors placé en détention.
Foued Mohamed-Aggad était resté en Syrie et donnait "régulièrement" de ses nouvelles à sa famille, selon les déclarations de sa mère, rapporte le quotidien. "J'ai des nouvelles tous les jours de lui", confiait-t-elle à Karim, son fils aîné incarcéré.
Mohamed-Aggad est finalement rentré en France pour perpétrer, avec ses complices, les tueries 

Qui était Foued Mohamed-Aggad, le troisième kamikaze du Bataclan ? 

Le terroriste qui a participé au massacre de 90 personnes dans la salle de concert est un djihadiste originaire de Strasbourg, selon Le Parisien qui affirme qu'il était membre d'un "groupe d'une dizaine de jeunes gens radicalisés ayant pour la plupart quitté le quartier de la Meinau, à Strasbourg, en décembre 2013." Comme plusieurs des terroristes de Paris, il était passé par la Syrie, avec des amis et son frère aîné, Karim, qui est quant à lui actuellement emprisonné"Aux dernières nouvelles il combattait en Irak." 

Deux frères, Mourad et Yassine Boudjellal, ont été tués sur place. Sept autres Strasbourgeois, âgés de 23 à 26 ans, ont eux été arrêtés en mai 2014 à la Meinau à Strasbourg et le parquet a demandé en octobre leur renvoi en correctionnelle pour association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste. 
Parti le 17 décembre 2013 depuis Francfort par avion jusqu'à Antalya, en Turquie, le groupe d'individus s'était ensuite rendu en Syrie. Eux ont fini par rentrer en France, alors que Foued Mohamed-Aggad était resté sur place. 

Selon David Thomson, il combattait aux dernières nouvelles en Irak. Le journaliste de RFI et spécialiste du djihadisme précise que "Foued était apprécié de son quartier, de sa famille, et n'avait pas de passé judiciaire ou carcéral". Son père, Saïd Mohamed-Aggad confie: "Chaque fois, je m'attendais à ce que l'on m'annonce sa mort, dans un bombardement, ou pour une autre raison. J'aurais préféré qu'il meurt là-bas, plutôt qu'ici." Et d'ajouter, en sanglot, "si j'avais su qu'il commettrait un jour une chose comme ça, je l'aurais tué avant." Le père décrit un enfant né en France, scolarisé. Foued s'était laissé pousser la barbe et s'était mis à faire la prière en 2013, avant son départ en Syrie qu'il avait caché à ses parents, sous le choc. 

L'état de son corps, démembré, a compliqué le travail des enquêteurs. 
Foued Mohamed Aggad a finalement été identifié en fin de semaine dernière, grâce à la comparaison de son ADN avec ceux de certains membres de sa famille, a expliqué la source proche du dossier. Le nom des deux autres kamikazes (par ceinture d'explosifs) du Bataclan était lui déjà connu:


Ismaël Omar Mostefaï (ci-contre à gauche), 29 ans et père de deux enfants (pupilles de la nation) de mère marocaine, né à Courcouronnes, Essonne, dans l'arrondissement de la ville d'Evry administrée de 2001 à 2012 par l'actuel premier ministre, Manuel Valls, devenu ministre de l'Intérieur de Ayrault et Hollande, a été condamné à huit reprises entre 2004 et 2010, pour des délits commis principalement lorsqu'il était mineur : conduite sans permis, outrages et rébellion, détention de stupéfiants... sans toutefois être incarcéré. 
Depuis 2010, il faisait l'objet d'une fiche 'S' en raison de sa radicalisation survenue dans le cadre de la mosquée de Lucé en Eure-et-Loir et à Chartres.
Les gens qui l'ont fréquenté dans sa jeunesse parlent d'un élève "très difficile" au lycée. Selon Le journal du Centre, Mostefaï se serait radicalisé en suivant l'enseignement d'un marocain venu de Belgique pour faire du prosélytisme. Il s'est rendu en Turquie à l'automne 2013, puis vraisemblablement en Syrie, où il aurait séjourné plusieurs mois. Ismaël Omar Mostefaï avait 5 frères et soeurs, ainsi qu'une petite fille, mais avait coupé les ponts avec ses proches depuis longtemps. 
Son père et son frère sont mis en garde à vue le 14 novembre 2015 dans le cadre de l'enquête sur les attentats du 13 novembre 2015 à Paris. Selon un responsable gouvernemental turc, la Turquie a signalé Ismaël Omar Mostefaï à deux reprises, en décembre 2014 et juin 2015, aux autorités françaises sans recevoir aucune réponse en retour...

et Samy Amimour, 28 ans. Originaire de Drancy (UDI), en Seine-Saint-Denis (département longtemps présidé par Claude Bartolone, candidat PS à la présidence de la région Ile-de-France),  il est parti en Syrie il y a deux ans, le jeune homme originaire était connu des services de police depuis 2012.
Soupçonné de vouloir partir au Yémen avec deux copains, cet islamiste avait été mis en examen et placé sous contrôle judiciaire, selon le parquet de Paris. Deuxième d'une fratrie de trois, Samy a toujours vécu chez ses parents.
Un bac en poche, il avait postulé à un poste de surveillant de... cantine scolaire, mais décroche finalement un emploi de chauffeur de bus à la RATP, dont il démissionne au bout de 15 mois, en 2012. C'est à cette époque qu'il commence à se radicaliser. Le 11 septembre 2013, Samy Amimour part en Syrie, en violation de son contrôle judiciaire. Un mandat d'arrêt international est délivré contre lui. Samy est finalement rentré en France sans prévenir ses parents pour commettre, avec six autres kamikazes, les attentats de vendredi.

Ce qu'aucun organe de presse ne précise, c'est si les trois kamikazes sont rentrés en France par la Grèce, en se faisant passer pour des migrants...
Ahmad al Mohammad, probablement accompagné d'un complice, et le troisième kamikaze du Stade de France, Bilal Hadfi, un Français de 20 ans résidant en Belgique, les trois kamikazes du Stade de France ont quant à eux été contrôlés ensemble en Grèce le 3 octobre dernier, a annoncé le procureur de Paris.

Air France-KLM subit des alertes à la bombe à répétition

Menaces sur un vol Air France San Francisco-Paris
Un avion de la compagnie Air France a été dérouté dans la nuit
de lundi à mardi vers l'aéroport de Montréal, où il s'est posé à 23h48. A son bord, les passagers du vol San Francisco-Paris. Après des menaces anonymes, mais prises au sérieux, l'équipage avait opté pour la prudence et posé l'appareil au Canada.
Plus de deux cents passagers ont été débarqués sans incident, outre les 15 membres d'équipage, le temps d'inspecter l'avion, suite à une alerte à la bombe: une "menace anonyme" venant des USA était à l'origine de ces mesures.


Les 231 passagers sont remontés à bord après une fausse alerte et un atterrissage imprévu à Montréal.
A bord de l'avion, les passagers ont gardé leur calme. Finalement, tôt ce mardi matin, ils ont été évacués en bus. Tous été fouillés, ainsi que leurs valises. Sur place, de nombreuses équipes de sécurité et de secours ont été déployées tout autour de la piste. L'avion a été entièrement passé au crible.
Les passagers ont pu rembarquer dans l'avion dans la matinée et redécoller. Ils sont arrivés mardi vers... 18 heures à Roissy Charles-de-Gaulle. 

Le 18 novembre, deux vols transatlantiques de la compagnie française avaient fait déjà l'objet d'alertes infondées

Cinq jours après les tueries islamistes de Paris, la nervosité est extrême dans le secteur aérien. 

Ces deux appareils reliant Paris aux États-Unis ont dû être déroutés après une alerte à la bombe. Les autorités avaient une heure trente pour agir après avoir reçu des menaces par téléphone.
"L'appel anonyme est tombé sur le central d'appel Delta Air Lines de Dallas. Le corbeau a assuré que l'explosion aurait lieu dans les 90 minutes; il fallait agir vite", explique  une source anonyme mais bien informée.

Des appels téléphoniques anonymes menaçaient d'une bombe à bord, a indiqué la compagnie aérienne. "Nous avons un appel de ce type par semaine actuellement, mais celui-là était précis. Vu le contexte des assassinats islamistes de masse à Paris et l'intensité des menaces de l'État islamique, qui visent plus spécifiquement la France, nous ne pouvons laisser la place au doute. Il faut garantir une sécurité maximale", dit un officiel de la compagnie nationale.

L'un des avions concerné par la dernière alerte a ainsi été dérouté vers Salt Lake City, dans l'Utah (ouest), après avoir décollé de Los Angeles, tandis que le second, parti de Washington, s'est posé à Halifax, au Canada. Les deux avions - le vol AF065 au départ de l'aéroport Los Angeles LAX et le vol AF055 au départ de l'aéroport de Washington-Dulles - ont atterri sans problème.

Les attaques terroristes à Paris ont induit une perte de chiffre d'affaires estimée à 50 millions d'euros pour le groupe. 


En novembre, Alexandre de Juniac, le PDG d'Air France-KLM constatait une certaine réticence à venir à Paris. Les annulations de réservations sont supérieures aux nouvelles réservations.

A la chaîne de télévision américaine CNBC, Alexandre de Juniac, le PDG d'Air France-KLM, avait déclaré qu'il constatait que les annulations de réservations étaient supérieures aux prises de réservations. "Evidemment, ce type d'événement absolument tragique a des conséquences (...) on sait qu'il y a des impacts et on sait qu'il y a des actions commerciales qui doivent être engagées, et nos commerciaux travaillent là-dessus", a par ailleurs indiqué un directeur d'Air France, précisant qu'il était "beaucoup trop tôt pour donner des indications".

Sans fournir de chiffres, la directrice générale d'Easyjet, Carolyn McCall, avait évoqué une augmentation du nombre de personnes qui ne s'étaient pas présentées aux embarquements "vers et depuis la France". 
Norwegian Air Shuttle a également fait part d'une hausse des annulations pour Paris au cours du week-end qui a suivi les alertes de novembre, mais de manière marginale.

L'impact sur Air France des menaces est aujourd'hui difficile à quantifier. 
Rejoignant Carolyn McCall qui, le mois dernier, prédisait une "reprise rapide du nombre de voyages après une période de ralentissement", le PDG d'Air France-KLM s'était lui aussi déclaré confiant sur une reprise dans les semaines suivantes.
Au moment des attentats à Paris en janvier dernier, l'activité avait fortement repris au bout de deux ou trois semaines. "Le rebond est souvent très rapide; ce fut le cas en Espagne", expliquait un expert. "A condition qu'il n'y ait pas un autre attentat", précisait-il. Mais une nouvelle alerte a été révélée en ce début de semaine et l'angoisse ne faiblit pas.
Air France-KLM espère toutelois un rétablissement progressif des réservations en ligne à partir de janvier.