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jeudi 29 octobre 2015

Soubresauts de l'emploi: les Français doutent de l'inversion de la courbe du chômage

Sept Français sur dix ne croient pas à l'inversion de la courbe du chômage avant la fin de l'an prochain

Ils ne sont pas dupes du léger recul du nombre de demandeurs d'emploi

-  pour une seule catégorie de chômeurs, celle 'sans aucune activité'  - enregistré en septembre, confirme un sondage de l'institut Elabe pour BFMTV.

Le Monde s'emballe, puis se ressaisit...

"Chômage : baisse significative en septembre," titre d'abord l'organe officieux du PS. La baisse de 23.800 demandeurs d’emploi de catégorie A enregistrée en un mois (– 0,7 %) est la plus forte depuis le début du quinquennat, et même depuis avant la crise de 2007. Mais ses lecteurs sont aussitôt refroidi par la première phrase de l'article : "Bien fol qui se fierait aux chiffres du mois de septembre, y voyant le signe annonciateur d’une inversion durable de la courbe tant de fois promise par François Hollande." 

Pour la nouvelle ministre du Travail, Myriam El Khomri, "la tendance est orientée à la baisse puisque, pour la première fois depuis début 2011, le nombre de demandeurs d’emploi en catégorie A a reculé sur quatre mois". 
Un satisfecit un peu hâtif, sous l'influence inchangée des services politiques d Bercy. Quatre mois ne suffisent pas à dessiner une tendance. Le nombre de demandeurs d’emploi sans activité et tenus de rechercher une activité, qui avait atteint un nouveau record en août, s’établit fin septembre à 3.547.800 en France métropolitaine. Sur un an, il augmente de 3,1 %...

Le nombre de demandeurs d’emploi de catégories B et C (en activité réduite) , lui, continue d’augmenter. Ainsi, ils sont 1.874.900 inscrits à Pôle emploi, soit une hausse de 11,4 % en un an. Une augmentation qui témoigne d’une forte progression des emplois atypiques, à temps partiel.  Ainsi, toutes catégories confondues, le nombre de demandeurs d’emploi s’élevait fin septembre à 5.422.700 en France métropolitaine... 

Myriam El Khomri zappe les 260.000 chômeurs d'outre-mer…

Comme tous ses prédécesseurs, la ministre du Travail commente les chiffres mensuels du chômage sur la seule base des données de la métropole,
ce qui lui permet de minimiser l'ampleur de la catastrophe. Que le nombre de demandeurs d'emplois inscrits à Pôle emploi augmente ou baisse, c'est toujours la même rengaine: dans leurs analyses et leurs commentaires, le gouvernement et la quasi-totalité des media occultent les données relatives aux départements d'outre-mer (DOM). Un peu comme si les quelque 260.000 demandeurs d'emploi en catégorie A de Guyane, Martinique ou encore Mayotte n'existaient pas, ou n'étaient pas de vrais chômeurs et d'authentiques familles en souffrance…

Lundi encore, les cercles gouvernementaux se sont gargarisés du reflux de 23.800 chômeurs, en laissant penser qu'il s'agissait de toutes les catégories confondues et de la "France entière" alors que cette donnée ne concerne que la seule métropole. En tête de manipulation de l'opinion, Myriam El Khomri, la ministre du Travail soi-même, dans un communiqué qui ne prend que cette seule donnée en compte.
Les chaînes d'information continue reprennent en boucle les dépêches AFP et Reuters centrées uniquement sur l'Hexagone; idem pour les radios et la plupart des journaux de presse écrite qui ont, eux aussi, complètement passé sous silence les départements d'outre-mer. Or ces données sont incomplètes et négligent les difficultés de nos concitoyens éloignés de Paris.
En incluant les DOM, le chiffre enregistrée en septembre grimpe à 24.700, soit 900 de plus que le résultat affiché et abondamment commenté.
Les données administratives de Pôle emploi ne comportent aucune ligne portant sur la France entière. Bien que ces données existent, la quasi-intégralité des tableaux, graphiques et commentaires portent sur la France métropolitaine. 
A la presse "décrypteuse" de faire son  travail d'information. Sur le sujet, les journalistes d'investigation ne sont pas supposés attendre les 'fuitages' au téléphone. D'autant que pour accéder à la totalité des chiffres officiels, il suffit juste d'aller les chercher là où ils se trouvent, à la DARES (direction de l'animation de la recherche, des études et des statistiques), et de faire chauffer sa calculette… plutôt que de se satisfaire du copié-collé des dépêches d'agence de presse en charge de la diffusion des 'éléments de langage' du pouvoir.
La ministre du Travail n'est d'ailleurs que porte-parole des services qui lui tiennent la main. Tous ses prédécesseurs faisaient de même et aucun d'entre eux n'avait intérêt à l'exhaustivité, la clarté et la vérité. Même l'UNEDIC, le gestionnaire du régime d'assurance chômage, publie des prévisions financières et d'évolution du nombre de demandeurs d'emploi centrées sur la seule métropole. Il y a ici matière à réforme: il suffit d'une volonté politique.

La barre des 3 millions sera-t-elle re-franchie - dans les commentaires - avant la présidentielle ?
Les media et les élus jouent le jeu de l'exécutif en place à Paris. Ainsi, en septembre 2012, cela faisait belle lurette que le cap des 3 millions avait été franchi en France entière quand le nombre de demandeurs d'emploi a officiellement (re)franchi la barre des 3 millions d'inscrits en métropole: ce n'est qu'alors qu'ils s'en sont émus. 
Certes les tendances sont les mêmes et les différences, de l'ordre de l'épaisseur du trait, mais cela peut avoir parfois des conséquences fâcheuses. Ce seuil avait déjà été franchi un an plus tôt, en septembre 2011, mais si un quelconque expert s'en était aperçu, il s'était bien gardé de le signaler. Sans doute le débat de la campagne présidentielle qui s'amorçait alors en aurait-il été un peu modifié.

Même sentiment sur le nombre total de demandeurs d'emploi inscrits à Pôle emploi. Si l'on se centre sur la seule France métropolitaine, on compte aujourd'hui très officiellement 3,55 millions de chômeurs en catégorie A, un peu plus de 5,42 millions de demandeurs d'emploi en A, B et C, et même plus de 6,1 millions d'inscrits toutes catégories confondues. 
Mais en n'ignorant pas les DOM, les niveaux changent: 3,81 millions en A, près de 5,73 millions en A, B et C, et même 6,45 millions toutes catégories confondues. Il n'est pas très social et respectueux d'ignorer 260.000 à 340.000 chômeurs, un différentiel chargé de sacrifices et de malheur, pour permettre à un gouvernement, quel qu'il soit,  d'afficher des niveaux absolus de demandeurs d'emploi légèrement inférieurs…

Le dernier chiffre est en hausse de six points par rapport à août dernier 

Mais comment donc s'étonner que les sondés sont encore 73% à ne pas y croire (79% en août), sur 1.003 personnes interrogées mardi et mercredi ? Ne perdons pas pour autant de vue que le nombre de demandeurs d'emploi pointant à Pôle emploi depuis plus de 3 ans, les vrais exclus de la politique de lutte contre le chômage, a une nouvelle fois explosé de 1,2% pour désormais frôler les 800.000 inscrits…

Reuters voit le verre à moitié plein
"Elles sont pourtant 46% à estimer que l'économie française redémarre, contre 53% d'un avis contraire." Ou inversement, donc !... 

Mais l'UNEDIC, association chargée de la gestion de l'assurance chômage par délégation de l'Etat, vient de publier ses prévisions d'évolutions des deux grands indicateurs du chômage pour les années 2015 et 2016. En 2016, l'horizon s'éclaircirait avec 51.000 chômeurs en moins, première année de baisse depuis 2007. Et cette baisse serait également vraie pour le taux de chômage au sens du Bureau international du travail (BIT), celui-ci passant de 10,4% à 9,7% fin 2016.La tendance à la baisse en septembre est un espoir. Si elle est confirmée dans les mois à venir, elle coche l'une des conditions que s'est fixé le Président de la République pour concourir à la prochaine élection présidentielle de 2017, la fameuse inversion de la courbe. 

mercredi 28 octobre 2015

HLM, logements sociaux? Un reportage de Capital met le feu à la Mairie de Paris

Les privilèges de certains ménages au détriment des plus démunis 

Un reportage 
consacré aux aides sociales en France 
a dénoncé les privilèges de certains ménages au détriment des plus démunis

Singulièrement épinglée par les révélations, la 
ville socialiste de Paris. 
Dimanche 20 septembre 2015, M6 a diffusé un sujet sur l’attribution des HLM (habitations à loyer modéré) dans la ville de Paris et des révélations ont visiblement irrité certains représentants de la mairie de Paris, dont Ian Brossat (ci-contre à la gauche d'Anne Hidalgo, maire de Paris), adjoint PCF en charge du logement et de l’hébergement d’urgence, ainsi que son directeur de cabinet, Anthony Leroi, qui apparaissent dans le reportage 
Un ménage touchant un peu plus de 8.000 euros mensuels peut bénéficier d’un loyer inférieur de 30 % à celui du marché, démontre une séquence du reportage. 
Seul 1,7 % du parc social parisien est occupé par les ménages les plus défavorisés, fait également  savoir la chaîne, citant un rapport de la Cour des comptes

Une information qui passe mal auprès des deux responsables: ils hurlent à la manipulation dans le traitement de l’information... 

La chaîne accusée de "manque de déontologie"

"Chiffres faux, explications coupées", estime la mairie de Paris, suite au reportage de M6... Si Ian Brossat ne remet pas en cause ces chiffres dans le sujet diffusé par M6, l'élu PCF pointe du doigt le manque déontologie de l’équipe de Capital dans son montage final
Pour preuve, il a fourni sur Twitter un document de la sixième chaîne indiquant que l’angle du sujet porte sur l’accession de la classe moyenne au logement social et non sur les nantis.

Le très charmant directeur de cabinet polémique hors-sujet :
L’adjoint en charge du logement et de l’hébergement d’urgence fustige le commentaire sur sa visite médiatique dans l’immeuble HLM qu’a quitté Frigide Barjot. 
 Selon #Capital, l’inaug de l’ex-HLM de Barjot, c’est de la com. Il y avait la même semaine 3 autres inaugurations, M6 n’est pas venu…



Son directeur de cabinet, Anthony Leroi, va plus loin en accusant l’équipe de M6 de manipulation mais sans donner de détails.

Chiffres faux, explications coupées. Le reportage que Capital consacre au logement social à Paris est assez proche de la manipulation...
— Anthony Leroi (@anthonyleroi) 20 Septembre 2015

Pour l’heure, M6 n’a pas souhaité réagir à la polémique.
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Hollande refuse le droit de vote aux étrangers

Valls enterre l'idée d'un référendum sur le droit de vote des étrangers

La promesse tombe à l'eau, faute de majorité qualifiée au Congrès 

Le Premier ministre a exclu une telle consultation qui aboutirait à "un vote massivement contre". Invité du Bondy Blog, qui s'est fait absorber par... Libération (en janvier 2015!), le Premier ministre Manuel Valls a douché les espoirs de certains sur l'idée d'un référendum sur le droit de vote aux étrangers non communautaires

Reculade: c'était une promesse du candidat François Hollande
"Si vous voulez faire un référendum pour changer cela, je vous donne le résultat, c'est-à-dire massivement contre, 
et en plus nous allons exacerber les tensions autour de cette question", n'a pas envoyé dire Manuel Valls, invité du Bondy Blog à l'occasion des dix ans de la mort de deux jeunes à Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) de 2005
On pourrait donc voir de l'inconscience ou de la provocation dans l'annonce de Valls, car, ouvert pendant les émeutes dans les banlieues provoquées par l'issue fatale de leurs incivilités, ce blog a pour vocation de raconter la France de la diversité ethnique et d'être la voix des quartiers sensibles dans les débats qui animent la société française.

Le dangereux timing de Valls dans les banlieues

Le premier ministre a en fait ravivé les rancoeurs des jeunes des banlieues. Valls s'en défend, mais confirme ses mauvaises intentions en agitant le chiffon rouge du Front national. "On va dire qu'on a utilisé ce sujet à des fins politiques pour faire monter le Front national, comme cela nous a été souvent dit", s'est plaint Manuel Valls. 

Et de détourner l'attention en se flattant: "Ca ne me paraît pas utile, je préfère me concentrer sur l'essentiel et notamment sur les naturalisations". 
Le Premier ministre se retranche derrière l'absence de "majorité qualifiée au Congrès" qui l'empêche de modifier la Constitution et donc affirme qu'il voudrait "toujours" bien réformer le droit de vote des étrangers à l'Union européenne. 
Et de s'écarter toujours plus de la promesse abandonnée.
"Moi, ce que je souhaite, c'est que d'abord, dans ce pays, on vote davantage, et notamment dans ces quartiers. Les Français qui vivent dans ces quartiers eux-mêmes ne votent pas: les taux d'abstention y sont particulièrement importants et donc inquiétants", a-t-il estimé. Tout en préconisant davantage de naturalisations...

Manuel Valls joue avec le feu en désignant l'ennemi des quartiers
Il a en effet estimé qu'il est "hors de question de laisser le Front national gagner une région" lors des élections régionales des 6 et 13 décembre. 
Tout devra être fait pour l'empêcher. Je vous donne rendez-vous le soir du premier tour", a lancé le pyromane de Matignon. 

Logement social: pour corruption, le sénateur (PS) Kaltenbach est condamné à de la prison ferme

L'ancien maire de Clamart (Hauts-de-Seine) a été reconnu coupable 

Il a accepté de l'argent liquide d'un de ses adjoints, contre une promesse d'attribution de logement social


4753673_6_f3f7_2015-09-11-48d956d-32447-"Deux ans de prison, dont un ferme, 20.000 € d’amende, et cinq ans d’inéligibilité : c’est la peine rendue ce jeudi par le tribunal correctionnel de Nanterre à l’encontre du sénateur PS Philippe Kaltenbach, poursuivi pour "corruption", rapporte Le Parisien.

Le sénateur PS a accepté de l’argent de son adjoint contre une promesse de logement social.
 
Les vertueux du journal Libération, qui tronquaient la dépêche d'agence mais pointaient le juge Philippe Courroye, ne nommaient pas cet ex-adjoint. En revanche, Le Nouvel Observateur en fournissait l'identité, Mohamed Abdelouhaled, aujourd'hui salarié de la ville au service voirie.
Kaltenbach s'était justifie
"Quand avec la crise de 2008" [dans certaines situations, elle existe bel et bien...], son ancien adjoint "a connu de gros problèmes financiers, que sa petite entreprise de travaux publics a coulé, je lui ai prêté de l'argent, dans les 10.000 euros. Ce soir-là, il m'a rendu une partie", expliquait-il.

"Le tribunal ne peut que constater que les faits sont avérés"
, a indiqué la présidente de la 15e chambre, Isabelle Prévost-Desprez, qui a fustigé le "comportement déplorable d’élus de la République".

Le tribunal a d’ailleurs alourdi les réquisitions formulées par le Parquet lors de l’audience, le 11 septembre dernier, puisque celui-ci n’avait pas demandé d’emprisonnement ferme.
Et on retrouve Isabelle Prévost-Desprez, toujours en activitéCette juge a été mise en examen le 3 juillet 2012 pour son rôle suspect dans l'affaire Woerth-Bettencourt, déclenchée, juin 2010, par le journal en ligne Mediapart qui avait publié des enregistrements clandestins de son majordome. Liliane Bettencourt avait porté plainte contre la juge Isabelle Prévost-Desprez pour violation du secret de l'instruction. Renvoyée en correctionnelle en septembre 2013, elle est relaxée en juillet 2015, comme Éric Woerth en mai 2015.
Deux ans de sursis pour son corrupteur socialiste

Les billets empochés par l’ex-maire de Clamart étaient bien la contrepartie à la promesse d’une attribution de logement social. Une vidéo en témoigne filmée à son insu voilà cinq ans

L’homme qui filme et qui apporte l’argent, Mohamed Abdelouahed, alors adjoint de Philippe Kaltenbach, était quant à lui poursuivi pour "corruption active". Des perquisitions avaient été menées dans le bureau du maire Kaltenbach, ainsi qu'auprès de Clamart Habitat, un bailleur social dont il est le président. Il écope de deux ans d’emprisonnement avec sursis, et trois ans d’inéligibilité.

Deux vidéos accablantes et 1000€ en billets de 50
Or, ce soir du 14 avril 2010, à la sortie du conseil municipal, 'Momo' avait donc caché une caméra dans un bouton de chemise avant d’entreprendre le maire sur un logement HLM à trouver pour un ami.

Dans une première vidéoLe Figaro avait déjà montré Kaltenbach dans son bureau recevant 1.000 euros d'argent liquide de son ex-adjoint à la sécurité, Mohamed Abdelouhaled, devenu ensuite responsable de la voirie de Clamart. C'est Abdelouhaled lui-même qui "tenait" la caméra cachée. 

Le sénateur-maire PS de Clamart, Philippe Kaltenbach apparaît, dans une seconde vidéo, tournée en caméra cachée, dans ce qui ressemble à une transaction financière contre un logement. Elle avait été mise en ligne sur Dailymotion à la mi-janvier, soit avant la première vidéo révélée, mise en ligne le 24 janvier. 
Dans cette seconde vidéo, il semble que l'on assiste au même type de transaction, et pour le même appartement, que lors de la première vidéo. Kaltenbach y est filmé, toujours en caméra cachée, par son ex-adjoint. On entend cet ex-adjoint négocier un appartement pour un de ses proches, sans que l'on connaisse le montant de la transaction.

Puis il avait remis 1.000 € en billets de 50 à Philippe Kaltenbach, que ce dernier avait rangés dans son portefeuille. L’enquête a permis d’établir que
le logement a bien été attribué à l’ami, selon une procédure "entachée d’irrégularités", avaient indiqué les juges lors du procès.

En 2011, Kaltenbach avait soutenu la candidature la primaire socialiste de Martine Aubry.
Alors "salie", la maire de Lille ?

L'élu socialiste s'exposait aussi à des poursuites pour diffamation
"Je suis victime d'une manipulation montée de toutes pièces par un élu UMP, Monsieur Pemezec [maire du Plessis-Robinson] et Monsieur Courroye, procureur de la République, semble jouer un jeu trouble", a affirmé l'élu socialiste lors d'une conférence de presse dans sa mairie.
Le 17 juin 2012, Philippe Pemezec a été battu de 487 voix sur 56.652 votants au second tour des législatives par le socialiste, Jean-Marc Germain, alias Monsieur Anne Hidalgo, tous deux proches de... Martine Aubry.
Où en sont toutes les poursuites en tous sens pour diffamation ?

mardi 27 octobre 2015

L'enseigne Darty se fera-t-elle absorber par la FNAC ?

Darty demande un nouveau délai pour se prononcer sur l'offre de la FNAC

"Afin de pouvoir examiner la possibilité d'une offre améliorée"
Pour résister à Amazon,
la FNAC a besoin du renfort de Darty qu'elle veut absorber
le conseil d'administration de Darty a annoncé lundi avoir demandé un nouveau délai de réflexion sur la proposition de rachat faite par la FNAC de la part du groupe d'Alexandre Bompard.
Initialement attendue pour le 28 octobre, la décision est donc reportée au 11 novembre. Le 30 septembre, la FNAC avait proposé de racheter son concurrent, Darty, via un échange de titres uniquement, valorisant ce dernier à environ 533 millions de livres (720 millions d'euros).

La semaine s'annonçait décisive pour le projet de rachat de Darty par la FNAC, la législation boursière britannique donnant aux deux groupes jusqu'au mercredi 28 octobre pour se positionner formellement. Le 30 septembre,
le distributeur français de produits culturels et technologiques avait proposé de racheter son concurrent spécialisé dans l'électroménager. Bien qu'opérant principalement en France, Darty est coté à Londres, et son actionnariat est majoritairement anglo-saxon.

Darty veut mettre à profit deux semaines de réflexion supplémentaires

Cette possibilité prévue par la réglementation boursière britannique lui permet d'approfondir l'offre. 
Le conseil d'administration de Darty indique vouloir notamment se pencher "sur l'opportunité d'introduire un paiement en espèces dans la transaction".
Il voudrait également obtenir "une compréhension détaillée des synergies attendues d'un rapprochement entre Fnac et Darty", et des précisions quant à la "faisabilité de la transaction" et "la protection des intérêts de Darty", indique le communiqué.

"Dans l'hypothèse où le conseil d'administration ne serait pas en mesure d'atteindre un accord avec la FNAC, il [Darty] reste confiant dans la qualité et l'engagement de ses employés, ainsi que la capacité du management à poursuivre la mise en oeuvre de la stratégie en tant que société indépendante et à créer ainsi de la valeur pour les actionnaires", est-il ajouté. Darty précise que cette annonce a été faite "sans le consentement de la Fnac".

Darty n'a pas encore répondu aux avances de la FNAC

Si ce rachat aboutissait, il se ferait uniquement par échange de titres, et valoriserait Darty à "environ 533 millions de livres" (720 millions d'euros). Les règles boursières donnent à la Fnac jusqu'à mercredi 18h00 (heure française, pour soit s'engager à déposer une offre ferme de rachat - amicale en cas de recommandation positive du conseil d'administration de Darty, hostile en cas de rejet - soit renoncer à son projet.

En cas de rupture des pourparlers, la FNAC n'aura plus le droit de refaire une offre sur Darty avant au moins six mois. Cette date du 28 octobre sert également de facto de référence au conseil d'administration de Darty, qui doit se prononcer sur ce projet et recommander à ses actionnaires d'accepter ou de refuser la proposition de la Fnac.

S'il l'approuve, les actionnaires devraient a priori suivre son avis, et le rachat aurait donc toutes les chances de se conclure. En cas de rejet par le "board" de Darty, la FNAC pourrait lancer une offre hostile, mais sans garantie que les actionnaires de sa cible l'acceptent. Enfin, troisième scénario: les deux groupes peuvent demander conjointement un délai de réflexion supplémentaire de six semaines.

Suspense entier

Jusqu'à dimanche, les deux groupes avaient limité les commentaires. Mais cherchant à convaincre Darty du bien-fondé de sa proposition, la FNAC a toutefois fait monter la pression dimanche en mettant en avant les résultats d'une étude menée par un cabinet d'audit, chiffrant à 85 millions d'euros par an les synergies permises par le rapprochement des deux groupes.
Des gains pourraient notamment être obtenus sur les achats, avec des négociations communes auprès des fournisseurs, notamment les puissants Apple et Samsung, pour obtenir de meilleurs tarifs.
L'"agitateur culturel" avait déjà cité la "très grande notoriété" des deux marques, leurs sites internet "performants" et le caractère "complémentaire" de leurs réseaux de magasins parmi les atouts d'une fusion.

Le groupe fait aussi valoir que le projet de transaction est salué par les marchés financiers qui ont fait grimper les titres de Darty et FNAC de respectivement 23% et 12% depuis son annonce.

La FNAC s'est également prévalue dimanche de "l'engagement irrévocable" du fonds Knight Vinke, premier actionnaire du distributeur d'électroménager (14,35%), déjà officiellement partisan d'un rapprochement, ainsi que d'une "lettre d'intention de soutien" de la part de DNCA Finance, qui détient 9,3% du capital de Darty. Le conseil d'administration de ce dernier s'est, lui, montré prudent.
Il avait simplement indiqué "devoir étudier de plus près les avantages d'un éventuel rapprochement" et "les risques encourus par la réalisation de cette opération, afin de déterminer s'il y a une possibilité à ce qu'une offre puisse être recommandée aux actionnaires".

Objectif: conter Amazon avec un groupe à la française

Les 184 magasins de la FNAC, dont 111 en France, ont dégagé en 2014 un bénéfice net de 41 millions d'euros, pour un chiffre d'affaires de 3,89 milliards (-0,3%). Au troisième trimestre, ses ventes se sont redressées, notamment en France (+0,6%). Le groupe compte 14.500 collaborateurs, à 61% en France.

Darty possède, lui, 222 magasins en France et a renoué avec les bénéfices sur son exercice 2014/2015, avec 13,8 millions d'euros de résultat net pour un chiffre d'affaires de 3,51 milliards (+3,2%). Il emploie environ 12.600 personnes en France et à l'étranger.

Un nouveau groupe Fnac/Darty, soit 7,4 milliards d'euros de chiffre d'affaires, pourrait capitaliser environ 1,1 milliard d'euros et se traiter 16,7 fois ses profits attendus en 2015 avant 10,9 fois ceux de 2016, calcule la note de recherche. 
Durant sa première année d'existence, la nouvelle entité devrait dégager une marge opérationnelle de 2,5%. 

Régionale:129 personnalités soutiennent Estrosi (LR), dont le patron du Rugby Club de Toulon

Boudjellal soutient Estrosi contre les "chemises noires" du FN

Le président du Rugby Club Toulonnais ne compte pas sur le candidat socialiste

Mourad Boudjellal a annoncé qu'il rejoint le comité de soutien de Christian Estrosi, candidat Les Républicains aux prochaines élections régionales, pour s’opposer au Front national.
"Nous, à Toulon, on a connu le Front national en 199, a lancé M. Boudjellal à la tribune, au cours de cette soirée destinée à présenter le comité de soutien de Christian Estrosi, jeudi soir à AntibesLe FN, c’est une ville qui se divise, des commerces dans lesquels on ne va plus, des gens qui se séparent. Je n’ai pas envie que ma région ressemble à ça."

Mourad Boudjellal a mis en garde Christian Estrosi: contre les All Blacks ? "N’oublie pas, Christian, que tu as en face de toi une équipe qui joue avec un maillot noir. Mais n’oublie jamais aussi que quand elle s’approchera, tu verras qu’en fait, ce maillot noir, c’est une chemise noire. Alors, comme dirait Bernard Laporte [l’entraîneur du RCT, lui aussi membre du comité de soutien], pas de faute, Christian, pas de faute."

Ses propos ne relèvent pas le débat
Le FN a géré la mairie de Toulon pendant sept ans dans les années 90. Au micro de Léa Salamé sur France Inter ce mardi, il a réaffirmé son opposition au parti de Marine Le Pen. "Le Front National est une sorte de prostitué de la pauvreté, selon Boudjellal.  Plus la pauvreté augmente, plus ils se maquillent et ils sortent vendre leurs salades".
En Paca, "on est déjà au second tour", assure cet homme de gauche, homme d'affaires fondateur des Editions du Soleil devenu actionnaire principal du club, qui se tourne vers LR pour faire barrage au Front National et la partie va se jouer entre Christian Estrosi et Marion Maréchal-Le Pen, pronostique-t-il. 

Pessimiste, Boudjellal juge le salut incertain à travers une "politique de répartition des richesses différente" et 
"le Front national, inéluctablement, est appelé à prendre le pouvoir," avançait-il dans un entretien accordé ce lundi à Libération. Tout ce qu’on peut faire, c’est repousser l’échéance."

"Sur l’intégrisme, je peux être plus violent que Christian Estrosi"
"Si on ne veut pas que la région PACA ressemble au Nord-Pas-de-Calais en termes de météo politique, on n’a pas d’autre choix que de voter Christian Estrosi". 
Malgré ses sorties très droitières parfois ? "Sur l’intégrisme, je peux être plus violent que lui, rétorque Boudjellal. Je pense qu’il a des écarts de langage pour ratisser un peu large. Je le connais très bien, ce n’est pas le discours qu’il m’a tenu." Là où dans la liste de Maréchal-Le Pen, "on retrouve des types comme Philippe Vardon, citait-il à Libération, les Jeunesses identitaires, des mecs à la droite de Göring et Goebbels !" Boudjellal, qui se définit comme "mondialiste" et ne manie pas la langue de bois, assure qu'il sera "vigilant" sur les écarts de son candidat. D'ailleurs, pour ce fils de mère algérienne, "aujourd’hui, les seuls qui peuvent avoir intérêt à voter FN, ce sont les charcutiers, puisque le parti veut mettre du porc à tous les repas." Estrosi devra être "vigilant" sur les écarts de son soutien... 
C'est ainsi que Boudjellal s'en est pris aux instances dirigeantes du rugby.
"Le rugby, un sport raciste et j'assume mes mots." Si ce n'est "xénophobe", tout est devenu "raciste" en France, selon les idéologues, explique-t-il. Boudjellal en fait-il trop ? Lien PaSiDupes

Le comité de soutien à Christian Estrosi

Ce comité de soutien, présidé par Bernadette Chirac et Jean-Claude Gaudin, sénateur-maire de Marseillecomprend plus d’une centaine de personnalités, des chefs d'entreprises et des médecins, des acteurs comme Gérard Depardieu, des réalisateurs (Alexandre Arcady) et des chanteurs (Enrico Macias ou Priscilla), des journalistes (Ivan Levaï, Georges-Marc Benamou et Alexandre Adler), des écrivains comme Marek Halter ou des anciens ministres comme Claude Allègre ou Jean-Jacques Aillagon, et de nombreux sportifs, tels Jean Alesi, Basil Boli, David Ginola ou . On se demande qui soutient à gauche le maire de Forcalquier, candidat du Parti socialiste.

"Le candidat socialiste n’a aucune chance dans cette région, a estimé M. Klarsfeld. Si le FN gagne une région en France, ce sera un boulevard pour la présidentielle. J’appelle les électeurs de gauche à surmonter leurs préjugés pour voter Christian Estrosi dès le premier tour. "

A la tribune, Bernadette Chirac a elle aussi dénoncé "le populisme et le repli communautaire" et les "dérives de l’extrême droite". L’avocat Serge Klarsfeld a de son côté appelé les électeurs de gauche "à voter pour Christian Estrosi dès le premier tour", en tant que candidat républicain le mieux placé pour battre le Front national, "un parti raciste, xénophobe et antisémite".

Voici la liste des membres de ce comité de soutien à Christian Estrosi.

Dans le Var, 
 Boudjellal est un opposant viscéral au FN  
Mourad Boudjellal, le président du Rugby Club de Toulon, multiplie les sorties contre le Front national.
Mourad Boudjellal multiplie les essais contre le Front national
Dans la ville d'Hubert Falco (LR), Mourad Boudjellal est un loup blanc. Ce dernier n’a jamais ménagé son opposition au FN. Dernier épisode en date : . Dans une ­petite vidéo précédant le match contre le Stade français, perdu par les Toulonnais, le 21 août, les spectateurs – dont Frédéric Boccaletti, le patron du FN varois – ont pu voir une image montrant Marine Le Pen et Florian Philippot "virer" Jean-Marie Le Pen, à la manière du jeu télévisé "Le Maillon faible". Un mélange des genres qui a pu surprendre...

Cette histoire vient s'ajouter à une longue liste de déclarations anti-Front national d'un Boudjellal radical dans le Var qui est la première fédération militante de la formation nationaliste et où elle enregistre ses meilleurs scores  : elle y compte un sénateur et dirige trois villes. "Je fais ça parce que je suis français, né en France (…), et qu’en France, nous sommes les héritiers d’une grande civilisation. Et je ne veux pas faire ­partie d’une génération qui va insulter nos ­ancêtres", explique-t-il au journal Le Monde. 
Mourad Boudjellal tient à préciser que ce "n’est pas le club qui parle" mais lui, en son nom. Le discours est rôdé et ponctué de phrases-choc qui en font un bon client des media. Voyez plutôt : "A chaque fois que le chômage monte, le FN s’habille, descend dans la rue et tapine. Si l’on règle le problème du chômage, le FN n’existe plus." C'est bien le calcul cynique de Hollande et Valls...

Boudjellal peut être contre-productif 
Le patron de club bénéficie d’une image de gagneur – trois titres européens et un titre de champion depuis son arrivée en 2006 –, et le FN le ménage. ­Surtout en période électorale, dans une région que les Frontistes espèrent gagner en décembre. 
De nombreux sympathisants et militants FN sont supporteurs du RCT.
Les interférences politique et sports agacent, mais la caravane passe. Manu Bielecki, président des Z’acrau du RCT, club de supporteurs revendiquant 1.200 membres, est sûr que les gens font la différence entre la personne Boudjellal et le club. Et même s’il n’a jamais eu de mauvaises ­remontées, il admet que "certains" n’apprécient pas ses sorties anti-FN, estimant que, dans la doxa lepéniste, "il n’y a pas que de mauvaises idées, comme il n’y en a pas que des bonnes ". Match nul.

Pour Amaury Navarranne, tête de liste FN dans les Hautes-Alpes pour les régionales, mais originaire de Toulon et supporteur du RCT, les déclarations de M. Boudjellal n’ont "aucune influence" politiquement, et il ­affirme que le montage de samedi dernier ne l’a pas choqué. "Il a pris cette habitude de l’ingérence", note-t-il. De son côté, M. Boccaletti regrette également le "mélange des genres" et reproche à M. Boudjellal – qu’il reconnaît comme un "adversaire virulent" – de ne s’en prendre qu’au FN. Louis Aliot dresse la synthèse: "Mourad Boudjellal a compris comment fonctionnent les media et il se sert du FN comme d’un sparring-partner."
En tout cas, les Frontistes restent sereins. M. Boudjellal jure qu'il n’entrera "jamais en politique", précisant: "Combattre le FN, ce n’est pas faire de la politique, c’est respecter nos ancêtres." Ici ou là-bas ?

lundi 26 octobre 2015

Accident de Puisseguin: Hollande arrive pour une cérémonie en mémoire des victimes, à Petit-Palais

Le croque-mort Hollande livre les chrysanthèmes ce mardi

Le président de la République est attendu à Petit-Palais (Gironde), cette fois
Valls, Cazeneuve et Vidalies avaient ignoré ce village pourtant plus durement touché que Puisseguin où ils s'étaient rendus par erreur. La cérémonie en hommage aux 43 victimes de l'accident de Puisseguin le vendredi 23 aura donc bien lieu à Petit-Palais, en présence du chef de l'Etat

Est-ce de la délectation morbide ?
Samedi 24, l'Elysée a fait savoir que le président de la République, la maire de la commune et le préfet était convenus "d'organiser une cérémonie mardi 27 en hommage aux victimes".
Quatre jours après le drame de Puisseguin, l'un des pires accidents de la route qu'a connu la France, François Hollande est attendu dans le village martyr de Petit-Palais (Gironde), commune d'où venait la quasi totalité des personnes âgées tuées dans la collision de leur autobus de tourisme avec un camion de transport.
La seule présence - discrète, mais solidaire - des préfets de région et du département n'aurait-elle pas contribué au respect du deuil de la population et à son recueillement ?

Ce lundi, le procureur de la République de Libourne, Christophe Auger, a fait un premier point sur l'enquête

Lors de cette conférence de presse, le procureur de la République et les enquêteurs ont communiqué ce lundi de nouvelles informations sur les circonstances du drame, laissant entrevoir un probable scénario du drame. "Le chauffeur du poids lourd (...) s'est déporté sur la voie de gauche, alors que la route était sinueuse à cet endroit, comme indiqué par la signalisation. (...) Des traces de ripage et de freinage laissent penser que le conducteur a tenté de redresser son véhicule", a expliqué le procureur.

Restait à savoir comment les deux véhicules ont pu s'embraser aussi facilement. Selon les enquêteurs, une tige métallique d'un peu plus d'un mètre, retrouvée dans l'habitacle du camion, serait à l'origine de l'incendie. Elle se serait plantée dans un réservoir additionnel de gasoil sous l'effet du choc. Sous pression, celui-ci s'enflamme beaucoup plus facilement, ce qui aurait suffi à causer l'incendie qui a piégé la plupart de passagers de l'autocar.

Il a également fait part de son intention d'ouvrir une information judiciaire pour "homicides et blessures involontaires". Elle ne pourra cependant être ouverte que lorsque l'ensemble des victimes seront identifiées, ce qui devrait être fait à la fin de la semaine prochaine.