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samedi 1 juillet 2017

François Ruffin (LFI), élu député en trichant ?

François Ruffin aurait enfreint les règles du code électoral

Candidat de la France Insoumise dans la 1re circonscription de la Somme, lors des élections législatives du début du mois de juin, 
le réalisateur aurait continué à faire campagne la veille du scrutin,

Résultat de recherche d'images pour "francois ruffin melenchon"
alors que la loi l'interdit formellement, rapporte France 3 Hauts-de-Seine.

Si le candidat ne s'est effectivement pas montré la veille du vote, ses équipes n'ont quant à elles pas cessé de faire campagne, révèle France 3. Porte-à-porte et manifestations de soutien auraient été organisés le samedi, dans sept communes de la circonscription.

Ces manœuvres ne sont pas proscrites, selon l'entourage LFI de François Ruffin.
Débraillé, donc insoumis !
"Ça a été vu avec notre avocat et la préfecture et c'est autorisé", a-t-il raconté (ci-contre, siégeant à la gauche du futur président de l'Assemblée, François de Rugy). Une information confirmée par la préfecture de la Somme et par le ministère de l'Intérieur. Le porte-à-porte est donc autorisé la veille d'un scrutin, seul le tractage est formellement prohibé, tout comme salir les adversaires en dernière minute. Des conditions qui, selon certains témoins, n'auraient pourtant pas été respectées par les militants du mouvement de François Ruffin "Picardie Debout".

Les comptes de campagne du réalisateur subversif de "Merci Patron" suscitent également quelques interrogations. 

Résultat de recherche d'images pour "francois ruffin melenchon"50% de son budget proviendrait de donations, ont découvert ses adversaires, alors que le règlement les limite à 20%. 
France 3 précise tout de même que ces 20% ne s'appliquent qu'aux dons en liquide. La mandataire financière du candidat de la France Insoumise aurait d'ailleurs dû en renvoyer une grande partie pour demander en échange un chèque.

Ruffin "ne vivra pas avec le Smic"

"Il a d’autres sources de revenus"... a indiqué son camarade du groupe La France insoumise à l’Assemblée, Alexis Corbière, qui ironise sur la promesse de son collègue, un bien "bel exemple".
Le journaliste-réalisateur François Ruffin, élu député de la 1ère circonscription de la Somme, a en effet clamé qu’il se paiera au Smic, réservant le reste de ses revenus "à des oeuvres".
"Non, mais il ne vivra pas avec le Smic, François Ruffin. Il a d’autres sources de revenus. Il gardera l’équivalent d’un Smic sur sa pension de parlementaire", a précisé A. Corbière, interrogé sur le sujet par RTL.

"Moi je n’ai pas de patrimoine, je n’ai aucune famille qui a de l’argent, je ne possède rien à part un vélo. Je suis dans une situation comme beaucoup de gens. (...) Je ne m’enrichirai certainement pas mais j’aurai des conditions de travail qui me permettront d’avancer comme parlementaire", a poursuivi le député de Seine-Saint-Denis.
"Il faut que chacun soit dans une réalité qui fait qu’il ne voit pas ses conditions de rémunération baisser et je ne crois pas que ce soit le cas de François Ruffin», a-t-il également insisté.

Incivilités au Palais Bourbon

Mardi 27 juin, les députés du groupe La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon et François Ruffin ne se sont pas levés dans l'Hémicycle et ont refusé d'applaudir le nouveau président à la fin de son discours inaugural au "perchoir".

L'insoumission des noeuds  
Pour la première séance de la législature, ces deux nouveaux députés "insoumis" ont décidé de s'opposer frontalement à la majorité présidentielle. Quelques heures auparavant, rejetant les "codes vestimentaires qui nous sont imposés" à l'Assemblée nationale, Jean-Luc Mélenchon, Alexis Corbière, François Ruffin ou encore Bastien Lachaud ont siégé dans l'Assemblée nationale sans cravate.

dimanche 18 juin 2017

Législative : Valls, humilié par le recours de sa rivale pour ...tricherie, dans l'Essonne

Valls, menacé par une inconnue de la diversité

La concurrente Insoumise de Valls revendique elle aussi la victoire

"Manuel Valls s'impose de justesse dans l'Essonne", estime le Huffington Post.
Le site recourt aux parenthèses pour concéder: "mais le résultat est contesté"...
Arrivé en tête au premier tour de la législative, grâce notamment à l'absence de candidat investi par le camp présidentiel, Valls affrontait une candidate de la France Insoumise de Mélenchon, également soutenue par son vainqueur à la primaire citoyenne du PS, Benoît Hamon, un ex-ministre socialiste de l'ancien premier ministre socialiste. Déserteur parmi d'autres, l'ancien Premier ministre avait assuré vouloir être "utile" à la "réussite" du quinquennat d'Emmanuel Macron.

En rupture avec le Parti socialiste, mais éconduit par La République en Marche qui a refusé de lui accorder l'asile, Manuel Valls jouait son avenir politique sur le dernier mandat qu'il détient encore, en se représentant aux législatives dans son fief de l'Essonne où il était député-maire d'Evry. Une question de survie pour le Catalan.

L'ancien collaborateur de François Hollande a obtenu 50.3% des voix au second tour face à sa rivale, Farida Amrani (FI), soit 139 voix d'avance. 
"Avec la prudence, bien sûr, qui s'impose ce soir, je suis élu avec 50,3%", a annoncé Manuel Valls "dans une ambiance très chahutée" (sic), depuis sa mairie d'Evry (PS) et malgré les vives contestations de Corbeil-Essonnes. 
Pour autant, ce résultat est contesté par ses adversaires qui l'accusent d'avoir triché. 
VOIR et ENTENDRE Manuel Valls annoncer sa courte victoire sous les huées :

Un responsable local de la France Insoumise à Corbeil-Essonne a exigé une vérification des votes, immédiatement après cette déclaration. "Il y a un ou deux bureaux où nous n'avons pas les résultats. Personne pour vérifier. Il n'y a pas besoin d'avoir fait Sciences Po pour comprendre qu'il manque 100 voix, 50 voix", a-t-il déclaré à BFMTV.
"On a le droit de vérifier", a-t-il insisté, avant de déclarer n'avoir "aucune confiance dans Manuel Valls". 

Des échauffourées ont même éclaté au cours de son annonce de son score.



Venue de Corbeil-Essonnes, une quinzaine de militants de La France insoumise pro-Amrani ont perturbé son intervention, criant "tricheur, tricheur" et "Farida, Farida", après avoir réussi à pénétrer dans la mairie", commente le HuffPost, laissant croire que, au jour d'un scrutin, une mairie ne serait pas ouverte à tous les citoyens. "Ils ont été évacués manu militari par la police et repoussés sur les marches de l'hôtel de ville, où il y a eu des échauffourées", a constaté [sic] un journaliste de l'AFP, histoire de minimiser les violences physiques exercées par le service d'ordre de la mairie. 

La candidate insoumise, qui a également revendiqué la victoire, a annoncé vouloir déposer un recours dès demain matin.
S'exprimant devant la mairie, Farida Amrani a elle aussi revendiqué la victoire au second tour du scrutin et a annoncé un recours dès lundi, à travers ses avocats. "En tant que candidate, j'ai constaté des irrégularités sur certains bureaux, et notamment un", a-t-elle assuré, avant d'ajouter: "aujourd'hui on ne reconnaît pas la victoire de l'ex-Premier ministre".

Sophia Chikirou, la directrice de campagne du leader du mouvement, Jean-Luc Mélenchon, s'en est également prise au candidat Manuel Valls sur Twitter, le traitant de "tricheur" et appelant à un recomptage à Evry. 
"Cela concerne quatre bureaux, tous à Evry", a précisé Ulysse Rabaté, 30 ans, conseiller municipal (PCF) à Corbeil-Essonnes, suppléant de Mme Amrani, 40 ans, conseillère municipale (PCF) à Evry, évoquant une situation "extrêmement douteuse". "On sera demain matin en préfecture avec les procès-verbaux. On est déjà en contact avec des avocats”, a-t-il assuré. Ulysse Rabaté s’était déjà présenté face à Manuel Valls en 2012. Farida Amrani, 40 ans, a été élue en 2014 à la mairie d’Evry en s’opposant au PS.
L'ancien candidat malheureux à la primaire PS élargie a évoqué une campagne "parfois haineuse". Avec Le Foll, il est l'un des rares anciens ministres du quinquennat Hollande à rester à l'Assemblée nationale : Touraine, Urvoas, El Khomri, Vallaud-Belkacem, notamment, ont été sanctionnées. 

Un échec de Valls symboliserait  dans l'Histoire la décapitation du Parti socialiste.
L'ex-locataire de Matignon, 54 ans, n'aurait plus qu'un seul mandat (conseiller municipal à Evry) malgré le soutien de plusieurs poids lourds des anciens et de l'actuel gouvernements : Bernard Cazeneuve, Jean-Yves Le Drian ou François Bayrou (actuel garde des Sceaux, lui-même soupçonné d'avoir employé sa secrétaire particulière au service du MoDem), ainsi que celui du comité local d'En Marche!... Valls partait favori de ce second tour, fort de son avance de près de 2.200 voix sur Mme Amrani au soir du premier tour : 25,45% des voix contre 17,61%. Il pouvait cependant craindre un sursaut de participation, après une importante abstention au premier tour (60%) et un report des voix défavorable dans cette circonscription où Jean-Luc Mélenchon était arrivé en tête à l'élection présidentielle.
Contre La France Insoumise, Manuel Valls avait également bénéficié du soutien du sénateur LR de l'Essonne Serge Dassault, mis en examen pour des soupçons de fraude électorale à Corbeil-Essonnes, mais en attente d'une décision. 
Valls sera-t-il pareillement mis en examen pour des soupçons de fraude électorale ?...

dimanche 29 juin 2014

Ecole: il faut sauver les notes, alerte Brighelli

Brighelli repart en croisade

Les agences de notation traumatisent
nos dirigeants
Le ministre Hamon propose d'abandonner la note chiffrée.

Jean-Paul Brighelli dénonce une tentative de casser le thermomètre,
de dissimuler le déclin du niveau des élèves affiché par l'OCDE, et, in fine, l'abandon de nos valeurs.

Que comprendront les parents à l'évaluation "bienveillante" de Benoît Hamon, bac +3 ?
Invité par Europe 1 cette semaine à m'exprimer sur le projet d'abandon de la notation dont Benoît Hamon, qui n'avait rien d'autre à faire, s'est fait le chantre, j'ai annoncé - autant en rire puisque c'est à pleurer - le renoncement officiel, par Marisol Touraine, à l'usage des thermomètres, bien coupables d'indiquer, parfois, que le patient a la fièvre. Nous voici revenus au XVIIe siècle, quand on faisait tomber la température en saignant le malade - jusqu'à ce qu'il en crève parfois, demandez donc à la mère de Molière. Si effectivement vous ôtez quelques pintes de sang, la pression descendue régulera votre pouls - jusqu'à ce que ça remonte, parce que vous n'avez rien guéri, juste occulté le symptôme. Benoît Hamon en est là. 

Que comprendront les parents à l'évaluation "bienveillante" de Benoît Hamon ?
L'évaluation "bienveillante" de Benoît Hamon ne peut que
rallier les ignorants et les aigris
Il installe une conférence sur l'évaluation (contre l'avis de tous ses services, à commencer par la DGESCO, contre l'avis même du CNESCO, le Conseil national d'évaluation du système éducatif, un "machin" installé par son prédécesseur, Vincent Peillon, dont la tête lui sert aujourd'hui de marchepied pour tenter d'exister), afin d'en finir avec la "dictature" des notes, qui, nous le savons bien, humilient chaque jour des milliers d'enfants...

Les profs sont méchants ? Pas même. Je n'en connais pas qui se délectent à mettre de mauvaises notes. Mais j'en connais trop qui ont renoncé à afficher la vérité des prix, et gonflent artificiellement les résultats - après tout, on le leur demande officiellement au brevet et au bac.

Je ne suis pas ma note

On connaît l'excuse classique du cancre ramenant à la maison un devoir malmené par le correcteur : "C'est parce que le prof ne m'aime pas !"
Le ministre tient le même raisonnement tordu, confondant la valeur de l'exercice - noté de 0 à 20 - et la valeur de l'élève. Que tu aies un zéro, bougre d'imbécile, ne signifie pas que tu es un zéro ! Il faut un cerveau creux résidant rue de Grenelle pour le croire - et valoir, justement, zéro. Mais qui se soucie au fond de ce que vaut vraiment un ministre ?

Exit, donc, un système de notation qui remonte au XVIIe siècle : il appartenait sans doute à la gauche de nous débarrasser de cet ultime souvenir des grands collèges jésuites, de cette dernière référence au Grand Siècle. Si Richelieu, puis Louis XIV, avaient généré ce système d'évaluation des enfants (nobles) du système d'enseignement mis en place par les disciples de Loyola, c'est parce qu'ils croyaient en la valeur globale de leur civilisation. La France de Louis XIV (et je tiens compte aussi des famines, des guerres, des excommunications et des bûchers) valait cher ; la France de Hollande ne vaut plus grand-chose. Un grand doute a saisi le pays, et les gouvernants, qui ne gouvernent plus rien, s'en font l'écho.

Remplacer une note par une évaluation est contre-productif, dans l'optique même défendue par Hamon. Le chiffre a une objectivité. L'évaluation nous ramène à une subjectivité - l'enfant sera bien plus stigmatisé par un jugement global que par le détail de sa performance.

"Maman, j'ai eu du vert aujourd'hui !"
(et Duflot n'y est pour rien)

Déjà, le primaire évolue au gré des "livrets de compétences" : acquises, non acquises, ou en voie d'acquisition. Base trois. Une usine à gaz qui bouffe le temps scolaire. En janvier 1969, le gouvernement avait décidé, dans un grand élan post-soixante-huitard, d'adopter la notation en ABCDE - base cinq. [avec des C+ équivalent à 11, des C pour 10/20 et des C- pour 9: la belle "avancée" !] Elle fit long feu, et le génie national réimposa une base dix, ou vingt - que l'on peut affiner à l'infini en demi, quart ou centième de point. Sans doute ce qu'il y a de plus précis depuis que Fahrenheit et Celsius ont inventé leurs échelles respectives du froid et du chaud : mais le thermomètre est désormais hors la loi... [Trop de rigueur scientifique nuirait à l'élève  apprenant... quand bien même rappellerait-on que la note ne tombe pas du ciel mais est le résultat du calcul d'un barême réfléchi et établi en fonction d'un objectif précis]

Pourquoi le primaire (et, localement, quelques classes de sixième et de cinquième, prélude à la primarisation du collège) ? Parce que les moyens de pression (en clair, la présence d'un corps d'inspecteurs) sont bien plus prégnants sur les écoles communales que dans le secondaire [les maires ont un droit de regard -ou de sanction- par le biais de la participation financière de la commune au fonctionnement des écoles maternelles et primaires publiques: le maire est en effet garant de l’obligation scolaire, de la sécurité des élèves aux abords de l’école et peut être amené à autoriser l’utilisation des locaux scolaires ainsi qu’à intervenir dans de nombreuses autres occasions]. Un inspecteur primaire (IEN) travaille sur une zone réduite, connaît chacune de ses ouailles, les visite régulièrement. Un IPR (inspecteur pédagogique régional) a souvent un rectorat entier à labourer, et n'inspecte les enseignants qui lui sont dévolus que tous les six ans, en moyenne (j'ai passé 14 ans, en banlieue parisienne, sans voir la queue d'un). Allez imposer des consignes à des gens que vous ne voyez que de loin en loin...

Voici donc la Note sacro-sainte remplacée par des smileys souriants (interdiction de faire la gueule, dans le système Hamon), ou des codes couleur plus aisément lisibles par des élèves analphabètes [venus d'au-delà des mers et des frontières]. Ce bariolage est-il plus efficace que l'indication chiffrée ? Ma foi, j'aimerais savoir ce que les parents y comprennent - "Maman, j'ai eu du vert aujourd'hui, c'est mieux que le rouge hier..." [Les feux tricolores serviraient certes de repères, mais les radars, mobiles ou embarqués, seraient exclus, tout justes bons pour les prochains détenteurs du permis de conduire à 15 ans, l'obligation scolaire restant, elle, fixée à 16] 
Une grande déferlante écolo-compatible déferle sur l'éducation. [Finis le noir maléfique et le blanc pur] Le vert est paré de toutes les vertus - pourquoi pas le mauve ? Pourquoi pas un code de petits animaux : "J'ai eu un perroquet pour cause de bavardage, un singe par habileté à reproduire, et un cheval en gym parce que je cours vite..." [Les fruits ne faisant pas l'affaire: la banane pourrait traumatiser la petite de couleur, la poire, le petit souffre-douleur de la récré et la figue ou la prune, un(e) possible LGBT]. Tout cela pour déstresser des gosses qui, d'après saint Pisa (je reviendrai prochainement sur ce système d'évaluation qui est aussi fiable que celui que le ministère veut mettre en place), sont parmi les plus angoissés de la planète (ah, vraiment ? Je croyais qu'au Japon ou en Corée... J'ai dû mal lire...).

Un mien collègue, prof de prépa, agrémente ses corrections avec un tampon représentant un clown hilare, en marge des trouvailles les plus pittoresques de ses élèves. Cela les fait bien rire, au lieu de les humilier [le second degré supposerait donc un niveau minimal...]. Et les "bulles" - les zéros - que nous avons tous un jour méritées restent dans notre souvenir bien plus comme des anecdotes drôles que comme des traumatismes inexpiables. Benoît Hamon chercherait-il à exorciser quelque souvenir cuisant [le second degré ne serait donc équitablement distribué] ? S'offrirait-il une psychanalyse aux frais de quelques millions d'élèves ? Je n'ose le croire.

Au passage, le ministre, dans l'interview du Parisien citée plus haut, affiche ses admirables compétences : "Un écolier qui éprouve des difficultés en grammaire et en syntaxe obtiendra zéro en dictée. S'il a progressé en syntaxe, mais qu'il fait encore trop de fautes en grammaire, il aura toujours un zéro. Comment peut-il savoir qu'il a progressé ?" Quelle distinction byzantine entre grammaire et syntaxe [cf. PaSiDupes]! Je peux encore distinguer orthographe d'usage et orthographe grammaticale - celle-ci pesant un peu plus lourd que celle-là. Mais entre faute grammaticale et faute syntaxique... C'est ce que les pères maristes qui ont formé le petit Benoît au Sénégal lui ont appris ? J'ai un doute...


Les dangers de l'évaluation sauvage

Vincent Peillon, après avoir annoncé à grand fracas la "refondation" de l'école républicaine, avait accouché d'une souris - les rythmes scolaires. Benoît Hamon, tout en détricotant l'oeuvre (?) de son prédécesseur, enfourche un très vieux cheval pédagogique, que lui ont suggéré de monter ses conseillers issus des deux syndicats qui contrôlent aujourd'hui l'éducation, le SGEN [socialiste] et le SE-Unsa [ex-FEN, de la maternelle au lycée]. Sans compter les associations de parents d'élèves, FCPE et Apel, l'une et l'autre favorables (malgré l'avis contraire de 80 % de leurs adhérents) au grand remplacement des notes par des sourires. Sans compter les plus fainéants des élèves, qui, à l'occasion du bac et du brevet, ont protesté parce qu'ils craignaient que leurs performances soient sous-notées. Tout, tout de suite, et avec du sucre, s'il vous plaît ! Beaucoup de sucre !

Une civilisation qui a cessé de prôner l'effort et le mérite, et la difficulté vaincue, est-elle encore une civilisation ?
La quasi-totalité des élèves, qui n'est pas composée que de feignasses abruties, est favorable au maintien des notes. À vrai dire, les enfants sont férus de classements en tous genres - ils ont la compétition intrinsèque, la comparaison naturelle, et l'évaluation autrement tranchante que leurs enseignants [Dans leur besoin de repères, ils font au fond confiance aux professionnels, si cinglant soit le verdict]. Demandez à une classe de se noter, l'échelle sera terriblement basse. Le seul souci des élèves, lorsqu'on rend des copies, c'est de savoir combien a eu leur copain, histoire de se situer [comme le font d'ailleurs les parents en quête de contre-examen: c'est un souci légitime, que les gosses poussent parfois jusqu'à la caricature.
De surcroît, ils savent bien que si l'on supprime le code chiffré, un autre code se mettra en place. Christian Combaz, dans le Figaro du 24 juin, note avec raison que "le ministre entend supprimer les notes au moment où les caïds commencent pratiquement à les attribuer dans leur groupe. En tout cas, il y a longtemps qu'ils attribuent les corvées à la place des professeurs. On observe en effet un véritable transfert de souveraineté dans cette affaire : les écoliers et lycéens ont substitué, au système d'approbation officiel, que la notation représentait très bien, celui de la réputation qui revient à l'instinct tribal, et au statut de l'individu dans le groupe mafieux." Continuons ainsi : on substituera à un système pédagogique la loi de la rue [l'unique évaluation restera à la tribu et au gang]. C'est sans doute un progrès [que les media qualifieront d' "avancée"].

Au passage, Benoît Hamon se fait étriller par la Pravda du régime - Le Monde, pour ne pas le nommer. Maryline Baumard y épingle avec pugnacité l'initiative du ministre, tout occupé, selon elle, à démanteler l'oeuvre (?) de son prédécesseur. Un jour les notes, et demain, les ABCD de l'égalité, auxquels elle tient particulièrement. Autant d'aliments pour les réactionnaires et autres "blouses grises" dont je suis probablement. La suppression des notes ferait-elle partie de ce plan, si souvent commenté ici même, qui vise à renforcer les conservatismes jusqu'à la caricature afin de provoquer, à l'horizon 2017, un affrontement gauche/extrême droite ? Qui me souffle que la gauche arrivera troisième, en 2017 ?


Interdiction stalinienne des "mauvaises notes"

Dans la grande gabegie occidentale,
l'idée de Benoît Hamon ne lui est même pas personnelle. Le Québec vient d'interdire les mauvaises notes, ce que le sociologue Mathieu Bock-Côté analyse avec justesse : "Comment ne pas y voir une tricherie monumentale, une dissimulation massive et un travestissement honteux de la réalité ? Comment ne pas y voir un autre indice du décalage entre des institutions publiques entretenant la fiction de leur réussite et une réalité qui leur échappe et qui finit par percer de partout ? Plusieurs ont le sentiment que l'État contemporain travaille souvent à occulter une part importante du réel, comme s'il devait entretenir la fiction d'une société qui progresse, sans quoi il serait obligé de se questionner sur les fondements idéologiques des grandes transformations qu'il pilote depuis près d'un demi-siècle. Les statistiques publiques révèlent autant qu'elles dissimulent la société qu'elles prétendent mettre en scène. Mais le réel filtre ici et là, même si ceux qui le nomment risquent les pires épithètes."

Qui ne comprend en effet que les promoteurs de ce nouvel ordre pédagogique font le lit d'un ordre nouveau qui ne fera pas dans la demi-mesure ? Cette question de l'évaluation, qui pourrait paraître anecdotique (les ministres passent, les profs demeurent - et la force d'inertie des enseignants face aux consignes officielles est considérable), est révélatrice d'un mode global de fonctionnement : lorsque la réalité vous déplaît ou vous dépasse, cassez le thermomètre ou tuez le messager. Mais cela ne change rien à la réalité. Si la transmission des savoirs connaît aujourd'hui une si grave crise, c'est que notre société tout entière ne croit plus à ces savoirs - comme elle ne croit plus en elle-même. La proposition de Benoît Hamon, quand on y pense, est l'un des multiples révélateurs de la perte de confiance en soi, manifestation d'une société en bout de course.

Petite cause, grands effets. L'orthographe n'est pas un combat d'arrière-garde, c'est le noeud même :
lâcher du lest, c'est abandonner le navire. Transmettre les règles d'accord du nom et de l'adjectif, c'est transmettre un système de valeurs ; y renoncer, c'est manifester notre rejet de ces valeurs. La France entière fout le camp, et l'on ne refondera pas l'école sans refonder la cité. Le PS au pouvoir, après l'incurie de la droite (ça y est, vous avez compris que les notions de droite et de gauche étaient inopérantes ?), accentue le délitement tout entier d'une civilisation. Soit nous réagissons - et la réaction sera nécessairement brutale, parce que nous sommes au fond et que seul un grand coup de talon nous ramènera à la surface -, soit nous basculons dans les poubelles de l'Histoire.

vendredi 27 juin 2014

Jean-Marie Le Guen, le secrétaire d’Etat de Hollande qui a sous-évalué son patrimoine

Le Guen n'a pas menti ...puisqu'il a avoué !

Les arrangements avec la déontologie socialiste

Y a-t-il parjure?
Le secrétaire d’Etat chargé des Relations avec le Parlement, Jean-Marie Le Guen, a sous-évalué son patrimoine, selon la Haute autorité pour la transparence de la vie publique. C’était bien la peine que François Hollande prenne la décision de créer une instance chargée de contrôler les déclarations de patrimoine de ses ministres.
Des déclarations obligatoires ne sont pas nécessairement sincères 
L’affaire Cahuzac n'a pas servi de leçon de morale républicaine, ni à gauche, ni au gouvernement. La loi Hollande à ce sujet a été votée le 17 septembre dernier, mais n'a pas non plus été efficace.

Le Guen refuse en ricanant
de communiquer avec la presse

Les déclarations de patrimoine de tous les ministres du gouvernement Valls sont désormais disponibles depuis le site de la Haute autorité pour la transparence de la vie publique. Un site internet devrait bientôt voir le jour, www.declarations-patrimoine.gouvernement.fr ce qui, en neuf mois, prend un temps injustifiable.

En dépit de la Haute autorité, BFMTV continue de douter, comme le montre son emploi du conditionnel: "Jean-Marie Le Guen aurait sous-évalué son patrimoine de 700.000 euros". Les affirmations à l'indicatif sont réservées aux rumeurs visant l'opposition...

Une révélation de la Haute autorité pour la transparence de la vie publique


Ce matin, la Haute autorité a "relevé que les biens et droits immobiliers détenus par l'intéressé étaient évalués à des montants inférieurs aux prix constatés pour des biens comparables". 

C'est évidemment "à l'insu de son plein gré" que le secrétaire d’Etat a donc sous-évalué son patrimoine. La Haute autorité poursuit : "Malgré la difficulté inhérente à la valorisation de biens immobiliers, notamment lorsqu'ils sont détenus en indivision, la Haute autorité a estimé que ces évaluations étaient susceptibles de porter atteinte au caractère exact de cette déclaration".

Le docteur Le Guen est de ces membre de gouvernements socialistes qui sont assujetti à l’Impôt de Solidarité sur la Fortune (ISF)
Il a déclaré 2,6 millions d’euros de biens immobiliers. Bizarrement, ce secrétaire d'Etat ne fait pas confiance au Livret A, pas plus qu'aux assurance-vie: c'est dire qu'un député PS ne craint pas l'avenir.

Le Guen nie avoir oublié 600.000 euros

Lors du contrôle de sa déclaration solennelle, c'est l'administration fiscale -donc Bercy- qui a fait part de ses doutes à la Haute autorité pour la transparence de la vie publique, précise Le Monde. La valeur des appartements du secrétaire d'Etat était, sur la déclaration, inférieure de 30 à 40% aux prix du marché, assure le quotidien.

Sans réussir à convaincre la Haute autorité, Jean-Marie Le Guen avait commencé par arguer que les appartements en question sont sombres et mal exposés, se gausse Le Monde. 

Le Dr Jekyll du gouvernement, qui avait finalement choisi de revoir sa déclaration de patrimoine, nie avoir trafiqué les chiffres.
Interrogé par le quotidien, il déclare, avec une admirable mauvaise foi socialiste: "Dans ma déclaration de patrimoine, j'ai choisi de reprendre l'estimation de celui-ci effectuée par la [Haute autorité]. Personne ne peut donc parler de sous-estimation."

L'avis de ce médecin sur le droit à une fin de vie dans la dignité vous intéresse toujours ?...

vendredi 15 février 2013

Invalidation de deux députées PS, élues des français de l'étranger

Législatives: sanctions du PS pour de nouvelles fraudes


Le Conseil constitutionnel a annulé vendredi l'élection de deux députés socialistes des Français de l'étranger en raison de manquements en matière de comptes et de financement de leur campagne électorale, et les a déclarés inéligibles pour un an.

Le Huffington Post juge que les Sages ont eu la main lourde


Les "Sages" de la rue de Montpensier ont invalidé l'élection de Corinne Narassiguin dans la première circonscription des Français de l'étranger (Amérique du Nord). En prononçant son inéligibilité, le Conseil juge donc que la  députée a exprimé une "volonté de fraude" ou de "manquement d'une particulière gravité aux règles relatives au financement des campagnes électorales".
Chargée du projet mariage pour tous au sein du groupe socialiste, Corinne Narassiguin s'était distinguée comme une élue dévouée à la majorité socialiste, à l'occasion des débats musclés sur le texte, adopté cette semaine au Palais Bourbon. Dès l'annonce de son invalidation, l'ingérieure en communication avait estimé que sa bonne foi n'était pas en cause, accusant une inadéquation des règles électorales aux "spécificités" de l'élection des députés des Français de l'étranger, dont la taille de la circonscription s'étend parfois sur un continent.

Eût-elle respecté les règles, se serait-elle imposée à l’ex-secrétaire d’Etat Frédéric Lefebvre (UMP) qui les a appliquées ?

Ses frères d'armes, comme le rapporteur socialiste du projet de loi, Erwann Binet, ou le député EELV des Français d'Amérique du Sud, Sergio Coronado, lui ont d'ailleurs immédiatement rendu hommage depuis leurs comptes Twitter, s'interrogeant ouvertement sur la sévérité de la décision du Conseil constitutionnel.


L'élection de Daphna Poznanski-Benhamou, qui avait battu l'UMP Valérie Hoffenberg, a également été annulée dans la huitième circonscription des Français de l'étranger (Italie, Grèce, Turquie, Israël).
Née à Oran  en 1950 au temps de l'Algérie française, sa famille se réfugia à Marseille, mais suite à l'attentat contre un foyer Sonacotra à Nice le 10 janvier 1978 par le groupe Charles Martel, Daphna Poznanski-Benhamou décida de partir en Israël avec son mari et ses deux enfants.
Le Conseil constitutionnel reproche à cette juriste d'expérience, d'avoir "réglé directement, sans le truchement de son mandataire financier, une part substantielle des dépenses engagées en vue de (son) élection ", ce qui est interdit.

Désir H., le patron du PS, s'autorise à condamner les juges suprêmes, estimant " sévère " leur décision.

VOIR et ENTENDRE le président Christian Jacob réclamer à  Bartolone un rappel au réglement pour tricherie des députés socialistes sur le vote en faveur du "mariage" entre personnes du même sexe:  

Sept élections ont été invalidées depuis les élections de juin sur 577 circonscriptions 

Pour la première fois, les Français de l'étranger ont pu voter pour les législatives après la création de onze circonscriptions à travers le monde. Contre toute attente, la gauche avait remporté huit de ces onze circonscriptions.
Il fallait se douter que les candidats socialistes avaient encore cédé à leur penchant pour la fraude...

vendredi 17 février 2012

Législatives PS: tricherie présumée à la succession de Julien Dray

Encore une primaire entachée d'irrégularités


Dray tente d'écarter son fils Malek Boutih de la succession


Le divorce s'engage lorsque Julien Dray demande au PS de geler la circonscription.
Le cofondateur de SOS racisme dit vouloir se donner le temps de la réflexion, car il craint de "briguer le mandat de trop". Mais il ne renonce pas non plus. Le hic ? Son ancien "fils le plus proche" (l'Express) a toujours eu des vues sur le siège, une fois son "père" éjecté.

Boutih se déclare plus légitime dans les colonnes du Nouvel Obs.
"Je suis adhérent de la fédération de l'Essonne depuis 20 ans. Naturellement, j'ai envie d'être candidat dans cette circonscription. J'ai milité sur le terrain dès 1988. J'ai implanté l'équipe de Julien Dray au niveau local. Les gens me connaissent. Les militants me font confiance. Je veux bousculer tous ses vieux crocodiles. Il faut laisser la place aux nouvelles générations."


"Dans la cité, les jeunes l'ont surnommé Malek Bounty"
Et il ne recule devant rien.
Début décembre, il envoie une lettre à la direction du PS, accusant Julien Dray de fraude électorale. Dans sa dénonciation, il réclame la suspension par le PS de son ancien mentor. "Malek Boutih est en perdition. Je suis triste de le voir réduit à cela, mais je ne le laisserai pas entraîner les militants et la 10e circonscription dans sa chute. Je n'ai évidemment rien à me reprocher" avait alors rétorqué l'intéressé, un brin énervé.

Pour trancher dans le vif et ne pas ébruiter cette nouvelle affaire de fraude en pleine campagne présidentielle, le PS décide début janvier d'exclure Julien Dray de la course. L'équipe de la Ch'tite Brochen-Aubry décide de réserver la circonscription à un "candidat de la ...diversité" et de soumettre la désignation de celui-ci au vote des militants.

Mais Dray ne se laisse pas effacer
Malek Boutih croit avoir gagné la partie quand Fatima Ogbi présente sa candidature. Selon Le Nouvel Obs, Dray est alors soupçonné de manigancer son retour: si son adjointe gagne, avec Julien Dray comme suppléant, elle pourrait lui laisser sa place une fois élue. "Ce n'est qu'une rumeur! Mon suppléant est un adjoint au maire d'une commune de l'Essonne. Et cela ne changera pas", rétorque Fatima Ogbi.

Et la victime du Premier secrétaire Brochen-Aubry redouble de combativité pour ne pas se laisser écraser par le favori de la patronne du PS. "Boutih n'est pas militant à Grigny, seulement adhérent. Ici, il ne vient jamais, les trois quart des gens de la section ne le connaissent pas. Et dans la cité, les jeunes l'ont surnommé Malek Bounty, parce qu'il est blanc à l'intérieur", stigmatise la candidate.

Comment le fils veut tuer le père
La violence des rivalités contraste avec la force de la relation passée des frères ennemis. "C'est l'incompréhension. Ils passaient leurs vacances et jouaient au poker ensemble. Malek est le parrain du fils de Julien", observe Fodé Sylla, lui aussi ex-patron de SOS racisme.
"Il y a plusieurs cercles autour de Julien, et Malek était le seul qui faisait partie de tous", ajoute un autre proche dans Libération. "J'étais son homme de confiance. Tout ce que je sais, c'est lui qui me l'a appris", confirme même au Monde Malek Boutih.

Les deux hommes se connaissent depuis 1984, et l'arrivée de Boutih à SOS racisme, fondé un an plus tôt par Julien Dray avec le concours de François Mitterrand. À l'instar de nombreux autres jeunes, Dray le trotskiste le formera au militantisme. Ils se suivront au PS, en soirée et dans les salles de ciné. Peut-on résumer la fin de trente ans d'amitié par une querelle politique ? "C'est une affaire psychologiquement dure et politiquement compliquée", explique à Libé la sénatrice Laurence Rossignol, qui pris son envol depuis le nid de Dray. L'ambition, elle ne peut imaginer ce que c'est, puisqu'ils ne pensent qu'à défendre les intérêts des défavorisés, pensait jusqu'ici la population.

Vers un marchandage ministère ou présidence de l'Ile de France ?
Ce n'est pas la première fois que le gourou Julien Dray s'attire l'hostilité de ses anciens adeptes. "Il exerce une sorte d'emprise sur eux. Il forme les gens. Mais paraît se satisfaire ensuite de les bloquer", accuse dans Le Monde Olivier Leonhardt, ancien assistant parlementaire de Dray et maire de Sainte-Geneviève-des-Bois. Aurait-il eu à souffrir du sadisme de Juju Dray ? "On ne tourne pas la page Dray. On l'arrache" va jusqu'à nous confier un dirigeant socialiste anonyme qui ne veut pas se faire éclater les deux genoux.
Raquel Garrido maintenant dans l'équipe de campagne du trotskiste Jean-Luc Mélenchon, François Delapierre, directeur de campagne du candidat des communistes, ou encore Sergio Coronado, directeur de campagne d'Eva Joly, candidate des altermondialistes d'Europe Ecologie..., tous sont d'anciens poulains de SOS racisme qui lui ont tournés le dos et acceptent à peine de lui adresser la parole dans les couloirs de l'Assemblée.

"Je suis d'une nouvelle époque, je ne sais pas pourquoi ils lui en veulent. Tout ce que je peux dire, c'est que moi il m'a toujours laissé beaucoup de responsabilité. Il fait attention à moi, il est affectif, mais il n'est pas paternaliste", assure quant à elle Fatima Ogbi.

Le jeu des chaises musicales reprend
À un tournant crucial de sa carrière, l'intrigant reste pour le moment tapi dans l'ombre et se fait rare désormais dans les media. Certains murmurent qu'il attend une victoire de la gauche et un éventuel ministère, ou une passation de pouvoir entre Jean-Paul Huchon et lui à la tête de l'Ile-de-France, aux prochaines élections régionales.


Culture socialiste de la tricherie, culture inférieure ?...

Des soupçons de bourrage d'urnes entachent la désignation du candidat à la succession de Julien Dray aux prochaines législatives à Grigny-Sainte-Geneviève: une "poignée" de votes a bloqué la régularité du dépouillement dans la 10e circonscription de l'Essonne, ce vendredi.

La démocratie a des ratés au PS
Jeudi soir, une primaire devait départager les postulants (ceux que ce pauvre Montebourg appelle des "impétrants" !) à la succession de Julien Dray, député PS sortant qui ne se représente pas, à la suite de ses nombreuses affaires de justice.

La triche - élevée au rang de science politique - n'a pas permis à la commission électorale du PS réunie ce vendredi de trancher entre l'ex-président de SOS racisme Malek Boutih et Fatima Ogbi, la suppléante de Julien Dray, que la direction du PS désavoue.

La commission fait obstacle à la candidate de Julien Dray
Ils refont en Essonne le coup du congrès de Reims où la maire de Lille et l'amère Royal se déchirèrent !


Jeudi soir, Boutih a clairement revendiqué la victoire après avoir devancé sa rivale d'une courte tête à la fin du dépouillement (154 voix contre 151). Mais à la suite d'un recours de dernière minute de l'ancien président de SOS Racisme, neuf bulletins n'ont pas été comptabilisés, provoquant la colère du camp d'en face. La commission électorale devait décider ce vendredi si elle ouvrait les dits bulletins - ce qui aurait pu donner la victoire à Fatima Ogbi - ou si elle validait le premier résultat favorable à Boutih.

A ce jour, les commissaires ont décidé de ne rien faire...
Les bulletins n'ont pas été ouverts, ce qui redonne espoir à Malek Boutih. "Il n'y a pas vainqueur officiel à cette primaire pour l'instant, confie un membre de la commission électorale. Il y aura une investiture mardi."

"Touche à mon pote"
Le feuilleton - qui se déroule sous fond de tensions vives entre Julien Dray et son ex-"pote" Malek Boutih - continue: suite au prochain numéro !

Tricherie ordinaire, indécision permanente.

mardi 31 janvier 2012

Eva Joly se raconte "sans tricher": sérieux ?

Battue d'avance, elle tacle les "tricheurs"


Bouche dégoûtée, haineuse,
regard oblique
de la candidate de la droiture



Pour la première fois "notre bi-nationale" Gro-Eva Joly se confie dans un livre autobiographique. La "vieille éthique" d’Europe Ecologie-Les Verts (EELV) sort mercredi un livre autobiographique Sans tricher (Les Arènes), révèle Le Parisien.
La candidate d’Europe Ecologie - Les Verts (EELV), larguée dans les sondages, espère mieux se faire connaître et adoucir son image en se dévoilant davantage.

Rupture familiale

Mal-aimée, la détestable est détestée

Misérabilisme
La jeune Eva arrive en France à 20 ans et se fait engager au pair chez les Joly.
" Chez eux, où j’arrivais comme jeune fille au pair en février 1964 le bon goût est une règle impérative. J’ai senti que ma robe verte ne passait pas très bien ?! A l’époque, je n’avais pas le sou, je vivais avec 200 francs par mois et mes parents ne m’envoyaient rien de Norvège. Je suis donc allée au marché Saint-Pierre. J’ai acheté un crêpe noir et un patron. Je me suis fait un ensemble que j’ai cousu à la main dans ma chambre de bonne […].

Intrigante
Le fils, Pascal Joly, [cousin de l'humoriste Sylvie Joly] et moi sommes tombés amoureux. La bienveillance des premiers temps s’est muée en méfiance au fur et à mesure que notre histoire s’est affirmée puis en hostilité lorsque Pascal et moi avons annoncé notre mariage […]. Nous habitions un petit studio de 14 m2. Mon futur mari commençait ses études de médecine, longues et accaparantes. Pour nous faire vivre, j’ai travaillé comme secrétaire. "

Affaire Elf : " J’ai reçu des menaces de mort "
Miss Norvège à 18 ans, la conseillère juridique de l'hôpital psychiatrique d'Étampes accède à Ecole Nationale de la Magistrature par concours spécial en ...1981. La même année, à 38 ans, elle est nommée substitut du procureur de la République à Orléans, puis devient juge d’instruction.

Treize ans plus tard, elle s’occupe de l’affaire Elf à partir de 1994.
" Une instruction qui allait occuper huit années de ma vie et transformer ma vision du monde […]. L’Afrique, le continent le plus pauvre du monde, participait à l’enrichissement d’une foule de gens et finançait sans doute une partie de la vie politique française […]. Ce fut mon premier combat contre les lobbys — et ce ne sera pas le dernier […]. Je dormais avec l’affaire Elf. J’ai subi toutes les pressions et menaces qu’on peut imaginer. Y compris des menaces de mort. (...) J’avais été menacée de mort, protégée par des gardes du corps."
Parmi ses confidences, l’ancienne juge raconte son entrée en politique
Les socialistes ?
L’influence de Roland Dumas et de ses compagnons du premier cercle de François Mitterrand restait forte. Leur conception du pouvoir ne me donnait pas envie de frapper à cette porte."
De là à faire de sa rancune personnelle le moteur de son action judiciare...
Et ce sont précisément les habits que F. Hollande essaie d'enfiler !

François Bayrou
?
Eva Joly se rapproche finalement de François Bayrou:
"Il est venu chez moi, dans mon deux-pièces parisien. Nous avons pris un verre sur la terrasse […]. L’homme est estimable. Il a voté contre le bouclier fiscal et s’est opposé à Nicolas Sarkozy. Mais sur le reste des questions économiques sociales et écologiques, il reste au milieu du gué […].

Europe Ecologie ?
"C’est à ce moment-là que Dany Cohn-Bendit m’a téléphoné. Il venait de fonder Europe Ecologie […]. J’étais enthousiasmée par son projet, sa chaleur humaine, son énergie […]. Il est arrivé dans ma vie comme un frère choisi."
Et Cécile Duflot, comme une demi-soeur imposée ?


Une refoulée suspicieuse

Du lavage des couches à Fukushima

" J’ai été une mère de famille qui lave ses couches en tissu et qui trie ses déchets […]. Si je ne suis pas née écologiste, je le suis devenue. " De son combat contre les algues vertes à la défense d’une agriculture de proximité, la septuagénaire décrit ses nouvelles luttes et parle de son voyage à Fukushima en octobre 2011. " J’en suis revenue plus convaincue que jamais : le risque nucléaire est inacceptable […]. Pour la première fois depuis un demi-siècle, en France comme en Allemagne, le lobby nucléaire commence à perdre la main. De toutes mes forces, je le combattrai. "

Mon amie Björk
Au cours d’un mission pour le gouvernement finlandais, Eva Joly se rapproche de la chanteuse Björk qu’elle appelle "mon amie". "C’est une citoyenne réfléchie et impliquée. (...) Quand je me suis lancée dans la campagne présidentielle, elle aura été parmi les premières à m’apporter son soutien. Dans plusieurs interviews, elle n’a pas hésité à évoquer mon intégrité."
La chanteuse islandaise participa en 1998 à une vidéo pour Free Tibet et, accueillie en Chine à Shanghai en 2008, s'écria " Tibet, Tibet, lève ton drapeau ! ", avant de fuir la scène. De même, Björk scande " Kosovo-Kosovo " lors d'un autre concert . Suite à ces provocations frontales, l'indélicate sera interdite de concert en Serbie et en Chine.

La candidate cherche à séduire les banlieues en tentant d'incarner l'immigré moyen
" La presse norvégienne me reproche… d’être trop française ?! "
" Mon norvégien n’est plus assez bon ?! Mon langage s’était francisé à l’excès", prétend-la bi-nationale. […] "Dans mon pays natal, la presse me reproche… d’être trop française ?! Et pas seulement à cause de ce prétendu accent français qui apparaît maintenant quand je parle norvégien […]. Je suis littéralement tombée en amour avec la France. Je suis ascendant viking sur vingt générations au moins. Mais une partie de moi […] a immédiatement résonné avec la France, a fait corps avec elle. "