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mardi 31 janvier 2012

Eva Joly se raconte "sans tricher": sérieux ?

Battue d'avance, elle tacle les "tricheurs"


Bouche dégoûtée, haineuse,
regard oblique
de la candidate de la droiture



Pour la première fois "notre bi-nationale" Gro-Eva Joly se confie dans un livre autobiographique. La "vieille éthique" d’Europe Ecologie-Les Verts (EELV) sort mercredi un livre autobiographique Sans tricher (Les Arènes), révèle Le Parisien.
La candidate d’Europe Ecologie - Les Verts (EELV), larguée dans les sondages, espère mieux se faire connaître et adoucir son image en se dévoilant davantage.

Rupture familiale

Mal-aimée, la détestable est détestée

Misérabilisme
La jeune Eva arrive en France à 20 ans et se fait engager au pair chez les Joly.
" Chez eux, où j’arrivais comme jeune fille au pair en février 1964 le bon goût est une règle impérative. J’ai senti que ma robe verte ne passait pas très bien ?! A l’époque, je n’avais pas le sou, je vivais avec 200 francs par mois et mes parents ne m’envoyaient rien de Norvège. Je suis donc allée au marché Saint-Pierre. J’ai acheté un crêpe noir et un patron. Je me suis fait un ensemble que j’ai cousu à la main dans ma chambre de bonne […].

Intrigante
Le fils, Pascal Joly, [cousin de l'humoriste Sylvie Joly] et moi sommes tombés amoureux. La bienveillance des premiers temps s’est muée en méfiance au fur et à mesure que notre histoire s’est affirmée puis en hostilité lorsque Pascal et moi avons annoncé notre mariage […]. Nous habitions un petit studio de 14 m2. Mon futur mari commençait ses études de médecine, longues et accaparantes. Pour nous faire vivre, j’ai travaillé comme secrétaire. "

Affaire Elf : " J’ai reçu des menaces de mort "
Miss Norvège à 18 ans, la conseillère juridique de l'hôpital psychiatrique d'Étampes accède à Ecole Nationale de la Magistrature par concours spécial en ...1981. La même année, à 38 ans, elle est nommée substitut du procureur de la République à Orléans, puis devient juge d’instruction.

Treize ans plus tard, elle s’occupe de l’affaire Elf à partir de 1994.
" Une instruction qui allait occuper huit années de ma vie et transformer ma vision du monde […]. L’Afrique, le continent le plus pauvre du monde, participait à l’enrichissement d’une foule de gens et finançait sans doute une partie de la vie politique française […]. Ce fut mon premier combat contre les lobbys — et ce ne sera pas le dernier […]. Je dormais avec l’affaire Elf. J’ai subi toutes les pressions et menaces qu’on peut imaginer. Y compris des menaces de mort. (...) J’avais été menacée de mort, protégée par des gardes du corps."
Parmi ses confidences, l’ancienne juge raconte son entrée en politique
Les socialistes ?
L’influence de Roland Dumas et de ses compagnons du premier cercle de François Mitterrand restait forte. Leur conception du pouvoir ne me donnait pas envie de frapper à cette porte."
De là à faire de sa rancune personnelle le moteur de son action judiciare...
Et ce sont précisément les habits que F. Hollande essaie d'enfiler !

François Bayrou
?
Eva Joly se rapproche finalement de François Bayrou:
"Il est venu chez moi, dans mon deux-pièces parisien. Nous avons pris un verre sur la terrasse […]. L’homme est estimable. Il a voté contre le bouclier fiscal et s’est opposé à Nicolas Sarkozy. Mais sur le reste des questions économiques sociales et écologiques, il reste au milieu du gué […].

Europe Ecologie ?
"C’est à ce moment-là que Dany Cohn-Bendit m’a téléphoné. Il venait de fonder Europe Ecologie […]. J’étais enthousiasmée par son projet, sa chaleur humaine, son énergie […]. Il est arrivé dans ma vie comme un frère choisi."
Et Cécile Duflot, comme une demi-soeur imposée ?


Une refoulée suspicieuse

Du lavage des couches à Fukushima

" J’ai été une mère de famille qui lave ses couches en tissu et qui trie ses déchets […]. Si je ne suis pas née écologiste, je le suis devenue. " De son combat contre les algues vertes à la défense d’une agriculture de proximité, la septuagénaire décrit ses nouvelles luttes et parle de son voyage à Fukushima en octobre 2011. " J’en suis revenue plus convaincue que jamais : le risque nucléaire est inacceptable […]. Pour la première fois depuis un demi-siècle, en France comme en Allemagne, le lobby nucléaire commence à perdre la main. De toutes mes forces, je le combattrai. "

Mon amie Björk
Au cours d’un mission pour le gouvernement finlandais, Eva Joly se rapproche de la chanteuse Björk qu’elle appelle "mon amie". "C’est une citoyenne réfléchie et impliquée. (...) Quand je me suis lancée dans la campagne présidentielle, elle aura été parmi les premières à m’apporter son soutien. Dans plusieurs interviews, elle n’a pas hésité à évoquer mon intégrité."
La chanteuse islandaise participa en 1998 à une vidéo pour Free Tibet et, accueillie en Chine à Shanghai en 2008, s'écria " Tibet, Tibet, lève ton drapeau ! ", avant de fuir la scène. De même, Björk scande " Kosovo-Kosovo " lors d'un autre concert . Suite à ces provocations frontales, l'indélicate sera interdite de concert en Serbie et en Chine.

La candidate cherche à séduire les banlieues en tentant d'incarner l'immigré moyen
" La presse norvégienne me reproche… d’être trop française ?! "
" Mon norvégien n’est plus assez bon ?! Mon langage s’était francisé à l’excès", prétend-la bi-nationale. […] "Dans mon pays natal, la presse me reproche… d’être trop française ?! Et pas seulement à cause de ce prétendu accent français qui apparaît maintenant quand je parle norvégien […]. Je suis littéralement tombée en amour avec la France. Je suis ascendant viking sur vingt générations au moins. Mais une partie de moi […] a immédiatement résonné avec la France, a fait corps avec elle. "

mardi 22 juin 2010

E. Plenel, E. Joly et Montebourg devront rendre compte de leurs accusations

Florence Woerth porte plainte

Dommage collatéral de l'affaire Bettencourt ?

Il a suffi à Eva Joly que Madame Woerth travaille dans la holding familiale de Liliane Bettencourt, pour que la possible candidate du mouvement écologiste à l'élection présidentielle en 2012 accuse Florence Woerth d'avoir "participé à l'évasion fiscale" de la propriétaire de L'Oréal.

Pas joli, le tandem Mediapart-Eva Joly
La seconde de Daniel Cohn-Bendit exploite ainsi des enregistrements pirates publiés par le site internet Mediapart. Dans un premier temps, le site internet sort une information sur des avoirs que Liliane Bettencourt aurait placés à l'étranger, et dans un deuxième temps, Eva Joly accuse d'implication l'épouse du ministre du Travail.

Collusion presse-PS

L'actualité ne démontre pas que la presse dans son ensemble est effectivement dévouée au pouvoir.

  • D'une part, le journal d'information numérique (un clone de la version américaine) est l'auteur de l'entretien avec Eva Joly.
    Mediapart a été créé à l'initiative d'Edwy Plenel (ancien rédacteur en chef du journal Le Monde, entré en conflit avec son directeur, Jean-Marie Colombani), François Bonnet (issu successivement de Libération, du Monde et de Marianne), Gérard Desportes (ancien rédacteur en chef de Libération) et Laurent Mauduit (ex-chef du service économique de ...Libération). Des moutons noirs de la presse.


    Plenel se mérite...
    Certes, Mediapart se distingue aisément ds son confrère LePost...
    Ses journalistes se sont construit une image de 'pure players' du Net et sont allés grossir le nombre des journalistes impertinents, pourfendeurs du profit et schizophrènes de l'argent. Légataires uniques de l'indépendance et de la qualité dans la presse, ils défendent un modèle d'économie mixte. L'accès à leur information sur internet est payant, mais ils se défendent d'opérer une sélection par l'argent. Clairement élitistes, ils revendiquent pourtant un lectorat qui les vaille bien: l'abonnement payant des internautes garantit la haute valeur et l'indépendance sourcilleuse du travail de leurs équipes.
    La démocratie et la qualité ont un coût !
    => Edwy Plenel a été conseiller pour le téléfilm de Pierre Boutron (scénario de Dan Franck) Le Rainbow Warrior (2006), navire de Greenpeace , l'ONG écolo supranationale (proche de Cohn-Bendit), qui a été saboté par deux agents de la DGSE le 10 juillet 1985.
  • D'autre part, Eva Joly qui a largement dépassé l'âge légal de la retraite, fut la numéro 2 d'Europe Ecologie, derrière Dany-le-rouge, aux Régionales 2010.
    Née norvégienne, cette ex-magistrate, députée européenne depuis 2009 dans en Île-de-France, sur la liste EE, dénonce la soumission de la magistrature au pouvoir politique et affiche son anti-sarkozysme.
    En 1989, elle est détachée au Comité interministériel de restructuration industrielle (CIRI), organisme rattaché au ministère des Finances
    Elle est sortie de l'anonymat lors de l'affaire Bernard Tapie, se fait connaître avec l'affaire ELF (qu'elle instruit avec Laurence Vichnievsky, EE) et connaît la gloire avec l'affaire des frégates de Taïwan qui implique Roland Dumas et sa maîtresse, Deviers-Joncour: en 1998, elle met en effet en examen Roland Dumas (ancien garde des Sceaux de François Miterrand et président du Conseil constitutionnel) qui est contraint à la démission.
    En 2007 proche du MoDem (Mouvement démocrate), elle rejoignit l'hétéroclite rassemblement Europe Écologie en octobre 2008.
    => En 2002, elle s'était mise en disponibilité de la magistrature pour devenir conseillère du gouvernement norvégien dans la lutte contre la corruption et la délinquance financière internationale, également sujets de prédilection de Mediapart.

    La cabale

    Eric Woerth, ministre du Travail et ancien ministre du Budget, avait déjà annoncé le dépôt par sa femme d'une plainte contre le député socialiste Arnaud Montebourg, qui a fait écho aux propos d'Eva Joly dans plusieurs media.
    "C'est des professionnels de la calomnie. C'est inacceptable de salir les gens comme ça", s'est indigné Eric Woerth.
    Nous l'avons dit: ils n'ont pas les mêmes valeurs !


    Montebourg scandalise Jean-François Copé

    Nono Montebourg envoie au fossé la "société du care" d'Aubry (lien PaSiDupes)
    Réfractaire au bien-être,
    Arnaud Montebourg (Parti socialiste) avait précocement éjaculer mardi des propos outranciers et a priori, parlant de "sentiment de collusion assez révoltante".
    Alors que, plus circonspecte et modérée, la socialiste Elisabeth Guigou, ex-Garde des Sceaux, demande à voir avant de porter des accusations, le conseiller général de Saône et Loire n'a pas précisé les sources qui l'autoriseraient à évoquer des "intérêts personnels" d'Eric Woerth dans "la première fortune de France", celle de Liliane Bettencourt, et en demandant "une enquête judiciaire".
  • "Je suis scandalisé", a dénoncé sur France Inter Jean-François Copé, un ancien ministre du Budget .
    "Je ne peux pas comprendre qu'un député de la République qui est intelligent, avocat, qui a maintenant un peu de maturité - il avait fait son fonds de commerce de sa haine contre Chirac il y a 15 ans - puisse à ce point déverser de la haine", a jugé le député-maire de Meaux.

    "Les extrémistes de gauche et de droite apparaissent comme des enfants de coeur à côté de sa propre haine, a-t-il insisté. Comme si on pouvait se permettre de donner de telles leçons de morale alors même que, quand on vient fustiger le cumul des mandats, on est allègrement député et président de conseil général !"

    Montebourg "est à peu près le seul dans son camp à vomir comme il le fait sur Eric Woerth", a observé J.-F. Copé.

    C'est simplement accorder sa juste valeur à un Nono Mamère qui fait des bras d'honneur dans l'hémicycle !
    Justice expéditive
    La presse n'invoque pas toujours la présomption d'innocence à bon escient... Dans un entretien au Parisien, le bouffon de la "république bananière" a estimé pour sa part que 'SI les soupçons d'ampleur qui pèsent sur le ministre et sa femme s'avèrent vrais, alors nous serions face à une situation qui entraînerait automatiquement la démission d'Eric Woerth'. Malgré son abus du conditionnel, l'ambigü député irresponsable des Verts a affirmé bravement: "c'est une possible affaire d'Etat". Olé !
    Ses électeurs avaient-ils le même gros nez rouge piqué en déposant leur bulletin de vote ?
    Le vin du cru, pour le "bien-être" socialiste, est un peu vert au palais de la majorité. 'Care', comme 'careful'.

    dimanche 31 janvier 2010

    Clearstream: Eva Joly, parfaite illustration de la dépendance des juges à l'idéologie

    L'ex-juge indépendante, toute puissante et vertueuse est candidate

    L'ancienne juge d'instruction Eva Joly se révèle à nouveau

    Selon elle, la décision du procureur Jean-Claude Marin de faire appel dans l'affaire Clearstream est la "parfaite illustration de l'absence d'indépendance du parquet". L'ancienne magistrate ajoute qu'elle se sent "mal à l'aise de voir qu'il annonce sa décision de faire appel à la radio dès le lendemain du jugement, alors qu'il avait dix jours pour réfléchir". Dans son entretien accordé dimanche 31 au JDD, la juge Joly n'a pas tellement pris davantage le temps de la réflexion, bien qu'elle ne connaisse le dossier qu'à travers la presse. Il semble bien que
    les considérations qui motivent sa prise de parti sont essentiellement politiques.

    Les juges 'indépendants' de l'affaire Clearstream ?

    A l'époque de l'affaire Alcatel, les journaux avaient, tour à tour, dénoncé puis vanté l'audace de ces "petits juges" contre la délinquance en col blanc. Le "petit juge d'Evry" était du nombre des magistrats instructeurs qui stigmatisaient le pouvoir.

    -> Il se trouve que ce 'petit juge d'Evry' n'est autre que Jean-Marie d'Huy, lequel s'est précisément fait connaître par l'instruction de l'affaire mettant en cause le groupe Alcatel, provoquant la chute du PDG, Pierre Suard, choisi par Édouard Balladur en 1986 pour privatiser la CGE (Compagnie Générale d’Électricité). Or, le PDG a bénéficié d'un non lieu. Il a alors publié « L'envol saboté d'Alcatel-Alsthom » aux Editions France-Empire, en février 2002, et « En Toute Impunité - La scandaleuse destruction d’Alcatel Alsthom », à la Société des Ecrivains, en octobre 2009.
    Jean-Marie d'Huy est aujourd'hui le magistrat instructeur de l'affaire Clearstream, avec Henri Pons. Ils instruisent également ensemble l'affaire Rhodia, l'affaire Vivendi et l'affaire du comité d'entreprise d'EDF.

  • Henri Pons est l'autre juge indépendant de tous (Montpellier), avec Jean-Marie d'Huy, de l'affaire Clearstream 2 (ou affaire du Corbeau), survenue en marge de l'affaire des frégates de Taiwan. Il a démêlé plusieurs affaires internationales de trafic de stupéfiants et de blanchiment, dont une enquête sur un trafic impliquant le frère de l'ancien président mexicain Carlos Salinas.
    Difficile de croire que ces juges d'instruction tout puissants seraient indépendants et sereins.

    La magistrate qui débine les procureurs au nom de l'indépendance de la magistrature

    La gauche ne tolère le Parquet que lorsqu'elle est au pouvoir

    Candidate Europe Ecologie, la juge Joly Eva est aujourd'hui forcément -et ouvertement- partisane
    Cette militante hurle avec les loups de la gauche et ne conçoit pas que le procureur Marin a pu décider de son propre chef de faire appel de la relaxe de Dominique de Villepin. Elle manifeste ainsi son manque absolu de respect du Parquet qui contrebalance la toute puissance des juges partisans et des syndicats de la magistrature, lesquels entendent co-gérer le ministère de la Justice.
    Si Joly Eva désapprouve les procureurs, elle peut toujours militer démocratiquement, plutôt que de tenter de peser sur un procès en cours. Cette ingérence n'est pas républicaine: qu'un journaliste téléguidé propage une polémique lancée par l'opposition n'est pas éthiquement professionnel, mais qu'une magistrate, certes atteinte par la limite d'âge 63 ans), milite sur la place publique dans son domaine d'activité est indécent. Cette attaque ad hominem est intolérable.

    'Tous contre un', devise de la gauche vertueuse
    Orfèvre en matière de rumeurs, cabales et autres produits de déstabilisation, la gauche tente d'intimider et de salir le procureur, dont l'honneur est mis en cause. Jean-Claude Marin dénonce le procès qui lui est intenté et -dans l'isolement qu'impose sa charge- doit s'élever seul contre la meute de ses détracteurs. Il l'affirme, son appel n'est pas la marque d'un "acharnement sarkozyste", mais des magistrats engagés alimentent pourtant la suspicion. Ainsi, Eva Joly.
    Il est en soi effarant qu'une magistrate vertueuse donne à un magazine un entretien dans lequel elle règle des comptes avec son confrère du tribunal de Paris, mais que, de surcroît, elle ne fasse
    aucune allusion au droit qui est celui d'un procureur d'exercer le pouvoir que lui confère sa charge n'est pas très joli, joli. Du fait de cette cabale, et dans le secret de sa conscience, le procureur de Paris doit veiller lui-même à ce que soit rendu à tous les procureurs de France ce qui appartient aux procureurs. Dans la mesure où il subsiste des zones d'ombre ou que le jugement ne lui paraît pas équitable, le procureur est dans son bon droit de prendre la décision qui permette d'aller au fond de l'affaire et d'obtenir un jugement à son sens plus juste, au nom du peuple. Le rôle subalterne du journaliste Denis Robert, par exemple, a-t-il été complètement élucidé ? Que cela plaise ou non à Madame Joly, il est donc naturel que son collègue du tribunal de Paris fasse appel d'une décision qui ne prend pas son réquisitoire en compte. C'est son droit et c'est, de son point de vue, son devoir.
    La militante craint-elle que toute la lumière soit faite ?

    La juge 'indépendante' Joly est dans la logique de son engagement politique

    Sans surprise, la juge, qui a notamment instruit l'affaire Elf, confirme l'engagement politique de toute une vie dans la magistrature.
    "Pour convaincre l'opinion publique qu'il a agi en toute indépendance, nous pourrions demander à Jean-Claude Marin de rendre publics tous les rapports et toutes les notes administratives qu'il a forcément transmises à sa hiérarchie comme c'est l'usage dans les dossiers sensibles", ajoute-t-elle.


    Ses termes trahissent son intention
    "Pour convaincre l'opinion publique » souligne qu'elle est en campagne et cherche à manipuler l'électorat
    Sa question de savoir s' «il a agi en toute indépendance » est une insulte à la profession sur laquelle, elle-même magistrate, jette l'opprobre.
    «Nous pourrions demander » constitue une menace caractérisée.
    Cette menace de « demander à Jean-Claude Marin de rendre publics tous les rapports... forcément transmis(es) à sa hiérarchie» souligne ô combien le juge d'instruction, qui n'a de comptes à rendre à personne, est tout-puissant et potentiellement dangereux. Ces propos renvoient à la volonté de domination exercée par le pouvoir judiciaire sur notre société.
    Ils rappellent aussi de nombreuses affaires douloureuses et les dangers de l'exercice solitaire du pouvoir judiciaire, symbolisé par les petits juges, tels Fabrice Burgaud (affaire d'Outreau, mai-juillet 2004) ou Henry Pascal (affaire de Bruay-en-Artois dans les années 1970).


    L'instrumentalisation politicienne ne fait pas de doute

    De la part d'une magistrate vertueuse, la déception est grande.
    Tout autant que dans le cas du juge indépendant Eric Halphen qui s'est engagé en politique, d'abord en soutenant la candidature présidentielle de Jean-Pierre Chevènement, puis en se ralliant aujourd'hui à Roland Castro (« l'Utopie concrète »), la juge Joly était moralement tenue à l'obligation de réserve. Mais les instits "désobéisseurs" ne revendiquent-ils pas aussi une pleine autonomie pédagogique dans leurs classe tout en exigeant davantage de moyens de l'Etat. Il est vrai que la politique ne s'embarrasse pas de la vertu.

    La très indépendante juge Joly (née Gro Eva Farseth en décembre 1943 à Oslo (Norvège) est française par mariage. A 18 ans, elle séduisit Pascal Joly, le fils aîné (cousin de l'humoriste Sylvie Joly) de la famille française qui l'accueillait au pair. Qui soupçonna ensuite, au temps où elle était -secrétaire chez Eddie Barclay, puis styliste de mode, qu'elle est depuis longtemps attirée par la gloire et motivée par la politique. Quand, tardivement à 38 ans, Gro Eva fit son entrée dans la magistrature, elle opta pour le Parquet et se fit nommer … substitut du procureur de la République à Orléans, et cela en 1981, à l'arrivée de Mitterrand à l'Elysée.
    => Un beau palmarès
    Elle se délecta rapidement des dossiers politico-financiers : c'est ainsi qu'en 1989 elle se fit détacher au Comité interministériel de restructuration industrielle (CIRI, organisme rattaché au ministère des Finances), qui épaule les entreprises en difficulté dans les zones sinistrées: le socialiste Pierre Bérégovoy était ministre des Finances.

    Plus tard, nommée en 1990 juge d'instruction au pôle financier de Paris, elle instruisit l'affaire Bernard Tapie, lequel fut ministre de la Ville sous le gouvernement de ...Pierre Bérégovoy.

    La juge d'instruction instruisit l'affaire Elf qui la rendit célèbre. Elle fit en effet incarcérer (1996) le patron Loïk Le Floch-Prigent, ancien PDG d'Elf et président en exercice de la SNCF.

    Puis elle ouvrit les dossiers de l'affaire des frégates de Taïwan (avec et de l'affaire Dumas-Deviers-Joncour, qui, en 1998 amenèrent à la mise en examen de Roland Dumas (ci-contre), ancien Garde des Sceaux et proche de François Mitterrand et président du Conseil constitutionnel du même président socialiste de la République. Il sera pourtant condamné en première instance en 2001, mais relaxé en appel en 2003.
    Dans ce regret que le procureur n'ait pas fait appel faut-il trouver la source de sa rancoeur et la raison de ses attaques actuelles ?

    Mme Joly, devenue députée européenne au parcours sinueux (7 juin 2009)

    -> En 2007-2008, Joly Eva va d'abord au Mouvement démocrate (MoDem) et proche de François Bayrou. Elle avait indiqué qu'elle serait "peut-être" candidate aux européennes de juin 2009 sous les couleurs du MoDem... Mais elle reprend son indépendance.

    -> En octobre 2008, Gro Eva vire franchement à gauche et rejoint le rassemblement Europe Écologie (elle a cette foischaussé des lunettes rouges: pour passer inaperçus) . Elle est alors en deuxième position sur la liste des écologistes pour l'élection européenne de juin 2009 en Île-de-France, derrière Daniel Cohn-Bendit et José Bové.
    A noter encore que la juge indépendante Laurence Vichnievsky s'est convertie à la politique: elle sera tête de liste … Europe écologie (aussi) pour les élections régionales de 2010 en PACA.
    Face à Vincent Peillon-la-honte, parachuté de Picardie en PACA: la Diagonale du Fou.

    Les magistrats indépendants sont à gauche !

    L'indépendance de la juge est-il assez clairement établi ?
  • jeudi 26 juillet 2007

    Le socialiste Roland Dumas peut fréquenter Kadhafi

    Les Verts ne fustigent donc pas le PS ?

    Roland Dumas est un ancien ministre des Affaires étrangères de François Mitterrand et c’est aussi un familier de la tente d'apparat du « Guide de la révolution » libyenne. Le 26 juillet 2007, l’Est Républicain publia un entretien avec ce socialiste, proche de Mitterrand.

    - Vous avez été ministre des Affaires étrangères et vous connaissez bien Kadhafi. Quel regard portez-vous sur cette affaire des infirmières bulgares ?
    - D'abord, c'est un événement qui met fin à une situation tragique et désespérante. Il ne faut donc pas trop pousser les choses et trouver à redire au-delà du raisonnable+ C'est aussi un événement qui ouvrira un nouveau cycle de relations avec le colonel Kadhafi et l'Europe, avec la France en particulier. J'étais là-bas il y a deux mois, le colonel Kadhafi m'a reçu très longuement le soir chez lui et il m'a fait part de ses intentions d'orienter sa politique différemment, particulièrement en direction de la France. Cet événement est donc le bienvenu, compte tenu du rôle joué par le Président et son épouse.

    En souvenir des bombardements


    - Que vous a confié Kadhafi ?
    - Le colonel m'a dit qu'il allait mener une politique très active auprès des pays d'Afrique, auxquels il veut apporter beaucoup de choses, en politique, en argent, etc... de façon à essayer d'unifier les pays africains. Il a été déçu de sa politique en direction des pays arabes, me disant qu'il n'avait pas trouvé là ce qu'il attendait, d'unifier le monde arabe+ Maintenant, en fin de carrière - ou en fin de vie, on ne sait jamais -, il souhaite laisser une trace en Afrique. Il a fait construire à Tripoli un très beau bâtiment qui est appelé à devenir le siège du Parlement africain, comme il y a un Parlement européen+ Son idée, c'est ça. Et il ne m'a pas caché qu'il voulait mener cette politique avec la France+ C'est un Kadhafi nouveau cru, parce que quand je venais il y a 30 ans pour négocier les affaires du Tchad, je l'entendais dire que nous n'avions rien à faire en Afrique ! C'est un changement de politique. Ce n'est du reste pas par hasard que le président de la République française, qui se rend en Afrique lui aussi et qui annonce une nouvelle politique méditerranéenne intensifiée, passe par Tripoli. Ils sont décidés à parler de ça.
    - Vous voyez Kadhafi souvent ?
    - Deux ou trois fois par an. Il m'invite. Il a gardé un bon souvenir des relations+ fortes que nous avons eu. J'avais fait bombarder la piste de Ouadi-Doum qu'il avait fait construire pour faire atterrir des avions gros porteurs et intervenir dans le conflit tchadien, c'était en 1986-87+ J'étais venu lui dire que nous allions la détruire+ Et effectivement huit jours après mon passage, notre aviation est intervenue pour la démolir+ Plus tard, dans nos rencontres, il m'a dit : « Savez-vous pourquoi j'ai de l'estime pour vous ? Parce que vous ne m'avez jamais menti ! ». J'ai pu donc constater son évolution. C'est un homme qui me semble avoir tourné le dos à sa politique en faveur du terrorisme et je crois que ce point de vue est assez partagé par les autorités de Washington+
    - Et Bernard Kouchner mis sur le côté, vous en pensez quoi ?
    - Je ne suis pas surpris que les événements aient pris cette tournure. Dans la Constitution, le chef de l'état a la maîtrise de la politique étrangère, le ministre est chargé de la diplomatie, c'est une nuance. Dans le passé, quand Mitterrand a rencontré Kadhafi en Crète, en 1984, pour le conflit avec le Tchad justement, je ne suis pas allé avec lui. J'avais pourtant tout organisé mais je n'étais pas encore ministre des Affaires étrangères alors+ Mais c'est vrai que ceci, associé à d'autres événements, pose un problème+
    - C'est-à-dire ?
    - On voit que le président de la République évoque à tout propos tous les problèmes de la Nation. Alors, on peut se poser la question en effet de la répartition des fonctions dans la République. La politique étrangère est du « domaine réservé » - François Mitterrand avait dit « partagé » - mais dans tous les autres domaines, il y a une confusion qui va être éclairée par la réforme de la Constitution qu'examine la commission placée sous la présidence éminente de M. Balladur ! Une formule originale


    - Rien de choquant donc dans la présence de Claude Guéant et de Cécilia Sarkozy à Tripoli ?
    - Non, c'était une formule originale où chacun a joué sa partition. Et j'observe que Mme Sarkozy a été d'une discrétion totale. On a su garder ce côté public officiel et ce côté personnel du président de la République avec un chef d'Etat étranger+ Les problèmes constitutionnels, institutionnels sont soulevés, et doivent être résolus. Mais je ne les ferai pas porter sur cet événement parce que c'est d'abord un résultat heureux. Il a été mis fin à un calvaire de 8 années !
    - C'est une tradition d'avoir des envoyés personnels, des proches ?
    - Moi-même auprès de Kadhafi, j'ai été un envoyé personnel de Mitterrand, même secret dans un premier temps+ également à plusieurs reprises auprès de Gorbatchev+ Dans cette matière si subtile qu'est la politique étrangère, il ne faut pas s'étonner qu'il y ait des formules un peu plus souples+
    - Mitterrand avait confié les dossiers africains à son fils
    - Son fils faisait partie de son cabinet. C'était officiel. Il était un peu l'équivalent de M. Foccard auprès du Général de Gaulle.
    - Dans ces dossiers délicats, les contreparties peuvent être importantes ?
    - Cela varie avec les gens, les problèmes et les circonstances+ J'ai eu à m'occuper des otages du Liban. Vous savez, on est sollicité de toutes parts par des gens qui vous disent être la relation appropriée pour faire libérer nos compatriotes+ Quand on est responsable politique, on ne peut pas négliger ces sollicitations - on se dit qu'on ne peut pas laisser passer une occasion+ -, alors on est exposé à des margoulins qui font ça pour se valoriser ou pour de l'argent. Je n'ai pas honte de dire que sur mon accord, on a rémunéré des informateurs, sur fonds secrets, sur des problèmes humains, des problèmes d'otages le plus souvent. Hélas, si j'ose dire, c'est monnaie courante+ Mais là, la compensation pour Kadhafi est plutôt politique. Kadhafi a besoin de la France dans le contexte nouveau de la politique

    vendredi 25 mai 2007

    Roland Dumas, à nouveau condamné

    Encore un socialiste qui vaut le détour.
    Le ministre de Mitterrand est nouveau jugé coupable.
    On peut s'y perdre, mais Il s'agit cette fois de l'affaire de la succession Giacometti
    Roland Dumas a été condamné, de manière définitive, à douze mois d'emprisonnement avec sursis et 150 000 euros d'amende pour complicité d'abus de confiance, dans le cadre de la succession du sculpteur Alberto Giacometti, la Cour de cassation ayant rejeté son pourvoi le 10 mai 2007.

    L'ancien président du Conseil constitutionnel était soupçonné, au côté du commissaire-priseur Jacques Tajan, de détournements de fonds à l'issue de la vente de plusieurs sculptures et peintures de l'artiste suisse en juillet 1994. Ami de la veuve du sculpteur, Annette Giacometti, Roland Dumas avait été désigné exécuteur testamentaire du couple au décès de cette dernière, en 1993. Afin de payer des frais de succession (!), il avait demandé en juillet 1994 à Jacques Tajan de vendre quatorze sculptures et quatre peintures aux enchères, qui avaient rapporté 6,51 millions d'euros. Selon la Cour, M. Tajan(également condamné) , en accord avec R. Dumas, avait conservé sur ses comptes bancaires près de 1,3 million d'euros pendant cinq ans. Pour l'accusation, ce retard était frauduleux.

    Ce socialiste modèle n'est est pas à son coup d'essai.
    Roland Dumas est un fameux lascar de la politique.
    Né en 1922, cet avocat a rejoint la franc-maçonnerie dès l’immédiat après-guerre, à l'âge de 26 ans.
    En décembre 1983, il est nommé ministre des Affaires européennes, et de surcroît porte-parole du gouvernement (en juin 1984). En septembre 1984, il est ministre des Relations extérieures dans le gouvernement de Laurent Fabius.
    Président de la Commission Affaires étrangères pendant la cohabitation, il retrouve le Quai d'Orsay après la seconde victoire de Mitterrand en 1988, jusqu'en 1993 avec le portefeuille de ministre des Affaires Etrangères.
    François Mitterrand le nomme Président du Conseil Constitutionnel en 1995 !

    L’immunité lui tient particulièrement à cœur; allez savoir pourquoi… Sous sa présidence, le Conseil constitutionnel a en effet rendu un avis affirmant que l'immunité judiciaire du Président de la République s'imposait y compris pour les crimes et délits de droit commun. Et voilà que maintenant la gauche éclatée s'unit pour remettre cet avis en cause: ça fait bien dans la presse, aussi longtemps que l'électeur n'a pas encore voté...

    L’affaire Elf dans laquelle R. Dumas est personnellement impliqué serait-elle par hasard une piste pour comprendre l’intérêt des présidents pour cette mesure ? L'« affaire Dumas » est en fait fort complexe -et aussi trouble que le personnage en cause. C’est en effet une poupée russe. Ouvrez-là et elle vous mène

    - d’une part à l'Affaire Elf et

    - d’autre part à l'Affaire des Frégates de Taïwan !

    - mais aussi à Christine Deviers-Joncour qui le chaussait, et inversement… Normal ! Roland Dumas avait fait pression sur l’administration fiscale pour qu’elle renonçât à un redressement à l’encontre d’une des sociétés de Christine Deviers-Joncour.
    Ce proche de Mitterrand fut tout de même mis en cause par la justice. Il décida alors de suspendre l'exercice de ses fonctions le 24 mars 1999, puis de démissionner du Conseil Constitutionnel le 1er mars 2000. Condamné par la justice à 6 mois de prison ferme en 2003, il fit appel et le tribunal le relax.
    L’affaire de la succession Giacometti n’est donc qu’un détail des turpitudes de ce socialiste qui justifie amplement la détestation que porte F. Hollande aux riches, ses camarades.

    Cerise sur le gâteau ?
    La direction générale des impôts a décidé d’engager une vérification sur les ressources et le patrimoine de Roland Dumas.
    Il a reconnu avoir dissimulé des « broutilles » au fisc

    Allez, vous pouvez retourner à votre dur labeur: le PS pourfend la droite et la diabolise. Dans le même temps, cette même gauche nantie, éthique et démocratique -mais point trop- est devenue ‘citoyenne’ au service des précaires. Vous pouvez lui faire confiance et réserver la ‘défiance’ aux autres !
    Le PS veille sur vos intérêts comme sur les siens ; c’est tout dire…