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vendredi 21 octobre 2016

Primaire EELV 2016 : Duflot virée; Rivasi en figurante face à Jadot

Cécile Duflot s'est faite évacuer dès le premier tour de la primaire écolo

Les votants de la primaire EELV doivent désormais départager Yannick Jadot de Michèle Rivasi

Cécile Duflot craignait un ras-le-bol du parti exprimé lors de cette primaire, un phénomène "Tous contre elle",  et elle a vu juste. Mi-octobre, pour rameuter les électeurs, la magouilleuse faisait mine de ne pas se considérer comme "la favorite". "Normalement, cette élection, je la perds", avait-elle mis en garde. Et d'ajouter : "Mais tant pis, nous verrons; c'est la campagne que je veux faire".

Cécile Duflot avait en mémoire la défaite de Nicolas Hulot en 2011: le grandissime favori que la poisseuse soutenait, avait été battu par Joly Eva (ci-contre, soutenue par Julien Bayou) à qui elle fit pourtant des grâces. Mais surtout celle de Noël Mamère, qui avait été battu au second tour par Alain Lipietz, alors que le député de Gironde était arrivé très largement en tête au premier tour. 

"Cécile a fait une campagne tournée vers l'extérieur; sa stratégie de l'écologie majoritaire n'a pas été retenue", racontait sa directrice de campagne, la détestable clitocrate Caroline de Haas, au Figaro, le soir du cinglant désaveuEn croyant que c'était arrivé, cette arrogante (ci-contre) - ancienne porte-parole de 'Osez le féminisme' - avait beaucoup paradé sur les plateaux des media, car elle ne manqua pas d'idées pour mettre en places de nouvelles actions contre la Loi travail et s'illustra au côté de 'Nuit debout', également moribond. 
La démocrate exemplaire, féministe et sectaire, avait réécri l'Histoire, soutenant qu'"Alain Finkielkraut n'a pas été viré de l'AG de Nuit debout sous les huées"... La donzelle écrivit ainsi dans... Le Monde qu'Alain Finkielkraut, "en spécialiste de la provocation et de l’invective", armé de son épée d’académicien, a commis l’irréparable ce samedi-là. Il n’aurait jamais dû se rendre sur l’Esplanade des mosquées, pardon la place de la République, pour "déverser sa haine des autres" et ainsi déclencher une nouvelle Intifada !D’après l'ex-collaboratrice de Najat Vallaud-Belkacem au ministère du Droit des Femmes, ce "polémiste réactionnaire, vulgaire, aux relents xénophobes" ne mériterait pas l’ombre d’une réfutation argumentée. Et la malade parle de "provocation et d'invective" ? La défaite de Haas et Duflot, c'est aussi l'échec de Vallaud-Belkacem.
"Elle [Duflot, ci-contre escortée de Julien Bayou] a parié sur une écologie de dépassement [ce qui signifie quoi: répressive ?]; cela n'a pas été compris", ajoutait un soutien public de l'ancienne ministre et qui plus est secrétaire national du parti, David Cormand, qui met en cause l'intelligence des militants. En somme, Cécile Duflot se serait trompée de campagne, s'adressant aux sympathisants de gauche sensibles à une candidature écologiste, avant de s'adresser aux adhérents et militants du parti, plus modérés.

Résultats du premier tour de la primaire écolo 

Les électeurs de la primaire écologiste ont décidé de retirer leur confiance à Cécile Duflot, sans doute trop marquée par son positionnement gauchiste et la démonstration au gouvernement de son incompétence
Ils départageront Michèle Rivasi et Yannick Jadot dans un second tour qui livrera son verdict dans deux semaines, pour déterminer le candidat vert à la présidentielle 2017.


Yannick Jadot : 35,61 %
Michèle Rivasi : 30,16 %
Cécile Duflot : 24,41 % (plus de 10 points derrière le premier)
Karima Delli : 9,82 % (ci-contre)


Que disent de la primaire les statuts d'EELV ?

Prête pour 
la course en sacs
C'est un parti de chaos, en proie aux divisions internes, mais Europe Ecologie-Les Verts est un parti qui compte encore peser dans les media au cours des mois et les années à venir, à défaut de consistances idéologique et politique. Au risque de nuire au candidat de la gauche le mieux placé, les écologistes sont déterminés à présenter un candidat au premier tour de l'élection présidentielle de 2017, afin de relancer leur dynamique écologiste alternative à celle que pourrait initier le parti socialiste, qui organisera sa primaire en début d'année 2017. 

L'organisation de la primaire écologiste figure dans les statuts du parti. 
En 2011, Eva Joly avait battu Nicolas Hulot, en 2006, Dominique Voynet avait remporté l'élection interne face à Yves Cochet. 
Après avoir participé aux gouvernements successifs de Hollande, avec l'incompétente Duflot, puis l'inutile Placé, l'invisible Pompili et Cosse, la volumineuse brasseuse de vent, les écologistes d'Europe Ecologie-Les Verts ont finalement choisi de se démarquer de la majorité gouvernementale. 
Barbara Pompili, secrétaire d'Etat chargée de la biodiversité (ex-EELV), accuse Cécile Duflot d'avoir "abîmé l'écologie", Placé dénonce "une forme de suicide collectif" et Cohn-Bendit estime que Duflot est "plus proche de l'asile que de l'Elysée"...
Ils ont également été pressés de définir une stratégie pour 2017 après le retrait de Nicolas Hulot, qui a finalement décidé de ne pas concourir à la course à l'Elysée. Le conseil fédéral du parti a acté début juillet l'organisation de la primaire, avec plus de deux tiers des voix.

Calendrier de la primaire EELV
Les inscrits à la primaire écologistes -tout au plus 17.000 personnes- avaient jusqu'au lundi 17 octobre 2016 au soir pour participer au vote du premier tour par correspondance pour départager Cécile Duflot, Yannick Jadot, Michèle Rivasi et Karima Delli. Les résultats ont été publiés le mercredi 19 octobre. 
4 novembre - Dernier jour du scrutin du 2nd tour pour les Français résidents en France
6 novembre - Annonce des résultats du second tour
Le parti écologiste a fixé les dates des deux tours du scrutin : le 19 octobre et le 6 novembre 2016. Les modalités pratiques ont été arrêtées lors du conseil fédéral du samedi 24 septembre 2016. Les candidatures ont été déposées et validées : trois femmes et un homme se faisaient face désormais et c'est l'homme qui s'est nettement détaché pour l'investiture du parti.

EEVL a donc choisi d'organiser sa compétition interne avant la primaire PS de "la Belle alliance", qui se cherchera un candidat officiel du Parti socialiste et de ses proches alliés en janvier 2017. En juin, David Cormand, secrétaire national d'EELV, avait fustigé cette procédure qui, pour l'heure, semble faite sur-mesure pour François Hollande : "C'est l'ardoise magique, ce jeu pour enfant : on dessine dessus, on la secoue et on repart à zéro. Cette opération, au mois de janvier, je crois, aurait pour vertu de faire oublier ce qui s'est passé depuis quatre ans. Je ne suis pas sûr que les Français soient prêts à effacer l'ardoise".
Menacé d'exclusion d'EELV en 2006 par Dominique Voynet, candidate des Verts à l'élection présidentielle, après qu'il a appelé à la candidature de Nicolas Hulot, David Cormand peut-il encore décemment se maintenir à la tête d'EELV ?

Les écologistes ont enregistré l'inscription sur le site de près de 10.000 personnes. Au total, avec les adhérents et coopérateurs EELV inscrits automatiquement, ce sont près de 17.000 personnes qui peuvent participer au vote par correspondance.  Pour tous les votants résidant en outre-mer ou bien à l'étranger, le vote s'effectue... par Internet. Un mode de scrutin  que Les Républicains se sont refusé, le jugeant suspect !

D'où sortent les candidats à la primaire EELV ?

Le porte-parole du parti, Julien Bayou, sort de l'affaire un peu plus ridicule.
Bayou, ci-contre à droite) avait fait savoir à l'issue du conseil fédéral du parti que la primaire est ouverte à "la possibilité de candidatures de la société civile". Et d'ajouter : "Si on a par exemple le leader d'une grande association paysanne ou écologiste qui veut se présenter, il sera accueilli, je pense, avec bienveillance". Pour être candidat, il suffisait d'obtenir le parrainage de 36 conseillers fédéraux (sur un total de 240). 
A l'arrivée, les candidats sont des (euro)députés
Cécile Duflot (congédiée) - L'ancienne ministre du Logement avait ouvertement suspecté ce mode de désignation, mais avait dû se soumettre. Le 20 août, Cécile Duflot s'est passée des media pour annoncer sa candidature directement aux militants, par emails. "Je mesure la responsabilité qui est la mienne. La notoriété que j'ai acquise dans nos combats communs grâce à la confiance que les militantes et les militants m'ont accordée. Je me dois de la mettre au service de l'intérêt général. C'est un immense honneur bien évidemment, mais c'est avant tout une épreuve", expliquait la politicienne en gros sabots. 
Dans une autre lettre  adressée aux militants, mais publiée début juillet, elle se montrait réticente à l'exercice : "La règle n'a souffert aucune exception : une primaire pousse les candidats à dire du mal des autres et encore davantage les candidats les moins connus à taper sur les plus connus pour - notamment - que leur nom figure dans le journal". Cependant, Cécile Duflot n'a jamais caché ses ambitions. Il y a quelques semaines, elle a lancé le site Internet "Jesignepourlecologie.fr" visant à s'assurer un nombre important de parrainages.

Yannick Jadot - L'eurodéputé, 50 ans en juillet, ancien dirigeant de Greenpeace France (2002-2008), est à l'origine du mouvement initié pour l'organisation de la primaire. Le 13 juillet, il a officialisé sa candidature. Dans une interview à Presse Océan, le 6 juillet, ce cadre d'EELV s'était dit prêt à se lancer dans la course : "J'avais dit que si Nicolas n'y allait pas, j'envisagerais de proposer ma candidature pour porter la parole écologique dans la campagne présidentielle, y compris pour défendre le projet européen, qui est très malmené à l'heure actuelle".
Jadot a dirigé les campagnes de Greenpeace France entre 2002 et 2008.

VOIR et ENTENDRE la tentative de prise d'assaut de l'Assemblée nationale par Greenpeace:

Greenpeace tente l'ascension de l'Assemblée... par liberation

Michèle Rivasi réagit à sa qualification au 2e tour de la primaire des écologistes, le 19 octobre 2016 à ParisMichèle Rivasi - L'ancienne dirigeante de Greenpeace (2003-2004), 63 ans, députée européenne depuis 2009, s'est lancée dans la course le 1er août 2016. "Je suis candidate pour représenter le peuple de l'écologie (et les autres?), la voix des lanceurs d'alerte et des défenseurs des Biens communs en 2017", écrivait-elle dans un communiqué, dans lequel elle revenait sur ses plus solides convictions. "Tous mes combats, que ce soient contre le tout nucléaire, les grands projets inutiles ou l'accès à la santé pour tous et la reconnaissance du facteur environnemental dans l'explosion de maladies émergentes ou d'épidémies de cancers ont été centrés sur la lutte contre l'opacité et le mensonge, les conflits d'intérêts et la corruption qui gangrènent trop souvent notre démocratie et sapent nos fondements républicains". 
Elle a présidé la Commission de recherche et d'information indépendantes sur la radioactivité après la catastrophe nucléaire de Tchernobyl de 1986, concluant que le nuage toxique venu d'Ukraine s'était arrêté à la frontière française...

VOIR et ENTENDRE la manifestation de Greenpeace (décembre 2009) à l'intérieur de l'Assemblée nationale:

Greenpeace perturbe la séance des questions à l... par rmc

Karima Delli (éliminée) - La députée européenne de 37 ans, ancienne membre du collectif "Jeudi noir", a décidé de se lancer dans la course pour, écrit-elle dans un communiqué daté du 23 août, "faire vivre l'autonomie de l'écologie politique dans ce beau pays". "Les mauvaises langues diront que je vise trop haut. Qu'elles se rassurent. Je ne suis pas là pour le coup d'après, ou pour négocier en douce une place aux législatives ou un poste ministériel", poursuit cette jeune figure de l'aile gauche de EELV.

Primaire EELV : les sondages
Une primaire vraiment utile ?
Selon une enquête réalisée par Elabe pour BFMTV, 53 % des Français jugent "inutile" la présence d'un candidat écologiste à l'élection présidentielle, mais surtout selon les socialistes... 
Ils sont pourtant 59 % à considérer que la priorité du parti EELV pour l'élection présidentielle de 2017 doit être "la défense de l'écologie même si cela divise la gauche". 

Karima Delli (EELV) défiant les forces 
de l'ordre républicain
Des sondages  peu encourageants
Quel que soit le candidat investi, les sondages sont peu reluisants pour les écologistes. Le parti EELV est crédité d'entre 1 et 3 % pour le premier tour. Les instituts de sondages ne s'étaient toutefois  intéressés qu'à la configuration où Duflot serait sélectionnée: la ministre aurait recueilli 2 % des intentions de vote, selon l'enquête BVA menée du 8 au 10 juillet 2016. Nicolas Hulot était alors crédité de 10 % d'intentions de vote le 21 juin dernier, selon une enquête Elabe. 

En janvier 2016, 85 % des Français ne souhaitaient pas une candidature de Cécile Duflot à l'élection présidentielle, selon un sondage Odoxa pour Le Parisien-Aujourd'hui en France
VOIR et ENTENDRE l'investissement de Cécile Duflot et de son acolyte, C. de Haas, dans une campagne bulldozer pour la présidentielle:
La victoire de Michèle Rivasi et Yannick Jadot, une "volonté de renouvellement" au sein d'EELV ?


lundi 8 décembre 2014

Shoah : Paris va dédommager les victimes américaines de la déportation par la SNCF

La repentance, 70 ans plus tard 

Les Français s'engagent à verser 48 millions d'euros aux Américains,
transportés par des trains de la SNCF vers les camps de la mort pendant la Seconde Guerre Mondiale, a annoncé Hollande.

"Ca ne coûte pas cher: c'est l'Etat qui paye", mais il n'a pas le sou
Hollande veut que les Français versent 60 millions de dollars (48 millions d'euros) aux victimes américaines de la Shoah transportées par la SNCF.  

Les enfants français paieront pour leurs parents
100.000 dollars pour chaque rescapé. Cet accord entre la France et les Etats-Unis intervient après des années de relations tendues entre les deux pays sur cette question et alors que Hollande lâche Obama pour se rapprocher de Poutine et lui livrer ses deux navires de guerre bien que le conflit avec l'Ukraine ne soit toujours pas réglé. 
La création d'un fonds d'indemnisation est prévue. L'argent sera versé aux autorités américaines en faveur de "quelques milliers" de déportés non français et de leur famille, a précisé l'ambassadrice française aux Droits de l'homme, Patrizianna Sparacino-Thiellay. Chaque déporté survivant devrait recevoir environ 100.000 dollars, soit environ 81.000 euros.

Ce fonds d'indemnisation, approvisionné par l'Etat français et non la SNCF, permettra à des rescapés d'être dédommagés, alors qu'ils ne rentraient auparavant pas dans les critères français de réparation, soit parce qu'ils avaient émigré, soit parce qu'ils étaient arrivés sur le sol français après le 1er septembre 1939.

Repentance et excuses forcées


Cette négociation profite également à la France.
Car la société publique concourt pour plusieurs projets de ligne à grande vitesse aux Etats-Unis, pour un total de plusieurs dizaines de milliards de dollars. Or, en Californiele démocrate Bob Blumenfield a fait adopter une loi qui oblige tous les candidats à un contrat à faire la lumière sur leur éventuel rôle dans le transport de déportés de 1942 à 1944. 
Un élu de Floride à la Chambre des représentants, le démocrate Ron Klein, a déposé au niveau fédéral un projet de loi similaire. Si elle n’est pas mentionnée nommément, la SNCF est clairement visée par les amis démocrates d'Obama, qui lui reprochent de ne pas reconnaître sa responsabilité.

Alors que depuis de nombreuses années, la SNCF refusait de s'auto-flageller sur le sujet de la déportation des Juifs, estimant avoir agi sous la contrainte de l’occupant nazi, la compagnie publique française a finalement effectué un spectaculaire revirementdans son intérêt mercantile, avec pour objectif de préserver ses chances sur le marché américain.

En déplacement début novembre aux Etats-Unis pour présenter l'offre de la SNCF pour le projet floridien de ligne à grande vitesse Tampa-Orlando, son président,
Guillaume Pepy, a donc fait son mea culpa (expression qui irrite les libres-penseurs hostiles aux crèches), au moment de rencontrer, à Fort Lauderdale, des élus de l'Etat de Floride et des associations juives. Selon le journal Le Monde, il a fait part du "souhait de la SNCF d'exprimer sa profonde peine et son regret pour les conséquences de ses actes" réalisés sous la contrainte "de la réquisition."

En contrepartie,
les Etats-Unis se sont en effet engagés à défendre l'immunité dont bénéficie la SNCF, au même titre que les autres entreprises étrangères. C'était le prix à payer pour que la société du rail français ne puisse pas être poursuivie 
aux Etats-Unis pour son rôle dans la Shoah.

Le rôle de la CGT-Cheminots dans le transport des déportés a failli empêcher l'entreprise de passer de gros contrats aux Etats-Unis. L'Etat du Maryland a un temps voulu lui demander d'indemniser les victimes avant de pouvoir se lancer dans des appels d'offre. Les deux gouvernements avaient donc tous deux intérêt à boucler rapidement les négociations autour de cette question. 

Responsable, mais pas coupable 

Jamais aucun des convois ne fut stoppé dans sa course sur le chemin des camps de la mort. 
La CGT fit certes partie du Conseil National de la Résistance, mais ses agents ne se mobilisèrent pas avant la rupture du pacte germano-soviétique, et surtout, quand Staline leur en donna l’ordre. Les trains de déportés continuèrent de circuler, même après le 20 août 1944, alors que le pays était en voie de libération. Les convois étaient conduits par des cheminots qui n’ont jamais voulu savoir ce qu’il y avait dans les wagons de bestiaux remorqués par leur locomotive.
Depuis 1945, la CGT s’est toujours opposée à toute forme de repentance que la direction de la compagnie ferroviaire aurait pu exprimer. Le refus était motivé par la crainte d’assister à l'effondrement du mythe de la grande résistance cheminote, unie comme un seul homme face à l’occupant nazi.

Un seul cheminot eut le courage de refuser de conduire un convoi composé de déportés et de résistants.
Il se nommait Léon Bronchard. Son acte courageux fut salué par ses camarades, lesquels n’arrêtèrent pas pour autant les convois qui suivirent. Bronchard perdit son travail ; sans emploi et renié par la SNCF, il participa à un réseau de résistance, fut arrêté, et passa des mois dans un camp d’internement en Pologne.

La SNCF n'a fait amende honorable avant 2010, par la voix de son président Guillaume Pépy. Mais la diplomate Patrizianna Sparacino-Thiellay a refusé de parler de responsabilité : "La SNCF n'a jamais été tenue pour responsable de la déportation. Elle a été un instrument de la déportation. C'est de la responsabilité des autorités françaises" de l'époque. La gare de Bobigny devait devenir un lieu de mémoire pour les 76.000 juifs transportés dans les trains français entre 1942 et 1944, dont 11.00 enfants. Environ 3.000 déportés ont survécu.

"C'est un pas évident dans l'avancée de la vérité historique, que le procès de mon père avait permis d'établir, ainsi que le rapport Bachelier", a réagi l'ex-député européen EELV, Alain Lipietz, dont la famille avait intenté - et perdu - un procès contre l’Etat et la SNCF en 2006. "Mais
ce qui est lamentable, c'est qu'il fait ça aux Etats-Unis, uniquement pour améliorer sa position dans un appel d'offres, et non pas pour éviter que ça se reproduise un jour."

dimanche 4 août 2013

Royal, Fabius, Lang prêts à se vendre pour une conférence?

Le PS s'est insurgé pour une conférence rémunérée de Copé: la belle affaire !
Un censeur nommé Désir
Le PS s'est dressé sur ses ergots 

Pourtant des personnalités vertueuses de la majorité figuraient encore le 31 juillet sur un site
 proposant les services de prestigieux conférenciers.

Les haineux s'étaient lâchés
 

"Politique business" pour Harlem Désirle patron désigné du PS, "choquant" pour Bruno Le Roux, le bourrin placé à la tête des godillots socialistes de l'Assemblée... Après la publication du Journal du Dimanche (JDD) le dimanche 27 juillet de l'information sur la conférence donnée au Congo par Jean-François Copé contre un chèque d'environ 30.000 euros, les élus de la majorité se sont emballés un peu vite contre le président de l'UMP car leurs critiques pourraient bien se retourner contre eux. 

Un certain nombre de personnalités socialistes ne trouvent pas inconvenant de monter sur une tribune moyennant finance. Des "ménages" ouvertement proposés sur internet.

Devoir de mémoire

Fabius et Benguigui en guest-stars
Têtes de ...gondoles
Jusqu'à la révélation dans la presse de leur vénalité, Laurent Fabius, le ministre des Affaires étrangères en exercice, et Yamina Benguigui, ministre délégué à la Francophonie au point mort... figuraient encore sur le site Speakers Academy, qui affiche les photos de personnalités encartées au parti socialiste prêtes  à se livrer au "politique business", décrié par Désir, dont la cote ne s'affiche pas, et pour cause.. Benoît Hamon, pendant qu'on y est !

Atelier, conférence, séminaire ou formation...
La société se propose d'établir un devis en fonction de la prestation souhaitée. Si les services de la ministre déléguée à la francophonie se limitaient à la langue dont elle défend la cause, pour l'actuel ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, l'anglais était une option envisageable. Pourtant, jusqu'au 31 juillet 2013, sa photo figurait encore sur le site.

Vu au mur des con-férenciers
Sous un grand bandeau titré : "Les conférenciers les plus demandés", figurait aussi d'autres produits, parmi bien d'autres personnalités du monde de la finance, du sport et de la politique, Ségolène Royal, vice-présidente de la Banque publique d'investissement (BPI) et d'anciens ministres socialistes très réputés comme Jack Lang et Hubert Védrine.

En mai 2010, le journal l'Expansion, relayé par un article de l'Express, révélait que l'ex-candidate de la présidentielle de 2007 et concubine du futur président F. Hollande, s'apprêtait à tarifer des conférences pour un montant compris entre 7.500 euros et 14.990 euros par l'intermédiaire de cette agence néerlandaise. 


Quelques heures plus tard,   l'amère Royal avait menti, se défendant sur son site de campagne d'avoirjamais donné de conférence rémunérée pour Speakers Academy". Elle assurait même qu'"elle n'avait pas l'attention de le faire".
En 2010, Ségolène Royal était encore  l'un des produits d'appel de l'agence (lien l'express.fr)

Des photos effacées du site



Moati est toujours à vendre
Lors de la parution de notre article, le cabinet de Yamina Benguigui s'est étonné de la présence de sa ministre sur ce site internet : "La photo date de l'époque où elle était encore réalisatrice. Elle a fait des conférences dans le passé. Depuis qu'elle est élue locale et ministre c'est terminé". 

Cohen cherche preneur

Du côté de son cabinet, on n'assume pas non plus la marchandisation de Laurent Fabius. La publication de l'article a fait réagir le ministre des Affaires étrangères : "La photo du ministre n’a pas lieu d’être sur le site de speakers Academy, car Laurent Fabius ne propose bien évidemment pas ses services pour des conférences payantes. 

"Ménages" bio par écolo
Il a pu en faire par le passé mais aujourd'hui, le ou les sites qui proposent son nom comme conférencier n'ont strictement aucune qualité pour le faire".Depuis ce jeudi 1er août, les photos des deux ministres et de Ségolène Royal ont disparu du site.  


vendredi 9 décembre 2011

" Duflot vendrait père et mère pour devenir ministre ", confirme Alain Lipietz

Une cabale Europe Ecologie-les Verts contre Gro Eva Joly
La bi-nationale sexagénaire, candidate par défaut sacrifiée

Alain Lipietz (ci-contre), l'ex-candidat à la présidentielle, évincé en 2001, analyse comment le " bunker " qui dirige Europe Ecologie - Les Verts tente d'isoler Eva Joly.

Retraité-blogueur, Alain Lipietz a la liberté de ceux qui ne cherchent pas un poste – et ils sont rares actuellement chez Europe Ecologie - Les Verts.
Dans l'organigramme de campagne d'Eva Joly, il est en charge de l'alimentation et de l'économie sociale et solidaire, au sein du " conseil d'action et de proposition ".
Son grand rêve du moment ? Terminer son livre sur le poète Stéphane Mallarmé. C'est dire avec quelle hauteur méprisante il analyse les manœuvres d'EELV.

Amer, le polytechnicien de 64 ans est fort critique de ce qu'ils ont fait du parti depuis qu'il a échoué dans sa candidature à l'élection présidentielle.
C'était en juin 2001 : face à Noël Mamère, Alain Lipietz était désigné d'un cheveu par un vote des militants. On était loin, à l'époque, des 25 000 coopérateurs d'EELV, et sa légitimité était incomparablement plus faible que celle qu'a obtenue Eva Joly avec sa large victoire face à Nicolas Hulot. Une similitude cependant entre Lipietz 2001 et Joly 2011 : le manque de soutien de la direction du parti.


" Ils sont arrivés trop jeunes en politique "

Autour d'un déjeuner, il qualifie d'emblée la direction du parti de « bunker », un édifice tenu par " la bande des quatre " :
Cécile Duflot, Jean-Vincent Placé, Alexis Braud (responsable des événements de la campagne), Stéphane Sitbon (directeur de campagne).Dénonçant le « marchandage » de cette direction, des militants démissionnent, à l'instar de ceux d'Argenteuil-Bezons. Alain Lipietz comprend leur colère : " Cette bande des quatre a le profil MJS ... Des gens qui n'ont jamais travaillé ailleurs que dans le parti, qui sont arrivés trop jeunes en politique. Moi, en 68, je rêvais d'être prix Nobel ; Cécile Duflot est à la botte du PS et est prête à vendre père et mère pour devenir ministre.
"

L'accord de mandature négocié avec le Parti socialiste est officiellement présenté comme " le meilleur jamais obtenu ". Mais pour Alain Lipietz, il a été " mal négocié, on aurait pu avoir mieux ".

Autre problème, " la direction a trop promis " : " A Paris et à Lyon, le parti a imposé Cécile Duflot et Philippe Meirieu, mais à Marseille, rien. Les progressistes n'auront d'autre choix que de voter pour le système Guérini. "


Actuellement, un " pacte de stabilité "
Alain Lipietz à l'université d'été des Verts à Lamoura, le 28 août 2001: " Jusque-là, tout se passe comme dans mon histoire ", se souvient-il.
Alain Lipietz avait dû céder sa place à Noël Mamère en octobre 2001, après une boulette sur l'amnistie des nationalistes corses, inacceptable en pleine affaire Erignac. Une boulette montée en épingle par la presse et la droite, avec l'aide des écolos... un épisode qu'il a décrit comme " une erreur de débutant ".


Aujourd'hui, il décrit, en trois actes, ce qui est en train d'arriver à la candidate écolo Eva Joly :
d'abord, on tente de contrôler Eva Joly, avant d'éventuellement la démolir. Selon Lipietz, " Cécile Duflot lui a imposé comme directeur de campagne Stéphane Sitbon, son plus proche collaborateur ". Ce jeune homme de 25 ans sera-t-il schizophrène ou choisira-t-il le camp d'Eva ?
Ensuite, on envoie des cadres du parti l'attaquer, comme Noël Mamère qui
lui a demandé " de sortir du flou et de revenir au mandat qui lui a été donné lors des primaires ". Alain Lipietz a une autre interprétation de la séquence : refuser d'appeler à voter explicitement Hollande au second tour, au micro de RTL n'était pas une connerie, mais " une connerie construite après coup par le parti ".

Enfin – et c'est le moment actuel – on construit un " pacte de stabilité " entre chefs de tente, qui tient jusqu'à ce qu'on lui demande de se retirer. Mais : " La grande différence avec moi, c'est qu'elle ne se retirerait au profit de personne. "


" Plus on est bon, plus on est dangereux "

Cécile Duflot, maintenant qu'elle est parachutée à Paris et vise l'Hôtel de Ville, ne serait pas la candidate de remplacement que fut Noël Mamère : " La conviction de
Dany Cohn-Bendit qu'il ne faut pas présenter de candidat du tout est partagée par beaucoup de monde. Mais admettre qu'il a raison est indicible. "
La manipulatrice tire ici les ficelles de sa marionnette.
Si début 2012, Eva Joly ne décollait pas dans les sondages, ou si au contraire elle prenait trop de voix à Hollande, et que se profilait un risque de 21 Avril, les raisons de demander à la candidate de se retirer seraient réunies : " Plus on est bon, plus on est dangereux pour nous-mêmes, surtout que comme en 2002, les deux candidats principaux, Sarkozy et Hollande, sont mauvais. "
Mais Alain Lipietz avertit ceux qui seraient tentés d'assassiner Eva Joly : " Ce serait catastrophique pour les assassins. "

Pour Daniel Boy, chercheur à Sciences-Po et spécialiste des écolos, un tel scénario relève " de la fiction " : " La pression du PS ne marcherait pas, sauf si les sondages étaient dramatiquement bas pour Hollande. Et puis revenir sur la primaire n'est pas possible, le parti n'a ni le temps ni l'argent pour le faire. "


Devoir de mémoire
Pour Alain Lipietz, la SNCF a "un problème de vérité" sur son rôle dans la déportation.

En 2001 son père et son oncle, déportés juifs, intentèrent une action en justice contre l’Etat français et la SNCF, pour complicité dans leur déportation par les nazis. En 2007, Lipietz poursuivit à son tour au tribunal administratif, en tant qu'héritier.
Lien PaSiDupes


dimanche 18 octobre 2009

David Douillet, député UMP des Yvelines, plus fort que les polémiques

Les affaires Polanski, Mitterrand et Sarkozy n'auront servi à rien
La haine socialiste est contreproductive

L'élection législative partielle des Yvelines devait apparaître comme la sanction des affaires lancées à la veille du scrutin...

Les deux tours qui ont mis la gauche au tapis

  • Le champion de judo David Douillet a réussi son entrée en politique
    Entouré de la tête de liste UMP pour les régionales en Île-de-France, Valérie Pécresse, la ministre de la Recherche? et du secrétaire général de l'UMP Xavier Bertrand, le candidat UMP a remporté l'élection législative partielle des Yvelines, au moment où la gauche faisait flèche de tout bois pour nuire au pouvoir, s'en prenant à Sarkozy-le-Jeune comme à Mitterrand-le-Neveu.

    L'élection visait à remplacer et effacer l'image de Jacques Masdeu-Arus, le sortant UMP qui en 1983 avait succédé à Joseph Tréhel (PCF) et avait été constamment réélu jusqu'en 2008. Il a été déclaré inéligible pour dix ans en raison d'une affaire de pots-de-vin impliquant également deux autres élus, dont l'ancien ministre et ex-président du Conseil général des Yvelines, Pierre Bédier.

    La commune de Poissy s'est choisie des maires PCF de 1947 à 1950 et de 1977 à 1983, qu'elle a remplacés par Jacques Masdeu-Arus en 1988. Le socialiste Fréderik Bernard est maire depuis 2008 seulement.

  • Second tour
    La participation a passé de 30 à près de 34% (33,70%) au second tour, soit quatre points de plus qu'au premier tour.
    Battu par la population, Frédérik Bernard, visage en berne, a dénoncé une nouvelle fois le "parachutage" de David Douillet dans les Yvelines. "On peut faire des coups, on peut gagner mais ce n'est pas comme cela qu'on fait de la politique", a-t-il tenté d'expliquer, comme si Sa Cynique Majesté Royal ne l'avait pas été dans les Deux-Sèvres ou comme si l'aterrissage de Razzye Hamadi, ex-président du Mouvement des jeunes socialistes (MJS) et secrétaire national du PS (tendance Benoît Hamon) n'avait pas été empêché à Orly.

  • Premier tour
    David Douillet, 40 ans (ci-contre à gauche), colosse et deux fois médaille d'or aux jeux Olympiques (Atlanta, puis Sydney), a fait ses premiers pas en politique en mars dernier lorsque le secrétaire général de l'UMP Xavier Bertrand lui a proposé de devenir secrétaire national en charge de la vie sportive. "Ça a été l'élément déclencheur", a confié David Douillet. C'est que la politique attirait depuis longtemps déjà celui qui s'était reconverti dans les affaires après avoir raccroché le kimono il y a dix ans.
    Il avait fait un brillant premier tour, réunissant plus de 44% des suffrages, soit 23 points de plus que Frédérik Bernard, pourtant maire PS de Poissy.
    "Les électeurs ont compris qu'ils avaient affaire à quelqu'un qui veut s'investir à 100% et qui va être en permanence sur le terrain", a commenté le nouvel élu sur i>télé. "Le travail paye, c'est la conclusion de cette campagne", a-t-il ajouté. "Une campagne, ça se gagne avec les gens".

    => Au premier tour, Frédérik Bernard (ci-contre à droite) avait devancé de 7 points le Verts Alain Lipietz, lequel avait appelé à soutenir le maire sortant de Poissy. Ancien de Gauche Ouvrière et Paysanne (GOP, tendance gramsciste-maoïste), Lipietz restera celui qui en 2006 se lança contre l’Etat et la SNCF, pour l'arrestation de son père et de son oncle, comme présumés juifs et leur transfert à Drancy.

    Le candidat de la gauche affichait la volonté de mobiliser les abstentionnistes: "On va aller les chercher, faire du porte à porte". L'élu dit "y croire" et compte sur ses "nombreuses" réserves de voix "dans les quartiers où l'abstention a été très forte et qui votent habituellement pour la gauche".
    Il a pu compter sur le soutien dès dimanche soir des Verts, dont le candidat Alain Lipietz est arrivé troisième avec 14,8% et grand perdant, avec Europe Ecologie, du 1er tour.


    L'opposition "unie", mais divisée...

    => Le fait que "le rassemblement de la gauche ne se soit pas parfaitement fait puisque le candidat du Parti de gauche de Jean-Luc Mélenchon
    n'a pas appelé à voter Frédérik Bernard" a pu coûter des voix.

    => En revanche, le MoDem Richard Bertrand (7,75% le 10 octobre) n'avait pas donné de consigne de vote.
    Il s'en est donc ensuite pris au MoDem dont il a dénoncé l'attitude. Il ne s'est pas prononcé officiellement en sa faveur pour ce second tour. "Il faudra se souvenir que François Bayrou n'a pas pris position dans cette législative", a-t-il ajouté.

    La candidature -et maintenant l'échec de F. Bernard- peut faire vaciller l’équilibre de la municipalité de Poissy. En effet, lors des municipales de mars dernier, le PS avait fait alliance avec le MoDem de Richard Bertrand qui postulait lui aussi au fauteuil de député.

    David Douillet et les autres
  • Un des sportifs préférés des Français, connu aussi pour son engagement au côté de Bernadette Chirac dans sa campagne des "pièces jaunes", David Douillet était le favori du duel final.

  • Un élu UMP des Yvelines, Pierre Cardo, avait joué la mise en garde contre un possible impact sur ce second tour de la candidature controversée du fils du chef de l'Etat à la tête de l'Epad, établissement d'aménagement de La Défense, premier quartier d'affaires d'Europe. "On entend en circonscription des parents dont les enfants ne trouvent pas de stage", avait lancé M. Cardo mardi devant le groupe UMP qui l'avait applaudi. Entre les deux tours, cet autre député UMP des Yvelines a accompagné Douillet jour après jour et déclara: "Il a fait une campagne de terrain, 24 heures sur 24, sept jours sur sept".
  • Plusieurs autres élus de la droite libérale - Jacques Myard (en faveur du Non lors de la campagne du Référendum français sur le traité établissant une Constitution pour l'Europe de 2005, Christian Vanneste (condamné pour homophobie), Arlette Grosskost (franc-tireur)- s'étaient aussi inquiétés des retombées possibles de cette querelle qui suivait celle sur les écrits de Frédéric Mitterrand, ministre d'ouverture chargé de la Culture.

  • Face à la presse militante qui entendait donner une résonance nationale au scrutin de Poissy dans un contexte négatif de polémiques orchestrées par le PS, dans un entretien fleuve au Figaro de vendredi, le Président Sarkozy avait souligné le score favorable de David Douillet au premier tour démontrant que la situation politique était loin d'être aussi mauvaise que celle de ses prédécesseurs élyséens à mi-mandat.

    L'ex-champion avait balayé la polémique autour de l'Epad, observant: "On ne m'en parle pas, ce n'est pas la préoccupation majeure des gens, qui me parlent de logement, de transport et d'emploi".Résultats du second tour du 18 octobre 2009:
    Inscrits: 71732
    Votants: 24175
    Exprimés: 23421
    Abstention: 66,30%
    David Douillet: 12203 - 52,10%
    Frédérik Bernard: 11218 - 47,90%

    Résultats du premier tour du 11 octobre 2009:
    Inscrits: 71732
    Votants: 21616
    Exprimés: 21209
    Abstention: 69,87%
    Bernard Huet (DVD) - 266 - 1,25%
    David Douillet (UMP) - 9373 - 44,19%
    Philippe Gautry (SE) - 432 - 2,04%
    Alain Lipietz (Génération Ecologie) - 3144 - 14,82%
    François Delapierre (Parti de Gauche) - 1032 4,87%
    Frédérik Bernard (PS) - 4638 - 21,87%
    Christophe Le Hot (Parti de la France) - 681 - 3,21%
    Richard Bertrand (MoDem) - 1643 - 7,75%

    Résultats du second tour de juin 2007:
    Jacques Masdeu-Arus (UMP) - 19321 - 52,32%
    Eddie Aït (liste unifiée de gauche) - 17610 - 47,68%

    Un nouveau revers pour Désirdavenir Royal

  • L'amère Royal soutenait le candidat de l'opposition contre le parachutage
    qui « n'est pas une garantie de sérieux et d'efficacité ». Or, bien que la famille Royal soit originaire du village de Chamagne, près d'Épinal, dans les Vosges, c'est en Normandie qu'elle se fait élire conseillère municipale d'opposition en 1983. Elle va ensuite se faire élire député dans les Deux-Sèvres, se faisant une spécialité du tour de France des parachutages et de l'instabilité.

    VOIR et ENTENDRE



    Soutien à Frédérik Bernard pour l'éléction du 18 Octobre
    envoyé par segolene-royal

    Avec fair play, les démocrates du PS a qualifié dimanche de "victoire en trompe-l'oeil" le succès de l'UMP David Douillet.<br> Le score de David Douillet -52,10%- réhabilite le député Masdeu-Arus, qui, au second tour de 2007, était de 52,32%.