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jeudi 22 février 2007

Besson quitte la direction de la campagne Royal ET le PS

Eric Besson, victime des coups bas des camarades socialistes. Eric Besson, jusqu'à la semaine dernière membre de la direction du PS, a repris sa liberté: après avoir remis ses fonctions de responsable économique de la campagne socialiste, il a décidé "à grand regret" de quitter le parti, se disant victime d'attaques personnelles de proches de Marie-sEGOlène Royal pour qui il n'est pas sûr encore de voter le 22 avril.
Le conflit a éclaté au grand jour le 14 février, officiellement à la suite d’un désaccord avec le Premier secrétaire du PS François Hollande, qui avait conduit M. Besson (49 ans) à démissionner de ses fonctions de Secrétaire national à l'Economie et à la fiscalité. François Hollande, de qui il reste proche, a regretté son départ. "Il a toujours sa place dans le mouvement socialiste", a-t-il dit. Les deux hommes s’opposent en particulier sur la stratégie du chiffrage sous-estimé des propositions de la Maréchale Me-Voilà-M’As-Tu-Bien-Vue : étrange, car ils l’un comme l’autre sont des économistes. Mais dans le cas de Flamby 1er, on se demande quelle formation spécifique l’a propulsé prof d’économie à Sciences Po et si le piston politique ‘juste’ y serait pour quelque chose. Par chance, les étudiants n’ont pas eu à souffrir longtemps de son enseignement mais ils savent pour qui ne pas voter car les dommages collatéraux frappent maintenant le PS…

Initialement, Eric Besson, le député de la Drôme depuis 1997, ne voulait que "prendre du recul par rapport à la campagne présidentielle de la candidate", a-t-il expliqué mercredi à la presse. Mais les malaises se sont multipliés.
D’abord, la campagne du PS , est, selon lui, mal construite -un panier à crabes: les bureaux de campagne sont déconnectés du siège du parti, où des conseillers jouent un rôle "excessif et souvent nocif" alors que des "talents" -Lionel Jospin, Dominique Strauss-Kahn, Laurent Fabius...- ne sont pas utilisés: parce qu'ils feraient de l'ombre à la dame? Cette déconnection met en évidence les artifices de l’écoute de l’opinion dont se targue Sa Fallacieuse Majesté Royal.
Le maire de Donzère regrette ensuite qu'il n'y ait
- pas de "lieu d'arbitrage et de mise en cohérences des thèmes, discours et propositions", et que plus généralement il n'y ait
- pas de positionnement clair sur des "sujets majeurs" comme le financement des retraites, les 35h ou le nucléaire. Ce qui préoccupe les Français qu'il faut avoir le 'courage' de ne pas braquer?... Les incohérences sont la règle et il faut constamment rectifier le tir, d’où la pléthore de porte-parole.
"L'amateurisme n'est pas de mise", a-t-il conclu.
AUDIO: entretien du mercredi 21 février 2007, avec J.-P. Elkabach sur Europe1.

En pleine campagne électorale, son retrait a suscité de vives réactions au sein du PS.
Il ne s'agit que d'un "couac secondaire" de campagne, a déclaré le respectueux et respectable D’Jack Lang.
Frère François Rebsamen, le très souple co-directeur de sa campagne, dont on a pu évaluer la longueur des dents à défaut de la compétence, a incriminé le côté "un peu entier, soupe au lait" de Besson. Il a le sens de l'honneur. Et Rebsamen?
Pressée de questions lors d'une rencontre avec des ouvriers, Sa Respectueuse Majesté Marie-sEGOlène Royal, prétendante au poste suprême, s'était tournée vers eux pour leur demander : "Mais qui connaît M. Besson ? Vous connaissez M. Besson, vous ?". Des propos que ce dernier a évidemment jugés "désobligeants". L’humiliation est une pratique constante de la candidate Royal. Les roses, c'est très charmant, surtout pour les épines...
Bien qu’il ait précisé qu'il "n'avait pas fait d'offre de service et pas reçu de propositions de la part de Nicolas Sarkozy ou François Bayrou", d'autresde courageux anonymeslaissaient entendre qu'il s'était rapproché de Nicolas Sarkozy, qu'il connaît de longue date et pour lequel il éprouve de la "sympathie". Technique malsaine de la rumeur, mais commune au PS…
Certains allaient beaucoup plus loin en évoquant -anonymement- devant la presse de prétendues difficultés conjugales. Ce qui a finalement déterminé Eric Besson à quitter le PS, car, a-t-il dit, "le combat politique n'autorise pas tout, surtout dans son propre parti". Ca ne fait pas partie de l'"ordre juste", alors? Dommage, car l'électeur aimerait savoir ce que ça cache... Marie-Sego entend par ailleurs protéger sa vie privée, mais son entourage s’en prend à celle de ses camarades. Ce sont des coups bas fratricides de la plus basse espèce.

Eric Besson a ajouté qu'il ne se représentera pas à la députation en juin et siègera d'ici là parmi les non-inscrits. Il restera en revanche maire de Donzère (Drôme) au moins jusqu'aux municipales de 2008 et envisage un retour "vers le secteur privé", où il avait occupé diverses fonctions notamment au cabinet de ressources humaines HRM, à la fondation Agir contre l'exclusion et à la fondation Vivendi.
"Ayant quitté toute attache partisane et n'aspirant plus à des fonctions nationales, je suis désormais libre, libre de voir qui je veux, à droite ou à gauche".
Favorable naguère à une candidature de Lionel Jospin, il a indiqué qu'il allait "réfléchir" pour voir s'il voterait pour Sa Tranchante Majesté Royal, même s'il pense sans enthousiasme excessif qu'"elle peut gagner". Ce sera donc sans lui…
Logique, puisqu’il dénonce le degré élevé d'amateurisme du PS et de Miss Boulettes sur nombre de sujets.
Un amateur à l’Elysée, vite !

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